19/06/08 (B452) Atlas Vista : Afrique de l’Est: ouverture du 12e sommet de l’Igad sur fond de conflits régionaux

Le 12e sommet de l’Afrique de l’Est (sept pays) s’est ouvert samedi à Addis Abeba sur fond de flambée du pétrole et de crises ouvertes entre les principaux voisins de la Corne de l’Afrique.

Les présidents soudanais Omar el-Béchir, kényan Mwai Kibaki, djiboutien Ismaël Omar Guelleh et somalien Abdullahi Yusuf Ahmed participent à ce sommet de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), ainsi que le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi.

L’Ouganda est représenté par son ministre des Affaires étrangères, Sam Kutesa.

L’Erythrée a quant à elle suspendu sa participation l’année dernière. Asmara accuse l’organisation de soutenir l’Ethiopie dans son différend frontalier avec son voisin.

"La région est confrontée à des conflits qui se poursuivent et à de nouveaux conflits qui mettent en péril les efforts de développement", note le rapport de la 27e session ordinaire du Conseil des ministres de l’Igad mercredi et jeudi, citant le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Seyoum Mesfin.

Le Commissaire européen à la Coopération, Louis Michel, et le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould Abdallah, se trouvent aussi à Addis Abeba.

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, doit également s’adresser aux chefs d’Etat et de gouvernement.

Selon les organisateurs, l’Ethiopie devrait remplacer le Kenya à la tête de l’Igad lors du sommet.

31/03/08 (B441) Atlas Vista / Maroc / Somalie: les violences de samedi à Mogadiscio ont fait seize morts (Info lectrice)

MOGADISCIO (AFP) – Six personnes sont mortes dimanche des suites de leurs blessures portant à seize le bilan des morts dans des affrontements la veille à Mogadiscio entre des rebelles et l’armée somalienne soutenue par des troupes éthiopiennes, a-t-on appris de source hospitalière.

Quarante-cinq blessés étaient toujours hospitalisés après ces affrontements, dont le dernier bilan samedi était de dix morts et plusieurs dizaines de blessés.

« Six personnes sont mortes des suites des blessures qu’elles avaient subies quand des obus de mortier ont tombés samedi sur le marché de Bakara », l’un des endroits les plus dangereux da la capitale somalienne, a déclaré le docteur Ali Adde, médecin à l’hôpital de Madina.

« Nous avions reçu 45 blessés, dont 37 dans un état grave », a-t-il précisé.

Samedi, les affrontements sont survenus lorsque les forces gouvernementales somaliennes appuyées par les troupes éthiopiennes ont riposté à des attaques de mortier menées par des insurgés islamistes contre le complexe présidentiel, où le ministre éthiopien des Affaires étrangères Seyoum Mesfin devait s’entretenir avec le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991.

Mogadiscio est le théâtre d’attaques constantes depuis la débâcle, en décembre 2006-janvier 2007, des islamistes qui ont perdu les régions sous leur contrôle dans le sud et le centre du pays, après une offensive des forces éthiopiennes venues soutenir le gouvernement somalien.

Les insurgés mènent également régulièrement des opérations contre des localités de province.

20/09/07 (B413) ATLAS VISTA (Maroc) / La Ligue arabe se félicite de l’accord sur la Somalie signé à Djeddah

LE CAIRE (MAP) – La Ligue arabe s’est félicité, mardi, de l’accord sur la réconciliation nationale en Somalie signé, dimanche à Djeddah, entre le gouvernement et plusieurs chefs de tribus somaliens.

Dans une déclaration à la presse, le secrétaire général de la Ligue arabe, M. Amr Moussa a qualifié l’accord d’""effort louable sur la voie de la réconciliation nationale"", appelant à davantage d’efforts en vue de réunir toutes les parties et d’instaurer paix et sécurité en Somalie.

Plusieurs dirigeants somaliens ont signé, dimanche à Djeddah, un accord de réconciliation nationale issu de la conférence de Mogadiscio.

L’accord a été signé à l’initiative du Roi Abdallah Ibn Abdelaziz d’Arabie Saoudite en présence du président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed.

26/08/07 (B410) ATLAS VISTA (Maroc) avec AFP – Nouvel appel des islamistes à combattre les troupes éthiopiennes en Somalie

MOGADISCIO (AFP) – Un leader islamiste somalien, chassé de Somalie en janvier par l’armée d’Addis Abeba, a appelé une nouvelle fois samedi à « expulser » les soldats éthiopiens de Somalie, le jour même où un civil a été tué et sept personnes blessées dans de nouvelles violences armées.

« Notre pays a été attaqué par l’Ethiopie, qui tente de coloniser la Somalie », a déclaré à l’AFP Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, le numéro 2 des tribunaux islamiques somaliens, chassés du pouvoir fin décembre-début janvier.

Le leader islamiste, qui s’exprimait dans la capitale érythréenne, Asmara, base des insurgés islamistes somaliens, faisait allusion à l’intervention de l’armée éthiopienne en Somalie, officiellement en décembre 2006 pour soutenir le fragile gouvernement somalien.

L’Ethiopie, berceau de la chrétienté en Afrique, avait justifié l’envoi de milliers de soldats en Somalie voisine par les menaces directes que faisaient peser, selon elle, les tribunaux islamiques, qui contrôlaient la quasi-totalité du centre et du sud de la Somalie depuis des mois.

Ces tribunaux ont été défaits il y a huit mois, et depuis, la capitale somalienne Mogadiscio est le théâtre d’attaques quasi quotidiennes qui ont fait des centaines de morts. Les forces éthiopiennes et somaliennes sont les plus visées, mais les civils sont les principales victimes de ces violences.

« Nous avons le droit de défendre notre pays. Nous sommes obligés d’attaquer les Ethiopiens. Ils seront expulsés de Somalie et nous reprendrons notre liberté par la force », a prévenu Cheikh Ahmed

« Nous avons le droit de vivre en paix et en liberté et le droit de diriger nous-mêmes nos affaires (…). Nous continuerons le combat tant que nous n’aurons pas atteint ce but », a-t-il assuré, dans un énième appel à combattre les troupes éthiopiennes.

Cheikh Ahmed a par ailleurs de nouveau fustigé les Etats-Unis, qui ont apporté leur soutien à l’Ethiopie: « Les Etats-Unis sont un grand gouvernement, mais ils soutiennent l’Ethiopie, ils soutiennent le dictateur (le Premier ministre éthiopien) Meles Zenawi, qui tue notre peuple », a-t-il lancé.

Il a enfin démenti les affirmations de services de renseignement occidentaux, selon lesquels son mouvement est infiltré par Al-Qaïda. « Il n’y a pas de membres d’Al-Qaïda en Somalie et nous ne sommes pas des terroristes: nous sommes simplement des Somaliens », a affirmé Cheikh Ahmed.

Mogadiscio a été secoué samedi par plusieurs nouvelles attaques, qui ont fait au total un mort et sept blessés.

Un employé d’une société privée somalienne de télécommunications a été tué par balles, selon des témoins. Les motifs de cet assassinat restaient inconnus dans l’immédiat.

Deux délégués somaliens participant à la Conférence de réconciliation nationale – ouverte mi-juillet – ont été blessés dans une attaque à la grenade contre un hôtel de la capitale qui accueille des participants à cette réunion, selon la police.

Seule une grenade a explosé dans le bâtiment, les deux autres à l’extérieur, a précisé un délégué, Mohamud Haji Mohamed.

Enfin, un policier et quatre civils ont été blessés dans l’explosion de deux grenades près d’un poste de police, selon des témoins.

La Conférence de réconciliation nationale, à laquelle participent environ un millier de personnes, vise à ramener la paix en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991. Mais les leaders islamistes, qui représentent la principale opposition actuelle au gouvernement, n’y participent pas.

26/08/07 (B410) ATLAS VISTA (Maroc) avec AFP – Somalie: Mogadiscio frappée par plusieurs attaques, deux écoliers tués (Info lecteur)

MOGADISCIO (AFP) – La capitale somalienne a été frappée par plusieurs attaques dimanche qui ont causé la mort de deux écoliers et fait plusieurs blessés, notamment parmi les forces de sécurité somaliennes, ont rapporté la police et des témoins.

Deux écoliers somaliens ont été tués à Mogadiscio dimanche dans l’explosion d’une bombe, ont rapporté des témoins.

Les enfants se rendaient à l’école dans le quartier Gupta, dans le nord de la capitale, lorsque l’engin a explosé, les tuant sur le coup. Un vieil homme a, par ailleurs, été blessé.

« Les deux enfants ont été mis en pièces et un vieil homme qui passait dans les parages a été gravement blessé », a déclaré Hirabe Mohamed, un témoin de la scène.

La cible initiale de cette attaque n’était pas connue dans l’immédiat.

Deux policiers somaliens ont également été blessés dimanche lorsque des insurgés ont lancé au moins quatre grenades contre une équipe de forces de sécurité éthiopiennes et somaliennes qui recherchaient des armes dans le quartier de Suqaholaha (nord).

« Les policiers menaient une importante opération quand les grenades ont explosé, blessant deux d’entre eux », a indiqué à l’AFP le porte-parole national de la police, Abduwahid Mohamed.

Par ailleurs, trois civils – dont une femme et son enfant – ont été blessés dans le quartier de Holwadag (sud de Mogadiscio) par l’explosion d’une grenade lancée contre une patrouille de la police, a rapporté à l’AFP un résident, Nur Ali.

Ces attaques se sont produites au lendemain d’une attaque à la grenade contre l’hôtel abritant les délégués de la conférence de réconciliation somalienne, boycottée par l’insurrection islamiste et qui ambitionne de ramener la paix dans un pays dévasté par 16 ans de guerre civile.

Samedi, le numéro 2 des tribunaux islamiques somaliens, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, a une nouvelle fois appelé à « expulser » les soldats éthiopiens de Somalie.

L’armée éthiopienne en Somalie est intervenue officiellement en décembre 2006 pour soutenir le fragile gouvernement somalien.

Les tribunaux islamiques ont été chassés du pouvoir il y a huit mois par l’armée éthiopienne alliée aux forces somaliennes.

Depuis, Mogadiscio est le théâtre d’attaques quasi quotidiennes qui ont fait des centaines de morts. Les forces éthiopiennes et somaliennes sont les plus visées, mais les civils sont les principales victimes de ces violences.

26/08/07 (B410) ATLAS VISTA (Maroc) avec AFP / Somalie: attaque contre l’hôtel abritant la conférence de réconciliation (Info lecteur)

MOGADISCIO (AFP) – Des assaillants ont attaqué à la grenade l’hôtel de Mogadiscio abritant les participants à la Conférence de réconciliation, blessant deux délégués somaliens, a annoncé samedi la police.

Trois grenades ont été lancées sur l’hôtel Lafweyn, dans le nord de Mogadiscio, où résident les délégués de la Conférence ouverte depuis mi-juillet dans la capitale somalienne, selon la même source.

« Deux délégués ont été blessés légèrement dans l’attaque, une enquête est en cours », a déclaré à la presse un porte-parole de la police, Abduwahid Mohamed.

Selon un délégué, Mohamud Haji Mohamed, seule une grenade a explosé dans le bâtiment, les deux autres à l’extérieur.

« C’était un affreux incident. Nous avons été réveillés par une forte explosion et quelques minutes après, j’ai réalisé qu’il s’agissait d’une attaque des insurgés », a-t-il déclaré à l’AFP.

Cette attaque intervient une semaine après l’assassinat d’un important chef de clan somalien, Moalim Harun Moalim Yusuf, qui participait à la Conférence de réconciliation.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991.

La situation à Mogadiscio s’est considérablement dégradée depuis la chute, fin décembre 2006-début janvier 2007, des tribunaux islamiques qui contrôlaient la quasi-totalité du sud et du centre du pays depuis des mois.

Les violences dans la capitale ont fait plusieurs centaines de morts depuis janvier.

14/08/07 (B408) ATLAS Vista (Maroc) avec Reuters. Les forces de sécurité yéménites ont capturé lundi plusieurs activistes soupçonnés d’avoir pris part à un attentat qui a tué huit touristes espagnols le mois dernier, a fait savoir un responsable des services de sécurité.

Selon cette source, l’opération a été menée à l’aube avec l’appui d’hélicoptères à Abyan, une région montagneuse et boisée située dans le sud-est du Yémen.

Elle n’a pas pu fournir plus de détails dans l’immédiat.

Mercredi, les forces de sécurité yéménites avaient tué quatre activistes d’Al Qaïda soupçonnés d’implication dans l’attentat suicide qui avait visé un car de touristes espagnols près du temple de la reine de Saba, dans la province de Marib.

Depuis, des hommes armés ont attaqué une centrale électrique et des patrouilles des forces de sécurité dans la même région.

Le Yémen, patrie des ancêtres d’Oussama ben Laden, figure emblématique d’Al Qaïda, est considéré par les pays occidentaux comme un sanctuaire pour les activistes musulmans.