13/07/06 (B358-B) 20MINUTES.FR : la fin brutale de l’émission « 90 minutes » : polémiques et contestations se multiplient.

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La fin de «90 minutes» contestée

20 Minutes | édition du 12.07.06

Protestations à Canal+ après l’arrêt de « 90 minutes ». Le syndicat majoritaire +Libres a réclamé des « éclaircissements » à la direction à la suite de « l’annonce soudaine et brutale », vendredi, de la suppression du « très politique » magazine d’investigation de Paul Moreira.

L’organisation souligne que la décision a été prise dans un contexte de « polémiques au sein des médias sur la liberté d’expression, un an avant l’élection présidentielle et à la veille de la fusion de notre groupe avec TPS » et s’inquiète d’« éventuelles dérives éditoriales ». Elle souhaite que « toute la lumière soit faite », le 18 juillet en comité d’entreprise.

A. C.

07/07/06 (B358-A) 20 Minutes.fr. Canal+ enquêtera moins..

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Canal + réduit la place de l’investigation.

Le magazine d’enquête « 90 minutes » ne sera pas reconduit à la rentrée. «Souci de clarification, justifie la chaîne cryptée. L’émission était mal identifiée par nos abonnés, qui connaissent mieux l’hebdo “Lundi investigation”, maintenue à l’antenne ».

En septembre dernier, les deux émissions, jusqu’alors copilotées par Paul Moreira et Emilie Raffoul, avaient divorcé. Et en janvier, « 90 minutes » était passé d’un rythme mensuel à une diffusion tous les deux mois… A sa tête, Paul Moreira se voulait « plus réactif à l’actu chaude ». Et ne fait « aucun commentaire » après ce coup dur.

29/06/06 (B356_B) 20 minutes.fr : L’enquête sur la mort du juge Borrel relancée par des empreintes génétiques.


20Minutes.fr avec AFP | 29.06.06 | 11h27

La découverte d’empreintes génétiques inconnues sur le short du juge bernard Borrel relance l’enquête judiciaire de la juge parisienne Sophie Clément sur les assassins du magistrat français, tué en 1995 à Djibouti.

Ces empreintes génétiques, identifiées par le docteur Olivier Pascal, pionnier de l’ADN en France et expert près de la Cour de cassation, appartiennent à deux hommes différents qui pourraient être les assassins du juge, selon une source proche du dossier.

« C’est un avancée considérable pour l’enquête. Nous savions déjà depuis plusieurs années que Bernard Borrel avait été assassiné mais maintenant la justice est sur la piste de ses assassins et des complices », s’est félicité Me Olivier Morice, avocat de la veuve de Bernard Borrel, partie civile.

Le corps à demi-calciné du magistrat avait été retrouvé le 19 octobre 1995 au bas d’une falaise à 80 km de Djibouti devant l’île du diable. Il était vêtu d’un slip et d’un tee-shirt.

Son short, divers objets lui appartenant ainsi qu’un bidon d’essence, avaient été découverts sur les hauteurs de cette falaise, semblant accréditer la thèse d’un suicide. Cette version a longtemps été privilégiée par les autorités françaises et djiboutiennes avant que des expertises remises en 2004 orientent l’enquête vers un assassinat.

Le docteur Pascal a remis deux rapports d’expertise à la juge Sophie Clément.

Le premier, daté du 4 avril 2006, relève la présence de trois empreintes ADN différentes sur le short de Bernard Borrel.
La première, qui appartient au magistrat, a été identifiée par comparaison avec l’ADN de ses enfants. Les deux autres empreintes génétiques sont pour l’instant inconnues.
L’une d’elles a été retrouvée dans la poche avant droit du short, là même où les enquêteurs avaient découvert du cannabis qui pouvait laisser supposer que le juge en aurait consommé avant de se tuer, ce qui a été formellement démenti par une expertise.
L’autre ADN inconnue a été découverte dans l’entrejambe du short, ce qui, selon Me Morice, « correspond parfaitement à la prise d’un corps que l’on veut transporter ».
Cette hypothèse d’un transport du corps du juge est corroborée par les conclusions d’un second rapport d’expertise d’Olivier Pascal remis au juge le 21 juin.
« Au vu de la quantité d’ADN retrouvée », nous pouvons « exclure l’hypothèse d’un contact bref. Il faut envisager un contact long et (ou) un maintien avec force », explique l’expert c cluant que l’hypothèse « d’un transport du corps » était « en accord » avec ses observations.
Les ADN inconnus pourraient être comparés dans l’avenir à ceux des suspects de l’enquête. La juge Sophie Clément s’intéresse notamment à deux hommes, Awalleh Guelleh et Adouani, actuellement en fuite.
Le premier a été condamné à perpétuité par contumace en France pour son implication dans l’attentat du Café de Paris en 1990 à Djibouti qui avait fait un mort et 11 blessés. Le second, condamné à mort à Djibouti pour un autre attentat, a été grâcié par l’actuel président djiboutien Ismael Omar Guelleh.
Un ancien officier de la garde présidentielle, Mohammed Saleh Aloumekani, avait rapporté à la justice en 2000 avoir entendu ces deux suspects rendre compte avec d’autres hommes de « l’élimination du juge fouineur » à Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président Gouled Aptidon.