20/12/2017 (Brève 1110) Maki Houmed-Gaba, en qualité de représentant de l’ARD pour l’Europe nous a fait parvenir la copie de son compte-rendu de la manifestation du 17 décembre 2017 à proximité de l’Ambassade de Djibouti à Paris, en hommage aux victimes de la dictature.

Lien avec l’article : http://ard-djibouti.org/compte-rendu-de-la-manifestation-du-17-decembre-2017-face-a-lambassade-de-djibouti-a-paris-ard-paris-18-12-17/

Compte-rendu de la manifestation du 17 décembre 2017
face à l’ambassade de Djibouti à Paris

La manifestation de Paris le 17 décembre 2017 de 15 h à 17 h face à l’ambassade de Djibouti à Paris organisée à l’appel de l’ADD a rassemblé une trentaine de manifestants dans l’objectif de rendre hommage à la mémoire des dizaines de victimes civiles tuées ou torturées à Djibouti depuis 1990.

La répression de civils la plus méconnue est celle du 27 septembre 1990 à Quartier 5 dans Djibouti-ville, ces civils prétendument accusés de collusion avec un attentat anti-français. En visite à Djibouti, Amnesty International avait obtenu des éléments de preuve que les personnes arrêtées avaient subi des mauvais traitements à la Brigade d’Ambouli appelée « Villa Christophe ». 27 ans aujourd’hui, et toujours aucune information sur ce crime.

Le 18 décembre 1991 a connu à son tour un massacre de civils au quartier Arhiba dans Djibouti où 59 personnes sont tuées et 88 blessées par les forces armées djiboutiennes, cette fois en représailles à une défaite des troupes gouvernementales dans le Nord du pays face au FRUD. 26 ans après, ce crime d’État reste également impuni.

Un nouveau crime de masse a été perpétré le 21 décembre 2015 à Buldhuqo près de Djibouti-ville, les forces de l’ordre ayant visé cette fois des civils membres d’une communauté culturelle qui s’étaient réunis pour une cérémonie religieuse, provoquant près de 70 personnes tuées et une centaine de blessés.

Les manifestants rassemblés ce 17 décembre ont dénoncé la perpétuation de tels crimes depuis les années 90 et réclamé l’ouverture d’enquêtes sur tous les massacres de civils commis à Djibouti ainsi que la fin de l’impunité et la libération des prisonniers politiques actuellement détenus.

Les manifestants ont réclamé enfin l’ouverture d’enquêtes sur les violations des droits de l’homme dans leur ensemble et sur les viols des femmes perpétrés dans le nord du pays.

Le député de l’opposition djiboutienne Ismaël Assoweh a fait le déplacement pour délivrer un message de solidarité à l’endroit des victimes et demandé une remobilisation de tous pour faire face à l’absence de droit qui se perpétue à Djibouti.
Le blogueur Tchadien Makaela Nguebla a pris la parole et esquissé une comparaison avec la dictature qui sévit au Tchad où le président Idriss Déby viole également pareillement les droits humains.

Ont également pris la parole un représentant de l’ORDHD M. Colomba, un ex-enseignant en exil forcé en France Farhan Barreh, le représentant en Europe de l’ARD Maki Houmed-Gaba, la militante des droits des humains Aicha Dabale mais aussi un ensemble de militants de l’opposition : Abdoulfatah Aden, Fatouma Hamadou, Kenedid Mouhsen et Ali Sahal.

Une longue série de slogans ont été scandés face à l’ambassade de Djibouti dont le personnel dissimulé derrière les fenêtres n’a pas manqué de filmer les manifestants au moyen de caméras à peine camouflées.

Maki Houmed-Gaba
Représentant de l’ARD en Europe
Fait à Paris le 17 décembre 2017

18/12/2017 (Brève 1109) Devoir de mémoire – Communiqué de la LDDH

Sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH a diffusé ce 18 décembre 2018 un communiqué pour rappeler tous les massacres et les atrocités commis par les forces du régime sous l’autorité des deux chefs de l’Etat qui se sont succédés durant les 40 années d’indépendance confisquée.

Elle dénonce aussi la complaisance des nations occidentales largement représentées à Djibouti par leurs contingents militaires..

__________________ Texte du communiqué

« Il y a plus d’un quart de siècle, une soixante des civils sans défense furent fusillés à l’aube du 18 Décembre 1991 en bordure de la Cité d’ARHIBA par les forces gouvernementales de Djibouti.

POURQUOI ? La question reste toujours posée ! Ce massacre planifié en haute sphère de l’ETAT DJIBOUTIEN sera le prélude aux multiples séries des massacres qui jalonnent l’histoire de ce petit pays.

OBOCK, YOBOKI, HANLEH, RANDA, DAY, GOURBOUS, GAGADE, KARTA, WEIMA etc. ont été aussi les théâtres des massacres en séries des civils sans défense par les forces armées de Djibouti. Les auteurs ainsi que les commanditaires de ces multiples massacres ont bénéficié d’une totale impunité et continuent à ce jour à gravir les échelons sans aucune entrave et les proches de ces victimes portent toujours leur deuil face à un tel déni de justice. Le nombre des civils tués lors de cette période du conflit interne se compte par centaines.

Il semble sans aucun doute que les massacres des civils sans défense soient devenus une banalité historique car i y a 2 années à quelques jours près un massacre d’une même ampleur a été perpétré le 21 Décembre 2015, à BOULJOUQO à la périphérie de la Commune de BALBALA, toujours la même question sans réponse : POURQUOI ?

Le malheur est que des telles séries des massacres des civils sans défense se perpétuent sans vergogne dans le temps et dans l’espace à ce jour, pour les familles en total désarroi. Le thème choisi cette année par le Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies « OEuvrons pour l’égalité, la justice et la dignité humaine » arrive à point nommé car il est temps de rendre justice à ces victimes et à leurs proches.

La LDDH dénonce et condamne l’inertie sinon la complaisance des pays démocratiques amis de Djibouti, tels que la FRANCE et les ETATS-UNIS d’AMERIQUE, les instances judiciaires continentales la Cour Africaine des Droits de l’homme et des Peuples, et internationales le TPI avec le régime en place à Djibouti lequel cherche à occulter et enterrer pour toujours et par tous les moyens tous ces massacres des civils sans défense.

Enfin la LDDH osé espérer qu’un jour nouveau se lève pour rendre justice à toutes ces victimes et à leurs proches. »

16/12/2017 (Brève 1106) Appel de l’ADD à manifester ce dimanche à proximité de l’Ambassade de Djibouti à Paris en hommage aux victimes des massacres d’Arhiba et de Bulduqho

ASSOCIATION POUR LA DEMOCRATIE
ET LE DEVELOPPEMENT (ADD)
ADD-Djibouti@hotmail.fr 

Appel à un rassemblement le 17 décembre 2017 -> 15:00 – 17:00
à proximité de l’Ambassade de Djibouti
26 rue Emile Meunier
à
Paris 16ème
pour  Commémorer le massacre du 18 Décembre 1991 à Arhiba
 et du 21 Décembre 2015 à Buldhuqo

26ème anniversaire du massacre d’Arhiba à Djibouti

A la mémoire des victimes du 18/12/1991 et de toutes les victimes de la dictature, en solidarité avec les prisonniers politiques, l’ADD, organise  chaque année depuis 26 ans la commémoration du  massacre d’Arhiba (quartier Afar de Djibouti), perpétré le 18 décembre 1991 par l’État djiboutien.

Le 18 décembre 1991 restera à jamais gravé dans la mémoire en République de Djibouti. En représailles  à une défaite des troupes gouvernementales dans le Nord du pays, face au FRUD, l’Armée,  la Police et la  Gendarmerie  ont mené une opération militaire contre  des civils du quartier d’Arhiba, (habité par les Afar).

Bilan connu : 59 personnes tuées et 88 blessées. Il ne s’agit ni d’une bavure, ni d’un dérapage, ni d’un acte isolé de vengeance, mais d’une décision politique délibérée et assumée par les plus hautes autorités de l’État.

++ Depuis 26 ans,  ce crime d’État  reste jusqu’à ce jour, totalement impuni.

Un autre crime de masse a été perpétré le 21 décembre 2015 à Buldhuqo  (faubourg de la capitale), qui a visé des personnes issues du sous clan Yonis Moussa  des Issas qui s’étaient réunies pour une cérémonie religieuse. Plus  de 70 personnes ont été tuées et une centaine blessées par les forces de l’ordre.

  • Les arrestations arbitraires des  parents des membres du FRUD, des démocrates et des militants politiques se poursuivent
  •  La mort sous la torture le 14février 2016 dans la Gendarmérie de Tadjourah de Houmad Ismael et Abdo Mohamed Mominl’ exécution extrajudiciaire, dans la région de Moussa Ali, de Houmed Kamil Mohamed eAli Oumar Mohamed, le 17 août 2016, parce que soupçonnés de sympathie avec le FRUD restent toujours impunies.

++ Aussi nous réclamons :  

  • l’ouverture d’une enquête internationale sur le massacre d’Arhiba  et de Buldhuqo
  • la libération de tous les prisonniers politiques
  • la reconnaissance officielle des massacres d’Arhiba et de Buldhuquo  et de tous les autres crimes commis par l’Etat djiboutien.

++
Nous dénonçons :

les violations permanentes des Droits Humains en République de Djibouti ;    les viols des femmes  ainsi que les tortures systématiques infligées aux personnes arrêtées arbitrairement. 

Manifestons pour demander justice et la fin de l’impunité en République de Djibouti,

L’ADD vous convie  à participer au rassemblement  qui aura lieu
le dimanche  17 décembre 2017, de 15h à 17
Devant l’Ambassade de Djibouti : 26 rue Emile Menier
Métro Porte Dauphine Paris 16ème

16/12/2017 (Brève 1107) A la veille de l’anniversaire de deux grands massacres commis à Djibouti sous les ordres de Guelleh, un correspondant nous adresse la liste la plus complète des victimes de nombreuses exécutions massives commises dans le pays. Avec nos félicitations, nous lui adressons tous nos remerciements pour sa contribution à la mémoire de ces femmes et de ces hommes innocents.

Sera-t-il possible d’établir un jour la liste exhaustive de toutes les victimes de Guelleh et de ses sbires ? On ne peut que l’espérer, mais la tache est complexe, car l’information est difficile à recueillir et à recouper et surtout parce que le régime a toujours tout fait pour que la vérité soit occultée, allant même jusqu’à faire brûler le bâtiment qui rassemblait les archives.

Notre corespondant à effectué un travail remarquable, que la diaspora toute entière va reconnaître et l’équipe de l’ARDHD lui adresse ses félicitations les plus sincères.

+++ 1990
++ 17 septembre 1990
A la suite de l’attentat du café de Paris, les forces de répression ont lancé une chasse contre les membres de la communauté Gadabourci, qui a payé un lourd tribu avec de nombreux morts et blessés.

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+++ 1991
++ 18 décembre 1991: massacre d’ARHIBA

  1. Hamad Ibrahim Said
  2. Yasso Kate Ali
  3. Ali Ibrahim Mourha
  4. Nibaleh Aden Mohamed
  5. Daoud Mohamed Ali
  6. Abdallah Hamad Omar
  7. Said Hamadou Gaas
  8. Ali Adam Ahmed
  9. Ahmed Moumin Baguila
  10. Habile Moumin Baguila
  11. Ganibo Ibrahim Yasso
  12. Ali Mohamed Weo
  13. Adam Dihibo Moussa
  14. Mohamed Ali Omar
  15. Ali Alelou Assowe
  16. Bero Daoud Angade
  17. Omar Mohamed Kadabe
  18. Abdallah Yayo Ibrahim
  19. Hassan Ali Aboubaker
  20. Malik Ali Mohamed
  21. Hassan Abdou Aboubaker
  22. Ali Abdallah Gourate
  23. Saboli Abdallah Gaas
  24. Ali Kabir Mandeitou
  25. Noumane Mohamed Abdallah
  26. Ali Said Mohamed
  27. Mohamed Moussa Waaye
  28. Ali Houssein Harssou
  1. Ali Cheiko Hamad
  2. Adam Cheiko Hamad
  3. Mohamed Ali Houssein
  4. Hassan Filadero Hassan
  5. Idriss Lale Ali
  6. Mohamed Osman Ibro
  7. Osman Mohamed Ibro
  8. Saada Ahmed
  9. Ali Arero Ali
  10. Misera Bouchra Chouna
  11. Saliha Mohamed Ali
  12. Ali Adam Ali
  13. Houssein Ibrahim Mohamed
  14. Kilo Yassin Ali
  15. Mahameisse Dinbihisse
  16. Ali Hamad Doula
  17. Here Ali Yasso
  18. Fosseya Mohamed Osman
  19. Hasna Said Mohamed
  20. Hassan Hamid
  21. Osman Youssouf
  22. Abdoulkader Mohamed Issa
  23. Arisso Onde Arisso
  24. Mohamed Moussa Mohamed
  25. Mohamed Ali Ahmed
  26. Mohamed Houmed Mohamed
  27. Gohar Hamadou Gohar
  28. Hamdou Gohar Hamadou

_________________________

++ 19 décembre 1991 : district de Dikhil – Massacre de Karta
1-Gohar Hamadou Med
2-Moumina Mohamed Barkat
3-Alboli Gohar
4-Assia Hammadou Ali
6-Saida Ahmed Cheiko
7-Aicha Houmed Ahmed.

==========================================

+++ 1992
++ Février 1992 : Yoboki

1-Abdallah Oudoum Hamadou (okal general)
2-Ahmed Moussa Ahmed (Cadi)
3-Mohamed Araita Hamadou
4-Mohamed Adou Roble dit Hali Hali (commercant)
5-Hamadou Ali Hamadou dit Herma
6-Hassan Farah Meeko
7-Abdo bolok Hamad dit kaxxa Abdo
8-Mohamed Bolok Hamad
10-Lako Kabir Houmed
11-Hamad Abakari Said (okal de Oulouto Modayto)
12-Halima Med Hassan
13-Moussa Hebano
14-Abdo Hamad,( muezin et maitre de l ‘ecole coranique)
15-Mohamed Hamadou Said
16-Mohamed Goura dit Asbaraytou .

_________________________

++ Février 1992 : Massacre de Gouroubous

1-Ambaro Assowo
2-Abdallah Hamad Mohamed
3-Obakar Mohamed Farah
4-Mohamed Houmed Ali
5-Ali Adrouh Boreto
6-Obakar Ali Araita
7-Abdo Ibrahim
8-Mohamed Ahmed Moussouba
9-Mohamed Houmed Ali dit HARSA
10-Mohamed Ali Hera
11-Gohar Moussa
12-Roble kiou Abdallah

_________________________
++ Aout 1992 : massacre d’Hanlé

1-Iyye Ahmed Ali
2-Abdoulkader Ibrahim Moussa
3-Ibrahim Abdoulkader Ibrahim
4-Med Adrouh Borita
5-Borita Adrouh Borita
6-Basoora Ali
7-Wais Halale Hamad Adou
8-Ali Hoobo Guinili
9-Abdalah Ahmed Sabboum
10 Abdo Ibrahim Ibiro
11-Farah Mohamed
12-Mohamed Houmed Golba

==========================================

+++ 1993
++
Septembre 93 : massacre de Gagade -Allouli.
1-Ali Houmed dit Arkahidaytou
2-Fatouma Ali Hmed
3-Moumina Oudoum Gohar
4-Koudous Moussa dit Ibaado
5 -Ibid Mohamed Adou
6-Madina Moussa Hared .
_________________________
++ Juil à Sept 1993
: district de Tadjourah

1-Hamadou Abdallah
2-Hassan Mohamed Ali
3-Mohamed Ahmed
4-Abyaazid Youssouf
5-Fatouma Dileita
6-Houmed Gouda Hera
7-Mohamed Isse Youssuf
8-Ali Hassan Daoud
9-MohameAli Gueda
10-Mohamed Ali Ahmed
11–Adlao Med Bolok
12 -Ali Abdallah
13-Ali Dimbio
14-Kamil Houmed Soule
15-Abakri Gadito Ali
16-Hamadou Daoud Ali
17-Ali Dabale Hamad
18-Moussa Ali Hamadou
19-Mohamed Chehem
20-Ali Adab
21-Adlao Awal

22-Moussa Ibrahim
23-Ali Ahmed Ali
24-Mohamed brahim
25-Ahmed Abdallah Mohamed
26-Mohamed Dimbio
27 -Ahmed Abdallah Otban
28-Mohamed Ali Mohamed
29-Abdo Mohamed
30-Ali Hamadou Ali Hida
31-Houmed Ibrahim Ali
32-Otban Ayra Moussa
33-Mohamed Cheik Borris
34 -Ali Mhamed Hamadou
35-Houmed Ibrahim Ali
36-Ali Kamil Horoodo
37-Hamad Mohamed Ali
38-Daoud Ibrahim Afada
39-Mohamed Hamid Hamadou
40-Hawi Rouffa Afsiiro
41-kamil Mohamed Ali

_________________________

++ Septembre 93 : massacre de Gagade -Allouli.

1-Ali Houmed dit Arkahidaytou
2-Fatouma Ali Hmed
3-Moumina Oudoum Gohar
4-Koudous Moussa dit Ibaado
5 -Ibid Mohamed Adou
6-Madina Moussa Hared .
________________________________________

+++ Massacres et exécutions à Obock

1-Mariam Ebo Mohamed
2-Mariam Houmed Yacin
3-Saleh Ahmed Kassim
4-Abdo Ibrahim Kassim
5-Ali Hamadou Ibrahim
6-Ali Mohamed Ibrahim
7-Fatouma Ali Mohamed
8-Bourhan Gazar Mohamed
9-Mola Omar Mola
10-Mohamed Bourhan
11-Ali Mohamed Ali
12 -Hamadou Kadafo Ali
13-Hasna Mohamed Ali
14 -Mohamed Chehem Ali
15 -Kassim Bourhan Ali

16 .Hafez Med Hassan (Elève)

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+++ 2014 : massacre du Day
Les ossements exhumés, par les ravinements des eaux torrentielles, seraient ceux des civils innocents, triés et exécutés, sans aucun Jugement (extrajudiciaire) par les Forces armées Djiboutiennes, en janvier 1994, et dont les corps n’avaient pas été retrouvés.

Il s’agit vraisemblablement de :
1. Ali Ballah Youssouf ;
2. Hassan Kamil Ali ;
3. Hamadou Kamil Hassan ;
4. Hamadou Mohamed Houmed ;
5. Mohamed Hassan Ali ;
6. Abdoulkader Hassan Youssouf ;
7. Mohamed Ali Mohamed.

Les sept corps ont été enterrés décemment au cimetière de Gabladigué le 9 février 2007.

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+++ 2015
++ 21 décembre 2015 : Bulduqho (Source : LDDH)

Morts
            

Blessés

Disparus

Awaleh Ali Mousse

Aden Farah Affi

Ahmed Hildid

Moussa Khaireh Waberi

Ibrahim Nour Miganeh

Sahal Ahmed Djama

Ahmed Abdi Houssein

Abdi Houssein Dirieh

Farah Robleh Wais

Abdillahi Aden Abdi

Awowo Aden Jirijiri

Mahamoud Bouh Rayale

Abdi Sahal

Idriss Baadou Aden

Hachim Ali Farah

Moumin Absieh

Hosh Abdillahi Ali

Houssein  Hassan Moumin 

Mako Nour Bouraleh

Yonis Abdillahi Ali

Omar Abdillahi

Samireh Aden Said

Mohamed Yacin Abdi

Moud Houssein Miguil

Osman Moumin

Abdi Moussa Farah

Med Ali Demo

Adosh Miguil Bouh

Ibrahim Omar Doule

Hassan Meiraneh

Mako Ali Rayal

Hassan Guedi

Omar Ali Omar

Hadiyo Maidane Farah

Aboubaker Yacin Said

Said Farid Djama

Moussa Bouh

Mahad Hassan Omar

Hadi Abdi Said

Moussa Elmi Egal

Yonis Abdillahi

Mahdi Moussa Atteyeh

Dahir Awaleh Farah

Yonis Hared Abdillahi

Moumin Alloleh Sougueh

Saad Moussa Elmi

Yonis Faroleh

Fatouma Said Issa

Rayale Miguil Ali

Zakaria Daher Ali

Fouad Robleh Omar

Fatouma Rague

Ibrahim Nour Miguil

Said Biraah Bouh

Ali Maidane

Arab Daher Ismail

Fardoussa Omar Ali

Farah Moumine Obsieh

Idriss Bachir Guedi

Omar Awlid Osman

Waise Godi

Ali Djama Mairaneh

Ayanleh Sougueh Guedi

Awaleh Robleh

Ahmed Issa

Mohamed Djama Egueh

Omar Guirreh God

Aden Farah

Moussa Waberi Dirir

Barreh Sougueh

Abdillahi Aden Ali

Mohamoud Hassan Omar

Ali Hayil

Daoud Abdillahi Gouled

Diraneh Aouled Ali

Hassan Omar Doualeh

Ilyas Ibrahim

Farid Ali Bouh

Madina Aden Hassan

Farah Mahamoud

Fozia Darar Ibrahim

Amina Hassan

Mouktar Hassan Abdirahman

Abdillahi Bouh Ali

Soumeya Abdourahman Djama
(6 ans)

Rayal Bouh

Issa Ali Farah

Souleiman Said Abdi

Omar Bawlah

Amareh Guedi Bouh

Omar Guirreh

Omar Djama Bashe

Saada Omar Djama

 

Jeh Abdi Souldan

Farid Ali Warsame

 

Abade Abdillahi Robleh

Aganeh Omar Wadawr

 

Robleh Bouni Daher

Abdirahman Wadawr

 

Ibrahim Alaleh

Mohamed Farah  Iyeh

 

Isnino Farah Ali

 

 

Qoreeho Bouh Said

 

 

Djama Sahal

 

 

Ibrahim Awaleh

 

 

Haroun Abadid Warsame

 

 

Kadija Hilin Adawe

 

 

Oumalkair Said

 

 

Atteye Djama Farah

 

 

Djibril Omar Atteyeh

 

 

Neima Guirreh Adaweh

 

 

Anab Sougueh Bouh

 

 

Bilal Djama Moud

 

 

Roda Ibrahim Bouh

 

 

Hamda Osman Abdi

 

 

Abdoulkader Osman Abdi

 

 

Zahra Said Farah

 

Que Dieu Tout-Puissant les accueille en son Paradis éternel.

13/12/2017 (Brève 1103) La Diaspora djiboutienne en Europe appelle à manifester samedi 16/12 devant l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles en hommage aux victimes de la dictature et plus particulièrement celles des massacres d’Arhiba et de Buldhuqo

Appel à participer à la commémoration des massacres d’Arhiba, de Buldhuqo et de tous les crimes Gouled/Guelleh le samedi 16/12/2016 à 14h30 devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles.

Le 18 décembre 1991, les forces de l’ordre de Djibouti (police, gendarmerie et armée) tuèrent 59 civils innocents à Arhiba. Aucune enquête n’a été diligentée et les responsables de ce premier massacre de masse à Djibouti n’ont, à ce jour, jamais été traduits en justice.

Ismail Omar Guelleh, le zélé et fidèle continuateur de la tyrannie mise en place par Hassan Gouled Aptidon a commis un autre crime de masse en donnant l’ordre d’abattre plus de 93 personnes à Buldhuqo le 21 décembre 2015. Ce crime contre l’humanité a été perpétré contre des civils innocents à l’aide de chars de l’armée sous le commandement personnel du chef d’état-major et cousin du président, le général Zakaria Cheik Ibrahim.

La diaspora Djiboutienne en Europe appelle à participer en masse à la manifestation du samedi 16 décembre 2017 devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles.

Manifestons massivement et dans l’unité pour que justice soit rendue
à toutes les victimes de la dictature Gouled/Guelleh.
Horaire : De 14 h 30 à 17 h 00 
Adresse : Avenue Franklin Roosevelt  204,  1050 Bruxelles
Accès : Tram 94 / arrêt : Brésil
Contacts : Diaspora Afar de Belgique (0477248499 ou 0465822637) 
et la fondation Buldhuqo Internationale (0466317200)

09/10/2017 (Brève 1084) Nouveau massacre à Bouldouqho. Nos correspondants parlent d’un bilan de 3 à 6 morts et d’une trentaine de blessés. Mais comme toujours la dictature occultera les vrais chiffres.

Comme nous l’avions craint dès hier soir, le bilan de ce nouveau massacre à Bouldouqho serait beaucoup plus lourd que ce qui avait été écrit dans les premières heures.

Nos correspondants évoquent un bilan dramatique de 3 à 6 morts et d’une trentaine de blessés. Comme toujours il sera difficile de connaître la vérité, car les sbires à la solde du dictateur vont tout faire pour l’occulter, afin de diminuer leur responsabilité qui est pourtant directement engagée dans ce massacre commis contre des populations innocentes et sans défense.

Les photos qui circulent sur les média sociaux sont éloquentes
et témoignent de la cruauté des forces armées aux ordres de Guelleh. Femmes, enfants, rien ne les arrête.

08/10/2017 (Brève 1083) Les Force armées de la dictature tirent à nouveau sur les habitants de Bouldouqho. Bilan à l’heure actuelle : 1 blessé grave et un plus légèrement.

Ce matin, les forces de Guelleh lourdement armées ont investi le quartier de Bouldouqho, avec l’ordre de déloger les habitants les plus pauvres qui habitent des maisons disparates.

Cela a créé une réaction de la population et aussitôt la Police (qui ne fait jamais le détail ni la part des choses puisqu’elle est au service exclusif de la dictature et non de la Nation toute entière) a ouvert le feu.

Nos correspondants nous signalent un blessé grave et un blessé plus léger, mais le bilan pourrait s’alourdir.

20/12/2016 (Brève 895) Compte-rendu des manifestations des 17-18 décembre 2016, Paris, Djibouti et Bruxelles sous la signature de Maki Houmed-Gaba (ARD)

L’Alliance républicaine pour le développement (ARD) a participé le samedi 17 décembre 2016 à deux manifestations à Paris et à Bruxelles commémorant les massacres de civils commis à Djibouti par les forces armées nationales.

(Les photos et les vidéos sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.ardhd.org/photos/r1217_arhiba/r1217_manif.html)

Le représentant en Europe de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD) s’associe à l’ensemble de l’ARD et à tous les Djiboutiens épris de justice pour présenter une nouvelle fois ses condoléances les plus sincères aux familles des victimes des massacres à Djibouti.

Un quart de siècle après la tuerie de 59 civils à Arhiba, quartier populaire de Djibouti-ville, et un an après la tuerie de quelque 20 civils à Buldhuqo, près de Djibouti-ville, aucune enquête n’a été diligentée pour rechercher les responsabilités des auteurs malgré les plaintes déposées par les proches des victimes.

Les victimes du massacre d’Arhiba le 18 décembre 1991 ont été rassemblées au petit matin sur un espace vague de leur quartier pour faire d’objet d’une fusillade en règle par les forces armées nationales, en représailles à un camouflet subi par ces mêmes forces armées dans un face à face avec des opposants djiboutiens dans le nord du pays.

A la manifestation de Paris avaient fait le déplacement les personnalités et les activistes Laurence Dawidowicz, Jean-Loup Schaal, Gisèle Noublanche, Ahmed Kassim Isse, Hassan Mokel, Mohamed Kadamy, Houmado Abdallah, Maki Houmedgaba, Fatouma Hamadou Ali, Hachin Loita, Yacine Ibrahim et Patrick Falcou.

De nouveau, le 21 décembre 2015, les mêmes forces de police et de gendarmerie ont mené une attaque sanglante contre des civils réunis à Buldhuqo près de Djibouti-ville pour une cérémonie religieuse de la communauté Yonis Moussa, provoquant une vingtaine de tués et de nombreux blessés.

A Buldhuqo, comme ce fut le cas aussi à Arhiba, la police a fait irruption tôt le matin sur le lieu de la cérémonie utilisant balles réelles et gaz lacrymogènes, rejointe dans la même heure par une gendarmerie faisant usage de fusils d’assaut, avant que police et gendarmerie soient trouvent le renfort de tireurs positionnés sur les hauteurs de colline environnant les lieux et tirant sans discontinuer sur la même foule prise en étau.

La commémoration de Paris organisée par l’ADD et celle de Bruxelles organisée par la CAB ont rassemblé plusieurs dizaines de personnes soudées et déterminées à ne jamais cesser de demander justice pour les victimes civiles tombées sous la tyrannie d’Ismaël Omar Guelleh.

La même commémoration a eu lieu ce dimanche 18 décembre 2016 à Arhiba près du cimetière où reposent les nombreux corps identifiés.

La Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) a édité un « répertoire des victimes pour la mémoire et pour la justice » où figure l’essentiel des victimes civiles des conflits qui perdurent à Djibouti malgré les nombreux accords signés avec les mouvements d’opposition.

Maki Houmed-Gaba
Représentant de l’ARD en Europe
ardeurope@yahoo.fr
Fait à Paris, le 18 décembre 2016

 

18/12/2016 (Brève 892) UN DENI FLAGRANT DE JUSTICE – La justice djiboutienne n’a jamais ouvert d’instruction pour identifier les auteurs de deux massacres de masse (Communiqué signé par M Omar Ali Ewado sur papier en-tête de la LDDH)

Il y a 25 années, jour pour jour le régime djiboutien massacrait une soixantaine de civils en bordure de la Cité d’ARHIBA et blessait trois cents personnes par balles.


– Impunité pour les auteurs

Un quart de siècle après, ce massacre des civils innocents reste impuni car les auteurs ne sont autres que les forces armées djiboutiennes et les commanditaires les plus hautes autorités politiques du pays. L’Etat djiboutien n’a même pas reconnu ce crime abominable.

La Justice djiboutienne n’a pas entamé un début d’enquête pour arrêter les auteurs du massacre et ce, malgré les plaintes déposées par les proches des victimes qui sont confrontées à un déni flagrant difficile à comprendre !

Il en est de même pour une série d’exécutions perpétrées par les forces gouvernementales à la suite de la reprisé des zones occupées par les rebelles du FRUD à partir de Juillet 1993.

– Un répertoire des victimes pour la mémoire et pour la justice future
D’ailleurs la LDDH a élaboré un devoir de mémoire, où sont répertoriées toutes les victimes civiles de la guerre qui perdure à ce jour malgré les multiples accords de paix signés avec les différentes factions de cette rébellion.
Il y a une année soit le 21 Décembre 2015 le régime djiboutien fidèle à lui-même a répété les mêmes exécutions des civils à BULJOUQO (Banlieue de BALBALA).

Une cérémonie culturelle et religieuse est transformée en tragédie par les forces armées djiboutiennes.
Plusieurs personnes sont tuées et une centaine des personnes sont blessées.
Et les proches des victimes sont confrontes au même déni que ceux d’ARHIBA.


L’impunité serait-elle une culture djiboutienne ?

La LDDH dénonce et condamne ces crimes d’Etat et s’associe aux proches des victimes pour commémorer ces massacres et demander aux autorités politiques de lever l’impunité et enfin traduire tous les auteurs de ces exécutions devant la Justice !

Le Président de la LDDH

OMAR ALI EWADO

05/12/2016 (Brève 881) Décembre. L’anniversaire de plusieurs massacres de masse commis à Djibouti contre des communautés ciblées : Arriba 18 déc 1991 (env 50 morts) – Buldhuqo 21 déc 2015 (20 morts au moins) (ARDHD)

Le mois de décembre est le mois où de nombreuses commémorations devraient être organisées dans les pays qui accueillent une importante colonie djiboutienne de citoyens exilés et réfugiés. (En particulier, la Belgique, le Canada et la France)

– Susciter la terreur au sein de la population.
Nous aurons tous une pensée pour rendre hommage aux victimes innocentes de ces massacres certainement commis à la demande d’IOG pour des raisons purement personnelles. Estimait-il que la vie de ses concitoyens importait peu au regard de ses ambitions personnelles et de sa soif de domination absolue sur le peuple et sur le pays ?

Arriba : au moins 50 morts et des dizaines de disparus et de blessés – 18 décembre 1991 – La communauté Afar avait été ciblée. Mais la communauté Gadabourci a aussi payé un lourd tribut dans cette sinistre période.

Buldhuqo : au moins 19 morts et des dizaines de disparus et de blessés (majoritairement laissés sans soins médicaux). 21 décembre 2015 – La communauté Yonis Moussa avait été spécifiquement ciblée
à l’occasion d’un rassemblement religieux.