02/01/2016 (Brève 599) Flash Info. Pour assurer sa défense devant le Tribunal de Djibouti Ali Ewado a mandaté Avocats sans frontières qui a délgué un avocat membre de l’organisation.

Compte-tenu des délais, l’avocat délégué par Avocats Sans Frontières ASF a sollicité officiellement par courrier au Président du tribunal qui doit juger Ali Ewado avec copie au Procureur de la République et au Ministre de la Justice de Djibouti un report d’audience

En effet le délai de trois jours entre la première comparution est le procès prive les avocats de la défense de la possibilité de prendre connaissance du dossier et de préparer leur plaidoirie, ce qui serait incompatible avec toutes les règles de droit en vigueur.

Nous espérons que le juge prendra connaissance de cette lettre et qu’il tiendra compte des circonstances pour reporter la date d’audience.

En téléchargement la copie officielle de la lettre de demande de report. Attention dans l’urgence, une erreur a été commise et il faut lire le 3 janvier 2016 et non le 3 décembre.

Lien pour télécharger la copie de la lettre en Pdf http://www.ardhd.org/ASF/demande_report_tribunal_djibouti_asf.pdf

19/09/2012 (Brève 025) APPEL URGENT d’ASF (Avocats sans frontières) pour demander la libération de Houssein Ahmed Farah, journaliste emprisonné à Djibouti.

Arrêté le 8 août 2012, le Réseau Avocats Sans Frontières s’inquiète de la situation du journaliste Houssein Ahmed Farah à Djibouti.

Resumé des faits et chronologie

Arrêté le 8 août 2012, à Djibouti, le journaliste et défenseur des droits de l’Homme est en détention pour « faux et usage de faux » ainsi que « participation à un mouvement insurrectionnel ».

Saisi du dossier, le Réseau Avocats Sans Frontières demande la libération immédiate d’Houssein Ahmed Farah.

Chronologie:

9 février 2011 au 23 juin 2011 Inculpé et placé sous mandat de dépôt par la juge Lamisse Mohamed Saïd pour faux et usage de faux et participation à un mouvement insurrectionnel

8 août 2012 Arrestation à Djibouti-ville vers 11h par les colonels Abdoulkader Ibrahim Gona et Abdillahi Hassan Boulaleh. Il passe 72h en détention au commissariat central de Djibouti.

11 août 2012 Il est présenté à la juge d’instruction Lamisse Mohamed Saïd et transféré à la prison centrale de Gabode.
Il n’a à aucun moment droit à la présence de son avocat ni droit à l’attention d’un médecin depuis son arrestation.

14 août 2012 Demande de remise en liberté provoisre formulée par son avocat Maître Foulieh.

16 août 2012 Demande refusée par ordonnance au motif de « mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public ».
Il fait appel de cette décision par l’intermédiaire de son avocat.

26 août 2012 L’appel est examiné par la Chambre d’accusation, en l’absence de M. Farah.
L’appel est mis en délibéré et la date du verdict est retardée au dimanche 9 septembre.

11 septembre 2012 L’appel est refusé par la Cour d’Appel de Djibouti

19 septembre 2012 convocation par la juge d’instruction pour interrogatoire au fond reporté à une date ultérieure.

__________________________________ Appel

Le Réseau Avocats Sans Frontières demande la libération immédiate du journaliste Houssein Ahmed Farah à Djibouti

Journaliste et reporter pour la radio d’opposition émettant depuis l’Europe « La Voix de Djibouti », Houssein Ahmed Farah, a été arrêté le 8 août 2012 à Djibouti.

Défenseur des droits de l’Homme et membre du parti d’opposition « Mouvement pour le Renouveau Démocratique» (MRD), Houssein Ahmed Farah a participé, en 2011, aux manifestations contre le régime suite à l’élection présidentielle dont Ismaïl Omar Guelleh, président sortant, a été déclaré vainqueur. Arrêté le 9 février 2011 et placé sous mandat de dépôt jusqu’au 23 juin 2011 pour « faux et usage de faux » ainsi que pour « participation à un mouvement insurrectionnel », les motifs de sa dernière arrestation le 8 août 2012 sont les mêmes qu’en 2011.

A ce jour, toutes ses demandes de libération provisoire ont été refusées sans motif et l’audience prévue à ce sujet devant la chambre correctionnelle ce 19 septembre 2012 a été reporté sine die à la dernière minute.

Houssein Ahmed Farah, diabétique, est sans accès à un médecin pour ses soins.

Le Réseau Avocats Sans Frontières*:

– Rappelle aux autorités djiboutiennes l’engagement de l’Etat aux différents instruments juridiques internationaux notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 qui, en ses articles 9, 14 et 19, prévoit le respect de la liberté d’expression, le principe de la présomption d’innocence et le droit à un procès équitable ; ainsi que l’article 75 de la Constitution de Djibouti qui dispose que « Nul ne peut être arbitrairement détenu ».

* Les associations Avocats Sans Frontières au Brésil, Cameroun, Colombie, Congo, France, Guinée, Italie, Mali, Mauritanie, Pays-Bas, Pérou, République Démocratique du Congo, Sénégal, Suède, Suisse, et Togo

– Exige des autorités djiboutiennes la libération immédiate et sans conditions d’Houssein
Ahmed Farah

– Appelle les associations de défense des droits de l’Homme à apporter leur soutien à Houssein Ahmed Farah et à rappeler aux autorités djiboutiennes le respect des textes nationaux et internationaux.

– Appelle la communauté des Etats et les organisations internationales à intervenir auprès des autorités djiboutiennes pour le respect de la liberté d’expression.et le respect des droits de la défense.


Contacts :
Le Président de la République de Djibouti
Monsieur ISMAÏL OMAR GUELLEH
Email : sggpr@intnet.dj

Ministère de La Justice et des Affaires Penitentiaire Chargé des Droits de L’Homme
M. Ali Farah Assoweh
Contact via le site : http://www.justice.gouv.dj/contacter.php
Tel : (253) 351506 / Fax : (253) 355420

28/05/03 (B199) Première nouvelle du procés en appel de DAF.

Nous publierons d’autres
informations dès que nous les recevrons.

DAF a été
condamné à 4 mois ferme, 500.000 francs djiboutiens d’amende,
pour le principe.

Toutes les autres demandes
ont été rejetées.

En ce qui concerne l’emprisonnement, une demande de liberté conditionnelle
est déposée et nous pensons qu’elle pourrait avoir de grandes
chances d’aboutir vu l’hostilité du tribunal aux demandes de Me AREF.

 

Il n’est pas encore
libre CONTINUEZ A SIGNER LES PETITIONS. LA PRESSION NE DOIT PAS RETOMBER !