11/01/11 (B586) Plusieurs associations et internautes djiboutiens, résidant au Canada, se mobilisent pour dénoncer les obligés du régime, qui continuent à assurer publiquement la promotion du 3ème mandat et qui bénéficient simultanément du statut de réfugié politique !!

_____________________________ Note de l’ARDHD

A de nombreuses reprises, il a été demandé à l’ARDHD de publier des informations ou des appels à la vigilance envers ceux qui assurent la promotion du régime à l’étranger et en particulier au Canada et en Belgique. Nous le faisons, car il est anormal que des personnes puissent bénéficier à la fois du statut de réfugié, obtenu probablement par le mensonge et la dissimulation et qu’elles continuent en parallèle à servir le régime, à assurer sa promotion et à toucher des avantages financiers pour prix des services rendus à la dictature sanguinaire qui asservit le peuple.

Néanmoins, il ne nous appartient pas de contribuer à la chasse aux sorcières contre des personnes, sauf dans le cas, où elles sont dénoncées preuves à l’appui comme des criminels, ex-tortureurs ou exécutant des basses oeuvres du régime.

C’est pourquoi, nous nous limiterons à citer des initiales et à publier uniquement des photos prises lors de manifestations publiques et qui sont généralement déjà diffusées par d’autres sites, souvent des sites de propagande et de désinformation du régime. Les Djiboutiennes et les Djiboutiens de l’opposition au Canada ne se tromperont certainement pas …

_______________ D’après un texte transmis par Abou Amin (PRIDE)

Le portrait d’un "délateur planqué" à Ottawa – Canada


Lien avec l’original :
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Non content de vivre aux frais du contribuable canadien, celui que beaucoup désigne comme un agent dormant des Services Secrets djiboutiens (SDS) fait beaucoup parler de lui depuis quelque temps,

On le retrouve, animant toutes les "sauteries" organisées par le régime ou ses proches. Conserve-t-il l’espoir de se faire remarquer par le Seigneur de Djibouti pour son zèle ?

Honorant de sa présence, la soirée offerte à l’hôtel Chimo d’Ottawa le 8 janvier 2011 et financée par son maître le voyou de la République de Djibouti, vantant les mérites du 3ème mandat anticonstitutionnel et des prémices d’une Présidence à vie et pourquoi pas héréditaire.

Resté longtemps dans l’ombre, on dit que cet agent aurait pu être utilisé pour exécuter des coups bas / des missions tordues contre les opposants réfugiés au Canada, contre ses compatriotes et même contre sa propre communauté. S’il on en croit la rumeur, ce serait un domaine qu’il connaîtrait particulièrement bien et qui serait bien rémunéré ? Semer la discorde et la zizanie ferait partie de son savoir-faire exceptionnel … .

A-t-il été formé à la meilleure école dans ce domaine ? le SDS ?. Et pourtant il n’ignore pas qu’il n’aura jamais la chance de gravir les plus hautes marches du pouvoir. Alors il fait tout ce qu’il peut pour essayer de monter le plus haut possible et il en rajoute …quitte à piétiner ses anciens camarades, ses amis ou même ses cousins ..

Il serait ce que l’on appelle dans "le milieu" une balance, mais une balance qui essaye de briller sur le malheur des autres, pour essayer de se faire remarquer.

Ces derniers temps, il doit mettre les bouchées doubles. Il est pressé par le temps. Pour son avenir, il faut que Guelleh soit réélu, sinon, il sombrera dans l’oubli et il risque d’avoir des comptes à rendre, à bon nombre de concitoyens qui ne seraient pas fâchés de pouvoir les lui demander.

Alors il se décarcasse sur tous les fronts pour faire la promotion d’IOG !
En plus d’espèrer un nouveau mandat pour sa propre survie sociale, il essaye de se faire remarquer à tout prix, car on sait bien que les dictateurs distribuent plus facilement les hochets au lendemain d’une victoire …


Soirée du 8 janvier 2011à Ottawa. Toutes ces personnes se sont réunies pour encourager la pérennité d’un régime tyrannique qui asservit la population et qui terrorise les opposants. Bravo !
De nature plutôt servile, il sait que pour se rapprocher du haut de la pyramide et de celui qu’il admire, il doit ramper à plat ventre et être patient ..

Contrairement à tant de nos compatriotes qui ont été contraints de fuir le pays pour échapper aux brutalités, aux harcèlements, à la répression, à la torture, au chômage et qui sont arrivés sur cette terre d’accueil qui leur a permis de s’établir librement, après parfois un parcours du combattant, lui n’est pas venu ici, pour fuir, ni par amour du blizzard glacé ou des paysages sublimes.

Il est venu "service commandé" parce que iog et son regime ignoble sevisse au pays et que les barbouzes comme lui, sont aux ordres … !

Certains penseront que la diaspora aurait pu se réveiller plus tôt pour dénoncer les personnages dangereux pour la communauté. C’est pourquoi, nous les victimes, les vraies, nous avons decidé de parler et d’expliquer la réalité et de mettre des dossiers, concernant ce personnage, à la disposition des tribunaux, qui jugeront l’opportunité des suites à donner. En tout il est probable qu’il devra porter devant la Cour, le cas échéant, la responsabilite des dérives criminelles de ce régime inique puisqu’il le soutient et qu’il se bat pour en assurer la pérennité.

P.S. : on ne peut pas revendiquer impunément un quelconque statut de réfugié fuyant une répression tout en apportant son soutien personnel et public à ces mêmes bourreaux, C’est immoral, injuste, inacceptable et crapuleux envers les vraies victimes quand surtout ceci vient de la part d’agent dormant du service secret du même bourreau, agissant sur un sol étranger, qui accueille avec bienveillance les victimes des tyrannies.

07/01/11 (B585) Un lecteur nous demande de communiquer le lien avec une vidéo disponible sur Youtube concernant les difficultés des Djiboutiens émigrés au Canada et la réception indécente offerte par le régime et présidée par le Beauf’ de Guelleh, Caissier chef de la Banque nationale de Djibouti.



07/01/11 (B586) On se croirait en direct de chez le Guignols ! Mais c’est le Conseil des Ministres à Djibouti ! -> Miguil, le ministre corrompu de la Santé, a agressé le Premier ministre. Au cours de leur rixe, il a perdu deux dents et Dileita, le nez probablement fracturé, a saigné abondamment ! Seul Hassan Saïd, appelé à la rescousse a pu les séparer, sous l’oeil gauguenard du candidat à un troisième acte illégal de la sinistre comédie qu’il joue depuis 10 ans … (Impertinence par Roger Picon)

25/11/10 (B579) Réflexions préliminaires de la Mission d’observation électorale à Djibouti 2010-2011 : un admirable air de pipeau sur fond de politiquement correct. Avec la pratique d’une telle langue de bois, IOG n’a pas à s’inquiéter … Démocraty International vient au secours de la dictature en péril !

______________________________ Note de l’ARDHD

A la première lecture de ce rapport qui vient de nous être communiqué par un lecteur, (dont nous allons approfondir l’analyse dans les prochains jours), il semble que les délégués de D.I., en charge de la rédaction de ces réflexions préliminaires, ont été guidés par le souci de ne pas déplaire au régime et de n’émettre que des conseils doucereux, en se gardant bien de formuler des recommandations précises .. et dérangeantes !

Un exemple parmi les autres. Le N°11 est un chef d’oeuvre !
« 11) Le mandat que s’est donnée la Radio Télédiffusion de Djibouti “vous informer de manière objective (et) à suivre des débats nationaux” gagnerait à travers la recherche de possibilités d’engager tous les partis légalisés dans des discussions et des débats publiques radiodiffusées afin de mieux informer le public au cours de la période de la campagne électorale. »

Nous parlons d’un pays qui n’a plus aucun media d’opposition, d’un pays où les seuls organes de communication sont la RTD et La Nation, totalement inféodées au régime dictatorial et sans aucune indépendance ni liberté éditoriale … d’un pays qui censure, selon son bon plaisir, les sites internet d’opposition, quand ils le dérangent …

Que trouvent à proposer les gentils émissaires de D.I. ?
La RTD gagnerait à rechercher des possibilités d’engager tous les partis légalisés (ils oublient allègrement au passage tous les autres partis et en particulier celui qui a été illégalement « délégalisé ») dans des discussions ou des débats publiques …

Et l’article 12 continue sur le même registre !
la RTD et « La Nation », en tant qu’unique médias nationaux, sont encouragés à faire tous les efforts pour couvrir les événements importants qui influent sur la vie politique de Djibouti pour faire en sorte d’exposer des points de vue alternatifs

Sans aucune concurrence à l’intérieur du pays, qui pourrait nous dire ce que la RTD aurait à gagner ? De l’audience ? De la crédibilité ?

Allons, Messieurs les experts de D.I., on peut comprendre les motivations qui sont les vôtres et votre objectif de ménager IOG et son troisième mandat : c’est votre choix ! Mais allez jusqu’au bout, soyez honnêtes et annoncez la couleur en affirmant par exemple « haut et clair » « Je vote Guelleh ! » pour pouvoir continuer à travailler à Djibouti, car Guelleh m’offre un cadre de vie confortable !

Mais ce que vous n’avez pas le droit de faire, travaillant sous la bannière « Démocratie », c’est de vous moquer ouvertement d’un peuple djiboutien qui souffre, d’un peuple qui est asservi et d’un peuple qui n’a plus d’espérance, de travail, de ressources, de centres de soins, d’école et de justice !

Cela est honteux ! Et vous en porterez la lourde responsabilité !

N.B. : l’ordre des Brosses à Reluire sera certainement très réceptif à votre demande de cooptation

_____________________ Réflexions préliminaires de D.I.

Réflexions préliminaires de la Mission d’observation électorale à Djibouti 2010-2011

Mission d’observation électorale à Djibouti 2010-2011
Première visite de l’équipe d’observation à long terme de
Democracy International en République de Djibouti:
Réflections préliminaires pour l’amélioration
du processus électoral djiboutien

Une mission d’observation à long terme de Democracy International s’est rendue à Djibouti du 1 au 9 novembre 2010 pour commencer son évaluation des préparatifs électoraux du pays. Dans ce cadre des réunions ont été tenues avec les institutions gouvernementales impliquées dans les opérations électorales, ainsi qu’avec tous les partis politiques et certains groupes de la société civile. Sans exception les interlocuteurs n’ont pas ménagés leurs efforts pour apporter leur contribution au succès de cette mission. L’équipe sera de retour à Djibouti à nouveau en Janvier 2011

Administration des élections

1) En tant que manifestation concrète de son engagement continu pour le progrès démocratique, il serait bénéfique pour le Gouvernement de la République de Djibouti d’envoyer à l’Assemblée nationale un projet de texte portant ratification de la « Charte Africaine sur la Démocratie, des Elections et la Gouvernance » que Djibouti a signée le 15 juin 2007.

2) En prévision des élections présidentielles de 2011, le gouvernement pourrait instaurer une plus grande confiance dans le système électoral à travers la rapide promulgation d’un décret précisant les détails chronologiques relatifs au scrutin à venir. Il devrait contenir, mais sans s’y limiter, les dates de:

• L’élection ; • La publication de la liste électorale ; • La délivrance des cartes d’électeurs ; • La définition des protocoles permettant l’accès des partis politiques à la liste électorale générale ; • L’installation de la CENI ; • Début et la fin de la période de campagne électorale ; • Du dépouillement et la totalisation des votes et annonce des résultats ;

3) Permettre l’accès en temps opportun à la liste électorale à la fois aux partis politiques et au grand public favoriserait une plus grande transparence et augmenterait la crédibilité du processus électoral.

4) L’intégrité du processus électoral dans son ensemble peut être renforcée par la création d’une CENI équilibrée et compétente, dirigée par une personne dont l’intégrité est incontestée, et nommé dans le délai maximum autorisé par la loi, et lui fournir les moyens et l’autonomie nécessaires pour que cette dernière puisse fonctionner correctement.

5) La transparence peut être améliorée en rendant publics les détails relatifs au financement des partis politiques par des fonds publics pendant la période de campagne électorale.

6) Compte tenu des importantes responsabilités des préfectures dans la planification et la mise en œuvre des élections au niveau local, tous les efforts devraient être faits pour s’assurer qu’ils sont pourvus de moyens de communications, financiers, logistiques nécessaires afin de leur permettre de s’acquitter convenablement de leurs fonctions qui sont par ailleurs essentielles.

Concurrence politique.

7) Tous les partis politiques légalement enregistrés sont invités à participer pleinement et activement à la vie politique du pays, notamment en recherchant le dialogue avec les citoyens sur les questions importantes pour le développement du pays; en informant le public de leurs programmes politiques ; et s’il le désire, en posant leurs candidatures, ainsi qu’en soutenant et en faisant campagne pour leurs candidats.

8) Les partis sont invités à poursuivre le dialogue entre eux pour bâtir une confiance réciproque.

9) En plus de leurs activités politiques partisanes, toutes les parties sont instamment invités à assumer leurs responsabilités nationales pour vérifier la liste des électeurs, participer à la CENI, chercher un accès régulier et efficace aux médias publics, et plus généralement promouvoir les pratiques démocratiques.

10) Comme c’est le cas dans de nombreux pays, les partis politiques devraient envisager sérieusement d’élaborer, d’approuver formellement et de respecter un code de conduite pendant la campagne afin de faire en sorte que la période avant, pendant et après l’élection se caractérise par le respect de la civilité, la non-violence, le respect de la primauté du droit et de la tolérance pour les différents points de vue politiques.

Communications

11) Le mandat que s’est donnée la Radio Télédiffusion de Djibouti “vous informer de manière objective (et) à suivre des débats nationaux” gagnerait à travers la recherche de possibilités d’engager tous les partis légalisés dans des discussions et des débats publiques radiodiffusées afin de mieux informer le public au cours de la période de la campagne électorale.

12) En outre, en dehors de la période spécifique de la campagne électorale, la RTD et « La Nation », en tant qu’unique médias nationaux, sont encouragés à faire tous les efforts pour couvrir les événements importants qui influent sur la vie politique de Djibouti pour faire en sorte d’exposer des points de vue alternatifs.

13) Les médias et les relais d’information doivent contribuer à la paix et la stabilité en effectuant une couverture responsable des questions électorales et politiques d’intérêt pour le public, et en s’abstenant des attaques personnelles et d’éviter un langage aux fins de division.

14) De manière générale, il est de la responsabilité éthique et professionnelle des canaux d’information de refléter la diversité d’opinion et de présenter une image équilibrée des événements politiques et électoraux.

Education civique des électeurs

15) Le gouvernement est invité à lancer une vaste campagne d’information en diffusant des messages d’éducation des électeurs sur les principes démocratiques, la signification des élections et les rôles et les responsabilités des citoyens.

16) En outre, une campagne d’éducation visant à combler les lacunes du public par rapport à la compréhension de ces derniers des domaines importants tels que l’inscription des électeurs et la délivrance des cartes nationales d’identité irait bien à une meilleure compréhension et encourageant une plus large participation du public dans les processus électoraux.

17) A titre de complément des efforts d’information de l’État et afin d’encourager une plus grande participation populaire dans les élections, les organisations de la société civile devraient rechercher les moyens d’entreprendre des campagnes non partisane d’éducation civique et électorale en direction des groupes traditionnellement marginalisés comme les femmes, les handicapés, et en milieu rural les populations semi-nomades.

Soutien externe

18) Les organisations internationales, les missions diplomatiques ainsi que les agences bilatérales et multilatérales sont instamment invités à apporter un soutien concret à la population de Djibouti sur le chemin d’une plus grande démocratie.

19) Toutes les parties prenantes Djiboutienne sont encouragées à tirer parti des possibilités existantes afin de bénéficier de l’assistance technique dans une grande variété de domaines, notamment la vérification de la liste des électeurs, l’éducation civique des électeurs, l’observation électorale, le développement d’un code de conduite pour les partis politiques, la formation des partis politiques, la formation des médias, la communication des résultats, et d’autres domaines.

Democracy International (DI) est basée aux États-Unis et fournit des services d’analyse, offre une assistance technique, et met en œuvre des projets à travers le monde pour la démocratie et la promotion de la gouvernance. La mission d’observation de DI à Djibouti est soutenue par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) en vertu d’un accord entre les États-Unis et le gouvernement de Djibouti intitulé, « Gouverner avec Justice et Démocratie ».

(Auteurs: Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, 21 Novembre 2010)

Contact: Kevin Colbourne, Directeur de Mission d’Observation Électorale: +253- 34 46 52
Email: kcolbourne@democracyinternational.com

04/11/10 (B576) Des syndicalistes auraient suivi une formation électorale dans les locaux des USA. Est-ce pour préparer une opposition « docile » pour essayer de crédibiliser la candidature du dictateur ? (Bien que signé du bon nom de l’auteur, par erreur c’est un autre nom qui avait été indiqué dans l’en-tête. Le 5/11, nous rectifions en harmonisant avec le nom du véritable signataire : Farah Abadid Heldi)

J’ai appris par Kaltoum Ali, représentante de la BBC, que des syndicalistes,
membres de l’UAD ont suivi une formation pour les élections de 2011.

Le financement de cette formation pour la
campagne d’élections contestées a été assuré par le Fond de la Démocratie Internationale
des Etats-Unis.

Le MRD n’est pas du tout concerné.

Notre position est claire car nous ne sommes pas d’accord pour participer à des élections mascarades aggravées par la violation flagrante de l’article 23 de la Constitution.

D’ailleurs Souleiman Farah avait dit lors du dernier meeting que l’Opposition ne participera pas à des élections où les neuf points proposés par l’UAD n’ont jamais été respectés et dans un contexte d’un troisième mandat illégal, qui est en violation à l’article 88 de la Constitution, au principe républicain et au pluraliste de la démocratie

Il convient d’analyser avec un regard objectif mais critique les conditions de cette formation qui a été animée dans les locaux et sous le drapeau des Etat-Unis, car vue de notre côté, l’opération est très constestable, dans la mesure où les USA donnent l’impression de soutenir la candidature illégale de Guelleh pour un troisième mandat.

Est-ce le
prélude à l’annonce de candidatures qui n’auront qu’un rôle : celui de crédibiliser la candidature du dictateur Ismaël Omar Guelleh, en faisant croire à l’ouverture du scrutin à des opposants (qui seront de paille) ?

La fraude électorale à laquelle le régime nous a habituée, fera le reste … Et les Djiboutiens continueront à être sous le joug du dictateur et des comparses pendant cinq nouvelles années et probablement plus … Si nous laissons faire ce viol constitutionnel, il n’y aura aucune raison qu’il cesse dans l’avenir …

Farah Abadid Heldid

29/08/10 (B567) Petites nouvelles du front (Par le Sergent Ariko)

Comme je l’avais annoncé (et bien qu’il y ait eu des informations contradictoires diffusées à ce sujet), le dictateur a bien offert un Iftar aux hauts-gradés des différents corps.

Toujours « comme prévu », ce sont des salades qu’il leur a servies en guise de discours. Chaque année pour le ramadan, on assiste à la même mise en scène minable …

Pas le moindre scoop, ni la moindre nouveauté !

Comme chaque année depuis 10 ans, Guelleh a répété qu’il allait se pencher sur les conditions matérielles des hommes et qu’il allait améliorer leurs conditions de vie. Toujours le même refrain ! Désormais chacun a compris : « Il nous ressort le même mensonge chaque année ». Certains officiers ne veulent plus cautionner ses propos en les répercutant aux hommes de troupes, car ils y perdent tout leur crédit.

Est-ce la raison pour laquelle, le Général Zakaria a du menacer de graves sanctions tous les officiers qui ne viendraient pas faire allégeance au dictateur, durant la cérémonie ?

En préparation des prochaines élections le dictateur a absolument besoin de retrouver la confiance des hommes qui portent l’uniforme.

Bien sur, il a déjà oublié ceux qui sont prisonniers des forces érythréennes. Parmi les prisonniers, l’officier le plus gradé est le Colonel Aden Ali Ahmed, chef de corps du C C O. Le régime semble avoir fait une croix sur ces effectifs : rayés des tablettes de Guelleh ?

Il se trompe lourdement, car nous, leurs frères d’armes nous n’allons pas les oublier.

L’opposition devrait-elle tenter aussi, de son côté, de faire pression sur le régime d’Asmara pour qu’il cesse de garder nos soldats afin de s’en servir comme des boucliers humains en cas de bataille contre les forces, dirigées par le dictateur corrompu et malfaisant.

On notera la présence du colonel Aden Ali Ahmed à côté du général Hassan Ali Kamil. Aujourd’hui avec 50 soldats et plusieurs officier de l’Armée et de la Police, il est toujours prisonnier des Erythréens.

Querelles entre deux ministres

Les ministres des finances Ali Farah Assoweh et de l’intérieur Yacin Elmi Bouh se sont déclarés la guerre sous l’oeil amusé du dictateur. Il les renvoie dos à dos. Les petits commérages à ce sujet font recette dans les mabrazes.

En revanche, ce combat de coqs n’intéresse pas du tout la population, qui n’a plus qu’un seul objectif : celui de survivre, de manger et si possible de se soigner.

L’Ambassadeur de France encaisse les reproches de Guelleh.

Dominique Decherf, l’Ambassadeur de France a décoré personnellement Edna Aden Ismail de la Légion d Honneur. Furieuse, Kadra Haid a demandé des explications à l’Ambassadeur qui lui a répondu, qu’il s’agissait d’une décision du Président Sarkozy. Par pure vengeance, la Paulette aurait ordonné au chef du protocole Djama Elmi Darar de lui retirer immédiatement sa médaille de l Grande Etoilde de Djibouti. A-t-elle ajouté : « Heureusement qu’il fait ses valises, car je ne supporterai pas plus longtemps un Ambassadeur qui décore une autre femme que moi ! »

L’Ambassadeur a été convoqué au palais présidentiel où il s’est fait copieusement réprimander, dit-on, par Guelleh, qui lui reprocherait le nouveau soutien de la Franceau Somaliland. A croire, aurait-il ajouté que la France change de camps et se détourne de Djibouti.

Guelleh sait que le groupe Bolloreh veut développer le port de Berbera.

Pour lui, c’est la preuve que la France ne veut plus de lui ni de ses méthodes de voleurs. Est-ce pour cette raison, qu’il a envoyé son ministre Saïd Barkhat, son conseiller politique Hachi Abdillahi Orah, ainsi que le ministre fatigué des missions « suicides » Ali Abdi Farah en visite officielle au Somaliland ?

Ils ont été reçus fort aimablement par le nouvel homme fort du pays. Mais ce dernier a opposé un refus catégorique à toutes leurs demandes. Siranyo ne porte pas dans son coeur IOG et il s’est contenté d’ajouter que le Somaliland n’avait plus de leçons à recevoir de Djibouti.

Le projet pour le port de Berbera va générer la création de centaines d’emploi pour les Somalilandais. La délégation d’IOG est rentrée bredouille. Bravo au Président Sirayio pour le camouflet qu’il a infligé au dictateur, sans foi, ni loi.

Baisse de moitié du salaire dans le secteur hospitalier ?

Le Ministre de la Santé a décidé (par réaction aux mouvements sociaux ?) de couper en deux les salaires des personnels de santé. La population est outrée de voir comment ce Ministre corrompu, ayant acquis malhonnêtement une immense fortune en détournant les aides internationales, traite les salariés. La révolte gronde et il est temps que chacun prenne conscience de la situation et se mette en travers du dictateur.

Les jeunes des quartiers passent à l’attaque. L’Education est en ébullition

Selon des informations que j ai obtenues, les jeunes des quartiers ont dessiné des graffitis sur tous les murs. Ils dénoncent la misère généralisée. Les parents n’ont plus aucun espoir pour l’avenir de leurs enfants et de plus les personnels de l’Education ont promis une rentrée sociale chaude à ce régime.

A tel point que le ministre de l’Education nationale Abdi Ibrahimn Absieh a même peur pour son fauteuil. il a été sommé de trouver une solution avant que le mouvement ne prenne de l ampleur.

Il faudra faire vite, car les enseignants, de leur côté sont bien décidés a ne pas faire de cadeaux à un régime qui n’a plus aucun sens des réalités

La paralysie de ces deux secteurs clefs (santé et éducation) sera-t-elle l’étincelle qui fera descendre les gens dans la rue ? On peut imaginer que le régime ne pourrait pas y survivre pendant longtemps, d’autant plus que le climat de tension qu’il a suscité avec la Police, la Gendarmerie et les Forces armées, n’est pas propice à un engagement de ces forces contre la population.

Les bailleurs de fonds auraient coupé tous les robinets ?

Il se murmure que les bailleurs de fonds, qui ont demandé des comptes au régime, auraient décidé d’avoir « la peau » d’Abdalah Abdillahi Miguil. Pour l’instant IOG le protège encore, mais pour combien de temps.

Les bailleurs de fonds ont prévenu la Présidence qu’ils bloquaient tout versement tant que ce monsieur sera ministre. Les pays arabes ont aussi emboité le pas. Le conseiller du dictateur Fahmy El Hag n’arrive même plus à se faire entendre des donateurs arabes qui financent le système.

Plus d’alternative ?

Y a-t-il encore une alternative possible et crédible à un soulèvement général annoncé de la population ?

La seule alternative qui protégerait le pays et ses habitants serait dans le départ d ’IOG et de sa femme, chefs de gang mafieux, avant que le pire n’arrive.

Sergent Ariko
Londres

13/08/10 (B564) L’appel de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH, à la mobilisation et à la vigilance. Outre l’appel qu’il lance, Jean-Paul nous présente ses commentaires sur les articles qui modifient la constitution (Rappelons que Jean-Paul avait lu en exclusivité, pour les internautes de l’ARDHD, son appel contre la modification de la consitution et que l’enregistrement sonore est toujours disponible sur notre site)

PROJET DU RAPPORT DE LA LDDH DU 10 AOÛT 2010
RELATIF A LA DITE REVISION DE LA CONSTITUTION.

Citoyens Djiboutiennes et Djiboutiens soyez vigilants et mobilisez-vous !

Le gouffre est à vos portes…

Note liminaire.
En ce mois béni du Ramadan, Peuple Djiboutien que Dieu vous protège et n’ayez plus confiance aux forces étrangères, car ils ne protègent que leurs intérêts et leurs hommes de paille.

Comptez sur vous-même et n’attendez rien de personne.

______________________________

Les incendies des quartiers II, I et Djebel ainsi que les manifestations qui se sont suivies pendant deux jours à Djebel, la lenteur de l’intervention des Pompiers, hélas, démunis de tout, le silence mortel des autorités Djiboutiennes, l’inexistence jusqu’aujourd’hui d’un plan Orsec pour porter assistance et des aides financières aux victimes de ces derniers incendies, le manque total d’Enquêtes Indépendantes ou même judiciaires pour connaître les causes réelles de ces incendies dont certains semblent être criminels comme ceux du Trésor, du bâtiment des contributions du Port, de l’immeuble de la Cour des Comptes avec tous ses archives et celui de la Cour Suprême sise au Palais du Peuple…

La situation dangereuse et intolérable au Nord, à l’Ouest et au Sud de notre pays, la recrudescence des crimes et sévices de tout genre au Nord et à l’Ouest, notamment, les déportations en groupe, les tortures, les disparitions, les exécutions extrajudiciaires et ce depuis le début de l’année, depuis que le Chef de l’Etat eut décidé de manipuler l’article 23 de la Constitution qui fixe à deux mandats électifs pour un Chef d’Etat, manipulation en vue de briguer d’autres mandats et peut-être demain comme Idil Amin Dada le titre d’Empereur de Djibouti. (voir Annexes Répressions physiques et répressions sociales ).

Tous ces manques de responsabilités, tous les crimes condamnables, montrent clairement à quel point l’actuel Gouvernement Djiboutien est irresponsable, et criminel, et, que le Chef de l’Etat abusivement candidat est un INCAPABLE dans la gestion du pays car mafieux.

Il est vrai que le temps est compté, mais il est encore temps aux populations de la République de Djibouti de se rassembler, de manifester et même de se soulever en vue de déloger cette Equipe au pouvoir, de mettre en échec cette tentative de Coup d’Etat Electoral, d’éradiquer à jamais ce régime criminel et moribond.

Quant à nous Défenseurs des Droits de l’Homme nous frapperons à toutes les portes non seulement pour dénoncer mais aussi pour assister toutes les victimes des sévices atroces qui ne cessent de s’amplifier, nous frapperons aux portes des Tribunaux aux Compétences Universelles pour voir avec eux les possibilités de traîner en Justice le manipulateur de la Constitution étant donné que la Haute Cour de Justice Djiboutienne est Non Opérationnelle pour ne pas dire caduque.

La Haute Cour de Justice était habilitée à poursuivre le Chef de l’Etat pour Haute Trahison et les Ministres dans l’exercice de leur Fonction.

Malheureusement le Décret d’application n’est jamais paru, paralysant de fait le fonctionnement de cette Haute Juridiction.

NOEL ABDI Jean-Paul

________ P S et recommandations à l’USAID

Le Dictateur mafieux IOG dans un long article du Journal, inéluctablement bien payé, de Jeune Afrique du 9 au 15 mai 2010 avait eu le culot de dire qu’il a « un pays à construire et une population à nourrir. Je veux être jugé sur mes résultats » alors que deux mois auparavant un bateau de plusieurs milliers de tonnes de riz donnés par le Japon pour les populations affamées des régions de l’Intérieur ont été dans leur intégralité vendus en grande partie et l’argent disparu probablement vers des paradis fiscaux.

Faut-il rappeler que juste quelques mois avant cette déclaration mensongère, cinq milliards de francs Djibouti, pour la lutte contre le SIDA, octroyés par des Bailleurs de Fonds en principe sous la surveillance de la Banque Mondiale ont eux aussi disparus et jusqu’à présent le Ministre de la Santé et son personnel restent Impunis car inéluctablement le candidat au 3ème mandat aurait sa part de responsabilité en tant que Premier Argentier.

Je mets à défi le Dictateur Ismaël O. Guelleh « qui veut être jugé sur ses résultats » de mettre immédiatement sa propre révision illégale de la Constitution, de mettre ses modifications à l’approbation de « sa population qu’il nourrit (s’il s’agit bien des populations Djiboutiennes et non sa population de l’UMP) », de mettre ses modifications au Suffrage Universelle, d’autant plus que les modifications des principes Républicains contenus dans la Constitution référendaire du 4 septembre 1992 nécessitent indiscutablement un Référendum comme l’avait bien dit le Premier Procureur de la République Monsieur Afgada actuellement conseiller Juridique du Ministre de la Justice dans le Journal du RPP que préside IOG en 1999.

________ Recommandations à l’USAID
Il est temps à l’USAID et aux membres du Programme des processus électoraux et politiques de ne pas jouer le jeu d’un candidat encore au pouvoir qui abuse des prérogatives pour promulguer, sans consulter le Peuple, une Loi scélérate, même le Conseil Constitutionnel n’avait pas été consulté avant sa promulgation au moins, conformément à l’article 75 qui stipule : « Le Conseil Constitutionnel veille au respect des principes constitutionnels. Il contrôle la constitutionnalité des lois… ».

Les membres du Programme des processus électoraux de la section de la Démocratie Internationale des Etats-Unis devraient au préalable imposer la tenue d’un Référendum sur d’éventuelles modifications de la Constitution avant toutes élections présidentielles.

Sinon, nous serons dans l’obligation de considérer leurs travaux comme une complémentarité de la violation de la Constitution.

_________ Ci-après : Les commentaires article par article

Mais le texte de la loi abusivement dite loi constitutionnelle avec les commentaires vous seront soumis la semaine prochaine. Merci pour votre aimable compréhension.

Commentaire article 1
Aucun changement sauf un déplacement du terme : «L’islam est la Religion de l’État ».

A quoi donc rime ce simple déplacement du terme qui figurait déjà dans le Préambule de la Constitution du 4 septembre 1992 ?

Est-ce une manière de mettre en relief que l’Islam est la Religion d’Etat ?

Si c’est le cas, alors il faut être logique et avoir le courage de préciser que l’Islam sera appliqué dans son intégralité, que le droit Islamique sera appliqué lui aussi dans son intégralité et que le Code Pénal sera abrogé et remplacé par les peines prévues par la Charia et le Code Pénal Islamique comme au Royaume d’Arabie Saoudite et dans tant d’autres pays.

A ce moment là, une Révision en profondeur de la Constitution sera possible.

Néanmoins, une question se pose dans l’immédiat car rien ne précise si le Préambule de la Constitution est abrogé notamment la partie concernant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Commentaire article 2
Pas de changement sauf l’adjonction du terme Groupement. Ce terme est une porte ouverte à la discrimination en faveur d’un groupement d’intérêts pour une personne et en contradiction avec ce même article qui stipule : « Il leur est interdit de s’identifier à une race, à une ethnie, à un sexe, à une religion, à une secte, à une langue ou à une région ».

En effet, le terme de mouvance présidentielle montre que l’Union pour la Mouvance Présidentielle (UMP) a pour base et objectif principal de regrouper un certain nombre d’hommes et de femmes en un Groupement autour d’un seul homme en l’occurrence le président de cette Union de la Mouvance Présidentielle (UMP).

Par conséquent l’UMP a toutes les caractéristiques d’une secte.

D’autant plus, qu’on s’aperçoit de plus en plus que l’UMP est une secte quasiment bien structurée comme les cellules mafieuses, avec un unique Seigneur que l’on est obligé à sanctifier constamment même dans les discours médiatisés

Aussi, dans la pratique, on constate au quotidien tant dans l’Administration que dans l’Armée une prédominance flagrante d’une ethnie plus précisément d’une tribu et/ou sous-tribu.

Commentaire article 3

Seul changement est la phrase suivante : «Nul ne peut être condamné à la peine de mort ».

La peine de mort n’est prévue dans aucun texte, ni dans la Constitution du 4 septembre 1992, ni dans le Code Pénal qui détermine d’une manière claire les différents peines même en matière criminelle ou dans le domaine – à la mode – du Terrorisme.

Quand on abroge ou qu’on abolit la peine de mort il faut qu’il existe au préalable une clause pénale qui prévoit la peine de mort.

A Djibouti aucune clause de ce genre ne figure dans le Code Pénal qui règlement toutes les peines pénales.

Cette mesure est purement un « bluff politique » pour se démarquer de certains pays comme les Etats-Unis qui n’ont pas encore aboli la peine de mort et se faire remarquer en faisant croire que Djibouti enfin ne va plus tuer sauf peut-être par des exécutions Extrajudiciaires illégales et actuellement toujours Impunies.

Commentaire article 4
Toute cette dite révision illégale de la Constitution ne vise qu’un seul et unique article. Il s’agit de l’article 23 de la Constitution adoptée par Référendum le 4 septembre 1992 et fixant à deux mandats successifs le nombre de mandat électif du Président de la République.

Cet article doit faire l’Objet de plaintes auprès des Juridictions Universelles car aucune autre Juridiction Djiboutienne n’est compétente pour poursuivre le Chef de l’Etat dans le cadre de Haute Trahison, des plaintes pour Tortures, Exécutions Extrajudiciaires, Disparitions forcées, Détentions Arbitraires ou autres Crimes Organisés, Crimes de Guerre etc…

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme et au nom de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), je reviendrais sur la non acceptabilité de cette violation flagrante du Principe même des droits Républicains et de la Démocratie prévus par la Constitution du 4 septembre 1992, lors des dépôts de nos Mémoires auprès des Juridictions aux Compétences Universelles.

Commentaire article 5
Aucun changement de fond, aucun changement de forme, juste un simple déplacement de l’article 37 de la Constitution du 4 septembre 1992 en devenant l’article 70 de la loi de Révision illégale de la Constitution.

L’article 5 a fait l’objet de cette modification : « l’article 37 est devenu l’article 70 du Titre VI de la Constitution révisée ».

Commentaire article 6
L’intitulé du Titre a tout simplement changé.

Au lieu de TITRE IV : DU GOUVERNEMENT lire TITRE III : DU POUVOIR EXÉCUTIF soit un jeu de mot, car le gouvernement et le reste de la Fonction Publique représentent le Pouvoir Exécutif alors que, dans ce titre il s’agit uniquement des responsabilités du Chef de l’Etat et de ses ministres, aucun passage ne traite les compétences de la Fonction Publique.

Puis, ajout de l’alinéa suivant : « Le Premier Ministre met en œuvre la politique du Président de la République, coordonne et anime l’action du Gouvernement »

Cette alinéa ne nécessite vraiment pas une révision de la Constitution car cet alinéa n’a aucune valeur juridique nouvelle, aucun poids juridique nouveau, puisque le Premier Ministre n’est pas Chef du Gouvernement, il reste encore et se classe comme le Premier des Ministres sur la liste du protocole hiérarchique.

Commentaire article 7
Cet article interdit aux députés le cumul de député et de ministre. Donc un Ministre ne peut plus être député.

Cette disposition devrait faire l’objet d’une Résolution ou à la rigueur d’une loi et non d’une modification de la Constitution.

Le second point est celui d’autoriser et d’encourager les Ministres à plus s’investir dans des activités privées que s’appliquer aux prérogatives de leur Fonction de Décideur politique.

Cette modification de la Constitution ne change en rien les activités occultes de certains Ministres sauf celui de légaliser les rackettes et mettre en faillite la Libre concurrence.

Faut-il rappeler que légalement car aucune clause précise n’existe, clause qui interdit aux Ministres d’avoir des activités privées et dans la pratique bon nombre de ministres par exemple le Ministre de la Justice et des Affaires Pénitentiaires a une Entreprise de construction « la Concorde » et d’autres activités dans des Sociétés anonymes comme les Assurances, la Ministre de la Jeunesse et des Sports a conservé son Cabinet d’Avocat même si c’est son frère qui le gère au moins Madame la Minstre a une certaine honnêteté intellectuelle.

Cette disposition à la rigueur devrait tout simplement faire l’objet d’une simple Décret du Chef de Gouvernement et non d’une modification illégale de la Constitution.

Commentaire article 8
Autre absurdité, quelle différence voyez-vous, pour modifier un Titre, comme entre Assemblée Nationale et Pouvoir Législatif, d’autant plus tous les articles du Titre V ne concerne nullement le domaine du Pouvoir législatif.

C’est le cas des articles 45 à 55, qui concernent l’organisation de l’Assemblée Nationale et non les prérogatives du Pouvoir Législatif..

Les compétences du Pouvoir législatif ont été bien définies dans le Titre VI intitulé : Rapport entre le Pouvoir Législatif et le Pouvoir Exécutif.

On voit par ces absurdités le manque de Juristes sincères au sein de la Commission de préparation composée essentiellement d’hommes soumis et applaudisseurs de l’UMP.

Commentaire article 9
Tout le monde sait que les Commissaires de la République ont simplement changé d’appellation en Préfets. Il fallait tout simplement prendre une loi additive à la Loi Organique relative aux élections mais ne nécessite nullement une modification de la Constitution.

Commentaire article 10
Autre absurdité, qui en principe ne doit pas faire l’objet d’un quelconque amendement de la Constitution :

« Les séances de l’Assemblée Nationale sont publiques.

Le compte rendu intégral des débats en séances publiques est publié au Journal Officiel.

Toutefois, l’Assemblée nationale peut siéger à huis clos selon les modalités prévues par le Règlement intérieur »

C’est à se demander, mais où sont les soi-disant juristes et membres de l’Assemblée Nationale avec des responsabilités à haut niveau, membres de la Commission Ad Hoc de rédaction au titre de l’UMP, c’est à se demander s’ils n’ont pas eu le temps de consulter le Règlement Intérieur qui stipule en son article 33 alinéa 1 « Pendant les sessions ordinaires, les Séances de l’Assemblée sont publiques.

Cette disposition ne nécessite nullement une modification de la Constitution mais tout simplement un amendement additif au Règlement Intérieur adopté sous forme d’une Résolution de l’Assemblée Nationale pour la partie concernant : « Le compte rendu intégral des débats en séances publiques est publié au Journal Officiel ».

Une Résolution de l’Assemblée Nationale est souhaitable, d’autant plus que la diffusion au journal Officiel des débats est fondamentale pour des vrais élus du Peuple car elle permet aux électeurs de juger les activités de leurs élus.

Une Résolution dans ce sens suffit d’autant plus qu’il ne s’agit que d’une procédure interne à l’Assemblée Nationale

Commentaire article 11
Juste une signalisation pour dire que le Titre VI est devenu le Titre V.

Commentaire article 12
Absurdité.

Les membres de la Commission Ad Hoc n’ont peut-être pas compris et pourtant l’Article 85 de la Constitution référendaire est très clair. En effet, l’Article 85 stipule :

« Les collectivités territoriales sont créées et administrées dans les conditions définies par la loi.

Ces collectivités s’administrent librement par des conseils élus et dans les conditions prévues par la loi ».

Cet article a donné plein pouvoir aux parlementaires d’adopter par des Lois la mise en place des Collectivités Territoriales dites Régionales.

Et ces lois ont déjà été prises, même s’ils manquent d’autres dispositions c’est au Législateur sur proposition des Assemblées Régionales de prendre les autres textes législatifs complémentaires.

Au stade actuel, où les toutes les élections sont verrouillées par le Dictateur au Pouvoir, l’identité réel des Assemblées Régionales est un pure leurre.

Pourtant, en matière électorale, la République de Djibouti est dotée de beaux Textes législatifs, certes non complets, mais surtout non appliqués pour faciliter les Fraudes Electorales.

Commentaire article 13
Encore et toujours des absurdités.

Est-ce que jusqu’à présent le Médiateur de la République était un Organe Anticonstitutionnel.

Quelle effronterie que de voir que ce nouveau Titre ajouté veut peut-être légalisé l’Organe du Médiateur de la République par une clause de la Constitution.

C’est vraiment minable et çà vole bas.

Une Institution qui fonctionne depuis dix dont plusieurs Médiateurs ont été nommés par le Chef de l’Etat et dont le dernier Médiateur vient récemment de transmettre son important Rapport annuel.

Cet article, pour nous défenseurs, est inacceptable car l’actuel Médiateur de la République fait de son mieux pour résoudre des problèmes sociaux que nous suivons de près.

Faut-il se demander en voyant de plus près de Texte Législatif, s’il travaillait dans le noir, pourquoi lui avoir accordé des crédits alors qu’il n’était même pas reconnu par la Constitution, et surtout puisqu’il n’avait même pas de statut, d’attributions, d’organisation ni de base de fonctionnement pour le Médiateur, comme le précise clairement l’article 90 nouveau qui stipule : « Le statut, les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Médiateur de la République sont fixés par une loi organique ».

Cette basse sérénade des Ténors de l’UMP insulte cette Haute Institution, insulte les travaux importants du Médiateur qui existe légalement et physiquement a été nommé par le Chef de l’Etat reconnu sur le plan International, de telles insolences montrent l’incapacité d’Ismaël Omar Guelleh, qui, hélas, ne sait plus ce qu’il signe.

Commentaire article 15

Une autre absurdité :

« Le Sénat sera institué lorsque toutes les conditions nécessaires à sa création seront réunies. Les dispositions, l’organisation et le fonctionnement du Sénat seront fixés par une loi organique».

Cet article reconnaît que les conditions nécessaires à la création du Sénat ne sont pas réunies.

Alors pourquoi en parler, il faut d’abord que les conditions soient réunies, que déjà l’ébauche de la rédaction et les études de faisabilité soient engagées, pour pouvoir savoir si le Sénat peut être institué ou non.

Il s’agit en fait d’un simple amendement additif qui n’est pas à sa place.

En effet, ce n’est pas avec un entrefilet à la fin de l’article 93 de la Constitution référendaire du 4 septembre 1992 que l’on instaure le Sénat dans une Constitution

Cet article est juste pour meubler le texte comme la quasi-totalité des articles, car l’unique objectif était de modifier l’article 23 sur la limitation des mandats électifs.

Commentaire article 16
Aucun article de la Constitution référendaire de 1992 et du Règlement Intérieur de l’Assemblée nationale ne prévoit le terme de Loi Constitutionnelle.

Il n’existe que les deux termes suivants et rien d’autre :

1er Loi ;

2ème Loi Organique ;

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Comme vous pouvez le constater, ce texte rapidement promulgué, pour des raisons personnelles, par son instigateur et candidat usurpateur M. Ismaël Omar Guelleh, montre d’une manière flagrante le peu de sérieux et son incapacité à gérer même les textes qu’il signe