01/01/03 (B178) Poème dédié aux femmes djiboutiennes, candidates aux élections législatives (Sergent Ariko)

par le
sergent ariko

Femmes djiboutiennes
mères de culture
soeur de l’ainé
sagesse de l’humanité
pardon du coeur
Oh! femmes
mères de la nation
N’oubliez pas vos coutumes
La sagesse des hommes
les règles et les lois
le maître et son foyer
Car l’occident se referme
comme une tortue apeurée
oh! femmes
mères de la raison
n’oubliez pas vos devoirs
avec le don dit DROIT
Pour un temps et un régime qui change
peut-etre le retour sera difficile
Gardez-nous au fond de vos coeurs
apprenez et transmettez
rien que ce que vous avez
oh! femmes
mères qui oublient
echec et soumission vous attendent du RPP (et de ces alliés)
détresse et humiliation
ne soyez pas les femmes de l’oubli (en votant pour ce régime)

votre
frere
Sergent Ariko

29/12/02 (B178) La suite que de nombreux lecteurs attendaient : « La Saga d’IOG ou la Saga du Pharaon d’Haramous » par le sergent ARIKO

FORT
ET JUSTE.

La deuxième partie
de la saga d’IOG est intitulée « la Saga du Pharaon d’Haramous ».

Je prie mes chers(es)
lecteurs(trices) de m’excuser de ne pas avoir fait diffuser cette deuxième
partie plus tôt, conformément à mes promesses, mais j’ai
été contraint de régler de nombreuses questions personnelles
dont certaines ont trait à ma sécurité. Que chacun veuille
bien me pardonner pour ce retard.

Vous souvenez-vous, dans
le chapitre précédent, je vous avais donné la description
de deux vétérans de la guerre.

Le FRUD a été
officiellement créé en août 1991 à Bobbo af, qui
est situé dans une petite vallée non loin de Tadjourah. Le FRUD
est le résultat de la
fusion de trois fronts armés dont l’Arod. En réalité,
c’est le gouvernement djiboutien qui était la véritable tête
pensante du FRUD. Voilà comment il a agi pour manoeuvrer le FRUD.

Le Gouvernement de l’époque
a décidé de provoquer les Afar en les chassant de l’armée,
en leur fermant les écoles, et en les privant de travail, c’est à
dire en leur coupant tous les accès à la vie sociale. De nombreux
leaders de cette communauté ont été torturés à
la Villa Christophe.

Les Afars se rassemblaient
au sein de l’AROD (Association pour la
Restauration de l’Ordre et la Démocratie). L’Arod est le successeur
du MPL qui avait fui la répression gouvernementale.

IOG a sollicité
son oncle, pour qu’il lui donne l’autorisation d’aller demander de l’aide
au Sultan des Issas l’Ougass Hassan Issa. Mais ce dernier refusa de soutenir
le régime de Gouled et il ordonna qu’une discussion soit ouverte avec
tous les Djiboutiens mécontents.

IOG a très mal
pris la décision de l’Ougass mais il ne pouvait rien faire contre le
Chef suprême des Issas. C’est alors que le Premier Ministre Barkat Gourad
eût l’idée de demander à des membres de sa famille, d’organiser
des massacres pour pousser le Chef Ougass à se rallier aux raisons
d’IOG.

Des jeunes filles ont
été enlevées a Wouea et à Dickill ainsi que des
attaques contre le camp militaire d’Obock.

Pendant que le gouvernement
jouait ainsi avec le feu, le FRUD était divisé
par une lutte des Chefs. La France ne connaissait presque rien du FRUD mais
elle savait parfaitement que l’on torturait à Djibouti de nombreux
Afar.

Le FRUD s’empara rapidement
des 2/3 du territoire et il liquida sans résistance pratiquement toutes
les poches des Forces armées djiboutiennes. Le commissaire de Tadjourah
M. Osman Robleh Daach informa aussitôt le Gouvernement sur toutes les
réunions secrètes qui se tenaient dans son district et sur l’évaporation
de dizaines de jeunes qui disparaissaient dans la nature.

Le gouvernement a compris
qu’un front avait occupé tout le territoire et le Ministre de la Défense
M. Ismail Ali Youssouff déclara que les rebelles devaient quitter le
territoire de la République pour regagner l’Éthiopie.

Cela n’impressionna pas
les rebelles qui continuaient leur offensive si bien qu’ils arrivèrent
en bordure de Tadjourah et qu’ils prirent la ville d’Obock.

Gouled prit la parole
à la télévision pour décréter la mobilisation
de tous les réservistes et la mobilisation des jeunes afin de défendre
la patrie.

Comme toujours c’est par
centaines que les jeunes ont répondu à l’appel, non pour obéir
au vieux, mais bien pour sauver le pays des griffes des assaillants.

Mais avant d’en arriver
à ces extrémités, il y avait eu l’attentat du Café
de Paris. IOG avait organisé cette action pour punir la tribu des Gadaboursi
parce qu’ils avaient trop collaboré avec le régime de Siad Barré
et qu’ils avaient dit non au SNM et à ses alliés du Gouvernement
djiboutien.

C’est un certain Omar
Osman qui a allumé le feu entre les deux tribus Issa et Gadaboursi
cette flamme ne s’éteignait pas à Djibouti…

IOG avait planifié
une attaque contre les intérêts de la France, espérant
démontrer aux Français que les Gadaboursi étaient leurs
pires ennemis.

La déflagration
a fait un mort (le fils de l’Adjudant-Chef Nervet) et dix-sept blessé
djiboutiens dont de nombreux massaquines (mendiants en
somali).

Immédiatement sans
chercher les véritables coupables, le régime de Gouled emprisonna
des centaines de Gadaboursis, dont certains goûtèrentà
la Villa Christophe (Badri, Chaquestai, Ali Dig, Said Weira, etc….) et qui
en conservent toujours des séquelles physiques graves.

Ce jour de septembre,
le Colonel Hoche m’avait donné l’ordre de commander les brigades 3,4
et 5. J’ai refusé d’obéir à cette ordre du fait qu’il
impliquait des tortures. J’ai été puni et renvoyé durant
quatre mois à Arta, avec interdiction absolue de quitter la demeure
présidentielle de Gouled.

Plus tard, on m’a dit
que les Gadaboursis s’étaient sauvés vers Arhiba pour demander
l’asile à leurs frères Afar. Le pouvoir de Gouled n’a jamais
pardonné aux Afar d’avoir hébergé les Gadaboursis du
quartier 5.

Le pouvoir s’intéressa
donc au cas des Afar. Le FRUD lui donna des de bonnes raisons en attaquant
dans la nuit du 8 au 9 janvier 1991 le camp militaire de Tadjourah.

Un des participants avait
dénoncé le complot à la dernière minute, ce qui
permit au pouvoir d’arrêter 68 personnes dans le cimetière d’Ambouli,
derrière l’UNFD, et de les conduire à l’intérieur des
Casernes de la Police et de l’Armée nationale. Parmi eux M. Ali Aref
Bourhan, ancien Président du Conseil. Beaucoup de ses compagnons furent
conduits à la Villa Christophe et à Gabode.

Le régime djiboutien
était alors désemparé et il ne savait plus quoi faire.
En plus la France, par la voix de son Ambassadeur à Djibouti M. Claude
Soubeste a déclaré que les gens arrêtés au quartier
5 n’étaient nullement les auteurs de l’attentat du Café de Paris.

Le régime cherche
était donc contraint de trouver un autre coupable ‘crédible’.
Il trouva M Aden Robleh Awaleh à qui il fit porter le chapeau.

Le FRUD s’empara de toutes
les localités. Le vieux Gouled n’avait plus les moyens de s’opposer
à son avance. Le FRUD attaqua l’armée à Khalaf, une petite
localité près de tadjourah et il lui infligea de lourdes pertes.

En réponse IOG
donna l’ordre à la Police, à la Gendarmerie et à l’Armée
nationale d’attaquer le quartier d’Arhiba le 18 décembre. On a relevé
56 morts et de nombreux blessés.

Quinze députés
du Comité central ont adressé une lettre ouverte au Président
Gouled pour lui demander de prendre ses responsabilités dans le massacre
d’Arhiba. Ali Sialy, Cheiko, Hassan Omar etc…demissionneront du parti RPP.

Le 14 janvier, le Ministre
Mohamed Djama Elabé démissionne aussi du Gouvernement et du
RPP.

IOG voyait d’un très
mauvais oeil cette démission au moment où le Gouvernement était
en grave crise.

Dans la foulée,
M. Elabeh a créé le MPR (Mouvement pour la Paix et la
Réconciliation) et peu de temps après le PND d’Aden Robleh a
aussi été légalisé.

Le pouvoir voulait utiliser
les mouvements politiques d’Elabé et d’Aden Robleh Awaleh. En revanche,
il refusa de légaliser le FUOD de Cheiko et de Mahdi Ibrahim God.

IOG a été
jusqu’à inventer une nouvelle émission à la RTD, bien
mal nommée « Maha karuna » (l’heure de vérité
‘ à la djiboutienne) afin de différencier ceux soutiennent le
pouvoir de ceux qui soutiennent l’opposition.

Le pouvoir a organisé
un simulacre d’élections, le 18 décembre 1992 et le 7 mai 1993
pour la présidentielle. Des journaux sont apparus à Djibouti
sans que le pouvoir ne riposte parce qu’il avait fort à faire dans
le Nord.

C’est à ce moment
qu’IOG a nommé Abdo Bolock Abdo au poste de Ministre des Affaires étrangères
en remplacement de Moumin Bahdon Farah et ce pour calmer les Afar et plus
particulièrement la jeunesse AFAR.

Ce geste n’eût aucun
impact sur le FRUD qui a continué son offensive.

Le gouvernement instaura
une taxe de 10 % sur les salaires des agents de l’états pour trouver
les fonds nécessaires au réarmement afin de combattre la rébellion.

De plus le Gouvernement
a infiltré la rébellion, comme l’a fait la France.

Le Commandant Marc Frontier,
qui était chef des services de renseignements français, infiltra
la rébellion et il a transmis ensuite toutes les informations à
la SDS et à l’État-major des Forces armées djiboutiennes.

Le 13 juillet
1993, le gouvernement déclencha l’offensive sur tout le territoire
national. Le FRUD avait eu le tort, par naïveté, de faire confiance
à la France.

Sergent
Ariko

29/12/02 (B178) Lettre ouverte à M. Ali Abdillahi Iftin du GED. (Sergent Ariko)

FORT
ET JUSTE.
GENDARMERIE NATIONALE
.

Hassan Moussa dit
Ariko

(Sergent-Chef de la Garde présidentielle
du camp Barkat Sirag,
responsable de l’officier de permanence.)

 

Au
Commandant Ali A. IFTIN

Mon Commandant ,

Je vous présente
à vous et à votre famille une bonne fête de l’Aïd
ainsi qu’au Lieutenant Alhoumekani.

J’ai pris connaissance
de la lettre que vous avez adressée au Dictateur de Djibouti et je
vous félicite pour avoir dit la Vérité sur votre limogeage
du Palais présidentiel.

Les Djiboutiens ne connaissaient
pas particulièrement les raisons de votre mise à la retraite
anticipée du corps de la Gendarmerie nationale, section de la sécurité
rapprochée du vieux Gouled

Je me souviens de tous
les problèmes que vous avez rencontrés lorsqu’IOG , Mahdi Cheik
moussa ainsi que le Colonel Omar Bouh Goudadé ont organisé ce
complot afin de vous discréditer personnellement aux yeux du vieux
Gouled

Je vous envoie la cassette
qui a été enregistrée, lorsque vous vous trouviez au
camp Cheik Osman et que le vieux Gouled a refusé de vous saluer à
cause du complot qui avait été organise, dans les faits, par
IOG et les deux autres.

Ils vous ont remplacé
par le Lieutenant Ibrahim qui a été promu ensuite au grade de
Commandant. Je n’ai rien contre Ibrahim mais il doit ce poste au fait qu’IOG
ne voulait plus de vous au Palais.

Je vous rappelle, ainsi
qu’à tous les Djiboutiens que cette histoire avait commencé
en 1994 le jour ou vous vous êtes disputé avec le Colonel Mahdi
Cheik moussa et qu’il vous a donné l’ordre de quitter la Garde présidentielle.

Cher Ami, je vous rappelle
que nous n’avez fait que suivre la destinée que Mahdi avait fait subir
à l’ancien chef de corps le Colonel hoche Roblé.

Mahdi avait dit à
hoche qu’il allait commander la Garde présidentielle et que cette unité
ne ferait pas pas partie du corps de la Gendarmerie.

Arrivé au pouvoir
après avoir chassé le Commandant Yonis hoche de la Gendarmerie
du fait que ce dernier ne pouvait plus supporter la conduite médiocre
du nouveau Chef de Corps qui était déconsidéré
par la presque totalité des gendarmes mais qui était imposé
par IOG. IOG y tenait beaucoup parce qu’il pouvait lui demander n’importe
quoi …

IOG et Yonis hoche se
vouait une haine féroce. En fin de compte Yonis hoche a été
muté à l’État-major des Forces armées djiboutiennes
en compagnie du Colonel Hassan Osman, garde du corps de Gouled depuis longtemps.

Ainsi débarrasséde
Yonis hoche et d’Hassan Osman, le Colonel Mahdi, fort du soutien d’IOG, voulait
vous éliminer de la course.

Comme vous avez refusé
le marché, le camp Barkat Sirag a été coupé en
deux.

La première partie
était de votre côté et l’autre favorable à Mahdi.

Je voulais aussi vous
rappeler vos gaches sur les gendarmes qui ne pouvaient pas supporter les anciens
du camp (je vous envoie aussi cette cassette afin que vous puissiez vous faire
votre propre opinion).

La cohésion du
Corps de la Gendarmerie reposait sur votre poigne de fer. Le
geste le plus regrettable a été le choix du Sergent Hachi comme
chauffeur et de lui confier la mission de ramener les enfants (votre petit
fils iftin et l’autre) a l’école vers 13 heures

Vous habitiez, Cher Ami,
dans l’ancienne maison de Mahdi sur la route d’Ambouli. C’est en sortant la
voiture pour rejoindre la route qu’un camion a bousculé le véhicule,
le coupant en deux.

Vous étiez encore
dans ta maison et ce sont les cris de votre gardien qui vous ont alerté.
Comme d’habitude, vous avez pris votre pistolet et vous vous êtes d’abord
assuré de savoir si tes enfants étaient sains et saufs. Ensuite,
dans un geste de colère vous avez assommé le pauvre Hachi avec
la crosse de votre revolver.

Toute la population d’Ambouli
et Aquitaine était sorti pour voir la scène. IOG en fut informé
et sachez que ce jour-là, vous avez signé votre propre arrêt
de mort.

Aucun des militaires du
camp ne comprenait les raisons pour lesquelles vous aviez frappé le
pauvre Hachi, qui n’était pas responsable de l’accident.

Inutile de nous occulter
certains de vos méfaits, mais je ne suis pas là pour vous critiquer
mais pour dire la vérité sur votre parcours.

Le complot dont vous parlez
s’est déroulé le samedi 12 septembre 1998 et il a conduit à
des condamnations arbitraires et sans fondement de trois personnalités
(Gabayo, Moumin Bahdon Farah ainsi que M. Elleyié Amin Obsieh qui est
de la même famille qu’Ismail Guedi Arred) et de 15 militaires djiboutiens
dont le Commandant Iftin.

Le Général
‘à la gomme’ Zakaria s’est empressé d’écrire (il ne
l’a pas fait lui même mais c’est sa secrétaire qui a rédigé
le texte. Il faut savoir que ce Général n’a jamais participé
au moindre stage de formation. Bizarre pour un Général ? )

aux 15 militaires dont Iftin pour leur ordonner de rester chez eux jusqu’à
nouvel ordre leur signifiant d’ores et déjà qu’ils étaient
devenus indésirables au sein de l’Armée.

Bien qu’aucune charge
susceptible de justifier une telle mesure n’avait pu être retenue contre
les accusés, ce fait n’a nullement gêné ce Général
‘d’opérette’ qui n’a jamais fait grand mystère de son attachement
à une politique dépuration tribale au sein des FAD.

S’il n’en dépendait
que de lui, il n’aurait pas hésité une seule seconde, à
donner libre cour à ses pulsions tribales et à radier de l’Armée
tous les cadres, officiers et sous-officiers appartenant à une autre
tribu que la sienne.

Ce premier groupe de militaires
(dont vous Iftin), qui est aujourd’hui dans le collimateur, avait à
son actif près d’une vingtaine et même plus pour certains de
citations pour services rendus à la Nation djiboutienne.

Briser d’aussi longues
et belles carrières pour d’absurdes raisons politico-tribales était
véritablement injuste et même cruel. Le moral des FAD (Forces
armées djiboutiennes) en a été dangereusement ébranlé.

Vous avez dit la vérité,
Cher Iftin. En effet, il y a bien eu un complot contre vous ainsi que contre
les quatorze autres militaires.

Tout a été
organisé : la façon dont les Gendarmes de la Compagnie de
Djibouti, commandée par le petit Zakaria ont attribué
la responsabilité du prétendu Coup d’état.

Ce coup d’état
a été organisé par Mahdi, par Omar Bouh, par Hassan Saïd
et par IOG.

La soi-disant découverte
à Arta -Wouea d’un arsenal de guerre qui avait été caché
auparavant par le Colonel Houssein Djama Commandant de la Force d’Action Rapide
(FAR).

je savais que ces armes
appartenaient à la FAR et que le pauvre gardien d’Ismail Guedi Hared
n’avait jamais rien su ni rien vu.

Le commandant Zakaria
a torturé les pauvres détenus pour leur soutirer des aveux forcés
contre les accusés de ces deux affaires.

Pour finir, la tuerie
de la rue Guelleh Batal (quartier 7) perpétrée contre des civils
innocents par le Commandant des brigades 6 et 7 démontrent en effet
que la Gendarmerie des Brigades n’est plus que le pâle reflet de sa
réputation d’antan.

Une telle détérioration
de la tradition des Brigades n’a, aux yeux des Djiboutiens rien de fortuit.
Elle serait due a l ‘impunité et aux comportements scandaleux de certains
de ses cadres.

Donc je ne peux que vous
éclairer sur ce que vous aviez oublié de mentionner.

J’attend votre réponse
avec grande impatience.

Veuillez agréer,
Cher Commandant, l’expression de mes sentiments les plus distingués.

Sergent
Ariko

29/12/02 (B178) Message de condoléance.

Le Sergent Hassan Moussa
dit Ariko de la Gendarmerie nationale adresse ses plus sincères condoleances
à la famille du Colonel Doualé des
FAD.

Je l’ai connu lors d’un
stage de formation.

Qu’Allah l’accueille dans
son paradis éternel.

14/12/02 (B176) IOG, désormais soutenu par les Américains – peu regardants sur le respect des Droits de l’Homme à Djibouti – met la pression sur les opposants en allant jusqu’à les menacer de mort, s’ils ne font pas semblant (au minimum) de se rallier à la dictature … (Ariko)

J’ai eu très longuement
au téléphone des relations qui vivent à Djibouti.

Les nouvelles sont alarmantes.

IOG a donné des
ordres pour empêcher les familles de quitter le pays (à l’exception
des proches, comme toujours ..) et aux ambassades pour limiter drastiquement
le nombre de Visa afin que les émigrés ne puissent pas retourner
au pays en apportant des informations de l’extérieur …

D’après des sources
provenant de la Gendarmerie, j’ai appris que Guelleh a mis, de nouveau, une
pression terrible sur le malheureux Jean-Paul Noël Abdi. L’opposant qui
a trahi, Me Aref, lui aurait même fait savoir qu’il devait cesser d’écrire
au risque de subir le même sort que le Major Dahieye ! C’est dire la
force des menaces !

Plusieurs proches m’ont
confirmé qu’IOG utilise désormais et en toute impunité
les menaces d’élimination physique à l’encontre de tous ceux
qui s’élèvent contre son régime et il passe à
l’action envers les irréductibles.


Fort du nouveau soutien de Washington, qui ferme les yeux sur la situation

désastreuse du pays, il veut maintenant faire assassiner tous ceux
qui communiquent avec l’extérieur, soit en donnant, soit en recevant
des informations.

Le pays est quadrillé
par la Gendarmerie nationale, dont tout le monde sait que ce sont des militaires
qui ne plaisantent ni avec le règlement ni avec les ordres d’en haut.

Dans ces conditions de
terreur, est-il étonnant que tous les opposants soient passés
au service du régime et il serait injuste de les blâmer, à
partir du moment où leurs vies sont en danger immédiat ?

J’ai demandé la
confirmation à un ami.

il m’a répondu
que Guelleh a réduit tous les opposants à la misère (financière)
et que dans ces conditions, plus personne n’ose bouger le petit doigt.

La SDS redouble d’efforts
pour surveiller tous ceux qui qui arrivent du Canada, de Hollande ou de France.

IOG a invité tous
les opposants au palais présidentiel le jour de l’Aid el Fitr pour
essayer de prouver aux Ambassadeurs des pays occidentaux et en particulier
aux représentants de la France (M. Patrick Roussel) que tout le monde
est avec lui.

Et ils sont tous venus
: DAF, Aden Robleh Awaleh, Moumin Bahdon, Gabayio, Ismail Guedi Hared, Moussa
Ahmed Idriss, Ahmed Dini, Chehem Daoud, Awalleh Guelleh Assoweh
(*), le Sergent Chef Mohamed Hassan Farah

Ali Dig (**) faisait
partie de la mise en scène du Chef du Palais d’haramouss. Il s’est
entretenu longuement avec DAF qui était accompagné par Souleiman
Farah Lodon

J’ai interrogé
pour savoir ce que faisait DAF au Palais ?
Il m’a été répondu qu’il s’est tout simplement réconcilié
avec le régime.

J’ai demandé ce
qu’était ce nouvel ‘UMP’ ?
On m’a dit que c’était une idée qui venait en réalité
de DAF.
On m’a confirmé aussi que les élections sont déjà
truquées et que le RPP (et ses nouveaux associés) vont gagner
comme d’habitude les 65 sièges de l’Assemblée nationale. Car
cette fois, le RPP accueille le PSD de Moumin, l’ARD de Dini, le parti de
Guedi Hared, le MRD de DAF, le FRUD d’Ougouré ainsi qu’un contingent
des femmes du RPP.

A eux tous et conformément
aux instructions de Guelleh, ils vont jouer une sacrée comédie
aux Pays donateurs en assurant que la Démocratie véritable,
transparente et sincère est installée à Djibouti ! C’est
pitoyable.

Comme cela IOG espère
convaincre les donateurs d’ouvrir leurs bourses. Pour donner une nouvelle
motivation et un peu de confort à tous ces députés, IOG
a ordonné des travaux au sein de l’Assemblée nationale.

Nous devrions recevoir
des images vidéo dans un proche avenir sur ces travaux et sur la soi-disant
campagne électorale. Je dis soi-disant car c’est une mascarade au cours
de laquelle deux groupes soi-disant opposés, vont faire semblant de
s’affronter publiquement, tandis qu’officieusement, ils ont déjà
conclu des accords.

Savez-vous que les américains
vont payer IOG en monnaie de singe ?

J’ai reçu plusieurs
confirmations qui tentent à prouver que c’est bien la SDS qui tué
le Major Daheiyié.

Afin d’apaiser la colère
(et la peine) de la famille, on a nommé aussitôt son fils en
qualité de Lieutenant de la Compagnie de Gendarmerie. Le pouvoir a
fait circuler une rumeur qui affirmait que le Major avait été
exécuté par sa propre famille…

Qui pourrait être
dupe et ‘avaler’ ce gros mensonge ?

Il m’a été
confirmé que l’assassinat du Major Daheiyié avait été
décidé au plus haut niveau, après qu’il eût parlé
avec Bernard Nicolas, le journaliste de Canal+. Mais ce que vous ne savez
pas, c’est qu’avant d’être abattu sauvagement par une balle tirée
à bout portant dans la bouche par le frère du Ministre de la
Présidence, Osman Moussa, le Major avait été torturé
affreusement.

Les hommes qui sont allés
voir le corps du Major : les gendarmes Mohamed Ali dit Darar et le Sergent
Mohamed Awalleh de la Brigade d’Inguéla ainsi que le Commandant Houssein
Matan de la FNP sont restés choqués des traitements inhumains
qu’avaient subi le Major avant de mourir.

Et pourtant la Brigade
nord n’a même pas jugé utile d’ouvrir un début d’information
judiciaire contre telle ou telle personne.

C’est vrai que ce n’était
probablement pas nécessaire car tous les officiers savent très
bien qui a tué le Major, mais ils ont parlé. Du coup, la rumeur
s’est vite répandue dans Djibouti.

En fait le Major Daheiyié
connaissait les assassins du Juge Borrel et surtout les raisons de ce meurtre,
semblent bien être la raison de ce crime.

Après les déclarations
d’Iftin et d’Alhoumekani, IOG ne pouvait plus prendre un risque supplémentaire
d’avoir un troisième témoin (***).

La SDS a été
renforcée au sein de l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles afin

de surveiller les deux officiers.

On dit même que
lorsqu’il a visionné les propos d’IFTIN sur Canal + (****),
IOG aurait donné l’ordre d’éliminer physiquement soit le père,
soit la mère de l’ancien Chef de la Garde présidentielle.

Mais IFTIN est prudent
et il s’en doutait. Aussi avant de fuir le pays, il avait pris soin de placer
ses propres parents dans un lieu sur à Borama au Somaliland. Découvrant
cela, IOG a fait une nouvelle colère !!

Il aurait décidé
de faire pression sur la Belgique et sur la France pour qu’elles extradent
IFTIN et ALHOUMEKANI, dans le cadre d’un mandat d’arrêt international,
que Djibouti s’apprêterait à lancer contre eux.

Sergent
Ariko
de la Garde républicaine

Notes de l’ARDHD :

(*) Nous sommes étonnés
d’apprendre qu’Awalleh Guelleh, qui est en principe un détenu évadé
de Gabode et un condamné à la prison à vie par contumace,
en France, puisse participer à une fête au Palais d’Haramous.

Cela contredit-il, au
moins partiellement, les propos de Me Aref, qui affirmait encore, il y a quelques
jours sur RFI, qu’Awalleh Guelleh était toujours obligé de se
cacher.

Me Aref affirmait aussi
que si Awalleh Guelleh avait participé au meurtre de Bernard Borrel,
il aurait été récompensé par Guelleh, en principe
sur la base d’une libération. Une invitation au Palais présidentiel
consitue-t-elle une telle récompense ?

___________________

(**) Si nos souvenirs
sont bons et si nous faisons pas d’erreur sur la personne, Ali Mohamed dit
Dig Dig est un journaliste de La Nation, particulièrement soucieux
de plaire à son Chef. Il avait été reçu dans l’Ordre
des Brosses à reluire au grade de ‘Léche-bottes avec mention
spéciale » pour un article paru le 12/11/01.

____________________

(***) Le sergent Ariko
parle d’un troisième témoin. Nous pensons et nous le lui faisons
remarquer qu’il oublie le témoignage d’Hassan SaÏd. Mais il est
vrai qu’Ariko n’a pas encore pu visionner la cassette de Canal + qui n’est
pas encore disponible au Canada, mais qui devrait y arriver bientôt.

______________________

(****) Faisons simplement
remarquer qu’IOG, contrairement au Peuple djiboutien et aux Français
installés à Djibouti, a pu visionner la cassette, lui !!!

______________________

Cet article est diffusé
sous la responsabilité de son auteur. L’ARDHD n’ayant pas les moyens
de vérifier l’information, laisse aux lecteurs le soin de se forger
leur propre opinion.

11/12/02 (B175/2) Une nouvelle cour à Djibouti. Selon La Nation, Moumin Bahdon inaugure son parti, entouré de ses barons et en présence de Ministres et de Hauts responsables du RPP. (Ariko)

Regardez dans La Nation,
la photo du congrés du PSD de Moumin Bahdon, entouré des dirigeants
‘vautrés’ du RPP !!!

Pour qui se prend-il maintenant
?

On m’a confirmé
que si Moumin avait choisi le jour de l’Aid pour ouvrir son congrès,
ce n’était pas innocent !

Il s’agissait, à
la demande de Guelleh, de détouner l’attention des djiboutiens du scandale
de la mort du Juge Borrel. Comme nous l’imaginons tous, Guelleh est fou de
rage contre l’ancien Ministre de la Justice de l’époque !! Parce que
Moumin sait très bien qui a assassiné le Juge!

L’empereur de la bêtise
qui règne sur Djibouti joue avec la tete des anciens barons du RPP.
Rappellez-vous qu’il avait jeté à Gabode ces mêmes barons
en mars 1996, lors du retour de Gouled de Paris ou il avait failli mourir.

On joue sur la tête
de DAF, de Moussa Ahmed Idriss et d’Ahmed Dini. Guelleh leur a donné
l’autorisation d’ouvrir des partis, mais il a gardé en quelque sorte
le contrôle à distance depuis le Palais de l’Escale. Déosrmais
l’ADI, qui est l’organe de propagande de Guelleh, ne sait plus quoi inventer
pour vanter leurs mérites.

Je m’étonne du
silence de Jean-Paul Noël Abdi qui n’a rien publié depuis un long
moment. Il n’a rien dit ni sur la mort du Major Daheiyié ! Et il serait
grand temps qu’il intervienne pour nous préciser sa position actuelle.
Il ne faudrait surtout pas qu’il utilise, comme d’autres l’ont fait, l’image
d’homme libre et indépendant qu’il a acquise, pour abuser ensuite le
peuple et l’opinion internationale, comme le laisse entendre l’un des lecteurs
qui a fait paraître récemment un point sur la situation.

Imaginez quand même
que le corps diplomatique a été convié au congrès
du PPSD ! Cela ne s’était jamais vu ! Même pour les congrés
du parti unique, le RPP, lorsque Gouled y participait.

Même chose bizare
pour le MRD de DAF et les autres partis fraichement légalisés
: rien, aucun commentaire, aucune critique, aucune dénonciation pour
la mort du Major Daheiyié ni pour la disparition du juge Borrel.

J’affirme qu’il n’y a
plus aucun opposant à Djibouti. Tous ont choisi de jouer avec le dictateur
et d’encaisser les bénéfices tant financiers que sociaux.

Moussa Ahmed Idriss avait
joué les héros et cela a entraîné l’assassinat
de son fils adoptif Youssouf Ismail, sauvagement abattu par la brigade spéciale
sous les ordre du Sous-Lieutenant Moustapha Kayré Darar, aujourd’hui
incarcéré à Gabode.

Face à de telles
menaces et de tels actes honteux, tous les opposants ont compris le message
de la dictature.

Ne pas critiquer IOG,
mais en profiter au contraire. Sinon il y a un risque de mort pour l’opposant
ou pour sa famille.

C’est ainis que les opposants
bernent la population qui croit encore qu’il s’agit de véritables opposants
alors qu’ils sont devenus les serviteurs du Prince.

Le Prince, c’est une appellation
qui lui a été donnée par DAF.

Je le félicite,
car le mot convient assez bien à IOG.

IOG s’est débarrassé
d’Amir Adaweh et de Farah Ali Waberi du PND. Plusieurs autres sont morts tragiquement
: le fondateur du PRD Mohamed Djama Elabé, Mohamed Issa Cheiko du FUOD.

La liste est longue.

De plus, les américains
vont bientôt le payer en monnaie de singe.

IOG va lancer sa compagne
électorale. Je suis certain à 100 % que le RPP va rester le
grand vainqueur de la compétition. IOG va donner aux femmes le quotat
de 10% de députés à l’Assemblée nationale.

Il oublie que le FRUD
de Jean-Marie a droit aussi à 10% des sièges et il a nommé
le fils de Bourhan Bé, en qualité de Secrétaire général
de l’A.N. pour endormir la confiance des AFAR. Ni Ali Coubba, ni Abdo Bolock
ne parle plus de la situation politique à djibouti.

Ahmed Dini, en rentrant
à Djibouti, avait soigeusement écouté et suivi les
recommandations d’IOG et il a imposé le silence aux personnalités
de l’opposition AFAR. Aucun ne s’est plus exprimé publiquement après
la signature de l’accord (*).

Le FRUD n’a plus rien
à dire face au RPP. Même Jean-Marie n’est plus un ministre de
Guelleh. Seul Ougoureh a conservé le Ministere de la Défense,
mais il ne dérange personne car il est extrêmement rare qu’il
vienne travailler à son bureau !

A bientôt pour la
suite.

Sergent
Ariko

(*)
Note de l’ARDHD : Kadamy s’était exprimé une fois pour dénoncer
l’accord.

Comme toujours
ces informations sont diffusées sous la responsabilité de son
auteur et elles n’engagent pas l’ARDHD, qui n’a pas la capacité de
les vérifier et qui laisse aux lecteurs le soin de se forger leur
propre opinion.

07/12/02 (B175/1) Le sergent Ariko nous informe que la deuxième partie de la Saga d’IOG nous sera bientôt adressée. On s’en réjouit à l’avance.

Dans un message, le sergent Ariko nous informe qu’il va nous adresser bientôt le deuxième volet de la Saga d’IOG. Nous nous en réjouissons bien sur.

Il a préféré attendre quelques jours pour ne pas interférer dans les développements de l’affaire Borrel qui ont monopolisé l’information et l’attention des lecteurs.

Avant de conclure, il nous demande de souhaiter de joyeuses fêtes à tous les Djiboutiens, à l’occasion de la fin du Ramadan.

21/11/02 (B172) La ‘SAGA d’IOG’ 2ème partie : le FRUD et la guerre. Par le Sergent ARIKO

la deuxieme partie.

Maintenant je vais vous
parler du FRUD et de cette sale guerre qui a débuté en 1990
pour durer jusqu’en 2000.

Le
Chef d’Etat-Major du FRUD sud.

A l’époque c’est
M. Ougoureh Kifleh Ahmed, né le 18 novembre 1955 à Dikhil. Il
poursuit ses études jusqu’à la classe de 4ème.

En 1977, il quitte le
corps de la Gendarmerie nationale coloniale, pour
rejoindre le Front démocratique de Libération de Djibouti en
exil.

Le 30 octobre 1983, il
retourne le pays apres que Gouled les ait gracié.

Mais comme Gouled n’a
pas tenu ses promesses, le 7 novembre 1983, il est arrêté sur
ordre d’IOG et inculpé pour attteinte a la Sureté de l’Etat.
Pendant une année complète, il sera incarcéré
sans aucun procès ni aucun jugement.

Dès sa sortie de
prison, en 1984, il rejoint le maquis et il crée dans la clandestinité
le Parti nommé à l’époque ‘Action pour la Restauration
de l’Ordre et de la Démocratie’.

Après la naissance
du FRUD, il devient le Chef d’Etat-Major du groupement
sud. C’est lui qui, avec ses hommes, a défait les troupes du Commandant
Omar Bouh de la FAR (Force d’action rapide) dont je faisais parti.

Dans une atmosphère
de forte réprobation qui régnait sur le front après l’offensive
des forces gouvernementales de juillet 1993, le Commandant Ougoureh était
resté l’un de rares Chefs militaires à trouver grâce auprès
de la base.

A telle enseigne que lorsqu’il
annonça son coup de force, contre la direction politique, on pouvait
difficilement lui reprocher son passé. En fait, il faisait l’unanimité
pour son engagement total et inconditionnel à la cause.

La crédibilité
de son courant fut rapidement confirmée par le ralliement d’autres
cadres militaires et peut-être aussi par le ras-le-bol des combattants
maintenus dans un état de confinement dans le sud du pays.

La dissidence, un mois
après la crise regroupait la mojorité des rebelles du FRUD.

_____________________

Le
Président du FRUD

Le président du
FRUD à l’époque était Ali Mohamed Daoud dit ‘Jean Marie’,
né le 28 aout 1950 à Tadjourah.

Il a commencé sa
scolarité à l’Ecole primaire de la Mission catholique de
Tadjourah où il a acquis le surnom de Jean-Marie.

Il a rejoint ensuite la
capitale pour suivre des études secondaires.

En 1970, il intègre
la fonction publique en qualité de Technicien de santé.

En 1973, il s’installe
en france comme exilé poltique.

En 1978, il obtient, avec
succès, le diplôme d’Etat d’Infirmier. Pendant ces études,
en parallèle, il militait en France dans l’Union Nationale des Etudiants
de la Cote Afar-Somalie. Elle regroupait les étudiants djiboutiens
qui luttaient activement pour l’indépendance nationale.

En novembre 1979, dès
son retour à Djibouti, il intègre le ‘Mouvement
Populaire de Libération (MPL)’. Cette petite formation faisait de l’ombre
au
vieux Gouled.Très rapidment il a été coopté au
bureau politique, au cours du Congrès de Tadjourah de 1979.

Il est arrêté
en décembre 1979 sur ordre d’IOG au motif de ses activites politiques.
Ce qui lui vaudra de gouter non seulement à la sinistre Prison de Gabode
mais aussi ‘aux plaisirs’ de la Villa Christophe à Ambouli.

Le Tribunal de Djibouti,
présidé par le Juge Dabayak, le condamne à deux ans d’emprisonement.

Libéré,
il fera parti de la direction clandestine de l’AROD, le mouvement crée
par Ougoureh Kifleh. C’est surtout par peur de la répression gouvernementale
qu’il va rejoindre le FRUD, juste avant que la France ne remette des documents
confidentiels à l’Etat-Major de l’AND et au Chef de Cabinet de la Présidence.

Quels étaient ces
documents ?

Il y avait des photos
prises au Front et des informations confidentielles sur les hommes et sur
les forces du FRUD et leur localisation. C’est le commandant Marc Frontier
qui s’est chargé de la transmission aux autorités djiboutiennes.
Il l’a fait en sa qualité de Chef des Services de Renseignements français
sur place et il était missionné par Paris pour suivre de très
près la situation de guerre à Djibouti.

Dans un prochain article,
je vous reparelerai du Commandant Marc Frontier … et des préjudices
qu’il a causés au FRUD …

En mars 1992, Ali Mohamed
Daoud dit ‘Jean Marie’ sera élu à la direction du FRUD lors
du congres de Assa Guela. A la derniere minute et sous l’influence de Barkhat
Gourad, il est propulsé à la Présidence sans que sa candidature
ne soit même examinée par le Conseil national du FRUD. La manoeuvre
consistait à éliminer de la course à la Présidence,
le véritable Président du FRUD, Ahmed Dini qui était
en négociation avec le Conseil national après que Mohamed Adoyta
se soit discrédité pour avoir accepté le plan de Paul

Dijoud et l’arrêt de la progression des troupes vers la Capitale.

A demain pour la suite.

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ARDHD

Voici la deuxième
partie de la Saga d’IOG que tous les lecteurs attendaient avec impatience
…. Nous remercions, une nouvelle fois, le Sergent Ariko pour ses révélations
qui péseront lourds dans la balance et qui dévoilent tous les
crimes dont les origines convergent assez fréquemment vers IOG …
Nous devrions avoir une suite dans les prochains jours…

Bien entendu, nous publions
ces révélations sous la responsabilité de son auteur.
N’ayant pas les moyens matériels de les vérifier, nous laissons
aux lecteurs le soin de se forger leur propre opinion.

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