23/11/05 (B325) ACTUS : lettre ouverte du Secrétaire Général au Président de la République sénégalaise au sujet de l’extradition d’Hissène Habré.

ACTUS

PARIS, LE 20 NOVEMBRE 2005

OBJET: AFFAIRE HISSÈNE HABRÉ

 

LETTRE OUVERTE À SON EXCELLENCE
MAÎTRE ABDOULAYE WADE
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SÉNÉGALAISE

EXCELLENCE, MONSIEUR LE PRÉSIDENT,

Les regards du peuple martyr du Tchad et celui du monde entier sont orientés depuis bientôt une semaine vers votre pays et sa justice.

En effet, l’arrestation de l’Ex-dictateur et Président Hissène Habré (qui vit un exil doré de 15 ans à Dakar ) suite à la demande d’extradition de la justice belge à compétence universelle, est une nouvelle qui réjouit tous les démocrates, le peuple tchadien et toutes les victimes africaines qui gémissent sous les rouleaux compresseurs des dictateurs, qui, hélas, comme au Tchad, pullulent encore sous les cieux de la Françafrique ou le pré-carré français d’Afrique.

Excellence Monsieur le Président, nous ne relaterons pas ici, les innombrables crimes contre l’humanité commis par l’Ex-Président Hissène Habré en 7 ans de règne de 1982 à 1990. Cependant, nous soumettons à votre profonde conscience les extraits du rapport sur les crimes de Hissène Habré,

– tout d’abord en tant qu’être humain, puis en votre qualité de juriste et Homme de lois (Avocat à la Cour d’Appel de Dakar, Membre de l’Académie Internationale de Droit Comparé de stockholm-suède, Membre de l’International Academy of Trial Lawyers, Expert/consultant International),

– en votre qualité de l’un des rares Présidents du Pré-carré français démocratiquement élu par le Peuple sénégalais. Dans ce Pré-carré français où les hold-up électoraux présidentiels sont érigés en système politique avec pérennisation des pouvoirs autocratiques, criminels et dictatoriaux ( la figure représentative de cette espèce de dirigeants criminogènes, est le Général-Président Idriss Déby, ancien bras droit droit de Hissène Habré, et responsable de la mort de plus 25.000 morts en 15 ans de règne selon les rapports provisoires des ADH),

– et enfin en votre qualité de Président du Sénégal, qui est régulièrement cité en exemple comme modèle de démocratie réussie sur le continent africain. Quelques extraits du rapport de la Commission d’Enquête du Ministère tchadien de la Justice de 1992 vous édifieraient au mieux sur les faits. Les effroyables crimes de Hissène Habré y ont été stigmatisés :

– « Le régime de Hissène Habré, de 1982 à 1990, fut marqué par de graves et constantes violations des droits de l’homme. Par périodes et en procédant à des arrestations collectives et des meurtres de masse, l’ancien tyran a persécuté différents groupes ethniques dont il percevait les leaders comme des menaces à son régime, notamment les Sara et d’autres groupes sudistes en 1984, les Arabes, les Hadjaraï en 1987 et les Zaghawa en 1989. Même si le nombre exact des victimes reste à ce jour inconnu, la Commission d’Enquête du Ministère tchadien de la Justice a chiffré en 1992 le sombre bilan des années Habré à « plus de 40 000 victimes dont 4.000 identifiées nommément, plus de 80.000 orphelins, plus de 30 000 veuves et plus de 200 000 personnes se trouvant, du fait de cette répression, sans soutien moral et matériel ». La plupart des exactions furent perpétrées par la terrifiante police politique de Habré, la Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS), dont les directeurs ne rendaient des comptes qu’à Hissène Habré et appartenaient tous à sa propre ethnie, les Goranes. »

– Une des rescapées Madame Khadidja Hassan Zidane arrêtée et relâchée plusieurs fois, a totalisé environ une année de détention accompagnée de tortures à l’électricité dans les locaux de la DDS.

Elle affirme avoir connu toute la panoplie des méthodes de torture dans une cellule exiguë et chaude comme un sauna. Elle y restera, quasiment dans la même position, pendant trois mois et dix-huit jours. Elle porte les stigmates laissés par les coups de baïonnettes, les brûlures dues à l’électricité… « Le jour où Hissène Habré sera jugé à Bruxelles, je promets de me dénuder entièrement pour montrer au monde les souffrances que j’ai endurées sans avoir rien fait de répréhensible », souligne-t-elle.

« Je me souviens qu’Hissène Habré assistait personnellement aux tortures, assis sur une chaise ou un fauteuil, feignant l’indifférence, les pieds posés négligemment sur une table. Et puis, il est venu plusieurs nuits de suite, muni d’une lampe électrique et tuait chaque fois quelqu’un avec une arme de poing muni d’un silencieux… », « ..tout ce que je veux c’est faire face à Habré et lui demander pourquoi il a fait ce qu’il fait. C’est tout ».

– le jeune Clément Abaïfouta, alors jeune bachelier qui rêvait de devenir Médecin afin de servir son pays, avait le tord d’avoir eu pour oncle un opposant, le Professeur Facho Ballam. Ce lycéen qui s’apprêtait à s’envoler pour l’Allemagne afin de suivre les études médicales, a été arrêté dans la nuit du 12 juillet 1985 par des hommes en tenue militaire. Il fut embarqué pour une destination inconnue.

« Pendant quatre ans, j’ai enterré des cadavres à raison d’au moins sept par jour. Par deux fois, nous avons creusé des fosses communes pour enterrer de nombreux corps…»

– Djimadoumadji N’garkete Bainde, l’un des Tchadiens qui ont déposé une plainte contre M. Habré en Belgique en 2001, affirme que le régime de l’ancien président est responsable de la mort de 29 membres de sa famille.

Il a précisé que l’une de ses cousines, qui vit dans la capitale tchadienne, N’djaména, rencontre encore parfois certains de ses tortionnaires.

« Quatre hommes de main de Habré l’ont violé sur le cadavre de son père », a-t-il déclaré.

« Habré a brûlé des villages entiers et contaminé des puits. Il a armé des enfants de huit ans à peine » a t-il dit depuis Liège, en Belgique, où il est directeur d’un centre pour la jeunesse africaine.

Ces trois extraits de témoignage des rescapés du camp de la mort qu’était la piscine de la DDS, témoignent si besoin est, de la nature criminogène de l’Ex- Président Hissène Habré, qui, par ses actes gravissimes, ont heurté la conscience collective de tous les Tchadiens. En effet, toutes les familles ont été victimes de ces années de plomb.

Excellence Monsieur le Président, votre déclaration à RFI le 11.11.2005 « Je ne sais pas ce qu’il va en advenir, c’est à la Cour à décider et moi je suivrai la cour d’appel », a-t-il ajouté.

« Mais je ne ferai rien sans consulter l’Union africaine (UA), parce que ce n’est pas un problème du Sénégal, c’est un problème africain », inquiète le peuple martyr du Tchad, victime de la tyrannie du Dictateur Habré. En effet, il est de notoriété publique que la plupart de ces Présidents, spécialistes des hold-up électoraux et qui gouvernent par la coercition, les assassinats, la délation, la corruption et la terreur, appelleraient incontestablement à la non-extradition de Hissène Habré en Belgique. De plus, votre éventuelle décision d’appliquer la décision qui serait arrêtée par vos pairs, serait considéré comme un désaveu de votre part de la justice sénégalaise et un blasphème pour les milliers des morts tchadiens.

Certains compatriotes africains par tradition séculaire d’hospitalité (la Téranga), au nom de la défense de la dignité africaine ou par pitié pour l’Ex-dictateur, s’opposent à l’extradition de Hissène Habré vers la Belgique. La Téranga sénégalaise a été malheureusement dévoyée par certains pour des raisons inavouées et inavouables.

Ni la Téranga, ni une quelconque religion ne sauraient protéger un criminel de la trempe de Hissène Habré , ni s’accommoder d’une situation qui relève d’un marchandage politique sur le dos du peuple tchadien profondément meurtri et assassiné.

Il y a là un certain négationnisme que nous tchadiens, profondément meurtris dans nos chairs clamons de vive voix.

Eprouver de la pitié pour un criminel invétéré et s’opposer à son jugement, c’est non seulement profaner la mémoire des milliers de morts mais c’est aussi faire l’apologie des crimes passés présents et futurs des dictateurs africains qui écument encore la scène politique du continent avec le soutien des puissances impérialistes capitalistes.

Chaque Africain conscient, peu soit-il, conviendrait que le noir depuis la traite négrière organisée par l’Europe et qui a duré 4 siècles (XVI ème au XIX ème, a touché environ 100 millions de victimes), suivie par la colonisation puis aujourd’hui par le néo-colonialisme de l’occident. Ce sont là une véritable tragédie pour notre continent qui portera à jamais les séquelles et stigmates. Les humiliations, le racisme, les discriminations, le mépris (plus de 50 noirs morts dans les incendies à Paris au printemps et en été derniers dans des immeubles vétustes, sans que cela ne puisse susciter des réactions dignes des politiques suite à la mort des être humains, et les récents drames des immigrés noirs des enclaves espagnols de Ceuta et Melila…) dont les noirs sont victimes partout à travers le monde des blancs, ne peuvent que susciter révolte, dégoût et mieux encore une révolution socialiste radicale pour la libération de l’Afrique, la mère patrie des peuples noirs et de sa diaspora.

Ces mêmes puissances impérialistes occidentales, qui se targuent de démocratie, sont les géniteurs des petites créatures criminelles et dictatoriales qui oppriment nos peuples. Hissène Habré et Idriss Déby en sont d’excellents spécimens.

La notion de démocratie à géométrie variable trouve ici toute son application pour les noirs « puants, polygames, pour qui elle demeure un luxe…» selon les propos racistes de certaines personnalités politiques françaises.

Hissène Habré était soutenu par les États-Unis et la France, qui le considéraient alors comme un bouclier contre le Guide libyen Mouammar Kadhafi et sa légion islamique qui risquerait de déferler en Afrique sub-saharienne.

Selon HRW, une ONG étatsunienne, « Pendant la présidence de Ronald Reagan, les États-Unis apportèrent en secret et par le biais de la CIA, un soutien paramilitaire à Habré, afin que celui-ci prenne le pouvoir dans son pays. Par la suite, les États-Unis fournirent à Habré une aide militaire massive et ont entraîné et aidé tant matériellement que financièrement la DDS ».

Quant à la France, malgré la prise en otage par Habré et ses hommes, alors en rébellion contre le pouvoir central, de l’anthropologue française Françoise Claustre en 1974 et l’exécution du Capitaine Galopin venu négocier la libération de sa compatriote en 1975, Paris a également soutenu Habré contre la Libye en lui procurant armes, soutien logistique et renseignements, et en lançant les opérations militaires «Manta» en 1983 qui défendait la ligne située en dessous du 16 ème parallèle ou la ligne rouge interdite aux Libyens et à leurs alliés rebelles du GUNTde Goukouni de franchir et enfin l’opération «Epervier» depuis 1986. Les velléités d’émancipation de Hissène Habré et ses accointances trop étroites avec les Américains ont déplu à la France, qui a alors aidé la rébellion d’Idriss Déby à s’emparer du pouvoir le 01 décembre 1989. Le marché fut conclu : la compagnie française Elf entre dans le consortium anglo-saxon pétrolier pour l’exploitation du pétrole tchadien.

Monsieur le Président, de ce qui précède nous pouvons comprendre la réticence de certains Africains à l’extradition du dictateur Hissène Habré vers la Belgique. Pour ces derniers, une telle extradition ressemblerait fort bien à une infantilisation du noir, toujours inapte à se prendre en charge mais prompts à exécuter les ordres du Maître blanc.

Le continent africain est mature et dispose suffisamment des juristes hautement compétents capables de juger Hissène Habré en Afrique. Aussi, nous proposons que ces crimes contre l’humanité ne doivent pas rester impunis. À cet effet, dans le cas d’une décision d’extradition, la seule solution raisonnable et raisonnée eu égard à la gravité des faits, serait nos modestes propositions que nous vous soumettons. Hissène Habré pourrait aussi être jugé en Afrique par l’un des tribunaux ci-dessous :

1- Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) créée par la résolution
955 du Conseil de Sécurité de l’ONU du 8 novembre 1994( siégeant à Arusha
en Tanzanie)

2- La Cour spéciale pour la Sierra Leone, instituée par la résolution 1315 du
conseil de Sécurité de l’ONU du 14 août 2000 ( siégeant à Freetown en Sierra
Leone).

Un additif spécial aux statuts de l’un de ces deux juridictions internationales existantes, permettrait de juger d’urgence Hissène Habré dont les victimes, leurs avocats et la justice Belge ont les dossiers fins prêts depuis 5 ans.

Ce procès serait aussi une opportunité pour juger tous les complices intérieurs de Hissène Habré, notamment celui de son Ex-Lieutenant, l’actuel Président du Tchad, le Général Idriss Déby qui fut alors le Chef d’Etat Major des Armées et le Responsable de la sécurité. Cet Homme fait montre d’une cruauté qui rivalise avec celle de son Chef comme en témoigne le bilan provisoire de son palmarès macabre de 25.000 morts selon le rapport des ADH.

Les géniteurs et complices extérieurs, notamment les puissances impérialistes occidentales et les membres des réseaux obscurs telle que la Françafrique, devraient aussi répondre de leur participation et complicité de génocides et de crimes contre l’humanité.

Le Peuple tchadien, espère vivre des révélations dérangeantes que fera Hissène Habré à la barre. Nous souhaiterions aussi que ce procès soit aussi celui de l’impérialisme qui depuis des décennies tire les ficelles et tue à petit feu les populations noires à travers ses guerres de rapines.

Excellence Monsieur le Président, nous vous rappelons au demeurant, que l’engagement que vous avez pris à travers votre déclaration d’avril 2001, où vous avez déclaré publiquement que vous donnez un mois à Habré pour quitter le Sénégal, nous réconforte et espérons que vous résisterez à la pression de « l’internationale dictatoriale africaine » qui pressent d’ors et déjà le sort qui sera réservé à ses Membres. Ils répondront aussi un jour de leurs crimes contre l’humanité et autres forfaitures devant la justice africaine.

La déclaration d’incompétence pour juger Habré pour des crimes commis à l’étranger par la Cour de Cassation de Dakar en mars 2001 ne saurait longtemps résister à l’épreuve des faits et des propositions telles que les nôtres susmentionnées. Nous osons encore espérer que votre pays et vous-même respecterez les obligations internationales découlant de la ratification en 1986 de la Convention internationale des Nations Unies contre la Torture. En effet, la Convention contre la Torture, stipule que tout Etat signataire doit poursuivre ou extrader l’auteur présumé d’actes de torture à l’étranger et qui se trouve sur son territoire.

Excellence Monsieur le Président, votre pays le Sénégal a été aussi parmi les premiers pays à avoir ratifié les statuts de la nouvelle Cour Pénale Internationale (CPI). Votre engagement personnel pour la cause de la paix et de la justice sur notre continent, donne espoir à notre Peuple martyrisé par la dictature de Hissène Habré.

La justice qui serait rendue à notre Peuple par le jugement de celui que l’on surnomme le « Pinochet africain » est un événement d’une importance capitale et à retentissement mondial.

Nous osons encore espérer que La Chambre d’accusation de la Cour d’Appel se prononcera pour l’extradition et que le jugement aura lieu à la mémoire des 40.000 morts et des 80.000 orphelins dont l’auteur est Hissène Habré.

Excellence Monsieur le Président, vous-même, votre pays et les juges entreraient dans la postérité et le panthéon de la justice universelle et du droit international, si vous Hissène Habré est jugé. Vous avez par conséquent la lourde responsabilité historique de sauver l’honneur des peuples africains et noirs.

Dans l’espoir que les cris de lamentations et de lourd deuil porté par notre peuple martyr, puissent trouver un écho favorable, je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée et celle des remerciements anticipés des victimes de la tyrannie de Hissène Habré.

Le Secrétaire Général de l’ACTUS
(Action du Tchad pour l’Unité et le Socialisme)
actus@club-internet.fr
33 (0)613 34 68 67
Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum

13/11/05 (B324) Une pétition pour les libertés et la démocratie au Sénégal. (Actus)

Pétition internationale

Le Sénégal qui est souvent cité comme modèle de démocratie pour l’Afrique, risquerait de la perdre. Depuis son arrivée au pouvoir il y a 5 ans, le Président du Sénégal, Me Abdoulaye WADE, glisse progressivement vers l’univers de l’autocratie et de la dictature feutrée, comme en témoignent les attaques généralisées contre la presse, les journalistes, les associations civiles et personnalités politiques, tel le cas de l’Ex-Premier Ministre, Idrissa SECK qui est embastillé depuis 4 mois sans jugement.

Prière de signez la pétition qui suit à l’adresse collectifafricain@yahoo.fr Pour plus de détails, visitez le site http://www.cacvp.com du Collectif Africain Contre les Violences Politiques (CAPCV).

Une pétition internationale pour libérer Idrissa Seck et l’arrêt des poursuites contre les journalistes au Sénégal

Nous le savions tous, M. Idrissa SECK était en danger depuis sa mise en accusation devant l’Assemblée Nationale pour atteinte à la sûreté de l’Etat, mais là où le délire des Autorités se confond à de la démence, c’est lorsqu’elles reconduisent le même chef d’accusation à l’endroit de Babacar TOURE, Oumar DIOUF FALL, Abdoulaye Ndiaga SYLLA, Ndèye Fatou SY et Ibrahima GASSAMA du Groupe SUD FM.

Ce n’est plus de dérapages ni de dérives dont il s’agit, mais de l’amorce d’un délire paranoïaque propice à tous les coups tordus contre les Droits et Libertés de la presse et des Citoyens. Il y a lieu de se demander quel Gouvernement nous avons, si chaque expression citoyenne met en danger l’Etat. Car, avec autant de pouvoirs aux mains de personnes qui attrapent la mouche aussi facilement, il y a des raisons de redouter la transformation du Sénégal en caserne et de la République en camp pénal. Et, ce n’est pas tout.(…)

Aussi, sommes-nous fondés, Nous, Intellectuels du Sénégal et d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et du monde, combattants de la Liberté, de la Démocratie et de la Justice, des Droits de l’homme, animateurs de la société civile dans nos pays respectifs, de tirer la sonnette d’alarme, face à ces dérives se traduisant par des coups aveugles de pics et de pioches sur tout ce qui bouge dans les médias, la société civile, les milieux littéraires, artistiques, cinématographiques, intellectuels et immigrés ; les universités, l’opposition, les femmes, les jeunes et au sein du PDS.(…)

Ce qui donc constitue le trait dominant de la crise politique sénégalaise actuelle, ce n’est pas seulement que l’ex-Premier Ministre du Sénégal. Idrissa SECK, ait été emprisonné en violation flagrante de toutes les procédures de droit et garanties constitutionnelles reconnues à la dignité de ses fonctions antérieures comme à son statut politique de candidat déclaré aux législatives et présidentielles sénégalaises de 2006 et 2007, mais le fait que cet emprisonnement se soit accompagné d’une offensive générale contre les Droits et Libertés. Il serait difficile d’expliquer, en effet, autrement, la multiplication des attaques contre les Droits et Libertés, de même que les agressions contre la presse, les journalistes et les opposants:

– fermeture manu militari de la Radio SUD FM le 17 octobre dernier ;
– fermeture sans sommation de la radio Sud FM-Banjul le 22 octobre;
– quasi expulsion de M. Cheikh Yérim SECK, correspondant de Jeune Afrique
l’Intelligent à Dakar;
– fermeture citations directes par M. Karim WADE – le fils du Président -, contre MM. Alioune NDIAYE, Directeur du quotidien L’Observateur, contre Pape Amadou GAYE, directeur du quotidien Le courrier du jour ; contre El Malick SECK, éditeur du site internet Rewmi.com ;

attaques crypto-personnelles et insultes calomnieuses contre M. Abdoulaye Bamba DIALLO, Editeur de Nouvel Horizon;
– fermeture des radios FM de la ville de Touba,
– plaintes de l’Etat du Sénégal contre M. Babacar Touré et le staff du groupe Sud Com pour atteinte à la sûreté de l’Etat pour avoir publié l’interview d’un chef rebelle donné pour mort par les autorités…,

pour ne citer que les affaires les plus récentes. Sans parler de la politique de censure qui tend à museler toute expression citoyenne :organes de presse, journalistes (Abdou Latif Coulibaly), cinéastes (Jo Gaye Rama Ka), éditeurs de presse (Abdoulaye Ndiaga Sylla), organisation de jeunes, d’intellectuels,Jeunes de l’Opposition, Jeunesses pro-Idy, leaders syndicalistes indépendants, Femmes pour la libération de Idrissa SECK, Intellectuels et universitaires, membres ou non de la société civile et des partis, jeunesses rurales et mouvements paysans, chefs religieux pour l’élargissement pur et simple de Idrissa SECK, Etudiants sénégalais à l’étranger pour la Démocratie et la justice au Sénégal, menacés de rétorsion, de suspension de bourses, etc.

Ainsi, pour toutes ces raisons, les signataires de la présente pétition, en appellent à la conscience démocratique et citoyenne de tous les Amis de la Liberté au sein de toutes les nations pour :

1° La Libération immédiate et inconditionnelle du Premier Ministre Idrissa SECK, sain et sauf, ainsi que la préservation de ses droits civiques (d’éligibilité) et de son intégrité physique ;

2° L’annulation de toutes les poursuites contre Babacar TOURE, Oumar DIOUF FALL et le Groupe SUD COM, ainsi que la réouverture de SUD FM BANJUL

3 ° Le rétablissement des Droits et Libertés de Journalistes, des artistes, des écrivains, de la presse et de toutes les catégories de Citoyens, y compris les étudiants et les travailleurs immigrés

4° Le respect de la séparation des pouvoirs et de la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Comité International pour la Libération du Premier Ministre Idrissa SECK, la défense inconditionnelle de Babacar TOURE et du Groupe SUD COM et le Rétablissement des Droits et Libertés au Sénégal :

– L’Alliance des Citoyens pour la République (A.C.R.) ;
– Collectif Africain Contre les Violences Politiques (CACVP );
– Collectif des Sénégalais de France (CSF) ;
– Initiatives pour la Défense de Idrissa SECK (IDI) ;
– Comité d’Initiative des Intellectuels du Sénégal ( CIIS France)

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SIGNEZ LA PÉTITION POUR LES LIBERTÉS ET LA DÉMOCRATIE AU SÉNÉGAL
Courriel : collectifafricain@yahoo.fr
Fax: ……………………………………………

Tel : +336 16 89 79 50

Site Internet : http://www.cacvp.com

Les informations nominatives recueillies restent strictement confidentielles.
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E-mail(nonpublié):—————————————————

*(Obligatoire)

01/07/05 (B305) ACTUS : COMMUNIQUÉ DE PRESSE suite à la disparition de François-Xavier Verschave

style= »mso-bidi-font-size: 24.0pt »>CONDOLÉANCES  DE  L’ACTUS  SUITE  AU  DÉCÈS  DU PRÉSIDENT  FRANÇOIS-XAVIER VERSHAVE.

 L’Action du Tchad pour l’Unité et le Socialisme (ACTUS) exprime sa profonde douleur et tristesse suite au décès de François-Xavier Verschave, Président de l’Association Survie, survenu ce jour 29 juin 2005.


 


Nous adressons à sa famille, à ses proches et à tous les militants de Survie nos condoléances, et partageons avec vous ces moments historiques de deuil qui sont aussi les nôtres. Le Président François-Xavier Verschave, est l’un de ces rares Grands Hommes, intègres. Profondément humain, il a été jusqu’à son dernier souffle, un militant engagé et défenseur intrépide du continent africain, humilié, exploité et écrasé par l’impérialisme français, la françafrique.


 


 Nous, peuples africains et militants du monde entier, qui luttons contre les injustices, l’arbitraire, l’impérialisme, le néo-colonialisme, les dictatures…, venons de perdre un camarade militant, un frère mais aussi le meilleur avocat d’une rare ténacité, qui n’a jamais capitulé face aux pressions, et menaces des forces obscures qui continuent de programmer le génocide des peuples africains. Je me souviens encore de l’une de nos conversations où il disait cette vérité : « …il faut arrêter cette main invisible qui commet  avec acharnement les crimes contre l’humanité  en Afrique… ».


 


La contribution irréfutable du Président François-Xavier Verschave dans la lutte  pour la libération de l’Afrique, reste et restera à jamais gravée en lettres d’or dans la mémoire collective  des peuples opprimés africains. Son combat qui a duré plus de 20 ans, est couronné par une impressionnante littérature caustique contre les oppresseurs de l’Afrique, à qui il donne des insomnies. Cette littérature engagée à travers tous ces ouvrages demeure et demeurera une source de richesse intarissable  d’inspiration et de conscientisation pour  les générations présentes et futures engagées dans la lutte de libération.


 


Le Président François-Xavier Verschave, nous a quitté physiquement. Cependant, son œuvre, les fruits de son engagement marqueront pour l’éternité sa présence à nos côtés dans notre lutte commune de libération anti-impérialiste.


Aucun mot ne saurait traduire la profondeur de notre douleur. Nous avons par conséquent le devoir de perpétuer son combat qui est aussi le nôtre jusqu’à la concrétisation des nobles idéaux  pour lesquels il a consacré tant de sacrifices et toute sa vie.


 


Cette promesse, nous jurons de la tenir pour honorer la mémoire de cet humble et illustre Homme, qui marquera incontestablement ce début du troisième millénaire, et entrera dans le panthéon  des rares humanistes et défenseurs de l’Afrique. 


 


Pour l’Action du Tchad pour l’Unité et le Socialisme (ACTUS)


actus@club-internet.fr


Le Secrétaire Général

Dr  LEYNGARDIGAL  Djimadoum

28/04/05 (B295) ACTUS (TCHAD) : Communiqué de presse sur la situation au Togo..

DRAME AU TOGO : L’IMPERIALISME
FRANÇAIS A REPRIS LE HAUT DU PAVÉ
(Communiqués 28/04/2005)

Après la mise en échec du premier coup d’état
militaire du 06.02.2005 survenu après le décès du
Général-Président togolais Gnasigbé Eyadema, par la
mobilisation générale du peuple togolais et de la
solidarité internationale, la progéniture du dictateur
Eyadema, Gnassingbé, Faure Gnassingbé et ses
protecteurs de la Françafrique et autres officines de
l’impérialisme français ont repris le haut du pavé au
Togo.

Le mécanisme d’intronisation de la dictature
héréditaire par l’organisation à la hussarde d’une
prétendue élection démocratique présidentielle a été
couronnée sans surprise par l’annonce des résultats,
ce jour 26.04.2005 de la victoire dès le premier tour
de Faure Gnassingbé avec 60,22% des voix contre 38,9 %
à Bob Akitani, le candidat de l’opposition et du
peuple.

Le bébé Gnassingbé s’apprête à occuper le
fauteuil présidentiel de son père qui pendant 38 ans a
commis des crimes contre l’humanité avec le soutien
inconditionnel de l’impérialisme français et de son
grand ami, le Président Jacques Chirac ( qui, par
ailleurs, a affirmé publiquement sa profonde amitié à
l’un de ces nazis tropicaux).

Le peuple africain selon la philosophie de la
Françafrique n’est pas encore mûr pour accéder à la
démocratie.

Il doit continuer à vivre sous la férule
des dictatures dont le géniteur, depuis l’époque
coloniale à nos jours, demeure l’impérialisme
français. Après les coups d’états sanglants qui ont vu
l’élimination de nombre des patriotes africains
(Ngouabi, Sankara.),est venu le temps des élections
«démocratiques» livré clé en main par l’impérialisme
français. Cette nouvelle stratégie sournoise et
insidieuse, peaufinée depuis la conférence de la Baule
dans les années 90, a permis à toutes ses petites
créatures de la Françafrique au pouvoir de remporter
sans coup férir toutes les élections présidentielles
et législatives dans le pré-carré d’Afrique (Déby au
Tchad, Mbia au Cameroun, Sassou au Congo Brazza, Bongo
au Gabon, Eyadema au Togo, Omar Guelleh à Djibouti.)

Quelle honnête âme oserait un seul instant croire à ces victoires ?

Affirmer que les victimes africaines
de ces dictateurs pouvaient reconduire indéfiniment
leur calvaire, est un cynisme et un blasphème pour nos
millions de morts.

Ce n’est pas un hasard si l’impérialisme français et
la Françafrique sont (toujours) les premiers à
exprimer leur satisfaction du « bon déroulement » du
scrutin et de la victoire de Faure Gnassingbé.

Ce
mensonge grotesque est en flagrante contradiction avec
le communiqué du 25.04.05 de la Ligue Togolaise des
Droits de l’Homme (LTDH) qui écrivait : «Les bourrages
d’urnes, les listes électorales tripatouillées, les
électeurs privés du droit de vote, les intimidations,
les lynchages, les opérations commandos de militaires
dans les bureaux de vote pour emporter ou détruire des
urnes, occasionnant des pertes en vies humaines et des
blessés, les dépouillements des bulletins de vote en
l’absence des délégués de l’opposition et des
électeurs, les votes parallèles et multiples, la
présence tardive des listes d’électeurs détenteurs de
cartes nouvellement inscrits, la vente des cartes
d’électeurs par les partisans du pouvoir, les
arrestations arbitraires etc…sont les incidents qui
ont émaillé l’élection sur toute l’étendue du
territoire.»

Au demeurant rappelons que depuis la mise sur orbite
du pouvoir le 06.02.2005 de Faure Gnassingbé par la
Françafrique, plus de 320 personnes ont été tuées ou
grièvement blessées auxquelles s’ajoutent des femmes
violées, de nombreuses arrestations arbitraires,
tortures et traitements dégradants humiliants des
citoyens.

Ces crimes exécutés par l’armée clanique et
les milices prétoriennes des Gnassingbé, ne suscitent
aucune compassion ni désapprobation, ni condamnation
du gouvernement français. La vie des noirs n’a aucune
valeur aux yeux de l’impérialisme français.
Quand il s’agit du pré-carré, la France demeure
aveugle et aphone.

Malgré les hold-up électoraux
accompagnés des assassinats des opposants, malgré les
rapports irréfutables établis par les ADH et certaines
personnalités indépendantes africaines, européennes et
américaines sur ces crimes, nous assistons
inlassablement et invariablement à la rhétorique
française en ces termes : « .l’élection présidentielle
s’était déroulée globalement dans des conditions
satisfaisantes et sans incidents majeurs. ». En
d’autres termes, l’élection est démocratique et peut
être aussi validée par ses partenaires.

Le peuple frère du Togo comme tous ceux du pré-carré
ont le droit de s’insurger et de prendre le pouvoir
(par tous les moyens) qui leur a été confisqué depuis
40 ans par le pacte colonial qui, comme une chape de
plomb, compromet durablement tout espoir de liberté,
de démocratie et de développement. C’est une question
de survie.

N’a t-on pas assisté en France aux différentes
résistances et insurrections contre les oppressions,
l’occupation et les injustices depuis la Commune de
Paris, la Révolution de 1789 la lutte de libération
menée par les Forces françaises libres sous
l’occupation nazie et récemment, en mai 68 ?.

Le Général De Gaulle n’a t-il pas exigé en1966, la
fermeture des bases militaires américaines en France ?

Pour le pré-carré français, ces bases françaises sont
anachroniques et représentent un danger réel pour la
souveraineté de notre continent. Ces troupes n’ont
jamais aidé, ni défendu les intégrités territoriales,
ni assuré la sécurité et la paix des citoyens, ni aidé à asseoir une quelconque démocratie en Afrique comme
en témoignent les multiples hold-up électoraux dans
tous les pays où existent ces bases militaires.

Quel paradoxe de constater que les troupes de la
France républicaine, pays démocratique, berceau des
Droits de l’Homme pouvaient servir de parapluie aux
dictateurs !

Ces troupes françaises garantes des intérêts
néo-coloniaux, ont toujours servi à défendre, et à
introniser les dictateurs chancelants sous les
révoltes des peuples ( Léon Mba au Gabon, Ahidjo au
Cameroun, Déby, Tombalbaye au Tchad, Omar Guelleh à
Djibouti, Eyadema au Togo, Houphouet en Côte d’Ivoire
depuis les années 60 à nos jours) ou à anéantir les
mouvements de libération (l’UPC au Cameroun, le
Polisario au Sahara occidental.) et toutes les
insurrections internes par l’élimination physique de
leurs leaders (Run Um Nyobé de l’UPC assassiné par
l’armée coloniale française le 13 septembre 1958.).

L’impérialisme français élimine systématiquement des
chefs d’état du pré-carré qui sont nationalistes et
qui rejettent l’ordre françafricain et expriment des
velléités d’indépendance (Marien Ngouabi au Congo
Brazzaville, Thomas Sankara au Burkina.)
La présence oppressante de ces bases militaires
françaises est une malédiction pour le pré-carré
victime de cete épée de damoclès.
Les Anglais, les Portugais, les Belges et les
Espagnols ont décolonisé et rapatrié toutes leurs
troupes de leurs anciens territoires d’Afrique.

Cette
exception culturelle française à occuper militairement
le continent noir, est incompatible avec les Droits
Humains des peuples africains à l’autodétermination, à
la démocratie et au développement.

Les descendants africains de ces valeureux soldats
communément appelés tirailleurs sénégalais sont-ils
subitement devenus des criminels et ennemis de la
France?

Et que l’impérialisme français qui fut naguère
libéré du fascisme et du nazisme grâce aussi aux
sacrifices de leurs aïeux, doit maintenant les faire
assassiner par ces dictateurs ?

Cet acte est un mépris, un déni des Droits Humains
avec en filigrane un relent raciste et une trahison
que les peuples africains n’accepteront jamais !

Notre Parti, l’ACTUS, condamne énergiquement ce
deuxième coup d’état militaire au Togo et exprime
toute sa solidarité militante et fraternelle avec le
peuple frère du Togo.
Nous l’exhortons à ne plus se laisser prendre aux
pièges de la Françafrique et de certains de ses agents
africains de la CEDEAO et de l’UA qui, au nom de la
paix, suggèrent la formation d’un gouvernement de
réconciliation.

Votre victoire est éclatante et ne
doit souffrir d’aucun compromis anesthésiant. Après 38
ans de lutte héroïque et des milliers de morts, vous
avez enfin réussi à prendre le pouvoir
démocratiquement. Assumer le sans complexe et sans
concession et ce, dans l’intérêt intégral des masses
populaires.
Seule l’insurrection généralisée permanente, organisée
et unie de tout le peuple, permettrait de mettre hors
d’état de nuire la dictature héréditaire des
Gnassingbé au Togo.
Cher(e)s sours et frères duTogo, vos sacrifices ne
seront pas vain, vous triompherez des forces de
l’empire du mal qu’est la Françafrique.

Votre détermination à résister fera jurisprudence car
des hold-up électoraux et autres coups fourrés de la
Françafrique et de l’impérialisme français au Tchad,
en RCA, en Côte-d’Ivoire….en perspective, feront la
une de l’actualité dans les prochains mois.

Notre Parti, l’Action du Tchad pour l’Unité et le
Socialisme (ACTUS) exige :

– la démission par tous les moyens du putschiste Faure
Gnassingbé et le contraindre à rendre le pouvoir sans
conditions au candidat vainqueur de l’opposition Bob
Akatani qui représente l’espoir et les légitimes
aspirations du peuple martyr du Togo qui lutte depuis
38 ans contre la dictature congénitale des Gnassingbé.

– de la communauté internationale (UA, CEDEAO, CEMAAC,
UE, ONU, OIF,.) une ferme condamnation sans hypocrisie
et un embargo immédiat économique, militaire et
diplomatique contre le régime de Faure Gnassingbé.

Les
peuples africains ne jugeront que sur les actes et non
sur les pseudos intentions et sauront alors établir
sans hésitations la liste de ses amis et
ennemis(complices du génocide programmé des peuples
africains).

– la fermeture de toutes les bases militaires
françaises en Afrique, assurance tous risques pour SOS
dictateurs en danger et la création d’une monnaie
africaine permettant de contrôler nos économies qui
sont au service des multinationales et de leurs valets
locaux qui nous oppriment.

– de la France à revoir sa odieuse et criminelle
politique africaine, systématiquement opposée aux
légitimes aspirations des peuples africains.

En
désespoir de cause, les peuples africains riposteront
de manière foudroyante. La Françafrique finira alors
un jour avec la dépouille des dictateurs qu’elle a
conçus, entretenus économiquement, militairement,
diplomatiquement et maintenus pendant plusieurs
décennies au pouvoir.

– aux puissances occidentales de reconnaître au
continent africain et aux peuples noirs les mêmes
droits humains que les leurs, c’est à dire nous
reconnaître le droit de choisir librement nos
dirigeants, notre mode de développement, d’établir des
relations mutuellement avantageuses dans le respect de
chacun, débarrassées de tout esprit de paternalisme
colonial, d’exploitation éhontée et de complexe de
supériorité raciale.

– la traduction devant le tribunal pénal international
du régime de Faure Eyadema et de ses complices pour
crime contre l’humanité.

Notre Parti demande à tous les africains de manifester
partout ou besoin est, en Afrique et partout dans le
monde notre exaspération, frustration, colère et
indignation contre cette politique coloniale de la
France qui nous dénie le droit humain.
Les peuples africains n’aspirent qu’à vivre dignement
et humainement . Ils se donneront les moyens et le
temps nécessaires d’y parvenir. L’esclavage, les
humiliations, les frustrations, les pillages, les
assassinats, la misère, exercés par l’impérialisme ont
trop duré. Ça suffit ! Basta !

La révolution doit triompher car elle est en marche à
travers les foyers insurrectionnels présents ou en
couvaison.

Pour l’ACTUS (Action duTchad pour l’Unité et le
Socialisme)
actus@club-internet.fr


Le Secrétaire Général
Dr LEY- NGARDIGAL Djimadoum

15/02/05 (B285) Communiqué d’ACTUS sur la situation au TOGO.

MOBILISER
POUR CONSTRUIRE ACTION DU TCHAD POUR L’ UNITÉ ET LE SOCIALISME ( ACTUS
)

Courriel: actus@club-internet.fr

COMMUNIQUÉ
DE PRESSE


TOGO: LA LIBÉRATION DE L’AFRIQUE FRANÇAFRICAINE COMMENCE
PAR L’ANÉANTISSEMENT DU COUP D’ÉTAT MILITARO-CLANIQUE
ET DE LA MONARCHIE DE GNANGSSIBÉ II

L’Action
du Tchad pour l’Unité et le Socialisme (ACTUS) exprime sa solidarité
fraternelle et militante au peuple du Togo martyrisé pendant 38 ans
par le dictateur Général-Président Etienne Gnassingbé
Eyadéma.

Le décès
le 05.02.2005 de l’une des pièces maîtresses de la Françafrique,
le Général-Président Etienne Gnassingbé, l’une
des dictatures les plus terrifiantes du pré-carré français,
est une nouvelle qui ne suscite aucune compassion chez les peuples africains
de la Françafrique victimes eux-aussi, des crimes contre l’humanité
institutionnalisés par ces petites créatures et clones de la
Françafrique.
Les émotions, la compassion n’émanent que des prébendiers,
des thuriféraires du régime et évidemment des géniteurs
de ce système mafieux et colonialiste.

Les déclarations
du Président Chirac dès l’annonce de ce décès
: « …un ami personnel », « …un ami de la France
» sont une insulte à la mémoire collective des milliers
de victimes assassinées par le Général-Président
Etienne Gnassingbé en 38 ans de règne absolu.

Les crimes du Général-Président
Gnassingbé, sont régulièrement stigmatisés par
tous les rapports des ONG des Droits de l’Homme (AI, FIDH, LTDH…).
À titre d’exemple, la lecture du rapport sur les Droits de l’Homme
au Togo de 1975 à 2000 sur le site
http://www.letogolais.com/article.html?nid=18)
est plus qu’édifiante.

La tentative d’élimination
de l’opposant Gilchrist Olympio, en mai 1992 , le récent enlèvement
par les forces de l’ordre de l’étudiant Oumolou, leader des
étudiants de l’Université de Lomé, jusqu’à
ce jour introuvable, le cas du beau-frère du Général-Président
Etienne Gnassingbé, Gaston Charles Gnehou, dégradé, évincé
de l’armée, blessé et achevé sur son lit d’hôpital
en août 1977, des opposants embarqués dans des avions et jetés
en pleine mer…, sont autant de preuves qui traduisent la cruauté
inégalée du Général-Président Etienne Gnassingbé,
grand ami du Président Chirac et de la France, berceau des Droits de
l’Homme et du Siècle des Lumières. Quel paradoxe !

Une telle amitié
entre la France et le Général-Président Gnassingbé
ne peut que jeter de l’opprobre et du discrédit sur les acteurs
et auteurs de cette relation mafieuse et criminelle.

La désignation
à la hussarde de son fils Faure Gnassingbé par le Chef d’Etat-Major
de l’Armée nationale ou plutôt familiale et clanique deux
heures après l’annonce du décès, suivie par une
révision de la constitution le 06.07.2004 par l’Assembleé
nationale dominée par le RPT (Parti du Président défunt)
destituant ainsi son Président légitime, le Professeur Fambaré
Nachaba, témoignent si besoin en était, de la stratégie
digne des officines de la Françafrique de ce coup d’état
militaire héréditaire ou le couronnement du Prince Faure .

La déclaration
d’un haut responsable du quai d’Orsay «Nous préférons
montrer la voie de sortie plutôt que d’agiter le bâton »
ou celle-ci qui se contentait d’appeler timidement le nouveau pouvoir togolais
au «respect de la Constitution», en pratiquant la diplomatie discrète
et obscure de la Françafrique qui a fait des milliers de victimes dans
le pré-carré.

Cet atermoiement de la
France face à sa responsabilité historique de géniteur
de cette terrifiante créature et de la longévité de la
dictature Eyadémayenne, ne serait-il pas là un test et/ou une
période de latence, qui permettrait de choisir et d’imposer le
meilleur pion qui prendra la relève françafricaine au Togo?

Après les émotions
et condamnations hypocrites passives et anesthésiantes, les auteurs
de ce coup minutieusement préparé, comptent sur le pourrissement
de la situation, la lassitude de la population pour pouvoir maintenir le statut
quo ou « la normalisation françafricaine ».

L’institutionnalisation
de la monarchie au Togo sous l’égide de Gnassingbé II,
doit être immédiatement anéantie par tous les moyens,
faute de quoi elle fera jurisprudence et fera tâche d’huile dans
tout le pré-carré français où les dictateurs de
même acabit, usés par le pouvoir et parfois malades, n’hésiteraient
pas à mieux faire, c’est à dire à anticiper ce scénario
avant même leur mort pour raison médicale par exemple.

Il est de notoriété
publique que toutes les procédures qui ont conduit à l’instauration
de ce pouvoir sont illégitimes.

L’UA, l’ONU,l’UE,
doivent s’en convaincre. En dehors de condamnations verbales dures timorées
ou édulcorées pour des raisons de principe, les peuples togolais
et africain de la Françafrique attentent plutôt des actes forts.
Ces institutions internationales doivent agir concrètement et énergiquement,
au besoin recourir à la force, afin de restaurer la légitimité
constitutionnelle de l’ancien Président de l’Assemblée
Nationale.

La déclaration
des Parlementaires nigérians, loin des hypocrisies ambiantes et anesthésiantes,
approuvent même
l’usage de la force contre ce coup d’Etat. Elle mérite un
vibrant hommage.

Ces courageux Parlementaires
respectent à la lettre l’esprit de la constitution togolaise,
qu’il convient ici de rappeler les deux principaux articles :

L’article 65 stipule
qu’en cas de vacance de la Présidence de la République
par décès, mission ou empêchement définitif, la
fonction présidentielle est exercée provisoirement par le président
de l’Assemblée nationale qui assure l’intérim pendant
un délai de 60 jours et organisera l’élection présidentielle.

L’Article150 stipule
qu’en cas de coup d’État ou de coup de force quelconque,
tout membre du gouvernement ou de l’Assemblée nationale a le droit
et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir
la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords
de coopération militaire ou de défense existants.

L’Action du Tchad
pour l’Unité et le Socialisme exprime sa solidarité fraternelle
et militante au peuple du Togo martyrisé pendant 38 ans par le dictateur
Général-Président Etienne Gnassingbé Eyadéma.

Nous exigeons des institutions
internationales (UA, l’ONU,UE) et du Gouvernement français d’agir
rapidement et énergiquement en recourant à la force si nécessaire,
pour mettre hors d’état de nuire ces criminels, auteurs du coup
d’état et surtout de les traduire en justice.

Afin de montrer leur bonne
foi et dans l’attente de neutraliser les puschistes, les institutions
internationales (UA, l’ONU, UE ) et le Gouvernement Français devraient
faire immédiatement une déclaration solennelle et officielle
de reconnaissance du Gouvernement intérimaire légitime, dirigé
par le Président de l’Assemblée nationale, le Professeur
Fambaré Nachaba.

Ces actes concrets serviraient
d’exemple et décourageraient toute tentative ou velléité
de réitérer pareille forfaiture par les autres dictateurs de
la Françafrique qui sont à l’affût du cas expérimental
togolais.

Restaurer la légalité
constitutionnelle, est la légitime aspiration des masses populaires
togolaises et africaines du pré-carré.

Le peuple africain, pour
sa survie doit s’insurger contre son asservissement par l’impérialisme.
Notre cause et notre lutte commune sont justes. Elles triompheront incontestablement.

Fait à Amiens le
10.02.2005

Pour
l’ACTUS ( Action du Tchad pour l’Unité et le Socialisme )
actus@club-internet.fr
Le Secrétaire Général
Dr LEY- NGARDIGAL DjimadoumTogo

08/11/04 (B271) Message de soutien du Dr Ley-Ngardigal, Président d’Actus (ACTION TCHADIENNE POUR L’ UNITE ET LE SOCIALISME)

Le noble combat que mènent
l’ARDHD et Jean-Loup SCHAAL pour les Droits de l’Homme à Djibouti,
est aussi le nôtre. Qu’ils reçoivent ici notre sincère
solidarité militante et nos encouragements.

Ce combat est le même
que celui engagé par les Peuples du pré-carré français
d’Afrique où la francafrique, avec un cynisme déconcertant,
apporte son soutien moral, financier, diplomatique et militaire aux dictateurs-présidents,
criminels notoires, afin de pérenniser leurs pouvoirs.

Dr
LEY-NGARDIGAL Djimadoum
actus@club-internet.fr

 

15/09/04 (B263) Message de condoléances d’ACTUS (Tchad)

ACTION DU TCHAD POUR
L’UNITÉ ET LE SOCIALISME

(ACTUS)
actus@club-internet.fr

MESSAGE
DE CONDOLÉANCES DE L’ACTION DU TCHAD POUR L’UNITÉ
ET LE SOCIALISME (ACTUS)
À L’OCCASION DU DÉCÈS DU PRÉSIDENT AHMED DINI
AHMED LE 12 SEPTEMBRE 2004 À DJIBOUTI.

À LA FAMILLE
AUX MILITANT(E)S DU FRUD ET DE L’ARD
À L’OPPOSITION DJIBOUTIENNE

Au nom de notre Parti,l’Action
du Tchad pour l’Unité et le Socialisme (ACTUS) et en mon nom personnel,
j’adresse nos condoléances à la famille du Président
Ahmed Dini Ahmed.

Figure emblématique
de la lutte pour l’indépendance de Djibouti, de la démocratie
et de la justice, le Président Ahmed Dini Ahmed a consacré toute
sa vie à la lutte pour ces idéaux.

Pendant son exil à
Paris, tous les militants africains luttant contre les régimes dictatoriaux
imposés aux masses populaires de nos pays respectifs par la France,
ont apprécié, son militantisme, son humilité, sa modestie,
sa détermination et sa rage de débarrasser son pays de la dictature
familiale incarnée successivement par les Présidents Hassan
Gouled Aptidon et son neveu Ismaël Omar Guelleh.

Notre continent, ne saurait
indéfiniment, s’accommoder de cette inacceptable situation et inhumaine
où les puissances impérialistes «démocratiques»
cautionnent, soutiennent financièrement, politiquement et militairement
les dictateurs à Djibouti, en RCA, au Tchad, au Togo, en Mauritanie,
au Congo Brazzaville, au Cameroun…
Les hold-up électoraux, cautionnés par les puissances impérialistes
et la France, sont une assurance tous risques et un permis d’exterminer nos
peuples pour ces dictateurs.

La disparition sur le
champ de bataille du Président Ahmed Dini Ahmed, l’un des fondateurs
du FRUD et de l’ARD, est une grande perte pour toute l’opposition de Djibouti.

Notre Parti, l’ACTUS,
souhaiterait que tous les militants de l’opposition puissent unir leurs forces
afin de continuer le combat exemplaire et ininterrompu du Président
Ahmed Dini Ahmed et pour que puissent triompher les nobles idéaux pour
lesquels il s’était sacrifié.

Avec toute notre solidarité
militante.

actus@club-internet.fr
Pour l’ACTUS(Action du Tchad pourl’Unité etle Socialisme)
Le Secrétaire Général
Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum

 

15/02/2000 – Lettre d’ACTUS (TCHAD) à M. FARES en réponse à ses attaques contre L’ARDHD et le journal LA LIBERTE

ACTION TCHADIENNE POUR L’ UNITE ET LE SOCIALISME ( ACTUS )
54, Passage des Becquerelles 80 000 AMIENS (FRANCE)
Tél: 03.22.92.02.39 Fax: 03.22.72.05.66 E-Mail : actus@club-internet.fr

N/Réf : 383/SGSF/2000
V/Réf :

AMIENS, LE 15 FEVRIER 2000

MONSIEUR ALI ABDALLAH FARES
Porte Parole du Groupe pour le Rétablissement
de la vérité sur Djibouti.

Monsieur

Votre lettre ( courriel ) du 12 Janvier 2000 a attiré toute mon attention. Cependant je m’excuse pour ce retard à vous répondre , cependant la virulence avec laquelle vous en êtes pris à ceux que vous qualifiez de  » bande de trois » ( J-L SCHAAL, R-V CALATAYUD et MONTEBOURG) et AREF, reste d’actualité , pour cause des accords de paix signés le 07 Février 2000 entre le Gouvernement DJIBOUTIEN et le FRUD. Ce langage est excessif me semble t-il , pour expliquer le fait incriminé.

A Djibouti comme au Tchad , vous vivez une dictature sanguinaire qui sans l’aide diplomatique, financière et militaire de la France ne saurait résister à la révolte populaire. Nos deux pays hébergent des bases militaires françaises qui depuis des décennies servent de parapluie aux dictateurs successifs.
Nier une telle réalité c’est faire le jeu de nos bourreaux, en effet toute attaque dirigée contre ceux qui dénoncent ces régimes quelle que soit leur motivation , nous paraît suicidaire. Elle aide plutôt ces criminels et les réconfortent dans leurs forfaitures.
Toute association ou tout acte susceptible d’affaiblir ces régimes doivent par conséquent trouver notre appui et solidarité militantes.
Les récents accords de paix susmentionnés montrent avec suffisance que le régime Djiboutien est bien une dictature. La libération de certains prisonniers politiques viennent confirmer et justifier les écrits de l’ARDHD.

Monsieur, je n’approuve pas la régionalisation ou la détermination des origines de Monsieur AREF, qui selon vous serait d’origine yéminite et de nationalité française.
En tirant les leçons des génocides ethniques (RWANDA,BURUNDI, RDC, SOMALIE…) qui détruisent notre continent, nous devons surpasser ce poison que l’impérialisme et la colonisation avaient distillé afin d’appliquer sa recette  » diviser pour régner ».

Nos dirigeants-dictateurs nous sont imposés, ils exercent en réalité des pouvoirs sur des bases ethniques voire même claniques. Il serait injuste de qualifier une attaque contre ces régimes comme une attaque contre l’un des peuples, moins encore contre nos Masses Populaires qui ne bénéficient pas des services élémentaires d’une vie humaine normale : eau, nourriture, santé et éducation.

Je suis convaincu que si vous interrogé des paysans ou des éleveurs Tchadiens ou Djiboutiens de toutes ethnies et religions confondues, au fin fond de nos campagnes, ils vous répondront qu’ils vivent un calvaire.

En conclusion nos populations sont exploitées par une classe minoritaire clanique alliée avec quelques ressortissants et figurants d’autres régions pour les besoins de la cause.

Ce qui est important c’est de juger l’homme pour ses actes concrets en faveur du développement d’un pays, sa contribution au bien-être de nos populations, et non par ses origines tribales ethniques, confessionnelles ou religieuses.

Nombre de nos dictateurs anéantissent nos états et pourtant ils se proclament « de pure souche nationale » et entretiennent voire promulguent des lois sur la nationalité afin d’écarter tous les concurrents potentiels. Ces espèces de prédateurs sont mêmes plus nuisibles que certains « nationaux d’origines étrangères » réellement nationalistes et utiles à nos pays.

L’Afrique doit s’unir afin d’éviter d’être marginalisée. C’est seulement ainsi que le rétablissement de la vérité sur notre continent sera fait et que nous donnerions un sens à notre existence.

Le panafricanisme est une réalité que tout africain conscient doit y apporter sa modeste contribution. Il y va de notre survie. Arrêtons ainsi de faire des « origines nationales des personnes » une spécialité qui au contraire va à l’encontre de ce noble idéal.

Je vous prie de recevoir Monsieur, mes sincères salutations panafricanistes.

Pour l’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme ( ACTUS )
LE Secrétaire Général
LEY-NGARDIGAL Djimadoum