07/12/2013 (Brève 325) Mohamed Alhoumékani confirme à l’ARDHD que ses conseils ont déposé en Belgique une plainte à l’encontre de l’état yéménite pour arrestation arbitraire, séquestration et privation des documents d’identité, en complicité avec le régime djiboutien.

Les avocats d’Alhoumékani ont déposé une plainte devant la justice belge contre le Yémen, représenté à Bruxelles par son Ambassadeur, pour arrestation et séquestration arbitraire en complicité avec le régime djiboutien.

01/12/2013 (Bréve310) France Culture. Ce 1er décembre, Mohamed Alhoumékani s’exprimait dans le journal de 9 h. Il a dénoncé les pressions exercées par Djibouti pour le faire incarcérer au Yémen et l’attentat perpétré contre lui, dont il est heureusement sorti indemne.


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30/11/2013 (Brève 308) A peine rentré en Belgique, dans un entretien que nous avons eu avec lui, Mohamed Alhoumékani nous a confirmé sa volonté de se battre contre le dictateur et d’utiliser tous les moyens disponibles. Sa combattivité et sa détermination sont sans faille, a-t-il ajouté.

Mohamed Alhoumékani que nous avons pu joindre par téléphone aujourd’hui, nous a confirmé qu’il répondait actuellement aux questions des journalistes de nombreux supports, dont RFI, France Culture et d’autres.

Il nous a confirmé qu’il était encore plus déterminé à lutter contre la dictature et contre le Président Guelleh, qui l’a fait incarcérer puis interdire de sortir du Yémen sur des éléments totalement mensongers et dénués de tout fondement, en particulier, l’existence d’une fiche rouge au sein d’Interpol … qui n’a jamais existée.

Avec ses conseils, il prépare une conférence de presse pour la semaine prochaine, probablement à Paris, puis il prendra part aux manifestations organisées par la diaspora, pour dénoncer la venue de Guelleh à Paris et il compte bien contribuer à faire connaître la véritable nature du régime djiboutien qui assassine l’opposition, qui asservit sa population sur tous les plans : économie, libertés et justice, éducation, santé … et qui assassine et torture toutes celles et tous ceux qui osent émettre ne serait-ce qu’une plainte.

En agissant contre Mohamed Alhoumékani au Yémen pour tenter vainement d’obtenir sa rétractation (probablement inutile ?) Guelleh a montre combien il culpabilisait dans l’affaire de l’assassinat du Juge Borrel. Alhoumékani attend que la justice française, en dépit des freins que lui ont mis les différents dirigeants français qui se sont succèdés à la tête de l’Etat,
poursuive l’instruction avec détermination et « vigueur ».

Nous devrions en apprendre plus dans les prochains jours

09/11/2013 (Brève 297) RFI Mr Mohamed Aref : “La France est responsable de l’assassinat de Ghislaine et Claude”. (Avec une note de l’ARDHD)

_____________________ Note de l’ARDHD
Information ou désir maladroit de vengeance à l’égard de la presse française qui vient de le mettre en cause pour sa possible intervention dans les transactions peu transparentes de Claude Guéant et aussi pour ses relations au service d’un homme d’affaires sulfureux et controversé
Alexandre Djouhri.

Momo le PhilosopheNous, au sein de l’équipe, on pencherait plutôt pour la deuxième hypothèse, connaissant l’homme et ses vestes à double usage, retournables à volonté et sans limite.

Se servir de la mort tragique d’une journaliste et de son collègue, pour braquer les projecteurs sur sa petite personne, qui est si contestée aujourd’hui tant par la disapora djiboutienne que par la presse française : c’est tout à fait dans le style du corbeau repenti …. !
C’est ignoble et cela suscite le dégoût !

Rappelons qu’Aref est l’homme qui défend Guelleh et le Général Zakaria, que c’est aussi l’homme qui a dénigré Elisabeth Borrel et plaidé contre la vérité sur l’assassinat de son mari à Djibouti. Bref c’est un courtisan de Guelleh … qui ne l’a quand même pas admis à pénétrer au sérail : il reste et restera un porte-serviette zélé au service des coups tordus, comme ses voyages au Yémén, en compagnie du Procureur Maki et de Grandes oreilles pour tenter d’obtenir l’extradition d’Alhoumékani sur des faits mensongers.

En tout cas, une prise de position du Corbeau repenti à prendre avec beaucoup, beaucoup de précaution. ON lui conseillerait de retourner d’où il vient …

_________________________________Fin de la note

Alors que près de 35 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête ouverte sur l’assassinat des deux journalistes de RFI, un proche de Ghislaine Dupont, Maitre Mohamed Aref, réclame une enquête internationale. Explications.

« A chaque fois que la France ouvre une enquête hors de son territoire, nous n’avons jamais la vérité ! » Le ton est donné. Maitre Mohamed Aref, joint par Afrik.com, avocat au barreau de Djibouti et ami de longue date de Ghislaine Dupont, souhaite qu’une enquête internationale soit ouverte. Il craint qu’avec l’enquête lancée par le parquet antiterroriste de Paris en partenariat avec les services de renseignement français, la vérité n’aboutisse jamais, « comme ce fut le cas pour la Libye ». Il appelle donc le Conseil de sécurité de l’ONU à agir en ce sens. « Si nous laissons la France enquêter, nous ne saurons jamais ce qui est réellement arrivé à Ghislaine Dupont et à son confrère Claude Verlon », affirme Maitre Mohamed Aref.

Ghislaine Dupont représentait beaucoup pour cet avocat français et Djiboutien.

C’est la première journaliste étrangère à avoir bravé les barrières de la prison djiboutienne où était détenu Maitre Mohamed Aref lorsque ce défenseur des droits fondamentaux a été arrêté à Djibouti en 1998, pour des raisons politiques, selon Amnesty international. Ils étaient depuis restés très proches.

Selon lui, « la France est responsable de l’assassinat de Ghislaine et Claude ». Et ce, pour plusieurs raisons : la première est que Ghislaine Dupont et Claude Verlon avaient sollicité l’assistance de la force française au Mali pour se rendre à Kidal. Assistance que celle-ci a refusée ! Ce sont donc des soldats de l’ONU qui ont escorté les deux journalistes jusqu’à Kidal. La journaliste et le technicien de RFI entendaient rendre une visite « impromptue » à Ambéry Ag Rissa, éminent représentant du MNLA à Kidal. Comment les ravisseurs étaient-ils au courant de cette visite, si Ag Rissa lui-même, comme il l’a répété a l’envie, n’en était pas informé ?

« Ghislaine et Claude avaient levé un lièvre très important »

La seconde raison est donc celle-ci : Mohamed Aref se demande pourquoi l’armée française n’a pas détecté une éventuelle conversation téléphonique à ce sujet entre les ravisseurs, alors que cette dernière est parfaitement équipée. Enfin, la France est, toujours selon Mohamed Aref, responsable car si la thèse selon laquelle la France n’aurait pas respecté un pacte dans la libération des otages d’Arlit est avérée, les autorités françaises seraient donc responsables d’un crime crapuleux orchestré en signe de vengeance.

Mais Mohamed Aref en est convaincu, « Ghislaine et Claude avaient levé un gros lièvre ». Les commanditaires de ce meurtre étaient donc déterminés à les éliminer dans le but de les faire taire. L’enquête internationale pourrait donc permettre de déterminer ce « fameux gros lièvre » qu’avaient levé les deux journalistes de RFI.

Pourquoi ? Car en dépêchant sur place des enquêteurs français, les Touaregs, susceptibles de détenir des informations, ne leur parleront jamais, « ni même à des juges français et encore moins maliens ». Tandis que dans le cadre d’une enquête internationale, avec des enquêteurs « mauritaniens » par exemple, le dialogue serait possible et la vérité pourrait être établie.

Autre point noir de cette affaire. Aref se demande pourquoi le soldat qui accompagnait les deux journalistes n’a pas immédiatement donné l’alerte à son détachement ? Puisqu’il était à proximité du lieu de l’enlèvement et donc potentiel témoin de la scène. « Il s’agit là d’un tas de questions que même les journalistes de RFI n’osent pas poser publiquement », affirme l’avocat djiboutien.

Maitre Mohamed Aref est formel : « Ghislaine ne prenait jamais de risques inconsidérés », contrairement à ce qu’affirmaient certains avant de revenir sur leurs propos. Enfin, ce qui consterne également cet avocat de 61 ans est « le silence assourdissant de l’Union Africaine ». « Même les Présidents africains pointés du doigt par Ghislaine ont rendu hommage à ces grands journalistes de RFI  », conclut-il.

23/10/2013 (Brève 290) ALERTE ROUGE : enregistrement de la conférence de presse tenue à Bruxelles le 8 octobre avec la participation de MM. Ahmed El Khannouss (député-échevin) et Vincent Lurquin, à propos « de l’étrange arrestation de Mohamed Aloumékani au Yémen » (Youtube)

12/10/2013 (Brève 284) ALERTE ROUGE – Revue de presse. Rappel des articles de presse publiés depuis deux jours, suite à la libération de Mohamed Alhoumékani et à la fusillade qui le visait en arrivant au Palais du Gouverneur de sa province ancestrale.

EUROPE 1
Mort du juge Borrel : le témoin-clé cible de coups de feu
Arrêté en aout dernier au Yémen, il venait à peine d’être libéré. L’homme se dit menacé. L’INFO. A peine libéré de sa geôle, il essuie des coups de feu. Mohamed Saleh Alhoumekani, le témoin-clé dans l’affaire du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort à …

NOUVEL OBSERVATEUR
Affaire Borrel : un témoin-clé a failli être assassiné
18 ans après la mort du magistrat français, un ancien officier de la garde présidentielle à Djibouti a été la cible de coups de feu au Yémen lors d’une embuscade raté …

7sur7 
Pris pour cible à Al Bayda, Alhoumekani en appelle à la Belgique
Le Belgo-Yéménite Mohamed Saleh Alhoumekani, libéré mardi après un mois et demi de détention dans son pays d’origine, a été la cible de tirs, jeudi à Al Bayda (sud), a annoncé sa famille à l’agence Belga. Il n’a cependant pas été blessé. Dans un 

LE FIGARO
Borrel:le témoin-clé cible de coups de feu
Le témoin-clé dans l’affaire du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort à Djibouti en 1995, a été aujourd’hui la cible de coups de feu au Yémen, deux jours après sa sortie de prison, a-t-on appris auprès de sa famille en Belgique. « Des hommes habillés en 

RFI
Affaire Borrel: le témoin clé victime d’une embuscade
Des proches de Mohamed Saleh Alhoumekani (sa femme et son fils, Moncef) montrent son portrait et son passeport belge aux médias, le 2 septembre 2013. AFP PHOTO / BELGA / LAURIE DIEFFEMBACQ 

LE PROGRES
Bourg-en-Bresse: l’appel à l’aide de la veuve du juge Borrel
Bourg-en-Bresse: l’appel à l’aide de la veuve du juge Borrel. .

FRANCE INTER
Le témoin clé de l’affaire Borrel affirme qu’on a voulu l’assassiner

Bernard Borrel est ce magistrat assassiné à Djibouti le 19 octobre 1995. Mohamed Alhoumekani, l’ancien responsable de la garde présidentielle de Djibouti et témoin clé de l’affaire, a été victime d’une tentative d’assassinat ce matin. C’est une scène de 

11/10/2013 (Brève 282) ALERTE ROUGE / Revue de presse Le Progrès (édition de l’AIN) l’appel à l’aide de la veuve du juge Borrel

Mohamed Alhoumekani, l’ancien numéro 2 de la garde présidentielle de Djibouti, a été visé jeudi matin par une série de tirs de kalachnikovs au sud du Yémen.

Il est un témoin clé dans l’affaire Borrel, du nom du magistrat assassiné à Djibouti le 19 octobre 1995.

Sa veuve, Elisabeth Borrel, magistrate dans l’Ain, en appelle à l’Union européenne pour le rapatrier en toute sécurité

Rappelez-nous en quoi Mohamed Alhoumekani est un témoin-clé dans l’affaire de l’assassinat de votre mari…

Le lendemain de l’assassinat, il a assisté à une réunion entre l’actuel président de Djibouti Ismaël Omar Guelleh, deux terroristes internationaux, le chef du renseignement de l’époque et Alain Romani, ancien grand argentier de Djibouti, où il a été question de l’effacement des preuves du meurtre.

Il ne s’est décidé à parler qu’en fin d’année 1999 aux autorités belges après avoir fait une demande du statut de réfugié politique. Aujourd’hui, les deux terroristes ont disparu. Si Alhoumekani venait à disparaitre, il ne resterait plus de témoin direct de cette scène et l’instruction en France pourrait être enterrée.

Avez-vous des contacts avec lui ?
Je l’ai rencontré une fois dans le cabinet de son avocat en Belgique en présence de mes avocats, c’était au moment où j’ai appris son existence. Depuis, nous sommes restés régulièrement en contact. La dernière fois que je l’ai eu au téléphone, c’était en juillet, il était heureux à l’idée d’aller au Yémen (NDLR : après avoir été déchu de la nationalité djiboutienne, il avait demandé la double nationalité belge et yéménite où il a de la famille), son fils allait concourir pour les championnats mondiaux de boxe thaï.

Il a été arrêté par les autorités yéménites au moment où il entrait dans le pays.

Quelles sont vos marges de manœuvre pour demander la protection de ce témoin ?
Aucune ! La protection des témoins n’existe pas en droit français. J’ai contacté cet été Daniel Cohn-Bendit, Corinne Lepage, des députés européens, mais ça n’a rien donné. L’année dernière, Christiane Taubira avait promis de me recevoir, elle ne l’a pas fait. Toutes les personnes dont j’ai les coordonnées ont été averties de la situation.

Moi aujourd’hui, je suis un pion, une balle de ping pong dans cette affaire. Je ne peux que demander à l’Union européenne de rapatrier Mohamed Alhoumekani en Belgique le plus rapidement possible.

Continuer à parler de lui publiquement, c’est assurer aussi sa protection.

Propos recueillis par Johanna Nezri

11/10/2013 (Brève 283)ALERTE ROUGE Revue de presse Libération – Affaire Borrel : le témoin-clé cible de coups de feu

Mohamed Alhoumekani est considéré comme un acteur clé dans l’enquête sur la mort du juge Borrel.

Le témoin-clé dans l’affaire du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort à Djibouti en 1995, a été jeudi la cible de coups de feu au Yémen, deux jours après sa sortie de prison, a-t-on appris auprès de sa famille en Belgique.

«Des hommes habillés en policier ont tiré sur lui», a déclaré à l’AFP son frère, Saleh Houssein Nadrin. Il n’a «pas été blessé», mais un policier qui l’accompagnait «aurait été tué», a-t-il ajouté.

L’attaque s’est déroulée jeudi matin à Al Bayda, une zone tribale du sud d’où est originaire Mohamed Saleh Alhoumekani, selon son frère. «On ignore les raisons de cette attaque. Dans les zones tribales, il y a parfois des erreurs», a avancé Saleh Houssein Nadrin.

Joint au téléphone par la radio France Inter, Mohamed Alhoumekani a expliqué n’avoir pas le droit de quitter le territoire yéménite et lancé un appel aux autorités françaises et belges. «Ici, je suis devenu une cible. Le Yémen est une prison à ciel ouvert.

Tout le monde est armé.

C’est la raison pour laquelle je demande à la France et à la Belgique d’intervenir (…) pour que je puisse quitter le territoire», a-t-il dit à France Inter. Mohamed Alhoumekani, qui est domicilié à Bruxelles et a la double nationalité belge et yéménite, est considéré comme un acteur clé ayant permis de relancer l’enquête sur la mort du juge Borrel.

Cet ancien officier de la garde républicaine de Djibouti avait mis en cause auprès des autorités judiciaires françaises l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, et son entourage, pour leur implication dans la mort du juge. Il avait été arrêté à son arrivée au Yémen le 24 août. Les autorités yéménites avaient mis en avant une demande d’arrestation faite par Interpol à l’initiative des autorités de Djibouti, qui réclament son extradition, selon sa famille.

Il a été libéré mardi.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, son corps en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se fondant sur de nouvelles expertises et des témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat. L’affaire Borrel a empoisonné pendant des années les relations entre Paris et son ex-colonie, où la France dispose de l’une de ses plus importantes bases militaires à l’étranger.