20/10/08 (B470) Afrique en Ligne / France: Djibouti au centre d’un forum économique

Le groupe interparlementaire France-pays de la Corne de l’Afrique du Sénat français organise lundi un forum économique au Palais de Luxembourg, à Paris, pour montrer les opportunités économiques de Djibouti afin de pousser les entreprises françaises à y investir, a appris la PANA de source officielle.

Bénéficiant d’une position géographique stratégique exceptionnelle à la croisée des voies maritimes d’Asie, d’Europe, de la Péninsule arabique et d’Afrique de l’Est et situé sur la 2ème route maritime au monde, Djibouti est une plaque tournante pour le commerce en provenance et en direction de ses voisins, particulièrement l’Ethiopie.

Les organisateurs de la rencontre mettent en avant les nombreux atouts du pays : une stabilité politique, un système financier qui permet une liberté totale de transfert de devises, un système de télécommunications parmi les plus performants en Afrique, une administration francophone, des infrastructures portuaires qui en font le principal corridor de la région.

« Djibouti est une porte ouverte sur un marché de plus de 340 millions d’habitants. Les entreprises françaises ont tout à gagner à se positionner sur ce marché », déclarent les initiateurs de la rencontre considérée comme la « répétition générale » d’un grand Forum économique prévu à Djibouti début 2009.

Le forum, intitulé « Djibouti, hub économique de la Corne de l’Afrique », est une rencontre Sénat-Ubifrance-MEDEF International et sera inauguré par Louis Duvernois, sénateur et président du Groupe interparlementaire France-Corne de l’Afrique en présence de Aden Ahmed Douale, représentant du gouvernement djiboutien, de Rachad Farah, ambassadeur de Djibouti en France et de Dominique Dererf, ambassadeur de France à Djibouti.

20/10/08 (B470) Afrique en Ligne / Québec, Canada: Adoption de la Déclaration de Québec

Le 12 ème sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’est achevé dimanche à Québec par l’adoption d’une Déclaration qui demande, entre autres, au chapitre politique, le rétablissement de la démocratie et de l’ordre constitutionnel en Mauritanie.

Dans leur déclaration de 7 pages, la trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement de la communauté francophone demande également à « maintenir la solidarité avec le République de Djibouti dans le conflit frontalier qui l’oppose à l’Erythrée ».


« Nous demandons à l’Erythrée de se retirer immédiatement et inconditionnellement des territoires djiboutiens qu’elle occupe. Nous souhaitons également la poursuite du processus de libération des prisonniers de guerre », poursuit le document.

Au chapitre économique, l’OIF promet des actions pour aider à la résolution de la crise financière.

« Persuadés qu’aucun pays n’est à l’abri de la tourmente qui ébranle les marchés mondiaux du crédit et que les turbulences qui secouent nos marchés demandent une intervention coordonnée, nous nous engageons à manifester notre solidarité dans la crise financière actuelle », souligne la Déclaration de Québec.

Les chefs d’Etat et de gouvernement présents à Québec se sont également engagés à « participer activement au renforcement du système financier international afin de le rendre plus cohérent et de soutenir en particulier une réforme visant la transparence, la solidité bancaire, l’intégrité et l’amélioration de la gouvernance économique mondiale ».

Evoquant la langue française qui a fait l’objet d’une table-ronde spécifique, les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé de renforcer sa place dans les systèmes éducatifs tout en développant un enseignement public et privé de qualité et en tenant compte de la répartition des compétences au sein des Etats dans ce domaine.

« Nous nous engageons à prendre les mesures nécessaires, à l’application effective des dispositions nationales et internationales relatives à l’usage du français dans la vie internationale », souligne la déclaration des chefs d’Etat.

« Nous nous engageons à prendre des mesures adaptées à nos moyens respectifs pour valoriser le statut et l’usage de la langue française, langue vivante et utile, dans les domaines économique, social, culturel, touristique et scientifique de nos sociétés », poursuit le document.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont enfin décidé de tenir le prochain sommet de l’OIF à Madagascar, qui a été préféré à la République Démocratique du Congo, dont la candidature a été fragilisée par l’absence du président Joseph Kabila à Québec.

28/09/08 (B467) Afrique-en-ligne / Somalie: L’UA pour une opération de maintien de la paix de l’ONU.

Choquée par les incessantes attaques lancées contre sa mission en Somalie, un pays déchiré par la guerre, la Commission de l’Union africaine a réitéré son appel au Conseil de Sécurité de l’ONU pour lui demander d’autoriser dans les meilleurs délais le déploiement d’une opération de maintien de la paix dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

Dans un communiqué rendu public samedi, la Commission de l’UA affirme qu’elle observe avec une grande préoccupation les attaques inquiétantes lancées contre les positions des soldats de la paix de la Mission africaine en Somalie (AMISOM), contraignant des milliers de civils à fuir Mogadiscio.

« Ces attaques sont source d’indicibles souffrances pour les citoyens vulnérables de la Somalie », a encore ajouté la Commission.

Condamnant les attaques contre la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), qui ont été à l’origine de la mort de plusieurs soldats de la paix, la Commission de l’UA a noté que la situation sécuritaire déjà fragile en Somalie a aujourd’hui tendance à s’aggraver.

“Ces attaques injustifiées sont constitutives d’une violation de la législation internationale et une nouvelle menace contre la paix et la sécurité internationales”, a mis en garde la Commission, exhortant la communauté internationale, en général, et les Nations unies, en particulier, à réprimer les actes de barbarie, d’agressions flagrantes et de terrorisme enregistrés en Somalie.

Selon la Commission de l’UA, le Conseil de sécurité des Nations unies devrait mettre en place les mesures nécessaires pour soutenir l’AMISOM, aussi bien en termes financiers qu’en termes logistiques, afin de lui donner les moyens de mettre en œuvre sa mission immédiate jusqu’à sa transformation en noyau principal de la Force internationale de stabilisation dont la création est envisagée et son éventuelle relocalisation sous une véritable force de maintien de la paix des Nations unies.

24/09/08 (B466-B) Afrique en Ligne / La Corne de l’Afrique menacée par le conflit Djibouti-Erythrée (Info lectrice)

La sécurité régionale et internationale est menacée par l’escalade de la tension entre Djibouti et l’Erythrée, prévient un rapporté établi par une mission de l’ONU récemment dépêchée dans la région pour enquêter sur des incidents violents ayant fait plus de 35 morts en juin.

Le rapport, mis à la disposition de la presse onusienne lundi, indique que « la confrontation violente entre Djibouti et l’Erythrée, si elle n’est pas jugulée, pourrait s’étendre en conflit régional avec des conséquences internationales potentielles ».

Il révèle également que l’Erythrée a refusé l’accès de son territoire à la mission d’enquête, ce qui, selon les auteurs du rapport, complique encore la situation dans la région.

Le rapport ajoute encore que si Djibouti a retiré ses troupes de la région frontalière, l’Erythrée n’a pas encore redéployé les siennes, ce qui est porteur d’une menace potentielle pour l’avenir ».

« S’il n’est pas résolu en temps opportun et de manière globale, le conflit érythréo-djiboutien pourrait avoir un impact négatif majeur sur toute la région et la communauté internationale.

Une éventuelle déstabilisation de Djibouti et la militarisation du Détroit de Babel-Mandeb ne sont pas de bon augure pour la paix dans la région ni pour la navigation internationale et les investissements, souligne enfin ce rapport qui, de source sûre été présenté au secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon, et au Conseil de sécurité.

20/08/08 (B461-B) Afrique en Ligne / L’Ethiopie indexe Al-Shabab dans l’attentat de Mogadiscio (Info lectrice)

L’Ethiopie a réfuté, mardi, les allégations selon lesquelles ses soldats stationnés en Somalie ont tué vendredi dernier 11 passagers d’un bus public se rendant vers l’ouest du pays, de Mogadiscio à la ville d’Afgoye.

Un communiqué rendu public par le ministère des Affaires étrangères accuse les miliciens d’Al-Shabab d’être à l’origine de cette tuerie perpétrée à l’aide d’un explosif télécommandé placé sur le bord de la route à El-Shaabia, à 18 km de Mogadiscio.

« Les soldats du gouvernement fédéral de transition (GTF de Somalie) et l’Ethiopie ont pris, de concert, une contre-mesure contre les miliciens d’Al-Shabab responsables de cet attentat et tué cinq terroristes. Dans la fusillade, cinq civils ont été tués », déclare le communiqué, qui rejète les informations « fabriquées » selon lesquelles des soldats éthiopiens avaient ouvert le feu sur un bus de passagers tuant 65 civils.

Le GFT et l’armée éthiopienne, a expliqué le ministère avaient autorisé la création d’une mission d’enquête indépendante dont faisaient partie des résidents locaux pour mener une enquête sur le terrain.

« La mission d’enquête a confirmé que c’est un attentat à la bombe d’Al-Shabab contre le bus qui a causé les décès des passagers et non les coups de feu des soldats éthiopiens ».

« Les leaders du clan Suleyman de cette zone ont également clairement condamné les terroristes », poursuit le communiqué qui souligne que l’armée éthiopienne est très disciplinée et respecte strictement les conventions internationales régissant la conduite des hostilités en temps de guerre.

Des patrouilles européennes au large de la Somalie

Bruxelles, Belgique – Le Comité politique et de sécurité (COPS) de l’Union européenne a approuvé le principe d’une action coordonnée dans le domaine de la lutte contre la piraterie maritime au large des côtes somaliennes, en vue de la mise en oeuvre de la résolution 1816 du Conseil de sécurité de l’ONU, a- t-on appris de source officielle.

Dans un communiqué remis mercredi à la presse à Bruxelles, l’UE précise que cette action pourrait prendre la forme d’une opération coordonnée entre les moyens maritimes des Etats membres actifs dans la zone.

Selon le communiqué, cette opération pourrait être mise en route dès le mois de septembre, conformément au mandat défini par la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

Des experts juridiques doivent se réunir prochainement pour fixer les conditions d’arraisonnement des navires et organiser la détention, le transfert et les procès de pirates interpellés.

Le lancement de ces opérations nécessite la conclusion, au préalable, d’accords entre les Etats membres de l’UE opérant dans la zone et la Somalie ainsi qu’avec les pays avoisinants.

Le communiqué fait état de la présence actuellement au large des côtes somaliennes de navires en provenance du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de l’Allemagne et de France, sans compter les bateaux du Danemark qui participent aux opération de protection des convois du Programme alimentaire mondial (PAM) acheminant vivres, médicaments et autres produits de première nécessité en Somalie.

Le Comité militaire et l’état-major de l’UE ont été chargés de mettre au point les différentes options stratégiques afin que les patrouilles de contrôle au large des côtes somaliennes deviennent opérationnelles dès le mois de septembre.

Les pirates qui opèrent au large des côtes somaliennes capturent des bateaux et exigent le versement de rançons s’élevant à plusieurs millions de dollars avant de libérer équipages et passagers.

07/08/08 (B459-B) AFRIQUE EN LIGNE / Un programme de destruction d’armes en Somalie

La Division maîtrise des armements du Burau des afffaires militaires et politiques du Département d’Etat américain a lancé un programme de 1,4 million de dollars US, de destruction d’armes conventionnelles qui incluera aussi le déminage et la destruction des restes d’explosifs de guerre dans les régions du nord de la Somalie.

Un communiqué de presse publié par le Département d’Etat et dont la PANA a reçu copie à Lagos indique que cette initiative est réalisée grâce à des subventions faites à MAG America et HALO Trust.

MAG America est une organisation non gouvernementale à but non lucratif qui offre aux communautés affectées par les conflits une chance de construire un avenir meilleur tandis que Halo Trust est une organisation britannique spécialisée dans la destruction des débris de guerre comme le déminage.

MAG détruira les stocks d’armes conventionnelles collectées dans les trois camps militaires du Puntland, une région peuplée de 2,4 millions d’habitants, située dans le nord de la Somalie, précise le communiqué de presse.

Il note que cette subvention servirait aussi à financer le déploiement de l’équipe de MAG spécialisée dans la destruction des explosifs et la neutralisation des explosifs et munitions (NEM), chargée d’identifier et de détruire les nouvaux stocks de munitions, ajoutant que « de plus, MAG offrira une formation pour développer les cazpacités locales en matière de NEM ».

La subvention à HALO Trust renforcera les opérations de déminages dans la région de Somaliland.

Avec un personnel de plus de 440 Somaliens, Halo Trust est actuellement la première organisation de déminage de la région.

Plus précisément, cette subvention financera les équipes de déminage manuel de HALO Trust qui sont équipées du système de détection perfectionné, Handheld Standoff Mine Detection System (HSTAMIDS), développé par le Programme de recherche-développement en matière de déminage humanitaire du ministère américain de la Défense.

Des décennies de conflit en Somalie ont continué de menacer la stabilité politique et économique de la région de la Corne de l’Afrique.

Les caches d’armes, les mines et restes d’explosifs de guerre mettent en danger la population et sont une source d’approvisonnement régulière en armes pour les terroristes et insurgés.

Les subventions vont améliorer la situation en réduisant l’impact des mines et des restes d’explosifs de guerre, tout en permettant la réalisation de programmes de secours humanitaires et de développement améliorés partout dans le pays.

03/08/08 (B459) Afrique en Ligne. Mission de l’ONU à la frontière Djibouti-Erythrée

Accra, Ghana – Une mission d’information dépêchée par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est arrivée à Addis-Abeba pour évaluer la situation politique, sécuritaire et humanitaire le long de la frontière entre le Djibouti et l’Erythrée.

La mission comprend des représentants du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) et du Département des opérations de maintien de paix (DPKO), indique un communiqué publié vendredi à Accra, au Ghana, par le Centre d’information des Nations unies.

Elle devait rencontrer à Addis-Abeba des responsables de l’Union africaine (UA), de l’Autorité intergouvernementale de développement (IGAD) et d’autres partenaires.

La mission va ensuite se rendre à Djibouti où elle aura des entretiens avec les autorités civiles et militaires du pays et effectuer une visite de terrain à la frontalière avec l’Erythrée pour recueillir des informations sur les récents incidents.

Elle devrait achever son travail mercredi et soumettre un rapport au secrétaire général à son retour.

L’offensive militaire érythréenne contre le Djibouti, à Ras Doumeira et dans l’Ile de Doumeira, déclenchée en début juin a fait plusieurs morts et blessé, indique un communiqué publié à Accra, au Ghana, par le Centre d’information des Nations unies.

Le secrétaire général de l’ONU et le Conseil de sécurité de l’organisation avaient appelé les deux pays voisins à cessez le feu et à retirer leurs troupes.

La situation le long de frontière entre les deux pays était encore tendue.