09/12/1999 – Message de l’Actus en faveur de la Libération des prisonniers politiques à Djibouti

– MOBILISER POUR CONSTRUIRE –
ACTION TCHADIENNE POUR L’ UNITE ET LE SOCIALISME ( ACTUS )
FEDERATION D’EUROPE-SECTION FRANCE
54, Passage des Becquerelles 80 000 AMIENS (FRANCE)
Tél: 03.22.92.02.39 Fax: 03.22.72.05.66
E-Mail :

08/11/1999: Message de soutien d’ACTUS (Tchad) aux prisonniers politiques de Gabode.

N/Réf : 280/SGSF/99

AMIENS,

MESSAGE DE SOUTIEN ET DE SOLIDARITÉ AUX PRISONNIERS POLITIQUES DE DJIBOUTI ET GRÉVISTES DE LA FAIM MEMBRES DE CODEP EN FRANCE ET BELGIQUE.

L’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme (ACTUS)-Section France, proteste et condamne avec véhémence les violations des Droits de l’Homme et les conditions de détention des prisonniers politiques, dignes des méthodes nazies en République de Djibouti du Dictateur HASSANE GOULED.

Ces prisonniers politiques combattants de la liberté notamment MOHAMED DAOUD CHEHEM, HAÏSSAMA IDRISS, ARAB IBRAHIM AMIN, HOUSSEIN ALI MOHAMMED YAKISSA et KAMI MOHAMMED AHMED, sont en grève de la faim dans la sinistre prison de GABODE à Djibouti.

Leur état de santé est très critique !

Devant cette situation dramatique et de violations constantes des Droits fondamentaux de l’Homme à Djibouti, l’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme (ACTUS), exprime toute sa solidarité militante et révolutionnaire aux Camarades luttant pour la Démocratie et la Libération des Masses Populaires à Djibouti, aux prisonniers politiques et ainsi qu’aux membres du CODEP , grévistes de la faim.

Chers Camarades, soyez assurés de notre indéfectible soutien . En effet votre combat est aussi le nôtre : au Tchad comme à Djibouti, les Présidents Dictateurs IDRISS DEBY et HASSANE GOULED , sont soutenus politiquement, militairement financièrement et matériellement par la France afin de maintenir l’ordre néo-colonial et impérialiste.

La présence des bases militaires françaises dans nos pays respectifs est une caution à ces sanguinaires dictateurs et une occupation étrangère intolérable !

Toute velléité de révolte , de contestation des Masses Populaires contre ces dictateurs sont réprimées dans le sang par les gardes prétoriennes entraînées , équipées, financées et conseillées par la France.

C’est pour ces raisons que notre Parti l’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme (ACTUS) , a toujours exigé le retrait des troupes et la fermeture des bases militaires françaises d’Afrique , seules conditions pour garantir l’expression populaire lors des urnes, la démocratie et l’indépendance de nos États.

Au nom des droits des Peuples de 1976 et de la déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, conventions ratifiées par tous les États., l’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme (ACTUS) exige par conséquent :

¿ La libération immédiate et sans conditions de tous les prisonniers politiques en République de Djibouti.
¿ De la communauté internationale (ONU ,OUA, UE, Le Parlement Européen…) Une condamnation ferme doublée des sanctions contre le régime de HASSANE GOULED.
¿ A la France , génitrice de la dictature GOULED, d’arrêter tout soutien politique, militaire et financier à ce régime. Elle doit exercer une pression sur sa propre petite créature afin qu’elle puisse libérer tous les prisonniers politiques et de reconnaître enfin le droit des Masses Populaires Djiboutiennes à choisir librement leurs représentants. Cela passe par l’annulation des élections truquées avec la complicité du gouvernement français.

La France, pays à l’origine de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, à le devoir moral d’être aux côtés des opprimés et victimes des dictateurs. En continuant à soutenir et à imposer militairement ou « démocratiquement  » ces hommes rejetés par les Masses Populaires, elle perd toute crédibilité et se déshonore. Quelle honte !

Ce mépris pour nous peuples d’Afrique exacerbe notre rancoeur et renforce notre détermination de
solidarité de lutte afin de nous libérer par tous les moyens de l’impérialisme.

Pour la Fédération -d’Europe-Section France/ACTUS
Le Secrétaire Général
LEY-NGARDIGAL Djimadoum.