04/09/2013 (Brève 212) ALERTE ROUGE / Revue de Presse / African Manager Le Yémen a informé la Belgique qu’il n’extradera pas vers Djibouti Mohamed Saleh Alhoumenaki (avec Panapress )

Le gouvernement du Yémen a informé la Belgique qu’il n’extradera pas vers Djibouti Mohamed Saleh Alhoumenaki, se trouvant actuellement sur le territoire yéménite où il a été arrête, selon un communiqué du ministère belge des affaires étrangères.

Ancien membre de la garde présidentielle à Djibouti, Mohamed Saleh Alhoumenaki avait obtenu la nationalité belge, après avoir séjourné en Belgique comme réfugié politique. 

Il est surtout un témoin-clé dans l’affaire du juge Borel, assassiné à Djibouti en 1995 alors qu’il y séjournait  pour  des investigations sur l’attentat ayant visé un café fréquenté par des Français.

Il est recherché par la police de Djibouti pour avoir déclaré qu’il avait entendu quatre proches du président de Djibouti à l’époque, Goumed Aptidon, se réjouir  de l’assassinat du juge Borrel.

10/04/09 (B494) African Manager avec PANA / 9-04-2009 : Rama Yade attendue vendredi à Addis-Abeba

La secrétaire d’Etat française chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme, Rama Yade, entame vendredi une visite de travail de 48 heures en Ethiopie, a annoncé, jeudi à Paris, le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, Frédéric Desagneaux.

S’exprimant lors d’un point de presse, M. Desagneaux a précisé que Mme Yade aura avec le Premier ministre éthiopien, Melès Zenawi, un entretien portant sur la démocratie et les droits de l’Homme en Ethiopie, ainsi que la stabilité dans la Corne de l’Afrique.

« A Addis-Abeba, siège de l’Union africaine, la secrétaire d’Etat rencontrera également Jean Ping, président de la Commission de l’UA. Elle abordera avec lui la question du respect des droits de l’Homme et la lutte contre l’impunité, ainsi que les enjeux liés à la paix et à la sécurité en Afrique », a-t-il indiqué.

L’Ethiopie est le premier pays africain d’origine des enfants adoptés en France, en 2008, selon le ministère français des Affaires étrangères.

« La secrétaire d’Etat française fera également le point sur le dispositif d’adoption internationale [en Ethiopie] (…). Elle examinera avec les autorités éthiopiennes les moyens de renforcer la coopération française en matière de protection de l’enfance privée de famille », a poursuivi le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay.

Il a, par ailleurs, précisé que Mme Yade visitera plusieurs structures et ONG qui œuvrent en faveur des femmes éthiopiennes dont l’hôpital de référence Hamlin spécialisé dans la prise en charge des femmes fistuleuses.

Le programme du séjour de la secrétaire d’Etat française aux Droits de l’Homme prévoit également une visite dans un centre éducatif pour des jeunes filles des rues.

13/03/09 (B489) African Manager : Le chantier de la plus grande zone économique en butte aux réalités

La volonté a été fortement affirmée de fusionner les trois communautés économiques de l’Afrique australe et de l’Est, mais les obstacles restent nombreux.

Par Chérif Elvalide Sèye, Dakar

De l’Egypte à l’Afrique du Sud, et de la République Démocratique du Congo au Kenya, la plus grande zone de libre-échange du continent est en chantier.

Elle compterait 26 pays, totalisant un produit national brut cumulé de 625 milliards de dollars pour une population totale de 527 millions. Ce grand bloc représenterait, selon les experts, 60% du PIB du continent.

La décision en a été prise le 22 octobre 2008 à l’occasion du premier sommet qui a réuni à Kampala, les trois organisations régionales que compte la zone, la COMESA), la CAE et la SADC. Les trois organismes devraient donc fusionner en une seule communauté économique régionale avec un Accord de libre échange.

« Un programme pour l’harmonisation des arrangements commerciaux, la liberté de circulation des hommes d’affaires et la mise en œuvre conjointe de programmes d’infrastructures interrégionales, ainsi que d’arrangements institutionnels que les Communautés économiques régionales utiliseraient pour promouvoir le développement » a été adopté.

Le Sommet tripartite qui n’a réuni que cinq chefs d’Etat sur la vingtaine attendue, a invité les trois blocs régionaux à lui proposer, chacun en ce qui le concerne, dans les six mois, « une feuille de route pour les trois zones commerciales, un cadre juridique et un train de mesures pour faciliter la circulation des hommes d’affaires », selon le communiqué final.

Discours volontariste

Le président Yoweri Museveni, hôte du sommet, a même proposé la mise en place d’une armée commune dans une fédération politique, pour prendre en charge les questions de sécurité dans la région. Le discours a été très volontariste, mais il faudra plus que des mots pour venir à bout des nombreux obstacles sur le chemin de l’intégration. Au premier rang, l’appartenance de plusieurs pays à plus d’une zone ayant des objectifs et des niveaux d’intégration très différents.

La COMESA a déjà réalisé l’Union douanière (partiellement) et défini ses critères de convergence des politiques macroéconomiques, se fixant pour objectif un marché commun et une union économique complète. La SADC, en plus de l’Union douanière totalement réalisée, a aussi réalisé l’harmonisation du droit des affaires et défini ses critères de convergence des politiques macroéconomiques. Elle partage, avec la COMESA, l’objectif ultime d’une Union économique complète.

APE

Les Accords de Partenariat économique constituent aussi une grosse pomme de discorde tant les étapes peuvent différer d’un pays à l’autre, d’une communauté à l’autre. Le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, le Burundi et le Rwanda appartenant à la Communauté d’Afrique de l’Est ont déjà paraphé un APE intérimaire avec l’Union européenne, alors que Maurice, les Seychelles, les Comores, Madagascar et le Zimbabwe en ont également signé, mais avec des engagements d’élimination tarifaire séparés.

Enfin, sept Pays moins avancés, Djibouti, Somalie, Érythrée, Éthiopie, Soudan, Malawi et Zambie ont refusé de signer et commercent avec l’UE grâce à l’initiative Tout sauf les armes (TSA).

L’année 2009, décisive pour cet ambitieux projet, s’annonce malheureusement très délicate au plan politique pour plusieurs pays. Outre le Zimbabwe, où le gouvernement d’union tarde toujours à se mettre en place, des élections doivent se tenir en Angola, au Botswana, au Malawi, au Mozambique, en Namibie et en Afrique du Sud.

(Article du numéro 64 du 26 février au 4 mars 2009)

17/02/09 (B486) African Manager (Tunis) avec PANA / Zenawi salue la médiation de Kadhafi entre l’Ethiopie et l’Erythrée.

le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a salué l’offre du leader libyen Mouammar Kadhafi de servir de médiateur dans le différend frontalier qui dure depuis plusieurs années entre l’Erythrée et l’Ethiopie.

"Nous saluons l’initiative mais je ne pense pas que celle-ci puisse être radicalement différente des efforts précédents. Le résultat ne va pas probablement pas être différent, à moins que l’Erythrée accepte de se défaire de son entêtement de croire qu’il ne peut y avoir de solution autre que militaire à cette crise", a indiqué M. Zenawi aux journalistes.

S’exprimant lors d’une visite en Erythrée dans le cadre de ses nouvelles fonctions de président de l’Union africaine (UA), le leader libyen a indiqué qu’il donnera la priorité à travailler pour mettre un terme au différend frontalier entre les deux pays, durant son mandat d’une année à la tête de l’Organisation.

L’Erythrée veut céder n’importe quel terrain politique à l’Ethiopie, mais insiste pour que la décision de la commission des frontières de l’ONU soit irrévocable.

L’impasse politique au sujet de cette crise est devenue une sorte de situation de "ni paix ni guerre".

Le Premier ministre éthiopien a indiqué ne pas entrevoir une solution rapide avec le président érythréen, Isaiyas Aforwerki.

11/02/09 (B485-B) African Manager (Tu) avec PANA / La France veut aider à faire de Djibouti un  »hub économique »

La France veut aider Djibouti à devenir « un hub économique » reliant l’Afrique au reste du monde, a affirmé à Paris le président du Groupe d’amitié franco-djiboutien, Louis Duvernois.

« La position de Djibouti est stratégique : ce pays est proche de l’Asie, du Golfe d’Aden et de la Corne de l’Afrique. C’est un atout qui peut lui permettre de devenir un hub économique. La France compte l’aider à y arriver », a-t-il dit lors d’une rencontre avec la presse.

Présentant les grandes lignes du Forum économique franco-djiboutien prévu du 13 au 14 mars prochain à Djibouti, M. Duvernois a exhorté les entreprises françaises à investir dans l’économie djiboutienne.

La Chine est le premier investisseur à Djibouti, suivie de la France dont la présence est menacée par les pays du Golfe qui contrôlent déjà le port, l’aéroport, les hôtels et les douanes, selon des chiffres officiels djiboutiens.

« Nous pensons que des entreprises françaises peuvent encore prendre leurs places à Djibouti. C’est pour cette raison que la participation de la France au forum économique sera importante tant en qualité qu’en quantité », a dit M. Duvernois, qui est sénateur des Français de l’étranger.

« Une trentaine d’entreprises françaises de différents secteurs ont confirmé leur participation à ce forum, ce qui conforte notre projet de transformer Djiboutien hub économique », a encore dit le sénateur français.

10/02/09 (B485) African Manager avec Pana : Kadhafi va aider à régler le conflit entre l’Erythrée et l’Ethiopie

Le guide libyen Mouammar Kadhafi, président en exercice de l’Union africaine (UA), a annoncé à la presse, dimanche à Massawa (environ 100 km à l’est d’Asmara), qu’il entreprend actuellement une initiative, après son accession à la présidence de l’organisation continentale, en vue du règlement du différend frontalier entre l’Erythrée et l’Ethiopie.

Le Guide Kadhafi a précisé dans une déclaration aux médias érythréens, dimanche, avant son départ de l’Erythrée, qu’il a longuement évoqué cette question avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi à Addis- Abeba et avec le président érythréen Assias Afeworki au cours de sa visite en Erythrée.

Il a également précisé que le rôle de l’UA est de régler les problèmes entre les protagonistes par des moyens pacifiques, faisant également part de son espoir que les protagonistes se mettent d’accord entre eux, « que ce soit au Darfour (ouest du Soudan) ou en Somalie ».

Le leader libyen, qui a rappelé la solidité des relations entre la Libye et l’Erythrée, a signalé aussi dans sa déclaration la possibilité pour les deux peuples libyen et érythréen de tirer profit de la création de projets d’investissement communs, étant donné que l’Erythrée est riveraine de la Mer Rouge et représente un pays touristique de renommée internationale.

Mouammar Kadhafi est arrivé, rappelle-t-on, dimanche après-midi à Tripoli, en provenance de l’Erythrée qu’il a visitée après avoir participé au 12ème sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie.

05/02/09 (B484-B) African Manager avec PANA / Ethiopie: L’UE prend acte de la loi sur les associations adoptée

L’Union européenne a pris acte de l’adoption, par l’Ethiopie, d’une loi sur les sociétés et associations caritatives, a-t-on appris de source officielle européenne à Bruxelles.

Dans un communiqué remis mercredi à la presse, l’UE regrette toutefois que les dispositions relatives au financement étranger et à l’action en faveur des causes sociales soient restées inchangées, bien que le texte adopté souligne que la nouvelle loi « ne gênerait en rien » les travaux de la grande majorité des organisations de la Société civile ainsi que des Organisations non-gouvernementales actives dans le pays.

Le texte adopté indique en outre que l’Ethiopie tiendra pleinement compte de la contribution positive des organisations au développement économique et social. Pour l’Union européenne, les ONG éthiopiennes soutenues par les Etats membres pourraient souffrir des effets défavorables de la nouvelle loi.

A cet égard, l’UE s’inquiète spécialement de ce que la nouvelle loi puisse freiner l’aide aux programmes dans les domaines d’intérêt commun, tels que la promotion de la démocratie et de la Bonne gouvernance, les droits de l’Homme, le règlement des conflits ainsi que la protection de la femme et des enfants.

Aussi l’UE exprime-t-elle l’espoir que la nouvelle loi sera mise en oeuvre dans « un esprit constructif et d’ouverture », permettant le développement d’activités de formation et de sensibilisation, en vue de la mise en place d’une Société civile non-gouvernementale « forte » en Ethiopie.

A cet égard, l’Union européenne se félicite que le gouvernement éthiopien ait adopté la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. De ce fait, tient à souligner le communiqué, l’Ethiopie qui n’est que le deuxième pays africain à adopter la nouvelle Charte, donne un très bon exemple pour la mise en place des processus démocratiques dans d’autres pays africains.

18/11/08 (B474) African Manager avec PANA : Youssef Ahmed pour le transfert des pourparlers somaliens de Djibouti en Libye

Le président somalien, Abdallah Youssef Ahmed, a exhorté, lundi soir, le guide de la Révolution libyenne Mouammar Kadhafi, à demander au président Omar Guellah de Djibouti le transfert en Libye des pourparlers de réconciliation entre son gouvernement et les factions somaliennes.

« J’ai exposé au guide Mouammar Kadhafi les derniers développements de la situation en Somalie. Je lui ai remis le dossier de la réconciliation et lui ai demandé de se charger personnellement de ce dossier », indique le président Youssef Ahmed, dans une déclaration rapportée mardi par l’Agence libyenne de presse JANA.

Il a ajouté avoir exhorté le leader libyen à inviter son frère et ami, le président djiboutien Omar Guellah à venir en Libye, « étant donné qu’elle couve tous les Africains et eu égard aux moyens plus grands dont elle dispose par rapport à Djibouti ».

Le président Abdallah Youssef a, selon la même source, fait part de sa confiance à l’égard des capacités du guide Mouammar Kadhafi à rendre au peuple somalien sa stabilité et sa souveraineté.

« Je suis confiant que la Somalie va se stabiliser, réaliser sa réconciliation, recouvrer sa souveraineté et son indépendance. Je suis sûr que le guide Mouammar Kadhafi réalisera ces aspirations », a-t-il dit.