23/02/2018 (Brève 1127) Conférence-débat avant parodie de législatives le 18 février à Paris (Compte-rendu préparé par Régis Marzin)

Maki HoumedGaba et Mahdi Ibrahim A. God avaient convié la diaspora à assister le 18 février à une conférence-débat avant la parodie des législatives de février 2018.

Le compte-rendu intégral, écrit par Régis Marzin est disponible sur son blog.
http://regismarzin.blogspot.fr/2018/02/18-fevrier-2018-paris-conference-debat.html

21/12/2015 (Brève 555) ARD Communiqué sous la signature de Maki Houmed-Gaba : Carnage à Djibouti. 19 morts !!!

Carnage à Djibouti où la police a abattu 19 civils réunis ce lundi 21/12 dans la matinée pour une cérémonie traditionnelle dans la localité de Buldhuqo, près de Balbala en périphérie de Djibouti-ville.

L’USN, Union pour le salut national, coalition de l’opposition djiboutienne, a alors tenu une réunion de crise dans l’après-midi pour examiner la situation en cours.

La réunion s’est tenue à 17 heures locales au domicile de Me Djama Amareh Meidal, secrétaire aux relations extérieures de l’USN, a fait l’objet d’une attaque à balles réelles et de lacrymogène par la police qui a défoncé la porte d’entrée du domicile et on dénombre depuis de nombreux blessés graves parmi les dirigeants de l’USN.

Le président de l’USN Ahmed Youssouf a été touché par les projectiles des balles et est tombé lourdement sur sa hanche dans la bousculade et est actuellement admis au service des urgences de l’hôpital Bouffard.
Hamoud Abdi Souldan, ancien ministre qui était présent à la réunion en tant que conseil a été à son tour très durement tabassé, il est couvert de sang sur de nombreuses blessures béantes sur le haut de son corps et son épaule.

Said Houssein Robleh, le plus jeune député de l’USN, a été également battu et transféré au service des urgences de l’hôpital Bouffard où il est entre la vie et la mort ayant été touché à la veine jugulaire.

Abdourhaman Mohamed Guelleh dit Tx, secrétaire général de l’USN, a lui également été sauvagement battu sur  le lieu de la réunion USN puis emmené couvert de sang mais manu militant par la police vers une destination inconnue.

Me Djama Amareh Meidal a été également battu dans son domicile où se tenait la réunion mais empêché de sortir pour chercher des soins. Il est assigné physiquement dans son domicile entouré par une meute de policiers en armes.

Daher Ahmed Farah, porte-parole de l’USN et président du MRD est détenu depuis hier matin 8 h au commissariat du 3e arrondissement de Djibouti où il subit

un interrogatoire permanent. La famille est sans nouvelle de sa situation réelle.
Des centaines de citoyens djiboutiens sont descendus dans la rue suite à cette agression par la police et des courses poursuite émaillées de lancer de projectile s’est engagé entre manifestants et policiers sur l’ensemble de la vile de Djibouti.

Une fin de règne moins violente aurait eu la préférence de l’USN, attaché à la paix et à une transition pacifique vers la démocratie. Mais à l’heure qu’il est la rue est proprement laissée à elle-même et devient le théâtre d’une insurrection en train de naître.

Maki HOUMED-GABA
Représentant de l’USN en France
Fait à Paris, le 21/12/2015
Tél. 06.25.52.08.85

 

19/12/2012 (Bréve 067) Les photos prises à Djibouti au cimetière des martyrs pendant la 21ème commémoration du massacre d’Arhiba en hommage aux victimes.

Un correspondant nous a adressé ces photos, en nous précisant qu’elles avaient été prises le 18 décembre 2012 au cimetière des martyrs à Djibouti, où une foule nombreuse s’était réunie pour rendre hommage aux victimex du massacre commis par les forces de la répression au service de la dictature.

Nous n’avons aucune raison de douter de leur authenticité, car la source est crédible, mais nous rappelons que nous n’avons aucun moyen de la confirmer.

Sur ces photos, la foule est extrêmement importante, beaucoup plus qu’elle n’était, semble-t-il, lors des commémorations précédentes.

C’est un signe encourageant, qui laisse espérer que la population prend conscience de la gravité de la situation créée et entretenue par un régime sanguinaire et du rôle qu’elle devra jouer, avec le soutien d’une opposition politique unie, motivée, agissante et finalement engagée, pour mettre un terme à toutes les formes d’injustice, à toutes les formes de privation des libertés fondamentales et aux crimes de tous ordres commis sous les ordres du dictateur, sans parler de la corruption éhontée..

21ème commémoration du massacre d'Arhiba à Djibouti
arhiba 2012
Arhiba 2012

18/12/2012 (Bréve 063) Appel de l’ARD à manifester aujourd’hui à Paris et à Bruxelles en hommage aux victimes du massacre d’Arhiba.

Appel de l’ARD aux manifestations du 18 décembre 2012 à Paris et Bruxelles

L’Alliance républicaine pour le développement (ARD) appelle les Djiboutiennes, les Djiboutiens d’Europe ainsi que leurs amis démocrates à participer aux deux manifestations qui se tiendront à Paris et à Bruxelles le mardi 18 décembre 2012 en commémoration du massacre d’Arhiba exécuté le 18 décembre 1991 à Arhiba par les forces armées djiboutiennes.

En effet, 59 victimes civiles et leurs sont toujours en attente de justice et de reconnaissance.

La manifestation de Paris organisée à l’initiative de l’Association pour la Démocratie et le Développement (ADD) se tiendra de 18 heures à 20 heures devant l’ambassade de Djibouti à Paris, 26 rue Emile Meunier, à Paris 16e, Métro Porte Dauphine.

Et la manifestation de Bruxelles organisée à l’initiative de la Diaspora Afar de Belgique (DAB) se tiendra de 14 heures à 15 heures 30 devant la Commission Européenne, Rond-point Schuman, à Bruxelles.

Venez nombreux et nous serons entendus.

Maki Houmedgaba

 

26/04/2012 (B653) ARD : message de condoléances pour la disparition d’Aden Houmed dit « Boka » survenue à Adoyla

Nous avons appris avec tristesse le décès survenu hier à Adoyla du notable Aden Houmed dit Boka.

Le septuagénaire qui vient de nous quitter était une autorité traditionnelle connue et respectée de Weima dans la région de Tadjourah.

Personnalité chaleureuse et influente Aden Boka était également un éminent membre du comité de sages de notre parti à Tadjourah.

La féderation de Tadjourah et toute la direction de l’ARD adressent leurs condoléances attristées à toute la famille d’Aden Boka. Qu’allah l’accueille en son paradis éternel. Amin.

Inna Lillah wa inna illeyhi Raaji’uun.

24/04/2012 (B653) Disparition de Jean-Paul Noël Abdi. L’ARD nous adresse le compte-rendu de la cérémonie d’inhumation.

L’enterrement d’un héros national

Jean-Paul Abdi Noel a été inhumé le dimanche 22 avril au cimetière chrétien de la capitale.

Malgré une interdiction formelle de couvrir son cercueil du drapeau national et le refus officiel d’observer une minute de silence à l’assemblée nationale où il a pourtant exercé durant quatre législatures, il y avait foule pour lui rendre hommage …

Il est vrai qu’avant lui Cheiko puis Dini, dont il a été le compagnon de lutte pour l’Indépendance avaient au moment de leur décès également « eu droit » à cette ingratitude et ces mesquineries officielles.

N’en déplaise aux usurpateurs du pouvoir nombre d’indépendantistes, étaient là pour lui rendre un ultime hommage.

Merci également aux grandes nations démocratiques ( France ,Etats-Unis, Allemagne …) d’avoir été représentées à l’enterrement de Jean Paul Abdi Noel Abdi : leurs ambassadeurs ont honoré de leur présence la défense des Libertés et droits humains.

Il y avait là beaucoup de monde que le défunt avait défendu contre vents et marées et qui ont tenu à lui témoigner leur reconnaissance.

Quelques anciens parlementaires. Toute l’opposition ou presque.

Tous ses amis et il en avait beaucoup dans toutes les communautés !

Après le requiem du prêtre, Abdourahman Bachir a tenu lui aussi a rendre hommage à Jean -Paul ! Un œcuménisme à la Djiboutienne que ce défenseur des Droits de l’Homme a incarné à lui tout seul.

L’éloge funèbre de sa nièce Sagal Aden a arraché des larmes d’émotion à l’assistance. Son avocat et membre de la L.D.D.H.

Maître Zakaria Abdillahi a rendu un hommage à son combat en rappelant brièvement tout ce que Jean Paul aura enduré dans la défense de cette noble cause : les droits humains.

Jean-Paul, ton œuvre et toi resterez vivants dans nos cœurs .

14/04/2012 (B652) (Message reçu le 8/04) Communiqué de l’ARD pour diffuser l’interview que Kassim Ali Dini a donné à Réalités (Propos enregistrés par Maki Houmedgaba)

ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT

ARD

Djibouti, le 8 avril 2012

Interview du secrétaire général de l’ARD,

M. Kassim Ali DINI




Les nouvelles sont rares ces temps-ci depuis Djibouti.

Ce qui alimente toutes sortes de rumeurs. Réalité en ligne a donc sollicité une interview du secrétaire général de l’ARD,Kassim Ali Dini pour y voir un peu plus clair.

Réalité : Depuis les commémorations  du 20e  anniversaire du massacre d’Arhiba le 18 décembre dernier et celle du 18 février 2012  suivie de la tournée  dans le nord du pays il ya un mois, les dirigeants de l’ARD en général et vous-même en particulier semblez avoir disparu des écrans radars, que se passe t-il ?



Kassim Ali Dini : S’agissant de ma petite personne, je n’ai jamais cherché à crever quelque écran que ce soit, radar, cathodique ou médiatique. A l’ARD, il n’y a ni one man show ni encore moins vedettariat : chaque responsable, quel qu’il soit s’exprime en toute autorité sur quelque sujet que ce soit et engage ce faisant tout le parti. En clair, nous sommes un parti démocratique où tout se discute. De part mes fonctions, mon devoir premier est d’œuvrer au bon fonctionnement et renforcement du parti sur le terrain du concret. Car non seulement la dictature que nous combattons utilise l’argent public pour monopoliser les médias à l’intérieur et contrôler beaucoup d’autres à l’extérieur : chaînes radio-tv, et même certains sites internet commençant par DJIB… polluant également Twitter et Facebook.

Réalité : Face à ce régime totalitaire, comment se présente l’élargissement et le renforcement de l’opposition ?



KAD : Nous y travaillons avec tout le sérieux  qu’exige une telle entreprise ; et conformément à nos principes,  nous allons travailler avec ceux  que chaque composante de la communauté nationale à a offrir de meilleur  en termes de convictions, de détermination et de légitimité. Pour nous  la recomposition de l’opposition nationale suit son cours de façon irréversible.



Des démarches concrètes verront bientôt le jour.



A notre avis, tout le monde s’accorde sur la nécessité de mettre en place un cadre de lutte mieux adapté. C’est-à-dire, trouver la bonne synergie entre l’évidence nécessité du travail de terrain et l’incontournable partenariat des forces vives de la diaspora. Ce qui manque jusqu’à présent. C’est donc à cette lacune que nous avons le devoir de remédier tous ensemble dans un esprit de responsabilité.



Soyons encore plus clairs. Nous voulons instaurer la démocratie d’abord au sein de l’opposition. Donc  de notre point de vue, chaque partie désireuse de jouer un rôle constructif dans cette reconfiguration a parfaitement le droit de proposer un projet de charte constitutive étant bien entendu que la charte finale sera entérinée  lors d’une rencontre plénière et dans un cadre approprié.



Réalité : Mais tout ça semble prendre du retard, et la crainte d’un blocage se profile…



KAD :
Je ne pense pas qu’il y’ait une quelconque intention de blocage de la part de qui que ce soit. Car tout véritable démocrate sait qu’il n’ya qu’un seul adversaire : ce régime dictatorial à l’agonie qui bafoue la citoyenneté en refusant des cartes d’identité nationale à de véritables citoyens, et qui dans le même temps se permet d’offrir des passeports Djiboutiens à des individus peu recommandables …



Alors qu’il retire ou refuse de renouveler ces passeports à d’éminents dirigeants de l’ARD. Ce régime qui gouverne par la famine, impose à notre peuple d’effroyables conditions de vie en tuant la Santé, en rendant l’Education analphabète,  en condamnant  nos compatriotes sans distinction à la mendicité, l’indigence, bref à l’indignité. Le seul combat dont un démocrate digne de ce nom doit se préoccuper, c’est comment rendre l’opposition la plus efficace possible pour en finir avec cette caricature bête et méchante d’Etat néocolonial.



Pour avoir sacrifié de longues années de ma vie dans le maquis,  permettez-moi de rappeler une réalité que certains (à commencer par le régime) cherchent vainement à occulter : notre pays a connu de 1991à 2001 un douloureux conflit civil dont ni les causes ni les conséquences n’ont été traitées.  Or une  paix durable  ne peut ne peut exister quand s’aggravent chaque jour la ségrégation, l’arbitraire, l’injustice, en un mot, le déni de Djiboutianité.



Réalité : Merci d’avoir rappelé certaines vérités, mais pendant ce temps le régime ne chôme pas dans l’espoir de perdurer et semble pour cela encourager la création de nouveaux partis qui ne s’occuperont que de problèmes sociaux et religieux dans la perspective des législatives de 2013 et…



KAD : Restons sérieux ! Les problèmes sociaux sont avant tout des problèmes politiques, parce que  ce sont des politiques de développement mal pensés, conçus sur des bases sectaires et alimentant la corruption généralisée qui expliquent la situation actuelle de faillite de l’Etat djiboutien.



Mais vous avez tout à fait raison de dire que comme  lors des pseudo-consultations régionales du début de cette année,  le régime cherche à mettre en place une nouvelle classe politique plus docile  pour mystifier la communauté internationale et noyer le message de la véritable opposition.



Mais personne n’est dupe. Et c’est pour cela que la véritable opposition démocratique reste incontournable car elle seule pose les vraies questions et propose les vraies solutions.

Propos recueillis par

Maki Houmedgaba

17/04/2012 (B652) La communauté djiboutienne s’organise pour honorer la mémoire de Jean-Paul Noël Abdi (1 – Bruxelles)

Bruxelles

Amba Bruxelles Hier lundi, un groupe de Djiboutiens a organisé un sit-in devant l’Ambassade de Djibouti, pendant plus d’une heure à la mémoire de Jean-Paul Noël Abdi.



Maki Houmedgaba était sur place et il a participé à cet hommage. Dans la nuit, il nous a fait parvenir le compte-rendu et les photos que nous mettons en ligne. Ce sit-in a été aussi l’occasion de rappeler les noms des prisonniers politiques qui sont illégalement détenus à Djibouti et pour la libération desquels, Jean-Paul Noël Abdi multipliait les alertes et les interventions.

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Hommage à Jean-Paul Noël Abdi à Bruxelels



Sit-in tenu face à l’ambassade de Djibouti à Bruxelles dédié à Jean-Paul Abdi Noël (Par Maki Houmedgaba)



En guise d’hommage à Jean-Paul ABDI NOEL, président de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme (LDDH) disparu le vendredi 13 avril, un groupe de citoyens djiboutiens  résidant en Belgique a tenu ce lundi 16 avril 2012 un mini sit-in symbolique devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles, avenue Franklin Roosevelt 204, 1050 Bruxelles.



Les Djiboutiens se sont recueilli dans le silence face à l’entrée de la légation et ont remis au chargé de relations consulaires de l’Ambassade un document reprenant la liste des prisonniers politiques et le contexte de leur détention souvent sans jugement. L’ambassadeur Badri est sorti de l’ambassade en trombe à la vue des manifestants, à qui il a jeté un regard froid, avant de les accuser de « faire une guerre contre l’ambassade ».



Sit-in BruxellesLes membres présents au sit-in symbolique de Bruxelles sont MM. Abdo Hamid, Barkat Ahmed, Abdo Mohamed Tourab, Zippo Abdillahi Iftin, Djilani Ibrahim Ahmed, Abdoulkader Abass Houssein, et Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe invité au sit-in.



Les prisonniers politiques détenus à ce jour à Djibouti dont nous avons retrouvé les noms sont : 



1) Hassan Amine, défenseur des Droits Humains et  membre du Parti djiboutien pour le développement (PDD), arrêté à son domicile à Randa le 1er août. Il serait en réalité poursuivi pour avoir rendu visite à des prisonniers politiques et en particulier pour leur avoir fourni des médicaments et dénoncé des arrestations arbitraires et tortures de civils dans le nord du pays.



2) Ismaël Hassan Aden dit Madheedh, militant du Parti National Djiboutien (PND), serait poursuivi pour son rôle actif dans la mobilisation pacifique contre le pouvoir. Il aurait été torturé  lors de sa détention par des gendarmes.



3) Ismaël Abdillahi Doualeh dit Sitiin, distribuait, La République journal du parti PND. Il  aurait été torturé à la Section de Recherche et de Documentation (SRD) de la gendarmerie.



4) Abdi Osman dit Indhabuur, cadre de l’Union pour la Démocratie et la Justice (UDJ) aurait été torturé par des agents de la gendarmerie.



5)   Mohamed Ahmed dit Jabha du Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD), interpellé en mai 2010 dans le nord du pays et torturé.



6) Houssein Robleh, journaliste de La Voix de Djibouti, est en liberté provisoire depuis le 26 novembre 2011



7) Mohamed Ahmed Abdillahi, frère de l’opposant Mahdi Ahmed Abdillahi mort le 14 avril 2009 à la prison centrale de Gabode, a été interpellé en mars 2009 à Djibouti-ville, torturé et condamné à 5 ans de prison en juin 2009;



8) Mohamed Hassan Robleh, militant du Mouvement pour le renouveau  Démocratique (MRD), interpellé le 25 février 2011 à Djibouti-ville et torturé ; 



9) Adan Mahamoud Awaleh, interpellé le 25 février 2011 à Djibouti-ville et torturé ;



10) Hamoud Elmi Ahmed dit Gedaleh, militant de l’Union pour la démocratie et la Justice (UDJ), interpellé en février 2011 et torturé ;



11) Mohamed Cheick Souleiman Moussa, magistrat djiboutien incarcéré à Gabode.



Les prisonniers djiboutiens sont aujourd’hui les orphelins d’un défenseur des droits de l’homme unique dans l’histoire de notre pays. L’hommage ultime à lui rendre sera encore de continuer le combat qu’il a engagé contre la dictature et contre l’injustice.

Il a été prévu de renouveler prochainement ces actions de sit-in.

Maki Houmedgaba

Représentant de l’ARD en Europe


Fait à Bruxelles, le 16 avril 2012

14/04/2012 (B652) Flash Info / Disparition de Jean-Paul Noël Abdi / Communiqué de l’ARD

ARD – ALLIANCE REPUBLICAINE
POUR LE DEVELOPPEMENT




Djibouti, le 13 avril 2012



HOMMAGE A JEAN PAUL NOEL ABDI



C’est avec une profonde tristesse que les membres de l’ARD et moi-même avons appris aujourd’hui le décès de Jean Paul Noel Abdi survenu à Marseille.



L’ami intime qui vient de nous quitter était un patriote accompli et un digne fils de ce pays qui l’a vu naître le 2 juillet 1947. Après ses études en France, Jean Paul s’est courageusement investi dans l’émancipation de notre pays.



Cadre de la LPAI et proche collaborateur d’Ahmed Dini, il a pris une part active à la lutte pour l’indépendance nationale, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur lors de ses multiples déplacements aux côtés des principaux dirigeants du mouvement indépendantiste national.



Il était alors connu sous le nom de code somali Baxwel. Après le référendum du 8 mai 1977, il devient membre de la première Assemblée Nationale et occupe les fonctions de secrétaire du Bureau de l’Assemblée.



Il y siègera jusqu’en 1996.



A cette date, il rejoint les rangs de l’opposition. En 1999, il s’éloigne de la politique et fonde la LDDH (Ligue Djiboutienne des Droits Humains) dont il est élu Président lors de la séance constitutive organisée par ses membres fondateurs.



Une grenade est alors lancée dans la cour de sa maison au quartier 5.



La création de la LDDH tombait à point nommé : après la relève dynastique au sommet de l’Etat, des exécutions sommaires de civils continuaient à être perpétrées par les soldats gouvernementaux, en toute impunité.



Sa contribution à la défense des droits humains à Djibouti lui a valu une reconnaissance internationale fondée sur le courage de son engagement au service du sérieux de son travail. Les terribles conditions de ses multiples emprisonnements par le régime n’ont jamais entamé sa détermination.



Parmi les épisodes les plus douloureux de l’acharnement du régime, on retiendra son incarcération à la suite de ses publications relatives à la découverte en 2007 d’un charnier au Day et au viol perpétré dans le même village d’une jeune fille sourde-muette par un sous-officier de la garde présidentielle.



Au « procès » qui s’ensuivit, il était défendu par Me Zakaria Abdillahi ainsi que par Me Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue Française des Droits de l’Homme, qu’il présida cinq années durant et vice- président de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH), spécialement venu de Paris



C’est à cette constance dans la dénonciation de toutes les formes d’injustice et de déni de droit que ses compatriotes rendent unanimement hommage, en conférant à ce triste jour une dimension authentique de deuil national.



Au nom de toute la direction et des militants de l’ARD, ainsi qu’en mon nom personnel, j’adresse nos condoléances les plus attristées à la famille du regretté Jean-Paul Noel Abdi.



Que Dieu lui accorde son Paradis Eternel. Amin.

Président Ahmed Youssouf

27/03/2012 (B649) Réalités (ARD) / Après le triomphe de l’ARD dans le Nord du pays : panique officielle et gesticulations pathétiques ! (Article publié avec l’aimable autorisation de la direction)

Il a fallu que notre parti entame une tournée réussie dans les régions du nord sinistrées et abandonnées par le pouvoir RPP pour que le pouvoir usurpateur et honni redécouvre le charme de ces deux districts victimes de la violation des accords de paix et de la décentralisation avortée.



Ainsi depuis le 12 mars dernier, le régime n’a pas lésiné sur les moyens pour tenter une pathétique reconquête des esprits, en vain. Car, plus de cirque, c’est de pain et de soins que le peuple a besoin !



Outre des distributions massives d’aide alimentaire don de la générosité internationale, jusque là refusée et pourrissant dans les dépôts, le pouvoir n’a pas hésité à faire dans le superflu en organisant ci et là des rencontres sportives et culturelles à grand frais avec de gros moyens logistiques et humains; pour exemple : la course de l’unité lancée à partir d’Obock samedi 24 mars a vu la participation des officiers supérieurs (les deux sinistres Zakaria) et de plusieurs ministres dépêchés sans oublier de centaines de figurants spécialement recrutés et convoyés depuis Djibouti-villle à grand frais pour la mystification.



Tout ce cirque coûteux ressemble bien à ce régime de népotisme et de gabegie sans limite, mais n’a en rien apporté de solutions au sous-développement imposé que l’ARD a fait connaître en images au monde entier et en direct d’Obock et et Tadjourah.



Quelle honte que de demander de courir à des enfants affamés, sans soins ni éducation !



Questions : après le passage des envoyés impotents du potentat chancelant de Haramous et de ses caravanes, le camion-bennne à ordure immobilisé faute de carburant devant la résidence Lagarde depuis deux ans a-t-il repris du service, la toiture arrachée du dispensaire d’Obock est -elle refaite ?



Et à Tadjourah, le cimetière des ambulances a t-il disparu et le centre de santé sordide est-il de nouveau opérationnel ?



Les lampes solaires offertes par la communauté internationale pour permettre aux écoliers des zones rurales sans électricité d’étudier le soir ont-elles été distribuées et non vendues ?



L’ARD porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que cette politique de mépris pour les conditions de vie de nos concitoyens de la part du régime dictatorial financé et toléré par la communauté internationale est à court terme lourd de conséquences pour la stabilité de notre pays et de toute la sous-région.



Dorénavant, nos militants ont décidé d’adopter une attitude plus constructive : manifester leur rejet massif à chaque fois d’une délégation officielle de ce régime viendra souiller leur ville.