15/12/10 (B582) ALERTE ROUGE – Point sur la situation des militants et sympathisants de l’ARD qui ont été arrêtés, alors qu’ils participaient à des réunions pacifiques d’information.

Voici les denières informations.

Fato Omar a été libérée tandis que Mohamed Ismaël Aden a été transferé à la prison de Gabode hier mardi soir, ce qui n’a été connu que ce mercredi matin.

Aujourd’hui les autres personnes ont été deferrées au Parquet. Elles aussi pourraient être placées sous mandat de dépot à Gabode.

Des militants
ont pu les entrevoir dans les couloirs du tribunal.

Comme s’ils s’agissaient de dangereux criminels,
l’accès du tribunal était interdit et l’entrée était sevèrement gardée par les Forces de Police. On signalait en effet que plusieurs dizaines de militants de l’ARD manifestaient aux abords de l’édifice.

Liste des personnes qui ont été présentées au juge ce mercredi à midi :
– Youssouf Ambassa
– Souleyman Ali Dabalé
– Idriss Ali Mohamed
– Idriss Youssouf
– Idriss Houssein Barkhat Siradj
– Houssein Barkhat Siradj
– Gadito Bourhan Abdallah
– Mohamed Abayazid Mohamed

11/12/10 (B582) ALERTE ROUGE / Des militants de l’ARD arrêtés dans plusieurs villes (Communiqué de l’ARD)

Arrestation de membres de l’ARD et manifestation dans plusieurs villes

Deux responsables de l’ARD et deux jeunes militants ont été interpellés vendredi à Tadjourah par la gendarmerie au lendemain d’une manifestation pacifique à laquelle ils avaient pris part et ont tous été transférés à Djibouti ce samedi matin 11 décembre.

Fato Omar, Vice-présidente de la Fédération de Tadjourah, Mohamed Ismaël Aden, membre du bureau exécutif de l’ARD, ainsi que deux jeunes lycéens Souleymane Ali Dabalé et Youssouf Idriss, sont les quatre personnes arrêtées et toujours détenues à Djibouti depuis leur transfert au Fichier central de la gendarmerie dans la capitale.

Aucune explication n’est donnée à ce jour par la gendarmerie pour justifier la capture de citoyens djiboutiens qui avaient simplement participé à une action légale et pacifique organisée à l’appel de leur mouvement.

De jeunes militants d’Obock et de Tadjourah ont réagi vivement à l’arrestation de leurs camarades et ont manifesté ce samedi dans les rues de ces villes, empêchant l’embarcation « bac » d’accoster au port de Tadjourah. La police a fait usage de bombes lacrymogènes contre ces jeunes manifestants qui ont riposté à leur tour par des jets de pierres.

Les militants d’Arhiba à Djibouti ont décidé de manifester eux aussi en masse dans la capitale ce samedi en solidarité avec leurs camarades d’Obock et de Tadjourah si la libération de tous les prisonniers n’était pas obtenue.

Nous exigeons la libération immédiate des démocrates djiboutiens injustement arrêtés et nous appelons la communauté nationale et internationale à prendre acte de la situation engendrée par ces arrestations.
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(A suivre – Note de l’ARDHD)

11/12/10 (B582) ALERTE ROUGE / Tournée de l’ARD dans les districts du nord de Djibouti : qui craint le verdict de la rue ? (Communiqué de l’ARD)

Trois semaines après le grand rassemblement populaire de l’UAD organisé à l’occasion de l’Aïd-el adha dans la capitale, une délégation de notre parti s’est rendue à Obock et Tadjourah mercredi et jeudi derniers. Arrivés à Obock par voie maritime, les dirigeants de l’ARD ont été chaleureusement accueillis par plusieurs dizaines de jeunes militants brandissant des banderoles où on pouvait lire: « UAD soyez les bienvenus chez vous, les Obockois sont tous avec vous; NON au viol de la constitution et au 3e mandat ! »

Dans l’après-midi, la direction de l’ARD a délivré son message politique aux Obockois et dans la soirée elle s’est entretenue avec des comités de jeunes, de femmes et des sages de cette ville.

Le lendemain, jeudi 9 décembre, la direction de l’ARD a rejoint Tadjourah par la route. Après une longue marche pacifique dans les rues de cette ville aux cotés des militants et sympathisants enthousiastes, la délégation s’est adressé à la population de Tadjourah rassemblée devant l’annexe de notre parti sise en bordure de mer.

Dans l’après-midi de jeudi, la direction de l’ARD a regagné la capitale par voie maritime avec la conscience d’une mission accomplie au bénéfice du peuple djiboutien en lutte pour imposer l’alternance démocratique. Mais aux dernières nouvelles, cette démonstration de popularité de l’opposition à Obock et Tadjourah aurait ébranlé le pouvoir du candidat illégal à un troisième mandat anticonstitutionnel.

Dans l’après-midi de vendredi, la police politique et la gendarmerie locale se sont mis à traquer nos militants et dirigeants à Tadjourah. Arrêté vendredi après-midi, un de nos dirigeants de Tadjourah est toujours détenu sans motif dans les locaux de la gendarmerie de Tadjourah.

Nous demandons sa remise en liberté immédiate, et que cessent également les intimidations à l’encontre de nos militant et sympathisants à Obock et Tadjourah ! Car loin de nous intimider, ces gesticulations policières sont des preuves évidentes de la crainte qu’inspire le verdict de la rue à celui qui prétend « se soumettre à la volonté du peuple djiboutien ».