20/02/03 (B185) La vérité sur la transmission du pouvoir.entre Gouled et Guelleh (La chronique du Sergent Ariko)

Durant les dernières
années de son règne, le vieux Gouled n’était pas
le Général de son armée ni un homme au dessus de
la mêlée mais il était devenu le levier indispensable
pour faire changer les rapports de force au sein du RPP, le parti unique.

Une sorte de congrès,
qui ne disait pas son nom, avait été organisé par
les ténors du régime pour sauver la face d’un parti, en
pleine déliquescence, qui ne tenait plus que par son nom.

Gouled, sous le prétexte
d’une maladie qu’Allah lui avait envoyée pour le punir, lui qui avait
tant fait souffrir les Djiboutiens sous sa férule, prit la décision
de coopter le célèbre policier, issu du moule colonial et installé
à la Présidence de la République. Face au refus des congressistes
qui ne voulaient pas qu’il devienne le candidat de ce parti orphelin (dans
la mesure où aucun parti de l’opposition n’avait plus d’existence légale)
Guelleh tançait et haranguait la foule.

En réalité,
loin de tenir encore la barre, Gouled était en désaccord profond
non seulement avec un bon nombre de ses anciens compagnons de lutte mais aussi
avec une partie de l’équipe de l’indépendance qui contestait
la lenteur de ses décisions. Il avait voulu rester, jusqu’au bout,
le maître absolu de toutes les instances du pays : Armée, Gendarmerie,
FNP, Éducation nationale, Économie, Jeunesse, SDS, ….

Bref, Gouled voulait être
considéré comme le Chef de tout et de chacun – le chef des chefs
!

Et pourtant la réalité
était bien différente : de nombreux indices démontraient
le contraire. Prenons par exemple, les farouches divisions internes dans son
entourage proche. En fait, même s’il faisait semblant de les ignorer,
il en avait pris conscience et il avait senti qu’il devait sauver à
tout prix, à la fois les meubles lézardés de son autorité
mais aussi la cohésion de sa vieille garde conservatrice.

C’est cette crainte d’une
menace imminente de dislocation de son édifice devenu fragile ou d’une
vague de contestation qui le submergerait qui avait engendré en lui
une sorte de syndrome politico hybride. Le résultat fut qu’il brilla
par son absence lors de congrès de février 1999.

Les conséquences
ont été lourdes. Des déchirements, un bras de fer entre
les mouvances d’IOG, celle de Barkhat et finalement tous ceux qui affirmaient
que la direction du parti était devenue une affaire exclusive de famille.

La lutte était
quotidienne mais elle n’était pas dévoilée à l’extérieur.
La population l’ignorait totalement. Aujourd’hui un débat est ouvert,
car la démocratie aura pour effet de confisquer la suprématie
absolue et totale que se réservait le parti au pouvoir.

Pour contrôler et
pour maîtriser l’apprentissage de la démocratie, de la transparence
et du pluralisme, beaucoup d’évènements se sont déroulés
dans l’antichambre d’Ismail Omar, car on n’est jamais mieux servi que par
soi même

Le résultat est
éloquent ! Au cours de cette remise en cause, on aurait du constater
une sorte de renaissance morale et d’épanouissement.

Hélas ! Lors du
congrès RPP de mars 2000, IOG a refusé que les militants puissent
débattre des thèmes et des orientations abordés par les
170 membres du Comité central.

La décision a été
prise par le Président du parti, influencé par un certain Cheik
Mogueh Dirir Samatar, qui ne brillait pas par sa vision de l’islam et qui
prônait le maintien des structures sociales et étatiques créées
par IOG en personne. C’est surtout l’arbitraire qui a été défendu
ce jour-là.

Ah ! Si IOG avait la capacité
intellectuelle pour mesurer à quel point son jugement était
incompatible avec les idéaux en vigueur dans le monde, il aurait peut
être compris que son système n’avait fait jusque là que
la preuve de sa nocivité indiscutable.

Le système Guelleh
ne repose que sur des illusions et il n’a aucun fondement historique. Ses
méthodes de gestion de l’Administration n’aboutissent qu’à des
échecs répétés, qui sont masqués superficiellement
par de la poudre aux yeux répandue au fil des jours sans aucune stratégie
de moyen / long terme.

On peut affirmer, sans
risque de se tromper, que ce comportement est uniquement dicté par
les intérêts personnels d’une minorité résistante,
conservatrice et égoïste. C’est la garde rapprochée qui
trouve normal de vouloir vivre dans le luxe et de s’enrichir, toujours aux
frais des contribuables djiboutiens. Ce sont toujours les mêmes qui,
refusant absolument de regarder la réalité en face, soucieux
de ne rien changer à leur mode de vie, lancent des appels désespérés
au secours en direction des Institutions financières internationales
et des États occidentaux.

C’est le quotidien de
la petite nomenklatura qui dirige le RPP et qui veut maintenir le plus longtemps
possible cette fausse idée de la Nation. Malheureusement pour eux,
le contexte s’est dégradé de façon dramatique puisque
les changements qui s’imposaient et qui étaient indispensables, n’ont
jamais été entrepris.

Ces changements sont inéluctables,
car le pays, le système et la société sont confrontés
à d’énormes difficultés, que le système de Guelleh
est incapable de résoudre.

Mais, inch allah, Guelleh
devra bien s’y résoudre, car le peuple l’exige. Le peuple a l’énorme
avantage de savoir ou il veut aller alors que le lobby Rppiste n’a aucun objectif
sauf celui de faire perdurer la situation dans lequel il trouve confort, intérêt
et enrichissement. En dehors de cela, ce petit groupe ne veut rien d’autre
que de n’aller nulle part.

On ne peut pas dire que
cela constitue un programme novateur et motivant, après 23 ans de dictature
!

Le Peuple de Djibouti
demande le rétablissement de la vérité historique. C’est
la seule base sur laquelle on pourra avancer, car seule cette connaissance
constituera une garantie contre un retour aux anciennes pratiques et aux dégâts
considérables (et jamais encore chiffrés) qu’elles ont engendrés.


Ce sera la fin des rituels institutionnalisés par Ismail Omar pour
occulter le déroulement d’une histoire convulsive et truffée
de mensonges. Prenons par exemple la décision, en 1992, de promulguer
une constitution qui réduit l’espace réservé à
la démocratie à une peau de chagrin.

Pendant ce temps, on essaie
de diffuser, dans l’environnement régional de la petite République
qui subit le joug d’un policier avide de sang et de pouvoir, une image de
HAVRE DE PAIX voire de paradis moderne et progressiste. A l’intérieur
c’est la guerre et la ruine économique conséquence de l’absence
d’un État de Droit.

Après le hold-up
électoral commis lors de l’élection présidentielle du
9 avril 1999, l’opposition pourtant interdite et bâillonnée,
triomphait dans la rue. La volonté du peuple se ressent déjà
dans le climat. On peut estimer que les réformes souhaitées
par les djiboutiens auront certainement une portée historique et un
grand retentissement.

La rapidité et
l’ampleur de ces réalisations dépendront essentiellement des
nouveaux rapports de forces politiques qui prévaudront dans les mois
à venir. Nous vivons à Djibouti un affrontement entre l’ancien
esprit sorti du moule colonial et les nouvelles aspirations populaires, entre
les survivances de la mentalité conservatrice, clanique qui sont toujours
tenaces et qui pensent être capables de résister aux défis
du 21 siècle.

Les adeptes des conceptions
dogmatiques sont lents a céder … même au contraire, ils
sont toujours prêts à entreprendre toutes les tentatives pour
préserver les vieilles méthodes de gestion par le haut (Le palais
de beitelwali, le RPP ou plutôt le plagia de la France et en particulier
de l’UMP – le choix contestable de ce nom pour l’amalgame de quatre partis
issus de tous les horizons, y compris, pour certains, d’une certaine forme
de trahison de l’opinion publique).

Mais la nouvelle génération
vigoureuse commence à se faire entendre et à s’affirmer. Elle
réclame, bientôt elle exigera un processus démocratique
et exemplaire dans la République. Une véritable révolution
par rapport au système actuel qui engendrera un réveil des hommes
et des femmes avides de retrouver leur dignité bafouée par les
héritiers du moule colonial.

La preuve éclatant
qu’il y a une place dans ce pays pour un système qui marquera le triomphe
de l’intelligence, de la créativité et de l’innovation. Cette
nouvelle conscience sera représentée à Djibouti par des
esprits libres et sincères qui y sont présents, mais qui ont
été privés de toutes les formes légitimes d’expression.
C’est ainsi qu’une infrastructure compétente pourra être mise
sur pied pour que renaisse une véritable identité nationale,
un patriotisme serein, un rythme d’évolution sociale permettant de
rejeter le tribalisme, le clanisme, en gros le nationalisme dénaturé
et haineux.

Ces conditions permettront
d’abolir cette forme d’apartheid social et de mobiliser autour de ces idées
nouvelles pour le pays, les hommes et les femmes qui ont toujours refusés
d’être intégrés dans le vieux système de l’Etat-parti
qu’Ismail Omar continue à diriger, qui n’aboutit qu’à des querelles
intestines et qui ne porte plus aucune espérance.

Certes les vagues permanentes
de répressions et le climat de terreur et de délation ont fortement
enracinés la peur, la méfiance et la docilité. Elles
ont fait accepter, comme inéluctable, l’auto-sélection au profit
de responsables sélectionnés sur les bases de la souplesse de
leur échine et d’un dosage d’appartenances ethniques et/ou claniques.

Seule l’option nationale
pour constituer une communauté réellement patriotique et solidaire
capable de rassembler tous les démocrates peut générer
la promotion unitaire du pays et permettre la naissance de la vraie notion
de souveraineté du peuple, de la suprématie des Lois, de la
distribution du pouvoir, de la création d’un système politique
reflétant les attentes et les diversités de la société.

En synthèse, un
système visant à faire cesser l’aliénation du peuple
par l’homme fort qui a accaparé le pouvoir au profit du pouvoir rendu
au peuple sur la base de la Loi et de la justice et non plus de l’arbitraire.

Sergent
Ariko
Tilburg – Hollande.

 

11/02/03 (B184) Une bonne fête de l’Aïd el Adha à tous ….. (Sgt Ariko)

J’adresse à
toute la jeunesse djiboutienne (à l’interieur et à l’exterieur
du pays) tous mes voeux pour une tres bonne fête de l’Aïd el Adha.
Que cette Aïd apporte le réconfort dans tous les esprits
et que la paix et le décollage économique tant attendus
par notre peuple arrivent enfin.

Inch Allah.

Je souhaite à
tous mes frères d’armes de la Gendarmerie nationale, dont Ali
Abdillahi IFTIN et Mohamed Saleh ALHOUMEKANI, une très bonne
fête.

Vive la Gendarmerie
nationale,
Vive le Peuple djiboutien.

Sergent
ARIKO
Hollande

03/02/03 (B183) FORT ET JUSTE : réponse du Sergent Ariko aux propos de Mohamed Qayaad.

Lettre
ouverte adressée à Monsieur Mohamed Qayaad.

par
le Sergent Ariko de la Gendarmerie nationale.

Cher Monsieur,

Je vous adresse
cette lettre à la suite de la mise au point que vous avez fait publier
sous le titre « DAF et l’obsession d’Ariko »,

Vous trouverez les commentaires
et les remarques critiques que les affirmations contenues dans votre introduction
m’ont inspirés.

Comme le disait, le fameux
poète somalien, Mohamed Ibrahim Warsama dit Hadrawi.

« adigoon ogeyn
baan uurkaaga baadho ula dheero arrintaadu dafow af gobaadsi weeyee ».

Si votre amour propre
s’est évertué à répliquer au point de vue que
j’ai exprimé, sachez tout d’abord que j’admets tout à fait que
votre argumentaire puisse être légitime. Mais il n’en demeure
pas moins que votre réaction, allant au-delà d’une simple prise de
position sur le contenu de mes écrits, visaient à jeter effectivement
le discrédit sur ma personne. Quelle est la logique ? Quelles sont vos motivations ? Quel est le but masqué ? N’y aurait-il pas un aspect blaphématoire ?

Le plus souvent, nous
sommes conduits à faire des choix dans notre vie et nous essayons de nous rassurer en nous persuadant
que nos décisions sont le fruit exclusif de notre volonté omnipotente.

La réalité,
est bien différente et quand nous nous rendons à l’évidence, nous arrivons toujours à cette conclusion
: les voies d’Allah, qui nous guident à chaque instant, sont et demeurent impénétrables.

C’est la raison pour laquelle,
nous devons nous protéger des fausses affirmations. Même lorsqu’elles
semblent bien construites sur le plan de l’expression, les injures à l’encontre de la personne humaine sont autant d’injures à la nature même, qui appartient exclusivement au domaine d’Allah.
Il ne faut pas placer la Raison au dessus de la Foi, car les Lois de la passion
compromettraient la Raison qui devrait conduire lucidement et objectivement
nos propres actions.

Il ne faut pas que votre
discours d’opposant, (et je ne suis pas assuré que vous en soyez vraiment
un) ne détruise le sens traditionnellement religieux de notre éducation.

Lorsque j’affirme que
DAF a été acheté et que Dini n’est que l’instrument du
pouvoir, Cher Monsieur, je me fonde non seulement sur leurs déclarations
mais aussi sur des témoignages dont je n’ai pas à communiquer
ni les sources ni la teneur, pour me justifier.

Si vous étiez un
vrai politicien, vous comprendriez le sens profond de mon message, mais cela
ne semble pas être le cas, car vous ne supportez pas le fait que je ne maquille pas la
réalité mais que je dise simplement la vérité.

Je n’ai aucune rancune
à votre égard, car pour un opposant comme moi et dans le contexte
que nous traversons, dire la vérité est, en quelque sorte, un
acte de bravoure militaire.

Je n’ai pas l’ambition
de fasciner qui que ce soit, mais sachez simplement que je risque ma vie
pour dire des choses, pour dénoncer des faits et pour informer sur
des événements souvent mal connus et peu glorieux, que le régime voudrait bien
étouffer à jamais en l’effaçant de la mémoire collective.

Me considérer comme une
prison à ciel ouvert et prétendre de plus que tous les internautes vont
mourir s’ils ne lisent pas mes articles, est une conception digne d’un fanatique
qui n’écoute plus que ses propres pulsions.

Je ne nourris absolument
pas l’ambition de me faire passer pour un messie qui voudrait guider les aveugles
(en êtes-vous un, Cher Monsieur ?) mais je vous demande
simplement de regarder les choses sous leur vrai visage parce que la vanité
pourrait fausser votre jugement et égarer votre esprit.

Je respecte votre choix
et votre liberté, en particulier, celle de me dire ce qui ne vous convient pas
dans mes propos, mais vous devriez faire la différence entre d’honnêtes
critiques sur le fond et des propos sur ma personne, que vous voudriez assassins et définitifs.
Ne dépassez-vous pas les limites lorsque vous cherchez à faire passer pour des affreux tous les gendarmes qui ont fui le régime,
effrayés et paniqués par ce qu’ils ont vu, entendu et constaté.

Depuis quelque temps,
vous avez choisi d’être un homme au service exclusif de la critique et vous avez perdu toute vision prospective et stratégique : c’est votre droit le plus absolu. Mais la cohérence
commande que que vous proposiez alors des alternatives réalistes à
la gestion de la politique et des débats d’idée, au lieu de
vous acharner maladroitement contre l’ensemble des opposants (mamassan ou autres), qui n’acceptent pas les mensonges des dirigeants.

Ce n’est pas en injuriant
ni en dénigrant tout le monde, toutes les idées ou toutes les
propositions, que vous allez contribuer à vous forger un destin glorieux.

L’engagement personnel
pour des idées ou pour des systèmes (dictatoriaux ou autres
?) ne doit pas forcément s’exprimer en termes puérils, en mots injurieux accolés à la suite les uns des autres et en outrage (punissable, dit-on à Djibouti par les Lois
internationales sur le Respect de la personne humaine et sur la liberté
d’expression)

Déteste pour
ta personne, ce que tu détestes chez les autres.
Accepte des gens ce que tu voudrais qu’ils acceptent de toi et ne dis pas
ce que tu n’aimerais pas que l’on te dise.

Espérant secrètement
au fond de moi, que vous ferez quand même une petite grimace en prenant
connaissance de cette lettre ouverte, je n’en pense pas moins que vous avez
suffisamment d’intelligence pour trouver la place qui vous convient dans les
coulisses d’un pouvoir que vous ne cessez de convoiter.

Au revoir, Cher Ami.

Sergent
Hassan Moussa dit Ariko
Tilbrug, Hollande

30/01/03 (B182) FORT ET JUSTE : la chronique du sergent Ariko (suite). Cette semaine « Si tu parles, tu meurs. Si tu écris tu meurs. Si tu refuses d’espionner pour mon compte, tu meurs.

Dès lors que l’opposition
ne peut plus rien faire ni rien tenter à Djibouti, que tous ses membres
sont réduits à la presque mendicité, au moins à
l’incertitude et à la misère et qu’ils se jettent dans les bras
d’IOG dans un ultime réflexe de survie, il est indispensable que ceux
qui sont à l’étranger prennent le relais et qu’ils affichent
leur solidarité entre eux et avec ceux qui souffrent à l’intérieur,
en dépassant toutes les arrières pensées tribales, sur
lesquelles le régime s’appuie pour diviser et pour oppresser.

Dernièrement, des
officiers de la Gendarmerie nationale, dont le Commandant Zakaria Hassan Aden,
le bull dog aux ordres d’IOG ont participé à une réunion sur le droit
international.

Je dis sincèrement
à ce Commandant que ce n’est pas de cette façon que l’on acquiert
des galons durables dans la Gendarmerie nationale. Celui qui l’utilise dans
les missions les plus tordues, celui qui l’utilise au détriment de
la population, n’hésitera pas à le lacher, le moment venu, comme
il a laché le Général Yacin Yabeh de la FNP, allant même
jusqu’à lui refuser des soins vitaux.

Zakaria, tu dois savoir
que la Gendarmerie est un corps que nous avons bati pendant plusieurs année
au prix d’un travail acharné et d’efforts individuels. Aujourd’hui
tu pénètres par la porte d’entrée sans n’avoir jamais
vu un uniforme de Gendarme et sans n’avoir jamais mesuré les efforts,
la fatigue et l’abnégation qui sont nécessaires.

Certes, tu avais suivi
un stage allégé à Marakech au Maroc à l’Académie
de la Gendarmerie royale du Maroc qui forme les meilleurs tortionnaires du
regime chérifien dont un certain Idriss Basri.

Mais je tiens à
te rappeler ainsi qu’à Ismail Omar, que l’opposition n’est pas une
chose que l’on utilise et que l’on jette par dessus bord ensuite. Je sais
bien, Cher IOG, que tu me hais parce que je suis à la fois un Mamassan
et un bafourlaba (un homme de ta tribu !!).

Tes obligés de
la SDS m’ont dit le niveau de ta haine à mon égard.

Je sais qu’Iftin et moi,
tu nous asside sur la sellette et que tu veux me capture a tout prix.

N’est-ce pas, cher DAF,
que l’honnêteté passe avant tout par le respect de soi-même.

Pourquoi as-tu donné
une carte de membre de ton parti à la soeur de Moussa Tour
Tour ?.

Tu sais bien qu’IOG l’avait
envoyée au Canada pour tenter de me localiser et de me faire taire,
comme il avait envoyé le Colonel Abdourahman Ali Kahin et Moussa Tour
Tour à la rencontre du Commandant Ali Abdillahi Iftin.

Iftin et moi, on se connait
bien, pour avoir travaillé ensemble à la Présidence.

J’annonce a Ismail Omar,
que je vais quitter le Canada prochainement pour m’installer en Hollande,
afin de renouer avec mes frères d’armes.

Jamais plus, tu ne pourras
pas dormir tranquille, Ismail, parce que je vais parler et dévoiler
des choses. Tu vas devenir tout petit comme le chat devient tout petit lorsqu’il
est agressé.

Peut-être l’igones-tu
ou n’en as-tu pas encore pris conscience, mais je sais que mon devoir, aujourd’hui,
est de dire la vérité sur ta façon de conduire le pays
.

Et surtout de faire connaître
l’histoire de ta mediocrité au monde entier.

_____________________________________

Le 20 avril 1989, plusieurs
personnes ont été arretées à Tadjourah à
l’issue de la réunion de travail qu’ils avaient eu avec M Khaihré
Allalé Hared, alors Ministre de l’Intérieur, en compangnie de
M Osman Roblé Daach, Commisaire de la République, Chef du district
de Tadjourah.

Ces personnes avaient
protesté contre ce qu’elles considéraient comme un détournement
de stocks de nourritures destinés aux victimes de l’inondation.

Je pense que toi, Cher
Ismail et ton valeureux Hassan Said tit Madobé, avaient eu vent de
cette protestation et vous aviez fait arrêter Abdulquadir Daoud dit
Harbi, un ancien gendarme de ma promotion.

Vous l’avez fait torturer
dans la Villa Christophe. Il en est mort !

Cher Monsieur, mon copain
Harbi est mort dans la Villa Christophe des suites des tortures que le Lieutenant
(qui sera promu Capitaine plus tard) Haroun, le Sous-Lieutenant Kalifa, le
sous-lieutenant Wagdi lui ont infligées.

Ce jour-là, j’avais
quitté Djibouti pour la Résidence d’Arta. Je ne pouvais plus
supporter cela.

Ses copains, en particulier,
Houmed Dini Lakisso et Ali Mohamed Faroura furent traduits devant la justice
en juin 1989 sous l’inculpation d’outrage. Ce chef d’inculpation dont ils
faisaient l’objet a été retiré mais aussitôt, la
SDS est venue les arrêter à leur domicile.

Ils ont été
condamnés à 6 mois d’emprisonement puis relachés aussitôt
sur une intervention conduite par leurs proches auprès du vieux Barkhat
Gourad.

Le journaliste Al’adi
Mohamed Ali Dig Dig qui travaille maintenant pour le régime avait été
arreté lui aussi pour avoir critiqué le Gouvernement d’Hassan
Gouled.

Grâce à Amnesty
international, il a recouvert la liberté et le régime l’a gracié.

____________________________________

L’affaire
Ali Aref Bourhan et les exactions de la FNS dans le nord du pays.

Le 29 juin 1992, le vieux
gouled decreta une amnistie partielle pour les prisonniers de guerre et les
prisonniers politiques.

Le Frud a libéré
plusieurs soldats de l’Armée nationale et de la FNS.

Sous la pression de Paris,
le Gouvernement avait fait libérer 64 maquisards du FRUD qui furent
conduits en direction d’Addis Abeba, dans le fief d’IOG. IOF avait fait arrêter,
dans le passé, Mohamed Houmed Soulé, le Président de
l’Association pour la
Défense des Droits de l’Homme et des Libertés. Il était
accusé d’avoir constitué une association illégale.

Aussitôt arrêté
par la SDS sur décision du Palais de l’escale et plus precisément
du Cabinet de la Présidence, inculpé immédiatement pour
diffusion de fausses nouvelles, il écope de trois mois à Gabode
.

Naturellement le délit
qui lui est reproché, ne tient pas la route, mais le régime
fait ce qu’il lui plait en matière de justice en particulier.

Hassan Ali Mohamed dit
Hassan Dalga a été lui aussi été arrêté
par la Gendarmerie, brigade nord, pour avoir denoncé les dérives
du régime et l’oppression qui frappe les opposants au pays d’Hassan
Gouled.

Je tiens à rappler
à DAF qu’il n’a jamais été inquiété, à
cette époque, par le régime et qu’il continuait son service
au sein de l’Armée nationale avec le grade de Lieutenant, pendant que
les vrais opposants se faisaient crever les yeux à la Villa Christophe.

Le docteur Abatté
Ebo Adou, médecin de carriere a été, lui aussi, arrêté
par le régime pour son appartenance au FRUD qui combattait le régime.
Il avait fui le pays au mois de juillet apres avori été condamné
a trois mois d’emprisonnement ferme pour avoir critiqué le régime.

Pendant ce temps Gouled
dormait.

Tu ne sais même
pas ce qui s’est passé entre le 5 et 11 juillet. ,29 personne ont été
jugées par un tribunal dont 15 par contumace accusées d’avoir
organisé l’attaque de la caserne de Tadjourah et d’avoir comploté
dans le cimetière d’Ambouli.

La plupart des magistrats
du tribunal, devant lequel ils ont comparu, étaient des fonctionnnaires
du Gouvernement dont un certain juge Dabayake.

Les accusés n’ont
pas été autorisés à s’exprimer, parce qu’ils avaient
reconnu les faits sous la torture et qu’il avaient fini par avouer à
la Villa Christophe, sous la douleur, qu’ils avaient eu le projet de renverser
le Gouvernement …

Pendant l’audience, certains
ont montré les traces des tortures, mais le juge n’a même pas
voulu les entendre ni en tenir compte. Ali Aref avait introduit un pourvoi
auprès de la Haute Cour de Djibouti, mais la Cour a refusé de
statuer sur leur cas, se rangeant aux ordres qui venaient du triste Cabinet
de la Présidence.

Les soldats tuèrent
a Yobocki le propre cousin du Premier Ministre Barkat Gourad qui s’est plaint
à Gouled. Ce dernier, interrogé par Aboubaker Moussa à
la RTD avait admis que l’Armée avait commis des bavures et qu’il fallait
sanctionné les responsables.

Aussitôt, un vent
de panique a soufflé sur l’Etat-major des FAD (Forces armées
djiboutiennes).

Parmi les coupables, on
trouve l’actuel Chef de l’Armée, le Général Zakaria ainsi
que l’ex-chef de la FNP. Ils ont alerté le chef qui n’était
autre qu’Ismail Omar Guelleh. La conversation se déroula au Cercle
mixte de l’Armée nationale, en face des locaux de la Brigade nord.

Très inquiets,
ils ne savaient comment présenter les choses au vieux Gouled, qui allait
tout faire pour que la commission d’enquête conduite par M. Mohamed
Ali Afkada, Procureur de la République asssité par le Commandant
Abdo Abdillahi Dembil aboutisse.

C’est IOG qui sabota la
commission d’enquête et au final, personne ne fut arrêté
ni inquieté.

Et pourtant le Procureur
de la République Mohamed Ali Afkada avait réussi à identifier
les coupables.

Quatre policiers de la
FNS du Général Yabeh ont été mis en cause par
le Cadi et par le Sultan. Le Cadi, imprudent, sera liquidé physiquement
le 18 juin 1995 à Randa tandis que le Procureur Mohamed Ali Afkada
fut mis hors d’état de nuire.

Il a été
rempalcé par Saad Cheik Moussa, le frère de l’actuel homme fort
de la Gendarmerie nationale. Amnesty international, dans son rapport de 1989,
dénoncera Djibouti pour avoir emprisonné des prisonniers d’opignion.

Cher DAF, jamais tu ne
fus inquiété ni conduit à la Villa Christophe.

Il faut être honnête
avec soi et avec les gens.

Le régime d’Ismail
Omar Guelleh tolère ton journal qui est diffusé sur la voie
public alors que les vrais opposants sont placés sous la surveillance
de la redoutable police politique (SDS).

Personne n’ose dire la
vérité et tu nous racontes que c’est toi qui tu vas le faire
tout seul, comme un grand !

Cessons de jouer au plus
fin, cow-boy et regardons les choses en face.

La République a
disparu de l’espace politique djiboutien car le régime ne voulait pas

d’une presse qui critiquait le régime et son Chef.

Elle n’a pas menti lorsque
la femme d’Awalé Guelleh Assoweh, Madame Saada Ali Avit a dit dans
le mini-reportage de la soi-disant chaîne indépendant et libre
( la RTD !)
que son mari n’avait rien à voir dans le cadre de la mort du Juge Bernard
Borrel.

Les deux Caporaux (Youssouf
Houssein et Mohamed Askar) de l’Arméé de Zakaria ne voulaient
pas dire la vérité sur ce fameux poste de contrôle PK
51.

Pourquoi la RTD n’a t-elle
pas interviewé le sergent Awalé, ainsi que le Lieutenant Alhoumekani
qui avait cité Ismail Omar Guelleh dans sa déposition ?

La vérité
c’est que si le juge Borrel n’a pas trouvé la mort à Djibouti,
on peut bien se demander où il a perdu la vie ?

Maître Martinet
devrait avoir honte pour avoir osé dire publiquement qu’il n’y a jamais
eu de torture à Djibouti. Il a dit cela parce qu’il ne veut surtout
pas qu’Ismail Omar Guelleh touche à son acho. Ce fameus système
de l’acho qui a meme étourdit les Français établis à
Djibouti qui sont de mèche avec le régime, dont un certain Maril.

Les Afar et les Gadaboursis
ont payé de leur vie, les dérives de ce régime et il
s’acharne aussi sur les Issa.

Persoone n’ose plus parler
de crainte de faire un tour à la Villa Christophe.

Les maîtres mots
de la dictature d’IOG :

Si tu parles, tu meurs,
Si tu écris tu meurs,
Si tu refuses d’espionner pour mon compte, tu meurs,
Si tu ne te tiens pas tranquille, tu meurs.
Si tu ne me voues pas un culte respectueux, tu meurs.

Pour moi, il vaut
mieux parler quitte à prendre le risque de mourir ensuite..

Sergent
Chef Ariko

de la Gendarmerie nationale,
en route pour la Hollande.

28/01/03 (B182) FORT ET JUSTE : la chronique du Sergent Ariko – Guelleh n’est pas un homme à accepter la démocratie et il sait utiliser la menace physique pour faire taire les opposants.


Je savais bien que Guelleh n’était pas un homme qui se laisserait facilement
abattre.

Maitenant, il fait courir
des rumeurs à Djibouti sur le sort (disparition physique) qui serait
réservé à ceux qui s’opposeraient à son pouvoir
et à ses malversations de tous ordres.

Ceux qui parlent, ceux
qui s’opposent, risquent la mort !

Face à cela Jean-Paul
Noël Abdi et bien d’autres ont fait la bêtise ultime : celle de
se rapprocher de Guelleh. Et ils n’y ont rien gagné !

Cette semaine, Guelleh
va constituer une nouvelle équipe
gouvernementale. Aden Roblé et les autres opposants repentis conservent
toute leur chance d’intégrer ce nouveau Cabinet ministériel.

Guelleh concentre ses
ardeurs vengeresses, non pas sur Dini, ni su Daf mais sur le Ged et sur des
dirigeants, en particulier sur Iftin et Alhoumekani, que j’ai informé
des risques sérieux qu’ils encourent et qui doivent assurer leur sécurité.

Fort du nouveau soutien
de Bush, Guelleh a obtenu tout ce qu’il
demandait à l’Administration américaine. Maintenant, il peut
lancer la chasse aux opposants … et il ne devrait pas s’en priver.

J’avais dit que Daf, Ismail
Guedi et les autres étaient achetés.

Personne à Djibouti
n’a envie de devenir un cadavre comme l’est devenu le Capitaine Daheiyié.
Personne ne parlera …

Mes contacts dans les
milieux de la Police et de la Gendarmerie m’ont confirmé que Guelleh
avait bien passé des accords avec DAF aux termes desquels, il a retrouvé
son passeport. Guelleh l’aurait aussi autorisé à conduire sa
famille en Belgique pour la mettre à l’abri du chantage.

Quand à Ismail
Guedi ou Dini, ce se ne sont, dans le fond que des creatures manipulées
par le pouvoir djiboutien avec pour mission de nous jouer la comédie
"de l’opposant".

Ils continuent à
percevoir régulièrement les chèques que la Présidence
leur fait établir …

Dileita est serein, car
l’UAD ne représente pas un danger pour son gouvernement. L’UAD est
une invention de Guelleh pour tenter de nous faire croire que l’opposition
a bénéficié de la liberté d’expression …

Et pourtant IOG a été
impressionné par leur nouvelle détermination et par leur sérieux.
Cela l’a inquiété, alors il a mis en oeuvre les grands moyens
de fraude pour les battre sur le terrain et pour remporter une victoire qu’il
voulait éclatante.

Aujourd’hui, même
les femmes s’y mettent : elles ont apporté leur renfort à la
SDS et elles veillent à la tranquillité du dictateur …En tête
Kadra controlle les femmes tandis qu’IOG controlle les hommes.

Jean-Paul Noël Abdi
joue un jeu trouble dans tout cela, ce qui motive la lettre ouverte que je
lui adresse.

Sergent
Ariko

de la Gendarmerie natrionale
Montréal – Québec

28/01/03 (B182) FORT ET JUSTE : lettre ouverte à Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH (Par le Sergent Ariko)

à
Monsieur Jean-Paul Noël ABDI
Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains

par le Sergent-Chef
Hassan Moussa dit Ariko

de Montréal Quebec

ma
run ba ma riya

(selon vos mots)

Cher Monsieur,

Je me permet de vous adresser
cette lettre ouverte puisque votre silence entre le 8 ocotobre 2002 et le
17 janvier 2003 ne nous a pas convaincu.

Pendant toute cette période,
vous êtes resté silencieux, face à des évenements
qui ont mobilisé la vie politique djiboutienne.

Je ne vous accuserai de
rien, mais je me permet de tenter de faire la lumière sur votre curieux
silence pendant ces 3 mois et demi et je vous pose quelques questions :

Avez-vous eu des contacts
avec le Chef du régime à Djibouti ?

Pourquoi avez-vous cesser
de nous informer sur la sitiuation à Djibouti ?

Saviez-vous, Cher Monsieur,
que le Major Daheiyié avait été tué par les sbrires
du régime ?

Saviez-vous que bon nombre
d’opposants se sont rendus à la dictature ?

Saviez-vous que Djibouti
et son régime ont été montrés clairement du doigt
dans le cadre de l’enquête sur l’assasinat du juge Bernad Borrel et
pourtant, vous n’avez rien dit ?

Est-il exact, comme le
dit une rumeur qui circule à Djibouti, que Monsieur Moumin Bahdon,
dont une des filles collabore avec vous au sein de la LDDH, vous aurait conseillé
(demandé) de ne rien dévoiler sur les violations des Droits
de l’Homme qui sont commises par le régime ?

Cher Monsieur, nous savons
bien que Guelleh n’est pas un homme à accepter facilement ni l’instauration
de la Démocratie ni le respect des Droits de l’Homme et qu’il ne laissera
jamais aucun opposant, résident à Djibouti, dire la vérité,
au risque de subir ce qui est arrivé à MM. Elabé, Cheiko,
au Major Daheiyié, etc..

Cher Monsieur, je suis
très inquiet, parce que votre retraite temporaire a cassé un
lien dont les Djiboutiens avaient besoin pour mieux suivre et comprendre la
situation à Djibouti. Et c’est dommage, parce que vous nous disiez
la vérité.

Je ne comprend pas les
raisons pour lesquelles vous ne vous expliquez pas sur votre silence, qui
nous semble avoir été de nature à aider la dictature.

Rien dans votre communiqué
du 17 janvier n’évoque la mort du Major Daheiyié, alors même
que la devise de la LDDH nous rappelle la lumière. Moi, je ne vois
rien que de l’ombre. La situation à Djibouti est trop floue dans le
domaine de la politique pour connaitre le vrai visage de l’homme fort de Djibouti.

Je ne vous accuse pas,
mais j’aimerais connaitre les véritables raisons de ce silence.

Le GED est mal vu par
ce régime qui sait que ses heures sont comptées comme celle
de Sadam Hussain et ses animateurs font tout ce qu’ils peuvent pour nous informer
de la situation.

Je suis étonné
de constater que des hommes comme Daf ou Aden Roblé aient pu adherer
à la dictature et se jeter dans les bras de Guelleh.

Certes, la vérité
blesse mais elle ne tue pas !

Auriez-vous égaré
le don que les Etats-Unis vous avait fait parvenir, il y a quelque temps sur
decision (recommandation) venant du Palais de l’Escale ?

Est-ce aussi parce que
vous espériez obtenir un poste à l’Assemblée nationale,
qui vous a finalement été refusé par Guelleh ?

Eclairez-vous et dites-nous
simplement la vérité dans tout cela.

Décidement, j’ai
bien du mal à vous comprendre et à suivre vos motivations.

Des gens risquent leur
vie et pendant ce temps vous, vous dînez avec le Chef de la dictature
(c’est une rumeur qui a été vérifiée, Cher Ami).

Vraiement, je ne vous
comprend plus, Cher Monsieur.

Les défenseurs
des Droits de l’Homme, l’opinion internationale, les Associations et surtout
le peuple attendent vos explications.

Merci à l’avance
de nous répondre avec clarté.

Sergent
Ariko

14/01/03 (B180/2) FORT et JUSTE. La chronique du sergent Ariko. Quels sont les critères qui permettent de reconnaître un vrai Djiboutien ?

FORT ET JUSTE

Suite à la mascarade électorale organisée par le pouvoir
en place,.je tiens à donner mon point de vue et à m’interroger
sur le nom des vrais Djiboutiens qui font partie de l’équipe de Guelleh.

Pour remédier à toutes les sortes de fantasmes d’ordre anachronique,
il est nécessaire, voir vital, de redéfinir le sens même
de l’appartenance ou de l’identité du Djiboutien d’aujourd’hui.

Qui est vraiement un Djiboutien dans l’équipe du dictateur Guelleh
?

La djibounnaité est le résultat d’un mélange d’Afar,
de somalie, d’arabe , etc..C’est de ce mixte bigarré qu’est née
la djiboutianité. Donc, ne peut être Djiboutien au sens originel
du terme, que celui qui abandonne ses anciens principes ethniques ou tribaux
au privilège de la GRANDE NATIONALITÉ DJIBOUTIENNE.

Autremnent dit, le djiboutien ou le WADANI (citoyen en langue somali) n’est
pas seulement celui qui est né à Djibouti. Mais plutôt,
celui qui est capable de se poser d’une manière sereine et donc intelligent
la question suivante :

Que pourrais-je proposer au pays auquel je m’identifie pour pallier la
crise politique et sociale qu’il traverse ?

Pour finir le Djiboutien doit avoir à l’esprit que la nation constitue
un seul corps appelé CORPS SOCIAL et que l’intéret de chaque
membre doit se fondre dans l’intéret général. Vouloir
s’en séparer, c’est vouloir se perdre.

sergent hassan moussa dit ariko
Montreal -cote de neige.

15/01/03 (B180/2) La Saga d’IOG – Suite de la chronique du Sergent Ariko. L’affaire du Café de Paris qui pourrait empoisonner le sommeil de Guelleh ….

FORT ET JUSTE.

Pour quelles raisons,
le dictateur Guelleh a-t-il effectivement peur ?

Comme la plupart de ceux
qui détiennent un pouvoir à Djibout, le chef ne dort plus que
d’un oeil depuis que le Commandant Ali Abdillahi Iftin est passé dans
l’opposition et qu’il a confirmé les dires de son Lieutenant Mohamed
Saleh Alhoumekani.

La mort du Juge Bernard
Borrel, cet homme qu’Ismail Omar avait fait soigneusement éliminé
parce qu’il dérangeait avec ses enquêtes sur le responsable de
l’attentat du 27 septembre 1990 devant le Café de Paris.

Le Juge (que Dieu ait
son âme) était un expert de l’enquête. Lors de son séjour
à djibouti il a pu rencontrer des témoins, des gens qui savaient
beaucoup de choses sur cette affaire. Je pense que beaucoup de nos compatriotes
du Quartier 5 ont été torturés sur un ordre venu d’en
haut avant même que la Gendarmerie ni la SDS ne puissent diligenter
la moindre enquête.

Le Colonel Hoche Roblé,
qui commandait la Gendarmerie, savait …

Plus tard, un jour, Il
répondit à ma question sur les raisons qui avaient abouti à
la torture de nombreux innocents, alors que l’on connaissait l’auteur et le
véritable commanditaire du coup.

Il me dit simplement qu’il
avait reçu des ordres venu directement de la Présidence. La
France, à ce moment, n’avait encore aucune information sur le coupable
mais le Général Gazeau, Commandant des forces françaises
à Djibouti était déjà persuadé que les
autorités de Djibouti étaient impliquées dans cet attentat.
Il informa l’Ambassadeur Claude Soubeste mais par protection, il lui demanda
de rien divulguer jusqu’a que l’ordre de Paris n’arrive.

Pendant qu’IOG et la SDS
s’amusaient à raconter à la France que l’enquête se poursuivait,
les Services secrets français ont débarqué à Djibouti
pour aider leurs homogues djiboutiens dans la conduite de cette enquête.
Très vite, ils comprirent que les gens interrogés dans les differentes
brigades (brigades 3, 4et 5, brigade rouge d’ambouli, brigade nord fichier
central) n’étaient nullement impliquées dans cette action terroriste.

La France enquêtait
sur une autre piste, celle de Sadam Hussein de l’Irak. Je me souviens que
l’Irak avait offert du matériel militaire à l’Etat-mjor des
Forces armées djiboutiennes. Parmi le matériel livré
par l’irak, il y avait un produit chimique que les forces de Sadam Hussein
ont utilisé durant la guerre Iran – Irak en 1988. La population Kurde
a payé cher aussi le déploiement de ce produit !

Ismail Omar avait commandé
ces armes et ces produits chimiques, afin de pouvoir éliminer la population
Afar dans le cas où elle rentrerait en rébellion contre la dictature.

Les Gadabousi furent éliminer
de la scène nationale mais il fallait que l’on puisse faire la même
chose avec les Afar qui avaient accueilli les Gadaboursi lorsqu’ils fuyaient
la repression qui s’est abattu sur le quartier 5, après l’attentat
du Café de Paris.

Le journal l’Evenement
du Jeudi, daté du 9 aout, faisait état d’un possible accord
secret de Défense liant Sadam Hussein à Ismail Omar Guelleh
pour aider ce dernier à résoudre le problème des ethnies
et la nationalité (les Afar et leurs alliés, les Gadabousi).

Les intellectuels Afar
dont Ali Coubba ont dénoncé, à partir de l’intérieur
du pays le complot qui visait l’existence même du peuple Afar. Le régime
terrorisait déjà la population et personne n’osait le dire,
ni en paler. Des tracts ont été diffusés et distribués
sur les grandes places de djibouti.

La SDS a réagi
violement en procédant à des arrestations. M Ali Coubba était
employé, à cette époque, à la Banque Indosuez
Mer-Rouge, dans l’agence située au plateau du Marabout. Il avait été
dénoncé par un de ses collègues de travail qui avait
alerté la SDS et IOG.

La SDS viendra arrêter
Ali Coubba. La suite, vous la connaissez. Il sera torturé à
la Villa Christophe par des responsables de la Gendarmerie, dont le major
Daheiyie. Le Juge Bernard Borrel avait rassemblé un certain nombre
de documents qui prouvaient la responsabilité d’IOG dans cette affaire.

D’ailleurs, le commandant
iftin a raconté sur Canal + qu’il avait surpris une conversation entre
IOG et Hassan Saïd au sujet de l’ingérence de ce petit
juge dans leur affaires personnelles.

Le juge diposait d’éléments
qui mettaient en cause l’impartialité des justices française
et djiboutienne dans la mesure où à la fois le ministre djiboutien
de la Justice et les responsables judiciaires du pays, obeissaient dans les
daits aux ordres venus de l’Elysé et du Palais présidentiel.

Le juge a aussi découvert
comment des société implantées en France fabriquaient
de la fausse monnaie (faux dollars) !!! Ces entreprises expédiaient
leur production à Djibouti.

L’ancien Premier Ministre
Barkhat Gourad entretenait des liens avec la Mafia de Causa nostra, basée
à Milan. Son meilleur ami M Gambelli servait d’interlocuteur entre
la mafia et Barkhat Gourad.

La Mafia avait même
offert des bottes en peau de crocodiles au Premier Ministre qui les appréciait
particulièrement et dont il vantait les avantages lors des entretiens
qu’il avait avec les Ambassadeurs.

Dans le cadre des accords
passés par IOG et Barkhat avec la Mafia, il était convenu que
Djibouti laisserait passer facilement la drogue via le Nigéria du Président
Abacha.

L’attentat a provoqué
son lot de morts et de torturés.

Le futur Président
du PND fantoche, M. Mahdi Ahmed Abdillahi avait même déclaré
sur RFI qu’Ismail Omar était le seul responsable de cet attentat.

Comme la France avait
délivré un mandat d’arrêt international contre lui qui
a été reçu par la Gendarmerie royale du Canada qui allait
l’arrêter, IOG a eu peur qu’il ne parle … et il lui a proposé
de rallier immédiatement Djibouti où il est en sécurité,
en dépit des demandes d’extradition déposées par la France.

Pour fournir des coupables
à la France et pour maintenir l’illusion d’une enquête, IOG a
fait arrêter Abdi Bou Aden, le Sergent Mohamed Hassan Farah, Ali Arreita
Mohamed.

Mais arriva le temps où
il fallait être plus précis … Ne sachant plus quoi dire à
la France ni à l’Adjudant Nervet, IOG consulta ses amis à Paris.
Ce sont eux qui lui enverront le Juge Leloire sous prétexte d’un complément
d’information.

La DST ne faisait pas
confiance au Juge Leloire et elle a accusé IOG d’etre l’instigateur
du crime. M Awalé Guelleh Assoweh fut arrêté par la Gendarmerie
et on lui soutira des aveux dans lesquels il reconnaissait son implication
et sa culpabilité.

A bientôt

Hassan
Moussa dit Ariko
Montréal