15/04/10 (B546) Quels sont les grands projets que Guelleh doit achever et pour lesquels il a besoin de plusieurs renouvellements de mandats ? (Lecteur)

Parmi les motivations de nos députés pour accorder à Guelleh, la possibilité de briguer des mandats à répétition, il y a un arguement qui concerne les réformes entreprises et qui devraient être poursuivies et finalisées. Je me suis interrogé pour savoir quelles étaient ces réformes ?

J’en ai trouvé plusieurs que je soumets aux lecteurs de l’ARDHD :

– finaliser la destruction par le feu de toutes nos archives et en particulier, celles qui sont compromettantes pour le régime (La cour des comptes, le Palais du Peuple, la recette du port, c’est déjà fait … !). Que reste-t-il : probablement le ministère des finances, les comptabilités de l’EDD, de l’ONED, de la SOGIK et de Djib Télécom (entre autres, car cette liste ne prétend pas être exhaustive)

– débarasser définitivement le pays de son service de santé pour les pauvres et les populations démunies,

– fermer les écoles et les universités à ceux qui ne sont pas des enfants de dignitaires du RPP, parce qu’elles ne servent qu’à former des chômeurs et qu’elles représentent une charge inutile pour l’état. Formé ou pas, un chômeur reste un chômeur ! Où est la différence ?

– vider tous les quartiers populaires de leurs habitants pour les remplacer par de grands espaces de verdure avec des guinguettes et des maisons dites de tolérance, pour riches étrangers de passage,

– exterminer les vétérans de l’Armée et les retraités qui coûtent cher,

– brûler et stériliser toutes les terres des populations nomades Afar,

– raser militairement l’Erythrée et anéantir définitivement ses forces armées,

– enraciner profondément la guerre civile en Somalie en encourageant subtilement la discorde entre les différents acteurs et en approvisionnant toutes les factions en armes destructrices,

– céder tout le patrimoine de l’Etat à des intérêts étrangers, y compris la levée de l’impôt,

Ce matin, je n’ai pas eu le temps de dresser la liste complète, mais la somme de ces différents points justifie pleinement un nouveau mandat et les suivants. Qu’en pensez-vous ?

Avec de tels projets, nos députés sont tout à fait légitimes à justifier leur trahison envers le Peuple « souverain » !

15/04/10 (B546) Radio-Trottoir : Guelleh aurait décrété ce matin la mobilisation générale !(Info lecteur)

Selon les dernières informations reçues, IOG aurait décrété la mobilisation générale de tous les fonctionnaires pour une journée de manifestation en faveur de son 3ème mandat.

Par ordre du dictateur, tous les fonctionnaires devraient être convoqués le 19 avril dans les rues de la capitale (et probablement des grandes villes) autour d’un seul mot d’ordre : le supplier de continuer à les asservir, à ruiner l’économie du pays et à vendre le patrimoine national à l’étranger.

Avec le vote « bidon » de l’Assemblée nationale, Guelleh s’est ouvert la barrière constitutionnelle. Maintenant il veut faire croire à l’opinion publique, qu’il est légitimé parce que ce serait le souhait d’un échantillon de la population qui n’aura aucun autre choix que de venir manifester …

15/04/10 (B546) Radio-Trottoir Les Assajogs n’aiment pas les Intrus en tenue policière, surtout quand ils veulent perquisionner la nuit des domiciles privés. 500 T-Shirts contre le viol de la constitution sont entreposés à Djibouti en préparation d’une grande manifestation demain vendredi 16 avril dans les rues de la Capitale (Lectrice)

Lundi matin 12 mars 2010, le Colonel Abdi Abdillahi « Dheego Weeney » (grande oreille comme Djama le Procureur Général) a appris que cinq cents (500) T-Shirts imprimés avec le slogan « NON AU TROISEME MANDAT » sont arrivés de Dire Dawa à dos de chameaux.

Ces maillots devaient être distribués à deux cents jeunes d’Ali Sabieh et le reste aux jeunes nomades et citadins qui habitent le long de la voie ferrée de Dacasbiyo à Holl-Hol et de Goubato à Shebelle.

Des bus étaient prévus et tout était organisé pour amener demain vendredi 16 avril, cinq cents (500) jeunes chômeurs afin qu’ils marchent sur la capitale Djibouti et qu’ils manifestent devant les Ambassades d’Ethiopie, des USA, de France et de Chine pour bien montrer leurs déterminations, en tant qu’ Assajogs (habitants de la Région d’Ali Sabieh), et pour prouver qu’ils sont prêts à se sacrifier si IOG modifie l’article 23 de la Constitution avec le soutien et la complicité de la racaille sans distinction de sexe qui hantent l’Assemblée nationale.

Abdi Adillahi, récemment élu dans l’ordre des bourreaux a été pris de panique par l’ampleur que pourrait prendre cette manifestation, qui avait reçu le soutien de plusieurs cellules dans différents quartiers et à Balbala. Il a compris que se préparaient là des démonstrations surprises.

Le Colonel « tortionnaire » s’est dit qu’il lui était impossible de prendre un tel risque.

(*) Rappelons que c’est ce même Colonel, qui était venu en personne pour clouer des planches contre la fenêtre de son Général Yassin Yabeh lorsque ce dernier avait été emprisonné. Par ce geste, il voulait l’empêcher de recevoir non seulement la lumière du jour mais aussi de l’air frais dont il avait besoin en raison de ses problèmes de santé .. Il serait aussi responsable d’une agravation sérieuse de l’état de santé du Général à l’époque, ce qui aurait hâté son décès.

Après avoir consulté sa Patronne la Première Dame, il a donné l’ordre à la Police d’investir les logements où les maillots avaient été entreposés.

Tard dans la nuit, la Police a cherché à fouiller les habitations concernées, mais les jeunes d’Ali Sabieh, avec l’aide de leurs parents, ont refoulé les Policiers. Sept d’entre eux dont le Lieutenant Saleh ont été gravement blessés.

La peur à changé de camp d’autant plus que les jeunes chômeurs de la capitale savent qu’ils n’ont plus rien à perdre.

D’Ali Sabieh à Tajourah, de Dhikil à Obock, de Balbala à Loyada, un seul mot d’ordre : Tous à Djibouti, Tous à Haramous..

S’il prenait la mauvaise idée à la Garde Républicaine de tirer sur la foule, alors moi-même, je vous promets de me transformer en bombe humaine pour les venger et il y aura des dégats, croyez-moi !

Shoukri combattante d’El Shabaab
de passage à Djibouti pour voir sa maman.

15/04/10 (B546) Un lecteur nous informe de l’organisation d’une manifestation anti-révision à Ottawa le 1er mai. Nous attendons une confirmation et des précisions complémentaires sur les organisateurs, etc…

Une manifestation anti « révision de la Constitution de Djibouti » à Ottawa

Selon des sources fiables, une grande manifestation se tiendrait à Ottawa (Canada) le samedi 1 mai 2010 avec la participation des Djiboutiens et des Somaliens.

Les organisateurs auraient avancé un nombre supérieur à 1.300 de participants dans la capitale. Toujours selon eux, les gens pourraient venir non seulement du Canada, mais aussi des Etat-Unis.

La manifestation commencerait 10h le matin devant le Parlement canadien puis à 14h les manifestants défileraient dans le centre-ville en passant devant l’ambassade de Etat-Unis puis en marquant un arrêt devant l’ambassade de France.

Autre info:

Selon des proches, Abdourahman Boreh aurait confirmé qu’il effectuerait un visite de 10 jours à Ottawa en juin pour rencontrer les Djiboutiens et pour ouvrir un bureau politique à Ottawa. Cette année, il aimerait fêter le 27 juin à Ottawa.

Votre antenne d’Ottawa.

15/04/10 (B546) Viol de la constitution. Un lecteur s’étonne que des articles n’aient pas été modifiées dans un souci d’harmoniser la constitution avec les pratiques locales de la Police et du SDS.

Pour voter l’amendement concernant le troisième mandat, nos députés ont fait semblant de faire une toilette neuve et complète de la constitution, souvent, disent-ils dans le but de s’adapter aux évolutions, aux nouvelles pratiques, etc… Beaucoup de boniments pour masquer la réalité. Mais on est habitué …

En revanche, s’ils étaient honnêtes et responsables, ils auraient du supprimer en particulier tous les articles concernant l’égalité des citoyens devant la loi, la protection du domicile privé et de la propriété, la démocratie et le libre exercice des partis politiques d’opposition, le respect sacré de la personne humaine, l’impossibilité d’emprisonner sans jugement et la pénalisation des responsables qui se livrent à des actes de torture.

Comme ces pratiques continuent et se multiplient : torture, viol des domiciles, arrestations et emprisonnements arbitraires, nous aurions une constitution, certes extrêmement critiquable, mais en harmonie avec la réalité.

Ce n’est pas le cas et je manifesterai contre ce coup d’état constitutionnel qui est contraire à la volonté populaire.

08/04/10 (B545) Déjà violée pratiquement tous les jours, une jeune et malheureuse djiboutienne se prépare au pire dans les prochaines semaines et dans les prochains mois. Subir, subir sans relâche les derniers outrages … ! (Texte proposé par un lecteur et adapté par l’ARDHD)

Mais qui est cette malheureuse ?

La constitution djiboutienne !

Née en 1992, âgée d’à peine 18 ans, la malheureuse constitution a déjà tellement vu et subi tant d’affronts, de viols et d’abus, qu’elle ne peut plus en supporter davantage. Et pourtant ? Elle sait que les prochaines semaines et les prochains mois vont être terribles pour elle …

Pour ceux qui ne l’aurait jamais lue, vous pouvez télécharger sur notre site un exemplaire de 16 pages en format PDF : lien de téléchargement

Voici quelques exemples pris au hasard, qui confirment que les viols sont quotidiens et qu’aucun des articles n’est à l’abri des agressions commises par les pillards au pouvoir …
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Un extrait du préambule :
(Le Peuple) Il affirme sa détermination à établir un État de Droit et de Démocratie pluraliste garantissant le plein épanouissement des libertés et droits individuels et collectifs ainsi que le développement harmonieux de la
communauté nationale.

Le viol est manifeste : parti unique, pensée unique, information unique, privation des libertes d’expression ….
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Dès le premier article, cela commence mal :
(L’Etat de Djibouti) Il assure à tous l’égalité devant la loi sans distinction de langue d’origine de race de sexe ou de religion…

Viol manifeste, par exemple (mais pas que) dans le nord et l’ouest où les populations d’origine Afar sont harcelées, brimées et parfois exécutées sans jugement ….

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Continuons : Article 3
Nul ne peut être arbitrairement privé de la qualité de membre de la communauté nationale.

Demandez par exemple à la famille de M. Alhoumekani, qui a été bannie pendant six mois, son interprétation personnelle ….

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Article 10 :
La personne humaine est sacrée. L’État a l’obligation de la respecter et de la protéger. Tous les êtres humains sont égaux devant la loi.

Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne.

Nul ne peut être poursuivi, arrêté, inculpé ou condamné qu’en vertu d’une loi promulguée antérieurement aux faits qui lui sont reprochés.

Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par la juridiction compétente.

Le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par l’avocat de son choix, est garanti à tous les stades de la procédure.

Toute personne faisant l’objet d’une mesure privative de liberté a le droit de se faire examiner par un médecin de son choix.

Nul ne peut être détenu dans un établissement pénitentiaire que sur mandat délivré par un magistrat de l’ordre judiciaire.

Les viols sont quasi quotidiens : incarcérations arbitraires, procès pénaux sans la présence d’un avocat pour la défense, …

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Article 12
Le droit de propriété est garanti par la présente constitution. Il ne peut y être porté atteinte que dans le cas de nécessité publique légalement constatée, sous réserve d’une juste et préalable indemnité.

Le domicile est inviolable. Il ne peut y être effectué de visites domiciliaires ou de perquisitions que dans les formes et conditions prévues par la loi. Des mesures portant atteinte à l’inviolabilité du domicile ou la restreignant ne peuvent être prises que pour parer à un danger collectif ou protéger des personnes en péril de mort.

Tous les décasés apprécieront …
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Article 13
Le secret de la correspondance et de tous autres moyens de communications est inviolable. Il ne peut être
ordonné de restriction à cette inviolabilité qu’en application de la loi.

Ecoutes téléphoniques, viol des correspondances privées, écoute des messages SMS et @-mail sont permanents et rarement couverts par des décisions de justice.
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Article 16
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des sévices ou traitements inhumains, cruels, dégradants ou humiliants.

Tout individu, tout agent de l’État, toute autorité publique qui se rendrait coupable de tels actes, soit de sa propre initiative, soit sur instruction, sera puni conformément à la loi.

Espérons que c’est uniquement par méconnaissance de cet article que les agents du SDS, ou les agents sous les ordres du désormais célèbre Abdillahi Abdi Farah, patron de la Police (entre autres ..), torturent les citoyens et en particulier les jeunes : sinon, il faudra ajouter la prémédition aux crimes qu’ils comettent en permanence dans leurs locaux professionnels et qui pourraient justifier des instructions pénales à leur encontre …
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Nous allons vous épargner l’énumération de tous les articles, car ils sont tous violés presque quotidiellement ….

Sachez simplement que les articles 23 et 24 vont probablement être violés dans les prochains jours, les prochaines semaines ou les prochains mois …

Le 23 est célèbre, c’est celui qui limite le mandat présidentiel à un seul renouvellement (soit deux mandats maximum).

Le 24 est moins connu, c’est celui qui précise que tout candidat à l’élection présidentielle doit être de nationalité djiboutienne à l’exclusion de tout autre. A l’heure, nous ne savons pas si IOG a la double nationalité franco-djiboutienne (des investigations seraient en cours), mais des candidats déclarés comme Ali Abdillahi Iftin ou Charles Boreh, qui s’insurgent contre la violation de l’article 23, ont déjà violé la malheureuse constitution (article 24) rien qu’en se déclarant candidats à l’élection présidentielle après avoir fait état publiquement de leurs doubles nationalités …

Faut-il qu’elle soit solide la constitution pour tenir encore debout, en dépit de tous les outrages quotidiens qu’elle subit … et qu’elle va subir prochainement !

Il est de notre devoir de mettre un terme à cette infamie en République de Djibouti et de mobiliser le peuple pour exiger de toutes et de tous, le respect absolu du texte le plus sacré de nos institutions communes.

08/04/10 (B545) LDDH : en direct d’EREVAN où il participe au 37ème congrès de la FIDH, le Président Jean-Paul Noël Abdi nous envoie la synthèse de son intervention devant les congressistes.



Le Président

37ème congrés de la FIDH à EREVAN

Présentation de la LDDH

  • Bilan des violations de la Constitution djiboutienne,
  • Aperçu d’un Peuple sous le joug d’une équipe mafieuse au pouvoir
    durant onze ans d’un règne sans partage du Dictateur IOG.
    .

Le rapport sur Djibouti (ci-dessous) vient d’être soumis aux Congressistes de la FIDH réunis à Erevan, pour témoigner de leur compassion envers le peuple arménien.
_____________________________ Le congrés de la FIDH à Erevan

Nous sommes allés pour témoigner de notre Détermination à combattre tous les Crimes de Génocide, les Crimes de Guerre, les Crimes contre l’Humanité et les Crimes Organisés.


Tous ensembles, nous nous sommes recueillis au Musée des Victimes du Génocide des Arméniens commis par l’Empire Ottoman.


____________________________ Le rapport sur Djibouti


Comme ce fut le cas dans les années 1990-2000, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est trés préoccupée par la prévention des conflits armés en République de Djibouti.


Pour prévenir soit une situation d’anarchie incontrôlable et dangereuse pour tous, soit un éventuel Coup d’Etat Militaire comme au Niger, soit un soulèvement populaire comme à Madagascar, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance des alertes. Elle est extrêmement inquiète des risques de dérapages qui pourraient être provoqués par les autorités.


Prévenir un coup d’état constitutionnel
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Peuple djiboutien, dans le strict cadre d’une volonté de mobilisation populaire, de faire preuve d’une farouche détermination pour faire barrage à l’actuelle Tentative d’un Coup d’Etat constitutionnel programmé pour 2011 en République de Djibouti.


La tentative imaginée par le Chef de l’Etat pour instaurer une Monarchie (hérditaire) comme au Gabon ou au Congo « Démocratique », sous couvert d’un faux visage d’une République…



Pour cette raison la LDDH vous soumet les points suivants :

La violation de plusieurs articles fondamentaux de la Constitution.


Les faits :

La Constitution a été adoptée par voie référendaire le 4 septembre 1992. (Télécharger le texte de la Constitution)


En tant que Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale en 1992, j’ai été auditionné par la Commission chargée de l’élaboration et la rédaction du projet de Constitution, conformément au décret n° 92-0010/PRCAB du 21 janvier 1992 ;


J’ai appris récemment la création d’une Commission, qui d’ailleurs vient juste de clore ses travaux.


Le Décret de création de cette Commission n’a pas été publié au Journal Officiel, c’est à se demander, comme cela s’est produit à plusieurs reprises, si ce Décret est un Texte juridique secret et oral


Les clauses de l’élimination visent simplement le dernier alinéa de l’article 23 qui stipule :. «Le président de la République qui est élu pour six ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours


Il n’est rééligible qu’une SEULE FOIS ».


Nous rappelons que, l’alinéa 1 de l’article 4 stipule : « La légitimité populaire est le fondement de tout pouvoir ».


Ce point est très important : la légitimité populaire nécessite par dessu tout le strict respect et la stricte application de l’article 6 à savoir la liberté d’activité aux Partis politiques de l’Opposition.


Ce qui n’a jamais été le cas depuis 1992.


Rappelons que l’article 6 stipule :

« Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage.

Ils se forment et exercent leur activité librement dans le respect de la Constitution, et des principes de la souveraineté nationale et de la démocratie ».



Nous déplorons que ces deux premiers alinéas susmentionnés de l’article 6 de la Constitution ne soient pas respectés comme le sont bien d’autres articles qui seront cités ultérieurement, dès que nous aurons la possibilité de déposer des plaintes contre le Chef de l’Etat de la République de Djibouti.


Nous rappelons que l’article 8 de la Constitution est l’un des articles qui détermine avec clarté le point fondamental pour la Crédibilité et l’Existence même de notre République.


Toute modification directe ou indirecte de l’article 8 mettrait en danger la Survie de la République de Djibouti.


L’article 8 stipule : « Les institutions de la République doivent permettre l’exercice normal et régulier de la souveraineté populaire et garantir le plein épanouissement des droits et libertés publiques » ;


Nous déplorons que les dispositions, du Titre I de l’Etat et de la Souveraineté, comme celle Titre II des Droits et Devoirs de la Personne Humaine sont régulièrement foulées aux pieds et violées sans aucune pudeur, ni respect par le Premier Magistrat, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Premier Argentier, Chef des Armées, Chef de la Sécurité intérieure et Extérieure.


Tous ces actes de violations flagrantes de la Constitution nationale à des fins personnels comme le projet pour effectuer un troisième mandat imposé, illégal et anticonstitutionnel sont considérés comme des actes de haute Trahison.


Pour les croyants, il s’agit de l’œuvre d’un Impie, qui avait pourtant juré sur le Saint Coran de respecter la Constitution et les valeurs républicaines.


Ismaël Omar Guelleh veut prolonger son mandat en se maintenaaint illégalement au Pouvoir; Est-ce pour continuer à bénéficier de l’immunité pénale ?



Onze ans de répression des populations civiles par les Forces Armées


– Rappelons que, le Peuple Djiboutien a arraché et déclaré son Indépendance le 27 juin 1977, avec le soutien de nombreux pays amis en particulier celui de la République sœur de la Somalie ;


– Rappelons qu’à l’aube de notre Indépendance, la République de Djibouti a accueilli une vague de Réfugiés Somalis, qui fuyaient les bombardements aveugles paerprétrés par les forces armées de l’URSS renforcées par des éléments Cubains pour maintenir la colonisation éthiopienne et pour contrer la guerre de l’indépendance de la Somalie Occidentale.


– Cette Guerre de l’Ogaden avait pris de l’ampleur, depuis les accords de Yalta, et depuis l’octroi par les Anglais à l’Empire d’Abyssinie (Ethiopie) des régions connues sous le nom de Haud.


– La Somalie Occidentale est d’une superficie de 360 000 km carré et elle regorge de ressources pétrolières et minières ;


– Rappelons qu’en 1977, la Caritas ou secours catholique a immédiatement acheminé des tentes, des vivres et des couvertures aux dizaines de Réfugiés Somalis.


– Le HCR est rapidement venu pour prendre en main les Réfugiés,


– Médecins Sans Frontières était présent dès les premiers jours pour apporter un soutien médical indispensable. Quelques années après, en guise de remerciements, cette organisation a été expulsée par les Autorités djiboutiennes;


– Rappelons qu’immédiatement après l’Indépendance de Djibouti, les méthodes de répressions coloniales ont continué et elles se sont même amplifiées avec l’appartion d’une « économie souterraine » ;


– cette économie souterraine est artificiellement entretenue pour servir des intérêts géostratégiques,


– cette économie occulte est ignorée par 75% de la population, qui n’en tire aucun bénéfice. Quatre Djiboutiens sur 10 ne font plus qu’un seul repas par jour ;


– cette économie ne profite quà 13 % de la population. Les 87% subissent sans rien dire,


– cette économie est sous le contrôle de la Mafia locale, qui est spécialisée dans le blanchiment d’argent et d’autres spécialités occultes. Il suffit de constater la frénésie avec laquelle de nouvelles Banques en majorité islamique ouvrent des antennes sur place, alors que plus de 78% de la population en état de travailler est au chômage.


– Rappelons que le niveau de la répression a atteint un certain stade pire que celui que nous avions connu durant la période coloniale, avec l’emploi de techniques nouvelles apportés par les Américains, les Israéliens et les Chinois.


– Les forces de répressions ont tout simplement changé de couleur de peau, le jour de l’indépendance. Au lieu d’être françaises, depuis le 27 juin 1977, elles sont devenues africaines …


– Néanmoins, il ne faut pas négliger le fait que la très grande majorité des Forces armées djiboutiennes censées protéger les populations Djiboutiennes et les frontières sont issues des Forces coloniales et qu’elles n’avaient eu d’autres formations que celles au service de la répression;


– Rappelons que dès le début de sa Présidence, feu Hassan Gouled Aptidon premier Chef d’Etat a fait appel à un ex-indicateur de la Police coloniale en nommant ce jeune cousin tribal au poste de Chef de Cabinet à la Présidence de la République.


– Très rapidement Ismaël Omar Guelleh a cumulé les responsabilités de la Sécurité intérieure et extérieure avec la création d’une police politique dans les faits, qui avait pour tâche principale de surveiller, en priorité, les autorités politiques et administratives qui critiquaient ouvertement la continuité des méthodes coloniales.


– Dès le début, la République a connu des disparitions forcées et des actes de tortures commis dans la Villa Christophe. C’est dans cette même Villa qu’avant l’indépendance, les Forces coloniales torturaient les indépendantistes favorables à la résistance armée. Leurs aspirations et leur combat pour la Liberté ont été souillés ;


– En ce jour de la Commémoration du Génocide du Peuple Arméniens, en tant que Défenseur Djiboutien des Droits Humains, il est de notre Devoir de rappeler à tous nos compatriotes, l’urgente nécessité d’unir tous nos efforts pour dénoncer, nominativement avec conviction et détermination toutes les victimes djiboutiennes, et de rappeler les noms de toutes les Djiboutiennes et et de tous les Djiboutiens, qui ont définitivement disparu, morts mystérieuses.

Citons la première victime recensée aussitôt après l’indépendance : le journaliste d’investigation, le regretté Iftin a perdu la vie. Et cela continue jusqu’à la froide exécution, le mois dernier, de deux jeunes Somalis exécutés par un Officier de la Police à Tadjoura.


– Reste à savoir, si cet Officier Supérieur ne va pas bénéficier d’une promotion et d’un décoration comme tant d’autres ont été récompensés avant lui pour avoir commis des actes criminels ?


A Djibouti l’IMPUNITE est au plus haut niveau !

– Nous restons à la disposition des familles des victimes pour les accompagner dans le dépot de plaintes, lors de leur témoignage et pour leur donner desconseils et des recommandations.


Dans notre combat contre l’Impunité, avec l’assistance d’avocats internationaux, je suis entièrement disposé en tant qu’ancien Parlementaire, pour témoigner activement sur les différentes violations commises tant au niveau r épublicain, que contre les articles de la Constitution (qui sont constamment et régulièrement bafoués surtout depuis 1999).


Je tiens à préciser que dès notre Indépendance, j’avais participé activement à la mise en place de structures r épublicaines. Dés le 8 mai 1977, le jour de l’adoption de notre souveraineté nationale par la voie de Référendum et des premières élections législatives, j’ai été aux côtés du regretté Ahmed Dini (père fondateur de notre Indépendance et premier Président de l’Assemblée nationale) en qualité de premier Secrétaire du Bureau de l’Assemblée nationale.

A ce titre,
j’ai participé à l’élaboration et à la vérification des principaux textes fondateurs et garants des institutions républicaines.

NOEL ABDI Jean-Paul

07/04/10 (B545) Radio-Trottoir : selon des sources généralement fiables, les membres du Comité des Brosses à Reluire auraient voté à une trés large marge majorité leur engagement en faveur du troisième mandat présidentiel. (Humour / ARDHD – illustration Roger Picon)

Bien que cela n’étonnera personne, il semble que le Comité de l’ordre prestigieux des Brosses à Reluire qui s’est tenu hier mardi, avait inscrit aussi à son ordre du jour, la position de l’ordre face au projet de troisième mandat pour Guelleh.
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Ce serait Yacin Elmi Bouh qui aurait ouvert la discussion avant le vote. Selon ses déclarations, les membres de l’Ordre auraient tout à perdre en ne s’engageant pas sans réserve en faveur d’une reconduction(*) de Guelleh à la tête du pays.

Il aurait ajouté avec l’éloquence qui est la sienne, que chacun des membres présents devaient tout à IOG, sa position sociale, son job, sa fortune et des droits de tirage sur le grand mécanisme de la corruption nationale.

Il aurait conclu en disant simplement : ne pas soutenir le troisième mandat de Guelleh, ce serait prendre le risque de perdre tous nos avantages et même pour certains d’entre nous, de passer devant une cour pénale pour détournement ou violation des Droits de l’Homme. Alors nous n’avons pas d’autres choix que de continuer à soutenir la dictature.

Personnellement, je vote pour un engagement absolu, sans faille ni réserve à Guelleh.
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Aden Awalleh Robleh a tenu à prendre la parole, avec une tonalité différente. Soutenir Guelleh, mes chers membres, nous l’avons fait sans compter nos efforts depuis dix ans. Certes continuer à le soutenir, c’est nous assurer notre confort et nos avantages, qu’il n’a jamais manqué de nous attribuer, j’en conviens.

Mais attention, le troisième mandat fait l’unanimité contre lui au sein du peuple. Et s’il y avait un vaste mouvement populaire, nous serions les premiers visés. Marquons notre différence avec intelligence et subtilité, en ne nous prononçant pas franchement en faveur de la révision constitutionnelle. Avec tout mon sens politique, ma brillante intelligence reconnue par le monde entier et mon expérience sans égale à Djibouti, je vous conseillerai de ne pas voter pour, ni d’ailleurs de voter contre.

Ne rien faire, comme je le fais depuis des années, c’est garantir notre tranquillité et assurer nos arrières en nous garantissant d’être toujours proche du futur gagnant, que ce soit Guelleh ou le peuple souverain …. !
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Aref Mohamed Aref a souhaité faire partager sa vision de la situation. Mes chers collègues, après avoir entendu les conseils éclairés de Yacin et d’Aden, permettez-moi de vous donner mon propre avis. Si nous ne rendons pas public, notre engagement en faveur du troisième mandat, Guelleh nous le fera payer très cher et je suis bien placé pour vous parler des prisons du royaume : Gabode, Ali Addé, etc… Nous sommes condamnés à soutenir officiellement le projet.

Cela dit, qui nous empêchera de le torpiller en privé. En jouant double jeu, avec prudence, comme j’ai toujours su le faire, nous serons beaucoup plus efficaces. En privé, annoncez que vous voterez pour moi et je m’engage sur mon honneur (même s’il a beaucoup rétréci depuis l’affaire de la farine) à vous maintenir dans vos rangs, postes et privilèges et même à augmenter vos droits de tirage sur le trésor public.

Un bon politique doit toujours faire l’inverse de ce qu’il dit et le contraire est aussi vrai. Suivez mon panache blanc et je vous conduirai à la victoire. Personnellement je voterai pour et j’agirai contre, fidèle aux principes de ma famille et de mon éducation …
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Mise aux voix, la mention en faveur du soutien au troisième mandat aurait recueilli 17 voix pour, 3 voix contre et 4 abstentions. Il a été inscrit sur le procès-verbal de l’Assemblée que 110 % des membres s’étaitent déclarés favorables à l’unanimité (?) pour un soutien à Guelleh et 7,6% s’étaient abstenus.

117,6 % ce n’est pas possible, me direz-vous ! Eh bien si ! Au royaume d’opérettes on ne perd jamais les bonnes habitudes. Tous les résultats électoraux sont toujours fraudés, même si c’est parfois de façon un peu maladroite ….

(*) Reconduction : comprendre le terme au sens de renouvellement et non de reconduite. Comme par exemple une reconduction à la frontière éthiopienne, comme le souhaiteraient la majorité des Djiboutiens (Note de l’ARDHD)