07/02/2012 (B642) Le FMI vote-t-il Guelleh ? (Anglais + traduction automatique en Français avec Google)

__________________________ Note de l’ARDHD

En dépit d’un rapport que nous avions pu nous procurer et qui semblait défavorable, à l’issue d’une réunion à Djibouti fin 2011, qui s’était très mal terminée sur une incompréhension des enquêteurs à propos de certains financements, en particulier du nouvel avion de Guelleh, il semble que le FMI renouvelle son soutien financier au régime dictatorial qui asservit la population et qui détourne tous les fonds publics et les aides internationales dont celles du FMI.

Merci au FMI de contribuer à l’enrichissement de la famille princière de pacotilles et de soutenir un régime contre sa population qu’il maltraite et qu’il ruine progressivement.

En tout cas, nous sommes prêt à parier que les Djiboutiens ne recevront pas grand chose de ces nouvelles aides.

_____________________ Original en Anglais (Source FMI)

IMF Executive Board Completes Fifth Review Under Djibouti’s Extended Credit Facility Arrangement and Approves Request for Augmentation of Access and US$ 9.7 Million Disbursement
Press Release No.12/38
February 6, 2012

The Executive Board of the International Monetary Fund (IMF) completed today the fifth review of Djibouti’s economic performance under the Extended Credit Facility1 arrangement (ECF) and approved the authorities’ request for an augmentation of access of SDR 9.54 million (US$14.7 million, 60 percent of quota) to meet the additional external financing needs created by the increase in global commodity prices and the drought in the Horn of Africa. The augmentation will be disbursed in equal parts upon completion of the fifth and sixth reviews.

The Board’s decision enables the immediate disbursement of SDR 6.246 million (about US$9.7 million), bringing total disbursements under the program to SDR 16.014 million (US$24.75 million).

The Board also approved the authorities’ request for two waivers of nonobservance of the end-June 2011 performance criteria on the fiscal balance and on net banking system credit to the government. Furthermore, the Board granted waivers of nonobservance on the continuous performance criteria on the non-accumulation of external arrears and the accumulation of new domestic arrears (related to delays in the payment of salaries and pensions), which were not observed in the second semester as a result of the tight cash flow situation.

These waivers were granted on the grounds of temporary or minor deviations from the program objectives or the corrective measures undertaken by the authorities. The Board also granted a waiver for the non-observance of the external payments arrears performance criterion following minor data revision after the completion of the fourth review under the ECF arrangement.

The ECF arrangement for Djibouti was approved in September 17, 2008 (see Press Release No. 08/211) for an amount to SDR 12.72 million (about US$19.66 million, or 80 percent of the country’s quota in the Fund). On January 7, 2011, the ECF arrangement was extended by 9 months, through June 16, 2012 (see Press Release No. 11/3).

After the Executive Board’s discussion, Ms. Nemat Shafik, Deputy Managing Director and Acting Chair, said:

“Djibouti has been hit hard by the spike in commodity prices and the Horn of Africa drought, which have affected particularly the poorest households. These shocks have hiked imports, especially on food and fuel, thus increasing the current account and external financing needs, and have put pressure on fiscal space through lower tax revenues and higher fuel subsidies. The augmentation of access of 60 percent of quota under the ECF will help Djibouti meet the additional financing needs stemming from the two exogenous shocks.

“Looking ahead, strong commitment to the ECF-supported program is necessary to maintain macroeconomic stability and reduce poverty. Fiscal policy should focus on increasing revenues and controlling expenditure, while protecting priority social expenditure and capital investment. Further progress on public financial management will strengthen the budget process. Pursuing prudent debt policies, including avoiding non-concessional borrowing remain critical for maintaining debt sustainability.

“Strengthening bank supervision and regulation will help address the challenges posed by the rapid development of the financial sector. Structural reforms should aim at improving competitiveness and fostering private sector development. Reforming the state-owned energy company will lower energy costs and reduce government transfers.”

_______________________ Traduction automatique Google
proposée sans aucune garantie pour faciliter la compréhension

Le Conseil d’administration achève la cinquième revue de Djibouti Sous arrangement de crédit du Fonds étendue et approuve la demande pour une augmentation de l’accès et aux États-Unis 9,7 millions de dollars de décaissement

Communiqué de presse No.12/38
Février 6, 2012

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui la cinquième revue de la performance économique de Djibouti dans le cadre de la facilité de crédit élargie une entente (ECF) et a approuvé la demande des autorités pour une augmentation de l’accès de DTS 9,54 millions (Etats-Unis $ 14,7 millions, 60 pour cent de la quote-part) pour obtenir le financement externe supplémentaire aux besoins créés par l’augmentation des prix mondiaux des matières premières et de la sécheresse dans la Corne de l’Afrique. L’augmentation sera versée à parts égales à la fin des examens cinquième et sixième.

La décision du Conseil permet le décaissement immédiat de DTS 6.246.000 (environ $ 9,7 millions aux États-Unis), ce qui porte le total des décaissements au titre du programme de 16,014 millions de DTS (Etats-Unis 24,75 millions de dollars).

Le Conseil a également approuvé la demande des autorités pour deux dérogations de non-respect des fin juin 2011 des critères de performance sur le solde budgétaire et sur le crédit du système bancaire net à l’État. En outre, le Conseil a accordé des dérogations de non-respect des critères de performance en continu sur la non-accumulation d’arriérés extérieurs et de l’accumulation de nouveaux arriérés intérieurs (liée à des retards dans le paiement des salaires et pensions), qui n’ont pas été observées au second semestre comme à la suite de la situation de trésorerie tendue.

Ces dérogations ont été accordées sur les motifs des écarts temporaires ou mineures par rapport aux objectifs du programme ou les mesures correctives prises par les autorités. Le Conseil a également accordé une dérogation pour le non-respect de l’paiements extérieurs critère de performance à la suite des arriérés révision mineure de données après l’achèvement de la quatrième revue de l’accord FEC.

L’arrangement ECF pour Djibouti a été approuvé en Septembre 17, 2008 (voir Communiqué de presse n ° 08/211 ) pour un montant de DTS 12,72 millions (environ $ 19,660,000 aux États-Unis, soit 80 pour cent du quota du pays dans le Fonds). Le 7 Janvier 2011, l’arrangement ECF a été prolongé de 9 mois, grâce à Juin 16, 2012 (voir Communiqué de presse n ° 11/3 ).

Après discussion, le Conseil exécutif, Mme Nemat Shafik, Directeur général adjoint et Président par intérim, a déclaré:

« Djibouti a été durement touchée par la flambée des prix des matières premières et de la Corne de l’Afrique la sécheresse, qui ont affecté en particulier les ménages les plus pauvres. Ces chocs ont parcouru les importations, en particulier sur les denrées alimentaires et du carburant, augmentant ainsi le compte courant et les besoins de financement externes, et ont mis la pression sur l’espace budgétaire par le biais des recettes fiscales plus faibles et des subventions plus élevés du carburant. L’augmentation de l’accès de 60 pour cent de la quote-titre de la FEC aidera Djibouti répondre aux besoins de financement supplémentaires découlant des deux chocs exogènes.

« A l’avenir, un engagement fort pour le programme appuyé par la FEC est nécessaire pour maintenir la stabilité macroéconomique et réduire la pauvreté.

La politique budgétaire devrait se concentrer sur l’augmentation des revenus et la maîtrise des dépenses, tout en protégeant les dépenses sociales prioritaires et les investissements en capital. De nouveaux progrès sur la gestion des finances publiques permettra de renforcer le processus budgétaire. Poursuivre des politiques prudentes de la dette, y compris en évitant les emprunts non concessionnels rester critique pour le maintien de la viabilité de la dette.

« Renforcement de la supervision bancaire et la réglementation permettra de faire face aux défis posés par le développement rapide du secteur financier. Les réformes structurelles devraient viser à améliorer la compétitivité et favoriser le développement du secteur privé. La réforme de la société d’énergie appartenant à l’État fera baisser les coûts de l’énergie et de réduire les transferts gouvernementaux. « 

1 La Facilité élargie de crédit (FEC) a remplacé la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) comme principal outil du Fonds à moyen terme un soutien financier aux pays à faible revenu en offrant un niveau plus élevé de l’accès au financement, des conditions plus favorables, le renforcement de la flexibilité dans la conception des programmes, et plus ciblée de conditionnalité simplifiée. Le financement au titre de la FEC est actuellement un taux d’intérêt zéro, avec une période de grâce de 5 ans et demi, et une échéance finale de 10 ans ( http://www.imf.org/external/np/exr/facts/ecf.htm ). Le Fonds examine le niveau des taux d’intérêt pour toutes les facilités concessionnelles tous les deux ans.

10/10/10 (B573) FreeDjibouti -> Lettre ouverte à tous les partis politiques à Djibouti.

Par FreeDjibouti

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Aucun homme politique ne peut et ne doit point, pour des considérations ou ambitions personnelles, sacrifier la liberté des peuples et ôter aux générations futures leur droit de vivre dans un Etat de droit régit par des institutions démocratiques.

Ce qui est vrai pour l’homme politique est tout aussi vrai pour le parti dont il est dirigeant et/ou membre. Je suis d’avis qu’il est légitime et même honorable que tout Chef de parti politique entrevoit, de par le programme de gouvernement qu’il présente au peuple souverain, qu’il bénéficiera du mandat populaire pour accéder aux fonctions suprêmes de l’Etat. La réalité est qu’à Djibouti nous sommes dans une monarchie républicaine. Oui, Monsieur Ismaël Omar Guelleh, sans qu’il s’agisse de sa personne, est et je le réaffirme, l’incarnation du mal et de la destruction.

Les Chefs des partis politiques de l’Opposition aux aspirations démocratiques n’ont pas besoin d’études scientifiques pour s’en convaincre. En fait, si la dictature est un mal, Monsieur Guelleh en est l’incarnation, et si la monarchie républicaine est destruction, le peuple djiboutien opte pour la construction.

A Djibouti ou ailleurs, l’Opposition aux aspirations démocratiques est secouée par une crise, il s’agit d’une crise profonde qui tire sa source dans le rejet par les Représentants des partis d’être partie prenante des intérêts du peuple djiboutien.

Certes, une telle crise peut se comprendre parce qu’elle est le résultat de souffrances et de frustrations de toutes sortes. Les Chefs des partis politiques aux aspirations démocratiques sont désemparés et sans une stratégie claire de lutte susceptible de conduire à un Etat de droit et à la démocratisation des institutions qu’ils appellent, sans aucun doute, tous de leurs vœux, ils se distribuent les blâmes. Face à ce triste spectacle au sien de l’Opposition, le peuple djiboutien désabusé ne peut que contenir sa colère et sa révolte et je suis de ceux-là.

Mais en dépit de cette flagrante faillite de l’Opposition, nous savons que la colère est mauvaise conseillère et la révolte conduit à la tragédie. Aussi, chers frères et sœurs djiboutiens, demeurons-nous convaincus que l’Opposition a besoin de notre soutien, de nos suggestions pour renaître de cette douloureuse expérience et poursuivre la lutte.

Pour ce qui me concerne, je continuerais à apporter ma modeste contribution en continuant d’inviter l’Opposition à une unité d’action tout en ne nous privant pas de rappeler à la classe politique son devoir à l’endroit de la nation djiboutienne et des générations futures. La présente Lettre Ouverte à tous les Partis politiques à Djibouti et singulièrement à ceux de l’Opposition se situe dans ce contexte. J’essayerai ici d’ouvrir le débat sur la réalité politique djiboutienne sans fard ni désespoir tout en demeurant conscient du drame qui se joue à Djibouti.

Il y a une vingtaine d’années, qui aurait pu prédire que Djibouti connaîtrait une telle tragique mutation en passant de la dictature à la monarchie républicaine ?

Comment donc ne pas entrevoir la possibilité dans le demi-siècle qui s’ouvre devant nous que des générations de Djiboutiens vivraient dans un véritable royaume qui ne dira pas son nom. Une telle perspective, si terrifiante soit-elle, n’est hélas point une vue de l’esprit, ni une fiction mais une réalité.

Djibouti tel qu’il devrait être

Je voudrais ici emprunter cette formulation et/ou style à Corneille (poète dramatique français du 17ième siècle) qui peignait les hommes tels qu’ils devraient être, des hommes d’honneur et de courage prêts au sacrifice qu’exige la vie sans perdre leur générosité. Corneille peignait des êtres libres qui décident toujours de leur destin.

A Djibouti, quel que soit le lieu de notre naissance, la cour d’école et la vie communautaire dans les quartiers de Djibouti-ville nous avait permis de nous faire des amis qui venaient de différents coins du pays. A cela, s’étaient ajoutés les liens de mariage entre les fils et les filles de toutes les régions du pays, c’est dire que tout un chacun de nous avions des amis ou l’ami d’un ami issus du centre, du nord ou du sud du pays.

C’est une évolution naturelle dans un petit pays comme le nôtre. Nous avons eu depuis nos années de lycéen des amis de plusieurs régions de notre pays et plus tard dans notre vie professionnelle à Djibouti. Certaines de nos relations qui datent du lycée étaient si solides au point qu’après des années de séparation pour raison d’études, les retrouvailles nous ont permis de nous appeler par les sobriquets que nous nous sommes donnés comme camarades.

Nous avons continué tout le long de notre vie d’appeler “grand frère” les aînés de nos amis. La dictature qui joue sur le régionalisme et l’appartenance ethnique et/ou tribale n’a pas toujours réussi sur ce terrain et pour cause dans notre vie d’élève autant que professionnelle nous avons eu des amis qui non seulement ne sont pas de notre coin mais ne partageaient pas nos convictions politiques. Et bien, l’amitié qui nous liait n’a d’égale que la fraternité qu’on se témoignait. Certains de ces frères ne sont plus de notre monde, mais nous continuons de ressentir leur disparition comme une grande perte.

De notre vie professionnelle à Djibouti, je voudrais noter que nous avons eu la chance d’accompagner des Ministres lors des missions d’intérêts nationales à l’etranger. Ces Ministres appartenaient aux différentes régions du pays. De même, nous avons eu à travailler avec des collègues (hommes et femmes) dont le dévouement n’a d’égale que leur détermination à servir leur pays. Certains d’entre eux ont accédé à des fonctions ministérielles et ils le méritaient amplement indépendamment des régions du pays dont ils sont originaires. La plupart de ces hommes et femmes (Ministres et anciens collègues) n’adhéraient point à la dictature mais ils ont voulu servir leur pays et nous devons saluer leur patriotisme.

Certains des Ministres au côté desquels nous avons travaillé et appris autant d’ailleurs que la poignée de collègues dont nous avons fait mention plus loin, démontraient une si haute compétence et des qualités professionnelles éprouvées qui nous avaient confirmé ce que nous avions toujours pensé. Oui, j’ai vu le génie humain à travers ces hommes et femmes et sommes convaincu que Djibouti ne manque pas de génies capables de sortir ce pays de cet état de régression généralisée.

Djibouti tel qu’il est

Je voudrais cette fois-ci emprunter cette formulation et/ou style à Racine (poète dramatique français, contemporain de Corneille) qui peignait les hommes tels qu’ils sont avec leur cupidité, leur lâcheté, leur faiblesse. Racine peignait des hommes animés de passion destructrice en usant des actions simples et claires.

Djibouti, comme nous l’avons indiqué plus haut, ne souffre point de régression généralisée (sociale, économique et politique) par manque d’hommes et de femmes capables de relever le défi économique, de mise en place d’un Etat de droit et de promotion de la démocratie. En fait, il y a quelques années de cela, lorsque j’ai été informé de la promotion des collègues, dont je faisais mention, au rang de Ministres, ma première réaction fut la joie.

Oui, il s’agissait d’une juste récompense pour le dévouement et le professionnalisme de ces hauts fonctionnaires de grande qualité mais en l’espace de quelques minutes une profonde tristesse faisait place à la joie. Je savais que les efforts et l’abnégation de ces honorables hommes et femmes au service de leur pays ne produiront pas les résultats que le peuple est en droit d’attendre d’eux dans un pays où le dictateur n’a de compte à rendre à personne. L’exécutif, le législatif et le judiciaire sont la propriété personnelle du dictateur autant d’ailleurs que le Trésor Public.

A ce stade, il convient de noter que les Etats-Unis ne sont pas devenus la première puissance économique du monde à ce jour par qu’ils sont peuplés de génies, loin s’en faut. Les Etats-Unis renferment en pourcentage par rapport à leur population, le même nombre d’ignorants qu’on en trouve dans le pays ou dans le village le plus pauvre et le plus reculé de notre planète. Il faut venir vivre dans le pays pour se rendre à l’évidence que l’ignorance est la chose la mieux partagée dans le monde. Aux Etats-Unis, l’Etat de droit et la démocratie ont permis au nombre réduit de génies qui y vivent de tirer le pays vers l’excellence (recherche, innovation, invention, entreprenariat et nous en passons).

En Afrique par contre, les génies sont soit détruits par les dictateurs ou soit privés de toute expression pour le bien de leur peuple. Les dictateurs préfèrent s’entourer de leurs semblables, les ignorants que nous sommes, ce qui leur permet de précipiter les pays dans un gouffre dont la profondeur n’a d’égale leur étroitesse d’esprit et les limites de leur degré d’analyses et de vues.

La dictature djiboutienne est une illustration douloureuse d’un tel mal sous sa forme la plus destructrice et la plus cauchemardesque. Et bien, nous voici avec l’avènement de la monarchie républicaine, au paroxysme d’un mal que nous (toutes les forces vives et démocratiques du pays) sommes déterminées à confronter et à éradiquer. Il y va de la sauvegarde de la République et de l’existence même de la nation djiboutienne.

Aux Chefs et aux membres de l’Opposition aux aspirations démocratiques

Les Chefs et les membres de l’Opposition ont, à des degrés divers, payer un prix bien cher pour leurs aspirations et convictions démocratiques, nous sommes les premiers à leur signifier notre admiration et à leur réitérer notre soutien. Aucun prix n’est cher payé lorsqu’il s’agit de la liberté et des générations futures. Ceci dit et acquis, l’Opposition djiboutienne se doit de faire montre de sérieuses préoccupations quant à l’imminence et/ou réelles possibilités d’une seconde bien plus grave mutation dans la vie de la nation et en prendre l’exacte mesure.

Djibouti vient d’entrer dans une ère d’extinction de la République et son remplacement par une véritable monarchie. Il ne s’agit point là d’alignement de mots mais d’une réalité qu’il faut être plus qu’aveugle pour ne pas le voir et le sentir. Cher(e)s frères et sœurs de l’Opposition, chers démocrates de Djibouti, chers compatriotes, nous savons qu’aucun Djiboutien n’accepte ni n’imagine une telle perspective pour lui ou pour ses enfants mais à moins d’y mettre fin avant qu’il ne soit trop tard, nous n’aurons même pas le temps de pleurer.

N’oublions point que c’est au nom de la démocratie que de jeunes djiboutiens répondant à l’appel de leurs aînés pour défendre la République pour ce qu’elle renferme comme valeurs et idéal de liberté et de patriotisme ont consenti de payer le haut prix, le sacrifice suprême. Oui, ils ont donné leur vie pour que leurs frères et sœurs puissent jouir à jamais de la liberté dont ils ont été privés à fleur de l’âge. Peuple djiboutien, nation djiboutienne, démocrates de Djibouti, Chefs de l’Opposition leur message est clair, nous avons le devoir de l’honorer pour que non seulement leur mort ne soit pas vaine mais plus encore pour que nous ne condamnions pas les générations futures à vivre dans une monarchie d’un autre temps en plein 21ième siècle.

Il est aberrant de constater ces derniers temps que l’opposition djiboutienne perde son temps en se distinguant en grands et petits partis, en partis légalisés ou non-légalisés, et plus encore à jouer le jeu de Guelleh en ne se ménageant pas et ainsi se détourne de son objectif premier.

Entre temps la soi-disant majorité parlementaire UMP à l’Assemblée Nationale passe son temps à chanter “Vive le Roi Guelleh”. Les quelques démocrates que compte l’UMP sont terrorisés autant ceux qui l’y contemplent et doivent se résoudre tout comme au bon vieux temps à suivre les chanteurs à la gloire du Roi et à la destruction de la nation djiboutienne. Au temps colonial, les Djiboutiens qualifiaient un tel regroupement de “ béni oui-oui, d’Assemblée Mouton”.

Je me souviens qu’il y a quelques années en France, lors des émissions télévisées, un des commentateurs disait, parlant des partis politiques de la droite française, que “ La France a la droite la plus bête d’Europe ” selon certains partis frères d’Europe. Dont acte.

Toutefois, je ne partage pas une telle assertion. La vieille Europe renferme de grandes valeurs intellectuelles et cartésiennes et il suffit d’aller hors des frontières européennes pour se faire une bonne idée des autres démocraties occidentales en général ou celles qui y sont calquées.

Qu’à cela ne tienne, j’aimerais que l’on dise demain que Djibouti a l’Opposition la plus réfléchie et la plus visionnaire du continent.

Au RPP et à ses membres qui aspirent à la démocratie

Nous avons toujours pensé qu’au sein du RPP, il y avait et il y a toujours des démocrates. Le fait que d’anciens membres influents du RPP quittent le parti pour en créer un autre ou pour en adhérer un autre doit être, à notre avis, interprété comme un signe de leur désaccord avec la philosophie et les pratiques du parti.

Le RPP est un parti d’essence et d’obédience dictatoriales, c’est une réalité connue et vécue par tous les Djiboutiens. Nous imaginons bien le calvaire que vit tout membre aspirant à la démocratie au sein d’un tel parti.

D’aucuns nous diront, comment peut-on être démocrate et arriver à vivre le mal et la destruction RPP ? Et bien, la réponse est simple. De fait, avec recul, nous convenons que la démocratie n’a pas toujours été présentée sur le terrain sous ses bénéfiques jours mais sous une forme antagoniste, tout au moins pour ce qui est de la perception. Et bien, la réaction fut la défensive et le repli sur soi surtout pour des gens à qui nous devons tendre la main pour les aider à rejoindre leurs frères et sœurs déjà engagés dans la lutte et en rupture totale avec la dictature.

Le moment venu, nous sommes convaincus que les démocrates du RPP se rangeront du côté de l’idéal de démocratie et de liberté mais tout dépendra du programme de l’Opposition. Alors, nous pouvons emprunter et/ou nous inspirer de ce slogan de gauche :

Démocrates de Djibouti, Unissez-vous pour éradiquer à jamais la dictature du sol national, Unissez-vous pour mettre fin à la monarchie républicaine et à la monarchie naissante, Unissez-vous pour célébrer la démocratie, l’Etat de droit, l’idéal de liberté.

Programme d’action de l’Opposition pour un Etat de droit et des institutions démocratiques à Djibouti.

Les élections qui avaient conduit Djibouti à l’indépendance furent démocratiques, transparentes et reflétèrent la volonté du peuple. L’ironie est que ces élections avaient été organisées et supervisées par l’administration coloniale, en fait par la France.

Les Djiboutiens, à l’instar de tout peuple acquis à l’idéal républicain et de liberté, revendiquent des élections qui répondent aux critères qui en font la voix du peuple. La réalité est que pour parvenir à leur légitime et juste objectif, il leur faut mettre fin à la monarchie républicaine et à la monarchie naissante. Du coup, l’Opposition qui devrait être à la pointe de la lutte se doit de se doter d’un programme d’action conséquent. Dans ce contexte, je propose, avec toute l’humilité requise, de lui soumettre deux projets de document et/ou programme.

Le premier document sera une Déclaration commune de l’Opposition que j’intitule : “Déclaration politique et de politique pour un Etat de droit et de Démocratisation des institutions djiboutiennes ”. Ce document qui émane de partis politiques aux aspirations démocratiques devrait présenter à la nation, au peuple djiboutien, les grandes lignes de ce que l’Etat de droit et les Institutions démocratiques seront dans le Djibouti de demain.

Le second document qui devrait émaner en grande partie de chaque Parti politique sera un “Programme de Gouvernement pour un développement intégral et soutenable à Djibouti”. Il faudrait indiquer un certain nombre de thèmes que le Programme devra traiter pour que les Djiboutiens aillent aux urnes, une fois les conditions réunies, en citoyens informés.

Il ne nous fait aucun doute qu’à l’instar de bon nombre de Djiboutiens, les Partis politiques renferment en leur sein non seulement des têtes bien pensantes mais bien faites. Il nous semble très important d’éduquer le peuple sur l’Etat de droit et la démocratie avec ses contraintes, les droits et les devoirs, ce n’est qu’à ce prix que Djibouti peut demain jouer le rôle de modèle (période d’apprentissage oblige).

La liberté n’est pas libre, elle se mérite, car elle s’acquiert au prix de lourds sacrifices.

Continuer par ailleurs, pour ce qui concerne, de saisir les différentes couches sociales de la nation djiboutienne en restant totalement inclusifs. Il faudrait convaincre par la force de votre argumentation et non par une argumentation de force.

Je tiens pour vrai, qu’aucun corps de métier, qu’aucune fonction, qu’aucune couche ou classe sociale, qu’aucune région n’est en cause à Djibouti, mais la dictature et la monarchie républicaine, tel est le sens de la lutte et de ses fins.

Vive La République de Djibouti, pour que vivent l’Etat de droit et la démocratie.

Vive LA LIBERTE

Djiboutiennement

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

09/10/10 (B573) FreeDjibouti -> Partis politiques : les défis de la gouvernance interne

Par FreeDjibouti

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Malgré l’entrée en hibernation de nombreux partis politiques, ceux-ci connaissent des remous en leur sein, conséquence de l’absence d’une gestion participative et donc le fruit de l’autocratie. La désertion des militants de leur formation politique traduit non seulement une volonté d’aller à la soupe, mais aussi et surtout leur lassitude d’attendre le changement, en vain.

Les partis politiques Djiboutiens sont-ils victimes de la mauvaise gouvernance ?

Cette question mérite bien d’être posée compte tenu des vagues régulières de défections des militants de leur formation politique constatées ces derniers temps.

. Qu’est-ce qui expliquent ces remous au sein des organisations politiques ?

Par définition, le parti politique est une association à but non lucratif dans laquelle des citoyens se regroupent autour d’un projet de société et d’un programme politique. Un militant a le droit de quitter librement s’il ne partage plus l’idéal de son parti. Mais, ce motif n’est pas fondamental, car à Djibouti, les critères prédominants d’adhésion des citoyens à une formation politique est l’appartenance du leader à leur groupe ethnique ou à leur région et les possibilités offertes par le parti : un parti prometteur avec de chances élevées de participation au pouvoir. Rares sont ceux qui militent dans un parti par conviction. D’autres raisons pourraient être à l’origine du départ des gens de leur parti.

La gestion autocratique des partis est décriée

Il est vrai que le phénomène n’est pas nouveau. à Djibouti, le paysage politique est toujours rythmé par la transhumance des militants ou des leaders d’un camp à l’autre à l’approche imminente des consultations électorales. L’on démissionne de sa formation pour se rallier au parti ou regroupement de partis de son choix.

L’objectif des organisateurs serait la recherche du positionnement sur l’échiquier politique national.

La crise au sein des formations politiques pourrait donc s’expliquer par la tenue très prochaine des élections. Il faut ajouter à cela la démotivation des militants.

Peu de Djiboutiens ont vocation à rester éternellement opposants. De plus, on ne peut pas exister politiquement si on n’a pas participé à la gestion du pouvoir politique. Las d’attendre l’alternance au pouvoir, certains ténors optent, soit pour une lutte armée pour renverser la situation, soit pour le ralliement au pouvoir en place.

Pour survivre, certains membres fondateurs des partis de l’opposition militent également pour le parti au pouvoir. Cependant, les gens ne rallient pas le RPP parce qu’il est plus démocratique que les autres ! Le pouvoir quel qu’il soit attire (bénéfice des privilèges, protection, changement de statut, etc.). Il est difficile aux cadres d’autres formations de résister aux stratégies offensives de recrutement du RPP. Le parti au pouvoir aura toujours un avantage que d’autres formations n’ont pas : moyen de l’État, définition de politique, rétribution plus facile des militants.

Mais, l’on ne peut pas faire l’impasse sur d’autres mobiles.

Les déserteurs justifient souvent leur départ par la mauvaise administration de leur formation par leur ancien dirigeant. Le même modèle de déclaration est repris à l’occasion de toutes les défections. Les leaders des partis politiques Djiboutiens traînent parfois derrière eux, des anciennes habitudes dont la gestion autocratique qui sapent le bon fonctionnement de leur association.

Pourquoi ce réveil tardif des oppositions intérieures aux partis politiques ?

Certains ont milité des années durant dans le système de parti unique. Sous le règne monolithique, seul l’avis du guide comptait. Les débats contradictoires ou des décisions concertées sont limités à l’intérieur du parti. C’est cette mentalité héritée du parti unique qui serait à l’origine de la gestion anti-démocratique du parti par nos leaders, lesquels ne tiennent pas compte des avis des autres. Dans le système démocratique, le parti a des devoirs envers ses membres.

L’association doit, entre autres, informer largement et consulter ses adhérents avant toute décision, favoriser en son sein le débat contradictoire et l’alternance, être transparente en matière de gestion financière, etc. Le congrès du parti offre une occasion aux militants de disséquer, de manière libre les maux dont souffre leur formation, de redéfinir ensemble de nouvelles orientations en matière de lutte ou de gestion, de renouveler le mandat du bureau exécutif, de se prononcer sur la situation politique et sociale de l’heure, etc.

Malheureusement, de nombreux leaders gèrent leur formation comme leur patrimoine personnel. Les alliances avec les autres formations ou regroupements politiques, se nouent et se dénouent selon le bon vouloir du chef… Pour illustration, un président d’une formation, membre d’un regroupement de partis, aurait signé une alliance avec un autre parti sans l’avis des autres membres du bureau. Le responsable du parti juge seul, de l’opportunité de la tenue du congrès ou pas. Pourtant, le rôle du chef, c’est d’appliquer les statuts et règlement, et décisions du parti.

La violation par le chef de ses devoirs engendre une frustration chez les militants qui quittent le parti. Cela fragilise l’association, dont le but principal est de conquérir et d’exercer le pouvoir. Il faut être uni. L’on a coutume de dire que l’union fait la force. Le départ constitue aussi un danger pour notre démocratie.

Car, la qualité d’un système démocratique ne s’apprécie que par rapport à celle des organisations politiques qui l’animent. Les dissensions dans les formations expliquent également le manque de démocratie interne. L’on ne peut être un démocrate sans appliquer les principes de la démocratie !

Comment les partis, qui ne pratiquent pas la démocratie en leur sein, peuvent-ils contribuer à l’émergence d’un pouvoir démocratique dans notre pays ?

Par ailleurs, il est beau de revendiquer l’alternance ou de fustiger la mauvaise gouvernance du pouvoir, mais encore faut-il que les leaders des partis de l’opposition eux-mêmes donnent également de bons exemples en matière de gestion et d’alternance dans leur formation.

Or, les assises débouchent rarement sur l’alternance au sommet. Généralement, les partis ne procèdent pas de façon démocratique à l’élection des membres du bureau exécutif ni au renouvellement dudit bureau. La désignation des postulants se fait souvent par cooptation. Pour preuve, depuis l’instauration du multipartisme chez nous, la quasi-totalité des partis sont dirigés par les mêmes personnes.

Pourquoi les autres n’accèdent-ils pas aux commandes ?

Les statuts et le règlement intérieur du parti donnent droit à tout militant de se porter candidat.

Mais, les membres ne remplissent pas les conditions pour être éligibles. L’une des conditions est de contribuer à la vie du parti en payant ses cotisations. Or, selon les leaders, beaucoup de militants ne cotisent pas. La plupart ignorent les textes du parti. Conséquence : ils sont souvent marginalisés. De plus, les militants pensent qu’il faut avoir les moyens pour diriger une formation. Par contre, les dirigeants qui sont nantis, du moins pour quelques-uns, financent parfois en grande partie le fonctionnement de la structure. Même si celui qui a des moyens détient aussi le pouvoir, les leaders ne peuvent pas indéfiniment rester à la tête de leur organisation.

Après le chef, le déluge inévitable ?

L’association est appelée à survivre après son leader. Il faut penser dès à présent à la relève. Puisque la majorité des responsables sont des sexagénaires. En outre, un militant de base, qui dispose de moyens, peut contribuer de manière efficace au fonctionnement de son parti.

L’alternance au sein du parti est aussi valable que celle d’un État démocratique

Les partis doivent trouver des solutions à ce phénomène de défections fréquentes dans leur rang afin de redonner confiance à leurs militants.

Pour y parvenir, il leur faudra développer la démocratie interne. L’action première, doit être sous-tendue par la conviction qu’il ne peut pas y avoir de vraie démocratie sans partis politiques forts. Les responsables politiques doivent œuvrer au renforcement de capacité des partis, gage d’une véritable démocratie.

Cela passe par la tenue des ateliers d’échange regroupant les acteurs politiques sur le mode de gestion démocratique au sein des partis politiques, l’amélioration du cadre politique, formation politique sur la stratégie des alliances, par exemple.

Djiboutiennement

FreeDjibouti

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04/10/10 (B572) FreeDjibouti -> Objectif premier : le changement de mentalité

Par FreeDjibouti

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Notre pays, Djibouti, est arrivé à un point de non retour. Nous savons tous, que tôt ou tard, un changement devra intervenir et qu’il se fera quoi qu’il arrive.

Je ne le dirais jamais assez que Guelleh reste, qu’il le veuille ou non, un mortel comme moi, même si ses fans continuent de penser le contraire.

Un beau matin il mourra comme tout homme et n’emportera pas ses crimes au paradis, mais Djibouti malheureusement ne sera pas libéré pour autant de ses oppresseurs, car les oppresseurs du peuple djiboutien ne se limitent pas à Guelleh et à sa famille. Nous sommes tous des oppresseurs du peuple :

  • Qui, chaque matin avec un balai à la main, jouons aux nettoyeurs sur les artères de Djibouti empruntées par le dictateur, juste pour lui donner l’impression que nous travaillons pour lui, comme si à Djibouti, seules les voies empruntées par le Chef de l’Etat méritaient d’être entretenues, ou comme sil représentait à lui tout seul, l’Etat Djiboutien et le trésor public qui doit payer une frange de la population pour ses efforts tandis qu’une autre portion de la population meure de faim
  • Qui continuons de lire des motions de soutien, à un régime qui tue nos frères, emprisonne nos parents, et torture nos enfants. Comme si nous avions les yeux fermés et n’avons dans nos têtes que l’image Guelleh et sa bande qui tombent en ruine (ils le savent mieux que nous), et ne sauraient plus être soutenus par quelque moyen que ce soit
  • Qui continuons de vivre dans l’entourage du dictateur juste pour pouvoir nous remplir les poches avec le peu d’argent qui reste encore dans les caisses de notre pays et qui parce que nous jouons aux chiens du maître nous croyons invulnérables et sacrifions la population djiboutienne pour satisfaire nos ambitions personnelles, comme si le règne de notre maître (Guelleh) n’aurait jamais de fin.

Je m’arrête là pour l’instant, juste pour dire que nous devons changer de mentalité, si nous voulons un changement réel de notre pays, car à quoi servirait le départ de Guelleh, si ceux qui prendront sa place demain, continuent de se prendre pour Dieu le Père, que nos futurs ministres continuent d’être absents de leurs bureaux et passent leurs journées dans les cafés de la place ou que nos hôpitaux sont désertés par les médecins, que notre administration doit servir de lieux d’entraînement à la corruption; ou encore que nos commissariats doivent continuer par servir de camps de torture pour nos compatriotes.

Quel changement comptons-nous réellement apporter à Djibouti demain si nous ne changeons pas de mentalité?

Il y a des signes qui ne trompent pas, et à mon humble avis quand nous observons bien le jeu qui se joue actuellement à Djibouti entre les acteurs politiques, le pouvoir en place et le monde (la France), ou encore entre la frange de la population qui s’intéresse encore à la politique et celle qui continue de croire que la solution de Djibouti tombera toute seule du ciel comme une manne, je ne peux que me demander, ce que va devenir notre pays si jamais nous ne changeons de comportement.

Ce n’est pas en critiquant nos leaders politiques sans apporter notre contribution pour sortir le pays de la crise, que le changement se fera à Djibouti! Ce n’est pas non plus en publiant chacun de notre coté, sur les différents sites Web, notre solution personnelle de sortie de crise que le changement pourra se faire, car il ne se fera jamais tout seul !

Nous devons nous regrouper entre Djiboutiens, nous écouter mutuellement donnant l’occasion à chacun de s’exprimer (la technologie y étant favorable aujourd’hui plus qu’hier) et faire l’approche objectif et raisonnable qu’il faut pour sortir Djibouti de sa crise.

Pour ma part, je continue de croire que cette solution passe par le départ de Guelleh, mais bien avant cela par le choix de nouveaux leaders politiques, de nouvelles personnes prêtes à écouter le peuple et à donner leur vie pour ce peuple afin que vive la patrie. Et si nous disons que la solution de Djibouti se trouve d’abord dans le changement des mentalités, alors rappelons ici que la clef de ce changement de mentalité se trouve dans l’humilité.

Le leader politique de demain devra être un homme humble, qui sait écouter (pas comme un mouton) la population et un vrai décideur, qui sait tirer de tout ce qu’il a entendu, la décision digne de sauver le peuple et qui finalement sait appliquer cette décision en toute impartialité et sans peur de heurter le peuple car il sait en son for intérieur que sa décision est juste et sera acceptée par tous les Djiboutiens. Il doit pouvoir sentir en son âme la même chaleur et son cœur devra battre au même rythme que le peuple.

Évitons donc nous aussi de mettre demain à la place de Guelleh, quelqu’un qui aurait nécessairement fait la Sorbonne, saurait parler latin et aurait étudié le droit. Djibouti ne mérite pas d’être gouverné par une grosse tête, mais par un gros cœur, un citoyen quelconque proche de la population et qui saurait souffrir avec son peuple quand celui-ci souffre, bref un sage et un altruiste.

Prenons exemple sur Yasser Arafat ou sur Nelson Mandela, et en attendant le grand jour où Guelleh sera mis K.O., essayons d’apprendre à mieux nous comprendre, à savoir extérioriser nos propres sentiments sans heurter les autres dans leur amour propre et à bannir de nos comportements les attitudes telles que:
– qui n’est pas âgé n’a pas droit à la parole en public
– qui n’est pas de tel tribu ne peut être président
– qui n’a pas son doctorat est un taré et ne saurait être chef de parti
– qui n’est pas de tel parti polutique n’est pas un opposant crédible
– qui est militaire à Djibouti ne peut être qu’un assassin
– qui a été ministre de Guelleh ne peut respirer que l »air UMP » et ne sera jamais qu’un faux opposant
– qui est riche à Djibouti ne peut être qu’un voleur ou a des liens avec le pouvoir en place
– qui est journaliste à la RTD n’est autre qu’un vendu
– qui critique l’opposition est un partisan du régime ……..
– qui …….etc.

Bref, il nous faut commencer par changer de mentalité(en premier les responsables politiques de l’opposition) et changer le regard porté sur nos concitoyens(surtout sur la diaspora) et la politique de notre pays, pour déjà commencer par rechercher l’homme intègre qui devra (bientôt) remplacer Guelleh et qui sera prêt à servir le peuple djiboutien en toute dignité et franchise. Insha’Allah

« Il est rare que les hommes politiques pensent autrement que le peuple. Premièrement ils y ont leurs racines, ils sont politiquement et intellectuellement marqués des mêmes préjugés. Deuxièmement, le peuple se compose d’électeurs. » [Ulrich Wickert]

A bon entendeur, salut

Djiboutiennement

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01/10/10 (B571) FreeDjibouti -> De l’ultime stratégie de l’opposition djiboutienne pour remporter l’élection présidentielle 2011.

Par FreeDjibouti

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Il y a des valeurs qui ne trompent pas et des moments dans la vie où l’Homme doit savoir choisir entre le bien et le très bien.

Le très bien à Djibouti serait de voir Le peuple prendre le pouvoir après tant d’années de lutte infructueuse, mais il serait tout simplement bien aussi que la victoire revienne à l’opposition tout court, sans distinction aucune du parti de l’opposition qui gagne aux prochaines élections dans notre pays, l’important étant juste d’obtenir l’alternance après toutes ces années de souffrance.

Nous sommes aujourd’hui arrivés à un tournant de l’histoire de Djibouti où il y a lieu pour nos leaders politiques de l’opposition de ne choisir rien que ce qui est bien au profit de ce qui serait très bien pour le peuple Djiboutien. Nous sommes à quelques mois de l’élection présidentielle et s’il est une ultime stratégie (et j’insiste sur ultime) qui pourrait encore permettre à l’opposition de remporter haut les mains cette prochaine élection, c’est de prêter attention à cette proposition solennelle que je me permets d’adresser à tous nos leaders politiques de l’opposition en vue de sauver notre pays du chaos.

Le RPP (parce que l’UMP ne veut rien dire) comme tout le monde doit le reconnaître aujourd’hui à Djibouti, n’est pas prêt de laisser son fauteuil, et se prépare encore à toutes les formes de fourberies pour ne pas laisser l’alternance s’établir dans notre pays en avril 2010 prochain. Il nous faut donc avant tout comprendre le système habituellement utilisé par ce parti pour arriver enfin à le battre à son propre jeu.

I – Expliquons donc rapidement le jeu du RPP :

– Il consiste à semer le trouble au sein de l’opposition Djiboutienne et ensuite comme un faucon à l’affaiblir en frappant durement sur les "fortes têtes" ou les leaders de l’opposition capables de lui opposer une certaine résistance.

– Comment le RPP sème-t-il le trouble ?

  1. En changeant les règles du jeu, et les lois de la constitution Djiboutienne ou en proposant des accords "bidon" aux leaders politiques qui ensuite deviennent des formes de discordes au sein des partis politiques, ceci afin de les déstabiliser. C’est la règle du diviser pour régner. Cette règle est toute simple et a toujours fonctionné jusqu’à présent permettant la désunion complète des partis politiques de l’opposition à Djibouti. C’est une tactique universelle qui marcherait dans tout pays autre que le notre.

    L’opposition djiboutienne n’est donc pas bête, mais s’est laissé prendre à un jeu dont elle n’est jamais arrivée à avoir la maîtrise.

  2. La "tactique du faucon" quant- à- elle consiste après avoir semé la débandade dans le groupe, à s’acharner sur les proies isolées, entendez les fortes têtes du groupe pour les frapper comme un faucon de manière surprenante et inattendue, afin de les affaiblir complètement et par là, affaiblir tout le groupe si jamais la bande tentait à nouveau de se regrouper.

Actuellement la tactique vient encore d’être utilisée par le RPP dans le cas de la non-candidature de Guelleh en avril 2010 avec la garantie américaine et française, même si ces derniers ont eu des contres partis fructueuses. Cette tactique, le RPP va l’utiliser et les Djiboutiens trop friands de sensations fortes et de bavardage inutiles, n’auront jamais les yeux nécessaires (ou la tête) pour la comprendre.

Le jeu est donc clair. Aujourd’hui l’opposition est affaiblie, car tous les candidats restant pris individuellement ne posent plus de problème sérieux au RPP, qui sait qu’ils ne pourront jamais mettre tous les dispositifs en place pour le battre ou éventuellement revendiquer leur victoire au cas où ils arriveraient à le battre.

Nous devons donc reconnaître en effet cette réalité, que si même tout Djibouti votait pour un des candidats des partis de l’opposition par exemple en 2010 prochain, le RPP lui volerait facilement cette victoire en s’appuyant sur tous les précédents. Il ne reste aujourd’hui à l’opposition Djiboutienne qu’une dernière arme, une ultime arme qui si elle est utilisée sera imparable et d’une grande surprise pour le RPP. C’est cette stratégie que je vais me permettre d’exposer plus bas.

II- Comment arriver à battre le RPP en avril 2010 ?

1 – En usant de l’arme de la surprise et
2- En usant de l’arme de la dissuasion :

La stratégie consisterait à opposer au RPP, une opposition soudée, uni, et unique, afin d’avoir le soutien du peuple. La surprise étant le candidat auquel le RPP s’attend le moins, la dissuasion étant le peuple qui seul peut faire tomber, l’armée, les milices, bref tout le bataclan dont le RPP s’est toujours servi pour se maintenir au pouvoir.

Le RPP ne s’attend en effet plus à voir dans les mois à venir, l’opposition Djiboutienne s’unir, ou faire mieux : à opposer un candidat unique de l’opposition à son favori qu’est Guelleh.

Notons que l’appelle à une candidature unique n’a cessé à ce jour d’être lancé par le peuple en direction de nos leaders politique depuis des années, voire par les candidats eux-mêmes, et que si l’opposition Djiboutienne arrivait à ce consensus et décidait de présenter en avril 2010, un seul candidat, alors le jeu serait fait et le RPP serait largement battu. Le problème a toujours été de savoir quel candidat serait l’unique, que toute l’opposition et le peuple djiboutien soutiendraient jusqu’à la victoire finale.

Sans trop chercher à développer mes idées pour ne pas faire perdre le fil de ma pensée aux lecteurs, je lance donc un appel solennel à nos leaders politiques à ne plus perdre une seule journée des mois qui nous séparent des élections, et à mettre tout leur temps à profit pour préparer l’arme ultime qui devra servir à définitivement abattre le RPP.

Il ne s’agit donc plus aujourd’hui pour l’opposition djiboutienne de tergiverser à vouloir trouver des bases au choix du candidat unique. Nous ne sommes plus à l’heure des primaires de l’opposition, ni à la présentation du programme des partis, mais à l’heure du choix qui s’impose pour que le peuple, la seule arme contre toutes les dictatures du monde, soutienne entièrement l’opposition dans son prochain face- à- face avec ce dragon à multiples têtes qu’est le RPP.

Je prierai, mieux je supplierai les candidats de l’opposition d’entrer rapidement en conclave pour :

  1. désigner et présenter le candidat de leur consensus au peuple
  2. se choisir un successeur au cas ou le RPP n’hésiterait pas à l’assassiner avant avril 2010, comme ce fut le cas pour Benazir Bhutto au Pakistan,
  3. préparer le peuple, y compris l’armée djiboutienne à réclamer sa victoire après les élections, au cas où comme d’habitude le RPP n’hésiterait pas à faire valoir ses fraudes,
  4. préparer enfin un dossier secret et consensuel très clair de gestion du pays après la victoire de l’opposition, afin que les vieux démons de la division ne se réveillent pour à nouveau freiner le développement de notre pays après les élections. Il y a lieu de retenir au sein de l’opposition que l’alternance de 6 ans qui suivra la victoire de l’opposition, ne sera qu’une intermède pour mettre en place les réelles institutions du pays en vue d’une gestion démocratique future ou chaque parti politique pourrait alors jouer son véritable rôle, quitte au RPP de revenir un jour pour gouverner Djibouti si c’est la volonté du peuple de le choisir. Pour le moment, tous les partis devraient s’oublier, et oublier leurs programmes, pour n’être qu’à l’écoute du peuple.

Le seul programme des partis après la victoire, serait de rester unis et de rester à l’écoute de la population à travers la convocation d’assises diverses permettant au peuple de s’exprimer et de s’impliquer dans sa propre gestion et dans le développement de notre pays.

Le temps est donc trop précieux et décisif pour que nos leaders politiques le perdent en atermoiements inutiles. Le peuple djiboutien attend sa délivrance, et attend des leaders qu’ils servent nos désirs et non les leurs. Que ceux qui ont encore des oreilles pour entendre entendent. Seule l’histoire de notre pays nous jugera à l’heure des bilans, si jamais cette dernière opportunité qui s’offre à l’opposition djiboutienne n’est pas saisie au vol.

Pour ma part je dis déjà : vive la candidature unique de l’opposition pour que vive enfin Djibouti!

Djiboutiennement

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04/08/10 (B563) FreeDjibouti -> Stratégie pour faire partir Guelleh et libérer Djibouti ?

Par FreeDjibouti

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En observant de près le pouvoir djiboutien, il ressort que Guelleh n’est intéressé que par lui-même ainsi que la perpétuation de son pouvoir. Alors la question que l’on peut se poser est celle de savoir sur quoi repose le pouvoir de Guelleh, et par conséquent comment faire pour affaiblir ce pouvoir et le faire partir pour l’intérêt de Djibouti ?

Parmi tous les facteurs que l’on puisse évoquer, trois facteurs me semblent primordiaux quant à la consolidation et la perpétuation du pouvoir de Guelleh: la stratégie de la peur, la désorganisation de l’opposition et la présence française.

Réfléchir sur la manière de répondre à ces trois piliers du pouvoir du sanguinaire me semble être une étape préalable, sinon essentielle, si l’on souhaite un véritable changement politique et un réel progrès socio-économique à Djibouti, qui ne peuvent venir que du départ de Guelleh.

Concernant la peur, le point culminant de cette stratégie de Guelleh, c’est non seulement la culture de la mort pour paralyser tous les bons esprits qui voudraient se soulever contre son pouvoir ne fut-ce que intellectuellement et politiquement sans parler de la révolte armée, mais aussi par un surarmement démesuré pour asseoir un chantage psychologique et une conscience de la mort possible à tout moment sans comptes à rendre à personne.

Quant à la désorganisation de l’opposition, la cacophonie au niveau de la hiérarchie et les luttes de pouvoir ou d’influence ne font que paralyser et rendre inefficaces les tentatives du renversement du pouvoir de Guelleh. Ce sont des failles que le dictateur sait utiliser à son profit.

Pour ce qui est de la France, sous prétexte de liens historiques et des accords de protection militaire, elle s’efforce de rester à Djibouti pour des intentions cachées qui ne sont rien d’autres que des intérêts militaires ainsi que leur préservation quel que soit le tribut payé par la population djiboutienne. Elle ne peut garantir ces derniers qu’en soutenant le pouvoir en place malgré sa soi-disant étiquette de pays des droits de l’homme alors qu’elle soutient un dictateur et despote sanguinaire. Concernant les américains, ce sont les mêmes intérêts mais à des degrés divers. Je dirais plutôt que ces pays sont des pays des droits de l’homme chez eux et des pays d’intérêts chez les autres.

Maintenant que faire ?

Un travail de démystification de la peur qui enchaîne non seulement la population mais aussi les politiques, les religieux et les intellectuels de l’intérieur comme de l’étranger, est nécessaire pour que nous puissions devenir courageux afin de remettre cette peur à sa place réelle, car notre liberté passe par la victoire sur la peur cultivée et brandie par Guelleh et toute sa machine aussi bien politico-matérielle que humaine.

Pour accompagner ce travail, il est urgent que l’opposition cesse de jouer avec l’avenir de Djibouti.

Il faut que ses dirigeants grandissent et cessent de se comporter comme des enfants qui se battent pour des morceaux de pain. Il est temps qu’un leader charismatique et unificateur se dégage au sein de l’opposition, prenne ses responsabilités et la destinée de Djibouti entre ses mains. Il est aussi impératif que ce leader s’entoure d’une véritable équipe, politique, médiatique, intellectuelle et de lobbyistes aussi bien au niveau du pays que de la sous-région et du monde. Il est nécessaire qu’une nouvelle manière de voir et de fonctionner se dégage et se mette en place. La stratégie militaire doit aussi être repensée en tenant compte des communautés composantes de Djibouti, de la géographie de Djibouti, des sites névralgiques et des moyens en face.

Un projet de société bien construit et une campagne intelligemment menée sont nécessaires pour capter tous les mécontents aussi bien du côté de la population (toutes catégories confondues) que de l’armée gouvernementale, sans oublier de construire, alimenter et entretenir des bons rapports avec tous les acteurs individuels, collectifs, privés et/ou gouvernementaux capables d’apporter un véritable soutien à la rébellion à défaut d’une véritable réconciliation juste, équitable et respectueuse de tous.

S’agissant de la France, elle continuera à jouer ce jeu hypocrite et destructeur de Djibouti tant que sa présence ne lui coûtera pas chère politiquement, militairement…. C’est une piste à creuser… Toutes les diasporas djiboutiennes peuvent mener une campagne de sensibilisation et de captation de l’opinion française (toutes catégories confondues) de manière répétée et en mettant en avant le lourd tribut (humain, économique, politique, intellectuel, culturel, etc.) payé par les djiboutiens suite au soutien de la France à l’égard du pouvoir de Guelleh et de son système.

Il s’agira de convaincre l’opinion française que cela n’est pas dans l’intérêt de tous les français mais de quelques élites politiques de la France. Il s’agira aussi de contrer le discours d’un certain courant d’intellectuels français qui s’efforcent de dédouaner la responsabilité de la France dans la misère de l’Afrique en général et de Djibouti en particulier en avançant que c’est aux africains d’exiger de leurs dirigeants des changements alors que, en réalité, ces dirigeants tirent leur force et leur longévité du soutien des pays occidentaux, en premier lieu la France, et des rapports quasi mafieux que ces dirigeants entretiennent avec certaines élites occidentales et en particulier françaises.

Il est temps que la France et les français changent leur regard et leur attitude à l’égard de l’Afrique et de Djibouti en particulier, s’ils veulent vraiment faire honneur à eux-mêmes et à leurs valeurs qu’ils considèrent comme étant universelles : la liberté, la fraternité, l’égalité, les droits de l’homme…

Cela constitue à mon humble avis quelques portes à ouvrir pour que la lumière puisse entrer dans notre chère patrie, Djibouti pour chasser les ténèbres entretenues par Guelleh, son système et tous ses soutiens.

Djiboutiennement

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26/07/10 (B562) FreeDjibouti -> Sommes-nous condamnés à la Guellocratie ?

Par FreeDjibouti

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Sommes-nous condamnés à la Guellocratie ?

Chères et chers compatriotes, Djiboutiennes et Djiboutiens : l’heure de la foi et de la confiance a sonné : nous ne sommes ni malchanceux ni maudits, nous sommes simplement dominés par la médiocratie et la mal-gouvernance. Désormais le peuple de Djibouti rejette cet état de fait aussi bien dans l’opposition qu’à la tête de l’Etat.

Lorsque deux ou plusieurs Djiboutiens se rencontrent de quoi parlent-ils ?

Depuis des décennies ce sont toujours les mêmes discussions et les mêmes conclusions. En effet, les compatriotes adorent égrener la litanie des malheurs de notre pays ; la pauvreté, le banditisme, l’insécurité généralisée, la misère sociale et économique ; l’absence d’eau, de route, d’électricité, de soins appropriés aux malades, le chômage des jeunes, l’ensemble reposant sur un consensus national précaire

Pourquoi un pays, avec autant de rentrée d’argent, croupit-il dans la misère et traîne-t-il en queue du classement mondial des pays, au niveau de la qualité de vie ?

Chers compatriotes, il est plus que temps que nous fassions le bon diagnostic. En effet, nous nous sommes toujours trompés d’ennemi !

L’unique ennemi de Djibouti et de tous les Djiboutiens sans exception c’est la médiocratie et la mal-gouvernance.

Ce n’est ni nos différences culturelles, politiques, ethniques ou régionales qui nous posent problème. C’est la guellocratie et le nivellement par le bas qui expliquent cette interminable descente en enfer !!

Ne partageant que la misère et la pauvreté, nos différences naturelles, qui constituent notre richesse, sont dévoyées et présentées comme inconciliables par la politique détestable du « bouc émissaire », par un pouvoir incompétent et corrompu.

L’autoritarisme, l’incompétence, et l’intolérance des pouvoirs successifs ont amené beaucoup de patriotes intègres et compétents soit à s’éloigner soit à être écartés de la gestion des affaires publiques.
Nos petits chefs ont toujours préféré s’entourer de médiocres parce qu’ils peuvent les faire taire, d’un simple sourcillement. Cela leur permet de conduire le pays à leur guise et suivant leurs fantasmes en dépit de toute logique économique et de toute règle démocratique.

Confrontés à la faillite générale, les pouvoirs défaillants ont toujours cherché et réussi à nous diviser pour régner ; ainsi nous nous rejetons mutuellement la faute de leur échec soit par mauvaise foi soit par ignorance créant entre nous un climat de méfiance voire de défiance avec des divisions infondées et inutiles.

Devant cet horizon sombre et bouché nous avons quelques raisons d’espérer pour un avenir meilleur. Notre espoir vient d’abord du fait qu’une prise de conscience nationale est en train de s’opérer au niveau des Djiboutiens notamment des jeunes et durant cette longue traversée du désert pour Djibouti.

Nous sommes en train de négocier un virage historique de notre vie politique ou la vivacité et l’unité d’action des Forces Vives sont indispensables à la survie de la nation, à son épanouissement dans la paix et la prospérité.

Il est urgent que l’élite intellectuelle et politique accepte d’oublier son égo pour l’essentiel qui est aujourd’hui l’avènement d’une Démocratie pluraliste et un Etat de droit dans la paix, la concorde, l’unité et la cohésion nationale.

Aujourd’hui la priorité des priorités est le refus de la fatalité car nous ne sommes ni malchanceux ni maudits. Nous devons simplement accepter de mettre devant les meilleurs d’entre nous, les plus les plus intègres en faisant fi de toute appartenance ethnique ou régionale ; car toute autre stratégie est vouée à l’échec.

En effet ce qui se joue actuellement à Djibouti dépasse le destin d’un homme ; d’un parti politique ou d’une ethnie Il s’agit du destin de huit cent milliers d’âmes dont l’immense majorité sont laissées pour compte et sans voix. La responsabilité historique de l’élite lui commande de bien négocier ce nouveau virage (la recomposition du choix politique de l’opposition) en évitant tout dérapage incontrôlé qui nous conduirait dans le mur.

Pour ma part Djibouti est divisée à l’heure actuelle en deux camps : d’une part l’immense majorité des compatriotes qui aspirent voire qui exigent un réel changement démocratique, d’autre part une minorité corrompue qui a infiltré et confisqué le pouvoir d’Etat en amassant fortunes et privilèges depuis des décennies. C’est cette minorité qui prend en otage tout le pays pour bloquer le processus d’un changement démocratique pacifique.

Les politiques étrangères doivent choisir une fois pour toutes leur camp ; soit ils sont du côté du Peuple djiboutien pour qui le changement démocratique n’est plus une simple aspiration, mais est devenue une véritable exigence ; soit ils sont du côté de cette minorité corrompue, mafieuse ; véritable force rétrograde qui s’oppose au changement. Même si la balance penche vers la deuxième hypothèse comme ce fut le cas dans plusieurs pays africains.

Dans tous les cas de figure les Djiboutiens doivent redoubler de vigilance pour démasquer et neutraliser en leur sein les quelques éléments de cette minorité rétrograde corrompue opposée au changement.

Djiboutiennement

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22/07/10 (B561) Les Chroniques de FreeDjibouti -> QUI VEUT QUOI POUR QUI A DJIBOUTI, CHERS POLITICIENS ? (Texte proposé par un "disciple" de Freedjibouti)

Par FreeDjibouti

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L’auteur, qui écrit habituellement sous le pseudonyme de Freedjibouti, vient de nous faire savoir par un "disciple" qu’il avait été malade et qu’il était maintenant sur la voie de la guérison.

Nous lui adressons tous nos voeux de guérison et nous lui disons combien nous sommes impatients de retrouver ses chroniques.

En attendant, nous publions un texte, qui a été écrit par "un disciple", et qui est publié avec son accord.

QUI VEUT QUOI POUR QUI A DJIBOUTI, CHERS POLITICIENS ?

À vous, nombreux compatriotes qui avez réagi, en m’écrivant personnellement, suite à la publication de mes réflexions, qu’il me soit permis de vous remercier pour m’avoir fait part de vos préoccupations qui rencontrent les miennes.

Vous ne vous êtes pas empêchés d’adhérer sans ambages à mes écrits engagés pour bousculer certaines habitudes de l’opposition. C’est en cela que je vous fais le devoir de vous tirer chapeau, car on finit par savoir sur ce long parcours, qui veut quoi pour qui à Djibouti.

Malheureusement, notre cher pays est de nos jours comparable à un « livre » que des gens mauvaisement intentionnés utilisent à toutes les fins possibles, même les plus abominables, pourvu qu’on en tire son profit. Sinon, comment comprendre qu’on en soit arrivé là, nonobstant tous les efforts déployés durant ces trente dernières années de lutte contre la sanglante dictature de Gouled-Guelleh ?

En réalité, on n’est pas opposant quand on sait seulement crier plus fort que les autres, quand sait aligner un mélange de vrais et de faux attributs (vraiment, à beau mentir qui vient de loin), quand on est incapable de libérer son pays des mains de la dictature mafieuse et d’accepter comme tel ce fait, quand on est incapable d’accoucher une stratégie politique libératrice, quand on joue avec la psychologie d’un honnête peuple qui vit avec un cœur déjà meurtri, quand on se croît plus malin que tous, plus intelligent et plus crédible que les autres, alors qu’en réalité on n’est qu’une coquille vide.

À nous surtout la jeunesse djiboutienne, apprenons à devenir plus sérieux que jamais, car le désir de la plupart d’entre nous est de voir notre pays libéré de sa dictature pour que nous puissions y retourner et nous installer dans un climat politique de liberté: de vaquer à nos occupations, d’exprimer nos opinions, de vivre sans crainte et de souhaiter le bien-être social pour tous, telles sont les valeurs fondamentales non exhaustives d’une société démocratique.

Mais quoi de plus aberrant que de constater que certains de nos compatriotes dépourvus de toute idée constructive, n’ont pour seul langage que celui de l’impossible et des utopies, puisqu’ils défendent mordicus ce langage dépourvu de toute réalité apparente qui nous a endormis pendant trente deux ans.

Nous les avons crus naïvement et sommes d’ailleurs en partie responsables de la situation qui perdure à Djibouti, sinon, on se serait démarqué si tôt de cette erreur collective pour penser à une stratégie politique alternative qui peut-être (à défaut de l’avoir expérimentée), nous aurait libérés de notre particulière dictature.

En tous cas, il nous semble que notre soutien indéfectible à l’opposition sincère afin qu’il parvienne à traduire dans les faits, certains objectifs pressants, s’impose.

Quels sont-ils ces objectifs ?

Ils se traduisent, par une obligation de résultat quant au rassemblement des leaders de l’opposition le plus vite possible et par l’organisation des conférences d’où jaillira un leader politique soutenu par toute l’opposition dans un délai raisonnable. Tels sont les deux points cruciaux qui interpellent tout Djiboutien doué de bon sens et épris d’un avenir meilleur pour le peuple djiboutien.

Quant à certains intervenants qui ne nous surprennent guère en raison de leur égoïsme et suivisme connus de vieilles dates et qui croient que la libération de Djibouti se trouve dans leur gueule forte, il est temps de les laisser tomber dans les oubliettes. Ils sont en train d’écrire encore une page historique de leur parcours politique, mise à part celle déjà connue d’eux lors de leur entrée balbutiante en politique. Un jour viendra où tout sera clair, preuve à l’appui, sur chacun des politiciens véreux.

A la place de vouloir conserver l’éternel statut d’opposant radical, ce qui ne donne pas la soupe aux Djiboutiens, n’est-ce pas qu’il serait temps de poser des actes concrets et libérateurs en laissant tombé par voie démocratique ce manteau.

À un moment donné, on devait s’arrêter et se poser des questions sur nos convictions réelles, des questions existentielles:

Est-ce que nous voudrions réellement libérer Djibouti pour tous les Djiboutiens ou pour nos intérêts personnels et ceux de notre clan?

C’est là où se trouve la grande question qui divise les Djiboutiens de nos jours et qui mérite un débat sérieux. Mais aussi une petite humilité voire une honnêteté intellectuelle devrait nous amener à admettre notre échec cuisant: trente deux ans de lutte sans moindre succès, seize ans de combat politique sans pouvoir libérer notre peuple.

Un examen de conscience de chacun de nous, nous permettrait de répondre à cette question plus haut posée. Mais d’ores et déjà, nous avons cru que l’occasion nous est offerte par les Accords avec le Frud qui ont accouché d’un Ougoureh ministre de nos rangs.

Certes, nous sommes tous conscients des insuffisances voire l’inexistantes de ces Accords relativement au problème de l’armée, de la légitimité de Guelleh, du cas des réfugiés en Ethiopie (je salue au passage, l’équipe de l’ARDHD pour son engagement aux cotés de nos compatriotes), de l’emploi des jeunes laissés à eux, de la décentralisation fantoche……

Mais y a-t-il eu depuis près de 16 ans, une solution, voire même une approche de solution à ces problèmes percutants?

Nous sommes loin de l’avoir eue, au contraire nous tournons en rond pendant que la situation s’empire. Aucune solution magique n’a été proposée. On se plaît de publier nos réflexions, de rencontrer Guelleh çà et là, d’adhérer à l’UMP et ce faisant nous l’avons légitimé, de rendre visite aux réfugiés sans leur apporter le minimum de ce dont ils ont besoin pour leur survie, d’envoyer Western union à nos familles, ignorant ceux qui n’ont personne à l’extérieur, et d’assister passivement à la gestion rocambolesque des affaires de l’État.

Le pillage continue et la population s’enfonce irrémédiablement dans le gouffre.

Doit-on encore se maintenir à l’écart, et contribuer ainsi à l’aggravation de ces problèmes?

Collaborer ou passer. Il reste au régime de choisir l’un ou l’autre pour permettre à la Nation de se refaire et au peuple de se renouveler.

C’est ça le système chez nous, unique et abrutissant pour les citoyens qui le vivent au quotidien. N’en déplaise aux fonctionnaires des institutions internationales qui siègent à Djibouti et se disent «content et fier du travail que réalise Guelleh à la tête de l’État».

C’est du pur bluff qui veut endormir et détourner les esprits de l’impérieuse nécessiter de mettre un terme aux abus de Guelleh qui infeste le pays. Les Djiboutiens ont un million de raisons de vouloir prendre leur destin en main et de lever définitivement le voile sur le flou décoiffant qui profite au régime, à ses courtisans locaux et à leurs amis français.

Bientôt, à Djibouti, le ballet quotidien des valises diplomatiques remplies d’euros avec une double assignation: procurer les capitaux nécessaires à la campagne présidentielle de Guelleh et s’assurer à prix d’argent, le concours d’observateurs de pacotille pour les présidentielles de l’an prochain à Djibouti.

Comment ne pas vouloir la mort d’un tel régime ?

La félonie au sommet de l’État est tellement odieuse que la jeunesse djiboutienne n’a plus son cœur qu’à la Révolution, c’est à dire un changement profond par des moyens radicaux; Certains font état d’une légère avancée vers la décrispation à Djibouti; ça prête un peu à sourire.

D’autres pensent que le vrai baromètre des intensions réelles du pouvoir est le scrutin présidentiel en vue. Plus proches du cœur des Djiboutiens, les sceptiques qui, eux, trouvent qu’attendre passivement du RPP d’organiser une élection crédible qui serve de tremplin au changement, risque d’être une espérance vaine. Déjà, sont perceptibles des signes avant-coureurs d’un refus par les pillards de lâcher du lest pour céder partie de leur juteuse prépotence.

Une fois de plus, le RPP retient les espoirs.

Cela n’étonne guère. Ces gens ayant trop longtemps fait de la violence leur cheval de bataille, il relèverait du miracle qu’ils puissent envisager – s’ils n’y sont pas forcés – d’organiser des élections sans agiter le spectre de la peur et tuer.

Voila l’atroce réalité que ne dénient pas les faits dans l’histoire récente de Djibouti. En honneur de ceux qui en ont payé le prix fort, mais aussi pour une simple raison de bon sens. Cela suppose que l’an prochain, Djibouti devra, soit sortir la tête de son chaos. Il est temps de mettre chaos, ce chaos paradoxal: trop délicieux pour les intouchables du RPP et pénitentiaire pour la grande masse vulnérable.

A bon entendeur à pied d’œuvre!

Djiboutiennement