29/04/06 (B348-A) L’affaire des vols secrets américains continue de secouer la communauté internationale et en particulier les autorités européennes. Rappelons que quatre vols au minimum seraient passés par Djibouti et qu’un témoin affirme avoir été torturé par des américains sous le portrait de Guelleh. (2 dépêches AFP / source lecteur)

La CIA a effectué plus d’un millier de vols non déclarés au-dessus de l’Europe

(par Jan Sliva)





AP | 26.04.06 | 18:53

BRUXELLES (AP) — La commission d’enquête temporaire du Parlement européen sur les prisons présumées secrètes de la CIA en Europe a rendu public mercredi un rapport d’étape selon lequel plus d’un millier de vols clandestins auraient transité par le vieux continent depuis 2001.

Les membres de la commission font également état d’incidents au moment où des terroristes présumés étaient remis à des agents américains, incidents qui ne semblent pas être isolés et qui sont le fait, semble-t-il, d’un même groupe de personnes, dont les noms sont revenus régulièrement pendant l’enquête. Mêmes agents, mêmes avions, qui laissent clairement penser à une organisation opérationnelle.

Le rapport, rédigé par le député européen Giovanni Fava, est le résultat de trois mois d’auditions et de plus de 50 heures de témoignages de militants pour les droits de l’homme, de responsables de l’Union européenne et de personnes affirmant avoir été enlevées et torturées par des agents américains. Les données fournies par Eurocontrol, l’agence européenne de la sécurité aérienne, ont également été épluchées.

« Après le 11-Septembre, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, les violations des droits de l’homme et des d its fondamentaux n’ont pas été isolées, ni le résultat de mesures excessives limitées dans le temps, mais plutôt une vaste pratique généralisée dans laquelle la majorité des pays européens était impliquée », juge Giovanni Claudio Fava.

L’enquête avait débuté en janvier dernier, après la révélation en novembre par le « Washington Post » de l’existence de prisons secrètes de la CIA en Europe de l’Est, où auraient été interrogés des personnes soupçonnées de terrorisme. Ces suspects auraient également été transportés dans des vols secrets transitant par des aéroports européens avant de rallier leur destination finale, Guantanamo Bay, à Cuba.

A l’époque, Human Rights Watch avait identifié la Roumanie et la Pologne comme abritant ces prisons secrètes présumées. « Pour ce qui est de ces prisons, nous avons plus de questions que de réponses », note M. Fava. Du coup, le rapport d’étape n’en parle pas vraiment mais la commission devrait se rendre en Pologne et Roumanie en septembre.

Les enquêteurs se sont surtout concentrés sur les vols clandestins instruments de ces « restitutions extraordinaires » (‘extraordinary renditions’, selon la terminologie américaine): plusieurs personnes entendues ont expliqué en détails leur transfert vers ce qu’elles affirment être des prisons au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique du Nord, où elles auraient été torturées.

Le député a mis l’accent sur ces « étranges » vols, aux itinéraires « fort suspects »: « il est difficile d’imaginer que ces escales étaient uniquement pour faire le plein », glisse-t-il.

Et de citer le témoignage de l’Allemand d’origine koweïtienne Khalid al-Masri, qui explique avoir été enlevé en Macédoine et transféré en Afghanistan: les dossiers d’Eurocontrol montrent qu’il a été transporté à bord d’un avion parti d’Algérie, passé par Palma de Majorque (Espagne), avant Skopje (Macédoine), puis Bagdad (Irak), avant de finir par Kaboul.

Al-Masri affirme avoir été arrêté par des agents américains en Macédoine, détenu plusieurs semaines dans un hôtel de Skop , puis enfermé cinq mois à Kaboul, avant d’être ramené en Europe en mai 2004 et relâché en Albanie…

Pour M. Fava, il semble hautement improbable que certains gouvernements, comme l’Italie, la Bosnie ou la Suède, n’aient rien su de ces opérations occultes de la CIA. Rome, montrée du doigt dans l’enlèvement par la CIA d’un imam égyptien à Milan en 2003, garde le silence.

La commission de 46 députés doit soumettre à l’Assemblée plénière du Parlement les recommandations qu’elle jugera nécessaires, notamment sur les conséquences politiques, juridiques et administratives devant être tirées au niveau européen, ainsi que les conséquences possibles sur les relations entre l’UE et des pays tiers.

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Prisons secrètes de la CIA : le Parlement européen remet son premier rapport mercredi





AP | 26.04.06 | 03:11

BRUXELLES (AP) — La commission d’enquête du parlement européen sur les prisons présumées secrètes de la CIA en Europe rendra mercredi son premier rapport d’étape, qui traite principalement des vols clandestins qui auraient transité par plusieurs pays européens.

Le rapport, rédigé par le député européen italien Giovanni Fava, est le résultat de trois mois d’auditions et de plus de 50 heures de témoignages de militants pour les droits de l’Homme, de responsables de l’Union européenne et de personnes affirmant avoir été enlevées et torturées par des agents américains.

L’enquête a débuté en janvier suite à la révélation en novembre par le « Washington Post » de l’existence de prisons secrètes de la CIA dans l’Europe de l’ouest où auraient été interrogés des individus suspectés de terrorisme. Ces suspects auraient également été transportés dans des vols secrets ayant transité en Europe.

Les enquêteurs ont rapidement concentré leurs travaux sur les vols clandestins, plusieurs personnes entendues expliquant dans les détails leur transfert vers ce qu’elles affirment être des prisons au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique du nord où elles auraient été torturées.

« En ce qui concerne les prisons, nous avons toujours plus de questions que de réponses », a expliqué mardi Giovanni Fava.

Le Parlement européen et le Conseil de l’Europe ont ouvert des enquêtes sur la présence éventuelle de prisons secrètes sur le territoire européen.

La semaine dernière, le coordinateur européen de la lutte contre le terrorisme, Gijs de Vries, a affirmé devant une commission du Par ment européen que ces enquêtes n’avaient pas révélé pour l’instant des preuves d’activités illégales de la CIA.

13/04/06 (B345-B) AP : Le gouvernement italien rejette la requête de la justice qui demandait l’extradition d’agents présumés de la CIA (Info lecteur)

ROME (AP) — Le ministre italien de la Justice a refusé de transmettre aux Etats-Unis la demande de magistrats milanais qui réclament l’arrestation et l’extradition de 22 agents présumés de la CIA soupçonnés d’être impliqués dans l’enlèvement d’un imam égyptien dans une rue de Milan en 2003.

Dans un communiqué, le ministère a précisé mercredi que le ministre Roberto Castelli, membre du gouvernement sortant de Silvio Berlusconi, avait fait savoir aux magistrats milanais qu’il avait décidé de ne pas adresser leur requête à Washington. On ignore si la requête pourra être transmise par le prochain gouvernement formé après les législatives de dimanche et lundi.
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Les magistrats milanais accusent 22 Américains d’être impliqués dans le supposé enlèvement de l’imam Oussama Moustafa Hassan Nasr, également connu comme Abou Omar. Ils affirment qu’il a été enlevé par la CIA, transféré sur une base italo-américaine puis en Allemagne et en Egypte, où il affirme avoir été torturé.

Le procureur Armando Spataro a précisé dans un communiqué qu’il "réitérerait sa demande d’extradition dès que le prochain gouvernement aura été formé". Il se dit "convaincu qu’il obtiendra une réponse différente du prochain ministre de la Justice".

AP

11/04/06 (B345-B) Associated Press sous la plume de Chris Tomlinson : les Américains seraient à la recherche de terroristes, membres d’Al-Qaida, suspectés d’avoir participé aux attentats à l’explosif en 1998 contre les Ambassades US du Kenya et de Tanzanie. De nouveaux et violents affrontements entre clans rivaux sont à craindre en Somalie. (AP / en anglais – Info lecteur)

By CHRIS TOMLINSON Associated Press Writer
April 09, 2006

NAIROBI, Kenya — The United States is backing a new coalition of Somali militants fighting Islamic extremists for control of the lawless nation’s capital, a U.S. official said, as both sides prepared for a battle that could explode in widespread violence.

Clan leaders have put aside their traditional rivalries to take on the extremists, whom they describe as terrorists. The extremists, though, say they can offer unity and order after decades of chaos in Somalia.

Residents say both sides have recently received an infusion of cash and weapons as they face off for control of the country, which has had no central government since warlords divided it into clan-based fiefdoms in 1991.

The State Department said in March that the U.S. government was concerned about "al-Qaida fugitives responsible for the 1998 bombings of the U.S. Embassies in Nairobi and Dar es Salaam (in Tanzania) and the Novemb 2002 bombing of a tourist hotel and attack on a civilian airliner in Kenya, who are believed to be operating in and around Somalia."

While there have been numerous reports of al-Qaida bombers hiding in the Horn of Africa nation, only recently have they been reportedly involved in fighting alongside Somali extremists.

A U.S. official, speaking to The Associated Press on condition of anonymity because he was not authorized to speak to the press, said prominent al-Qaida leaders with large cash bounties on their heads are under the protection of the extremist leaders in Mogadishu. He did not name them, but eight men wanted in the embassy bombings are on the FBI most wanted list.

The same official, who monitors the situation in Somalia, also repeated the long-standing U.S. policy of working with anyone who is ready to cooperate in the fight against al-Qaida, adding that U.S. officials had made contact with a wide range of Somalis. He declined to say what kind of support the U.S. was supplying.

Somali Prime Minister Ali Mohamed Gedi told AP that the alliance of clan leaders fighting the Islamic group was not acting on his authority, though he said his government was cooperating with the United States.

"As far as I know the U.S. government is leading the fight against terrorism and we are certainly a part of that process," he said. He declined to elaborate.

The U.S. has long worried about al-Qaida and other terrorist groups finding a haven in Somalia. For years, though, clan rivalries may have kept outsiders from gaining a foothold. The Islamic extremists appear to be capitalizing on the Somali people’s frustration with disorder and instability.

Hassan Dahir Aweys, a religious leader and retired army officer whom the U.S. government says has connections to al-Qaida, has emerged within the last ear as the leader of a new group, the Union of Islamic Courts. The group has recently acquired a large arsenal and a skilled militia.

"Islam is itself a policy which God created for the people to rule each other," Aweys told the AP. "We will have to liberate our people from these warlords who have been shedding our people’s blood for the past 15 years."

Aweys does not deny past contacts with Osama bin Laden, but says he has no links now with bin Laden or al-Qaida.

A U.N. report on violations of the Somalia arms embargo said that Aweys has been receiving weapons from a nearby country, but did not identify it or the source of the money to pay for them.

Last month, the Islamic union’s forces beat back militiamen loyal to warlords who have held power for most of the last 15 years and have joined the new government.

The Islamic union’s forces captured a small airport and a strategic road to the vital El-Ma’an port, through which almost all trade with Mogadishu passes.

The four days of fighting left more than 80 people dead and 200 injured.

Since then, hundreds of heavily armed Islamic fighters have been building defensive positions in Mogadishu, residents said. They have threatened to kill anyone who cooperates with non-Muslims and several high-profile intellectuals have been slain for their contacts with Westerners, so witnesses agreed to speak with the AP only on condition they were not named.

Residents also said that they were stockpiling food and water in anticipation of a major battle.

Aweys, who went into hiding following the Sept. 11 attacks and only re-emerged in August 2005, has condemned the new United Nations-backed transitional government. The top Cabinet members are a who’s who of former warlords, but the transitional government has taken control o y of a small portion of the nation of 7 million.

In an apparent response to the Islamic extremist challenge, several key warlords in the new government have formed the Alliance for the Restoration of Peace and Counterterrorism.

Hussein Gutaleh Ragheh, the alliance’s spokesman, said the group’s goal is to capture known al-Qaida members who have come to Somalia from Sudan, Yemen and other countries.

"We’re not fighting against any tribe or clan, we’re hunting down a few terrorists who are hiding among our people," he said.

"We know that these terrorists are using some Somalis after brainwashing them … to kill the innocent, the intellectuals and the former military officials of the country under the pretext that they work for foreigners," he added.

In a few months, the alliance has gone from a disparate group of clan-based warriors to one of the most powerful militias in Somalia. Residents of alliance-held areas report trucks full of new weapons arriving from neighboring Ethiopia for the anti-extremist alliance. The source of the weapons was not clear.

Ali Garaare, an alliance commander, said hundreds of new fighters have joined the force.

"Our leaders used to pay us $60 dollars (a month), but after the formation of the new anti-terrorism alliance they increased our salary to $160," Garaare said.
Most Somalis live on less than $1 a day and the country has few natural resources, making it one of the poorest countries on earth.

Somalis with connections to the alliance have said that U.S. officials have frequently visited Mohamed Dhere, a governor in the new administration, and other alliance leaders.

Aweys said he believes they are CIA agents who have financed the alliance’s sudden increase in cash, a rumor widely accepted among Somalis.

The CIA declined to comment on any matter concerning Somalia.

There have also been rumors of U.S. troops from neighboring Djibouti operating in Somalia. The U.S. official said the reports of military personnel in Somalia are untrue, but would not go any further.

The official did say that U.S. officials have met with many community leaders and provided them with information about al-Qaida suspects living in Somalia and have asked them to expel such people from the country.

Dhere, who along with other alliance leaders declined to speak to the AP, told his troops on Monday to prepare for battle.

"You must prepare yourselves for a real war against terrorism," local journalists quoted him as saying in the central town of Jowhar.

"When you cut a camel’s neck, you know it struggles for its life as it kicks everywhere, and that’s what these terrorists are doing … get ready for your last blow against terrorism, we will have to eradicate them from our Somali soil."

09/03/06 (B340-B) Fidèle à ses traditions de soutien à Guelleh et de retardement du dénouement de l’affaire Borrel, le Gouvernement français aurait-il pu avoir demander une nouvelle fois au Procureur de la République de « jouer la montre », pour retarder l’échéance de la vérité ? (AP)

PARIS (AP) — Le parquet de Paris a fait appel de la décision d’instruire la plainte déposée par Elisabeth Borrel, veuve d’un magistrat mort à Djibouti en 1995, pour "pressions sur la Justice", visant le ministère des Affaires étrangères, a-t-on appris jeudi de sources judiciaires.

Le 2 mars 2006, la doyenne des juges d’instruction de Paris a estimé recevable la plainte de Mme Borrel contre le Quai d’Orsay, malgré les réquisitions contraires du parquet prises en août 2005.

Le 29 janvier 2005, le Quai d’Orsay avait regretté l’expulsion de six coopérants français de Djibouti avant d’annoncer qu’une copie du dossier inst ruit à Paris sur la mort de M. Borrel serait transmis "prochainement" à la justice djiboutienne.

La veuve du magistrat, décédé dans des conditions suspectes, a déposé plainte en février 2005, considérant que cette annonce, faite dix jours avant que la juge d’instruction française ne soit saisie officiellement de la demande d’entraide judiciaire émise par Djibouti, pouvait être interprétée comme des "pressions sur la justice".

La juge d’instruction, Sophie Clément, a refusé par la suite de communiquer le dossier d’instruction à son homologue djiboutien.

Bernard Borrel a été retrouvé mort et brûlé le 19 octobre 1995 face à l’Ile du Diable à Djibouti. Elisabeth Borrel soutient que son mari a été assassiné et accuse le président Ismaël Omar Guelleh d’être le commanditaire du crime.

Une version fermement contestée par Djibouti, où des premières investigations entreprises après la découverte du corps du magistrat ont conclu à son suicide. La thèse est appuyée par les prem iers juges d’instruction français mais mise à mal par de nouvelles expertises médico-légales qui concluent au meurtre de M. Borrel.

AP

19/02/06 (B338-A) Une dépêche AP (en anglais) confirme que les 10 soldats américains qui avaient été portés disparus, après le crash de deux hélicoptères dans le Golfe d’Aden, ont été retrouvés sans vie. Seuls deux militaires avaient pu être recueillis, blessés et ils sont soignés dans un centre médical US en Allemagne. Aucune confirmation sur la cause de ces crash simultanés par beau temps. (Info lecteur)

NAIROBI, Kenya (AP) — The U.S. military confirmed Sunday the deaths of 10 U.S. troops in the crash of two helicopters off the coast of northern Djibouti Friday, according to a statement.

« Next-of-kin notifications have been made to all family members of the deceased; however, names are being withheld in deference to family members’ privacy, » the U.S.-led Combined Joint Task Force Horn of A frica said in a statement.

The troops included eight U.S. Marines and two Air Force airmen, according to the statement.

« Our deepest sympathy and heartfelt prayers go out to the family members, friends, loved ones and co-workers of our fallen brothers- and sisters-in-arms, » said Maj. Gen. Timothy Ghormley, Combined Joint Task Force-Horn of Africa commanding general. « We mourn their loss and honor their memory. »

Two CH-53E choppers were carrying 12 crew members and troops when they crashed in the Gulf of Aden, near the northern coastal town of Ras Siyyan. The troops were members of a U.S. counterterrorism force deployed in the Horn of Africa nation.

Two crew members were rescued by the Djibouti military. They were in stable condition and were flown to the U.S. military’s Landstuhl Regional Medical Center in southern Germany on Saturday.

Authorities were investigating the cause of the crash, said Maj. Susan Romano, spokeswo man of the task force.

Visibility had been good at the time of the crash, with light winds, authorities said.
The family of Marine pilot Susan Craig said she was one of those rescued. Craig, 28, telephoned her parents, Pat and Lewis Sackett on Saturday afternoon, her mother said in an interview with a local newspaper.

Pat Sackett, who later confirmed her comments to The Associated Press, said her daughter called from Kuwait and was heading to a hospital in Germany. Craig was rescued by Djiboutian military personnel, Sackett said.

Pat Sackett said her daughter was not sure what caused the crash.

« They had an inflatable around their neck that they inflated, and they hung onto a piece of the aircraft, » she said. « It was three hours before they were rescued. »

The Combined Joint Task Force-Horn of Africa, set up in the former French colony in June 2002, is responsible for fighting terrorism in nine countries in the region: Djibouti, Eritrea, Ethiopia, Sudan, Kenya, Tanzania, Uganda and Somalia in Africa and Yemen on the southwestern corner of the Arabian Peninsula.

The impoverished region is home to a sizable Muslims population. U.S. officials say it has been used by terrorists as a place to hide, recruit operatives and stage attacks.

The region has suffered four attacks either claimed by or attributed to Osama bin Laden’s al Qaeda network. In August 1998, car bombs destroyed the U.S. embassies in Kenya and Tanzania; in October 2000 suicide bombers attacked the USS Cole while it was refueling in Yemen; and in November 2002 attackers tried to shoot down an Israeli airliner minutes before a car bomb destroyed an Israeli-owned hotel on Kenya’s coast.

24/01/06 (B334-B) Conférence de l’UA au Soudan : panier de crabes, règlements de comptes individuels ou exemple à ne pas suivre de la privation du droit d’expression ? En tout cas Guelleh semble avoir subi un nouveau revers diplomatique en perdant son pari sur le Soudan, car c’est Denis Sassou Nguesso qui devient le nouveau Président. (Infos AP et Congo-Site, transmises par un lecteur)

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Le sommet de l’UA s’ouvre dans la controverse au Soudan
PAR MICHELLE FAUL

KHARTOUM (AP) – C’est au Soudan, dans un pays accusé d’atteintes aux Droits de l’homme au Darfour, que s’est ouvert lundi le sommet de l’Union africaine. La rencontre de deux jours s’annonce tendue, marquée notamment par la controverse autour de la présidence de l’organisation, Khartoum souhaitant prendre le relais du Nigeria.

L’ouverture du sommet survient au lendemain d’une intervention policière au cours d’une réunion d’organisations de défense des droits de l’Homme. Les forces de l’ordre ont saisi des documents et des ordinateurs et ont refusé d’autoriser les participants à quitter le bâtiment pendant trois heures, affirmant que la rencontre n’était pas autorisée, selon des organisateurs. La police a filmé et photographié une trentaine de personnes présentes à ce meeting. (Sur les conseils éclairés de Guelleh ? Note de l’ARDHD)

Les autorités soudanaises ont refusé de s’exprimer sur cette opération. L’organisation "Paix et développement en Afrique", basée en Afrique du Sud, à l’origine de cette réunion, a précisé qu’elle avait eu l’autorisation des autorités pour la tenue de cette rencontre.

Et le lieu même du sommet a divisé les 53 membres de l’Union africaine, qui doivent aborder des questions comme l’immigration, la corruption, la famine et les nombreux conflits qui touchent le continent.

Point le plus litigieux, la présidence de l’organisation, traditionnellement occupée par le pays-hôte. Ce qui ferait du chef d’Etat soudanais Omar el-Béchir, accusé d’avoir alimenté le conflit du Darfour (plus de 180.000 morts en trois ans et deux millions de déplacés), le nouveau président de l’UA, chargé de succéder au Nigérian Olusegun Obasanjo. Ce dernier a dépassé le rôle honorifique a priori dévolu au président de l’UA pour assumer de véritables médiations, notamment sur la Côte d’Ivoire.

Les rebelles du Darfour (ouest) ont d’ores et déjà annoncé leur intention de boycotter les négociations de paix en cours pour protester contre l’éventualité d’une présidence de Khartoum, qui ferait du Soudan à la fois un médiateur et un participant des discussions. Selon les organisations humanitaires, les exactions se poursuivent dans la région.

L’Union africaine a déployé 7.000 soldats de maintien de la paix au Darfour pour veiller au respect du cessez-le-feu conclu en avril 2003. Mais ses hommes, en nombre insuffisant et mal équipés, ont été attaqués de toute part, y compris par les milices Janjawid, soupçonnée de s’être livrées à des tueries, des viols et des destructions pour le compte du gouvernement soudanais. Une accusation démentie par Khartoum.

L’organisation a affirmé qu’elle ne disposerait plus de fonds suffisants à partir de mars pour poursuivre ses opérations et a demandé l’aide des Nations unies.

Le président soudanais compare la polémique sur la présidence de l’UA à une lutte d’influence entre les pays occidentaux et les Africains qui revendiquent le droit à l’autodétermination. Dimanche, il a affirmé à l’agence de presse officielle soudanaise que Washington tentait de déjouer la candidature du Soudan.

Selon le ministre des Affaires étrangères de Djibouti, Mohamed Ali Youssouf, l’Afrique de l’Est soutient le Soudan. (Nouveau pari perdu pour Guelleh ? Note de l’ARDHD). C’est également le cas de l’Egypte, influente sur l’Afrique du Nord. En privé, plusieurs pays d’Afrique occidentale ont fait part de leur opposition, se disant favorables à ce que la présidence revienne au Congo-Brazzaville. Au Sud, le Zimbabwe, lui-même sous le feu des critiques sur la question des droits de l’Homme, devrait apporter son soutien à Khartoum.

Seul le Tchad s’est ouvertement opposé à une présidence soudanaise, le président Idriss Deby ayant accusé son voisin de soutenir la rébellion qui tente de le renverser. Le Soudan a démenti ces allégations et plaidé pour des pourparlers. L’ancien secrétaire d’Etat américain Colin Powell avait taxé le gouvernement d’El-Béchir de génocide au Darfour. Mais Washington n’a pas imposé de sanctions au Soudan, pays aux importantes ressources pétrolières.

_______________________________ © La Presse Canadienne, 2006

Le Président Denis Sassou Nguesso élu à la tête de l’Union Africaine

Le Chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, a été élu Président de l’Union Africaine (UA) par ses pairs, le 24 janvier 2006 à Khartoum (Soudan). Proposé par le comité de sept pays mis en place par le Sommet, M. Denis Sassou Nguesso a été désigné par consensus. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement africains ont également examiné la proposition avancée par le Soudan sur la création d’une organisation africaine pour l’éducation, la science et la culture.

Le Sommet de Khartoum s’est tenu sous le thème : «Education et Culture». Mais, la question de la désignation du nouveau Président de l’Union a dominé les discussions. D’intenses tractations ont eu lieu. Le Soudan, en tant que pays hôte du Sommet, devrait prendre la tête de l’UA. Mais, non seulement aux yeux des organisations des droits de l’homme, ce pays «était un mauvais choix, en raison des accusations visant le régime de Khartoum sur le plan des droits de l’homme au Darfour», mais aussi le Soudan ne faisait pas l’unanimité chez les 53 Etats membres de l’UA réunis dans sa capitale.

Pour ne pas porter atteinte à la crédibilité de l’UA, et donc du continent, le Soudan a décidé de retirer sa candidature. «Nous ne voulons aucune fracture au sein de l’Union. Si cela implique que le Soudan se retire, nous nous retirerons», annonçait déjà Moustapha Osman Ismaïl, conseiller du Président soudanais. Certains pays ont entrepris une démarche auprès du Président Omar al-Béchir, lui demandant d’envisager cette décision pour éviter une crise au sein de l’UA.

Les participants ont alors décidé de créer un comité de sept pays pour régler la question. Le comité est composé du Gabon (qui en est le président), de l’Egypte, du Zimbabwe, du Sénégal, du Botswana, de la Tanzanie et du Djibouti. A son tour, le comité a soumis sa dicision à l’assemblée de l’UA pour approbation. C’est ainsi que le Chef de l’Etat congolais a été désigné par ses pairs pour diriger l’organisation panafricaine, pendant un an.

Selon le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères, Kamal Ahmed Ibrahim, le Soudan assurera la présidence de l’UA en 2007. Sur l’engagement pris par le Sommet de confier la Présidence au Soudan l’année prochaine, le Ministre gabonais des Affaires étrangères a affirmé que le Sommet n’était pas assorti de conditions. «Quand les Africains promettent, ils tiennent leur promesse», a-t-il déclaré.

L’élection du Président Denis Sassou Nguesso s’est déroulée comme en 1983, lors du Sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en Libye. Au cours de ces assises, la présidence de l’OUA devrait revenir à la Libye. Mais, à cette époque la Libye a été vue comme «un Etat voyou, terroriste». Les pays occidentaux, avec les USA en tête, avaient mené une offensive pour empêcher l’élection du Président libyen à la tête le l’OUA. Muammar Kadhafi avait fini par retirer sa candidature au profit du Tanzanien Julius Nyerere.

Les dossiers brûlants de l’UA

Le nouveau Président de l’UA doit permettre de donner de nouvelles impulsions aux réalisations indispensables pour le continent. Plusieurs dossiers l’attendent, parmi lesquels les crises au Darfour, en Côte d’Ivoire et en République démocratique du Congo (RDC). Déjà, le Président de la Commission africaine, Alpha Oumar Konaré, a indiqué récemment que l’UA devrait orienter son attention cette année vers le Soudan. Dans ce contexte, le Président nigérian Olusegun Obasanjo reste en charge du dossier du Darfour.

M. Denis Sassou Nguesso doit aussi faire face au problème de la réforme de l’ONU. Les pays africains qui demandent une représentation équitable au Conseil de sécurité des Nations Unies n’ont toujours pas encore trouvé un consensus sur les pays du continent devant être membres permanents. A cela s’ajoute le dossier commercial, notamment concernant l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le Nord et le Sud n’arrivent toujours pas à s’entendre sur ce sujet. Le nouveau Président de l’UA doit aussi parcourir les capitales occidentales pour plaider le traitement de la dette de l’Afrique.

L’Afrique a pris l’option de l’intégration économique et sociale. Le chemin qui mène à la réalisation de ce rêve collectif de l’Union Africaine est long et laborieux. «C’est pourquoi l’édification de l’Union nécessite une volonté de mise en chantier. Il nous suffit de puiser dans la grande sagesse des peuples pour comprendre qu’il n’y a pas meilleur moment que le présent pour agir. Chaque jour, nous devons œuvrer dans la cohésion et l’unité qui ont toujours caractérisé notre organisation », a déclaré le Président Denis Sassou Nguesso dans son discours de circonstance.

C’est dans ce sens qu’il entend inscrire son action aux côtés de la Commission. C’est également dans ce sens qu’il entend engager le continent dans la conquête résolue de la paix.

«Seule la paix, la sécurité et la stabilité peuvent nous ouvrir la voie d’un développement réel et durable. Dans cette quête, il apparaît évident que l’accent devra être mis sur la prévention des conflits. A cet égard, nous disposons désormais d’un nouvel instrument idoine, « le Pacte de Non Agression et de Défense Commune », qui vient renforcer le mécanisme de prévention, de gestion et de résolution des conflits, établi au sein de l’Union Africaine», a-t-il ajouté.

Outre la question de paix et de sécurité, l’actuel Président de l’UA entend accorder un intérêt soutenu à d’autres problèmes dont l’importance pour le continent est avérée. Il s’agit en l’occurrence des défis auxquels fait face la jeunesse africaine; de la lutte contre les grandes pandémies, tels le paludisme, le VIH-SIDA et la tuberculose, de la promotion des sciences et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

Les chances de la réussite de Denis Sassou Nguesso

Le Chef de l’Etat congolais a tous les atouts pour réussir sa mission. Les pays qui ont désigné Denis Sassou Nguesso ont mis en avant le fait qu’il est initiateur du Pacte de non-agression, mais aussi son brillant passage à la tête de l’OUA. Initiateur d’un fonds africain pour soutenir la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, M. Denis Sassou Nguesso avait mené une intense action diplomatique qui s’est soldée par l’abolition de l’apartheid.

Ancien Président en exercice de la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), le Chef de l’Etat congolais assure pour la troisième année consécutive la Présidence en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC). Denis Sassou Nguesso a efficacement contribué à la consolidation de la paix et la stabilité dans la sous-région. Les situations au Sao Tomé et Principe, en Centrafrique, etc., ont trouvé leurs solutions. Le conflit tchado-soudanais était au centre d’un sommet récemment à N’Djamena. Des exemples sont légion.

La diplomatie congolaise a atteint son apogée. Lors de la 60ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, tenue en septembre 2005 à New York (USA), le Congo a été élu membre non permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU pour deux ans. Il présidera cette année pendant un mois ce Conseil. Le Congo vient d’être élu vice-président du Bureau de la Commission des droits de l’homme, qui sera chargée de diriger les travaux de la prochaine session avant que la commission ne devienne Conseil des droits de l’homme, conformément aux réformes entreprises par l’ONU.

Ce que le Congo attend de la Communauté internationale

Le Congo a fait d’énormes sacrifices et continue de les faire au profit de la communauté internationale. Qu’est-ce que ce pays peut-il attendre en retour de la communauté internationale? La question préoccupe les Congolais. «Que la communauté internationale cesse d’être ingrate à l’égard de notre pays, comme lors des conflits armés qui l’ont l’endeuillé de 1997 à 1999. Notre pays n’avait pas reçu le soutien de la communauté internationale dans la résolution de ces conflits, en dehors du Gabon», a lancé un étudiant.

«Le Congo a réalisé beaucoup de progrès dans l’assainissement des finances publiques et la transparence dans la gestion des ressources pétrolières. En ce moment il en négociations pour son accession à l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE) avec les institutions financières internationales. La communauté internationale a doit de le soutenir», a-t-il ajouté.

Mardi 24 Janvier 2006
Gos G. Lenckonov, CSA

Source :
http://www.congo-site.info

10/01/06 (B332-A) A force de tout faire pour couvrir Guelleh dans l’affaire du meurtre du Juge Borrel, y compris en ralentissant l’action de la Justice française, la France devrait-elle recevoir prochainement la monnaie de sa pièce, sous la forme d’une audience devant la Cour de Justice Internationale ? (AP / info lecteur)

Note de l’ARDHD
Est-ce le prix que la France devra payer pour mesurer enfin l’ingratitude connue de ce dictateur aux positions anti-françaises bien connues ? A quoi cela servait-il de donner de distribuer des légions d’honneur de pacotille, pour tenter d’interférer récemment dans le délibéré d’un procès contre une Association française de défenseurs des Droits de l’Homme ?
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Affaire Borrel: Djibouti saisit la Cour internationale de justice



AP | 10.01.06 | 19:58



AMSTERDAM (AP) — La République de Djibouti a saisi la Cour internationale de Justice (CIJ) pour une « prétendue violation » par la France de ses « obligations internationales » dans le cadre de l’affaire Borrel, selon un communiqué diffusé mardi par l’instance judiciaire.

Selon la requête déposée lundi par Djibouti, le différend porte « sur le refus des autorités gouvernementales et judiciaires françaises » de transmettre aux autorités djiboutiennes le dossier de l’enquête ouverte en France sur la mort du juge Bernard Borrel en 1995.

Le magistrat a été retrouvé mort et brûlé le 19 octobre 1995 face à l’Ile du Diable à Djibouti. Son épouse, Elisabeth Borrel, soutient que son mari a été assassiné et accuse le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh d’être le commanditaire du crime.

Cette version est fermement contestée par Djibouti, où des premières investigations entreprises après la découverte du corps du juge ont conclu à son suicide. Cette thèse a été appuyée par les premiers juges d’instruction français, mais de récentes expertises médico-légales ont conclu au meurtre.

Djibouti affirme que le refus de transmettre le dossier constitue une « violation des obligations internationales de la France découlant du traité d’amitié et de coopération signé entre les deux Etats le 27 juin 1977 et de la convention d’entraide judiciaire en matière pénale entre la France et Djibouti en date du 27 septembre 1986 », précise la Cour internationale de justice.

Les autorités djiboutiennes protestent par ailleurs contre la convocation par la France de ressortissants djiboutiens bénéficiant d’une protection internationale, dont Ismaïl Omar Guelleh.

La requête djiboutienne a été transmise au gouvernement français. La République de Djibouti se dit « confiante » que Paris acceptera de se soumettre à la compétence de la Cour pour le règlement du présent différend ».

AP


21/04/05 (B294) Parmi les exemples récents de Peuples qui ont réussi par leur détermination et leur conviction à licencier leur Président, on trouve l’Equateur (AP / Info lecteur)

Equateur:
le président Gutierrez destitué par le Parlement

QUITO,
Equateur (AP) – Le Congrès équatorien a voté mercredi
la destitution du président Lucio Gutierrez, dont la démission
était réclamée par des manifestants de plus en plus nombreux.
L’actuel vice-président équatorien Alfredo Palacio a été
immédiatement investi pour lui succéder.

Le vote
de destitution a été acquis à l’unanimité des
députés présents (62 voix pour, zéro contre) à
l’issue d’une séance extraordinaire du Congrès, qui a duré
moins d’une heure. Seuls les députés d’opposition ont pris part
au vote. Le Congrès (Parlement monocaméral) est composé
de 100 députés.

Après
le vote de destitution, la présidente du Parlement, Cyntia Viteri,
a investi l’actuel vice-président Alfredo Palacio au poste de président
de l’Equateur, conformément à la procédure prévue
par la Constitution.

Lucio
Gutierrez, un ancien colonel de 48 ans élu en 2002, avait développé
à la tête du pays une relation très directe avec les citoyens.
Depuis la semaine dernière, l’opposition était descendue dans
la rue, l’accusant de vouloir contrôler illégalement les pouvoirs
exécutif, législatif et judiciaire.

Parallèlement,
la procureure générale par intérim, Cecilia Armas, a
lancé un mandat d’arrêt contre le président destitué
Lucio Gutierrez. Elle a ordonné au général Marco Cuvero,
nommé dans la journée nouveau chef de la police nationale, de
faire arrêter le président déchu en raison de la répression
violente des opposants qui manifestaient contre lui ces derniers jours.

La décision
de destituer le président Gutierrez a été prise pour
tenter de mettre fin à une crise qui commençait à dégénérer.
Des incidents de plus en plus nombreux émaillaient en effet les manifestations.
Les pompiers ont dû ainsi intervenir pour éteindre un incendie
allumé par les manifestants au ministère des Affaires sociales.
Un peu plus tôt, un coup de feu avait été tiré
en direction des protestataires par un inconnu cagoulé depuis un étage
du ministère. La télévision a ensuite diffusé
des images de pillages dans les bureaux du ministère.

Immédiatement
après le vote de destitution, l’amiral Victor Hugo Rosero, chef d’état-major
des forces armées, a annoncé que l’armée retirait son
soutien à Lucio Gutierrez. Des centaines de soldats qui avaient érigé
un périmètre de sécurité devant le palais ont
quitté la place.

Selon
un officier de l’armée interrogé par la télévision
équatorienne, Lucio Gutierrez et sa femme ont quitté le palais
présidentiel. Des centaines de personnes ont empêché un
avion de décoller à l’aéroport international de Quito,
selon les images de la télévision.

Les parlementaires
ont destitué le président en se basant sur un article de la
Constitution qui donne au Congrès un tel pouvoir en cas d' »abandon
de position » par le président.

La mesure
permet d’éviter la procédure « d’empêchement »,
beaucoup plus longue et avait été utilisée en 1997 avec
la destitution du président Abdala Bucaram pour « incapacité
mentale ».

Le président
du Venezuela, Hugo Chavez, a déclaré qu’il était encore
trop tôt pour décider d’accorder ou non l’asile politique au
président équatorien destitué. AP