20/09/99 (LIB 001) Association Française des Amis des Démocrates de Djibouti

COMMUNIQUE
DE
L’ASSOCIATION FRANÇAISE DES AMIS
DES DÉMOCRATES DE DJIBOUTI

Les
procès politiques, les arrestations illégales, les rétentions arbitraires
de passeport et autre abolition de la liberté de la presse restent à Djibouti
le système quotidien de gouvernement.

Les violations
des droits de l’homme, de la loi constitutionnelle et des conventions internationales
sont chaque jour constatées.

Les militants
des droits de l’homme et tous les opposants sont les victimes de cet État
de non droit. MM. MOUMIN BAHDON et autres, Me AREF, les journalistes d’opposition
et certain membre de la famille du candidat à la présidence de la République
sont arrêtés, incarcérés ou condamnés dans des conditions totales d’iniquité.

Le
13 octobre prochain doit s’ouvrir le procès devant la cour d’appel de Djibouti
de MM. Moumin Bahdon et autres. Après avoir indiqué qu’un visa sera délivré
à l’avocat des prévenus, le bâtonnier Roger-Vincent Calatayud, avocat français,
l’Ambassade de Djibouti à Paris refuse aujourd’hui de régulariser cette situation
et privera, dès lors, l’ensemble des prévenus, de toute défense libre et indépendante.

Par ailleurs,
Djibouti attend beaucoup de l’aide internationale et notamment du Fonds Monétaire
International (FMI). Le président Omar Guelleh se trouve actuellement aux
États Unis pour solliciter une aide du FMI. La France s’est engagée à appuyer
cette demande.

Cette situation
est inadmissible et la poursuite d’envoi d’aides publiques françaises et européennes
à Djibouti ancre ce pays dans un système maffieux de détournement et de blanchiment
d’argent.

Pour la
liberté de la défense, pour la liberté de la presse, pour la liberté d’association,
mobilisons-nous et contactons tous l’ambassade de Djibouti à Paris, rue Menier
75116 Paris, pour dénoncer cette état de fait.

Le président
de l’A.F.A.D.D.
le 20 septembre 1999
Roger-Vincent Calatayud
Président de l’A.F.A.D.D.
20, rue Brauhauban F-65000 Tarbes
tél.: 00 33 (0) 5 62 34 10 83 fax.: 00 33 (0) 5 62 51 39 09
courriel: rv.calatayud@wanadoo.f

07/05/99 (LIB 001) Maître R-V CALATAYUD membre du Conseil National des Barreaux, Président de l’AFADD réagit sur le conditions dans lesquelles s’est déroulé le procès en appel de Maître AREF

AFADD

Association Française des Amis
des Démocrates de Djibouti

COMMUNIQUE

AREF
CONDAMNE EN APPEL LE 5 MAI
DANS DES CONDITIONS ILLÉGALES

Le 5 mai
1999 Me AREF, condamné en première instance à 2 ans de prison de prison dont
6 mois ferme, le 15 février 1999 par le tribunal correctionnel de Djibouti,
a fait appel de cette décision inique, dans les délais de la loi.

Nous connaissons
tous les circonstances particulièrement scandaleuses dans lesquelles est intervenue
cette condamnation: pas de charges, pas d’interrogatoires, pas de défense
libre et indépendante, pas de procès équitable ni de juges impartiaux.

Or,
sans respecter les délais de citation de 10 jours, et même sans aucune citation,
afin de priver Me AREF de tous moyens de défense sérieux, le gouvernement
djiboutien a déféré Me AREF, aujourd’hui, 5 mai 1999, devant la cour d’appel
siégeant à huis clos, qui l’a condamné à 6 mois de prison ferme, 5 ans d’interdiction
professionnelle et 150.000 Fdj d’amende.

Le public
s’est vu refuser tout accès à la salle d’audience et les forces de l’ordre
ont fermé les portes du palais de justice.

La demande
de liberté provisoire déposée par AREF n’a pas été évoquée, le jugement de
première instance n’était pas à la disposition de Me AREF qui n’a même pas
pu connaître les motifs de sa première condamnation.

Le
Président de l’audience, Monsieur Saïd ABKAR, s’est rendu, en cours de délibéré,
auprès de Ismaël OMAR GUELLEH, président élu de la République, pour y prendre
ses ordres.

Le délibéré
n’a duré que 15 minutes!!! Me AREF a été reconduit à la prison de Gabode aussitôt
après. Ce procès démontre la volonté du pouvoir de poursuivre sa politique
de répression, de bâillonner la libre expression et d’interdire toute libre
défense malgré les engagements mensongers qui ont été pris.

Le gouvernement
français, qui soutient le nouveau président, ne veut pas dénoncer des pratiques
judiciaires qui violent non seulement la loi nationale djiboutienne mais également
toutes les normes internationales et maintient auprès de cet État de
non droit absolu, un magistrat détaché du ministère français de la justice.

Cela est
confirmé par le fait que le parquet de Paris n’a diligenté aucun acte d’investigation
à la suite de la plainte qui a été déposée en mars 1999 pour crimes contre
l’humanité et actes de torture contre MM. Hassan Gouled et Ismaël OMAR GUELLEH.

La convention
franco-djiboutienne de coopération judiciaire est violée impunément par le
gouvernement djiboutien, sans aucune réaction du gouvernement français qui
poursuit son soutien financier et technique.

L’ASSOCIATION
FRANÇAISE DES AMIS
DES DÉMOCRATES DE DJIBOUTI


dénonce le silence du gouvernement français et l’appelle à mettre tout en
oeuvre pour faire respecter les engagements pris. Elle dénonce solennellement
les agissements de l’Etat Djiboutien qui renforce sa répression barbare et
sauvage contre des citoyens à l’honorabilité internationalement reconnue.

Elle accuse
le gouvernement de Djibouti de priver Me AREF de sa profession d’avocat pendant
5 ans alors même que le conseil de l’ordre n’a pas encore statué.

Elle
appelle tous les démocrates à adresser des lettres de protestation aux gouvernements
français et djiboutien. Me AREF, prisonnier politique, militant et défenseur
des droits de l’homme, est le plus glorieux des citoyens de Djibouti: son
pays tente de le briser pour éteindre la flamme de la liberté de tout un peuple.

Restons mobilisés
et unissons-nous pour poursuivre le combat pour la paix, le progrès et la
démocratie.

Le
Président,
Roger-Vincent
CALATAYUD

21/05/99 (LIB 001) L’ASSOCIATION FRANÇAISE DES AMIS DES DÉMOCRATES DE DJIBOUTI,

dont
les présidents d’honneur
sont MM. Xavier Deniau, député du Loiret et ancien ministre
et Moumin Badhon Farrah, ancien ministre djiboutien de la justice et des affaires
étrangères,
vient d’apprendre que le Mouvement des entreprises de France International
organisera le mercredi 26 mai 1999 un petit-déjeuner débat avec le président
GUELLEH.

L’AFADD s’étonne que les entrepreneurs
français souhaitent rencontrer un homme contre qui une plainte pour actes
de torture et crimes contre l’humanité a été déposée entre les mains du procureur
de la République de Paris.

L’AFADD dénonce fermement une telle
initiative qui témoigne du manque total de discernement de cette instance
nationale qui privilégie les relations commerciales à l’instauration de l’Etat
de Droit à Djibouti.

Les massacres, détentions arbitraires,
actes de torture, fraudes électorales, détournement de fonds publics et autres
crimes contre l’humanité ont été dénoncés, depuis de nombreuses années par
toutes les organisations de défense des droits de l’homme.

L’AFADD demande expressément
au MEDEF INTERNATIONAL d’annuler cette mascarade qui discrédite l’ensemble
des entreprises françaises aux yeux de la communauté internationale.

LE PRESIDENT,
Roger-Vincent
Calatayud

22/04/2000 – LES RÉACTIONS EN FAVEUR DES ENFANTS MINEURS ET INNOCENTS, EMPRISONNES A GABODE SE MULTIPLIENT (Suite des extraits)

Communiqué de l’AFADD

L’Association Française des Amis des Démocrates de Djibouti ( A.F.A.D.D.) dont le président d’honneur est Monsieur Deniau, ancien ministre, député du Loiret, s’associe à toutes les actions mises en oeuvre pour dénoncer les violations des droits de l’homme à Djibouti malgré les engagements non tenus des autorités gouvernementales.

L’A.F.A.D.D. s’inquiète notamment de la détention arbitraire et illégale de 29 enfants à la prison de Gabode, de sinistre mémoire dont les conditions de survie sont inhumaines.

Cette détention arbitraire d’enfants, non jugés, est une atteinte grave aux normes internationales et à la loi fondamentale de la République de Djibouti.

L’A.F.A.D.D. exige la libération immédiate de ces enfants victimes de tortures et de traitements dégradants et inhumains.

Il est demandé aux autorités françaises d’intervenir pour appuyer nos demandes en ce sens.

Le président de l’A.F.A.D.D.:
Roger-Vincent Calatayud
Ancien Bâtonnier
20, rue Brauhauban
F-65000 Tarbes
tél.: 00 33 (0) 5 62 34 10 83
fax.: 00 33 (0) 5 62 51 39 09
courriel: rv.calatayud@wanadoo.fr

09/02/2000 – COMMUNIQUE DE L’AFADD au sujet de l’accord de Paix

COMMUNIQUE

Le 9 février 2000

L’ASSOCIATION FRANCAISE DES AMIS DES DEMOCRATES DE DJIBOUTI (A.F.A.D.D.) se réjouit de l’accord de paix signé le 7 février 2000 à Paris entre le F.R.U.D. et le gouvernement de la République de Djibouti.

L’A.F.A.D.D. a pris connaissance avec satisfaction des engagements souscrits par les deux parties pour parvenir à l’instauration d’un Etat de droit dans la paix et la fraternité.

Elle souhaite que cet accord, événement majeur de ces dernières années, soit mis en oeuvre le plus rapidement possible pour que la justice, le progrès, la paix et la solidarité puissent bénéficier au peuple djiboutien tout entier.

Elle forme des voeux pour que les autorités djiboutiennes reviennent sur leur refus de délivrance de visas et pour que soit garantie la sécurité des personnes qui auraient à se rendre sur le territoire de la République de Djibouti.

Elle est disposée à apporter sa contribution pour aider à la mise en place des structures nécessaires à la réalisation de l’accord de paix.

Elle attend avec détermination et fermeté les premiers résultats de cet accord.

Fait à Paris, le 9 février 2000

Le Président,

Bâtonnier Roger-Vincent Calatayud

28/01/2000 – L’AFADD et l’ARDHD proposent Maître AREF pour l’attribution du Prix Ludovic TRARIEUX qui sera décerné par l’Institut des Droits de l’Homme du Barreau de Bordeaux.

Monsieur le Président
I.D.H.B.B.
Maison de l’Avocat
18-20, rue du Maréchal Joffre
33000 BORDEAUX

Tarbes, le 27 janvier 2000

Objet: I.D.H.B.B. Prix Ludovic Trarieux

Monsieur le Président et Cher Confrère,

J’ai l’honneur de proposer Me Mohamed Aref Mohamed pour le Prix Ludovic Trarieux de l’Institut des Droits de l’Homme du barreau de Bordeaux.

Me Aref, avocat au barreau de Djibouti, militant et défenseur des droits de l’homme, est victime depuis de longues années de la dictature de son pays.

Il a été l’une des chevilles ouvrières d’Amnesty International pour l’Afrique lors de la Conférence diplomatique de Rome qui a arrêté le statut de la Cour Pénale Internationale.

Radié du barreau dans le cadre d’un affaire monumentée de toute pièce par les autorités politiques et ordinales de Djibouti, il a été incarcéré durant 6 mois en 1999, après avoir subi le bagne en 1991.

Ses avocats français ont été privés de visa et d’autorisation de plaider malgré les termes de la convention de coopération judiciaire franco-djiboutienne et la présence d’un magistrat français auprès du ministre djiboutien de la Justice.

La Chancellerie et le Quai d’Orsay sont parfaitement au fait de cette situation mais n’interviennent qu’avec parcimonie et sans engagement aucun.

Bénéficiant d’une grâce présidentielle à l’occasion de l’accession au pouvoir de Ismaél Omar Guelleh, ancien directeur de cabinet du précédent président et ancien chef de la sécurité, il a été libéré le 9 mai 1999.

Me Aref, ne peut plus travailler et se voit déposséder de son passeport ce qui l’empêche de répondre à des propositions d’emploi à l’étranger.

Adopté comme prisonnier d’opinion par Amnesty International, l’Union Interparlementaire, l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme, le Conseil National des Barreaux de France etc…, Me Aref, en se voyant décerner ce prix, mettra son pays face à ses responsabilités, car il est à craindre qu’il ne soit pas autorisé à quitter le pays.

Marié et père de 4 enfants, Me Aref, franco-djiboutien, n’a pas obtenu satisfaction en s’adressant auprès de l’ambassade de France à Djibouti pour y être accueilli en sa qualité de Français, malgré son statut d’ancien enfant de troupes et son appartenance à une famille prestigieuse qui a donné de grands commis dont un ancien président du Conseil de Djibouti.

Une lettre ouverte signée par de nombreuses organisations de défense des Droits de l’Homme a été adressée au Premier Ministre Français pour en appeler à une décision politique de sa part.

Nous attendons vainement sa réponse.

Seul contre tous les pouvoirs, avec l’aide du peuple de Djibouti qui le soutient sans faillir, Me Aref parvient difficilement à survivre.

Lui qui n’a jamais ménagé son temps et ses revenus pour apporter son aide aux plus défavorisés, il connaît à présent auprès de ces-derniers la fraternelle chaleur de la solidarité des opprimés.

Je suis très heureux de pouvoir présenter la candidature de Me Aref, seule lumière de liberté sur le drapeau de son pays.

Dans l’attente de vous rencontrer,

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Bâtonnier et cher confrère, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Bâtonnier Roger-Vincent Calatayud
Président de la Commission des Droits de l’Homme
du Conseil National des Barreaux

————————————————————————————————————

ARDHD

Maître Favreau
Président
I.D.H.B.B.
Maison de l’Avocat
18-20, rue du Maréchal offre
33000 BORDEAUX

Paris, le 27 janvier 2000

Objet: Prix Ludovic Trarieux

Monsieur le Président,

nous avons le plaisir de vous soumettre la candidature de Me Mohamed Aref Mohamed pour l’attribution du Prix Ludovic Trarieux et nous nous associons à la démarche de Me R-V CALATAYUD, Président de l’AFADD.

Me Aref, avocat au barreau de Djibouti, militant et défenseur des droits de l’homme depuis de longues années a été la victime des régimes dictatoriaux qui se sont succédés à Djibouti. Il faut savoir qu’il est l’un des seuls avocats djiboutiens à avoir accepté de défendre les dossiers des victimes de la dictature et qu’il s’est ainsi opposé au régime …

En 1991-1992, il a été emprisonné à titre  » préventif  » dans un fortin en plein désert, pendant 24 mois, avant d’être relaxé par la Cour d’Assises de Djibouti devant laquelle il était inculpé de Complot, d’attaque d’une caserne, …

Il a été mandaté par Amnesty International pour représenter l’Association lors de la Conférence de Rome statuant sur la création de la Cour Pénale Internationale en 1998.

En 1999, il a été emprisonné de nouveau pendant quatre mois aux termes d’un procès en correctionnel dans une affaire montée de toutes pièces, où les soi-disant plaignants / victimes ne s’étaient même pas fait représenter. Il a été torturé pendant un mois, enfermé seul dans les toilettes de la prison (1 M2) sans toit, sous le soleil de Djibouti.

Ses avocats français ont été privés de visa et d’autorisation de plaider malgré les termes de la convention de coopération judiciaire franco-djiboutienne et la présence d’un magistrat français auprès du ministre djiboutien de la Justice.

Au lendemain de sa libération, il a été radié à vie du barreau et il ne peut plus exercer sa profession. Son Cabinet a été mis en liquidation judiciaire. Son passeport lui a été retiré, sa maison est cernée par la police et il ne peut plus se déplacer sans une escorte des services secrets. Il a échappé à deux attentats à l’arme blanche. Il est harcelé en permanence : convocation à la gendarmerie, téléphone sur écoute, pressions sur ses amis pour qu’il évitent de lui rendre visite, etc..

Il a été élu Vice-Président de l’UIDH en novembre 1999.

Seul contre tous les pouvoirs, avec l’aide du peuple de Djibouti qui le soutient, Me Aref parvient difficilement à survivre et l’attribution du Prix Ludovic Trarieux présenterait le triple avantage de renforcer sa crédibilité internationale, de lui assurer une protection à Djibouti et de reconnaître officiellement son action et son courage en faveur des opprimés.

Je suis très heureux de soutenir la candidature de Me Aref, aux côtés de l’AFADD et je suis à votre disposition pour vous apporter toutes les informations complémentaires qui vous seraient utiles.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Jean-Loup SCHAAL
Président

19/01/2000 – QUI POURRAIENT ÊTRE LES DEUX ÉTRANGERS NON IDENTIFIES PAR LE TÉMOIN DJIBOUTIEN RÉFUGIE EN BELGIQUE ?

Certaines informations provenant de personnalités appartenant à l’entourage proche de la Présidence de la République de Djibouti et de la Garde personnelle du Chef de L’ÉTAT, souhaitant conserver l’anonymat pour d’évidentes raisons de sécurité, ont rapporté que l’un des deux  » étrangers  » non identifiés par le témoin qui a mis en cause ISMAÏL OMAR GUELLEH serait MAHDI AHMED ABDILLAHI.

Selon ces sources MAHDI AHMED ABDILLAHI ferait partie des  » exécutants  » qui ont assassiné le juge Borrel pour le compte d’ISMAÏL OMAR GUELLEH alors chef de la police et directeur de cabinet de l’ancien chef de L’ÉTAT GOULED.

MAHDI AHMED ABDILLAHI a été condamné par la justice française à la prison à vie en octobre 1998 pour l’attentat du  » Café de Paris « .

Dès sa condamnation par la justice française ISMAÏL OMAR GUELLEH l’a appelé à ses côtés et l’a nommé illégalement président du Parti National Démocratique (PND).

Il s’agissait pour ISMAÏL OMAR GUELLEH non seulement de contester et de discréditer la justice française mais aussi d’apporter sa protection à son homme de main en le plaçant dans une situation de totale impunité.

MAHDI AHMED ABDILLAHI a appartenu à l’armée djiboutienne avant d’en être radié pour avoir été convaincu de vol au service de l’intendance dont il avait la responsabilité.

MAHDI ABDILLAHI est connu comme un homme sans scrupule et dangereux, acceptant de prêter la main à toutes les actions illégales guidées par le pouvoir.

L’A.F.A.D.D.

18/01/2000 – ARRESTATION DE Jean-Paul, ancien député et PRÉSIDENT DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS.SUITE DE L’AFFAIRE BORREL ?

AFADD
Association Française des Amis des Démocrates Djiboutiens

COMMUNIQUE
Le 18 janvier 2000

ARRESTATION DE L’ANCIEN DÉPUTE DE L’OPPOSITION
JEAN-PAUL NOËL, PRÉSIDENT DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS DE L’HOMME.

A 16 heures 30, heure locale, l’ancien député de l’opposition Jean-Paul Noël, président de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme a été arrêté et transféré au poste de gendarmerie de Djibouti.

Aucune information n’a été donnée par les autorités sur les faits qui lui seraient reprochés.

Demain, 19 janvier, aura lieu l’audience d’appel concernant l’ancien ministre Moumin Bahdon Farrah qui sera défendu par un avocat commis d’office, les avocats choisis n’ayant pas été autorisés à plaider.

Enfin, les récentes révélations mettant en cause directement le président Guelleh dans l’assassinat du juge français Bernard Borrel en 1995, mettent sérieusement en doute la thèse du suicide qui avait été initialement avancée.

Une fois encore, le gouvernement de Djibouti démontre par de tels agissements sa volonté manifeste de réduire au silence toutes les forces vives du pays qui militent en faveur de la mise en place d’un État de Droit.

Le gouvernement tyrannique de Djibouti, aux abois depuis bien des mois, tente vainement et par des moyens lamentables de discréditer les responsables et militants des Droits de l’Homme à Djibouti comme ailleurs.

L’A.F.A.D.D. demande la libération immédiate de Jean-Paul Noël, dénonce les conditions iniques dans lesquelles va se dérouler le procès de Moumin Bahdon Farrah et exige que toute la clarté soit faite sur l’assassinat du juge Borrel.

LE PRÉSIDENT,
Roger-Vincent Calatayud
Président de l’AFADD