05/04/2019 (Brève 1366) Guelleh : les revers judiciaires s’accumulent avec des centaines de millions à payer qui seront à la charge du peuple.

03/08/2018 (Brève 1192) Guelleh : l’art d’accumuler les erreurs et de prendre des coups de plus en plus fréquemment (humour – ARDHD)

04/11/2015 (Brève 502) Nouveau revers « cuisant » pour Guelleh avec l’effondrement des accusations qu’il porte contre Abdouhraman Boreh devant la justice britannique (Source PR Newswire en Anglais – traduite) – Info lecteur – L’arroseur arrosé ?

Source en anglais : http://www.prnewswire.com/news-releases/alleged-presidential-corruption-to-be-examined-by-english-courts-536300781.html.

Les poursuites engagées par la République de Djibouti contre Abdourahman Boreh, ancien président de l’autorité portuaire de l’État, ont subi ce jour un autre revers devant la High Court de Londres.

Durant le procès, Lord Falconer, associé du cabinet d’avocats Gibson Dunn qui représente la République de Djibouti, a vainement essayé d’empêcher le tribunal britannique d’examiner les allégations de corruption présidentielle et gouvernementale au Djibouti.

À l’origine, Djibouti avait porté 16 accusations contre M. Boreh, mais a renoncé entre-temps à 11 d’entre elles, dont sept au début du procès à Londres ce mois-ci et quatre le 22 octobre 2015.

Seulement cinq accusations sont actuellement poursuivies, mais la République de Djibouti ne cesse de lancer des allégations non fondées contre DP World et Emirates National Oil Company (ENOC), et ce, bien que le Juge Flaux ait récemment reconnu que ni DP World ni ENOC n’ont eu l’occasion de répondre à ces accusations graves.

Pour contester les cinq accusations restantes, M. Boreh fera valoir la corruption présidentielle et gouvernementale endémique qui règne au Djibouti sous le président Ismaïl Omar Guelleh. Le tribunal a déjà entendu les allégations selon lesquelles le président possède 80 automobiles et s’est acheté un appartement d’une valeur de 2,248 millions EUR à Paris, le tout avec un salaire officiel de quelque 10 000 $ par an.

En outre, il aurait exercé des pressions contre M. Boreh pour régler des dépenses personnelles telles que des vacances à l’île Maurice d’une valeur de 44 955 EUR.

Ces accusations cadrent avec la conduite du président qui a modifié la constitution du Djibouti en 2010 afin de rester au pouvoir pour un troisième mandat. Il a mis en place une culture qui exige de tous ceux désireux de faire des affaires au Djibouti de payer le président ou les membres de sa famille sous peine d’impôts arbitraires, saisie des biens et persécutions généralisées.

Par la suite, le juge Flaux et le tribunal examineront les allégations de corruption présidentielle relatives aux poursuites restantes. Le président Guelleh a déjà refusé de témoigner devant le tribunal londonien pour répondre à ces allégations.

M. Boreh soutient que les accusations reposent sur des motifs politiques et qu’elles finiront par s’avérer fabriquées, ainsi que les accusations contre DP World et ENOC.

Ce fut le cas des accusations de terrorisme formulées contre lui et rejetées en mars 2015, lorsque le tribunal londonien a qualifié les preuves fournies par la République de Djibouti d’ »évasives et trompeuses »

26/10/2015 (Brève 492) STAR AFRICA (Djibouti) – Enquête des tribunaux britanniques relative aux allégations de corruption présidentielle.

Lien avec l’article : http://fr.starafrica.com/actualites/enquete-des-tribunaux-britanniques-relative-aux-allegations-de-corruption-presidentielle.html

LONDRES, October 25, 2015 /PRNewswire/

Les poursuites engagées par la République de Djibouti contre Abdourahman Boreh, ancien président de l’autorité portuaire de l’État, ont subi ce jour un autre revers devant la High Court de Londres. Durant le procès, Lord Falconer, associé du cabinet d’avocats Gibson Dunn qui représente la République de Djibouti, a vainement essayé d’empêcher le tribunal britannique d’examiner les allégations de corruption présidentielle et gouvernementale au Djibouti.

À l’origine, le Djibouti avait porté 16 accusations contre M. Boreh, mais a renoncé entre-temps à 11 d’entre elles, dont sept au début du procès à Londres ce mois-ci et quatre le 22 octobre 2015.

Seulement cinq accusations sont actuellement poursuivies, mais la République de Djibouti ne cesse de lancer des allégations non fondées contre DP World et Emirates National Oil Company (ENOC), et ce, bien que le Juge Flaux ait récemment reconnu que ni DP World ni ENOC n’ont eu l’occasion de répondre à ces accusations graves.

Pour contester les cinq accusations restantes, M. Boreh fera valoir la corruption présidentielle et gouvernementale endémique qui règne au Djibouti sous le président Ismaïl Omar Guelleh. Le tribunal a déjà entendu les allégations selon lesquelles le président possède 80 automobiles et s’est acheté un appartement d’une valeur de 2,248 millions EUR à Paris, le tout avec un salaire officiel de quelque 10 000 $ par an. En outre, il aurait exercé des pressions contre M. Boreh pour régler des dépenses personnelles telles que des vacances à l’île Maurice d’une valeur de 44 955 EUR.

Ces accusations cadrent avec la conduite du président qui a modifié la constitution du Djibouti en 2010 afin de rester au pouvoir pour un troisième mandat. Il a mis en place une culture qui exige de tous ceux désireux de faire des affaires au Djibouti de payer le président ou les membres de sa famille sous peine d’impôts arbitraires, saisie des biens et persécutions généralisées.

Par la suite, le juge Flaux et le tribunal examineront les allégations de corruption présidentielle relatives aux poursuites restantes. Le président Guelleh a déjà refusé de témoigner devant le tribunal londonien pour répondre à ces allégations.

M. Boreh soutient que les accusations reposent sur des motifs politiques et qu’elles finiront par s’avérer fabriquées, ainsi que les accusations contre DP World et ENOC. Ce fut le cas des accusations de terrorisme formulées contre lui et rejetées en mars 2015, lorsque le tribunal londonien a qualifié les preuves fournies par la République de Djibouti d’« évasives et trompeuses ».

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15/10/2015 (Brève 488) La lettre de réponse et de refus de comparaître de Guelleh envoyée à la Justice britannique (ARDHD)

Selon des informations recueillies dans la presse spécialisée, IOG aurait écrit au juge anglais en charge du procès intenté par Djibouti à M. Abdourahman Boreh

Le 6 octobre, il aurait refusé la convocation pour témoigner devant la justice britannique.

Courtois (ce qui n’est pas toujours le cas du dictateur ! -ndlr)
dans sa lettre il aurait présenté les intérêts supérieurs de son pays comme excuse à son refus de se présenter, mais il aurait affirmé qu’il entendait poursuivre son action en justice pour permettre à son pays de récupérer les « sommes détournées » par son ancien ami …..

09/10/2015 (Brève 485) Selon un article publié par Affaires internationales, IOG aurait refusé de témoigner devant la justice britannique, qui le lui avait demandé, dans le cadre de l’instruction de la plainte qui l’oppose à Abdourahman Boreh.

http://www.affairesinternationales.fr/2015/10/09/djibouti-le-president-guelleh-refuse-de-temoigner-devant-les-tribunaux-britanniques/

Selon les auteurs de l’article, IOG pourrait avoir pris cette décision, car il manquerait d’éléments probants pour conforter sa thèse et sa plainte. La justice britannique aurait levé le gel des avoirs de Boreh ….

______________________________ L’article

Dans le cadre de la procédure menée contre Abdourahman Boreh, ancien conseiller et proche du Président de Djibouti, Ismail Omar Guelleh a été convoqué en qualité de témoin devant la Haute Cour de justice du Royaume-Uni et a récemment déclaré qu’il ne répondrait pas à cette invitation. Un recul de la présidence de Djibouti qui ne joue pas en sa faveur alors que la prochaine élection présidentielle du pays se déroulera dans quelques mois.

Condamné à 15 ans de prison pour terrorisme

Tout a commencé devant les tribunaux djiboutiens. Ancien conseiller et proche du Président Guelleh, Abdourahman Boreh, homme d’affaires franco-djiboutien, a été Président de l’autorité des ports et de la zone franche (APZF) entre 2003 et 2008. En 2008, il a fait l’objet d’une plainte des autorités djiboutiennes pour évasion fiscale et insolvabilité frauduleuse. Un différend avec les services fiscaux qui l’a contraint à quitter le pays la même année.

Il s’est d’abord exilé à Dubaï, où il avait déjà résidé et commencé à construire sa fortune dans les années 1990, puis au Royaume-Uni. Ce n’est pourtant pas la procédure engagée par le gouvernement en 2008 qui aura mené à la condamnation de l’homme d’affaires. Accusé d’avoir participé à l’organisation d’un attentat à la grenade dans un magasin de Djibouti en mars 2009, Abdourahman Boreh a été condamné par contumace à 15 ans de prison en 2009 par un tribunal de Djibouti.

Les tribunaux britanniques ordonnent la levée du gel des avoirs

Les autorités djiboutiennes ont décidé de porter l’affaire devant les tribunaux britanniques en demandant le gel des avoirs de Boreh à hauteur de 77 millions de dollars, et la divulgation au gouvernement de Djibouti ainsi qu’à la Haute cour de la nature de ces actifs ainsi que leur emplacement. En mai 2013, en France, la justice a autorisé la République de Djibouti à faire geler les avoirs d’Abdourahman Boreh sur le territoire français pour une somme totale de 23 millions d’euros.

La Haute cour de justice britannique a quant à elle rejeté les accusations de terrorisme et ordonné la levée du gel de 100 millions de dollars. En cause, notamment, la falsification des retranscriptions de conservations téléphoniques censées avoir été enregistrées le lendemain de l’attentat. Me Peter Gray, avocat britannique associé au sein du cabinet Gibson, Dunn & Crutcher mandaté par le gouvernement de Djibouti pour mener les procédures devant les tribunaux britanniques, a reconnu avoir falsifié ces preuves et parle d’une « erreur spectaculaire », comme le rapporte The Lawyer.

Le gouvernement Guelleh avait mandaté ce cabinet américain de rang mondial pour sa présence dans plusieurs villes à l’international dont Paris, Londres et Singapour, où la République de Djibouti entendait entamer des procédures de gel des avoirs. Aujourd’hui, la Haute cour de justice du Royaume-Uni souhaite entendre le Président de Djibouti au sujet des accusations de corruption contre Abdourahman Boreh. Un retournement intéressant quand on sait les liens qui ont uni les deux hommes. Il jette de nouveau le doute sur l’administration Guelleh, déjà accusée d’avoir détourné des fonds à des fins personnelles, notamment dans une affaire de subventions supposées financer la création de l’entreprise de la fille de Guelleh, entreprise qui n’a finalement jamais vu le jour.

IOG refuse de témoigner : sa candidature en 2016 menacée ?

Abdourahman Boreh n’a cessé de dénoncer les motivations politiques du gouvernement Guelleh. Nommé en avril 2013 « délégué itinérant de l’Union pour le salut national (USN) », coalition regroupant tous les partis d’opposition et qui se dit « le véritable vainqueur des élections législatives de février 2013 », Boreh représente en effet un opposant politique de taille contre Guelleh, à la tête du pays depuis 1999. Plusieurs observateurs voient dans cette saga judiciaire une bataille pour la présidence.

La fortune d’Abdourahman Boreh lui permettrait en effet de concurrencer l’actuel chef d’État en 2016. Une candidature de l’actuel président qui est d’autant plus mise en danger qu’il a finalement refusé de témoigner dans le juge britannique, laissant ainsi libre court à toutes les interprétations concernant les raisons de ce refus. La théorie la plus probable étant que, manquant d’éléments probants contre Abdourahman Boreh, le président djiboutien a préféré ne pas laissé son sort décidé par un tribunal occidental sur lequel il n’a aucun pouvoir.

A la tête du pays depuis 16 ans, Guelleh n’a toujours pas affirmé clairement son intention de briguer un nouveau mandat. Une révision constitutionnelle serait nécessaire pour qu’il puisse se présenter une quatrième fois consécutive, mais cette difficulté ne l’avait pas empêché de se présenter lors des précédentes élections, qui avaient déjà nécessité une révision de la Constitution djiboutienne. Un diplomate américain a finalement le dernier mot : « Djibouti est moins un État qu’une ville commerciale gouvernée par un seul homme, Ismail Omar Guelleh ».

10/07/2014 (Brève 415) Coup de semonce pour DP World à Djibouti !! Nouvelle vengeance mesquine des Thénardier de Djibouti ? Le Prince noir et sa Poulette essayent de récupérer gratuitement les investissements que Dubaï a effectués pour le port …. Alerte rouge pour les candidats à l’investissement à Djibouti : ils se feront tondre comme leurs prédécesseurs, tant que les tenanciers actuels seront en place ! (Article de Jeune Afrique)

_____________________________ Note de l’ARDHD
Récemment les tribunaux de Dubaï ont refusé de céder à la demande d’extradition de Boreh, qui leur avait été faite par Haramous … Par ailleurs, les agresseurs d’Abdallah Deberkaleh semblent avoir été identifiés par la police de l’Emirat et il se pourrait que l’on découvre des liens familiaux entre les commanditaires (qui pourraient être installés à Rennes en France) et la Poulette d’IOG. Alors le couple princier cherche à se venger en récupérant les investissements de Dubaï à son seul profit.

Aucune inquiétude, si l’affaire était jugée à Djibouti, Dubaï perdrait tout … mais à Londres, ce sera plus serré … Et c’est Guelleh qui reprocherait à Dubaï d’avoir versé des pots-de-vin : lui qui touche sur toutes les affaires ! Un comble !
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Lien avec l’article : http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/22573-coup-de-semonce-pour-dp-world-a-djibouti.html

 Coup de semonce pour DP World à Djibouti

Par OLIVIER CASLIN

Djibouti a entamé la procédure de résiliation du contrat de concession du terminal à conteneurs de Doraleh passé avec DP World en 2003. L’opérateur est soupçonné de l’avoir obtenu en versant des pots-de-vin.

Un communiqué du gouvernement de Djibouti daté du 9 juillet a confirmé la résiliation du contrat de concession du terminal à conteneurs de Doraleh passé avec le groupe émirati DP World en 2003. L’opérateur est fortement soupçonné de corruption. Les pouvoirs publics djiboutiens assurent « disposer d’éléments de preuve indiquant que DP World a payé des pots-de-vin et procuré d’autres avantages financiers à Abdourahman Borreh, ancien président de l’Autorité des ports et zones franches de Djibouti ».

Ce dernier vit actuellement en exil depuis 2008, accusé d’avoir détourné dans le cadre de ses fonctions plus de 150 millions de dollars. Le gouvernement de Djibouti a annoncé avoir introduit auprès de la cour d’arbitrage de Londres une procédure de résiliation du contrat qui devrait durer entre un et six mois.

« La décision sera connue avant la fin de cette année », a révélé à Jeune Afrique Aboubaker Omar Hadi, le président de l’Autorité portuaire, qui devrait reprendre la responsabilité des opérations portuaires.

Rapport de force

La résiliation de cette concession ne devrait toutefois pas entraîner la rupture du partenariat qui existe entre l’opérateur et l’acteur public, même si le rapport de force – 67 % des actions mais un tiers des votes pour le port, 33 % des actions mais deux tiers des votes pour DP World – pourrait s’inverser.

Notamment dans le cadre des nouveaux investissements à venir sur Doraleh II, pour lesquels le port peut dorénavant s’appuyer sur d’autres partenaires privés, à commencer par la China Merchant Holding International, entrée à hauteur de 23,5 % dans le capital de l’autorité portuaire en décembre 2012 . « Il n’y a aucune raison de repousser nos projets de développement », insiste aujourd’hui Aboubaker Omar Hadi, en direction des usagers du port.

31/12/10 (B584) Abdourahman Boreh to run for presidency in Djibouti // Abdourahman Borreh dans la course à la présidence djiboutienne(En Anglais – Source www.Medeshivalley.com)

Abdourahman Boreh, the former chairman of Djibouti’s ports, announced he will challenge President Ismael Omar Guelleh in April elections in the Horn of Africa nation that hosts the only U.S. army base in Africa.

Boreh pledged to improve the standard of living for people in the nation of 879,000 and prevent “serious civil unrest.”

“The country has had good income from its ports and transport facilities, and from foreign bases on its territory,” Boreh said in an e-mailed statement today. “But the population remains chronically poor, with social indicators in line with the very poorest countries of the world.”

Boreh said he was Chairman of the Djibouti Port and Free Zone Authority from 2000 to 2009, before going into exile.

Goulleh, who is Djibouti’s second ruler since independence from France in 1977, brought insurgents into a unity government a decade ago to end years of fighting.

Djibouti’s port in the Gulf of Aden serves as a transit point for goods leaving and entering landlocked Ethiopia.