21/03/10 (B543) Nous proposons d’utiliser un logo qui soit commun à tous les sites (associations, amicales, syndicats) pour affirmer la forte détermination de ses animateurs à prévenir le viol de la Constitution et à le dénoncer. (ARDHD)

L’idée a été lancée par le Président de l’un des partis djiboutiens d’opposition au régime de Guelleh. Afficher sur tous les sites qui dénoncent le viol de la constitution pour un troisième mandat, un logo identique.

Roger Picon a beaucoup travaillé sur le sujet et il nous a proposé un vingtaine de modèles. Nous en avons sélectionné un (parce qu’il le fallait bien !), pour plusieurs raisons :

– clarté de lecture (Tons clairs et texte foncé),
– référence au drapeau et à l’identité djiboutienne,
– simplicité du message,
– …………..,

Plusieurs sites l’ont déjà adopté (GED, Groupe « Contre la Révision de la constitution sur FaceBook, …)

Nous proposons à tous les webmasters, d’utiliser ce sigle que nous mettons à leur disposition et d’ajouter en dessous à leur discrétion « IOG doit partir en 2011 ! Ce site participe activement à la campagne pour dénoncer et prévenir le viol de la constitution djiboutienne contre la volonté populaire. »

L’objectif étant de montrer qu’il y a une unité forte et solide contre la révision de la constitution.

Vous pouvez télécharger le sigle et l’utiliser, car il est offert « libre de tous droits » par Roger Picon et l’ARDHD.

Version JPG (340 x 360 px)

Version mini JPG (136 x 240 px)

Nous adressons un grand remerciement à Roger Picon pour ce travail et pour tous les autres dessins, qui illustrent parfaitement le site de l’ARDHD, ses positions et l’actualité.

16/03/10 (B542) La course à la magistrature suprème …. Déjà quatre candidats ont fait savoir qu’ils se positionnaient sur la grille de départ. Un point d’étape (ARDHD)

Selon les informations que nous avons reçues (la liste n’est pas limitative), nous aurions actuellement :

Monsieur Mohamed Daoud Chehem, président du PDD, qui a déclaré son intention de se présenter à l’élection présidentielle, le 2 mars 2009. Depuis cette date, nous n’avons pas reçu de confirmation.

Monsieur Aden Robleh Awalleh, président du PND, qui a fait acte de candidature en début d’année,

Monsieur Ali Abdillahi Iftin, membre du bureau du GED, qui a émis une réserve : celle qu’IOG ne modifie pas la Constitution pour briguer un 3ème mandat illégal.

Monsieur Charles (Abdourahman) Borreh, dont nous venons d’apprendre la candidature dans France-Soir de ce jour.

L’ARD, de son côté, a fait savoir par la voix de MM Cassim A. Dini et Mahdi God, qu’elle n’envisageait pas de présenter un candidat dans le contexte actuel.

Il ne reste plus qu’à attendre la candidature d’IOG, qui passera forcément par une révision « en force » et contre la volonté populaire, de la Constitution djiboutienne qui limite à deux le nombre de mandats. La révision pouvant intervenir soit par référendum, soit pas décision de l’A.N..

A savoir que M. Robleh a proposé un moratoire qui consisterait à repousser l’élection présidentielle d’un ou deux ans, ce qui permettrait à IOG de se cramponner confortablement à son siège sans passer par un coup d’état constitutionnel (Merci M. Robleh !!!)

Mais la liste n’est pas close car d’autres candidatures sont possibles et attendues (par exemple du côté du MRD dont nous ne connaissons pas encore la position officielle) ou même et pourquoi pas (?) celle de Dileita au poste de Président potiche avec Guelleh comme premier ministre, investi de tous les pouvoirs.

De toutes les façons, l’élection n’aura lieu que dans un an …. et la course ne fait que commencer.

14/03/10 (B542) FreeDjibouti -> Rien n’est encore perdu

Par FreeDjibouti

Retrouvez l’intégralité des chroniques
de FreeDjibouti : lien

Je souhaite partager avec vous une évaluation de l’impasse dans laquelle se trouve notre pays et vous faire part de mes espérances pour la refondation. Jamais dans notre histoire commune, nous n’avons été confrontés à une telle violence systémique avec des rêves brisés, des espoirs trahis, des vies volées, des destins confisqués; tout se passe comme si le peuple djiboutien était condamné à une fatalité qui lui coupe les ailes et rend illusoire toute aspiration à une vie décente. Je m’inscris contre ce destin de résigné !!!…Rien n’est perdu.

Djibouti a besoin d’un nouveau leadership pour entrer dans la modernité.

Le monde qui s’ouvre devant nous est plein d’opportunités et d’incertitudes. Il requiert un nouveau type de leadership et de gouvernance capables d’anticiper et de mobiliser la société autour d’une vision orientée vers l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

En effet, la concurrence entre les nations sera de plus en plus féroce. Les certitudes du passé sont aujourd’hui bousculées par la persistance de la pauvreté de masse dans nos pays, la crise économique et alimentaire au niveau international, la guerre pour le contrôle des matières premières, les bouleversements technologiques et démographiques ainsi que la montée en puissance des diasporas, et l’émergence de l’Asie comme pôle incontournable de la mondialisation.

Au moment où une nouvelle génération de leaders émerge partout dans le monde pour mieux faire face aux défis d’un monde en perpétuelle mutation, notre pays ne saurait poursuivre son enracinement inexorable dans le passé sous la férule de la génération entrée dans la vie publique au lendemain des indépendances.

A son actif, cette génération a su préserver notre pays des conflits qui ont ravagé nombre de pays africains. Malgré l’espoir suscité par Guelleh lors de son accession à la présidence en 1999, le pays a fait un grand bond en arrière.

Compte tenu de son incapacité à enclencher le développement, la génération du Président Guelleh doit passer la main pour libérer les énergies créatrices et accroître les chances de modernisation du pays. En lieu et place des motions de soutien et des agapes pré-électorales dignes de l’époque stalinienne, nous souhaitons que s’affrontent dorénavant à Djibouti des projets de société mettant le citoyen et la jeunesse en particulier au cœur du développement économique et social.

Chaque génération a rendez-vous avec l’histoire. Nous devons prendre notre destin en main pour ensemble reconstruire Djibouti.

Donner des opportunités à la jeunesse

Permettez-moi avant de faire le point sur l’état de la nation, de jeter un regard sur cette jeunesse, celle de la majorité silencieuse que représentent des millions de jeunes djiboutiens qui n’exerceront jamais leur talent, car vivant dans une société aux critères de promotion sociale entièrement verrouillés, sans opportunités, ni perspectives de développement et rêvant en permanence d’exil pour se libérer de la misère.

Nombreux sont ceux qui à 30 ans révolus, bardés de diplômes, assoiffés de réussite n’ont jamais eu la chance de servir leur pays et pourront difficilement fonder une famille, en raison de la précarité de leur condition. Je pense en particulier aux vendeurs à la sauvette, aux étudiants, aux chômeurs et aux villageois démunis ainsi qu’à tous les jeunes désœuvrés dans les villes et campagnes. Pour redonner espoir à cette jeunesse, il est indispensable de remettre en marche, l’ascenseur social en transférant dans les autres domaines de la vie nationale, les valeurs de progrès et la reconnaissance du mérite.

Sortir de trois décennies de léthargie

Notre pays est à reconstruire après trois décennies de léthargie. La principale source du mal provient de notre dispositif institutionnel qui date d’une époque révolue. Reposant sur un système monocentriste fondé sur une hégémonie présidentielle qui écrase tous les autres pouvoirs, les institutions de la République sont dévoyées et destinées à servir d’instruments politiques pour mettre hors d’état de nuire toute voix discordante.

Les mécanismes de contrepouvoir, en l’occurrence, le système judiciaire, le parlement et les partis politiques ont été caporalisés. Nos libertés fondamentales et notre sécurité sont menacées au quotidien par une violence d’Etat qui a érigé l’arbitraire et l’intimidation en modes de gouvernement, au point de mobiliser occasionnellement les forces de troisième degré face à une population aux mains nues. Djibouti semble revenu aux heures sombres où des prisonniers politiques sont traités pire que de vulgaires brigands au mépris des règles de l’Habeas Corpus*.

Après avoir obtenu une réduction substantielle de la dette des différents organismes, Djibouti constitue une curiosité économique, avec une croissance anémique qui trouve ses origines dans le pilotage à vue et l’improvisation qui caractérisent les politiques publiques.

  • Le tissu économique est devenu exsangue à cause d’un environnement des affaires inadéquat, d’une pression fiscale insoutenable et du délabrement des infrastructures.
  • La consommation d’électricité par tête d’habitant et le pourcentage de routes bitumées sont largement inférieurs à la moyenne des pays à faible revenus. Incapable de créer des emplois, le Gouvernement recrute massivement dans la fonction publique et l’armée dans l’improvisation totale, sans tirer les leçons des errements du passé ayant conduit le pays dans l’ajustement structurel.

Pire, dans ces corps ossifiés depuis la période coloniale, il n’y a aucun plan de carrière pour les fonctionnaires et nos forces de défense dont beaucoup partent à la retraite sans avoir eu l’opportunité d’exercer la plénitude de leurs talents. Erigées en secret d’Etat, les revenus du port et de l’aéroport n’ont pas permis d’améliorer les conditions de vie des camerounais.

En raison de l’absence de politique de santé publique ambitieuse, les hôpitaux sont devenus de véritables mouroirs et l’espérance de vie des djiboutiens se rétrécit inexorablement. Gangrenée par la corruption et l’inadaptation aux défis du monde moderne, l’école de la République est aujourd’hui incapable de fournir à la nation les esprits éclairés et la masse critique de leaders et de main d’œuvre indispensables au développement. En matière d’emploi et d’accès aux Grandes Ecoles de la République, le RPP a institutionnalisé le népotisme en s’évertuant à faire la part belle aux enfants de la nomenklatura au détriment des djiboutiens de la base qui n’ont pour seule arme de mobilité sociale que le savoir et la soif de réussir.

Jadis respecté à l’étranger, notre pays a disparu de la scène internationale. Il n’est plus reconnu que pour son rang en matière de corruption et des faux rapports.

Toutes ces dérives se traduisent par la dégradation quotidienne des conditions de vie des populations, ainsi qu’en témoignent la paupérisation dans nos villes et nos campagnes.

A cet égard, mes pensées vont particulièrement vers tous nos compatriotes victimes de sinistres divers au cours de l’année écoulée en raison de la démission des pouvoirs publics de leurs missions régaliennes. Compte tenu de l’absence de clarté du recensement de la population, Djibouti ne saurait sereinement se projeter vers l’avenir, car il s’apparente à une famille qui élabore quotidiennement son budget sans savoir le nombre de personnes vivant sous son toit. La vérité est que si notre pays en est arrivé à ce niveau de recul, c’est principalement à cause d’un mode de gouvernance régressif et de notre passive complicité.

C’est dans ces conditions que s’annonce la troisième République. Le choix qui s’offre aux Djiboutiens est de savoir s’ils veulent –pour eux et leurs enfants- que les trente prochaines années soient un simple prolongement des trois dernières décennies marquées par la misère, l’exclusion, le culte de la médiocrité et l’absence d’opportunités pour un grand nombre.

La transition piégée

La route qui mène vers la troisième République est semée d’embûches. Au cours du mandat qui s achève, oubliant qu’il était le président de la Nation toute entière, le président de la République a renforcé le repli identitaire du régime. Dans l’histoire de Djibouti moderne, jamais un groupe n’avait concentré autant de leviers du pouvoir. Sous la première République, le Président FEU Gouled s’était entouré de fidèles, reflétant les composantes de la nation. La deuxième République a institutionnalisé le sectarisme dans la gestion de l’Etat.

Deux constats permettent d’étayer cette conclusion. En premier, le renouvellement des élites sous le RPP ne s’est opéré que dans l’aire géographique du président. Dans les autres provinces, le Président Guelleh s’est entouré de quelques caciques de sa génération cantonnés aux fonctions périphériques. En second, le président a confié les principaux leviers du pouvoir politique, économique et militaire aux ressortissants de son environnement géopolitique et surtout tribal, qu’il s’agisse des postes de souveraineté au gouvernement (Défense, Sécurité, Economie et Finances et Affaires Etrangères, etc) ou encore des principaux postes au sein des administrations centrales, de l’armée, de la police et des entreprises publiques. Ce népotisme institutionnalisé a eu un impact limité sur les conditions de vie des populations des provinces du Nord et du Sud.

Face aux desseins funestes du régime, nous avons probablement fatigué le ciel de nos imprécations. C’est maintenant qu’il faut s’organiser pour ne pas subir notre destin tel que concocté par le régime de Guelleh. Notre diversité fait notre richesse et notre force. Jamais, nous ne devons céder aux manipulations ou aux démons de la division d’ordre ethnique ou linguistique.

A un an des élections, l’opposition n’a pas présenté de plan d’action. Malgré la répression ambiante, les medias sont devenus aujourd’hui la source de contrepouvoir. Désabusée, la jeunesse espère secrètement le changement sans y croire et s’accommode de plus en plus de l’anomie qui a généralisé le mal-vivre dans toutes les couches sociales. En réalité, Il manque à ce grand mouvement d’espérance, l’incarnation d’un leadership assumé. Le président Guelleh croit à son destin. Je ne vois pas pourquoi, en ce qui nous concerne, nous ne croirons pas à notre pays. Contre la farce électorale qui se prépare pour bientôt, faites la mesure de votre engagement.

Au lieu de nous mettre discourir sans fin sur les manquements du RPP, nous devons nous poser la question de savoir ce que nous devons faire pour l’arrêter et proposer un projet d’alternance. Car Djibouti a besoin d’une ambition nationale pour un nouveau départ s’appuyant sur un souffle nouveau. (Je partagerai avec vous des propositions pour les chantiers de la Refondation de Djibouti dans un autre article)

La démarche du Changement

Il est temps de passer de la gestion de la pénurie à la création de richesses et du népotisme à la méritocratie. Il n’y a pas de Djibouti du Nord et celui du Sud. Il y a une seule nation avec un destin commun. Notre diversité constitue une richesse inestimable que nous transformer en réalité. Pour construire une nation prospère, solidaire, fière de sa diversité et offrant des opportunités à tous, il est indispensable de mettre un terme à l’expérience du RPP. Cela m’amène à partager avec vous la démarche du changement.

Le premier impératif est l’unité dans l’action. Nous devons, si vous le voulez bien, travailler au plus grand rassemblement jamais réalisé dans l’histoire politique de Djibouti. Pour ce faire, il est important d’aller au-delà des composantes actuelles de l’opposition pour englober les forces politiques et sociales, notamment la société civile, les intellectuels, les jeunes, les avocats, les artistes, les masses rurales et urbaines, les travailleurs des secteurs non structurés et toute la majorité silencieuse des camerounais, sans oublier la diaspora qui constitue un vecteur important du changement.

Le deuxième impératif à satisfaire porte sur la mise en place d’un projet politique alternatif. J’ai la ferme conviction que pour relever le défi de l’unité, il faut s’adosser sur un projet politique qui, dans son essence, doit marquer une véritable rupture.

Cette rupture par rapport à l’ère du RPP est un défi de gouvernance, celui de notre capacité à fonder l’action publique sur des valeurs et des principes partagés à partir desquels nous bâtissons l’élan collectif pour une prospérité partagée.

Pour ce faire, je propose que les forces du Changement lancent le plus tôt possible 2010, les Assises Nationales de la Refondation pour définir ensemble un projet alternatif sous la conduite d’un groupe de personnalités de l’intérieur comme de l’extérieur ayant une autorité morale et représentatif des composantes politique, économique, sociale et culturelle de Djibouti.

Il ne s’agit nullement de promouvoir un esprit revanchard ou de faire une chasse aux sorcières. Il s’agit plutôt de marquer une différence nette avec les motions de soutien par l’organisation d’une série de Tables Rondes ayant pour objectif de définir les politiques à mettre en œuvre dans les différents domaines de la vie nationale pour améliorer les conditions de vie des djiboutiens.

Compte tenu des spécificités de notre pays, il est indispensable de dédier un site internet aux Assises de la Refondation pour que des djiboutiens de l’intérieur et de la diaspora puissent apporter leur contribution au projet pour l’alternance. Une telle démarche doit s’appuyer sur une communication efficace en association avec les média et les artistes, ainsi qu’une mobilisation dans nos villes et campagnes pour sensibiliser les populations sur le changement et les aider à se faire enregistrer sur les listes électorales.

La capacité et la détermination des djiboutiens et de la jeunesse en particulier à défendre le droit de vote garanti par la constitution constitue un levier fondamental du changement. Je suis conscient des obstacles à surmonter sur le terrain et des moyens limités de nos compatriotes de l’intérieur. Je demeure néanmoins serein quant à notre capacité à réussir le changement, car le monde autour de nous est en pleine mutation.

L’usage démesuré de la force pourrait engager la responsabilité individuelle des mandataires et de leurs mandants auprès de la communauté internationale. Les ressources sont mobilisables, à condition de convaincre un grand nombre autour d’un dessein national.

Ce constat m’amène naturellement à réitérer à l’endroit de mes compatriotes vivant à l’étranger que le Djibouti a besoin de votre énergie, de votre intelligence et de votre action pour mener à bien le Changement. Mieux que quiconque, vous connaissez les difficultés que traverse notre pays.

Malgré vos multiples sacrifices pour subvenir aux besoins de vos familles restées à Djibouti, il n’y a aucune politique cohérente visant à améliorer durablement leurs conditions de vie, à faciliter votre intégration à Djibouti ou à vous permettre d’exercer pleinement vos droits de citoyens. En misant sur le Djibouti, nous pouvons avoir un meilleur impact pour nous-mêmes, nos familles et notre avenir commun.

Il est temps que nous mettions de côté nos égoïsmes et les clivages divers qui du reste sont la création du régime, pour nous mettre au service de notre cause commune: Djibouti. Pour ce faire, je travaille très étroitement avec nos compatriotes de l’Europe et envisageons de fédérer nos efforts en un forum de coordination des djiboutiens de l’étranger pour constituer une force de proposition, de lobbying et de mobilisation de ressources financières et humaines pour agir.

Je n’en doute pas, une démarche concertée autour des Assises Nationales de la Refondation pourrait tracer les sillons d’un espoir collectif par lequel notre pays sortira de l’impasse. Il faut vous en persuader et en convaincre tous les sceptiques afin que tous ensemble nous soyons pénétrés par la force invincible de l’espérance.

Car lorsque, de nouveau, le peuple djiboutien commencera à vivre avec espoir, il n’aura aucune peine à trouver l’énergie salvatrice qui permettra à notre pays de se réconcilier avec lui-même et de voir l’horizon d’un monde nouveau s’ouvrir pour tous ses citoyens, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes.

Je terminerai sur ceci :

On dit des Africains qu’ils ne sont pas prêts pour la démocratie, alors, en reprenant une formule déjà utilisée, je m’interroge : ont–ils jamais été prêts pour la dictature ? » Wole SOYINKA

Djiboutiennement

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

*L’Habeas corpus Act est une loi (bill), votée par le Parlement anglais en 1679 sous le roi Charles II d’Angleterre, qui stipule que toute personne arrêtée par un puissant doit être présentée dans les trois jours devant un juge, qui peut décider de sa libération.

07/03/10 (B541) Communiqué de l’UDDESC pour dénoncer le projet de violation de la constitution par Ismaël Omar Guelleh

République de Djibouti – Réf : 002C/AN10 – Suisse, le 04/03/2010

COMMUNIQUE

La première décision officielle de la modification illégale et anti-démocratique de la constitution
nationale Djiboutienne a lieu publiquement le mercredi 03 février 2010 au cours du congrès du parti
politique, Rassemblement Populaire pour le Progrès.

Au pouvoir depuis l’accession à l’indépendance
de la république de Djibouti.
Monsieur Ismaël Omar Guelleh, président de la république, président du parti au pouvoir, premier
magistrat de la justice, chef de l’armée, chef du gouvernement et ainsi de suite, a tenu au cours de
son intervention les propos suivants : «… la constitution ne me permet pas d’instaurer un royaume,
de brader le territoire Djiboutien, d’interdire le multipartisme à Djibouti mais par contre il m’est
possible de la retoucher.

J’invite sur le terrain de jeux à ceux qui ne font que gazouiller dans leurs
coins … »

Sur cet extrait nous pouvons lire en premier lieu que Ismaël Omar Guelleh a officiellement confirmé
sa détermination de modifier la constitution nationale afin de rester au pouvoir au détriment des
principes démocratiques et du souhait des Djiboutiens.

D’ailleurs tout le monde sait qu’il n’existe pas un article ou des lois permettant à un président d’un état
de transformer pour ses intérêts personnelles les lois nationales. Ce qui est contradictoire aux
instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux.
Et en deuxième lieu il nous fait savoir indirectement la future politique de son troisième mandat.

Un
proverbe somalien dit : « Doqon garab dhig hadii u garanwaayona gosha ugali.» Ce qui signifie en
français (un idiot, tu lui tire sur les ailes et s’il ne réagit pas tu l’achèves).

Il est tout à fait clair que les partis politiques (oppositions et inféodés) n’auront plus droits de cités à
Djibouti, qu’il y’aura à la tête du pays un royaume familiale mais l’expression « bradage du territoire
Djiboutien » reste un point d’interrogation.

De ce fait, l’UDDESC appel à tous les organisations, les partis politiques et toute personne influente
ou opposée à cette nouvelle mascarade anticonstitutionnelle de se retrouver à une table pour
mettre en place des démarches concertées.

L’UDDESC, s’engage de son coté à instruire des plaintes et des dénonciations devant les institutions
régionales et internationales.

Non à une falsification de la constitution nationale.

Non à une régression économique, politique et sociale.

Non à la mascarade anti-démocratique.

25/02/10 (B539) Groupe « République de Djibouti » – Mise en ligne d’une pétition.

Le Groupe « République de Djibouti » nous informe du fait qu’il a mis en ligne une pétition pour dénoncer les dérives anti-démocratiques du régime djiboutien et réclamer l’institution d’un régime qui respecte les droits de l’Homme et les citoyens.

Une démocratie à Djibouti pour 2011
___________________

Pour signer la pétition, rendez-vous à l’adresse :

http://www.mesopinions.com/Une-Democratie-a-Djibouti-pour-2011-petition-petitions-83ccb737e12252f64355e1a775848ec5.html

___________________

L’ARDHD rapelle qu’elle avait mis en ligne le 16 mars 2009, une pétition initiée conjointement avec le GED et Uguta-Toosa pour dénoncer les dérives du régime et manifester le refus des signataires de cautionner un amendement de la constitution djiboutienne. La pétition avait reçu le soutien de SURVIE.

Plus de 500 signatures avaient été enregistrées avant que cette pétition dont le texte est rappelé ci-dessous, n’ait été fermée prématurément le 8 mai 2009, pour mettre un terme aux attaques fomentées par des agents du régime, dans le but de la décrédibiliser.

___________________ Texte

Lettre adressée au Président de Djibouti



Après dix ans de mandat présidentiel d’Ismail Omar Guelleh, la population djiboutienne dresse un bilan désastreux. Non seulement le pays s’enfonce dans une crise économique dont les effets sont mesurables, en constatant, par exemple la baisse constante du pouvoir d’achat des familles et l’augmentation du taux de chômage (90 % de demandeurs d’emploi selon les secteurs), mais les libertés sont réduites progressivement : il n’y a plus de média libres à Djibouti. Tous les sites internet d’opposition sont censurés. La justice est aux ordres du pouvoir et a perdu toute crédibilité.



Dans ce contexte de favoritisme tribal, d’effondrement des services publics (enseignement, santé, prestations sociales, justice, armée, etc.), et de corruption généralisée, les dignitaires des partis au pouvoir lancent aujourd’hui un appel pour que la Constitution djiboutienne soit révisée, afin de permettre au Président actuel de solliciter un troisième mandat.



Ces personnalités, inféodées au pouvoir, ont avant tout un intérêt personnel à ce que le système clientéliste perdure. Malgré cela, elles prétendent être porteuses d’un message populaire en faveur de cette violation constitutionnelle dangereuse.



Afin de mettre un terme à ces allégations non fondées et de montrer que la société civile ne partage pas ce point de vue, les partis d’opposition djiboutiens, les syndicats libres et les associations s’associent pour dénoncer une manœuvre honteuse, injuste et anti-démocratique. Imaginez ce qu’il adviendrait de la crédibilité des Constitutions, si chaque Chef d’Etat décidait de réviser les articles au gré de ses désirs et de ses intérêts ?



Le peuple djiboutien aspire à la Paix, à la Justice et à l’égalité des chances. Il appelle l’avènement d’un régime juste qui saura prendre les décisions propres à reconstruire le pays et à permettre à chacun d’exercer ses droits et ses devoirs dans le respect de la Constitution non modifiée et des différentes chartes internationales.



En approuvant cette pétition, les signataires expriment leur refus de réviser la constitution pour permettre au Président de briguer un troisième mandat et pourquoi pas d’autres ….



Les partis et associations ci-dessous ont élaboré cette pétition, qui est ouverte à l’ensemble de l’opposition, aux représentants de la société civile, à toutes les Djiboutiennes et Djiboutiens et à tous ceux qui estiment qu’il est urgent de mettre un terme à l’état de dictature à Djibouti.


ARDHD

UGUTA-TOOSA

GED


25/02/10 (B539) Lettre ouverte au Président Guelleh qui lui est adressée par un lecteur résidant au Canada.

Lettre ouverte au président de la république de Djibouti, monsieur Ismaël Omar Guelleh,

 

Excellence,

Tout d’abord permettez-moi, monsieur le président, de vous souhaiter, en ce début d’année, mes meilleurs vœux de bonheur, de prospérité et de bonne sante.

Que dieu vous donne une sante éternelle pour vous ainsi que l’ensemble de votre famille !

Je m’adresse à vous dans ce courrier non seulement en votre qualité de premier Magistrat du pays mais aussi en tant que citoyen qui aime son pays comme tout autre citoyen djiboutien.

Je vous adresse ce courrier au nom de la nation djiboutienne : celle du peuple djiboutien, celle de nos grands parents, celle de nos pères et de nos mères, celle de nos enfants, de nos militaires, de nos fonctionnaires, de nos ministres, de nos députes, de nos enseignants, de nos artistes et de tous les responsables politiques djiboutiens.

Je vous prie, monsieur le Président, de ne voir aucun intérêt personnel dans ma marche, ni la moindre arrière pensée dans ce courrier que j’ai l’honneur de vous adresser. Seuls ma conscience et mon devoir vis-à-vis de notre patrie ont motivé mon geste.

Ce courrier est porteur d’un message national de la part du peuple djiboutien.

Le Peuple vous dit une seule et unique chose :

L’heure est venue pour vous de quitter le pouvoir dans la dignité et dans l’intérêt national de notre pays.

Monsieur le président, cette requête n’émane pas d’un parti politique ou d’un individu isolé. Le message qui vous est transmis a travers ce courrier n’est autre que l’expression nationale de tout un peuple, le souhait partagé de tout un peuple, c’est-à-dire celui de vos compatriotes djiboutiens et djiboutiennes.

Rien dans nos institutions ne laissent imaginer que la fonction que vous occupez en tant que chef de l’Etat soit éternelle ni qu’elle émane de la puissance divine.

La Constitution de notre pays le stipule clairement que cette fonction a une limite dans sa durée. Le moment est donc venu pour vous de respecter le texte qui organise le pouvoir et de le quitter dans la sérénité et dans la Paix.

Vous avez eu le temps de faire ce que vous avez pu pour le Pays, comme vous l’entendiez. Aujourd’hui le dernier service à lui rendre est de vous retirer du pouvoir puisque vous arriverez dans un an, au terme de votre mandat.

Les Djiboutiens ne vous demandent pas de partir par la petite porte ni sous la contrainte, ni dans le déshonneur ! Au contraire ils vous demandent simplement de montrer l’exemple en agissant en Républicain convaincu et respectueux des institutions et des textes qui disent clairement ceci à propos de la fonction p résidentielle dans l’article 23

« le président de la république est élu pour six ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il n’est rééligible qu’une seule fois. »

Par référence à cet article, votre mandat présidentiel arrivera à son terme, le 9 avril 2011. Vous avez le temps de prendre vos dispositions et de vous y conformer avec sagesse et un sens des responsabilités et de l’histoire qui jugera.

Croyez-moi, Monsieur le Président, en faisant ce choix digne d’un r épublicain, vous gagnerez l’estime de tout un peuple. Mieux encore, vous en sortirez grandi, vous en serez honoré et vous aurez légué à la mémoire nationale, un héritage indélébile.

On se souviendra de vous comme un président qui aura quitté le pouvoir dans l’honneur et dans le respect des institutions du pays. Présider aux destinées de toute une nation n’est pas une responsabilité quelconque, Monsieur le Président , mais vouloir s’éterniser au pouvoir est la pire erreur qu’un Président puisse commettre.

Tenter de vous imposer contre la volonté du peuple djiboutien, au prix d’une violation flagrante de notre constitution, sera contreproductive. Pire encore, ce choix placerait notre le pays dans une situation périlleuse : anarchie, risque d’embrasement intérieur.

Il vous incombe donc à vous et à vous seul de nous éviter le drame qui pourrait ruiner l’avenir de notre pays. Les semaines et les jours à venir seront décisifs pour le destin de notre pays.

Monsieur le Président, les Djiboutiens veulent que vous leur annonciez publiquement la nouvelle qu’ils attendent depuis longtemps : celle de votre départ du pouvoir afin de préparer le Pays à l’organisation d’élections libres et transparentes pour que vos compatriotes puissent choisir démocratiquement votre successeur.

Je vous en prie, Monsieur le président, n’hésitez pas une seconde de plus, pour faire ce geste salvateur et républicain.

Agissez en votre âme et conscience et refusez d ’écouter ceux qui vous supplient de rester au pouvoir. Car ceux-là, uniquement pour satisfaire des ambitions et des intérêts personnels vous rendront un mauvais service et vous entraîneront dans une spirale infernale.

L
e moment est venu de choisir la voie de la sagesse, celle de la raison et de la responsabilité que vous confère la fonction que vous oiccupez.

Ayez le courage d’agir en héraut et de quitter le pouvoir comme un grand homme. en agissant dans cette directeion vous allez vous honorer vous-même, votre famille et l ’ensemble du peuple djiboutien.

Et le jour où Dieu vous rappellera, c’est un grand honneur qui sera gravé sur votre pierre tombale.

Le peuple djiboutien vous dit d’avance. « Merci monsieur le Président d’avoir respecté la Constitution ! »

Hassa Houssein
Un compatriote djiboutien
Montréal canada

24/02/10 (B539) Lettre ouverte d’un citoyen djiboutien au Président de la République de Djibouti, pour lui demander de ne pas amender la Constitution dans le contexte actuel. (Abdillahi Abdi Ahmed)

L’original de la lettre est téléchargeable ici (En Pdf)


Abdillahi Abdi Ahmed
Diplômé de l’Institut d’Etudes
politiques d’Ottawa

Djibouti, le 22 février 2010

 

Lettre ouverte
au Président de la République

 

Monsieur le Président de la République,

En 1992, notre pays s’est doté d’une nouvelle constitution et a pris la voie de la démocratisation avec le
multipartisme. Dix-huit ans après, le déficit démocratique est toujours profond. Les élections manquent de
transparence et ne sont pas équitables. L’absence de canaux d’information audiovisuels libres témoigne du non-respect du droit à l’information des citoyennes et des citoyens.

La fonction publique n’est plus qu’un instrument du pouvoir en place puisque seul(e)s les fonctionnaires épousant la ligne des partis au pouvoir sont promus.

Les offres à conmandes ainsi que les contrats s’écartent des rêgles du mérite et ne sont miraculeusement décrochés que par
les mêmes foumisseurs. L’embauche des diplômés n’obéit pas au principe d’équité et bien des jeunes sont isolés et/ou forcés à l’émigration.

Excellence, sur ce fond de dysfonctionnement de nos institutions politiques, en mai 2009, des membres du parti
que vous présidez ont manifestement avancé l’idée d’amender la constitution de notre pays.

Certes, une telle action
peut être démocratique, mais seulement suite à un reférendum ou à un vote des représentants du peuple quand ces
demiers jouissent d’une légitimité assez forte, ce qui n’est pas le cas actuellement. Comme vous le savez aux élections législalives de 2008, il y a eu 148 000 votants sur notre population de 805 000 habitants et le taux de
suffrage en faveur des députés a été de 72 %. Ce qui nous amène à considérer que moins de 15% de la population ont approuvé les
députés siégeant à notre Assemblée.

Il me semble alors, Monsieur le Président de la République, qu’en tant que garant du Respect de la première loi du
pays et symbole de notre souveraineté, il serait hasardeux, dans le contexte actuel où la désaffection de la
population à l’égard de la politique du pays est grandissante, d’imaginer une sortie de crise dans notre pays en
faisant amender notre constitution par des députés jouissant d’une telle légitimité.

Dans l’espoir que la grandeur de notre pays sera réalisée par le pluralisme, je vous prie de bien vouloir agréer,
Monsieur le Président de la République, l’expression de mes sentiments respectueusement dévoués.

Abdillahi Abdi Ahmed
abdil-ahmed@intnet.dj

 

19/02/10 (B538) Appel Urgent à l’ARDHD. Arnaoud se venge sur les signataires du Clan Yonis Moussa et ayant recours à des menaces non voilées, il leur impose de signer une pétition en sa faveur. (Lectrice)

Attention : à Djibouti, il ne faut jamais s’adresser à IOG. Les Odahgob en pâtissent et les signataires sont persécutés !

A Djibouti on ne sait plus sur qui on peut compter. Les députés non issus des Odahgob gardent le silence, les militaires non Odahgob rigolent en douce. On a l’impression que tous les autres Issas sont contre nous.

C’est pour ces raisons, car l’équipe de l’ARDHD est neutre et réagit avec objectivité pour donner la parole et défendre toutes les personnes qui sont persécutées pour leur libre expression, toutes les personnes persécutées pour des raisons raciales, ethniques ou tribales (ce qui est notre cas).

Le contexte
Moi je suis une Issack très proche de l’épouse d’Arnaoud et je m’appelle Degmo Idriss Moumin. Je suis mariée à un Will Moussa.

Je vous envoie cette lettre d’appel en tant que Défenseurs des Droits de l’Homme afin de dénoncer les agissements d’un régime en perte de vitesse, d’un régime dictatorial.

Les faits.
Le 24 janvier 2010, cent cinquante (150) notables de la famille YONIS MOUSSA, dont les intellectuels avaient dénoncé, par lettre « avec des belles salutations parfumées », auprès d’IOG la politique actuelle de répresion qui circule et qui sème la peur et la terreur parmi tous les Will Moussa (ODAGOB et les Saad Moussa dont je suis proche, étant une nièce d’Ismaël Guedi Hared)

Cette politique est dangereuse. Elle se propage depuis qu’Aden Robleh a dénoncé les tentatives d’un Coup d’Etat Constitutionnel. Afin de ne pas tomber sur le chemin du Niger, je précise que tous les signaux avant-coureur d’un possible onflit armé sans précédent à Djibouti sont perceptibles.

Cette politique risque de nous entraîner dans la spirale infernale « violence–répression ». Cette politique néfaste est soutenue activement par le Président de l’Assemblée nationale qui cumule cette fonction avec la charge de Secrétaire général du RPP., mais dans les faits c’est aussi le Secrétaire général de l’UMP.

Cela explique ses interventions musclées lors des Congrès et/ou Conventions des applaudisseurs Gabayo, Jean-Maire et consorts.

« L’Handicapé » du 4 mars 2009 (lire notre article de l’époque -NDLR), non seulement continue à intimider le Président Aden Robleh Awaleh en disant à qui veut bien l’entendre qu’il « jettera Aden Robleh à Gabode, s’il continue à refuser de se mettre sous les bottes d’IOG et de son épouse Khadra M. Haïd ».

Pire encore avec ses amis du SDS qu’il avait rejoint (qui l’avaient « récupérés ») après de brillantes études de kinésithérapeute aux doigts magiques, l’énergumène menace à domicile tous les signataires de la missive « Yonis Moussa » adressée au Chef de l’Etat. Il n’est pas rare que l’on procède parfois à des coupures ciblées d’électricité et d’eau à leurs domiciles respectifs. Certains enfants et leurs mères sont constamment harcelés.

Face à cette situation dramatique et aux pressions et harcèlements exercés sous les ordres d’Arnaoud, certains parmi les 150 signataires, par peur de représailles encore plus violentes, ont du se résoudre à apposer leur signature sur une pétition qui va être publiée la semaine prochaine dans la feuille de choux d’Arnaoud « Le Progrès » et dans laquelle les signataires affirment leur confiance et leur allégeance au Président de l’A.N. … !!!

Madame Degmo Idriss Moumin