25/04/2012 (B653) Sergent Ariko : Purge au sein du corps de la garde républicaine.

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Une petite mise en scène destinée à faire un coup médiatique.

Le peuple djiboutien, qui souffre beaucoup dans le contexte actuel, n’avait pas besoin qu’on lui présente un numéro de cirque. Il a décodé les tenants et les aboutissants et cela n’a pas impressionné beaucoup de monde.

Est-ce IOG qui a mis en scène « ce cinéma » pour tester et réorganiser sa garde républicaine, qui commence en avoir marre des missions policières qu’on lui confie.

Le plan aurait été conçu et mis en oeuvre par Ismail Hussein Tani, le secrétaire général de la présidence. Selon mes sources c’est lui qui aurait fourni au jeune dépressif Mahdi Abdi Omar Guelleh un pistolet Beretta afin qu’il aille « braver » son oncle.

Savait-il que son Oncle était absent ?

IOG s’était rendu dans les districts de l’intérieur pour aller présider une cérémonie en tout point conforme aux manifestations des années les plus sombres du régime soviétique.

Le gros chef est allé faire son numéro devant une jeunesse qui le rejette à 90 %.

Le jeune Mahdi avait reçu l’assurance que les unités de la garde républicaine ne le tueraient point s’il acceptait de faire ce sale boulot.

Savait-il que la finalité de ce complot est de se débarrasser de Mohamed Djama Doualeh ?

Mohamed Djama DoualehDepuis 1999 Mohamed Djama commandait en sous main, les unités de la sécurité présidentielles. Puis en 2004 il débarque, avec l’appui de la dernière dame, le colonel Abdi Dembil. Depuis cette date le colonel berger règne en maitre absolue sur la caserne Omar Aline de la Garde républicaine.

Mais ses frasques et ses imbécilités ont fini par agacer le couple présidentiel.

On se rappelle qu’un jour pour pouvoir passer ,il avait du gifler en pleine cour de la présidence son supérieur le colonel Hassan Saïd puis insulter en public la dernière dame. Pourtant c’est elle qui l’avait aidé à débarquer Abdo Abdi Dembil un paisible officier non Mamassan.

Pour IOG et Hachi, son conseiller, Mohamed Djama est devenu trop dangereux.

D’ou l’idée de  ce complot organisé comme une mise en scène afin de le tester d’abord, puis de l’accuser ensuite d’avoir failli à sa mission de protection du président de la république.

Mais Mohamed Djama a été informé du plan par Hassan Saïd et il est parti avec « le gros » à Dikhil.

Mohamed Ali ObsiehDe son côté, Kadra Haid rêve de promouvoir son protégé le colonel Mohamed Ali Obseih, afin qu’il prenne le commandement de la garde présidentielle, aidé en sous-main par son cousin, le commandant Ibrahim Abdi Farah dit coca.

23/04/2012 (B653) Sergent Ariko : Hommage au défenseur des droits des opprimés.

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Comme tous les Djiboutiens, j’ai été  surpris par l’annonce par l’annonce de la mort brutale de Jean-Paul Noël Abdi. Il était le président de la Ligue djiboutienne des Droits de l’homme à Djibouti.

Il s’est éteint le vendredi 13 avril à Marseille dans un hôpital. Son fils Hassan, qui habite dans cette ville, était à ses côtés.

J’adresse mes condoléances les plus sincères et les plus attristées à la famille de ce noble combattant des Droits de l’homme, à ses deux fils Hassan et Hussein et à sa sœur Thérèse qui est l’épouse de Luc Aden, l’ancien Gouverneur de la Banque nationale. Luc Aden a ouvert dernièrement un cabinet d’avocat à Djibouti tout prés de l’office du tourisme et de l’artisanat.
 
À Djibouti l’annonce de sa mort a certainement rempli de joie, Ismail Omar Guelleh, qui n’aime pas que l’on dénonce les abus de son régime contre des paisibles citoyens djiboutiens.

Il voyait en Jean-Paul Noël un autre Borrel mais africain cette fois-ci et de plus Djiboutien légitime.

Jean-Paul Noël avait rencontré mon père à plusieurs reprises.  Ces rencontres avec l’homme qui aspirait à la liberté n’étaient pas de tout repos.

Sitôt sa mort annoncée, le régime a sauté sur l’occasion pour s’en prendre à ma famille restée au pays. Mon père a été arrêté par les gendarmes de la brigade nord et conduit à leur quartier général caserne capitaine Hamadou. Après 1 h d’interrogatoire, il a été relâché et renvoyé dans sa maison.

Comme il n’a plus l’âge de se défendre, il n’a pas été torturé. Selon ma mère que j’ai eue au téléphone, le seul motif de cette arrestation est la conséquence de mes interventions depuis Londres. Mon père s’est défendu en disant que son fils ne faisait que critiquer mais sans insulter.

Mais ce régime, hors de son temps, ne comprend pas cette différence de langage. Pour ses dirigeants,  critiquer leur gestion malsaine veut dire insulter le dictateur en chef.

Sachant que je ne me tairais pas et que je  continuerais à dénoncer cette injustice commise par un régime lâche qui s’en prend à mes parents plus faibles.

Je dis à IOG qu’il perd son temps avec ces formes d’intimidation que Jean-Paul ne cessait de dénoncer dans ses colonnes. L’ARDHD est toujours là pour dire haut et fort les injustices auxquelles sont confrontées les Djiboutiens. N’en déplaise a Djibouti 24 qui est l’organe de communication des services secrets djiboutiens qui avancent maqués derrière cette appellation fallacieuse probablement copiée à partir de France 24.

Sinon comment feraient-ils pour avoir autant d’information, y compris sur des décisions secrètes prises au palais de Beit el Wali. Dans la réalité ces collaborateurs ne bossent pour désinformer les Djiboutiens et pour essayer de les détourner de l’ARDHD qui publie des informations objectives et courageuses.

A Djibouti 24, il est interdit de dénoncer les malversations de leur patronne une certaine Kadra Haid et ses enfants.

Par la faute de la fille ainée du couple de pacotilles, ce sont plus de 60 djiboutiens qui sont au chômage et sans salaire. Cette fille ainée s’est enfuie avec l’argent de la société pour retrouver son gigolo ivoirien en France.

Il m’a été confirmé que ce mariage avait été reçu comme une claque au visage par Monsieur et Madame les dictateurs.

Auparavant, Fadouma Awo avait fréquenté  deux djiboutiens avant de se lier à ce monsieur (que certains soupçonnent d’opérer des trafics de drogue en France – Allez savoir !) qui serait, dit-on, bien connu des services de police de Paris.

Le premier prétendant était un jeune comme elle, mais issu de la tribu des Gadaboursi. IOG avait rejeté ce mariage du fait qu’un membre de cette tribu ne pourrait pas épouser une fille de la tribu d’IOG. Donc exit le jeune du quartier 5. Puis Fadouma Awo est sorti avec le fils de l’ancien chef d’état-major le général Ali Meidal Waiss. Là, c’est madame qui avait refusé les projets matrimoniaux, estimant qu’elle avait été insultée publiquement par le père en 1999 lors de l’élection présidentielle. Ali Meidal Waiss soutenait alors le candidat du peuple et de l’opposition, l’ancien député Moussa Ahmed Idriss.

Probablement lassée des vetos familiaux, Fadouma Awo a pris l’initiative en présentant un ivoirien qu’elle avait connu sur Facebook.

Elle l’a fait venir à Djibouti nourri et logé à l’hôtel Kempisky palace. Rapidement elle est tombée enceinte et sa mère l’a fait rentrer rapidement en France avant que son père ne s’en aperçoive.

Dernièrement, elle a accouché à l’hôpital américain. Auparavant IOG était allé la voir lors de sa visite à Londres pour le sommet somalien. Il a été très affecté de constater que sa fille ainée était mariée à un ivoirien plus âgé qu’elle et qu’elle attendait un enfant.

14/04/2012 (B652) Disparition de Jean-Paul Noël Abdi : les messages de condoléances continuent à nous parvenir (Sgt Ariko et A. W.)

__________________________ 1 – A.W. (Canada)



C’est avec une immense tristesse que j’ai appris ce matin la mort de JPAN.



« Géante » est un qualificatif qui s’applique parfaitement à l’héritage qu’il nous laisse. Géante par son courage, par sa détermination jusqu’à la fin de ses jours ..



Nous ne t’oublierons jamais… jamais.

A.W. Ottawa.

_________________________ 2 – Sergent Ariko



Message de condoléances à la suite de la disparition brutale de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH – Ligue djiboutienne des droits humains.

Un être cher vient de disparaitre. Jean Paul Noël a mis tout son énergie pour éradiquer la dictature gorille qui sévit à Djibouti. Avec cette disparition Djibouti perd un soutien de taille. J’adresse toutes mes condoléances à sa famille.



Le régime, qu’il a combattu, salue aujourd’hui sa mémoire dans un bref communiqué hypocrite de l’ADI.



En réalité ce régime se réjouit de la disparition d’un Homme qu’il qualifiait pas plus tard qu’hier de djiboutien fouineur comme il l’avait fait pour le juge Borrel assassiné par ses sbires



Avec la disparition de Jean-Paul, que vont devenir les dénonciations des dérives dictatoriales du régime ? Seronjt-elles anéanties à moins que Allah ne le remplace par un jeune aussi courageux que lui pour dénoncer à Djibouti-ville les atteintes aux droits de l’homme qui sont si chères à ce régime fanfaron.



Pouvons-nous espérer que Farah Abadid ou le frère de DAF accepte de le remplacer et de mettre autant d’énergie que Jean-Paul ?



Avec cette disparition brutale, la république de Djibouti perd un homme courageux qui a osé affronter en plein terrain miné, l’un des régimes les plus sanguinaires de notre époque.



Dès la création de la LDDH, le régime a voulu la tuer dans l’œuf, en lançant dans la cour de sa maison au quartier 5 une grenade de type chinoise pour le faire taire. Mais Allah na pas voulu qu’il périsse car le combat qu’il allait mener était le plus noble des combats.



A Djibouti le régime le redoutait et l’emprisonnait pour le faire taire a l’instar de l’ancien président de l’association des droits des l’homme et des libertés Souleh qui a été emprisonné plusieurs fois é la villa Christophe, ce que la lettre de l’océan indien  dénonçait.  



Mais le régime avait réussi à le retourner à l’issue d’un long combat. Le régime espérait parvenir au même résultat avec Jean-Paul Noël mais il a vite compris qu’il avait devant lui un homme différent, intègre et motivé, qui sait manier la parole et passer à l’acte.



Le régime a tout fait pour le faire taire, allant même jusqu’à demander à sa tribu de l’exclure de ses rangs, s’il ne baissait pas la tête. Mais c’était mal connaitre Jean-Paul Noël.



En désespoir de cause, IOG a fini par l’insulter publiquement dans jeune Afrique.  



Maintenant Allah a décidé que le temps était venu pour Jean-Paul de se reposer et de laisser  son travail et son combat pour la vérité à ses successeurs.



Ses amis pleurent et ses ennemis rient.



Mais nous jurons sur le Coran de continuer à nous battre comme il l’a souhaité dans le testament spirituel qu’il a laissé  à ses militants qui sont à Djibouti et a l’extérieur.



À la dernière minute, le régime avait même demandé à son premier ministre de prendre le même avion pour la France que lui en France et de le persuader de laisser tomber le combat.



À l’aéroport de Djibouti les gendarmes l’avaient, selon des infos qui me sont parvenues, malmené alors que le combattant de la liberté était déjà très malade.



Pourtant il avait balayé d’un revers de la main, les propositions du premier ministre, qui avait du donner ordre à la gendarmerie de le laisser en paix et de monter tranquillement dans l’avion.



Jean-Paul Noël Abdi était un homme de paix.C’était un grand patriote qui n’a jamais aimé vivre loin de sa terre : la REPUBLIQUE DE DJIBOUTI.



Le peuple et tous les démocrates pleurent sa mort.



inaa lilaah wa inaa ilayhi raajiuune

Sergent Chef Ariko

Londres

 

20/03/2012 (B648) Sergent Ariko : message de condoléances adressé au corps de la Gendarmerie et à la famille du défunt lieutenant Mohamed Awaleh Cheik.

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Je viens d’apprendre le décès, en Côte d’Ivoire du lieutenant de Gendarmerie Mohamed Awaleh Cheik.

C’était un brillant officier de Gendarmerie. Il avait commandé la brigade d’Ambouli. Dernièrement, le régime lui avait confié le commandement du Centre de la Gendarmerie qui regroupe les brigades des villes d’Arta, Douda, Damerjog et Ambouli.

C’est une zone où les contrebandiers s’organisent. A la nuit tombée, après avoir passé la frontière djibouto somalilandaise ils viennent écouler leurs marchandises à Djibouti. Le régime, qui voit des ennemis partout, a demandé à la Gendarmerie d’enquêter sur cette contrebande. Le sous-lieutenant Mohamed Awaleh et ses hommes de la brigade d’Ambouli et ceux d’Arta ont pu arrêter pas mal de contrebandiers … mais la moitié se réclamait du régime !!!

Chaque contrebandier travaille pour le compte d’un haut dignitaire du régime.

Le sous-officier Mohamed était déstabilisé, à chaque fois qu’il arrêtait des contrebandiers et que les barons du régime lui donnaient l’ordre de les relâcher sous peine de sanctions …

La contrebande a pris de l’envergure et cela nuit gravement aux finances du pays. Les soldats américains, qui s’entraînent la nuit, ont demandé à ce que l’état RPP fasse des progrès pour arrêter cette contrebande, qui perturbe leurs exercices de combat de nuit. Le régime a ouvert, en 2007, une brigade à Damerjog à la demande aussi de son ex-ami devenu son ennemi, Abou Yasser, d’origine saoudienne qui exporte le bétail du Somaliland vers les pays du golfe. La brigade de Damerjog, qui est la plus grande brigade, a été inaugurée par IOG en 2007.

Le sous lieutenant Mohamed Awaleh Cheik en a pris le commandement. Mais les premiers résultats obtenus ont fortement déplu à IOG et à Hassan Saïd, le chef de la sécurité.

Tous les contrebandiers, que les hommes du sous-lieutenant Mohamed Awaleh avaient arrêtés, travaillaient pour IOG depuis le Somaliland !!

Pour le punir (?), le régime lui colla une semaine d’arrêt à son domicile. Heureusement il a été secouru par le colonel Abdi Bogoreh Hassan, chef d’état major de la Gendarmerie. Le régime avait alors reculé et il avait annulé la sanction. Les officiers de la police du Somaliland, basés au poste frontière de Loyahada, ont alors adressé leurs félicitations au sous-lieutenant Mohamed Awaleh …

On imagine que cela n’a pas été du goût du régime qui a fini par se méfier de cet officier brillant qui fourrait son nez dans ses affaires. En 2009 le colonel Abdi Bogoreh l’a promu lieutenant, après qu’il ait pu déjouer une affaire d’Etat entre le Somaliland et Djibouti. Le régime accepta de lui accorder les galons mais il se méfiait de cet officier qui prenait sa tâche à cœur, de jour, comme de nuit.

Contrairement à la majorité de ses collègues, le lieutenant Mohamed Awaleh Cheik ne broutait pas et ne fumait pas : c’est l’un des rares officiers que j’ai connu dans toute ma carrière, qui évitait cela.

C’est lui qui avait arrêté, sans aucun concours ni de l’état RPP ni du SDS, le meurtrier du jeune docteur assassiné en 2004 sur la route de Venise par des agents de la sécurité yéménite recrutés pour la circonstance.

Ce jeune docteur qui était fraichement sorti de l’école de médecine du Mali avait découvert un vaste trafic d’organes à destination des pays européens. Médecin-chef de la ville d’Ali Sabieh, il avait alerté son ministre, Abdallah Abdillahi Miguil. Savait-il que le « gardien » (je veux dire le ministre Warabey Kalayieh) était les yeux et les oreilles du couple royale dans ce ministère.

Aussitôt, l’ordre de le liquider a été décidé en haut lieu. Le jeune docteur, qui était en compagnie de sa fiancée, sur la route de Venise, a été sauvagement abattu. L’enquête confiée à la police n’a rien donné.

Il a fallu l’intervention de ce commandant de brigade pour identifier, en un temps record, les coupables. Mais ils avaient déjà pris le large vers le Yémen.

A défaut, leurs complices djiboutiens, qui les avaient aidé, ont été tous arrêtés. Le régime le décora de la médaille d’honneur (commandeur de l’ordre national du 27 juin) avec une lettre de félicitations personnelle du dictateur.

Mais officieusement ce lieutenant devenait gênant pour ce régime mal élu, qui le supportait tant qu’il avait besoin de lui. Le commandant de brigade a contribué à ramener la fierté qui manquait dans la Gendarmerie.

Mais le problème se reposa quand il démantela une énorme affaire dans laquelle étaient impliqués des gros bonnets du régime. C’est alors que son protecteur, le colonel Abdi Bogoreh Hassan fut éliminé par le régime.

Meurtri par l’assassinat de son patron par le régime, le lieutenant Mohamed Awaleh avait perdu le moral. Il assistait impuissant au développement du banditisme qui franchissait sans encombre la frontière somalilando-djiboutienne.

C’est alors que le régime l’envoya en Côte d’Ivoire comme casque bleu en compagnie de l’adjudant Hassan Saïd Awa, patron du SRD, de l’adjudant Cheik Sharif ex-chauffeur du colonel Mahdi Cheik Moussa, de l’adjudant Mahamoud dit Hano de la brigade d’Enguela et plusieurs sous-officiers de la Gendarmerie, tous mal aimés du régime RPP.

Suite aux accrochages entre les jeunes et la multiplication des jets de pierres, le régime le rappela pour rétablir l’ordre. Dernièrement, en l’absence du commandant Hussein Nour Dalieh dit lagi, patron de la compagnie de Djibouti, le lieutenant Mohamed Awaleh Cheik fut nommé, a titre provisoire, commandant de la compagnie de Djibouti.

Il avait fait arrêter des jeunes qui avaient volé un butin.

La rue calmée, le régime le renvoya en Côte d’Ivoire. Il souffrait d’une maladie des yeux. Opéré, il ne s’est pas réveillé de l’anesthésie.

Djibouti perd ainsi un grand homme et un grand officier.

Au nom de la nation djiboutienne et de l’opposition en lutte contre l’injustice, que lui-même avait combattue, j’adresse à sa veuve, à sa famille, à ses proches et à tous ses collègues, ceux qui sont en Côte d’Ivoire et ceux qui sont à Djibouti, mes condoléances les plus attristées.
I
nalilah wa ina rajihoun.

A Allah nous appartenons et vers Allah nous retournerons.

Sergent Ariko
Ton camarade de promotion.
Londres

17/03/2012 (B648) Chroniques du Sergent Ariko : un regime a l’agonie. Non merci les djiboutiens ne sont pas des moutons.

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J’invite toutes les djiboutiennes et les djiboutiens et tous nos amis démocrates à consulter ma page sur FaceBook pour suivre les infos du pays…

– Le congrès du RPP remis à une date ultérieure.
Le régime avait décidé de convoquer les assises du RPP dont l’anniversaire tombe le 4 mars.

Mais il n’avait pas compté sur le fait que nous diffuserions au grand jour, des informations secrètes sur les règlements de compte en préparation au niveau du Bureau politique.

Est-ce parce que ses projets ont été éventés, que le chef du régime a décidé d’ajourner ces assises jusqu’à nouvel ordre ?

Deux hypothèses me semblent possibles :

1°) Le climat politique
Nous avions décrit le climat politique très lourd qui plane sur la République de Djibouti. Les querelles et les litiges se multiplient au sein de la coalition et elles sont rendues publiques. L’UMP n’a pas toujours pas digéré l’échec historique qu’il a encaissé aux dernières élections municipales. Le peuple djiboutien encouragé par les religieux, a massivement dit « NON » à ce régime dictatorial et sanguinaire qui asservit le peuple et qui l’a ruiné.

Le dictateur n’a pas supporté que sa coalition puisse être rejetée comme cela et sans appel et il lui faut des coupables. Mais il oublie que les djiboutiens ne sont pas des moutons qu’on utilise un jour et que l’on rejette le lendemain dès lors que l’on n’a plus besoin d’eux.

En premier lieu, il s’en est pris à son premier ministre l’accusant d’avoir mal organisé cette élection. La « vache qui rit » a répondu en accusant le staff de l’UMP de n’avoir pas anticipé les aspirations de cette jeune opposition qui refuse de subir le sort de leurs parents et de n’avoir pas non plus su canaliser les jeunes militants de l’UMP (qui sont en majorité à la botte du régime et d’autres courtisans) : en un mot, il les accuse d’avoir prononcé l’arrête de mort de l’UMP.

Devant ses ministres, qui ne sont tous que des loups affamés, le chef du régime n’a pas caché son ras-le bol les accusant d’incompétence et de tous les maux. Car la situation devient critique.

2) Le manque d’argent.
Sans liquidités, IOG ne dispose plus des moyens pour corrompre certains vieux et tous les autres Warabeys. La population n’a pas apprécié que Dileita fasse débloquer plusieurs millions pour assurer la victoire de son premier conseiller, mais toujours employé du SDS.

A peine élu, Abdourahman TX n’a rien fait en faveur des habitants de Balbala dont les maisons viennent d’être rasées par la police. Pourtant hier encore, il jouait les « Robin des bois » devant cette population mise à mal par la mauvaise gestion des finances publiques érigée en système de gouvernement. Le lendemain, il s’est réinstallé confortablement à Haramous où de son point de vue l’air est certainement meilleur qu’au milieu des banlieues de Balbala.

Ce congrès aurait pu être l’occasion pour les membres du comité exclusif de régler leur différends, en étalant devant une opinion publique déjà hostile au régime les sourdes tensions et querelles qui battent leur plein au sein du vieux parti le RPP.

IOG a compris que la tribune du RPP serait une estrade pour échanger des insultes et il a annulé le congrès, pour sauver la mise du parti. Du haut de son perchoir, secrétaire général du parti et président de l’AN, Idriss Arnaoud a lu un communiqué officiel pour saluer l’anniversaire du parti, mais la RTD a oublié de filmer l’événement … Seule l’ADI s’est fendu d’un petit article sans grand intérêt.

Mais qui a vraiment compris la nouvelle ?

En bref, le congrès du RPP n’a pas eu lieu. Merci à l’ARDHD qui a fait connaitre au monde entier la défaillance du parti état.

– L’ADI dans la tourmente ?

Un climat social très lourd se serait installé au sein de l’agence djiboutienne d’information. Les journalistes et les employés ne sont pas contents. Le mot grève a été lancé pour contraindre le ministre Abdi Houssein à prendre ses responsabilités et à engager des négociations discrètes avec les salariés en prenant bien soin de ne pas salir son image de 1er millionnaire du pays.


= La « quête de l’oseille » !

À Djibouti le régime, qui a peur d’une révolte de rue, envoie ses ministres pour tenter d’obtenir de nouvelles sources de financement.

Le ministre des affaires étrangères s’est d’abord rendu en Arabie saoudite avant de s’envoler pour la République de Kazakhstan.

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On se souviendra qu’IOG était déjà allé dans cette République pour demander une aide, que les Kazakhs avaient refusée, classant le dossier aux oubliettes.
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Mahamoud Ali Youssouf y est retourné pour rencontrer les dirigeants afin de renouveler la demande. Il était accompagné de Syadine Bamakrama, (ambassadeur de Djibouti auprès de l’Arabie saoudite et ancien numéro deux du protocole de la présidence de la république recyclé d’abord comme conseiller au consulat de Djibouti à Djeddah du temps du consul Mohamed Aden Waiss dit Chey).

Mahamoud Ali Youssouf ne comprend-il pas le langage diplomatique ? Lorsque des dirigeants des anciennes républiques du bloc soviétique, ont dit NON, eh bien c’est NON…

Mahamoud Ali Youssouf propose aux Kazakhs de faire transiter leurs marchandises via le port de Djibouti qui subit une perte d’activité considérable.

A Djibouti le peuple gronde et le pouvoir ne l’ignore pas. Il a déjà menacé les fonctionnaires de licenciement s’ils participaient aux manifestations. Le régime utilise le chantage pour tenter de faire baisser la tension et aussi pour tenter de maitriser la population.

IOG a promis le changement, mais il est incapable de tenir parole et le peuple à 99,99 % souhaite son départ.

Depuis que les bailleurs de fonds ont fermé la majorité des robinets et ne disposant plus des moyens financiers pour assurer le minimum vital au pays et pour acheter des personnages faibles, l’État se trouve au bord de l’asphyxie générale. Bientôt il ne pourra plus payer les salaires des fonctionnaires. IOG sait que l’heure est grave.

C’est pourquoi, il envoie ses ministres faire la quête a l’extérieur. Son ministre des affaires étrangères est rentré bredouille de sa mission. La Russie qui était occupée par les élections présidentielles n’a pas trouvé le temps de recevoir Abdi Ibrahim Absieh l’envoyé d’IOG. (Celui qui a mis à genoux l’éducation nationale …).

– Le port, au bord de la faillite

Le port est pratiquement en faillite. Mais le régime n’aime pas le prétendant Bolloré, qui a fait une offre de reprise. Ne sachant plus quoi faire pour sauver le port, qui est au bord du dépôt de bilan, IOG a délégué à Doha, Ali Hassan Bahdon qui officie comme ministre du travail.

On se demande ce que le ministre pourrait demander aux Qataris qui connaissent tout de Djibouti, de son régime et de ses mauvaises pratiques. Le seul espoir, serait une visite personnelle d’IOG à son vieil ami l’émir du Qatar Hamad ben Khalifa Al Thani.

– Guelleh « convoqué » par l’Émir du Qatar à l’occasion du sommet sur les « Télécoms »

Toujours disposé à enjoliver les choses, l’ADI voudrait nous faire croire qu’IOG a répondu à une aimable invitation de l’Émir pour assister au sommet arabe des Télécoms. Mais en réalité, c’était une convocation ferme, portant sur deux points précis.

À Doha après le sommet de la télécommunication dont IOG a prononcé un discours axé sur la télécommunication. Il a oublie de dire pourquoi le patron de Djibouti télécom l’ingénieur Abdourahman a mis en place 8 numéros. Il a ajouté le numéro 77 a partir de ce mois de mars.

Pourquoi 77 ? Parce que c’est l’année de notre indépendance ! Les fixes ont un numéro tandis que les cellulaires en ont un autre. Cela cache-t-il une nouvelle tactique des espions chinois payés par le régime pour surveiller ceux qui dénoncent le pouvoir ou qui informent les opposants qui sont à l’extérieur de la situation critique de Djibouti ?

En tout cas la population demande des explications à Djibouti télécom pour l’attribution de ces nouveaux numéros.

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La question érythréenne
L’émir du Qatar n’apprécie pas que Djibouti traine des pieds dans la reprise des négociations secrètes entre Djibouti et l’Érythrée. Comme Djibouti ne joue pas franc jeu, Asmara a demandé au Qatar de régler le litige afin que le conseil de sécurité de l’ONU puisse revoir la question, lorsque les prisonniers seront libérés de part et d’autre.

Mais Guelleh ne l’entend pas de cette oreille et au lieu d’un échange de prisonniers, il veut que l’Érythrée libère en premier les prisonniers djiboutiens.

Il n’avait pas apprécié le fait que son ami yéménite tente de les réunir (par surprise ?) à Sanaa pour régler la question et il avait refusé de parler au dictateur érythréen. Même le Qatar avait été choqué à l’époque de cette ingérence yéménite dans les négociations qu’il préside.
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Pour se rendre à la conférence, IOG a été contraint de faire appel aux moyens aériens de son ami. D’ordinaire il utilisait son avion personnel pour ses promenades dans les pays qu’il aime.

Mais … depuis que la délégation du FMI est venue à Djibouti demander des comptes sur cet avion qu’il a hérité de son ami et dictateur comme lui le camerounais Paul Biya, l’avion est au repos.

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L’émir du Qatar lui a envoyé un avion militaire appartenant à l’armée Qatarienne, profitant du fait qu’il était venu livrer des matériels au détachement d’interposition stationné à Doumera. Ces militaires en ont marre et ils auraient demandé à rentrer au pays, à partir du moment où les deux pays respectent le cessez-le-feu
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Le leader érythréen a été aussi convoqué par l’émir du Qatar afin que les deux hommes puissent se voir et discuter.

– La main secrète d’Israël dans les équilibres régionaux ?

Asmara a été discrètement poussé par l’état d’Israël (qui entretient de solides liens avec l’émir du Qatar – le premier conseiller de l’émir est l’ancien conseiller du premier ministre israélien Shimon Perez – afin que celui-ci prenne langue avec Djibouti pour régler définitivement le litige qui oppose les deux États depuis 1988, date à laquelle les premiers soldats d’Asmara avaient envahi des portions non surveillées de Djibouti.

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Israël veut mettre fin à ce conflit. Un article, paru dans une revue datant de 1989, époque à laquelle le régime de Hassan Gouled avait reçu des armes de guerres de la part de Saddam Hussein pour mater les frères afar du nord dont l’AROD (association pour la restauration de l’ordre et de la démocratie -ancêtre du FRUD) avait donné des sueurs froides au régime RPP.

Il avait été clairement été écrit que la sécurité de l’état d’Israël dépendait de la sécurité de la république de Djibouti par où passe presque la totalité du trafic maritime international. Hassan Gouled l’avait déjà dit dans une interview à la BBC en 1976.
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– Le déplacement de Guelleh à Doha. Une autre mission : acheter des armes pour la G.R. ?

La seconde raison du déplacement de IOG, outre de fournir des explications à l’émir du Qatar en a assez que Djibouti effectue sans arrêt des voltefaces.

IOG avait envoyé son ministre du travail Ali Hassan Bahdon et le chef d’état major de sa garde républicaine, le Colonel berger Mohamed Djama Doualeh pour acheter des matériels militaires pour sa garde. Il a visité plusieurs casernes de la garde républicaine du Qatar et il a demandé si ce pays pouvait fournir des chevaux à la GR pour concurrencer ceux de la police nationale (et son ennemi le Colonel Abdillahi Abdi) qui ont été offerts par le Soudan.

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Pourtant les deux hommes ont partagé le même sort : on se souvient qu’ils ont failli être éliminés par le régime qu’ils servent.

Cette photo prise lors de la fête de la garde républicaine prouve la communauté entre ces deux personnages qui ont échappé chacun et par miracle à une mort annoncée, mais cette union de façade cache mal la tension qui persiste entre les deux hommes.
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Au Qatar le berger a signé plusieurs accords de défense aux termes desquels, les officiers de la garde républicaine iront se perfectionner dans les écoles militaires au Qatar comme ce fut le cas au Soudan.

En effet, il n’est plus question d’envoyer des militaires en formation en Allemagne, depuis que deux d’entre eux se sont fait « la malle » en allant solliciter l’asile en Suède, ce qui avait provoqué la colère de l’État-major de la GR …

Le régime craint une révolte à l’égyptienne. Il renforce discrètement ses armes pour avoir la capacité d’anéantir tout début de contestation. Et il privilégie la GR au détriment de la gendarmerie, qu’il accuse de paresse et de la Police nationale qui croule sous les tâches. Les accords avec le Yémen sont importants, puisqu’ils sont censés remplacer les anciens accords devenus caduques qui avaient été signés avec le Yémen, dont la garde républicaine n’a pas pu empêcher la chute du président Ali Abdallah Saleh.

Le colonel berger n’a pas oublié d’inviter son collègue de la garde républicaine du Qatar à visiter les installations flambant neuves de son unité.

Envoyé en mission à Doha pour s’enquérir sur les méthodes de travail de la garde républicaine qatarie, le berger qui ne parle pas un mot d’arabe a du se faire assister par le capitaine Mimouna Abar et le sous-lieutenant Ahmed Hachi qui lui servaient d’interprète. (le sous-lieutenant Ahmed Hachi (ex-chef des motards de la GR sous Gouled qui avait été mis à l’écart par le commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca)

Le colonel Mohamed Elmi, chef du cabinet militaire de la présidence, faisait partie aussi de la délégation, alors qu’il aurait du se rendre en Turquie. Mais IOG a fait retarder son déplacement dans la perspective de l’ouverture d’une ambassade à Ankara. En effet, compte-tenu de la bonne santé de l’économie turque, IOG a préféré ouvrir une ambassade à Ankara plutôt qu’en Afrique du Sud.
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Mimouna Abar, une jeune fille, promue capitaine sur ordre de la dernière dame de Djibouti.


Mimouna est sortie de l’école des services de santé du soudan. La jeune fille a obtenu un simple diplôme infirmière major et non de docteur. On n’achève pas une formation de docteur en trois ans mais en 10 ans + deux ans pour compléter par une spécialité.

Après une petite enquête, j’ai appris que la jeune Mimouna Abar avait réussi ses examens grâce a l’aide d’un jeune docteur djiboutien du nom de Wahrân. Ce jeune djiboutien a obtenu son diplôme à l’issue de ses 10 années d’étude.

Issu de la tribu Gadaboursi, qui n’est pas aimée par le régime, ce jeune homme n’a reçu aucun soutien du régime. Pire Abdallah Miguil, le ministre de la santé l’a envoyé à Borama pour soigner ses concitoyens. Humilié et ne sachant plus vers qui se tourner le jeune docteur avait demandé l’aide d’Hachi, qui lui a conseillé aussi la route de Borama.

Heureusement pour lui, l’ancien président du Somaliland Dahir Rayaleh Kahin l’a soutenu et il est maintenant le médecin-chef de l’hôpital de Borama. Par la faute de la ségrégation tribale entretenue par le régime, un jeune médecin djiboutien, plein de talent a été contraint de devenir somalilandais et Djibouti perd un docteur. Cela a été le cas aussi pour des jeunes médecins qui ont fait leurs études à Cuba
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Le colonel Mohamed Djama l’avait promue sous-lieutenant en 2006. Mais pour Kadra Haid, que rien n’arrête plus, la jeune fille est « docteur ». Kadra Haid avait hurlé en exigeant qu’elle soit promue lieutenant. Mohamed Djama avait eu beau protester, il n’avait pas eu d’autre choix que de s’exécuter.

Pour punir la jeune fille, il l’avait affecté au service du docteur de la garde républicaine, le commandant Idriss Abdi Galab, qui est le médecin personnel d’IOG. Elle travaille avec lui.

En 2008 Mimouna devient capitaine sans passer par le cursus militaire obligatoire pour l’obtention des grades militaires. C’est encore le bras long de Kadra Haid qui l’a imposée. Le Colonel berger n’a pas apprécié d’être contraint de lui remettre les nouveaux insignes…

– YEB exilé aux USA ?

L’ambassadeur de Djibouti à Washington Robleh Olhayeh, inamovible jusqu’à maintenant, a vivement protesté contre le projet par Yacin Elmi Bouh, l’ancien ministre de l’intérieur, qui commence à agacer avec ses projets de création d’un parti politique pour contrebalancer ce qu’il appelle l’issakisation du pays, sous l’autorité de Paulette. Ce parti qui réunit les 12 tribus Issas représente une menace pour IOG et surtout pour son épouse. YEB s’est joint à la manifestation de l’ARD au quartier 3 aux côtés de Mahdi Ibrahim God, l’un des vice-présidents de l’ARD.

IOG se méfie des alliances de cet ancien baron du RPP avec les opposants et de sa capacité de mobiliser les tribus Issas et les anciens cadres du RPP écartés par Kadra. Pour y mettre un terme, il a fait lancer la rumeur de son prochain départ pour Washington, afin de l’éloigner.

Aux dernières nouvelles, j’ai appris que le premier Ministre avait vivement répliqué aux insultes proférées par l’ex ministre de la santé Abdallah Abdillahi Miguil en lui envoyant deux pelotons de gendarmes mobiles pour récupérer des voitures appartenant dit-on au Ministère.

Cela confirme le climat de guerre qui s’est installé entre les anciens barons du régime IOG.

Ces luttes entre tenant du pouvoir n’inquiètent pas la population qui ne se sent plus concernée et l’opposition se prépare activement à provoquer la chute du régime fanfaron.

– Tous nos voeux à Jean-Paul Noël Abdi

Un dernier mot pour Jean-Paul Noël Abdi, qui est malade. Je lui adresse tous mes vœux de bon rétablissement. Courage Jean-Paul, nous avons besoin de toi et de ton engagement sans faille pour le rétablissement d’une véritable démocratie et pour mettre un terme à la dictature. Nous sommes tous à tes côtés.

Sergent Ariko
Londres
la lutte continue

09/03/2012 (B646) Chroniques du Sergent Ariko : Journée internationale de la femme célébrée à Djibouti


IOG a bien du mal à faire respecter sous son propre toit, le slogan qui est celui du régime RPP : « Sois belle et tais-toi. »

À Djibouti, comme dans le reste du monde, la femme a été célébrée en ce jour consacré par les Nations-Unies.

A Djibouti le régime fanfaron a célébré cette journée non pas à l’UNFD comme il avait coutume de le faire mais à la « Corniche » près du port de pèche, un lieu que le régime vend et revend. La Corniche set le plus souvent pour héberger les mariages des hauts dignitaires et parfois de simples citoyens.

Pour la RTD, la « Corniche » appartiendrait à l’homme d’affaires Lotta, mais en réalité c’est la propriété du couple princier qui asservit Djibouti. On se rappelle que la dernière dame y avait présidé, sans rire, une vente de produits artisanaux, pour laquelle peu de monde avait fait le déplacement.

Le premier ministre a boudé la cérémonie, parce qu’il était occupé à envoyer des gendarmes dans la maison de l’ex ministre Warabey Abdallah Abdillahi Miguil qui devrait rentrer à Djibouti ces prochains jours. Il fallait donc agir avant et c’est le premier ministre qui a été chargé de pousser un coup de gueule en envoyant la gendarmerie récupérer dans la maison de Warabey Kalayieh, trois voitures que l’ancien ministre avait volé au ministère de la santé.

On se rappelle que l’agence américaine US AID avait sollicité l’aide des autorités djiboutiennes pour mettre à la porte ce ministre de la santé qui est soupçonné d’avoir volé 1 milliard de fdj sur le fond d’aide pour le sida et la tuberculose. N’ayant pas obtenu satisfaction avec le limogeage du Ministre et sa poursuite devant la justice, l’US AID avait suspendu toute nouvelle forme d’aide.

Aux questions qui lui avaient été posées à ce propos, le ministre avait répondu que l’argent avait été partagé entre plusieurs personnes : IOG, sa femme, le gouverneur de la banque nationale et enfin lui même. Donc il n’en restait plus rien.

Soutenu par la dernière dame, l’ancien ministre de la santé avait essayé d’en découdre avec le frère du premier ministre. Ce qui avait donné lieu à une bagarre aux poings dans la salle du conseil des ministres.

Tout Djibouti avait découvert le pot aux roses. La dernière dame avait félicité le ministre pour la « bonne » correction qu’il avait administré à Dileita. Ce que ce dernier avait eu du mal à digérer. Maintes fois, il a remis sa démission mais à chaque fois elle a été refusée par IOG.

Tant que son protecteur, Barkhat Gourad Hamadou sera dans les coulisses du pouvoir, le Premier ministre sera protégé et inamovible.

Le premier ministre avait été aussi fortement humilié lorsque la dernière dame lui avait refusé l’entrée dans la résidence présidentielle du Day. IOG n’a jamais levé son petit doigt pour empêcher sa femme de harceler le premier ministre.

Humilié par Paulette, Dileita n’écoute même pas ses instructions, à la différence de ses ministres.

Mardi, il n’a pas assisté à l’ouverture de la foire djiboutienne. L’absence remarquée du premier ministre a contraint les autres ambassadeurs à ne pas se rendre à l’inauguration de la foire qui était assurée par la dernière dame.

Le bras de fer entre l’éminence grise Djibouti et le premier ministre aborde un nouveau virage.

C’est, chaussé de sandales, que le premier ministre est arrivé à la cérémonie du 8 mars, sans la présence de sa femme qui possède la double nationalité djibouto-canadienne.

Le dictateur assiste en spectateur à ce bras de fer, mais il ne veut pas se séparer de son premier ministre et n’a pas la force d’empêcher sa propre épouse de s’en prendre systématiquement à lui

03/03/2012 (B646) Chroniques du Sergent Ariko : un peuple décidé à en finir et un chef têtu (Suite et fin)

C’est dans la perspective de redynamiser son équipe, que le dictateur va réunir les assises de son parti au palais du peuple, dans une salle différente puisque les travaux de rénovation de l’autre salle qui a brûlé sont en cours.

Le gouvernement chinois, qui avait financé le bâtiment a demandé les résultats de l’enquête, sur les causes de cet incendie (que tout le monde déclare comme criminel).

Mais quel résultat ?

A aussitôt protesté le colonel Moussa Ragueh, patron des sapeurs pompiers de Djibouti puisqu’il n’y a jamais eu d’enquête sur l’incendie criminel du palais du peuple !

Les chinois trainent des pieds pour financer les travaux de rénovation.

IOG sait que l’heure est grave.

Le peuple murmure que les bornes sont dépassées avec ce 3ème mandat qui est rejeté par 99 % de la population.

Les récentes élections municipales ont été un test sérieux.

Le régime a pu mesurer le niveau de dégoût des Djiboutiennes et des Djiboutiens à propos de la façon dont le régime RPP dirige le pays. IOG a compris que le peuple n’avait plus envie d’une autre année : le taux d’abstention aux municipales a été une catastrophe pour sa coalition.

Le premier ministre a rejeté la responsabilité sur les autres membres dont Ali Abdi Farah. Mais les dinosaures du RPP ont rejeté la responsabilité sur le premier ministre et sur les militants qui ont été incapables de faire quoi que ce soit pour le succès de leur parti.

Aux yeux du chef du régime cette bagarre entre les membres de son parti lui fait craindre le pire. Il sait que l’opposition, si elle arrive au pouvoir, ne lui fera pas de cadeau. Donc il l’a divisé à sa manière en infiltrant Ismail Guedi et d’autres messieurs qui sont aussi rejetés par la population.

Ses priorités sont de tout faire pour éviter qu’une alliance entre DAF et l’ARD ne puisse se concrétiser.

S’ils parvenaient à s’entendre, alors la le régime tomberait comme un fruit mur et cela IOG ne peut pas l’envisager. L’heure n’est plus à la fête dans son propre camp. Il a promis des élections législatives propres et il sait que cette fois, la communauté internationale ne lui fera plus de cadeau.

Les États-Unis en tête ont demandé à ce que l’opposition puisse siéger dorénavant à l’Assemblée nationale dont l’inauguration des nouveaux locaux est pour bientôt, car les ingénieurs iraniens ont pratiquement terminé les travaux.

Le régime veut organier une grande cérémonie pour leur inauguration, en présence du président Mahmoud Ahmadinejad, ou à défaut son premier vice-président Parviz Davoodii (il était déjà venu à Djibouti fin 2007) … mais Téhéran demande aussi que l’opposition y siège.

Une pression de plus pour IOG qui ne sait plus comment gérer ces problèmes. Avant l’inauguration des bâtiments, le chef du régime mafieux voudrait bien organiser un autre simulacre d’élections législatives pour pouvoir dire au monde que ses pseudo députés (qui dorment la plupart du temps) ont gagné « haut la main » les élections de 2012.

Mais il est conscient des risques d’une révolte a l’égyptienne si jamais il fraude cette élection dont l’opposition dénonce les conditions. Sans participation de l’opposition, IOG ne pourra pas présenter une assemblée « acceptable ».

Les députés actuels n’ont pas élus par leurs concitoyens mais simplement inscrits par le Prince sur la liste du RPP.

Les finances du pays vont mal. IOG en porte l’entière responsabilité. Cette situation peut mener le pays au chaos et la communauté internationale voudrait l’éviter à tout prix.

Trois accords ont bien été signés avec la Chine mais celle ci tarde à les concrétiser, car les chinois ont bien retenu la leçon. Ils ne donnent plus de cash et limitent leur financement aux projets qu’ils peuvent réaliser eux-même.

Les prédateurs du régime n’aiment pas cela ! Plus de cash, plus de prévarication, plus d’enrichissement personnel et sans cause ! Les délégations se succèdent au palais de la présidence mais aucune ne signe quoi que ca soit de concret.

Les partenaires en développement partent et plient bagage les uns après les autres. Le port de Djibouti est dans l’embarras. Déjà 300 personnes ont été licenciées. Et ce n’est pas tout car d’autres listes de licenciement sont sur le bureau d’IOG.

Son frère Saad Omar Guelleh, qui était jadis un chef d’atelier au port, n’a pas l’expérience pour diriger le port. Les arabes des émirats ont fait leurs valises. Il ne reste plus que la proposition du groupe français Bolloré qu’IOG n’aime pas trop.

Bolloré reste seul en lice pour l’acquisition du port mais le régime craint l’immiscion de ce français dans son pré carré.

Ne restent pour le régime, que Djibouti télécom et autres aéroports, dont les recettes sont maigres.

Le chef du régime est affolé à l’idée d’être à court d’argent.

Tout cela ne serait pas arrivé s’il y avait les conditions d’une véritable démocratie et si le chef de l’état ne s’entêtait pas à chaque fois que l’on évoque une possible ouverture démocratique.

Mais hélas nous suivons le même chemin que la Somalie.

Le peuple regarde le ciel et implore Allah de ne pas détruire Djibouti comme la Somalie.

Tandis que les prédateurs du régime eux ne rêvent que d’avoir encore plus de fric. L’heure des règlements de compte a sonné pour ce régime fanfaron.

Ce n’est plus qu’une question de temps avant que la poussière ne les emporte loin de Djibouti.

Peut être vers la prison de la Haye ?

Sergent Ariko
Londres

02/03/2012 (B645) Chroniques du Sergent Ariko : un peuple décidé à en finir et un chef têtu

Je tiens tout d’abord à présenter mes excuses à mes compatriotes et aux amis qui partagent notre lutte, car j’ai du surseoir à mes chroniques pendant quelques jours pour régler des affaires familiales à Londres.

En effet, la société qui m’emploie, m’a affecté comme chauffeur de bus dans un autre quartier de Londres et le déménagement m’a pris du temps.

Maintenant je suis bien installé et le combat continue.

Nombreux parmi vous ont pu suivre les actualités que je diffuse sur Facebook. J’appelle nos concitoyens à consulter ma page et à se connecter à l’ARDHD qui nous sert de relais de transmission, à nous les Djiboutiens qui combattons cette dictature dépassée qui accapare le pays depuis plus de 30 années.

Merci a vous tous, qui nous soutenez dans ce noble combat.

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À Djibouti le coût de la vie a été multiplié par 10.

Le régime n’a plus de liquidité en ce moment. En fait c’est un embargo invisible que la communauté internationale lui a opposé, en suspendant le versement des aides exceptionnelles auquel IOG était habitué !

Donc IOG ne fait strictement rien pour calmer l’ardeur des Djiboutiennes et des Djiboutiens.

Ceux qui ont le fameux sésame (visa) partent du pays sans demander leur reste. On signale la défection de plusieurs instituteurs qui ont demandé asile en Norvège, Suède et en Finlande. Des familles entières fuient le pays à destination du Canada ou à défaut en Europe. Les vieux retraités eux s’expatrient au Somaliland ou en Éthiopie car le montant de leur pension trimestrielle ne leur permet plus de faire face au coût de la vie à Djibouti.

Sur le chapitre politique, le chef du régime, dont l’impopularité augmente chaque jour, commence à avoir du mal à rassembler son dernier carré de fidèles.

L’incarcération du juge Mohamed Souleiman Cheik Moussa a fait un certain vide autour d’IOG. Il faut avouer que la radiation pure et simple de ce magistrat par le barreau qui est aux ordres du palais et son emprisonnement dans la sinistre prison de Gabode sous le fallacieux prétexte d’injures et offenses au chef de l’état, ne sont pas appréciés par la population, qui avait reconnu son honnêteté et son intégrité personnelles.

À Djibouti, la survie de ce régime détesté ne tient plus qu’à un fil.

Le premier ministre Dileita se regarde et il ne voit que son avenir qui est compromis par son maitre.

Les ministres Tiji ne valent rien aux yeux du peuple. L’armée et les autres forces de défense et de sécurité se débattent dans la misère organisée en système de gouvernement. Les négociations avec l’Érythrée sont au point mort : Asmara et le Qatar accusent Djibouti de ne pas jouer franc jeu dans les négociations. Le Qatar ne pas pourquoi le régime RPP traine des pieds dans les négociations. Est-ce pour éviter que les Érythréens ne libèrent les officiers et sous-officiers des forces armées djiboutiennes ?

Jusqu’à maintenant la présidence fait la sourde oreille aux appels réitérés du Qatar qui s’impatiente de voir que ce énième n’est pas encore réglé.

N’ont-ils pas compris que pour IOG ce conflit est du pain béni. Il lui permet de détourner, en totale complicité avec les plus hauts gradés, dont un certain général Zakaria Cheik Ibrahim des sommes très très significatives.

Le résultat, c’est que Zakaria a offert à son maître une armée divisée et tribalisée.

Une armée divisée :

une partie a été envoyée en Somali avec tous les risques et l’autre partie stationne inutilement à Doumera.

La police est aux ordres mais elle manque de moyens. La gendarmerie est plongée dans la misère et condamnée a l’errance.

Même la garde républicaine triée sur le volet tribal n’est plus épargnée par l’inflation.

Dernièrement une jeep de l’escadron spécialisé, sous les ordres du commandant Ibrahim Abdi Farah dit coca, a écrasé un jeune de la ville de Balbala. La jeep était conduite par une nouvelle recrue qui venait de passer son permis de conduire militaire de 2 degrés au CCO. Il a tué un jeune militant de l’opposition.

Les parents de la victime sont pauvres et ils n’ont pas osé porter plainte devant une justice qui est totalement inféodée au maitre d’Haramous.

C’était le 18 février ! Ce jour là, Djibouti avait un martyre.

Bien sur Djibouti-24, qui est inféodé au SDS, n’en a pas parlé. Curieux pour un support qui prétend, dans les fiches qu’i distribue aux Djiboutiens, être totalement indépendant du pouvoir RPP ???

Tout le monde a compris et sait que Djibouti-24 ne dira jamais rien contre la dernière dame ni ceux qu’elle protège. En fait les services de propagande du SDS voudraient susciter le doute afin que les djiboutiens oublient l’ARDHD.

Mais ils oublient que l’ARDHD est totalement indépendante : elle n’est inféodée à aucune administration française et ne reçoit aucune aide financière. Ce qui lui permet de diffuser librement des informations sur les dérives de ce régime d’un autre âge, qui sont lues par la diaspora djiboutienne à l’étranger et par celles et ceux qui arrivent à détourner la censure qu’on leur impose au pays. Djibouti-24 cible ceux qui lui sont désignés par la dernière dame en évitant soigneusement ses réseaux personnels.

Djibouti-24 évite aussi de viser le réseau d’Hassan Saïd dit Madobeh. Rappelons que ce dernier a manqué se faire tuer un vendredi soir devant chez lui, par le colonel Mohamed Djama. Le Colonel « berger » soupçonne Hassan Madobeh d’être derrière la tentative d’empoisonnement dont il a été victime et qui a failli entraîner sa mort.

Même chose pour le colonel Abdillahi Abdi qui a appris que son tueur s’était échappé de la prison de Gabode et qu’il avait pu filer au Somaliland dans une voiture pick-up en passant par Loyada.

Selon des informations qui me sont parvenues (je tiens à remercier ici l’officier de la police de l’air et des frontières de la ville frontalière de Loyada qui m’a transmis cette information), le fugitif (ancien sergent chef du service des transmissions de la police nationale) aurait reçu en plus de sa liberté la somme de 15 millions de Fdj en cash de la part du SDS.

Il a été remis a la sécurité somalilandaise et placé en lieu sur à Hargeisa.

Son témoignage pourrait-il déranger les renseignements djiboutiens ? En fait le montage avait été organisé pour que le colonel Abdillahi Abdi perde la vie et qu’il soit remplacé à la tête de la Police par le lieutenant colonel Omar Hassan.

Mais le colonel Abdillahi Abdi a survécu !! Il a bien compris les rouages de la machination et pour s’assurer de sa fidélité, on lui a décerné la grande étoile de Djibouti.

Mais le coupable est en liberté.

Son ex-épouse, dont il avait divorcé auparavant, continue même à percevoir son salaire ! … A Djibouti tout le monde ce que le régime espère gagner dans ces règlements de compte entre ses membres ?

– Le 4 mars IOG va réunir en session extraordinaire le RPP au Palais du Peuple

C’est ce parti « bidon » qui tient le pays. IOG a devrait en profiter pour mettre à la porte des barons et pour les remplacer par des nouveaux membres désignés dans le comité central, le comité exécutif et au bureau politique du RPP. Des grands noms sont en instance de départ et des jeunes loups attendent leur entrée avec impatience.

La situation est grave. Les États-Unis ont stoppé tout financement parce que l’enquête sur l’assassinat de leur conseiller est au point mort, dans la mesure où le SDS et les services de police refusent de coopérer loyalement.

A Paris, l’instruction pour l’affaire Borrel n’est pas refermée. IOG craint l’arrivée de François Hollande qui pourrait relancer le dossier qui a été mis en sommeil par une certaine France-Afrique.

Sur place, la mise a l’écart du juge Souleiman, qui est issu d’une branche de la tribu Mamassan REER Egal, a fait perdre a IOG le soutien de cette tribu qui compte des acteurs, comme le colonel Mahdi ou l’ex-capitaine Ali Iftin, qui fut mon supérieur.

Des militants du RPP, qui avaient osé demander des comptes à leurs dirigeants, ont été incarcérés à l’académie de police de Nagad. Tous, ils ont déchiré leurs cartes du parti pour aller rejoindre les rangs des partis d’oppositions.

Le vieux parti laissé par Hassan Gouled, dont IOG se prétend « président » n’a pas tenu ses assises depuis plusieurs années.

La réalité, c’est qu’il n’a plus beaucoup de militants ! Même les rares femmes qui restaient ont crié « houhou » et elles se sont éclipsées.

Le parti n’a plus d’argent. Ses annexes sont devenues des lieux de perdition : séance de broutage du khat et même prostitution. Seule l’annexe Cheik Siraj du Héron a échappé à fâcheuse évolution et elle sert de vitrine pour les élections.

Les membres ne payent plus leur cotisation. C’est un parti mort et IOG voudrait le ranimer.

Au sein du comité central, il y a des affrontements entre les partisans et les anti troisième mandat. Cela a détruit l’alliance de façade qui soutenait ce régime. En plus, les dinosaures du parti ne veulent pas laisser la place une jeune génération de loups qui est encore plus vorace qu’eux, car elle sait qu’elle n’aura que peu de temps pour s’enrichir.