14/02/2012 (B643) Chroniques du Sergent Ariko : le journal de mardi

– Le Somaliland a-t-il enfin compris la véritable nature de Guelleh ?

Cette fin de semaine a été marquée par la visite de Silanyo, le président du Somaliland. Les choses ont bien changé, depuis la dernière rencontre au sommet. Les somalilandais ont ouvert les yeux et ils ont compris qui était IOG, en réalité.

Les propos qu’il avait tenu dans son interview publiée par Jeune Afrique (*) avaient dérouté le régime d’Hargeisa. En effet, les somalilandais qui avaient oeuvré activement pour l’auto-proclamation d’un candidat, quasi ignoré par son peuple, n’ont pas apprécié d’être remercié de la sorte.

Le président dictateur de Djibouti n’a pas aimé d’ailleurs, la façon choisie par le président démocratiquement élu du Somaliland pour répondre à son interview.

En effet, Silanyo a refusé de reconnaitre la proposition de Djibouti de se pré-positionner derrière la grande Somalie. Pour le Somaliland il n’est pas question de se positionner à la remorque de la Somalie.

De plus, contrairement à ce qu’il affirmait au même journal, IOG a demandé aux ressortissants somalilandais (membres du pouvoir, des l’opposition ou simple citoyen) de ne plus utiliser un passeport somalilandais pour passer la frontière. Il leur a demandé d’utiliser l’ancien passeport de la grande Somalie.

Cela a contribué à renforcer l’énervement du président Silanyo qui s’est rendu à Djibouti avec un ordre du jour bien chargé pour alimenter les conversations avec IOG, et pour qu’il accepte au final de reconnaître officiellement le Somaliland.

Mais c’était mal connaitre ce Habachi (l’éthiopien)…

Depuis ce sommet, les medias somalilandais, libres de toute censure, ont commencé à tirer à boulets rouges contre le régime RPP. Il a été même question d’ouvrir un bureau officiel pour l’opposition djiboutienne à Hargeisa.

Mais l’opposition djiboutienne a crié au scandale, en précisant qu’il n’appartenait pas au Somaliland d’interférer dans les affaires politiques de Djibouti.

Silanyo l’a d’autant plus mauvaise, qu’il a décidé ce voyage officiel à Djibouti sur les conseils de Meles, qui pensait que la négociation permettrait des avancées …

Au final, le président du Somaliland a refusé la proposition d’IOG qui lui demandait de rejoindre le processus de négociation. C’est un véritable camouflet pour IOG, qui avait tout fait pour faire plier, sans succès, les Somalilandais.

Vert de colère, le président n’est même pas allé saluer le député Ali Abdi Farah ni le ministre Abdi Houssein ni Djama Mahamoud Haid, le gouverneur de la Banque nationale.

Pour une fois IOG a réussi à faire passer ses ordres avant ceux de sa femme. Ses décisions ont été appliquées. Par exemple, la garde républicaine, qui est toujours chargée de l’escorte des hautes personnalités, n’a pas été envoyée pour assurer la sécurité du président Silanyo : ce sont les hommes de la brigade spéciale de la police nationale qui ont fait le travail.

– De plus en plus de laisser-aller au sein du Gouvernement Tiji

Les ministres arrivent tard à leurs bureaux. C’est le laisser-aller qui s’installe et qui se développe. Même la réunion que présidait « la vache qui rit » les lundis après-midi pour finaliser les dossiers à traiter le mardi au conseil des ministres n’est plus organisée avec régularité. Les ministres ont été mis sur la touche par le chef et comme ils sont rejetés par la population, ils n’ont plus personne à qui se plaindre de cette situation.

IOG donne l’exemple ! Il se présente généralement au palais vers 10 h après une bonne soirée arrosée au khat passée en compagnie de son premier conseiller Hachi Abdillahi Orah. Quels nouveaux coups tordus préparent-ils ensemble ?

– Les étudiants ne lâchent pas prise; IOG sauvé par la pluie ??

Les jeunes de l’université de Djibouti sont encore descendus dans les rues, mardi dernier, jour du conseil des ministres. IOG a été contraint de donner des instructions pour calmer les étudiants qui se plaignent d’un examen de math où presque 80 % d’entre eux ont échoué. Ils en attribuent les responsabilités aux dirigeants de l’Université dite de Djibouti.

Pour une fois la Police n’a pas lancé de charge contre eux et la Gendarmerie qui n’a plus envie de se mettre ces jeunes à dos. C’est pourquoi le dictateur a délégué son ministre Mohamed Hassan pour parlementer avec les étudiants en colère.

A ce moment, il a commencé à pleuvoir, les forces de Police se sont repliées vers leur caserne de Nagad et les Gendarmes à l’escadron de service (caserne Rayaleh Gofaneh).

Le régime a poussé un « ouf » de soulagement et les étudiants ont continué a négocier avec leur ministre. Le pays a-t-il frôlé la catastrophe.

– Le ministère de la Défense est totalement déconnecté des troupes.

Rien ne va plus au sein du ministère de la défense. Le ministre Abdoulkader Mohamed Kamil se plaint de ne pas être écouté par les hauts-gradés de l’armée. Le général Zakaria et les autres galonnés n’en font qu’a leur tête. Ils n’écoutent plus leurs ordres de leur ministre.

Pour tenter de remédier à cette situation, le ministre a sollicité IOG, en conseil des ministres, pour qu’ils demandent à ses généraux de consulter et d’informer le ministère !!

IOG a fait mine de l’écouter mais il n’a rien fait du tout. Il ne veut surtout pas se mettre à dos une armée qu’il a condamnée à errer à Doumera. Craint-il un coup d’état version nigérienne à Djibouti ?

En tout cas le ministre de la défense ne s’est pas fait beaucoup d’amis au sein de la grande muette.

– YEB est-il entré en dissidence, sur fond de préférences tribales ?

Yacin Elmi Bouh, l’ex-super ministre, qui est en disgrâce depuis 2005, date à laquelle il ne se privait pas pour déclarer qu’il était le successeur d’IOG, n’a pas fini de faire parler de lui. Il vient de constituer un groupe constitué par d’anciens membres du régime d’Hassan Gouled et d’IOG pour tenter de créer une opposition Issa forte contre ce qu’ils appellent l’ »issakisation » de Djibouti.

Je ne voudrais surtout pas que l’on me reproche des considérations ethniques, qui sont contraires à ma vision, mais selon les infos reçues YEB et ses alliès seraient en train de faire payer à la dernière dame, leurs disgrâces. Ce groupe de think-thank version djiboutienne se propose de faire bloc contre IOG qu’il accuse d’avoir livré le pays a une ethnie minoritaire.

Yacin Elmi Bouh envisagerait de solliciter la bénédiction de l’Ougas Moustapha afin de réaliser sa promesse qui serait de rendre Djibouti à la seule ethnie qui puisse prétendre gouverner avec les afars.

Son groupe est composé d’anciens ministres, et des directeurs généraux qui ont proposé rallier le parti mort-né d’Ismail Guedi. Ce qui a valu à Yacin Elmi Bouh un rappel a l’ordre envoyé par sa tribu qui est conduite par Djama Djilale Djama.

– Cassim Ahmed Dini, à Djibouti, dérange le régime

Cassim Ahmed Dini dérange le régime avec ses méthodes héritées de son père. Le régime ne voit pas d’un bon œil ce jeune loup de l’opposition qui ose défier le régime avec calme et une certaine détermination. Jusqu’à présent, le régime n’a pas bronché car il combat le groupement conduit par Yacin Elmi Bouh.

– L’agresseur du Colonel Abdi Farah s’échappe de Gabode ! avec des complicités au plus haut niveau du SDS …

La dernière dame n’a pas apprécié que le chef des renseignements djiboutiens puisse protéger l’ex-garde du corps de Yacin Elmi Bouh dont le pistolet a été utilisé pour tenter d’éliminer le colonel Abdillahi Abdi Farah. Sur ses ordres, l’enquête a été stoppée et les gendarmes de la SRD ont reçu l’ordre d’oublier cette affaire.

On sait par ailleurs que l’auteur du coup de feu, le sergent chef de la police s’est échappé de la prison de Gabode avec la complicité de la sécurité djiboutienne.

Le colonel Abdillahi Abdi est légitime à demander que justice lui soit rendue, mais comment ? Dans un état qui a perdu tout sens de la justice.

Salah Djama, le patron de la prison de Gabode, a refusé de démissionner et la décision est désormais entre les mains du dictateur IOG.

– Le RADD remporte le deuxième tour

Les jeunes du RADD ont remporté une timide victoire dans les communes de Boulaos et de Balbala. C’est un échec cuisant pour l’UMP, le parti bidon d’IOG. Le dictateur a convoqué son premier ministre qui tire les ficelles du RADD. Ils sont à couteaux tirés en ce moment.

Et ce, depuis que l’affaire de la distribution du khat au Day a fait scandale. Le dictateur a convoqué les assisses du RPP pour le 4 mars prochain. Ce sera pour lui l’occasion de faire un peu de ménage : par exemple de débarquer des membres du comité central ou du comité exécutif du RPP.

Le premier ministre a réussi à faire élire son poulain du SDS, après l’avoir caché sous le titre ronflant de conseiller technique du premier ministre comme si « la vache qui rit » avait besoin d’avoir un conseiller.

Les yeux d’Hassan Saïd à l’intérieur de la primature risquent de prendre un autre panorama : celui de la mairie de Djibouti ou de toutes les façons aucun budget n’est alloué. Le dictateur a bloqué les fonds de la mairie.

Pour Hassan Saïd la victoire de son espion est sans grand intérêt car Abdourahman TX va s’asseoir pour contempler la tragédie d’une ville martyrisée.

Plus de 90 % de la population djiboutienne a boudé cette élection dont les résultats étaient déjà connus d’avance du grand public. Le peuple a rejeté le parti d’IOG et faute d’autres candidatures, il a favorisé les jeunes du RADD.

Cette élection était un test pour le régime RPP et IOG a du mesurer le rejet massif du peuple djiboutien de son système et des courtisans obligés : une cuisante défaite pour l’UMP. Le premier ministre Dileita est pointé du doigt comme l’un des responsables de cette défaite. IOG lui a demandé des explications et lui rappelé qu’il s’était battu en public avec Ali Abdi Farah, qui est l’un des protégés de Kadra Haid.

– Le nouveau régime libyen rejette Guelleh, qui se tourne vers le sud-Soudan

Le régime libyen a envoyé une fin de non recevoir au régime RPP dont le maitre était un fervent admirateur du colonel défunt guide Kadhafi. Le dictateur s’est tourné vers le sud Soudan dont le président Salva Kiir ne porte pas IOG dans son cœur … Khartoum ne voit pas d’un bon œil ce rapprochement djibouto-sud-soudan.

(*) Extrait de Jeune Afrique (08/12/2011) Les Somalilandais ont procédé inversement, et je crains qu’ils n’aient mis la charrue avant les bœufs. Ils ont hissé leur drapeau, proclamé unilatéralement leur indépendance et fait savoir qu’ils ne discutaient plus. Je les respecte, j’accepte leurs passeports ainsi que leur représentation à Djibouti. Mais je ne peux aller plus loin. Ils ont été trop pressés. Je le leur ai dit.

09/02/2012 (B642) Les Chroniques du Sergent Ariko (Suite et fin du rapport de la semaine) illustrées avec des photos en fin d’article

Mission des ambassadeurs : rapporter de l’argent au dictateur (suite)

– Il a été commandé à Osman Moussa Darar de négocier des prêts afin que le régime puisse s’enrichir.

Mais les Emiratis n’ont plus confiance en IOG depuis qu’Abdourahman Borreh a fui le pays avec l’aide d’Hassan Saïd.

Osman Moussa Darar va t’il se séparer du personnel mis en place par son prédécesseur Idriss Chirwa ?

– Mohamed Ali Moumin a exigé que les locaux soit au coeur de Koweït city.

Va-t-il recevoir les moyens pour y ouvrir son ambassade qui devrait l’accueillir avec son conseiller : deux personnes au total.

Il n’est pas exclu qu’il subisse le même sort que l’ex-ministre de l’éducation Abdi Ibrahim Absieh qui avait osé se plaindre du manque de soutien présidentiel.


Ce dernier, faute de locaux, logeait dans un hôtel russe.

Les autorités russes ne comprenaient pas pourquoi l’ambassadeur de Djibouti n’avait ni bureau ni ambassade. Le premier ministre russe a délégué aussitôt a Djibouti son représentant pour l’Afrique qui a demandé des explications à ce dictateur trop proche de Washington en particulier sur l’utilité d’ouvrir une ambassade à Moscou.

– En Somalie, la diplomatie, qui manque de tout, n’a pas brillé !

Le dictateur s’est rendu à Addis Abeba pour le sommet de l’union africaine. A sa grande fureur, il n’a pas reçu l’accueil qu’il espérait à l’aéroport d’Addis Abeba. Le premier ministre Meles a délégué un ministre de second rang pour accueillir IOG accompagné de l’ambassadeur Mohamed Idriss Farah Abaneh.(ce dernier est un ancien du SDS qui l’a employé pendant 12 ans).

IOG est devenu rouge de colère.

Hors l’ambassadeur, aucun membre du personnel n’était présent à l’aéroport où il a atterri à bord du jet de son ami et émir du Qatar Cheik Khalifa el Tani. Le gros Boeing du dictateur « surnommé par les djiboutiens « Air Inch Allah » n’avait pas pu venir d’Afrique du sud, car il fallait payer le carburant et le salaire des pilotes, ce qui n’a pas été fait : son gros Boeing d’occasion est cloué au sol.

L’ex chef d’Etat Jerry Rawlings délégué pour être le « monsieur somali » de l’Union africaine n’a pas reçu IOG qui lui en avait fait la demande !

Mais ce n’est pas le seul car aucun chef d’Etat ne l’a reçu en privé. Aucun de ses soutiens, comme le général Omar Hassan el Béchir du Soudan, ne lui a accordé un entretien privé.

Il n’a eu droit qu’au service minimum : des accolades pour masquer les divergences.
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Quel sort le régime réserve-t’il au juge Mohamed cheik Souleiman cheik

  • Moussa : celui de Yacin Yabeh ?
  • Celui de mahdi qui est mort dans la prison de Gabode ?
  • Celui de plusieurs djiboutiens retrouvés mort sur la plage « trou italien » ?
  • Celui de l’ex-ministre de l’intérieur Idriss Harbi Farah empoisonné après le banquet offert pour saluer l’intronisation du jeune Ougas Mustapha Ibrahim ?
  • Celui de l’ex-ministre Moussa Bouraleh Robleh, empoisonné ?
  • Celui de Mohamed Djama Elabeh, empoissonné par un serveur du Sheraton hôte,l devenu ensuite un député du RPP ?
  • La liste est longue …

La garde républicaine a fêté lundi dernier le 10ème anniversaire de sa création.

Comme j’avais déjà parlé de cette cérémonie dans une précédente chronique, je ne reviendrai pas en détail sur cette fête mal fêtée.

Juste pour rappeler que dans son discours (rédigé par un lieutenant de l’armée française détaché auprès de la Garde républicaine) le colonel disait à qui voulait l’entendre que son institution allait aider les anciens GR et leurs familles.

Or au même moment, la veuve du sergent Moumin, pourtant invitée officiellement par le service de presse de la Gr, était refoulée au portail géant du camp Omar Aline.

De quelle aide voulait donc parler le berger Mohamed Djama ?

Il se trouve que le berger a plagié son collègue de la police nationale, en faisant construire au sein de la GR un bâtiment absolument identique à celui qu’Abdillahi Abdi avait fait élever à Nagad.

Découvrant cela, Abdillahi Abdi en a pris ombrage et il a quitté la cérémonie immédiatement sans même partager le gâteau pathétique.

Le premier ministre a remercié le gouverneur de la Banque nationale qui a facilité le financement du bâtiment en question. Mais la « vache qui rit » a oublié de remercier et de féliciter le berger.

Ce n’est pas par hasard !

Il y a de la tension dans l’air entre le premier ministre et le colonel berger. Dans son discours, le premier ministre a rappelé aux membres de la garde républicaine qu’il n’était pas content de leur travail et spécialement de celui qui sont chargés de protéger le dictateur (escadron de sécurité rapproché du dictateur). Le premier ministre les a placés devant leurs responsabilités en affirmant qu’ils avaient failli à leur mission.

En effet, le dictateur a failli se faire tirer dessus par un homme malade. Après une certaine confusion, l’homme avait été finalement maitrisé par les gardes du corps, qui ont toujours l’air d’être endormis.

Mais pas assez vite. Cette grave défaillance aurait pu coûter la vie au chef du régime comme l’a rappelé son premier ministre qui était visiblement agacé de s’exprimer devant ce qu’il considère comme des bons à rien. Une menace à peine voilée ! Qui s’adressait directement au chef de la garde républicaine, le berger Mohamed Djama Doualeh.

On dit ensuite qu’il aurait donné des instructions pour que La Nation ne publie pas les photos de ce 10ème anniversaire. Ce sont d’anciennes photos de l’année dernière qui ont été utilisées par La Nation.

Où sont alors passer celles de cette année ?

Le berger sait qu’il est placé dans le collimateur d’une certaine Kadra Haid qui a donné des consignes précises, afin que ses subalternes refusent d’exécuter ses ordres. Sorti miraculeusement vivant d’une mort annoncé par empoisonnement, il sait que le vent a tourné pour lui et il constate qu’IOG n’a plus besoin de lui.

En quelque sorte, il a été placé en quarantaine.

Sergent Ariko
Londres

Quelques photos


Conférence de l’UA

Le commandant Abdouwaseh, patron de l’armée basée à Ali Sabieh, en compagnie d’Ioltireh Waiss,commisaire d’Ali Sabieh .

Le siège de la police judiciare. un haut lieu de tortures

Abdallah Abdillahi Miguil  ancien ministre de la santé, « intimidant » une femme.

La banque où Bernard Borrel aurait effectué un retrait en espéce la veille de son assassinat

La pauvreté à Djibouti

08/02/2012 (B642) Chroniques du Sergent Ariko : les dernières nouvelles du front (1ère partie)

– Grogne au sein des forces armées djiboutiennes basées à Doumera

Les soldats en ont assez de l’inactivité qu’on leur impose à Doumera. Certains affirment que Guelleh n’a qu’un objectif : les éloigner de la capitale pour prévenir toute possibilité de coup d’état.

L’Érythrée a rejeté le plan de sortie de crise que le Qatar avait préparé. Les délégations djiboutiennes et érythréennes auraient du se rencontrer a Doha mais la partie érythréenne a fait savoir que le régime RPP ne jouait pas franc jeu en collaborant avec son ennemi éthiopien. D’ou son retrait de ses négociations.

L’ambassade des États-Unis a rejeté une offre de service, présentée par les sociétés dirigées par enfants du régime alors que les autres entrepreneurs de la place n’ont rien à se mettre sous la dent et que, faute de commandes, ils commencent à licencier leur personnel.

L’ambassade des États-Unis a promis à ses jeunes entrepreneurs laissés sur la route, de les aider. Exit donc, les enfants mal élevés du régime qui sont devenus trop gourmands, singeant en cela leurs aînés …

– Rien ne va plus au sommet du commandement de la police.

Le duel que se livre le colonel Abdillahi Abdi et le lieutenant colonel Omar Hassan Matan a mis la police sens dessus-dessous. Les ordres contradictoires de ses deux chefs galonnés fusent et la base a du mal à les suivre. Tous les deux ont le soutien absolu de la dernière dame. Mais au fait où est passé l’auto-proclamé de 1999 ?

– Le colonel Abdillahi Abdi a piqué une grande colère.

A cause de cet ex-sergent-chef du service des transmissions de la police qui avait reçu la consigne de liquider le patron de la force publique. Tenez-vous bien, « il s’est échappé » de la prison de Gabode pendant que le directeur, l’ex-tortionnaire Ali Aden Bouraleh dit Ali Hoor se rendait à la Mecque pour demander pardon à Allah pour les crimes qu’il a commis.

Le colonel a-t-il réclamé la tête du responsable Salah Djama ? Surtout sera-t-il écouté par le régime?
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Le régime RPP qui déteste les caricatures s’en serait pris à Amin Amir qui vit au Canada et qui avait caricaturé IOG dans son bain alors que la population djiboutienne manque d’eau.

Cette caricature a fait le tour du monde y compris a Djibouti, plusieurs journaux du Somaliland l’avaient reprise. Le régime a donné des instructions pour qu’Amin Amir cesse de faire rire sur le dos d’IOG.

Les pressions de Robleh Olhayeh n’ont rien changé Amin Amir résiste, car il ne veut pas cautionner un régime qui traite ses concitoyens en esclaves, les laissant mourir de soif et de faim tandis que la fille du chef prend du bon temps avec son gigolo en France.

– Le succès de FaceBook dérange le régime qui essaye de contrer le site, sans succès pour le moment.

Facebook est devenu depuis quelques semaines à la fois la voix des sans voix et en même temps le cauchemar du régime en place. Plusieurs jeunes courageux y dénoncent publiquement la dérive totalitaire d’Ismail Omar Guelleh. Incapable de stopper la machine Facebook le régime cherche des solutions pour l’endiguer. Il a recruté des informaticiens indiens pour tenter de bloquer certains sites sensibles.

Mais rien à faire contre Facebook, où ça tire à boulets rouges contre le régime.

Un grand bravo a tous ses jeunes qui se battent avec nous pour vaincre la bêtise au pouvoir.De nouveau un grand bravo à Jean-Paul Noël Abdi et à Jean-Loup Schaal qui sont à nos côtés.

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La quête de financement recommence, mais avec des « fortunes » diverses

– La Chine s’inquiète des dérives financières du régime et refuse de passer à la caisse

La chine a envoyé au port de Djibouti une importante délégation pour surveiller les conditions d’investissement mis en orbite avec Abdallah Abdillahi Miguil, le petit ambassadeur de Djibouti à Pékin.

Selon des sources bien renseignées les Chinois auraient été surpris de découvrir l’ampleur de la pauvreté qui accable la population qui tranche avec le luxe du Palais d’Haramous mer.

Le dictateur aux abois aurait sommé les Chinois de financer de nouveaux projets de développement. Mieux informés de la situation, les Chinois auraient refusé de passer à la caisse.

En dépit des sourires de façades, le régime n’a pas obtenu ce qu’il espérait des Chinois.

– Un coup de poker gagnant contre le Japon ?

Le régime s’est venté d’avoir obtenu un don d’un milliard de Fdj du Japon. Or le Japon, qui a une économie difficile : déjà en récession depuis plusieurs années, il doit affronter les conséquences du Tsunami. Dans ces conditions, peut-il se permettre de jeter un milliard de Fdj par la fenêtre.

Guelleh a trouvé la solution

Faire peser la menace d’une coupure d’eau sur le régiment nippon pour exiger le financement d’une rénovation des installations de distribution : estimation du régime de Guelleh bien supérieur aux coûts réels – un milliard de Fdj non remboursable ? Vont-ils demander un audit des travaux effectivement réalisés ??? Il est probable que rien ne sera fait pour améliorer le réseau, dont les travaux ont déjà été financés, sans réalisations concrètes, par plusieurs états …

– Les Ambassadeurs partent pour mendier

IOG a imposé à ses ambassadeurs qui dormaient de commencer à mendier auprès des états arabes. Les deux ambassadeurs d’Abu Dhabi et du Koweït sont entrés en action. Le premier a présenté ses lettres de créances a l’émir du Koweït qui passe un moment difficile avec une contestation populaire qui demande la tète de son premier ministre et un parlement dominé par les islamistes qui demandent des comptes au successeur de Cheik Jaber Ahmed el Sabah.

De son côté, Mohamed Ali Moumin le petit ambassadeur de Djibouti accrédité à Koweït city laisse un héritage amer de son séjour à Khartoum au Soudan. Ce poste aurait du revenir à l’ex-consul en inde mais il deviendra le prochain consul de Djibouti à Hargeisa.

Mohamed Ali Moumin s’est rendu à Koweït city pour informer la première dame du Koweït du souhait exprimé Kadra Haid de la rencontrer personnellement.

Mohamed Ali Moumin traine une gamelle derrière lui. Les autorités de Khartoum menacent de l’envoyer devant la justice pour entrée illégale de khat .. Il aurait obtenu ce poste grâce à son intervention pour obtenir la libération de deux soldats djiboutiens du régiment d’action (R A R) d’Arta. Il possède la double nationalité djibouto-érythréenne. Ce qui lui a permis de maintenir des contacts avec des hauts gradés des forces d’Asmara pour qu’ils facilitent la libération de nos prisonniers de guerre.

(Suite prochainement)

Sergent Ariko
Londres

04/02/2012 (B642) ALERTE ROUGE / Qui sont les fonctionnaires qui ont arrêté Farad Abadid, sans aucune légitimité juridique (si ce ne sont des ordres venus d’Hassan Saïd ou d’IOG) ?

Selon des informations qu’a recueillies pour nous le Sergent Ariko, des soupçons péseraient sur deux personnes. Nous tenons à préciser qu’il faut que nous puissions avoir confirmation de leur identité avant de les nommer dans l’Ordre des Bourreaux, et de les signaler parallèlement aux instances pénales internationales … en raison de la gravité du crime qu’ils ont commis.

Voici le message que nous a adressé le Sergent Ariko, mais rappelons, que compte-tenu de la gravité des faits, des confirmations s’imposent et nous remercions toutes celles et tous ceux qui en auraient la possibilité, de confirmer l’identité de ces deux fonctionnaires qui ont enlevé Farah Abadid Hildid à proximité de son domicile pour le conduire vers la torture.

_______________________________ Sergent Ariko

Selon des informations que j’ai pu obtenir, le journaliste Farah Abadid aurait été arrêté par un policier en tenue : le capitaine Cher de la brigade criminelle de la police nationale. le second pourrait être le lieutenant Diarra.

Notre ami Farah Abadid serait soupçonné d’alimenter DAF en informations et en particulier, il lui aurait envoyé des précisions sur l’affaire des Dockers qui ont proféré des menaces devant le palais de la Présidence.

Ces dockers travailleraient, pour le compte de la dernière dame, sur le chantier du nouveau palais présidentiel, qui est situé à coté de l’ancien Palais de style colonial. Ce bâtiment serait en cours d’achèvement.

Sergent Ariko

30/01/2012 (B641) Chroniques du Sergent Ariko : le 10ème anniversaire de la Garde républicaine : l’heure du bilan !

10ème anniversaire de la garde républicaine.
A l’heure du bilan.

Je tiens tout d’abord à adresser en cette journée historique du 30 janvier 2012 une bonne fête a tous les militaires de la garde républicaine et à leurs familles.

Historiquement la garde républicaine a hérité de la tradition de la gendarmerie djiboutienne (escadron présidentiel) du au camp Barkhat Siraj. Délaissée et ternie par des luttes tribales entre le colonel « fou » Mahdi Cheik Moussa et le jeune lieutenant Ali Abdillahi Iftin, l’institution de la garde républicaine a périclité à tous les niveaux.

Sa création a été décidée à la suite du coup d’état organisé par le général Yacin Yabeh le 7 décembre 2000.

En raison de la faiblesse des autres institutions militaires pour prévenir un coup d’état, le dictateur Ismail Omar avait décidé en janvier 2012 de créer une institution indépendante de la gendarmerie, qui serait apte à le servir fidèlement en toutes circonstances.

La première direction a été confiée à un colonel expérimenté, le fameux colonel Abdo Abdi Dembil.

Après avoir construit l’institution, le colonel fut mis à la retraite anticipée au sein de l’état major des forces armées. Puis le commandement fut confié à un berger, ex-membre de la Brigade spéciale de la police nationale. Cet homme, que le Général Yacin détestait, fut vite « recyclé » par son cousin, le dictateur IOG.

– Le bilan de l’institution est morose.

Comme les autres institutions républicaines, la garde républicaine n’échappe pas à la folie des « maîtres des lieux ». Par exemple, la dernière dame a mis son grain de sel, en privilégiant des officiers de son ethnie. Voyant la situation dérapée, le colonel berger a-t-il fait assassiner le chauffeur de la dernière dame, le regretté sergent Moumin ?

Aucune enquête n’a jamais été diligentée pour identifier les meurtriers du sergent-chauffeur. Sa famille n’a même pas reçu d’aide de l’institution. Pire, on leur a ordonné de se taire face à ce crime.

A ce moment où l’institution fête son 10éme anniversaire, on peut dire que la situation des soldats et des nouvelles recrues, officieusement chargés de faire peur à une population déjà meurtrie, n’est pas au zénith. Au sein du camp Omar Aline, les soldats se plaignent d’une discrimination qui ne dit pas son nom. Le berger a commencé à se débarrasser de tous les officiers qui lui étaient hostiles.

Le commandant Birrir et le capitaine Farah Robleh Liban ont été mutés dans l’armée nationale, le capitaine Awaleh Ali Ouffaneh dans la police, le commandant Ibrahim Elmi Kaib et le capitaine dahir Ladieh Waiss dans la gendarmerie.

Les anciens gendarmes, qui servaient Hassan Gouled, ont été brutalement mis à la retraite sans préavis.

Après ce nettoyage, le berger s’est rendu maître de l’institution en s’affublant du titre ronflant de Commandant en chef de la garde républicaine. Dernièrement, sur instruction d’Hassan Saïd le SDS utilise les pick-up de la garde républicaine pour terroriser, le soir venu, les citoyens qui osent (encore ?) tenir tête au régime ou les nostalgiques d’Abdourahman Borreh, l’homme d’affaire qui était hier encore, l’allié du dictateur.

Depuis le départ de Borreh, l’argent a cessé de couler à flot !

On sait que grâce à Borreh, des compagnies étrangères avaient pu transmettre leur savoir-faire à la garde républicaine. C’est Boreh qui détenait l’argent de la garde républicaine. Depuis sa brouille avec le régime c’est Djama Mahamoud Haid, le frère de la dernière dame qui gère la caisse.

Pendant l’été 2010, trois jeunes soldats ont déserté l’institution pour demander l’asile politique en Suède. La République fédérale d’Allemagne n’a pas encore répondu à une demande du gouvernement djiboutien pour la formation des soldats de la garde républicaine.

– Du jamais vu en république de Djibouti.

Ignorant pratiquement les autres corps et ne faisant plus confiance à la gendarmerie ni à la police, le chef suprême (et auto-proclamé) des armées privilégie sa garde républicaine. Dernièrement le régime a recruté 290 filles et garçons pour renforcer l’institution. Contrairement à l’intégration dans les autres corps, les jeunes recrues ont du prononcer le serment de servir fidèlement le gros chef, sur le livre sacré du Coran.

Ce qui fait les affaires du berger Mohamed Djama Doualeh, qui a décidé de se servir en premier. C’est ainsi que les nouvelles recrues ne perçoivent qu’un salaire de misère d’environ 15.000 Fdj alors que les anciens sont bien payés. Alors les jeunes crient à la trahison ! Mais ils savent aussi que le chômage les attend au dehors : donc ils se taisent.

La cérémonie se tient le 30 janvier cette année au camp Omar Aline.

Comme d’habitude, elle est présidée par « la vache qui rit » avec Abdoulkader Kamil, le ministre de la défense.

Faute de moyens financiers, les habits rouge pur sang ne seront pas là. On les remplace par des habits kaki, cette année encore. Le berger a aussi invité les chefs des corps des autres institutions sœurs (police, armée, gendarmerie, forces françaises, forces américaines, espagnoles, italiennes, allemandes ainsi que les ambassadeurs de France, des États-Unis et de la Chine. Les anciens mis à la retraite par le colonel berger seront aussi représentés.

Un nouveau discours sans intérêt sera annonné par le berger pour dire que tout va bien. Il ne parlera pas des désertions au sein de la garde républicaine, ni du meurtre du sergent Moumin, ni de la tribalisation galopante qui secoue l’institution, ni des salaires qui sont volés aux nouvelles recrues. Rien de tout cela ne sera abordé.

Les deux figurants du gouvernement Tiji vont prononcer eux aussi un discours.

Des médailles et des attestations seront remises à certains sous-officiers et militaires du rang qui se sont distingués dans leur manière de servir l’institution. Le tout sera réglé avec un gâteau pathétique que découpera le berger.

Le général Zakaria et « la vache qui rit » échangeront des amabilités avec ce berger qui a participé au Somaliland à l’ouverture d’un puits financé avec les deniers publics djiboutiens.

A l’heure où ses amis arabes dictateurs tombent les uns après les autres, boutés hors du pouvoir par les vaillants peuples arabes, le dictateur IOG s’arme. C’est dans ce contexte que des armes ont été récemment livrées par la Chine à la garde républicaine afin de mater toute forme de contestation de l’ordre dictatorial établi.

Mais au sein même du pouvoir les agissements du Colonel berger commencent à agacer le couple diabolique. Après être impliqué dans des affaires de mœurs à Doraleh, il a été décidé d’en finir avec lui car il devient trop dangereux. Il a été empoisonné, mais son heure n’était pas arrivée. Il s’en est tiré miraculeusement.

Depuis lors le berger est redevenu doux comme un agneau. Même chose pour son collègue de la police nationale.

Le bilan qu’on peut dresser aujourd’hui à l’aube de ce 10ème anniversaire est un bilan morose.

C’est celui d’un berger devenu colonel qui est parti en guerre contre tout le monde. Dernièrement il a décidé de faire revenir de l’académie militaire de Arta des officiers de la garde républicaine qui était en formation parce que monsieur déplait à Mohamed Ali Absieh, le patron de cette académie (la fameuse Amia).

Des officiers de la garde républicaine en formation au sein de l’académie de police de Nagad ont aussi rebroussé chemin. Au sein du camp Omar Aline le moral n’est plus au zénith.

Les soldats semblent réaliser que la partie est finie.

Ils craignent pour leur avenir, si jamais le régime tombe. Les assassins qui sont au sein de cette institution semblent craindre une révolte à la libyenne en République de Djibouti. Pour IOG l’heure est grave.

Rien ne marche plus dans le pays.

Tout y est paralysé. Les rares officiers encore présents sont embrouillés entre les ordres du Commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca qui monte en puissance et qui fait peur au colonel berger, qui a tout tenté pour le réduire à néant.

Mais le commandant Coca est le protégé de la dernière dame. Encore un conflit qui éclate à un moment où l’institution traverse des heures difficiles. Le budget a été considérablement réduit. Dernièrement un peloton de jeunes filles a été recruté non pas sur la base de diplômes mais pour d’autres qualités. Aucune transparence dans ce recrutement.

C’est dans ce climat de peur, d’angoisse et d’un lendemain sans certitude, que la garde républicaine a fêté le 10ème anniversaire de sa création. Mais le Colonel berger n’aura pas le droit à la RTD, parce qu’il ne s’exprime pas correctement en Français.

Sergent Ariko
Londres

28/01/2012 (B641) Le sergent Ariko nous adresse des informations complémentaires …

L’élection d’un Président socialiste en France, aura-t-elle pour conséquence, la relance de l’instruction pour assassinat du Juge Borrel ?

À Djibouti, la possible élection de François Hollande à la Présidence française, fait grincer les dents du dictateur. Il faut se souvenir que les socialistes avaient soutenu la poursuite de l’enquête pour la vérité sur l’assassinat du juge Borrel par les sbires du régime. L’ex ministre socialiste Élisabeth Guigou aurait promis à madame Borrel que si le candidat socialiste était élu, l’instruction serait facilitée avec la déclassification de tous les documents « secret défense » qui dorment sagement dans les archives des services secrets de l’Etat.

Retour de nos soldats de Côte d’Ivoire : pas de promotions en vue !

Les casques bleus djiboutiens qui sont rentrés de Côte d’Ivoire depuis quelques semaines à Djibouti sont restés sur leur faim. Certes, ils ont reçu des certificats ainsi que des médailles accordées par les Nations-Unies, mais ils auraient du avoir des promotions. Le ministre des finances Ilyas Moussa Dawaleh a refusé que des galons leur soient accordés, et ce pour des raisons budgétaires. Cela concerne les officiers de la police et de la gendarmerie. Même un ancien capitaine de la garde républicaine, le capitaine Awaleh Ali Ouffaneh (qui avait été « viré » de la GR par le Colonel-Berger Mohamed Djama) s’est vu refuser son grade de Commandant de la police.

IOG, qui a de gros problèmes avec les Nations-Unies joue un bras de fer avec cette institution pour essayer de lui forcer la main … Mais rien ne garantit que l’ONU lui versera des indemnités complémentaires.

Beaucoup de policiers et de gendarmes se plaignent de leur chef de corps et de leurs directeurs.

Deux hauts gradés proches d’IOG vendent à prix d’or les inscriptions des officiers sur la liste des nominés pour la Côte d’Ivoire. Le directeur de la police ainsi que le p’tit Zak demandent des sommes pharamineuses aux officiers sinon ils ne sont pas inscrits sur la liste, sauf s’ils ont la chance d’être issus de la bonne ethnie qui est privilégiée. Le choix se fait sur des appartenances claniques ou sur la capacité à graisser la patte de ces deux chefs corrompus. Alors que l’équité commanderait d’effectuer une sélection sur la base d’un examen ! Par exemple, le directeur Abdillahi Abdi demanderait une somme de 200 000 fdj pour inscrire un officier qui doit aller à notre ambassade de Washington DC. Même chose pour le colonel de la gendarmerie qui privilégie ses amis au détriment des autres officiers de la gendarmerie. D’ou la colère et l’incompréhension qui s’installent dans le cercle des officiers.

Les officiers gendarmes qui ont reçu leurs nouveaux galons lors de la fête de l’institution le 2 janvier 2012 au centre d’instruction de cheik Moussa crient à la trahison. Les salaires qu’ils perçoivent ne correspondent pas à ceux de leurs nouveaux grades. Ilyas, toujours lui, a déclaré qu’il n’avait pas de crédit pour payer les nouveaux salaires.

L’incompréhension s’installe dans les rangs et surtout cela dévalorise les grades, puisque le salaire ne suit plus

La garde républicaine va fêter le 31 janvier 2012 le 10ème anniversaire de son autonomie au camp Omar Aline.

Le bilan de l’année écoulée sera dressé d’ici peu.

Sergent Ariko

27/01/2012 (B640) Chroniques du Sergent Ariko : le journal du vendredi

Le premier ministre parle du sida. Mais à qui s’adresse « la vache qui rit » ??

Lui qui s’est réservé une chambre au 3ème étage de l’hôtel Kempisky Palace ! Elle est surveillée chaque jeudi par deux policiers Afar, sous les ordres de son aide de camp, le commandant Idriss Houmed Garda. Il ferait mieux de se taire. Lui, qui n’est plus aimé par le couple diabolique au pouvoir depuis le 9 avril 1999 date de la naqba djiboutienne (la catastrophe en arabe).

L’opposition a pris ses responsabilités en mettant Ismail Guedi Hared hors du combat démocratique.

Il ne faut pas oublier que c’est l’homme qui a contribué à installer la dictature au pays. Hier, directeur de cabinet du vieux Gouled, ce monsieur s’est recyclé dans l’opposition, mais sa démarche ne trompe ni Allah ni l’opinion publique djiboutienne. Personne n’est dupe de cette supercherie.

Le juge Mohamed Souleiman cheik Moussa croupit toujours à Gabode pour avoir appelé les Mamassan à la révolte contre le régime. Ce serait sur ordre de la dernière dame. Le régime le fait payer pour son esprit critique et aussi pour avoir refusé de cautionner la thèse du suicide du Juge Borrel. Ce n’est plus IOG qui commande ce pays mais sa femme. Les Mamassan refusent de se soumettre à la dictature de Kadra / Hachi Afeweneh.

Le malaise touche maintenant le plus sommet de l’état. Tout le monde cherche à fuir avant que cela n’éclate. Djibouti est engagé maintenant sur la voie de la somalisation. IOG n’a plus d’argent pour le pays et il se cache ces jours-ci pour éviter le regard des Djiboutiens. De loin, il observe la construction de sa villa sur les hauteurs d’Ali Sabieh comme s’il voulait assommer le peuple qui le rejette à 99 %. Les familles des dignitaires commencent à fuir le pays comme la peste.

Le compte à rebours a-t-il commencé pour IOG ?

L’aile du FRUD commence à trouver que la réalisation concrète des promesses d’IOG tardent à venir.. Le secrétaire général Ougoureh, à qui IOG avait promis le poste de Président de l’Assemblée nationale, a compris que cette « désignation » n’était plus à l’ordre du jour. D’ou son mécontentement face à son patron qui lui a menti. Cela fait le bonheur d’Idriss Arnaoud qui rit à pleine dent, tandis qu’Ougoureh, la rage au cœur, se mord les doigts. Il s’est fait rouler dans la farine, le pauvre Ougoureh.

À Djibouti, une fine pluie s’est abattue sur l’ensemble du territoire national. Merci a Allah. Pour tenter de s’attirer la sympathie du peuple le régime vient de décréter une réduction du prix du kilowatt en conseil des ministres. Mais cette dernière trouvaille d’IOG ne fait plus sourire personne. Personne ne croit plus à ses promesses sans lendemain.

Le personnel des ambassades de Djibouti à l’étranger subit un retard de paiement d’un mois de salaire. Le régime est aux abonnés absents. Ce qui provoque la fuite des familles du personnel diplomatique djiboutien. On murmure que des familles du personnel de notre ambassade a Sanaa au Yémen ont déjà pris le large vers l’Europe tandis que d’autres vont bientôt les suivre. Le régime IOG laisse les familles de ses diplomates, crever de faim dans des pays étrangers.

Depuis le retour du colonel Abdillahi Abdi d’Allemagne où il était allé se faire soigner, le lieutenant colonel Omar Hassan Matan n’est plus que l’ombre de lui-même. Le régime l’a écarté pour des motifs qui n’ont pas encore été élucidés. Le tortionnaire arrogant d’hier se fait tout petit désormais. A-t-il compris enfin que la fin du régime était proche et qu’une place est réservée pour lui à la prison de Gabode pour acte de tortures sur des djiboutiens innocents ?

La grogne touche maintenant la police où certains moyens de lutte contre les manifestations ont disparu : les gaz importés de Chine, les matraques pour taper sur les manifestants et des menottes ont disparu des réserves de la police nationale. Le régime a demandé au Colonel directeur de diligenter rapidement une enquêtes, mais le « beau » Colonel touché par une balle, n’a même pas lever le petit doigt pour… diligenter une enquête sérieuse sur ces vols. Les compagnies d’interventions commencent à se plaindre de n’avoir plus d’armes pour bastonner le petit peuple. Il reste encore la Garde républicaine qui est à disposition du régime s’il veut à tout prix l’utiliser au cas où le peuple se réveillerait de nouveau. Le régime n’a pas encore oublié le 18 février 2011.

Rien ne va plus entre le haut commandement des forces armées de l’AMISOM et le régime RPP.

Faute d’un accord entre les deux parties, le régime a ordonné que l’on renvoie les soldats du contingent, qui n’étaient pas encore partis pour la Somalie, dans leurs anciens cantonnements de Doumera.

L’envoyé spécial des Nations-Unies pour la Somalie, n’a pas du tout apprécié que Djibouti joue au chat et à la souris avec les Nations-Unies à un moment ou les soldats étaient attendus pour apporter du renfort. Derrière les rires de composition, devant les caméras de la RTD aux ordres du régime, les discussions entre le régime et les Nations-Unies sont au point mort. Djibouti demande des compensations financières revues à la hausse tandis que les Nations-Unies voudraient que le régime s’engage à fond dans cette guerre contre les milices El Shebbab, comme l’a fait le Kenya.

Ce qu’ignore le représentant des Nations-Unies, c’est que des membres d’Al Shebbab circulent tranquillement à Djibouti ville sans n’être jamais inquiétés.

Collusion entre le régime et les milices ?

Le régime profite d’une non-paix qui est favorable à Djibouti et il permet aux chefs de cette milice de se rendre en Érythrée en passant par Djibouti. D’ou la méfiance du représentant de l’ONU vis-à-vis du régime. Les négociations étaient conduites, pour la partie djiboutienne, par le général Soubagleh commandant de l’Isbrig et pour l’AMISOM par des officiers ougandais et burundais.

La dernière trouvaille du régime envers la jeunesse qui croupit dans la misère est d’envoyer quelques centaines de jeunes en inde pour se perfectionner dans un domaine « cher » au port de Djibouti. La jeunesse djiboutienne se débat dans la misère institutionnalisée en mode de gouvernement par ce régime irresponsable qui a jeté les jeunes dans les affres de l’exil. Ceux qui sont restés à Djibouti se droguent avec la Damahi, le Kobo, le Faja et autres drogues importées illégalement d’Éthiopie. Le régime veut absolument que la jeunesse se drogue afin d’éviter qu’elle ne se révolte.

Mais le régime oublie qu’il faut se méfier de l’eau qui dort.

24/01/2012 (B640) Le Sergent Ariko nous annonce un rapport pour le 10ème anniversaire de la création de la garde républicaine.

Le Sergent Ariko nous informe qu’il prépare un nouveau rapport à l’occasion du10ème anniversaire de la création de la Garde républicaine et il ajoute quelques informations qu’il a recueillies … à propos de la princesse Fadouma Awo et de son noble époux….

Le prince charmant et consort est-il l’invité de la Police française ?

La chronique des stars .. (d’après le Sgt Ariko)

Le charmant ivoirien qui avait réussi à séduire le coeur de la douce princesse Fadouma, fille d’IOG et de Paulette, a-t-il recommencé à faire des exploits, après la lune de miel ?

On dit qu’après un contrôle positif de son taux d’alcoolèmie à Paris, lors des fêtes de fin d’année, il aurait pu avoir été remarqué pour trafic de drogue dans un véhicule diplomatique. Ensuite, on s’interroge pour savoir si le prince charmant a été effectivement placé derrière les barreaux ??? C’est une rumeur qui doit être vérifiée.

En tout cas, il semble que les enfants d’un premier mariage du nouveau prince consort de pacotilles, n’apprécient pas la nouvelle marâtre que leur a imposée leur père : bref, il doit y avoir de l’ambiance dans les couloirs princiers …. de l’appartement familial de Paris 16ème !!

Ah ! Murmure-t-on au Palais de Djibouti, si le couple princier n’avait pas refusé le premier prétendant de la belle princesse Fadouma Awo, au motif que ses origines tribales ne convenaient pas aux visées politiques du Prince noir, on n’en serait peut-être pas arrivé à ces extrémités ni à ce naufrage.

En tout cas, le Prince consort, époux de la belle Fadouma, peut utiliser l’argent des contribuables Djiboutiens pour s’offrir les conseils des meilleurs avocats de la place. Ensuite il pourra conserver le reste pour s’offrir quelques détentes, après l’invitation que lui auraient adressée les méchants policiers français …