30/04/08 (B445) AP : Des soldats éthiopiens ont tué dix civils après l’attaque d’une patrouille en Somalie, selon des témoins (Info lecteur)

Somalie – Des témoins dans le sud-ouest de la Somalie affirment que des soldats éthiopiens ont abattu dix civils après qu’une explosion a tué deux des leurs au cours d’une patrouille.

Selon un de ces témoins, Mohamud Ahmed Nur, les deux soldats ont été tués dans l’explosion d’une mine terrestre qui semble avoir été actionnée à distance au passage de leur patrouille mercredi matin à Baidoa.

Les autres soldats ont alors ouvert le feu dans toutes les directions, tuant au moins dix civils qui passaient à proximité.

La ville de Baidoa est située à 250km au sud-ouest de la capitale somalienne de Mogadiscio et abrite le siège du Parlement somalien. Plusieurs hauts responsablres gouvernementaux y vivent. AP

20/04/08 (B444) AP / Un violent accrochage entre islamistes et troupes éthiopiennes cause la mort de 12 personnes et en blesse 10 autres dont 2 enfants. Fighting between Islamic insurgents and Ethiopian troops kills 12 in Somali capital (En Anglais – Info lecteur)

Islamic insurgents clashed with Ethiopian troops in Somalia’s capital Saturday in battles that killed 12 people and wounded 10 others, witnesses said.

Jubilant supporters of the insurgents dragged the bodies of four dead Ethiopian soldiers through the streets, said one witness, Mudey Ga’al.

Eight civilians were also killed. People used wheelbarrows to cart off the handful of wounded including two children and the bodies of the dead, said Mohamed Jala, a resident of the area.

Sacido Sheikh said three of his stepbrothers were among those killed. A mortar shell hit their house in a different part of the neighborhood.

Dr. Dahir Dhere at Medina hospital said they admitted four wounded civilians, including two infant boys.

The clashes began early in the morning when Ethiopian troops allied to the shaky transitional government entered the Suqa-hola neighborhood in the northeast of the city, said another resident, Rage Ahmed.

Thousands of Somalis have died in fighting between Islamic insurgents and Ethiopian troops supporting the Somali government. The war is complicated by clan loyalties, corruption and the involvement of archenemies Eritrea and Ethiopia. Torn between heavily armed squabbling warlords, Somalia has not had a functioning government in 17 years.

Associated Press Writer Mohamed Olad Hassan
contributed to this report.

15/04/08 (B443) AP / « Soulagement immense » pour l’équipage libéré du « Ponant »

Arrivés à l’aéroport d’Orly lundi soir, les trente membres de l’équipage du « Ponant » ont fait part de leur « soulagement intense » après avoir été retenus en otages pendant une semaine à bord de leur voilier de croisière de luxe au large de la Somalie.

« Nous sommes tous extrêmement heureux d’être revenus tous entiers, sains et saufs, c’est un moment de soulagement intense pour nous », a déclaré le capitaine du voilier Patrick Marchesseau quelques instants après avoir quitté l’Airbus de l’armée de l’air qui a ramené l’équipage de Djibouti. « On est fatigués », a complété le maître d’hôtel de l’équipage, Médéric Levannetier, qui aspirait juste à retrouver sa famille.

Sortis de l’avion sous les applaudissements et les cris de joie de leurs proches, les marins ont été accueillis un à un par le président Nicolas Sarkozy, le ministre de la Défense Hervé Morin, ainsi que le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des armées. Ils ont ensuite couru vers leurs familles qui les attendaient un peu plus loin sur le tarmac.

Ces retrouvailles émues ont marqué la fin d’une semaine très tendue pour l’équipage du voilier, investi vers 13h vendredi 4 avril par des pirates armés arrivés à bord d’embarcations rapides. La prise d’otages a duré une semaine, jusqu’à ce que les négociations entamées avec l’armateur du voilier aboutissent, vendredi vers 11h, à la libération des passagers et du navire contre versement d’une rançon.

« Il y a eu des périodes de tension », a raconté le capitaine aux journalistes qui l’interrogeaient sur ces événements. « Il y a eu des tirs d’arme à feu à bord », a-t-il affirmé, mais « on a toujours cru qu’on s’en tirerait bien ». Patrick Marchesseau a aussi confirmé qu’aucun des otages n’avait été maltraité. « Il n’y a eu aucun signe d’agression ni physique, ni verbale envers l’équipage », a-t-il rapporté.

Si les pirates ont pillé le bateau, il a pu leur imposer qu’ils ne s’en prennent pas aux biens de son équipage, a-t-il dit, expliquant avoir récupéré lui-même une valise sur le point d’être emmenée.

Il a raconté aux journalistes avoir pu « faire passer des informations pour rassurer nos familles » malgré la surveillance dont il faisait l’objet. Resté seul à bord après le départ des 29 autres, remis aux forces françaises, puis des trois derniers ravisseurs une fois l’échange terminé, il a dû sauter à l’eau pour quitter le « Ponant ».

Le capitaine a aussi rapporté que les otages -vingt-deux Français, six Philippins, un Ukrainien et un Camerounais- ont tous eu « une pensée pour Ingrid Betancourt » au cours de leur captivité. « On a vécu une détention en conditions quatre étoiles. Elle, ça dure depuis très longtemps au fin fond de la jungle. J’espère qu’elle aura le même dénouement que nous », a-t-il dit en référence à la Franco-colombienne otage des FARC depuis plus de six ans.

Par ailleurs, le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête préliminaire, pour « détournement d’un navire » et « arrestation et séquestration de plusieurs personnes comme otages en vue d’obtenir une rançon, commis en bande organisée », des chefs punis de la réclusion criminelle à perpétuité.

Six des pirates somaliens ont été arrêtés par l’armée française au terme de l’opération. AP

03/04/08 (B441-B) AP / Les islamistes prennent brièvement le contrôle d’une septième ville – Somali Islamists briefly seize seventh town (En Anglais – Info lecteur)

MOGADISHU, Somalia (AP) — Hundreds of Islamic insurgents armed with rocket-propelled grenades and heavy machine-guns briefly seized control of a central Somali town after government soldiers abandoned their post, residents said Thursday. It is the seventh town they have taken in recent months although the fighters usually melt away after a few hours.

"The government soldiers left as soon as they heard Islamists are on their way," said Mohamed Elmi Nor, a resident of Jalalaqsi town, 100 miles north of the capital.

The fighters entered the town in 10 pickups on Wednesday night, some covering their faces with red turbans, he said by telephone. They seized a police truck and left without shooting anyone.

Elsewhere, two body guards of a government official were killed and eight others wounded when Islamists attacked Abdifatah Mohamed Gesey, the governor of Bay region in southwestern Somalia. Gesey was on an official visit in Qansah Dhere town, some 205 miles from the capital,when the attack occurred.

Gesey said, "Islamists … wanted to kill me but my guard gallantly succeeded in repelling them."

01/04/08 (B441) AP / Somalie: les Tribunaux islamiques s’emparent d’une ville centrale (Info lectrice)

Près de 200 miliciens islamistes armés de lance-grenades et de mitrailleuses se sont emparés de la ville de Bila Burde dans le centre de la Somalie lundi et ont attaqué un convoi militaire dans un village voisin, selon des voisins. Des insurgés combattaient aussi les forces régulières dans la capitale, Mogadiscio.

Bula Burde est la sixième ville du pays en quelques mois à subir l’assaut des milices des Tribunaux islamiques déterminées à reprendre le pouvoir. Ils avaient tenu Mogadiscio et la plus grande partie du sud du pays pendant six mois avant d’être chassés par les troupes gouvernementales et éthiopiennes en décembre 2006. Le gouvernement somalien n’a toutefois pas réussi à reprendre entièrement le contrôle de la capitale.

Un habitant de Bula Burde interrogé au téléphone, Aden Yabarow, a déclaré que les miliciens avaient pris des positions défensives dans la ville et relâché de nombreux prisonniers du poste de police. Un homme d’affaires local, Haji Ahmed, a dit avoir vu deux cadavres dans la rue, ceux d’un soldat et d’un civil. Ville d’environ 3.000 habitants, Burla Burde se trouve dans la région centrale d’Hiran, à 215km au nord de Mogadiscio.

Le porte-parole militaire des Tribunaux islamiques, Abdi-rahiin Iisa Adow, a affirmé à l’Associated Press que les miliciens avaient « infligé de lourdes pertes » et saisi des véhicules et armes aux milices loyales aux dirigeants locaux.

Dans le village d’Halgan, à 40km plus au nord, les insurgés ont attaqué un convoi de l’armée, tuant deux soldats et deux civils, selon un habitant, Ali Gure.

A Mogadiscio, des habitants faisaient état d’au moins quatre morts, dont deux soldats somaliens, et cinq blessés au cours de violents combats. Ceux-ci auraient éclaté avec des tirs de mitrailleuse visant des militaires somaliens en patrouille puis des troupes éthiopiennes venues en renfort.

30/03/08 (B441) AP / Somalie : six civils tués par des tirs de mortier sur le marché principal de Mogadiscio, selon des témoins (Info lectrice)

Des insurgés ont tiré samedi des obus de mortier sur le palais présidentiel somalien où le chef de la diplomatie éthiopienne rencontrait le président Abdullahi Youssouf et les tirs de riposte des troupes somaliennes et éthiopiennes ont tué six civils sur le marché principal de la capital, selon des témoins.

Le président Abdullahi Youssouf et le ministre éthiopien des Affaires étrangères Seyoum Mesfin n’ont pas été blessé, selon un responsable de la sécurité, qui a requis l’anonymat.

Dans la riposte des troupes somaliennes et éthiopiennes, une dizaine d’obus de mortier sont tombés sur le marché de Bakara, selon un entrepreneur du marché Sharif Nur Aden. « J’ai vu les cadavres de trois commerçants et deux clients ». Une habitante du quartier Shukri Abdulle a dit qu’un obus avait tué une femme qui passait près de chez elle.

Les troupes éthiopiennes sont présentes à Mogadiscio depuis décembre 2006 après avoir aidé le gouvernement somalien soutenu par l’ONU à repousser le conseil des tribunaux islamiques qui contrôlait la majeure partie du sud du pays et la capitale depuis plusieurs mois.

13/03/08 (B438) AP : Huit morts dans l’explosion d’un bus en Ethiopie

Huit personnes ont été tuées et 26 blessées dans une explosion au nord-ouest de l’Ethiopie, a-t-on appris de source officielle.

Le vice-président de la région de Tigray Abadi Zemo a indiqué qu’une bombe attachée à un bus a explosé à Humera, à environ 600 km au nord-ouest de la capitale Addis Abeba et à la frontière avec le Soudan.

Pour Abadi Zemo, il ne fait aucun doute que le gouvernement érythréen est derrière l’attentat. « Il n’y a aucun doute » du rôle joué par le gouvernement, a-t-il déclaré.

L’Erythrée et l’Ethiopie s’accusent régulièrement de chercher à se destabiliser l’un l’autre. L’Erythrée s’est déclarée indépendante de l’Ethiopie en 1993, à l’issue d’une guerre civile de 30 ans.

07/03/08 (B437-B) AP Somalie : Les militants islamistes de Somalie s’emparent de deux villes en 24 heures, tuent 5 soldats gouvernementaux et détruisent plusieurs véhicules militaires. Somali militants seize 2nd town in 24 hours (En Anglais – Info lecteur)

MOGADISHU, Somalia (AP) — Islamist insurgents killed five government soldiers while briefly seizing a strategic town in central Somalia late Thursday, police and residents said.

A police officer, who spoke on condition of anonymity for fear of reprisals, said several military vehicles were also destroyed in Belet Weyne, the provincial capital of the central Somali region of Hiraan, 200 miles north of Mogadishu.

Belet Weyne is near a critical road junction that links Somalia to the border with Ethiopia, the governments ally. Hundreds of troops are stationed at the junction, which is also Ethiopia’s main supply route.

"They launched a surprise attack on the town from different directions, facing pockets of resistance from government forces and immediately took the control of the police station, the prison and a hotel government regional officials were using," the officer said.

The town’s police chief, Col. Abdi Aden, confirmed that five government soldiers had been killed and several military vehicles destroyed.