03/03/2014 (Brève 367) Confirmation d’une attaque du FRUD dans la ville de Tadjourah

_______________________ 1 – Communiqué (publié par Alwhida info)
Lien avec l’article original : http://www.alwihdainfo.com/Djibouti-Attaque-du-FRUD-contre-les-symboles-de-l-Etat-a-Tadjourah_a10061.html

Djibouti: Attaque du FRUD contre les symboles de l’État à Tadjourah (Alwihda Info)
Rédigé par Adil Abou – 26 Février 2014 modifié le 26 Février 2014 – 17:09

La 2ème ville de la République de Djibouti,Tadjourah attaquée par le FRUD au mortier , au Bazooka et à l’RPG Vendredi 21 février à 4h du matin, les combattants du FRUD ont attaqué au mortier, au Bazooka et à l’RPG, les bureaux du Préfet , la caserne militaire et la gendarmerie de Tadjourah . Un des deux obus qui ont visé les locaux du préfet a atteint sa cible, la caserne militaire a été aussi bombardé au Bazooka (on ne sait pas s’il y a eu des morts, mais on déplore des blessés).

La population de Tadjourah a été réveillée par les bruits des obus, a été très surprise par ces attaques. Le ministre de l’intérieur et le procureur de la République se sont rendus le 22 février à la ville de Tadjourah pour constater les dégâts. Une bonne partie des militaires sont partis des casernes de Tadjourah et d’ Obock le 21 février à la recherche des éléments du FRUD qui ont mené l’attaque contre Tadjourah. Cette attaque du FRUD s’est déroulé au moment même où les forces de l’ordre quadrillaient le centre de la capitale pour empêcher la manifestation à l’appel de l’opposition.

Le FRUD a voulu aussi s’inscrire dans la date symbolique du 22 février , le jour où le peuple de Djibouti a rejeté le pouvoir de Guelleh en votant massivement pour l’opposition Le FRUD a aussi voulu signifier aussi bien au pouvoir qu’à l’opposition légale que si toutes les manifestations pacifiques sont interdites , il reste l’option de la lutte armée pour se débarrasser de la dictature de Djibouti.

Le FRUD a ainsi manifesté sa solidarité avec les prisonniers politiques (Mohamed Ahmed dit Jabha du FRUD emprisonné depuis 4 ans sans procès , les trois Ulémas détenus arbitrairement depuis un an et d’autres personnes emprisonnées et torturées). C’est aussi une réponse à la campagne haineuse du pouvoir de Guelleh depuis novembre 2013 contre les habitants du nord et du Sud ouest du pays orchestrée par les émissaires du régime qui ont menacé ces populations de représailles s’ils ne mettaient pas fin à leur soutien au FRUD .

Le pouvoir a interdit au Programme alimentaire mondiale (PAM) de distribuer des aides alimentaires aux habitants de ces zones qui en ont pourtant un besoin urgent

__________________2 – Confirmation reçue ensuite par un correspondant

Les habitants de Tadjourah ont été les premiers à faire état de cette attaque au mortier et au bazooka, tout le monde là-bas parle de l’obus tombé sur une petite partie des bureaux du commissaire  qui est à proximité de la maison du sultan. En revanche, les habitants  n’auraient entendu  que les bruits du Bazooka qui a atteint la caserne..

I y aurait des blessés dont 2 grièvement, le local de la gendarmerie n’a pas été touché..

Le  procureur de la République  et le ministre de l’intérieur Hassan Omar se sont rendus  à Tadjourah. Ce dernier à continué vers Randa et  Dorra  où il a menacé les habitants de représailles.

Les militaires des garnisons de Tadjourah et d’Obock  sont partis  « en traînant les pieds » à la recherche des combattants du FRUD qui ont fait le coup et ils sont rentrés après une journée. Ils ont arrêtés 7 civils de Ribta  à 13 km de la ville de Tadjourah;

C’est bien  le FRUD qui est à l’origine de l’attaque.

12/07/10 (B560) Communiqué de l’ARD / Alliance Républicaine pour le Développement – Halte aux exactions contre les civils !

Au prétexte d’avoir apporté leur soutien à une rébellion armée dont le gouvernement, au gré de ses intérêts du moment, tait l’existence ou ébruite les activités, l’armée Djiboutienne a procédé ce matin à l’arrestation massive des habitants de Gaali Dabba à environ 60 kms d’Obock, puis à leur transfert et emprisonnement à la prison du chef-lieu de la région.

Cette opération est dirigée par le colonel Abdo Abdi Dembil.

Près de cent vingt civils y sont actuellement détenus malgré les manifestations de la population et des notables de la région devant la préfecture pour leur libération.

Cette arrestation massive de civils fait suite aux ratissages, emprisonnements, déportations et tortures de civils innocents depuis le début du mois de Juin dans les districts du nord et du sud-ouest du pays…

Elle s’inscrit dans un contexte de Mobilisation Générale décrétée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D.) depuis le printemps 2010 qui a profondément ébranlé le pouvoir Djiboutien.

Cette énième fuite en avant du gouvernement qui cherche manifestement à déclencher une guerre civile pour perdurer au pouvoir, nous conforte dans la conviction que l’U.A.D. est dans le droit chemin !

En conséquence, l’Alliance Républicaine pour le Développement :

  • Appelle le peuple Djiboutien à la plus grande vigilance et à demeurer mobilisé et uni pour sauver la Paix !
  • Condamne avec la plus grande fermeté le silence complaisant des puissances occidentales présentes à Djibouti. Silence qui, avec l’impunité assurée au plus haut lieu aux Crimes permanents commis par l’armée Djiboutienne fonctionne comme une incitation aux troubles civils…

11/07/10 (B560) Somalia24 / Arrestations arbitraires et tortures dans le Nord

L’armée djiboutienne a arrêté le 9 juillet 2010 plus d’une centaine de civils du campement de Gali Dabba (60 km d’Obock), soupçonnés de sympathie avec les éléments du FRUD, présents dans la région.

Ils seraient retenus à la caserne militaire d’Obock où ils subiraient des interrogatoires musclés

11/07/10 (B560) Alwihda : Mohamed Ahmed dit Jabha arrêté à Djibouti

Mohamed Ahmed dit Jabha, militant de longue date du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie a été arrêté le 1er mai 2010, près du Moussa Ali par des éléments de l’Armée. Il a été arrêté alors qu’il essayait de défendre une femme enceinte victime

Porté disparu dans un premier temps, Il a été sauvagement torturé dans les locaux des Services de Sécurité. Il est detenu depuis 30 juin dans la terrible prison de Gabode sans aucun soin. Il souffre des contusions multiples, côtes cassées, tympan éclaté et a énormement des difficultés pour se déplacer.

Il s’agit de l’homme que le Président Ismael Omar Guelleh a cité dans son discours au conseil de Sécurité de l’O.N.U le 29 Mai en le qualifiant de chef de bandes à la solde de l’Erythrée.

11/07/10 (B560) LDDH / NOTE D’INFORMATION DU 10 JUILLET 2010 Rafles de civils nomades dans la région d’Obock : comme en mai 2006 ?



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 10 JUILLET 2010

Rafles de civils nomades dans la région d’Obock : comme en mai 2006 ?

L’armée Djiboutienne aurait arrêté depuis hier des dizaines de civils nomades dans l’ouest d’Obock, les personnes arrêtées seraient actuellement internées dans la caserne militaire de la ville d’Obock.

Selon plusieurs sources concordantes, les opérations de ratissage et de
répressions à l’encontre des civils seraient dirigées par le colonel ABDO ABDI
DEMBIL (*);

Cet officier supérieur avait déclenché en mai 2006 une répression sans
précédent contre les populations rurales des deux districts du nord, que les
autorités avaient présenté à l’époque comme étant une lutte à grande échelle
contre le banditisme et la criminalité sévissant dans le nord; on connait la
suite…

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains(LDDH) dénonce vigoureusement les
arrestations arbitraires et les détentions abusives dont sont victimes les
civils nomades de l’arrière pays d’Obock déjà gravement affectés par la
sécheresse, la soif et la malnutrition.

Selon les informations reçues, plus
d’une centaine de personnes raflées à GALI DABBA localité située à l’ouest
d’Obock seraient toujours détenues par l’armée malgré les protestations des
notables et de la population devant les autorités administratives de ce
district.

Face à ces exactions contre les civils qui prennent une nouvelle ampleur, la
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) interpelle la communauté
internationale, les organisations de défense des droits de l’homme, et les
grandes puissances militairement présentes à Djibouti sur les dangers de cette hystérie répressive pour la stabilité de notre pays.

NOEL ABDI Jean-Paul

________________________ (*) Note de l’ARDHD

Le Colonel Dembil est un récidiviste, connu pour tous les crimes qu’il a commis. L’ARDHD lui avait déjà consacré un dossier spécial, que les internautes peuvent consulter.

Rappelons aussi qu’il est un membre éminent et reconnu dans l’Ordre des Bourreaux de la République.

27/03/08 (B440) NouvelObs : Affaire Borrel : prison ferme pour deux Djiboutiens.

Djama Souleiman, procureur de Djibouti, et Hassad Saïd, chef des services secrets, sont condamnés par le tribunal correctionnel de Versailles pour avoir fait pression sur deux témoins clefs, dans l’affaire du meurtre du juge français Bernard Borrel, en 1995 à Djibouti. Ils sont sous le coup de mandats d’arrêt.

Le tribunal correctionnel de Versailles a condamné, jeudi 27 mars, hauts dignitaires djiboutiens, à de la prison ferme dans le cadre de l’affaire Borrel. Djama Souleiman, procureur de Djibouti, et Hassad Saïd, chef des services secrets, ont été condamné à 18 mois et un an de prison ferme pour "subornation de témoin".

Le procès des deux dignitaires s’était ouvert jeudi 13 mars, en l’absence des deux hommes, qui sont sous le coup de mandats d’arrêt délivrés par la justice française en 2006.

Les deux hauts responsables djiboutiens ont été jugés coupable d’avoir fait pression sur deux témoins clefs du dossier pour annuler ou discréditer un témoignage mettant en cause l’actuel président de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, comme le possible commanditaire du meurtre du juge français Bernard Borrel, en 1995 à Djibouti.

Homicide

Le magistrat avait été découvert en contrebas d’un ravin, le corps en partie calciné, à 80 km de Djibouti où il travaillait, dans le cadre de la coopération, auprès du ministre de la justice. La thèse d’un suicide a longtemps été privilégiée avant que des expertises n’orientent l’enquête vers un homicide.

C’était la première fois qu’était évoqué devant une juridiction française le fond de l’affaire Borrel et les différentes affaires de pression sur la justice liées à ce dossier.

L’enquête pour "subornation de témoin" fait suite à une plainte déposée en novembre 2002 par Elisabeth Borrel.

Le procureur Djama Souleiman est accusé d’avoir tenté de faire pression pour obtenir la rétractation d’un ex-membre de la garde présidentielle djiboutienne, Mohamed Saleh Alhoumekani, exilé en Belgique.

L’homme a affirmé devant la justice française avoir entendu, le jour de la mort du juge, cinq hommes rendre compte à Ismaël Omar Guelleh, alors directeur de cabinet du président, de la mort du "juge fouineur".

A l’appui de l’accusation figurent notamment l’enregistrement téléphonique d’un dialogue entre le procureur et Mohamed Saleh Alhoumekani et un document écrit de la main du procureur, selon une expertise.

Le chef des services secret est pour sa part accusé d’avoir fait pression sur Ali Iftin, l’ex-chef de la garde présidentielle, pour qu’il rédige une attestation discréditant le témoignage de Mohamed Saleh Alhoumekani.

Non lieu

Outre Djama Souleiman et Hassan Said, l’enquête pour "subornation de témoins" visait également Marie-Paule Moracchini, la première juge chargée de l’affaire Borrel, et Me Alain Martinet, avocat au barreau de Djibouti, qui ont tous deux bénéficiés d’un non-lieu.

L’audience correctionnelle de Versailles intervient à l’issue d’une longue bataille judiciaire durant laquelle les parties civiles ont été soutenues par la cour d’appel de Versailles

Cette dernière a notamment ordonné en octobre 2006 la diffusion de mandats d’arrêt contre le procureur et le chef des services secrets de Djibouti qui avaient refusé de venir s’expliquer en France sur cette affaire.

L’affaire Borrel, à l’origine de plusieurs procédures en cours devant la justice française et la cour internationale de justice (CIJ). Elle empoisonne les relations entre Paris et Djibouti, où la France a installé sa principale base militaire à l’étranger.

06/03/08 (B437-B) L’imagination de nos lecteurs n’a pas de limites – Elysée, 11 décembre 2007 : que se sont dit, dans le plus grand secret, les Présidents français et djiboutiens ? Notre lecteur a pu reconstituer le dialogue, grâce à des techniques ultra-modernes et un brin d’imagination aussi.

Mettons-nous à leur place et concentrons-nous !

Sarkozy :
Alors, cher collègue, on est bien d’accord. Vous n’allez quand même pas vous fâcher avec moi en raison de cette affaire Borrel. En France les magistrats sont totalement indépendants.

Restez serein et continuez à vous promener librement dans le monde entier. Tant que je serai Président, rien de fâcheux ne pourra vous arriver. Entre collègues, il faut savoir se soutenir.

Ne faites comme Paul Kagame ! Frappé par un mandat d’arrêt international, il s’est isolé et il le regrette au fond. Ce serait quand même dommage de rompre nos relations diplomatiques pour si peu, comme il l’a fait sur un coup de colère.

I.O.G. :
Si vous voulez. Mais on conserve tous nos accords. La France continuera à protéger notre espace aérien et nos frontières et à me garantir une immunité pénale à vie. Comme cela, je pourrais me consacrer à ma propre succession : je ne voudrai pas avoir une mauvaise surprise de dernière minute.

Ce ne serait bon ni pour la France, ni pour moi.

En échange et tant que vous tiendrez votre parole, je ne parlerai pas des petits dossiers que j’ai evoqués pendant notre discussion. Ainsi personne ne sera mal à l’aise, ni vous, ni vous deux prédecesseurs, ces Chers Mitterrand et Chirac.

NB: la machine a interprété les paroles et les pensées des deux Présidents s’est emballée à ce moment là et notre lecteur est incapable de nous livrer la suite, mais l’essentiel est là.

09/06/07 (B399) AFP : Borrel : la Chancellerie française mise en cause par des documents inédits

Par Pierre ROCHICCIOLI

PARIS (AFP) – Des documents inédits saisis par la justice mettent
en cause la chancellerie française, dans l’affaire du juge Borrel,
qui se serait engagée à transmettre des documents aux autorités
djiboutiennes pourtant soupçonnées d’implication dans la
mort du juge à Djibouti en 1995.

Ces documents, que l’AFP a pu consulter, ont
été saisis en avril à Paris aux ministères
de la Justice et des Affaires étrangères par deux juges
chargées d’enquêter sur d’éventuelles pressions sur
la justice, en marge de l’enquête sur la mort du juge Borrel, un
dossier qui prend des allures d’affaire d’Etat.

Bernard Borrel avait été retrouvé mort
en 1995, le corps à demi-calciné, au pied d’un ravin. Djibouti
a conclu à un suicide mais l’enquête française privilégie
désormais la thèse de l’assassinat. Des témoignages
mettent directement en cause le président Ismaël Omar Guelleh
et son entourage.

Plusieurs des documents saisis montrent la volonté française
de satisfaire Djibouti où la France entretient sa première
base en Afrique avec 2.700 militaires.

« Je vous remercie de veiller à ce qu’il soit apporté
une réponse favorable à la demande formulée par les
autorités djiboutiennes », écrivait le 30 juillet 2004
Laurent Le Mesle, à l’époque directeur de cabinet du ministre
de la Justice Dominique Perben, dans une note adressée à
ses services.

Le 8 février 2005, la juge d’instruction chargée du dossier
Sophie Clément a refusé cette transmission, estimant que
la demande avait « pour unique but de prendre connaissance (…) de
pièces mettant en cause le procureur de la République de
Djibouti ».

Les juges Fabienne Pous et Michèle Ganascia sont chargées
de l’enquête sur d’éventuelles pressions sur la justice,
ouverte après une plainte de la veuve du juge, Elisabeth Borrel,
elle-même ancienne magistrate et persuadée que son mari a
été assassiné car il détenait des secrets
d’Etat.

Elle a déposé plainte à la suite d’un communiqué
de la Chancellerie du 29 janvier 2005, assurant qu’une copie du dossier
Borrel serait « prochainement transmise à la justice djiboutienne »,
qui en avait fait la demande.

Or, deux jours avant ce communiqué, M.
Le Mesle assurait encore à l’ambassadeur de Djibouti en France
avoir « demandé à ce que tout soit mis en oeuvre pour
que la copie du dossier d’instruction (…) soit transmise au ministre
de la Justice de Djibouti ».

M. Le Mesle, ancien conseiller du président Chirac aujourd’hui
procureur général de Paris, n’a pas souhaité répondre
à l’AFP. Mais, selon une source judiciaire, la décision
de la Chancellerie peut se justifier car la décision de transmission
du dossier à Djibouti lui revenait, après avis du juge,
en vertu d’un accord de coopération judiciaire bilatéral.
Au final, le dossier n’a pas été communiqué.

De nombreuses notes saisies montrent cependant la pression exercée
par Djibouti sur Paris, le président Guelleh ayant « fait de
la question de la transmission du dossier Borrel une affaire personnelle »,
selon un courrier du directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères
à M. Le Mesle le 30 mars 2005.

Les autorités djiboutiennes suggèrent
même un dessaisissement de la juge Clément. « Un tel
dessaisissement rassurerait ici », explique le 30 janvier 2005 l’ambassadeur
de France à Djibouti, Philippe Selz.

Finalement, Paris suggère à Djibouti d’attaquer la France
devant la cour internationale de justice (CIJ) pour faire plier la juge.
« Ils réfléchissent à notre idée de recours
à la CIJ », écrit l’ambassadeur Selz en rendant compte
le 25 juin 2005 d’un entretien avec le chef de la diplomatie djiboutienne.
(*)

Le 12 janvier 2006, Djibouti a saisi la CIJ contre la France pour avoir
manqué à ses devoirs d’entraide judiciaire.

(*) L’ARDHD défendait cette thèse
depuis de nombreux mois …