04/04/09 (B493) Radio-Trottoir. La suite des aventures de Bandit et de sa troupe. (Lecteur)

Le bétail à exporter à partir de Djibouti : un commerce lucratif aux mains de deux privilégiés qui savent « graisser les bonnes pattes. »


Humour par Roger Picon
Bandit (IOG) a donné au Yéménite Nasser, l’exclusivité de la gestion et l’exportation du bétail à partir du Centre de Damerjog.

Il est le seul a pouvoir autoriser ou non l’entrèe des bêtes dans le Centre. Il a déjà acheté trois ministres (Commerce, Transport et Elevage). En plus, il graisse la patte du Ministre de l’Elevage qui n’est autre que l’ancien directeur de l’ONED et surtout qui est le beau frère d’IOG.

Le transport des animaux est assuré par un autre mamassan (un jeune loup) qui travaille aussi à l’EDD. Ce dernier a l’exclusivité absolue du transport du bétail entre le port et le Centre.

Comme on dit chez nous « Cela s’appelle manger en famille … « 

Le Yéménite sait acheter les bêtes à vil prix. Il n’y a pas meilleur que lui !!!

Quand un vendeur arrive avec 1.000 bêtes saines (par exemple) le Yéménite, avec la complicité du Ministre, leur interdit l’entrée au Centre au motif de précautions sanitaires … Les bêtes sont alors « promenés » en camion. Quand elles ont bien « galéré », le Yéménite propose de les racheter à prix cassé. Le propriétaire qui espérait 48 US$ est contraint de les céder entre 30 et 35 US$ … Tout profit pour le Yéménite !

Certains somaliens avaient investi jusqu’à un million de dollars et au final, ils se sont fait escroquer part la bande de Bandit.

Par ailleurs, depuis décembre 2008, l’Arabie saoudite a renvoyé quatrs bateaux avec 12.000 betes chacun. A chaque fois, ce sont les proprietaires qui payent les degats.

Pourquoi ?

Parce que les Saoudiens estimeraient que les conditions d’exportation ne respectent pas les critères sanitaires, etc.. Le petit trafic des animaux va-t-il s’arrêter à cause de la mauvaise gestion qui préside à l’ensemble de la chaîne. La corruption va-t-elle tuer aussi cette activité ??

15/03/09 (B490) Radio-Trottoir : parmi le patrimoine immobilier qu’ont constitué Paulette et Bandit, à partir d’une fortune personnelle estimée au départ à peu de choses. On y trouve maintenant des joyaux et l’ensemble constitue un capital considérable. D’où provient cet enrichissement sans cause ? Du patrimoine commun à tous les djiboutiens, pardi !! (Info lecteur)

Nous avions réalisé une petite enquête sur les biens immobiliers détenus par Paulette et Bandit. A lire l’énumération que je vous envoie ci-dessus, à l’époque, je n’en croyais pas mes yeux, tant il y en a ! Et cela ne représente que les propriétés dans notre pays. Ailleurs et dans d’autres pays, c’est peut-être encore plus énorme.

– Quartier d’Heron 12 appartements et villas
– Plateau : 7 villas
– Cite makahallahmoukarama : 4 maisons
– Cite cooperant: 4 villas
– Haramous :10 Villas
– Ambouli et aeroprt :7 villas
– Cite Chinois à Balbala: 4 maisons
– Cite Farahad (hodan) : 4 maisons et 10 appartements.
– ARTA : 2 villas
– Tadjourah : 1 range à Day, 1 villa en ville
– Alisabieh : 1 Villa

L’analyse de ce patrimoine invraissemblable dont nous ignorions les motivations d’achat nous avait conduits à penser que le couple infernal s’était peut-être organisé pour loger des bataillons et des milices dans l’avenir.

Nous avons appris, avec l’arrivée d’une délégation étrangère que des gardes du corps selectionnés et aux ordres du couple, avaient pour mission de récupérer des passagers « mercenaires » au pied de l’avion et de les faire entrer dans le pays, sans visa, ni formalité de police.

Les invités de hauts rangs habiteront à Haramous, au Héron ou au Plateau, tandis que les moins importants seront logés dans les quartiers populaires.

14/03/09 (B490) Les lecteurs écrivent / La saga de Bandit (suite) Comment manipuler l’opinion pour obtenir la possibilité de se présenter pour de nouveaux mandats.

Le saviez vous ? Quand le « Bandit autorisé » veut transmettre des informations confidentielles, il utilise des méthodes « dites populistes ». Sans aucun état d’âme, il met en oeuvre tous les moyens illimités qui sont à sa dispositions et il fait porter le pli par des illettrés.

En déclenchant cette soi-disant guerre avec l’Erythrée, il avait déjà plannifié son projet de modifier la constitution. Pour cela, il avait d’abord besoin de protéger ses arrières en (im)mobilisant les forces armées sur un front. Il lui était facile ensuite de jouer la corde sensible et d’affirmer qu’il ne faut pas changer le chef de l’Etat durant une guerre …

Dans les mailles de son filet, il y a un arabe qui habite une maison du Boulevard du General de Gaulle. C’est lui qui a fait de la publicité pour la révision de la Constitution : il a affiché des portraits du « Bandit autorisé » avec le mot d’ordre « changer la Constitution ».

Lors du défilé du 4 mars, il a demandé à certains comédiens « obligés du régime » d’impliquer les handicapés et les infirmes, qui sont dans la misére parce qu’ils n’ont ni travail, ni maison, ni avenir ..

Comme toujours, on leur a promis qu’ils allaient gagner le gros lot …

Certains ont utilisé des vélos pour handicapés, d’autres des béquilles .. pour parcourir la ville. Qu’il est criminel d’obliger ces gens en situation de grande faiblesse physique, financière et morale, en leur faisant miroiter des illusions .. !

Puis on a recruté des « faux » étudiants qui n’en avaient que le nom.

Par exemple,
Dileita a fait quelque chose de particulièrement honteux : à la fin d’un discours du Bandit au Palais, il s’est levé et il a embrassé l’épaule du Bandit qui a beaucoup apprécié ce geste d’allégeance.
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Bon, je reviens à mon sujet et je vais vous expliquer la procédure que Bandit et Paulette utilisent pour faire passer à la base, à l’homme affamé, aux pauvres la nécessité absolue de changer la Constitution.

1) Deux à trois « cons » ont commencé à lancer l’idée de cette révision dans le palais de Bandit et de ses consorts. Ce fut le point de départ.

2) Les différents Imams ont été convoqués au Ministère des affaires religieuses pour un briefing. Il leur a été demandé d’appeler les fidèles qui prient dans les différentes mosquées à soutenir le projet de révision de la Consitution et de poursuivre la Campagne dans toutes les réunions religieuses. Pour ceux qui ne vont pas prier, on a choisi d’autres vecteurs : les hôtesses, les chichas…

3) Puis il a utilisé les officiers et les sous-officiers qui bénéficient de logements de fonction pour qu’il fasse passer la « bonne parole » dans les Casernes ….

4) Dans les réunions orientation tribale, prenant les clans, les sous-clans, un par un, que ce soit dans les abris de fortune pour les plus pauvres, dans des maisons luxueuses pour les plus riches ou au Kempiski pour les plus nantis, il a eu recours à des « agents » achetés pour l’occasion, chargés de tansmettre le message.

Pour enfoncer le clou, Paulette, qui n’aucun scrupule, n’a pas hésité à demander aux pauvres les plus nécessiteux de verser leur part !!! Elle a utilisé la RTD pour diffuser ces mises en scéne pitoyables …

5) Les commerçants fantoches ont été mobilisés pour faire leur danse du ventre.

6) Les représentantes des femmes djiboutiennes n’ont pas été oubliées. Dans chaque quartier, dans chaque ville, elles ont été invitées à passer à la RTD. Même les SDF « sans domicile fixe » ont été concernés par l’opération de manipulation de l’opinion publique.

7) Ensuite ce fut le tour des épouses : femmes de ministres, de députes, de hauts fonctionnaires et chefs de service. Il leur a été demandé de véhiculer le message.

8) Les Associations « dites des propagandes », les chefs des quartiers, les employés des entreprises publiques comme l’EDD, l’ONEAD, Djib Télécom ont été mobilisés pour s’assurer que tous les employés recevaient bien l’information et qu’ils se déclaraient favorables au projet … de Bandit.

9) On pourrait citer aussi les petits commerçants, les vendeuses de fruits et légumes, les bouchers, marchands de poissons, vendeurs ambulants, restaurateurs, techniciens : chaque corporation aura des élus qui passeront sur la RTD un jour. En contrepartie, ces professionnels espèrent bénéficier d’ avantages particuliers « souvent illégaux », comme celui d’utiliser un terrain public sans loyer ou d’avoir des droits ou taxes réduites. Tout est bon !

10) Les syndicats « maison », comme celui des bus, des transporteurs, des taxis et des employés (surtout l’UGTD d’Abdo Sikieh), des transitaires et j’en passe, ont été mis contribution.

11) Au final l’artillerie avec des poids lourds, comme le Président de la Sogiq, celui de la Chambre de commerce ou les gros commerçants : tous doivent être vus à la RTD et ils doivent déclarer leur enthousiasme pour le projet, pour le régime et pour que Guelleh puissent multiplier les mandats.

Apres tous ces mises en scène, Bandit va faire modifier la Constitution.

Le jour venu, il sera absent : soit au Day, à Tadjoura, Obock, Dikhil ou Ali sabieh. Il fera semblant d’être totalement surpris et il réservera sa première réaction de satisfaction aux parlementaires qui ont voté la révision.

Il dira ensuite combien il est honoré et motivé pour accomplir ‘l’immense tâche » qui l’attend pour le bien-être du peuple, le développement de l’équité, des soins, de l’éducation et du niveau de vie … Bref les bobards traditionnels qu’il ressort dans chaque occasion.

'>13/03/09 (B489) Radio-Trottoir : PAULETTE (Kadra) & BANDIT (IOG) – Avertissement lancé par un lecteur à ceux qui soutiendraient le projet de modification de la constitution qui permettrait au Couple de Pacotilles de se maintenir au pouvoir « à vie' ».

Juste avant l’indépendance, Paulette a compris, comme le commun de mortels, que Hassan Gouled serait le chef de l’état et que son neveu bandit serait un responsable de la présidence.

Elle ne voulait plus se contenter un petit afar qui pointerait au guichet des demandeurs d’emploi et qui ne jusitifierait que d’un revenu aléatoire.

Elle a commencé le déplacement de l’après-midi ou celui du matin comme disait Nima Djama dans sa chanson. L’ancien premier ministre a compris qu’il faudrait la libérer. Pingo Bandis, qui était à cette époque dans une phase de turbulence avec son ex épouse, a accepté l’offre de Paulette. A cette époque Djama Haid avait dit « qu’elle est bête ma sœur ! Elle quitte un homme véritable pour courir chez le plus grand ivrogne de la rue d’Ethiopie. »

A cette période elle a d’abord commencé par éliminer toutes les femmes qui entouraient bandit.

Avant de rentrer au pays en 2001, Feu Ahmed Dini Ahmed avait envoyé un message au bandit dont le contenu était : « Il nous manque aussi une femme ». Le négociateur, M. Ahmed Ibrahim n’a pas compris le message et il a demandé des éclaircissements à feu Ahmed qui lui a répondu que le Bandit comprendrait.

Lorsque bandit a été informé du contenu du message il s’est enervé et il s’est écrié : « Ils n’oublient pas, après trente ans de divorce qu’il y a d’autres enfants avec moi »

Dès le jour de l’indépendance, Bandit a commencé à éliminer les afars. Il leur a fait interdire les postes importants en particulier dans la sécurité et la gestion des finances.

La famille était là et on mange en famille « Manger part famille » bien sur c’est la famille Mamassane. Pas de terrains à donner aux afars, pas de cartes d’identité, pas d’avenir. Les afars se sont rebellés et la famille a appellé à l’aide l ’Ogass Hersi, en jouant sur la fibre tribale. Il a répondu qu’il fallait ramener le corps des victimes plus un fusil et le mag (dommage).

A cette époque c’était Nimo Djama qui avait « boosté » les bédouins de Galbed (issa d’Ethiopie) pour qu’ils viennent massacrer ceux qui se battaient pour leurs droits de citoyen.

A la fin de la Guerre, lorsque la même famille et son caporal Mohamed Djama, le chef de la garde du bandit ont tiré sur les handicapés, les bédouins ont enfin compris qu’ils avaient perdu leur dignité, leur force et leur avenir en acceptant de se battre contre des hommes d’honneurs, qui ne demandaient leurs droits.

Ces bedouins issas ont dit ce jour là : « NOUS AVONS APPRIS BIPE BEDAADE & BIRO qui signifient Fellation – chicha – bière ».

Durant 25 ans, Bandit a insulté Feu Ahmed Dini Ahmed en l’afffublant de noms tels que criminel et bien d’autres. Lors de la campagne de 2003, cet homme d’honneur, qui avait prononcé les paroles historiques le jour de l’Indépendance, a conquis les Assajogs avec des mots justes : ses faits et ses gestes s’appuyaient sur le souna du Rassoul PSL et les versets des corans.

Dans les années 90, ce fut le tour des Gadaboursis et on connaît les crimes dont ils ont été les victimes.

Bandit avait donné tous les contrats, sans appel d’offre, à son ex-ami Boreh qui lui reversait sa part du gâteau. Tous les commerces qui marchaient bien appartenaient à Boreh et il redonnait sa part à Bandit.

Tout ce qui était profitable et prometteur, tous les marchés d’Etat, il fallait les donner en exclusivité à Boreh. Paulette a démonté les rouages de la mécanique de Bandit. Alors, elle a commencé à éliminer la famille du bandit : Liban en premier, puis Ismaël Tani (il est arrivé à Djibouti aprés avoir été mordu à la tête par un chameau. Hospitalisé à Peltier, il est resté à Djibouti. Aviez-vous remarqué qu’il n’enlèvait jamais sa coiffe « religieuse ?). D’autres comédiens de moindre envergure furent aussi écartés. Il ne restait plus que Boreh.

Depuis toujours, le couple Paulette et Bandit travaillait et s’enrichissait sur les dos des autres. Le cas d’Ali Roubah ou de ses enfants nous fournit un autre exemple. Ils ont découverts qu’ils ne possédaient plus le complexe des villas d’Ambouli.

Paulette a acheté à son cousin Ibrahim Dhereh, le bâtiment situé derrière la Banque indosuez pour 120.000.000 FDj. Pour la petite histoire, sachez que lorsqu’Ibrahim Dhereh a appris que Paulette voulait acquérir son bien, il a refusé de le vendre. Il a fallu qu’elle se déplace en personne, le chèque à la main et qu’elle lui remette d’abord le chèque pour qu’il s’assure de l’encaissement. Ce n’est que dix jours après qu’elle a pu récuperer les actes signés.

Lorsque Boreh, à qui les travaux ont été confiés, a achevé la rénovation du bâtiment, il a réclamé à Paulette le paiement de son intervention.

Paulette lui a répondu séchement, que grâce à elle, il obtenait tous les contrats « juteux » de Djibouti. En échange, il ne recevrait d’elle, aucun paiement.

L’embrouille avec Boreh a commencé ce jour là. Bandit, qui n’a aucune autorité sur Paulette n’a rien pu faire pour que Borreh soit payé.

Après la fuite de Boreh, elle l’a fait remplacer par un certain Ahmed Inchkep tant à la direction du port et que dans le suivi des différents contrats. Et à Bandit elle a simplement dit qu’avec Boreh, ils avaient bien mangé durant 30 ans et que désormais, c’était à son tour de le faire pour son propre compte.

Elle avait tout manigancé pour que son protégé soit nommé à la Présidence du port, en remplacement de Boreh, … mais la famille a imposé l’ancien directeur du port d’Hergour.

Elle a imposé que la construction du bâtiment de la cite ministérielle soit donné, sans appel d’offre, à son protégé Ahmed et maintenant la reconstruction de l’immeuble de la cour de compte qui a été victime d’un incendie dont l’origine reste curieuse.

Sachez qu’Ahmed a créée sa société de construction juste après le départ de Boreh. Pour ne pas être en retard, il a aussi créé sa société de télévision juste âpres l’embrouille d’Omar Aïdid.

A l’image du couple présidentiel philippin qui a été déchu du pouvoir, Djibouti, la capitale était partagée en deux zones. Le nord, chasse gardée de monsieur et le sud pour madame.

Paulette ne s’en est pas contentée. Elle voulait toujours plus. Elle a pris les bâtiments devants l’ancien Prisunic, ceux d’Ali Roubah, les nouveaux immeubles devant l’ancien Prisunic et les bâtiments d’Haramous…le commerce d’Algamil et de supérette d’Abdoulkarim

Algamil a senti venir le vent et il a déjà reporté ses investissements au Canada pour s’organiser sa retraite.

Le 4 mars dernier, pour lancer leur projet de révision de la Constitution, ils ont communiqué avec un sadisme et un cynisme imaginables, sur le fait que ce seraient les afars du nord qui les auraient « preque contraints(?) » à proposer la modification de la Constitution. Alors que chacun sait bien que ce sont les Somalis qui ont bénéficié pratiquement en totale exclusivité des largesses du RPP.

Pour les détournement, la mauvaise gestion des biens publics et autres prévarications, c’est avec beaucoup de regret, que nous constatons les faits et que nous lançons un avertissement :

Tout le monde : Ministres, commerçants, députes, directeurs et chefs de services et simple citoyen doit savoir que celui ou celle qui cautionneraient une révision de la Constitution de quelque manière que ce soit (TV, Radio, délcarations ou publication) devra en payer un jour le prix.

J’en ferai une priorité personnelle que je poursuivrai jusqu’à mon dernier souffle.