30/11/05 (B326) Communiqué de l’UAD pur condamner les massacres du 30 novembre 2005.

Union pour l’Alternance Démocratique
-U.A.D
(A.R.D, U.D.J, M.R.D)


Djibouti, le 30 Novembre 2005

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’UAD condamne le massacre des civils à Arhiba.

Au septième jour des décasements à Arhiba II, les forces de Police et de Gendarmerie ont tiré ce matin à balles réelles sur des civils qui s’opposaient pacifiquement à la destruction systématique de leurs effets personnels.

Bilan provisoire : pas moins de quatre morts, une vingtaine de blessés graves et plusieurs disparus.

Ce nouveau mercredi noir n’est pas sans rappeler un certain mercredi du 18 décembre 1991.

A PARTIR DE CE CONSTAT ALARMANT :

L’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD):

  • gravement préoccupée par cette hystérie répressive qui met en péril la paix civile dans la capitale;
  • exige le retrait immédiat des forces de l’ordre déployés aux alentours d’Arhiba II et la fin des opérations de décasements;
  • condamne sévèrement le massacre des civils innocents et demande à l’opinion nationale et internationale de condamner sans appel ce pouvoir dictatorial
  • demande aux puissances militairement présentes à Djibouti de ne pas cautionner par leur silence ce nouveau massacre des civils perpétré dans la capitale.

Le Président de l’UAD
Ismaël Guedi Hared

28/11/05 (B326) LDDH : les décasements se multiplient et dégénèrent à ARHIBA. Le régime multiplie les harcèlements. Pour quelles raisons ?


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 28 NOVEMBRE 2005
LES DECASEMENTS D’ARHIBA DEGENERENT


Une semaine après les décasements brutaux à Arhiba II, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) note avec inquiétude que les opérations d’expulsion continuent et prennent une tournure plus musclée et dramatique.

Ainsi ces dernières quarante huit heures auraient été marquées par une participation plus importante des forces de sécurité, donnant un caractère plus répressif aux démolitions des habitations de fortune.

Ces actions violentes auraient déjà occasionné de graves blessures, par le feu et par la matraque à trois femmes, agression ayant nécessité leur hospitalisation urgente.

De plus il paraît d’ores et déjà établi que des habitants auraient perdu leurs biens et leurs effets personnels lors des incendies provoqués de leurs habitations.

Certains de ces habitants se plaignent avoir vu voler en fumée leurs produits artisanaux confectionnés et entreposés dans ces baraquements.

Les dégâts matériels causés par ces incendies sciemment provoqués s’élèveraient à plusieurs centaines de milliers de nos francs, paupérisant davantage un grand nombre de familles parmi les plus démunis de notre pays.

La lutte contre la pauvreté sans cesse ressassée par le Gouvernement de la République de Djibouti, se traduit malheureusement pour l’instant par la destruction du maigre tissu social d’Arhiba II, décisions prises par des hommes politiques aux lourdes conséquences car aucun plan de réhabilitation n’a été programmé jusqu’aujourd’hui.

Les pouvoirs publics viennent donc d’attenter indirectement à la paix civile déjà très menacée.

Devant cette situation potentiellement explosive :

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est persuadée que ces décasements intempestifs n’ont aucune corrélation avec le revirement de la tension armée dans le Nord de la République, toutefois, elle demeure préoccupée par la tournure politique que semble prendre ces opérations de grande envergure à l’encontre de nos populations d’une cité déjà meurtrie.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

27/11/05 (B326) LDDH : Communiqué relatif aux décasements des Dockers et à la situation des travailleurs du port, toujours harcelés par le régime.


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 26 NOVEMBRE 2005
RELATIVE AU DECASEMENT DES DOCKERS DU PORT
DE LA CITE D’ARHIBA
LES DECASEMENTS MANU MILITARI CONTINUENT

Au nom de la lutte contre l’insalubrité, les Forces de Sécurité procèdent depuis mercredi dernier à la destruction systématique des baraquements de la cité d’Arhiba II

Ce bidonville, sciemment maintenu pendant des années dans l’insalubrité la plus totale, abrite plusieurs milliers de Dockers du Port et leurs familles.

Les Dockers, privés (par les forces armées) de leur toit, ont observé une grève d’une journée jeudi dernier en signe de protestation.

Dans ce cadre, il faut rappeler que depuis des années les Dockers sont exploités d’une manière inhumaine et intolérable par l’Office des Prestations Sociales (OPS) qui refuse de prendre en charge, malgré le paiement régulier des cotisations, les assurances en matière des accidents du travail, des soins médicaux et des allocations vieillesses, ainsi que les autres prestations familiales.

Pourtant l’OPS fait partie des grandes Sociétés étatiques dont les comptes financiers sont parmi les plus opaques avec ses voisins géographiques, et dont leurs comptabilités publiques nécessitent dans les meilleurs délais un Audit indépendant, pour mettre fin à toutes ces anomalies financières, et permettre l’ouverture de poursuites pour mauvaises gestions et plus exactement pour redressement financier.

Après les licenciements abusives de plusieurs dizaines de Travailleurs du Syndicat de l’Union des Travailleurs du Port (UTP), les Travailleurs Dockers se voient aujourd’hui décaser et se retrouvent subitement Sans Domicile Fixe (SDF) tout comme récemment les familles des Gendarmes du Boulevard de Gaulle.

Devançant toutes les futures initiatives d’une Décentralisation toujours renvoyée aux calendres grecques, la vision politique d’appropriation sauvage des Terrains de l’Etat commence à battre son plein, depuis quelques années, depuis que, d’une manière anticonstitutionnelle, l’Assemblée Nationale de la République de Djibouti s’est vue dépouiller, sans aucun Texte juridique officiel et compétent, des ses prérogatives dans les attributions des parcelles des Terrains domaniaux.

Actuellement un simple décret Présidentiel, pourra (à la limite) même si le faut vendre toute la République au bon desiderata d’un Chef du Gouvernement

PROPOSITIONS :

1. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel urgent au Chef du Gouvernement pour trouver rapidement une solution, afin de reloger ces Dockers du Port en concession, afin de reloger les sans abris dont de nombreux enfants. Pourtant la Journée Mondiale des Enfants vient d’être fêtée avec fanfaronnade et faste à quelques pas de cette Cité bidonville depuis ces dernières années.

2. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle que la lutte contre l’insalubrité ne doit pas prendre la forme d’expulsion humiliante, dégradante et inhumaine avec tous les risques de dégénérer en des affrontements lourds de conséquences. L’oppression sous toutes ses formes contre les Dockers doit prendre fin !

NOEL-ABDI Jean-Paul

____________________________________ Pour Rappel :
Communiqué de Presse du 11 décembre 2004
Communiqué de Presse du 10 juin 2004

COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 11 DECEMBRE 2004
SUR LA FUSILLADE D’ARHIBA

Le mardi 7 décembre 2004, suite à une « épreuve de pluie », la population du « ghetto » d’Arhiba a manifesté pour démontrer sa désapprobation contre l’inaction des services de l’Etat sur sa situation sanitaire de ce quartier populaire.

C’est, parce que inondée, que cette population avait bloqué la circulation pour une urgence, car confiné dans un état sanitaire déplorable.

Cette action interpellait, entre autres, le Ministre de l’Habitat, de l’Assainissement et de l’Environnement du Territoire qui se devait de prendre ses responsabilités en viabilisant tous les quartiers.

Encore une fois, la fusillade a crépité sur la population civile, en blessant les jeunes d’ Arhiba, alors que le Conseil des Ministres pavoisait tranquillement à quelques pas de là.

En cette période pré-électorale et comme avant le cycle des importantes élections présidentielles, faut-il encore s’attendre à des emprisonnements, à des morts mystérieux, à des tirs à balles réelles sur des civils manifestants ?

Alors, faut-il maintenir une équipe au pouvoir qui n’accepte même pas une simple manifestation sanitaire, une simple démonstration afin d’éradiquée tous les fléaux endémiques, entre autre, l’évolution exponentielle du paludisme… ?

Tout est possible, surtout quand un Coup d’ Etat électorale en faveur du maintien d’une politique foncièrement dictatoriale est non seulement programmée, mais soutenu et encouragé par des éléments non nationaux, par des éléments proches des groupes mafieux ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

– reste très, très inquiète de la restauration de la politique de répression à l’égard des populations civiles, qui revendiquent et manifestent pacifiquement leurs droits de citoyens, leurs droits prévus par la Constitution, leurs droits fondamentaux prévus par les deux Pactes Internationaux récemment ratifiés, (plus de deux ans, au moins) par la République de Djibouti ;
– lance un Appel pressant à la Communauté Nationale et Internationale afin que les jeunes arbitrairement incarcérés à Gabode soient immédiatement relaxés, et que tous les autres jeunes encore en garde à vue regagnent rapidement leur foyer.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 10 JUIN 2004

Manifestations de jeunes chômeurs à Arhiba, rapidement réprimées par des interventions musclées des Forces Armées.

Mardi et mercredi 8/9 juin 2004 des heurts violents ont démontré la réprobation et le refus de la jeunesse d’Arhiba sur la politique antisociale, et surtout, parfois très sectaire qui persiste encore malheureusement en République de Djibouti.

Le 10 juin 2004 sept jeunes en majorité chômeurs ont été déférés auprès du Procureur de la République et trois d’entre eux seraient encore maintenus en détention.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant aux Autorités politico-judiciaires et demande avec insistance de procéder à la libération immédiate de ces jeunes chômeurs qui n’ont fait qu’exprimer légalement car pacifiquement leur désarroi et leurs inquiétudes quant à leur avenir.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains s’inquiète de l’entêtement du Gouvernement face aux libertés syndicales, et de la défaillance par manque d’une véritable et d’une réelle volonté politique de l’Emploi.

M. NOEL ABDI Jean-Paul