23/11/08 (B475) Assemblée nationale française / Extrait du compte-rendu de la discussion à l’assemblée sur le budget militaire. (Lectrice)

Lien :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009/20090056.asp#INTER_19

– Concernant les bases permanentes :

Louis Giscard d’Estaing :
« Quant à notre dispositif de forces prépositionnées à l’étranger, il sera profondément remanié pour des raisons d’économies. Ainsi les implantations françaises en Allemagne seront réduites. (…) La présence militaire française en Afrique, qui s’appuie sur quatre bases – au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Gabon et à Djibouti – fait également l’objet d’une importante réorientation, qui concernera notamment le 43e bataillon d’infanterie de marine présent à Abidjan.

La France ne conserve, pour l’instant, que deux des trois bases situées sur la façade atlantique de l’Afrique : celles de Dakar et du Gabon. Quant à celle de Djibouti, située sur la côte est du continent, elle se trouve à proximité d’un axe essentiel du commerce maritime mondial et des champs pétrolifères du Moyen-Orient. Selon les préconisations du Livre blanc, une de ces trois implantations devrait disparaître.

Compte tenu du contexte géopolitique, la pérennité de l’implantation française à Djibouti paraît s’imposer, bien qu’il soit question d’installer une nouvelle structure militaire aux Émirats arabes unis. Il faudra prendre en considération les surcoûts de notre présence à Djibouti, notamment le versement de 30 millions d’euros de taxes et redevances. »

Concernant le contrôle du parlement :

– M. Michel Voisin :

« La récente révision constitutionnelle soumet à l’autorisation du Parlement toute poursuite d’une OPEX au-delà de quatre mois. Les députés se sont prononcé favorablement, en septembre dernier, sur le maintien de nos troupes sur le théâtre afghan. Pourriez-vous nous dire, monsieur le ministre, quand nous serons consultés sur les autres opérations en cours ? Je pense au Liban, à la Côte d’Ivoire, au Tchad, aux Balkans, et cette liste n’est pas exhaustive.

Réponse de Morin :
« Par ailleurs, ainsi que l’ont souhaité de nombreux députés, nous analysons chaque mission menée en OPEX. Avant la fin du mois, je présenterai au Président de la République des propositions de réduction de notre présence sur certains théâtres d’opération. Il me semble en effet utile de disposer de cette radiographie de l’ensemble de nos opérations extérieures et d’examiner celles qui méritent d’être éventuellement reconsidérées. (…)

Ainsi, au Tchad, nous prévoyons de transférer l’opération en cours à l’ONU à partir du 15 mars. Nous avons pour le moment présenté l’idée que la France contribuerait, dans le cadre de cette opération de l’ONU, à combler les lacunes capacitaires en termes de transports, de soutien hospitalier et de santé. Pour le reste, nous examinons la possibilité de réduire voire supprimer notre présence en Bosnie dans la mesure où les missions militaires sont pour l’essentiel remplies.

Enfin, nous sommes en train de revoir la situation de nos forces prépositionnées sur la façade atlantique, et celle de nos forces à Djibouti, au Gabon, sans oublier l’implantation de la base stratégique majeure aux Émirats Arabes Unis – qui ne retranche rien à la pertinence de notre présence à Djibouti.

14/11/08 (B473-B) Assemblée nationale française. Le député Patrick Beaudoin a posé une question sur la base française d’Abu Dhabi. Recevra-t-il une réponse ? A suivre (Info lectrice)

Lien : http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-35235QE.htm

Question N° : 35235 de M. Beaudouin Patrick ( Union pour un Mouvement Populaire – Val-de-Marne ) QE

Ministère interrogé : Défense

Ministère attributaire : Défense

Question publiée au JO le : 11/11/2008 page : 9656

Rubrique : politique extérieure

Tête d’analyse : Émirats arabes unis

Analyse : coopération militaire. renforcement

Texte de la QUESTION :

M. Patrick Beaudouin interroge M. le ministre de la défense sur l’implantation militaire française aux Émirats arabes unis, permise par l’accord signé le 15 janvier 2008.

S’inscrivant dans le prolongement de l’accord de coopération en matière de défense, signé le 18 janvier 1995, la création d’une base de soutien interarmées permanente témoigne de la vigueur du partenariat stratégique avec les Émirats arabes unis.

Il souhaiterait savoir où en est la mise en place de cette base, à quelle date elle sera pleinement opérationnelle, quelle sera la place qu’y occuperont les différentes armées et quelles seront les conditions statutaires des personnels présents sur place.

Il aimerait obtenir des précisions sur son coût et ses modalités de financement. Il s’interroge sur le rôle qu’elle sera amenée à jouer, et les missions qu’elle sera chargée de remplir.

Il désirerait enfin connaître sa signification stratégique, et notamment savoir dans quelle mesure elle annonce un renforcement de la coopération de défense et de sécurité avec les États du Moyen-Orient, en remplacement, éventuellement, d’autres zones (l’Afrique en particulier).

Texte de la REPONSE : ????

17/11/06 (B369) Question de François Loncle, député de l’Eure, appartenant au Groupe Socialiste de l’Assemblée nationale au Premier Ministre.

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Note de l’ARDHD

Comme nous l’avions annoncé, nous publions le
texte intégral de l’intervention de François Loncle au sujet
de l’affaire Borrel, tel qu’il peut être consulté sur le site
de l’Assemblée nationale française.

C’est
Brigitte Girardin, Ministre déléguée à la Coopération
qui lui répondra. A noter que François Loncle a été
applaudi par une majorité des parlementaires français et qu’il
a reçu des félicitations personnelles à l’issue de la
séance, de la part de nombreux députés, y compris de
la majorité présidentielle.
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Assemblée
nationale
Deuxième séance du mercredi 15 novembre 2006
Séance de 15 heures – Présidence de M. Jean-Louis Debré

Questions
au gouvernement

Affaire
du juge Borrel

M.
le président.

La parole est à M. François Loncle, pour le groupe socialiste.


François Loncle
Ancien Ministre,
Député (PS)
Membre de la commission des Affaires Etrangères
M. François
Loncle.

Ma question s’adressait à M. le Premier ministre, mais
je la pose volontiers à celui ou celle qui me répondra.
(Exclamations sur les bancs du groupe de l’Union pour un mouvement
populaire.)

Vous
devriez écouter : ma question vous concerne tous puisque l’ensemble
des familles politiques ont souscrit au comité de soutien dont je vais
parler.

Le
19 octobre 1995, voilà déjà plus de onze ans, un magistrat
français de grande qualité, le juge Bernard Borrel, a été
assassiné à quatre-vingts kilomètres de Djibouti, où
son corps, à demi calciné, a été retrouvé.

Pendant
de longues années, tout a été tenté pour maquiller
cet assassinat en suicide, tout a été fait, de manière
souvent ignoble et cynique, pour enterrer le dossier, intimider, menacer les
défenseurs de la vérité.

Pressions,
manipulations se sont multipliées, cela au nom – on s’en
doute, hélas ! – de la raison d’État et des intérêts
qui lient notre pays à Djibouti. En effet, de hautes personnalités
djiboutiennes sont fortement soupçonnées d’avoir commis
ou commandité cet assassinat.

Fort
heureusement, le courage et la résistance exceptionnels de Mme Élisabeth
Borrel, la veuve du magistrat, a empêché que cette affaire ne
soit étouffée. Avec elle, des milliers de citoyens et des centaines
de personnalités de toutes tendances, dont de nombreux parlementaires,
de toutes professions, demandent que la vérité soit connue et
que justice soit faite. Il est plus que temps.

Or
les blocages judiciaires et politiques demeurent. Du côté de
Djibouti, on refuse de coopérer. Allez-vous, pour l’honneur de
notre pays, tout mettre en oeuvre, lever rapidement les obstacles pour que
la mémoire du juge Borrel soit réhabilitée une fois pour
toutes, que sa famille ait droit à la vérité et que la
procédure judiciaire aille à son terme ?

(Applaudissements
sur tous les bancs.)

M.
le président.

La parole est à Mme la ministre déléguée à
la coopération, au développement et à la francophonie.
Mme Brigitte Girardin, ministre déléguée à la
coopération, au développement et à la francophonie.

Monsieur
le député, bien évidemment, sur le fond de l’affaire,
comme sur les procédures judiciaires en cours, il ne m’appartient
pas de faire des commentaires.

Toutefois,
je dois vous dire que le Gouvernement est tout à fait déterminé
à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes
du décès du juge Borrel en octobre 1995. Nous espérons
que la procédure en cours et que l’instruction, qui dure depuis
près de dix ans, puissent enfin aboutir.

Les
autorités de Djibouti nous ont fait savoir qu’elles étaient
prêtes à rouvrir ce dossier, qu’elles avaient classé,
si nous étions en mesure d’apporter des éléments
nouveaux. Nous avons des difficultés
avec Djibouti pour mettre en oeuvre la convention d’entraide judiciaire
entre Djibouti et la France.

Nous
souhaitons que l’instruction puisse se faire sereinement, à l’abri
des pressions médiatiques, dans le respect des droits de chacun, de
la présomption d’innocence et du secret de l’instruction.
Compte tenu des difficultés que nous rencontrons dans la mise en oeuvre
de cette convention d’entraide judiciaire, Djibouti a décidé
de saisir la Cour internationale de justice de ce différend. Nous avons
accepté que la Cour internationale de justice de La Haye se prononce.

Une
première réunion s’est tenue le 16 octobre dernier. Nous
coopérerons avec la Cour pour qu’aucune ombre ne demeure sur
cette affaire éminemment douloureuse.

Le
Gouvernement souhaite vraiment connaître toute la vérité,
je tiens à vous en assurer, monsieur le député.


(Applaudissements sur les bancs du groupe de l’Union pour un mouvement
populaire.)