29/11/09 (B527) APA Trois officiers de l’armée ougandaise trouvent la mort à Djibouti

Trois officiers des Forces de défense populaires ougandaises (UPDF) sont morts jeudi matin dans un accident de la circulation à Djibouti, quelques heures après leur arrivée dans la capitale djiboutienne pour l’exercice d’entraînement de la Brigade de réserve de l’Afrique de l’Est, a rapporté samedi la presse locale à Kampala.

Les quotidiens ont déclaré que l’un des soldats morts avait été identifié comme étant le major Kahangye, le directeur du commissariat politique de l’armée.

Le responsable de la presse de la Défense Ougandaise, Lieutenant-Colonel Felix Kulayigye, a confirmé que le camion de l’armée djiboutienne qui transportait les soldats de l’UPDF, s’est renversé, tuant trois soldats et en blessant plusieurs autres.

Il a toutefois refusé de révéler l’identité des deux autres victimes, estimant qu’il fallait d’abord informer leur famille avant de révéler leur identité à la presse.

Les militaires étaient en route de « leur premier point d’entrée » vers le lieu de la formation, aurait rapporté le Col. Kulayigye.

Par ailleurs, selon des sources militaires, sept personnes ont été grièvement blessés. Les défunts faisaient partie du deuxième contingent de 58 soldats.

L’autre groupe qui portera à un total de 139 le nombre de soldats prévu pour suivre la formation a quitté vendredi.

L’exercice prévu ce dimanche vise à former les soldats de maintien de la paix, de lutte contre le terrorisme et de gestion des catastrophes.

16/11/09 (B525) Djibouti dément le rapatriement de réfugiés somaliens vers leur pays (Afrique Avenir avec APA)

Le ministère djiboutien des affaires étrangers, a apporté, samedi un démenti formel à l’information publiée par le HCR faisant état de l’existence d’un éventuel rapatriement forcé d’une quarantaine de Somaliens (43 personnes), vers Mogadiscio, opéré la semaine dernière.

«Ce groupe de Somaliens avait été repêché en mer Rouge par un navire hollandais le 22 octobre dernier et autorisé à débarquer le 4 novembre 2009, à Djibouti », selon le HCR qui affirme aussi disposer de preuves que ces Somaliens ne souhaitaient pas retourner dans leur pays en raison du conflit.

Dans un communiqué, Djibouti reconnaît qu’elle n’a joué qu’un simple rôle de facilitateur dans cette opération humanitaire diligentée par le HCR et affirme qu’en vérité c’est cette organisation qui a procédé au rapatriement de Somaliens dans leur pays.

Les autorités djiboutiennes s’insurgent aussi contre ces allégations qui émanent du HCR car elles sont de nature à discréditer leur pays connu pour être une terre d’accueil pour les personnes en situation d’exil.

Le gouvernement de Djibouti réaffirme aussi son attachement aux idéaux de paix et de concorde entre les peuples, véhiculés à travers le monde par l’ONU et en particulier le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

15/11/09 (B525) Afrique Avenir avec APA / Le président djiboutien se rend en Ethiopie pour la rencontre de la Commission mixte

Le président de Djibouti, Ismail Omar Guelleh, est arrivé vendredi après-midi à Addis-Abeba pour prendre part à la réunion de la commission mixte Djibouti-Ethiopie qui va discuter de la coopération entre les deux pays voisins, a appris APA.

La rencontre est prévue pour dimanche, avec la participation des dirigeants des deux pays et d’autres représentants de leurs gouvernements respectifs.

La commission mixte a déjà tenu sa 10è réunion au niveau ministériel pour discuter des questions liées au renforcement des relations entre les deux pays dans divers domaines.

Elle examinera les résultats des dernières négociations tenues entre les deux pays au niveau ministériel.

l’Ethiopie et Djibouti travaillent actuellement à renforcer leurs liens économiques dans les domaines de la construction, de l’énergie hydro-électrique, des télécommunications et de la sécurité, entre autres.

L’Ethiopie, pays enclavé, utilise actuellement le port de Djibouti pour ses activités d’importation et d’exportation.

Le Premier ministre éthiopien a accueilli le président djiboutien à l’aéroport international Bole d’Addis-Abeba.

02/10/09 (B518) Conflit entre Djibouti et l’Erythrée : Djibouti appelle le Conseil de sécurité à obtenir le retrait de troupes érythréennes (APA)

Djibouti a demandé mardi au Conseil de sécurité d’user de tous les moyens nécessaires pour faire respecter et appliquer la résolution 1862 de janvier dernier qui exigeait de l’Erythrée quelle retire dans les cinq semaines ses troupes de la zone frontalière disputée avec la République de Djibouti.

Dans un discours prononcé mardi à New York, lors de la 64ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Représentant permanent de Djibouti auprès de l’ONU, Robleh Olhayeh, a indiqué que « la situation à la frontière entre Djibouti et l’Erythrée reste tendue depuis une incursion injustifiée et délibérément provocatrice des troupes érythréennes vers Ras Doumeira, promontoire stratégique au nord de Djibouti qui surplombe le détroit de Bab El-Mandeb à l’entrée de la Mer Rouge, le 16 avril 2008 ».

Olhayeh a en outre indiqué que « le Conseil de Sécurité ne doit pas donner l’impression de vouloir apaiser l’Erythrée indéfiniment » car selon lui « c’est un régime dangereux et imprévisible qui ne montre aucun respect des normes internationales».

Pour le diplomate djiboutien, son pays a suivi à la lettre les recommandations du Conseil de sécurité en ce qu’il avait exhorté les deux parties, notamment l’Erythrée, « à coopérer et à entreprendre des efforts diplomatiques en vue de régler la question pacifiquement et conformément au droit international ».

« Cependant nos effort n’ont rencontré que sourde oreille, rebuffades, démentis flagrants, et déclarations dédaigneuses et condescendantes », a-t-il ajouté.

La résolution 1862, adoptée à l’unanimité le 14 janvier 2009, exige de l’Erythrée qu’elle retire, « d’ici à cinq semaines au plus tard », ses forces sur les positions du « statu quo ante », et qu’elle se prête « à des efforts diplomatiques en vue d’aboutir à un règlement mutuellement acceptable de la question de la frontière ».

L’Erythrée a rejetée la résolution au lendemain de son adoption « et la situation est essentiellement restée la même » a souligné Olhayeh, pour qui « la militarisation d’une voie maritime stratégique est de mauvais augure pour la paix régionale, ainsi que pour le transport maritime et les investissements ».

« Le différend entre l’Erythrée et Djibouti ne doit plus durer. Elle doit être résolue conformément à la résolution 1862, sans équivoque, sans confusion, et sans procrastination délibérée.

« L’inaction crée un dangereux précédent que d’autres suivront sûrement à l’avenir qui consiste à nier et refuser de coopérer » a dit le diplomate djiboutien. Pour ce dernier, la communauté internationale doit d’autant plus se résoudre à un règlement rapide du différend frontalier entre notre pays et l’Erythrée que la zone du litige avoisine un passage, le Détroit de Bab El Mendeb, névralgique au commerce et échanges économiques internationaux.

« Le Détroit et l’Ile de Doumeira sont situés dans l’une des voies maritimes les plus fréquentées du monde. La militarisation de cette voie maritime stratégique clé n’augurera rien de bon pour la paix dans la région et dans le transport maritime international et l’investissement » a affirmé en substance Olhayeh. Rappelons que le 10 juin 2008, des échanges de tirs entre troupes érythréennes et Djiboutiennes ont causé la mort de 35 personnes et fait des dizaines de blessés.

Les deux pays s’étaient déjà opposés à deux reprises pour cette zone, en 1996 et en 1999. Le diplomate djiboutien a aussi évoqué la question somalienne dans son intervention, exhortant la communauté internationale à redoubler d’efforts pour soutenir financièrement et matériellement le fragile gouvernement de transition somalien (TFG) afin que ce dernier puisse pacifier le pays et venir à bout des milices extrémistes qui le combattent.

Un tel soutien financier et matériel servirait contre « le flux de ressources, d’armes et de combattants étrangers dans le pays et la menace qu’Al Qaïda pourrait établir une tête de pont en Somalie », a estimé Olhayeh avant de s’arrêter sur l’intérêt de prévoir le renforcement des effectifs des Forces Africaines en Somalie (AMISOM).

Le Représentant Permanent de Djibouti auprès des Nations Unies a réitéré son appel à un rapide soutien matériel et financier à la Somalie sous peine que ce pays ne tombe entre les mains de factions extrémistes.

28/09/09 (B518) Les Américains versent-ils via USAID interposé, l’argent de poche de Sa majesté Bobard 1er, en récompense de …. ? La seule certitude est que les populations djiboutiennes ne verront pas l’ombre d’un franc DJ —— Afrique Avenir avec APA : L’USAID accorde une subvention de 3,8 millions USD au gouvernement djiboutien.


Humour par Roger Picon
L’USAID a accordé samedi une subvention d’environ 3,8 millions de dollars à l’Etat djiboutien en vue de soutenir les domaines prioritaires que sont l’éducation, la santé et la bonne gouvernance.

C’est le ministre délégué à la Coopération internationale, Ahmed Ali Silay, et le directeur régional par intérim de l’USAID en Afrique orientale, Larry Meserve, en visite de travail à Djibouti à la tête d’une forte délégation, ont paraphé les documents relatifs à l’octroi de cette assistance.

Le secteur de l’éducation et celui de la bonne gouvernance se partagent la part du lion avec respectivement 2.341.189 dollars US et un million de dollars de la même monnaie. La part restante va aller directement au secteur de la santé.

Cette dernière tranche sera utilisée pour éradiquer la poliomyélite et lutter contre la tuberculose, très fréquente à Djibouti.

A travers cette aide de l’USAID, le ministère de l’Education va réaliser un ensemble de programmes comme la scolarisation des filles, le renforcement de la planification stratégique par le développement de systèmes d’information fiables pour la gestion de l’éducation.

L’accord passé entre les deux pays prévoit aussi que la démocratie et la bonne gouvernance demeurent au programme de l’action gouvernementale djiboutienne.

Pour ce faire, les Etats-Unis apportent leur appui à la République de Djibouti afin qu’elle pose les fondements d’élections libres, équitables, et inclusives pour les consultations présidentielles et régionales prévues en 2011.

La signature de cet accord s’insère dans le cadre du programme d’assistance de l’USAID comptant pour l’année fiscale américaine (1er octobre 2009 au 30 septembre 2010).

30/08/09 (B514) AfriqueAvenir avec APA : Djibouti et l’Ethiopie vont revitaliser le transport ferroviaire entre les deux pays

Djibouti et son voisin éthiopien sont décidés à faire du secteur du transport ferroviaire, longtemps négligé, le fer de lance de leurs économies respectives.

Pour ce faire, les deux gouvernements sont déterminés à redresser la situation morose de la Compagnie du Chemin de fer djibouto-éthiopien (CDE), laquelle exploite l’unique voie ferrée longue de 784 km qui relie les deux capitales, Djibouti et Addis-Abeba.

C’est dans ce contexte de crise que le directeur général de la coopération et de l’aide de l’Union Européenne M. Koos Richelle, a effectué une mission de travail dans les deux capitales. Ce dernier s’est entretenu, mercredi dernier, avec le ministre djiboutien de l’Equipement et des Transports, M. Ali Hassan, durant une heure.

Au centre des discussions, les relations de coopération entre Djibouti et l’Union Européenne mais aussi et surtout les causes du retard de quelques mois survenu dans la finalisation des travaux de réhabilitation de 114 km de rails.

Si ce dernier point reste important aux yeux du responsable européen c’est parce que tout simplement la Commission Européenne a financé à hauteur de 80 millions d’Euros la remise à neuf de ce tronçon. Selon la partie djiboutienne, « ce retard est dû à des problèmes d’ordres techniques auxquels s’ajoutent la crise financière internationale qui a entraîné une hausse des prix des matières premières, affectant par conséquent le budget alloué à la réalisation de ce projet ».

« Mon interlocuteur et moi-même avons eu une convergence de vue sur plusieurs points et le renouvellement des locomotives, devenues obsolètes au fil des années, demeure un sujet fort intéressant sur lequel les deux parties sont actuellement en discussions », a dit à la presse, à l’issue de la rencontre, le ministre djiboutien des Transports.

Après l’étape djiboutienne, l’émissaire européen a effectué jeudi une visite similaire auprès des autorités éthiopiennes.

Parmi les initiatives positives pour revitaliser la ligne ferroviaire Djibouti-Ethiopie, citons, entre autres, la signature en avril 2008, d’un accord pour la réalisation d’une étude de faisabilité pour une bretelle ferroviaire de 11 km qui relierait le nouveau port de Doraleh à la voie ferrée existante.

Le gouvernement djiboutien et la société d’ingénierie ferroviaire SYSTRA, filiale commune de la SNCF et de la RATP (France) sont les deux parties signataires de ce contrat d’étude qui a pu voir le jour grâce à un financement de 269.000 Euros de l’Agence française de développement (AFD).

Suite donc à cette étude, l’Etat djiboutien et la société chinoise « China Railway International », ont signé en juin 2009 une convention d’entente pour réaliser la bretelle d’interconnexion pour environ 36,31 millions de dollars US. Toutefois, on signale que les travaux qui devaient durer deux années n’ont pas encore commencé.

08/08/09 (B511) Sunil Saigal, « innamovible » patron de l’antenne du PNUD à Djibouti et membre éminent dans l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire, fait un nouveau cadeau à Guelleh. Avec lui on sait que d’habitude, les contrôles sur l’utilisation des fonds, ne sont pas toujours exercés avec la rigueur en usage, ce qui lui permet de continuer à mener une vie royale à Djibouti avec le soutien d’IOG, un peu plus riche encore !

___________________________ 1 – Afrique Avenir avec APA

Le maire de Djibouti ville, Ali Ismail Yabeh, et le représentant résident du PNUD à Djibouti, Sunil Saigal, ont signé jeudi un projet d’accord portant sur l’élaboration d’un plan de développement intégré de la capitale pour les cinq prochaines années.

Par le biais de cet accord, le PNUD mettra à profit son expertise technique pour aider la municipalité de la ville de Djibouti à définir de façon exhaustive des projets qu’elle juge prioritaires pour le bien être de ses habitants.

Ce projet s’insère dans le cadre de l’appui du PNUD visant à accompagner les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre intégrale du processus de la décentralisation sur l’ensemble du pays.

Selon le maire, « la ville de Djibouti doit, pour garantir un développement économique à la hauteur des ambitions affichées par les autorités du pays, relever une batterie de défis importants les uns après les autres ».

La gestion du développement urbain d’une cité comme Djibouti-ville nécessite un effort soutenu de la part de tous les acteurs impliqués à savoir : l’administration centrale, les autorités locales et le secteur privé.

La question de l’implication de la population locale notamment les jeunes et les femmes dans la gestion des affaires de proximité se pose aussi avec acuité.

La répartition spatiale de la population djiboutienne est atypique sur le continent africain : 70% de la population totale vit dans la capitale, Djibouti, faisant de celle-ci une Cité-Etat.

Avec la loi sur la décentralisation, le pays est divisé en cinq régions autonomes (Ali Sabieh, Arta, Dikhil, Obock, Tadjourah). Le district de Djibouti, avec un statut particulier s’étend sur 600 km2 et abrite en son sein,la capitale, Djibouti ville, découpée en trois communes (Ras Dika, Boulaos et Balbala)

08/02/09 (B485) APA : Accord sur l’application de la Sharia en Somalie

Le président islamiste du gouvernement d’union somalien, Sheikh Sharif Sheikh Ahmed et l’Union des Tribunaux Islamistes (UTI) ont convenu d’appliquer la loi islamique (charia) en Somalie à l’issue d’une rencontre à la présidence, a appris APA dimanche auprès d’un responsable islamiste.

«Il n’y a pas de doute que le pays sera régi par la loi islamique parce que les musulmans représentent 100% de la population somalienne et le président l’a autorisée », a indiqué à APA dimanche matin le porte-parole de l’UTI, Sheikh Abdi Rahiin Isse Addo, au téléphone.

Le porte-parole des Islamistes a indiqué que le Président Sheikh Sharif et l’UTI ont également convenu de coopérer dans les domaines du renforcement de la sécurité et de l’instauration de la paix dans ce pays sans loi.

« Nous avons discuté des questions relatives au parachèvement du processus de réconciliation lancée à Djibouti l’année dernière et nous combinons nos efforts afin de convaincre ceux qui n’avaient pas pris part à la conférence de Djibouti à s’approprier le processus de paix », a-t-il ajouté.

Selon lui, le président somalien et l’UTI élaborent une nouvelle initiative de projets de secours en faveur des combattants moudjahiddines invalides suite à des blessures graves lors de l’insurrection survenue ces deux dernières années dans la capitale somalienne ainsi que les familles des moudjahiddines tombées sur le champ de bataille.

Entre temps, le Président somalien a entamé une série de consultations et, il devra bientôt nommer un nouveau premier ministre d’ici lundi, a confié à APA des sources proches de la présidence.

M. Sheikh Sharif a été élu président du gouvernement d’union nationale lors d’une session parlementaire tenue le 31 janvier dernier.

En exil pendant deux années suite au renversement en décembre 2006 de l’Union des Tribunaux Islamistes qu’il dirigeait, le président somalien est rentré samedi (hier) au pays.