31/01/09 (B484) Election de Cheik Charif à la Présidence. L’ONU s’engage et affirme son concours à la nouvelle mascarade !!

__________________________________ Note de l’ARDHD

Comme l’ont souligné plusieurs correspondants dans leurs messages publiés par notre site, l’élection de Cheik Charif à la Présidence somalienne répond à une volonté de l’ONU, de l’Ethiopie et du copain Guelleh.

Aujourd’hui, l’ONU ne s’en cache pas, puisqu’elle se félicite de la transparence du scrutin.

A vrai dire, nous avons l’impression que l’ONU se moque du monde !! Facile d’obtenir la transparence, quand il n’y a que 450 votants environ.

Mais ce que l’ONU oublie de nous dire, c’est qu’en amont, ces 450 à 550 heureux élus ont été « désignés » sans aucune transparence. La preuve, c’est qu’ils ne représentent pas l’ensemble des sensibilités en Somalie. En particulier sont oubliées les organisations qui contrôle plus de 90 % du pays (un détail, pour l’ONU ?) et qui auraient la légitimité d’être représentées … Dernier détail. Environ 1/3 des députés appartiennent et ont été désignés par le mouvement que dirige le candidat élu : facile de gagner comme cela !!!

Nous n’avons pas la moindre sympathie pour les extrèmistes de tout poil.

Et il est vrai que les organisations islamiques extrèmistes ont refusé de participer à la mascarade de Djibouti, parce que c’en est une.

Est-ce une raison suffisante pour que l’ONU se félicite du déroleument d’un processus, qui n’a vraement rien de démocratique ?

Seul le peuple peut émettre un choix démocratique. Le peuple somalien n’a manifestement pas été invité à exprimer le sien, ni à choisir ceux qui allaient voter, soi-disant, en son nom.

Ce Président sans couronne ni terre, a peu de chance de pouvoir régler les problèmes des Somaliens, même s’il a le concours de forces étrangères parce qu’elles seront très mal accueillies dans le pays.

Depuis des décennies, les Somaliens ont prouvé qu’ils savaient décourager les forces étrangères d’occupation, quand elles pensaient pouvoir dicter leur Loi sur leur territoire.

Cela a commencé par les Américains (Restore Hope) puis les Ethiopiens et les forces de l’UA sont sur la sellette actuellement.

________________________________ Afrique en Ligne

L’ONU salue le caractère transparent de l’élection du président somalien
Actualités – Politique

L’ONU a félicité les parlementaires somaliens pour le caractère transparent du vote ayant abouti samedi à l’élection d’un nouveau président pour la Somalie, le leader islamiste modéré, Shariff Sheikh Ahmed, en remplacement d’Abdullahi Yusuf, qui a démissionné en décembre dernier.

L’envoyé spécial de l’ONU en Somalie, Ahmedou Ould-Abdallahi, a estimé que cette élection a été menée de façon transparente et a conduit à un dernier round très disputé entre M. Shariff et le fils du dernier homme fort de la Somalie, Siad Barre, Maslah Mohammed Siyad.

« Nous voyons enfin les fruits du travail acharné mené par toutes les parties pour créer un parlement inclusif. Je voudrais féliciter et encourager tous les parlementaires à oeuvrer pour le bien de ce pays » a-t-il dit dans une déclaration faite quelques heures après cette élection.

Le nouveau président somalien a prêté serment et devrait arriver à Addis- Abeba, en Ethiopie, pour participer au sommet de l’Union africaine (UA) avant de rentrer dans son pays pour assumer ses fonctions.

« Au terme d’une longue nuit de vote, les membres du parlement fédéral de transition récemment élargi ont choisi le président de l’Alliance pour la relibération de la Somalie, Sheikh Shariff Sheikh Aden, comme nouveau président de la Somalie » annonce un communiqué des Nations unies rendu public samedi.

Onze candidats étaient en lice pour le vote du premier tour qui a vu Sheikh Sharif remporter l’essentiel des voix sans pour autant recueillir les deux tiers des voix nécessaires.

Le second tour, entre Sheikh Shariff et Maslah Mohamed Siyad, fils de l’ancien président somalien, a été gagné par M. Shariff avec plus des deux tiers des suffrages exprimés.

M. Ould-Abdallah a souligné que, durant le premier tour de vote, M. Shariff et le premier ministre, Nur Hassan Hussein, les deux figures de proue du processus en cours à Djibouti, avaient reçu le soutien ferme des parlementaires.

Il a loué « la manière ouverte et transparente » dont les deux tours se sont déroulés.

M. Ould-Abdallah s’est dit satisfait que les candidats avaient promis de soutenir un gouvernement d’union nationale fondé sur l’inclusion, la tolérance et la coopération politique.

« Je suis également ravi que le nouveau président se soit engagé à mettre en oeuvre des politiques basées sur une étroite coopération avec les Etats membres de l’IGAD, particulièrement les voisins de la Somalie – Djibouti, l’Ethiopie et le Kenya mais aussi l’Union africaine » a-t-il dit.

« J’ai compris qu’ils travailleront étroitement avec tous les autres membres de la communauté internationale tels que les Etats de la Ligue arabe, l’Organisation de la Conférence islamique, l’Union européenne, la Commission européenne et les Nations unies ».

M. Ould-Abdallah a promis de faire de son mieux pour assurer le soutien de la communauté internationale au nouveau gouvernement, à condition que ce gouvernement démontre sa détermination à promouvoir une Somalie stable et tolérante.

« La communauté internationale a déjà promis de soutenir ce processus et je ferai de mon mieux pour veiller à ce que les engagements des donateurs et des partenaires soient honorés », a-t- il promis.

23/01/09 (B482-B) Afrique en Ligne / Quinze émigrants africains se noient dans le Golfe d’Aden.

Deux embarcations de passeurs transportant des Somaliens et des Ethiopiens ont chaviré dans les hautes mers séparant la Corne de l’Afrique et le Yémen, faisant au moins 15 morts et une douzaine de disparus, a déclaré l’agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR.

Les embarcations transportaient 270 personnes lorsqu’elles ont sombré, dans des accidents séparés, pendant le week-end, dans le Golfe d’Aden et la Mer Rouge.

"La garde-côtière yéménite recherche encore des survivants", a dit Leila Nassif, chef du bureau du HCR à Aden, jeudi. "Nous fournissons une assistance médicale et de la nourriture aux survivants dans nos centres d’accueil le long des côtes yéménites".

La première embarcation transportait 150 passagers, pour la plupart des non-Somaliens en provenance de la ville djiboutienne d’Obock.

Les passeurs ont perdu leur chemin avant d’apercevoir finalement le Yémen, vendredi, mais leur moteur est tombé en panne et l’embarcation s’est renversée dans les eaux profondes près du rivage.

Les autorités yéménites ont récupéré six corps, tandis que 32 passagers qui ont gagné le rivage près de Dhubab, à 200 kilomètres à l’ouest d’Aden, ont reçu les premiers secours, de la nourriture et de l’eau.

On croit que les 112 passagers restants ont pu atteindre les côtes, mais on ne sait pas exactement où ils se trouvent.

"Dans le deuxième accident, une embarcation transportant 120 personnes a chaviré, dimanche, au large de la ville yéménite d’Ahwar, après avoir quitté Murera, en Somalie mercredi dernier, en direction du Golfe d’Aden", a déclaré le HCR.

Neuf corps ont été récupérés et enterrés par l’agence d’aide locale, tandis que 99 personnes ont pu atteindre le rivage. Les neuf restantes sont portées disparues et l’on craint qu’elles ne soient mortes.

Des centaines d’Africains meurent chaque année en tentant de rallier le Yémen à la recherche d’un avenir meilleur, ou pour échapper è la persécution et aux conflits.

Beaucoup perdent la vie dans les eaux tumultueuses séparant la Corne de l’Afrique et la Péninsule d’Arabie.

"La dernière tragédie coïncide avec une recrudescence de passagers clandestins à travers le Golfe d’Aden", a déclaré l’agence.

Les dernières statistiques de 2008 montrent que plus de 50.000 personnes ont effectué le voyage périlleux à bord d’embarcations de passeurs et qu’au moins 590 se sont noyées ou ont été tuées par les passeurs. 359 autres ont été portées disparues.

"Le nombre de nouvelles arrivées a considérablement augmenté en 2008, avec presque deux fois plus de personnes débarquant sur les côtes du Yémen que l’année précédente. Même si de tels chiffres en ajoutent à la charge de l’économie du Yémen déjà mise à rude épreuve, le gouvernement yéménite continue d’accueillir les réfugiés et les chercheurs d’asile en provenance de la Corne de l’Afrique, ce pourquoi la communauté internationale lui est sincèrement reconnaissante", a dit Claire Bourgeois, la représentante du HCR au Yémen.

L’augmentation du nombre d’arrivées reflète la situation désespérée en Somalie et dans la Corne de l’Afrique, une région marquée par la guerre civile, l’instabilité politique, la famine et la pauvreté.

16/01/09 (B482) Afrique-en-Ligne / L’Ethiopie prête à discuter d’un nouveau plan de paix avec l’Erythrée

Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a annoncé jeudi qu’il allait discuter d’une fin pacifique de la guerre froide avec le gouvernement érythréen, si Asmara éprouvait un besoin urgent de discuter d’une proposition de paix.

« Le statu quo ne nous gêne pas mais il est de notre intérêt d’avoir la paix. Nous considérons le statu quo comme une solution inconfortable, mais nous sommes prêts à le maintenir indéfiniment », a déclaré le Premier ministre à la presse jeudi.

L’Erythrée s’est lancé dans ce que l’Ethiopie considère comme une propagande « malsaine » pour la discréditer.

La menace d’une guerre qui plane constamment sur les deux pays est considérée comme une menace pour la stabilité régionale.

L’Ethiopie s’est déclarée prête à discuter d’une proposition de paix avec l’Erythrée, si Asmara se sent prête à discuter de la paix, mais nous ne précipiterons pas ces discussions à moins que le gouvernement érythréen exprime le souhait de parler de paix.

« Nous sommes prêts à attendre jusqu’à ce qu’ils ressentent la nécessité de faire la paix, à ce moment, nous serons prêts avec nos propositions de paix », a déclaré aux journalistes M. Meles, qui a dit être au courant d’une interview de sept heures donnée par le président érythréen, Isaias Afwerki, pour dénigrer l’Ethiopie.

L’Erythrée résiste aux efforts qui permettraient au différend frontalier entre les deux Etats d’être résolu pacifiquement.

La querelle entre les deux pays a atteint son paroxysme quand les Ethiopiens ont attaqué les milices en Somalie.

M. Meles a expliqué que ses forces s’étaient rendues en Somalie pour neutraliser un danger présent et clair » posé par l’opposition érythréenne et éthiopienne à son gouvernement.

02/01/09 (B480) Afrique en Ligne // Ould Abdallahi explique l’instabilité de la Somalie

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Somalie, Ahmedou Ould Abdallah, a déclaré jeudi que l’instabilité qui prévaut dans ce pays est le résultat de la vacance du pouvoir.

«La crise dans le pays tient moins des décennies de violence et plus d’une absence de leadership politique", a-t-il dit dans une lettre adressée aux Somaliens de la diaspora.

"Le principal problème de la Somalie, qui n’a plus de gouvernement central opérationnel depuis 1991, n’est pas un problème de sécurité, mais plutôt de vacance du leadership politique", a ajoute le diplomate mauritanien.

Il s’est cependant déclaré confiant dans la progression vers une situation où des dirigeants responsables auront des relations amicales avec leurs voisins et où l’on assistera à une intégration en douceur dans la communauté internationale.

M. Ould Abdallah a également salué "la démission pacifique récente" du président somalien, Abdullahi Yusuf Ahmed.

Il a souligné que la réinstallation des responsables du groupe d’opposition de l’Alliance pour la libération de la Somalie (ARS) et des délégués du Comité de sécurité mixte, comprenant l’ARS et le gouvernement fédéral de transition (TFG), à Mogadiscio, aiderait à résoudre cette crise de leadership.

En juin dernier, les deux parties ont signé au Djibouti un accord de paix facilité par l’ONU dans le cadre duquel elles ont convenu de mettre fin au conflit et appelé l’ONU à déployer une force de stabilisation internationale dans ce pays en proie à des troubles.

"Le processus de Djibouti a ouvert une nouvelle ère dans l’histoire de votre pays et a donné l’occasion à tous les Somaliens d’assister à l’activité d’une génération essentielle engagée pour la paix et la stabilité", a déclaré M. Ould Abdallah.

«Après que les femmes et la jeune génération ont perdu espoir après avoir assisté à deux décennies de luttes pour le pouvoir en Somalie, il est temps pour les dirigeants de démontrer leur engagement envers la paix et le bien- être de leur pays", a-t-il ajouté.

Selon lui, l’année 2009 sera chargée pour la Somalie, soulignant que les premières semaines seront consacrées aux préparatifs de l’élection d’un nouveau président, de la formation d’un gouvernement d’unité nationale et d’un parlement élargi.

"La Somalie entre dans une nouvelle ère", a déclaré M. Ould Abdallah, appelant la diaspora somalienne à mobiliser tous les efforts pour redonner à leur pays d’origine son intégrité, sa souveraineté et sa dignité.

31/12/08 (B480) Afrique en Ligne / L’UA s’active à trouver un président pour la Somalie.

Le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, a indiqué mardi que le Parlement somalien devrait se réunir instamment pour choisir un nouveau président pour diriger le gouvernement fédéral transitoire dans ce pays de la Corne de l’Afrique, après la démission du président Abdullahi Yusuf.

Jean Ping, qui paraissait impassible au sujet de la démission de Yusuf, a indiqué que l’ancien leader quitte à un moment critique où les efforts étaient en cours de la part d’un certain nombre d’organismes régionaux et internationaux pour trouver une solution.

L’ancien président avait été considéré comme un obstacle pour que les efforts déployés puissent instaurer une autorité centrale en Somalie.

Il a reconnu son échec de pouvoir unifier le pays et a blâmé la communauté internationale de ne pas soutenir son gouvernement.

Les fonctionnaires des Nations unies ont également bien accueilli la démission de Yusuf, parlant d’un "nouveau chapitre" pour l’histoire de la Somalie.

Yusuf quitte après un désaccord de longue date avec ses subalternes politiques, y compris son Premier ministre, Nur Hussein Hassan.

L’ancien leader, qui avait de plus en plus isolé son régime de la communauté internationale en prenant des décisions impopulaires, avait toujours dit manquer du genre d’appui qui lui aurait permis de diriger un gouvernement efficace.

L’Ethiopie et le Kenya, les deux voisins somaliens qui avaient essayé de soutenir son administration, ont perdu tout espoir pour lui et fini par prendre des sanctions contre lui.

Lundi dernier, l’Ethiopie a encore admis que la démission de Yusuf était une chance de continuer avec le processus politique.

Un nouveau groupe de milices, pronant la paix en Somalie, gagne de plus en plus de popularité alors que les rivalités entre les divers clans qui commandent la politique somalienne continuent.

La limite constitutionnelle du gouvernement intérimaire mis en place à Nairobi, quatre ans auparavant, s’approche à grands pas, mais l’autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD) s’engage à prolonger le mandat si un nouveau projet de constitution est adopté.

14/12/08 (B478) Afrique-en-Ligne / Triki (Lybie) discute avec le représentant du SG des Nations unies en Somalie

Le Secrétaire aux affaires de l’Union Africaine au Comité populaire général libyen des relations extérieures et de la coopération internationale, Dr Ali Triki, a examiné samedi à Tripoli, avec le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Somalie, Ahmed Ould Abdallah des développements de la situation en Somalie.

L’émissaire onusien a souligné au cours de cette rencontre, l’importance du rôle de la Libye qui est membre du Conseil de Sécurité des Nations unies qui discutera prochainement de la situation dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

Ould Abdallah a salué également à cette occasion, le soutien du peuple libyen à la Somalie, notamment les aides humanitaires offertes au peuple somalien et exprimé sa confiance au rôle de la Libye dans le règlement des questions de paix en Afrique, affirmant qu’il continuera à oeuvrer avec la Libye en vue de réaliser la paix et la stabilité en Somalie.

21/11/08 (B475) Afrique en Ligne. Le Nigéria s’explique sur le retard pour l’envoi de troupes en Somalie pour soutenir les forces de l’UA, et évoque le retard dans la réception de matériel militaire. Nigeria explains delay in troops deployment to Somalia (En Anglais – Info lecteur)

Nigeria’s delay in sending troops to the tottering African peacekeeping mission in Somalia (AMISOM) is due to the non-arrival of the military hardware to be used by the troops, President Umaru Yar’Adua has explained.

« Nigeria pledged a battalion. And we have sufficiently trained the troops for the deployment. So far, they are awaiting the supply of logistics. We have ordered the equipment (military hardware). And they have started arriving. As soon as they are fully supplied, the troops will be deployed, » he told journalists in the capital city of Abuja Thursday.

Nigeria’s pledge to deploy some 700 troops to help shore up the mission has been pending, further dealing a blow to AMISOM which was set up in January 2007 to support the Horn of Africa’s transitional governmental structures, implement a national security plan, train the Somali security forces, and to assist in creating a secure environment for the delivery of humanitarian aid.

Only Uganda, with just a little short of the 1,500 troops pledged on the ground, has redeemed its troops pledge and kept the envisaged 8,000-string mission going, though Kenya and other nations which also pledged troops have promised to deploy them soon.

The mission was set up after Somali government forces backed by Ethiopian troops drove an Islamic movement out of the Somali capital.

29/10/08 (B471-B) Afrique en Ligne / L’IGAD dénonce l’échec des efforts de paix en Somalie

Les ministres africains des affaires étrangères ont démarré mardi une réunion durant laquelle ils discuteront du sort du gouvernement somalien en proie à des troubles et dont la légitimité expire dans un délai de 10 mois, laissant un vide majeur en terme de sécurité dans la région.

Le Conseil des ministres de l’Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD), qui s’est réuni par trois fois cette année pour discuter de la crise somalienne, a exprimé sa préoccupation face à l’incapacité du Gouvernement somalien de transition (TFG) à mettre sur pied les institutions requises au niveau de l’Etat.

Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Seyoum Mesfin, qui préside le Conseil des ministres de l’IGAD, a fait savoir que la crise en somalie était une source d’inquiétude pour l’ensemble de la région et exigeait l’intervention urgente de l’Union africaine et du Conseil de sécurité des Nations unies.

"Notre inquiétude est justifiée par le fait que dans 10 mois, il n’y aura plus d’institution dotée du mandat et de la légitimité pour gouverner" s’est alarmé M. Mesfin devant la réunion ordinaire du Conseil des ministres de l’IGAD, convoquée en prélude au sommet des dirigeants de l’IGAD prévu mercredi.

L’IGAD est intervenue en qualité de médiateur dans les négociations de paix somaliennes ayant abouti à la formation du gouvernement basé sur un système de partage du pouvoir clanique.

L’organisme régional de paix, dont les membres sont entre autres, l’Ethiopie, l’Erythrée, Djibouti, le Kenya, l’Ouganda, la Somalie et le Soudan, se réunit aussi pour discuter du renforcement des organes de l’organisation, dont le siège est à Djibouti.

Cette réunion intervient deux jours après la signature d’un accord de cessez- le-feu pour aider à mettre fin à la crise dans cet Etat de la Corne de l’Afrique, qui est sans gouvernement stable depuis 1991.

Les efforts d’installation d’une autorité centrale n’ont pas porté leurs fruits durant la même période.

L’Union africaine a dénoncé la poursuite des hostilitées en Somalie et reproché au TFG son incapacité à unir le pays en conséquences de querelles internes dans ses propres rangs.

Le Commissaire de l’UA à la Paix et la sécurité, Ramtane Lamamra, a déclaré aux ministres des Affaires étrangères et de la Défense que les attaques constantes contre les forces de l’Union africaine sur le terrain et les "graves différends au sein du TFG" sont à mettre en cause dans cette crise.

Selon lui, outre le manque d’intérêt de la part de la communauté internationale concernant l’évolution de la situation en Somalie, le TFG a été incapable d’étendre son influence politique à travers le pays, le rendant plus vulnérable face aux autres forces politiques et groupes armés.

"L’évolution de la situation sur le terrain en Somalie n’a pas été positive. Des éléments d’opposition armés ont continué à mener des actes de violence à l’encontre des dirigeants du TFG, entraînant ainsi le déplacement massif de la population dans les zones de conflit, particulièrement à Mogadiscio" a-t-il noté.

Le responsable de la paix et la sécurité de l’organisation panafricaine a également dénoncé l’impact que la violence continue en Somalie avait sur la situation humanitaire sur le terrain.

Selon lui, le fait que des travailleurs humanitaires aient été pris pour cible par des groupes armés avait contraint les agences d’aide à suspendre ou réduire sévèrement la majorité de leurs programmes en faveur des personnes déplacées à l’intérieur de la Somalie, aggravant davantage la crise sur le terrain.