21/02/11 (B592) Selon un article publié par l’ADI, Hassan Saïd et un petit comité constitué principalement des « bourreaux » de la République a décrété l’état d’urgence, sans le dire, pour pouvoir justifier toutes les bavures et provocations.

___________________________ ARDHD

Il s’agit certainement pour ces « derniers remparts » de Guelleh, de justifier à l’avance de nouvelles formes sanglantes de répression et de justifier les tirs à balles réelles contre la jeunesse et les manifestants, qu’ils ont déjà ordonnés et qu’ils se préparent à recommencer.

Pensent-ils vraiment
pouvoir se dégager de toute responsabilité et recommencer à provoquer les manifestants en les agressant d’abord avec une pluie de gaz lacrymogènes puis avec des balles, alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour exprimer leurs revendications légitimes ?

Les Djiboutiens ne sont pas dupes et ces hommes seront recherchés, dès la chute du régime : il s’agit comme le dit le communiqué de l’ADI, d’Hassan Saïd, Djama Souleiman, Maki Omar Abdoulkader, le Colonel Abdillahi Abdi Farah et le Colonel Zakaria Hassan Aden dit le « P’tit Zak »

___________________________ ADI

Sécurité nationale : Des mesures sévères à l’encontre des fauteurs de troubles

Suite à la manifestation de vendredi dernier des partis de l’opposition qui a dégénéré, le Chef de la Sécurité nationale, M.Hassan Said Khaireh a présidé une réunion sur la sécurité qui a regroupé le Procureur général, M.Djama Souleiman, le Procureur de la république M.Maki Omar Abdoulkader ainsi que le Directeur général de la Police, le Colonel Abdillahi Abdi Farah et enfin le Chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale, le Colonel Zakaria Hassan Aden.

Lors de cette réunion, les participants ont unanimement condamné les actes de vandalismes inadmissibles qui ont porté atteinte à la sécurité de l’Etat.

Le Directeur de la sécurité nationale qui a fait une brève déclaration à la presse a indiqué que ‘’les autorités compétentes seront amenés à prendre des mesures sévères pour réprimer les auteurs de ses troubles et des actes de violences gratuits’’.

M.Hassan Said Khaireh a par ailleurs précisé que des consignes claires ont été données aux forces de sécurité en l’occurrence la Police et la Gendarmerie nationale ‘’pour assurer l’ordre public et d’ajouter que les forces de l’ordre veilleront sur la sécurité de tous les djiboutiens quelque soit leurs convictions politiques’’.

Le Directeur de la Sécurité nationale a, sur sa lancée, appelé la population à collaborer avec les services de la sécurité publique en dénonçant les malfaiteurs qui portent atteinte à la sécurité des biens et des personnes et de préserver la paix et la cohésion sociale.

Avant de conclure le responsable a déclaré que la loi sera appliquée à toutes les personnes qui commettront des actes de vandalismes et cela sans exception.

19/02/11 (B592) Trois dirigeants de l’opposition placés en garde à vue (ADI – Djibouti – Attention l’ADI est l’agence du Gouvernement djiboutien et il convient toujours d’apprécier sa présentation des informations avec prudence, mais cela confirme notre Flash Info)

Trois dirigeants de l’opposition Aden Robleh Awalleh, Ismaïl Guedi Hared et Mohamed Daoud Chehem respectivement président du Parti National Djiboutien (PND), de l’Union pour la Justice et Démocratie (UJD) et du Parti Démocratique Djiboutien (PDD) ont été placés samedi en garde à vue suite aux violents heurts survenus vendredi soir à Djibouti entre forces de l’ordre et manifestants.

Les violences ont eu lieu à la fin d’un meeting politique qui se voulait au départ pacifique et que les autorités publiques avaient pourtant autorisé.

Selon le procureur de la République de Djibouti M. Djama Souleiman, le président du ‘’PND’’ Aden Robleh Awalleh et de ‘’l’UJD’’ Ismaïl Guedi Hared ont forcé samedi en fin de matinée au moyen de leur propre véhicule le barrage du port de Djibouti, puis le commissariat de la police nationale qui se trouve dans l’enceinte du port afin de libérer M. Mohamed Douad Chehem retenu depuis la veille pour ‘’incitation à la violence des jeunes casseurs’’.

Le procureur de la république de Djibouti qui a confirmé la garde à vue s’est déclaré ‘’outré par l’attitude et l’inconscience d’hommes politiques qui prétendent diriger les partis légaux et osent s’attaquer à un commissariat de police’’.

‘’Ce ne sont pas des amis de la démocratie et c’est eux qui tuent la démocratie’’ a-t-il ajouté

Selon le procureur de la République, ces derniers et leurs partisans ont le droit de manifester et de s’exprimer mais pas de s’en prendre à des maisons, à des boutiques, à des postes de police ou des institutions et symboles de l’Etat.

‘’Les dégâts sont d’une ampleur inadmissible, ils ont instauré le désordre et la désolation ‘’ a-t-il précisé.

Contrairement aux deux autres présidents de partis, M. Aden Robleh Awalleh est également député et bénéficie d’une immunité parlementaire pour son statut.

Sur cette question du maintien du président du PND en détention préventive, le procureur de la République a indiqué ‘’que ce dernier a été pris en flagrant délit et que la loi est très claires à ce sujet’’

15/12/10 (B582) IOG : la vérité ! (Enfin ?) Je suis un dictateur et je ne comprend pas que la communauté internationale s’attaque à un autre dictateur, alors qu’elle me laisse en paix … (Article mis à jour à 12h00 – Paris)

En exprimant son incompréhension face à « l’instrumentalisation politique » du Prix Nobel de la Paix, IOG vient de faire un grand pas en avant … et à double titre.

Pourquoi n’a-t-il pas compris cette instrumentilisation ?

C’est d’abord parce qu’il utilise les mêmes méthodes à Djibouti que celles des Chinois en Chine. En ce sens, il fait emprisonner les opposants et les syndicalistes de façon illégale. Ca on le sait !

La grande différence avec les Chinois (et qu’il ne comprend pas), c’est que la communauté internationale ne trouve aucune critique à formuler en ce qui le concerne puisqu’elle continue à l’alimenter financièrement sans sanction ni restriction (en espérant peut-être qu’il continue à asservir le peuple djiboutien ??? On peut se le demander !).

En même temps, cette même communauté critique la Chine pour des répressions identiques. Il y aurait donc deux poids et deux mesures sur le plan international, selon que l’on regarde la Chine ou Djibouti ? IOG est donc légitime (pour une fois !!) quand il avoue ne pas comprendre cette différence de traitement international !

Une prise de position « à risque » ?

Sur un autre plan et c’est un point fort intéressant, IOG confirme son rapprochement idéologique avec la Chine ; les deux pays ayant en commun de nombreuses dérives dictatoriales.

Les Japonais qui investissent énormément en ce moment à Djibouti, les Américains qui sont très présents et même les Français, partiellement sur le départ, vont certainement apprécier cette déclaration officielle …

________________________________ ADI (Info lecteur)

Djibouti exprime son incompréhension quant l’instrumentalisation politique et l’utilisation à des fins détournées qui est faite du Prix Nobel de la Paix

‘’Le Gouvernement de la République de Djibouti a exprimé son incompréhension par rapport à l’instrumentalisation politique et l’utilisation à des fins détournées qui est faite du Prix Nobel de la Paix pour exercer des pressions à peine voilée à l’encontre de pays souverains à l’instar de la République Populaire de Chine’’.

C’est ce qu’a indiqué, aujourd’hui, un communiqué rendu public par le ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.

La même source indique que ‘’le Comité du Prix Nobel de la Paix, devrait s’abstenir de ce type d’ingérence dans les affaires intérieures des pays et reconsidérer l’octroi de ce prix à Monsieur Lui Xiabao’’.

25/11/10 (B579) L’ADI s’en prend à l’agence de presse yéménite Al Sabbah et indirectement à notre site qui avait repris l’information concernant la surprise que le Président yéménite avait réservée à Guelleh et sa mauvaise humeur visible sur toutes les vidéos … (Info lecteur)

La visite du Président Guelleh au Yémen n’avait d’autres motifs que celui de contribuer au renforcement des liens bilatéraux

Contrairement à l’annonce faite hier par l’agence de presse yéménite (Saba), le Palais du 22 mai d’Aden n’a pas abrité une réunion tripartite entre le chef de l’Etat yéménite, M. Ali Abdallah Salah, et les dirigeants djiboutien, M. Ismail Omar Guelleh, et érythréen, M. Assias Afeworki.

Des sources officielles djiboutiennes ont par ailleurs démenti cette information également rapportée par Saba et selon laquelle les chefs de l’Etat djiboutien et érythréen, ainsi que les membres de leurs délégations respectives, se seraient retrouvés autour d’un banquet fort convivial organisé en leur honneur par le Président du Yémen, M. Ali Abdallah Salah.

Rappelons que le chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, a assisté hier à la cérémonie d’ouverture du 20ème championnat du Golfe de football dont le coup d’envoi a été donné aujourd’hui à Aden, gouvernorat situé au sud de ce pays.

L’organisation de cette manifestation sportive de grande envergure constitue notamment une avancée significative dans le renforcement de la capacité du Yémen à protéger ses citoyens contre les actions terroristes de la mouvance intégriste Al-Qaïda.

La participation du Président Guelleh à cette manifestation sportive, à l’invitation de son homologue yéménite, M. Ali Abdallah Salah, n’avait d’autres motifs que celui de contribuer au renforcement des relations fraternelles qu’entretiennent les deux pays.

La présence du dirigeant djiboutien à cette cérémonie, dédiée au lancement du 20ème championnat de football des pays du Golfe, fut d’ailleurs l’occasion de témoigner de notre attachement à l’unité et à la stabilité du Yémen.

Il y a lieu de préciser enfin que le Président Ismail Omar Guelleh, au terme de son bref séjour au Yémen, est arrivé aujourd’hui à Addis-Abeba, en Ethiopie, où s’ouvriront mardi les travaux d’un sommet est-africain des pays membres de l’Igad.

Cette réunion sera essentiellement consacrée à un examen de la situation au Soudan à l’approche de la tenue des référendums d’autodétermination au Sud-Soudan et dans la région de l’Abyei.

25/11/10 (B579) Selon Djibouti 24, Ahmed Osman Guelleh récupère l’intégralité du portefeuille de Dubaï World, sans partager avec la filiale de Bolloré (Info lecteur)

La filiale du groupe Bolloré invitée à quitter Djibouti

Après avoir refusé de céder aux chantages du patron d’inchcape shipping, la filiale du groupe français Bolloré à Djibouti a été invité par les autorités locales à quitter le pays le plus rapidement possible.

Dans l’article " Rien ne va plus pour Inchacape Shipping" paru dans la lettre de l’océan indien du samedi 20 novembre dernier et publié sur notre site, le patron d’inchcape shipping, Ahmed Osman Guelleh, s’était contenté jusqu’à d’adresser des messages de fermeté au représentant local de Bolloré pour qu’il accepte de partager avec lui le portefeuille des clients de Dubai World.

Mais aujourd’hui, il va plus loin. Suite aux nombreux courriers d’intimidation envoyés par Ahmed Osman Guelleh, le représentant local du groupe Bolloré avait accepté de céder que 30% du portefeuille des clients de DP World. Ce qui a déplu au patron d’Inchcape Shipping qui lui a promis de fermer sa filiale.

Chose promise, chose faite. Fort de ses appuis, Ahmed Osman a mis en exécution ses menaces. C’est dans un courrier recommandé du ministère des transports que le représentant local du groupe Bolloré a pris connaissance du retrait de sa licence. La filiale n’est plus autorisée à exercer à Djibouti et son représentant français à partir dans les meilleurs délais.

Ahmed Osman Guelleh récupère du coup 100% des actifs en se débarrassant de la filiale.

22/10/10 (B574) Jacques Lang, bientôt coopté dans l’ordre des Brosses à Reluire ? En tout cas ces propos récents à l’issue d’un entretien avec Guelleh, lui ouvrent la voie royale vers la cooptation.

_________________________________ DjibAct

Le président de la république reçoit 2 émissaires du secrétaire général des Nations-Unis.

Le Président de la République Ismail Omar Guelleh a reçu au palais présidentiel l’envoyé spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la lutte contre la piraterie maritime aux larges des côtes somaliennes, M Jacques Lang.

A l’issue de son entretien avec le Président de la République, M Jacques Lang a indiqué à la presse nationale qu’il se réjouissait de sa rencontre avec le Président de la République dont il a qualifié « d’homme sage et d’expérience ».

Mr Lang a affirmé qu’il a été impressionné par « la grande connaissance » que |e président djiboutien possède sur le sujet de la piraterie maritime en Somalie, indiquant qu’il lui avait donné des pistes de réflexion sur les voies et moyens de réguler ce fléau, notamment par la voie de la « création d’emplois en Puntland ».

La Communauté internationale se doit de profiter de l’expertise du Chef de l’Etat djiboutien en matière de lutte contre la piraterie maritime aux larges des côtes somaliennes de l’avis de M Jacques Lang, promettant qu’il conseillerait le Secrétaire général des Nations Unies en ce sens.

Nommé Envoyé spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en matière de lutte contre la piraterie maritime aux larges des côtes somaliennes, M Lang effectue ces jours-ci une tournée d’informations sur la question de la piraterie maritime dans la région.

Dans le cadre de cette mission, en dehors son actuel séjour à Djibouti, il s’est déjà rendu aux Seychelles, à Maurice, au Puntland et au Somaliland.

Le Ministre délégué à la Coopération internationale, M Ahmed Ali Silay et le Chef de la Sécurité nationale M Hassan Saïd Kaireh ont assisté à la rencontre entre le Président de la République et l’Envoyé spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la lutte contre la piraterie maritime.

Apres jack Lang le président de la république Ismaël Omar Guelleh a reçu toujours au palais de la présidence M. Augustine Mahiga, représentant du secrétaire général des nations unies pour la somalie.

Les discussions ont porté sur la situation qui équivaut en Somalie.

Ont assisté à cette entrevue, la représentante résidente du PNUD Mme Hodan Abdillahi Haji Mahamoud le ministre de la coopération international Ahmed Ali Silay, le secrétaire générale de la présidence, le directeur de la sécurité national Hassan Saïd et l’ambassadeur de Djibouti en somalie.

22/08/10 (B566) ADI – Guelleh s’engage à apporter un soutien et une assistance au Gouvernement somalien de transition.

Le Président djiboutien s’entretient avec son homologue somalien

Le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, a reçu aujourd’hui en fin d’après-midi à sa résidence privée de Haramous, son homologue somalien, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed.

Ce dernier, en provenance des Emirats Arabes Unis, effectue un séjour de 24 heures à Djibouti.

Les discussions qui se sont déroulées autour d’un Iftar ont porté sur le renforcement des relations bilatérales, la situation sécuritaire en Somalie, et plus particulièrement à Mogadiscio la capitale, ainsi que le projet de renforcement de la Mission de maintien de la paix de l’UA en Somalie (Amisom).

Au cours de cette rencontre, le Président Guelleh a réaffirmé la disponibilité de Djibouti à apporter toute l’assistance et le soutien nécessaires au gouvernement intérimaire somalien pour l’établissement d’une paix durable en Somalie.

Il a également réitéré au Président Sharif, la ferme volonté du gouvernement djiboutien d’offrir un soutien logistique et technique aux forces somaliennes, à travers notamment le transfert d’une unité de génie civile, à Mogadiscio, pour participer à la reconstruction des édifices publics.

L’envoi d’un groupe d’administrateurs et de cadres djiboutiens en Somalie pour mieux orienter leurs collègues somaliens à assainir les finances publiques, a figuré par ailleurs dans les propositions d’aides djiboutiennes en faveur du gouvernement légitime somalien.

15/04/10 (B546) Arnaoud, sur ordre de Guelleh, fait passer un grand nombre d’amendements de la Constitution (dont certains sont plus que légitimes, – interdiction du cumul des mandats de député avec un poste ministériel, abolition de la peine de mort, …). Mais tout cela c’est pour minimiser le plus important : l’amendement de l’Article 23 qui ouvre la voie à la monarchie dictatoriale héréditaire (même si pour la façade, l’age maximum est limité à 75 ans – On ne parle plus non plus de l’interdiction de la double nationalité …) ….. L’Adi nous donne des détails plus précis.

15/04/2010 – Constitution : les articles fondamentaux révisés

L’adhésion du peuple djiboutien aux valeurs islamiques qui est, réaffirmée.

L’assertion de l’Islam comme religion de l’Etat est déplacée du préambule et devient le 1er alinéa de l’articler 1er de la Constitution.

L’article 6 introduit les groupements des partis politiques et leur reconnaît les mêmes pouvoirs que les partis politiques.

L’article 10 est amendé, un nouvel alinéa est ajouté et porte l’inscription dans la Constitution du principe de l’abolition de la peine de mort.

En premier lieu, les motifs de cette innovation sont principalement le souci pour le constituant de consolider les Droits de l’Homme dans notre pays. Le présent amendement figure déjà dans le corpus de règles pénales en vigueur en République de Djibouti.

En second lieu, la position de notre pays est en accord d’une part avec la résolution de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies demandant l’abolition de la peine de mort adoptée en 1971, et d’un autre côté avec la résolution de l’Assemblée Générale relative au moratoire sur la peine de mort adoptée le 18 Décembre 2008.

En dernier lieu, cet amendement permettra de transposer à contrario l’article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dont le contenu précise que « le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. » Cette Déclaration est partie intégrante de la Loi fondamentale Djiboutienne comme l’énonce explicitement le Préambule.

La nouvelle loi constitutionnelle prévoit également de lever la limitation du nombre de mandat présidentiel fixé à l’article 23 et qui devient un nouvel article 24 de la Constitution.

Juridiquement, le Président de la République de Djibouti est élu au suffrage universel. Ce droit fondamental consacré par la Constitution donne le pouvoir au peuple de choisir directement son représentant. Ne serait-il pas antirépublicain de gêner ce peuple dans son droit de conserver un dirigeant aussi longtemps que l’opinion publique le juge efficace et utile pour le pays ? Puisque ce n’est pas la durée au pouvoir qui est fondamentale. C’est ce que l’on fait du pouvoir. Et qui peut le faire au mieux pour le peuple Djiboutien.

L’idée première de la limitation du mandat présidentiel réside dans l’argument de la confiscation du pouvoir par un seul homme.

Cette inquiétude est levée par l’amendement apporté à l’article 24 qui deviendra le nouvel article 23, lequel dispose que l’âge maximum d’un candidat à la présidence de la République soit désormais fixé à soixante quinze ans. A rappeler que le contenu du titre III « Du Président» et du titre IV « Du Gouvernement » sont regroupés dorénavant dans un titre unique qui s’intitule titre III «Du pouvoir exécutif ».

Les titres suivants, du fait de cette modification, opèrent une translation. A titre indicatif, les actuels titres V et suivants vont changer de numérotation : ils deviendront titre IV, etc.

L’article 37 de la Constitution portant sur le pouvoir du Président de la République en matière de traités, accords et conventions internationaux a été déplacé vers un nouveau titre et devient article 70.

L’article 41 fait l’objet d’amendement en ce qui concerne des mesures procédurales des relations du premier ministre et du Président de la République, ainsi que son rôle vis-à-vis du gouvernement.

L’article 44 de la Loi fondamentale est modifié. L’interdiction de cumul entre le mandat parlementaire et le portefeuille ministériel est introduite dans la Constitution.

Les motifs en faveur de cet amendement se trouvent au niveau de l’atteinte portée au principe de la séparation stricte de pouvoirs. A travers la constatation des situations actuelles, un ministre en cas de double casquette (ministre / député) vote un projet de loi dont il est, quelques fois, l’auteur. Le principe est affecté.

L’article 47 portant sur les inéligibilités de titulaires de certaines fonctions et qualités pour concourir à un mandat de député est modifié. Il faut comprendre la nécessité de ces reformes politiques comme un acte majeure pour la consolidation de la démocratie dans notre pays.

L’amendement présenté est, en fait, une disposition actualisée qui tient compte de nouvelles reformes intervenues telles que le processus de la décentralisation et les mesures actuelles qui régissent le domaine de la Défense. Les nouvelles structures et leur corollaire pratique étant postérieurs à la rédaction de notre Constitution, ce projet d’amendement corrige les dispositions existantes.

L’amendement sur l’article 53 introduit le principe de la publicité des travaux et la publication, dans le Journal Officiel, des débats de l’Assemblée Nationale ainsi que la tenue à titre exceptionnel de séances parlementaires en huis clos et ce dans les conditions déterminées par le Règlement Intérieur.

Par ailleurs, la nouvelle loi constitutionnelle comportera un nouveau titre (TITRE 11) portant sur le Médiateur de la République. Ces dispositions portant sur le Médiateur de la République sont inédites comme en témoigne le souci d’institutionnaliser le rôle de ce nouvel organe dans la Constitution.

Cependant, le Médiateur de la République se devait d’être distingué au niveau constitutionnel pour rendre plus efficient son rôle de médiation entre l’Administration et les usagers. Font également partie de ces nouvelles dispositions, les amendements concernant les articles 85 et suivants de la Constitution, relatifs aux Collectivités territoriales. Ces dispositions viennent renforcer le corpus régulant le processus de la Décentralisation de notre Pays.

Ces articles apportent des précisions en matière du statut, de la définition, de mission et de fonctionnement des collectivités territoriales.

Enfin, l’article 93 du texte constitutionnel relatif aux dispositions finales et transitoires se trouve modifié suite à l’accord du principe de l’institution d’un Sénat qui sera mis sur pied dès que les conditions nécessaires à sa création seront réunies.