06/12/2017 (Brève 1101) Borrel, Sankara, Ben Barka: un collectif veut une réforme du « secret défense » français ! (Africatime avec AFP)

Lien avec l’article : http://fr.africatime.com/maroc/articles/borrel-sankara-ben-barka-un-collectif-veut-une-reforme-du-secret-defense-francais

Des proches de personnalités disparues dans des circonstances mystérieuses, l’opposant marocain Mehdi Ben Barka ou l’ancien président burkinabè Thomas Sankara, ont réclamé mercredi la réforme du « secret défense » français qui « entrave » les enquêtes et « contrevient » à la Convention européenne des droits de l’homme.

« Je me suis heurtée dès le départ, dès janvier 1996, au secret » autour de la mort du juge Bernard Borrel, dont le corps a été retrouvé calciné à Djibouti en octobre 1995, a lancé Elisabeth Borrel lors d’une conférence de presse du Collectif Secret Défense, organisée à Paris.

Le collectif compte entre autres le fils de Mehdi Ben Barka, opposant marocain enlevé à Paris en 1965, « Les Amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon », journalistes français de RFI tués au Mali en 2013, ou encore un réseau qui exige que toute la lumière soit faite sur la mort de Thomas Sankara, l’ancien président burkinabè assassiné en 1987.

En visite à Ouagadougou le 28 novembre, le président Emmanuel Macron a annoncé la « déclassification de tous les documents » relatifs à l’assassinat de Thomas Sankara, jusqu’ici couverts par le « secret défense ». Un geste que Bruno Jaffré, de « Justice pour Sankara », a jugé « très satisfaisant » tout en « attendant de voir ce qu’il va effectivement se passer ».

Cette décision présidentielle, « éminemment politique », selon M. Jaffré, est rare.

Et le mécanisme qui permet d’ordinaire d’accéder aux documents « secret défense », permet d' »entraver » les enquêtes judiciaires, fustige le Collectif Secret Défense.

Leur consultation est soumise à l’avis de la Commission du secret de la Défense nationale, autorité administrative indépendante qui est obligatoirement consultée lorsqu’une juridiction française fait une demande de déclassification. A la suite de l’avis de la Commission, le ministre concerné peut, ou non, déclassifier les documents demandés.

Or, a argué Elisabeth Borrel, la « législation actuelle est contraire à la Convention européenne des droits de l’homme », car la réponse fournie aux requérants « est la réponse politique du ministre ».

Et de réclamer la mise en place d’une véritable « juridiction du Secret défense », pour éviter que les victimes et leurs proches « n’aillent à la Cour européenne des droits de l’homme et aient le mauvais rôle de faire condamner la France ».

Le Collectif Secret Défense compte solliciter une réunion avec M. Macron et publier des propositions dans les prochains mois.

25/10/2017 (Brève 1089) Retrait de la vidéo enregistrée lors de la fête de l’humanité en mémoire de Jabha, prisonnier politique à Djibouti mort en prison après des années de torture et d’emprisonnement illégal

A la demande des parties concernées et de Me Bérenger Tourne, avocat de Jabha, nous avons retiré la vidéo de son inteevention publique. Elle avait été filmée à la fête de l’Humanité, en hommage aux prisonniers politiques dans le monde et à Jabha, martyr de la dictature djiboutienne.

Parmi ses propos, certains avaient trait à l’affaire Borrel et n’étaient pas exacts.

Nous prions nos lectrices et nos lecteurs d’accepter toutes nos excuses, pour ce désagrément indépendant de notre volonté.

30/09/2017 (Brève 1072) Affaire Borrel sur France Info. Ecouter les interventions d’Elisabteh Borrel et David Servenay à propos de la sortie de la BD signée Servenay et Martin aux Editions du Soleil

Affaire de l'assassinat du juge B. Borrel à Djibouti _ Une affaire d'état

A (ré)écouter ci-dessous :

————————-

13/09/2017 (Brève 1065) France Inter – Quand la BD s’attaque à une affaire d’état (Aff. Borrel)

Lien avec l’article : https://www.franceinter.fr/emissions/bulles-de-bd/bulles-de-bd-13-septembre-2017

Retour sur sur l’assassinat du Juge Borrel, à travers un roman graphique très étayé : « Une Affaire d’Etat » de David Servenay et Thierry Martin.

++ Djibouti. Corne de l’Afrique. Matin du 19 octobre 1995.

Elisabeth Borrel a passé la nuit à attendre son mari Bernard, conseiller auprès du ministre de la Justice djiboutien. Mais ce matin là, c’est le consul de France qui se présente au domicile des Borrel.

++ La sentence tombe, Bernard Borrel est mort

Le corps a été découvert par deux gendarmes français quelques heures plus tôt au bas du parking Goubet, lieu dit qui surplombe l’anse du Diable sur la Mer Rouge.

Dans la voiture restée sur le parking, un jerrycan d’essence, et les clés sur le tableau de bord. Dans la sacoche restée à la maison, une enveloppe contenant 50.000 francs en devises djiboutienne et une lettre où Bernard Borrel évoque une dette contractée par l’achat de médailles militaires qu’il affectionne.

Ce que l’on appellera bientôt l’affaire Borrel commence comme ça.

++
Une BD soignée et étayée


Une Affaire d’Etat n’est pas qu’une simple bande dessinée. Il y a certes un dessin soigné où chacun des protagonistes est reconnaissable. Mais sans faire offense au talent de Thierry Martin : on lit d’abord Une affaires d’Etat et ensuite on regarde.

A l’image de ce qu’avaient fait Benoît Collombat et Etienne Davodeau avec Cher Pays de notre enfance, sur l’assassinat du Juge Michel et la mort suspecte du ministre Robert Boulin.

Le dessin sert de reposoir à un texte nourri et précis. Car c’est plusieurs années d’enquête, où à chaque fois, il est question de secret d’Etat, de cabinet noir.
__________________

Références : Une Affaire d’Etat est paru aux éditions Soleil.

29/08/2017 (Brève 1059) RTL : une émission d’une heure sur l’assassinat du Juge Bernard Borrel en octobre 1995 à Djibouti. A écouter absolument, car l’émission est très bien documentée et elle couvre plus de 20 années de rebondissement juridique

Lien avec le site de RTL : http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/l-assassinat-du-juge-borrel-7789867215

A (ré)écouter ci-dessous :

————————-

————————-

27/08/2017 (Brève 1058) Le comité de soutien à la famille Borrel nous informe qu’Elisabeth Borrel sera reçue par Jacques Pradel sur RTL lundi 28 août de 20 à 21:00

A cette occasion, Elisabeth BORREL reviendra sur les récentes expertises qui confirment que dès le départ l’enquête judiciaire a été délibérément orientée vers la thèse du suicide en ignorant les procédures habituelles qui auraient permis de connaître la vérité sur l’assassinat de Bernard Borrel à Djibouti en 1995.

Il s’agit donc bien d’une affaire d’Etat.

12/08/2017 (Brève 1052) Le Procureur de la République française confirme l’origine criminelle du décés du juge B. Borrel (communiqué du 13 juillet)

Télécharger le communiqué original en Pdf : http://www.ardhd.org/borrel_dossier/Borrel_parquet_de_paris_communique_2017_7_13.pdf

Selon les termes du communiqué du Procureur de la République française, les conclusions du collège d’experts, appelés à étudier les pièces disponibles, confirment l’origine criminelle du décès de Monsieur Bernard Borrel

30/07/2017 (Brève 1046) Assassinat du juge Borrel : la soif de vérité d’Elisabeth, sa veuve (Texte et Vidéo dans Le Parisien)

Lien avec l’article : http://www.leparisien.fr/faits-divers/assassinat-du-juge-borrel-la-soif-de-verite-d-elisabeth-sa-veuve-30-07-2017-7165392.php

La veuve du juge français mort à Djibouti en 1995 s’exprime pour la première fois depuis qu’un rapport a confirmé, ce mois-ci, la piste criminelle. Une femme plus déterminée que jamais.

De sa terrasse, son regard bleu acier embrasse à travers les brumes de chaleur les majestueux massifs de Belledonne, des Bauges, et la pointe du Granier. Dans le jardin, un immense cerisier sert d’abri aux oiseaux, dont elle connaît chaque espèce. Accompagnée de Filou, son malicieux caniche, Elisabeth Borrel, 60 ans, magistrate, a trouvé à La Boisserette son refuge pour «défendre la mémoire de son mari».

La veuve du juge Bernard Borrel, assassiné après avoir été battu à mort et son corps brûlé la nuit du 18 au 19 octobre 1995 à Djibouti, où il était détaché auprès du ministre de la Justice locale, prévient qu’elle «ne lâchera rien» pour démasquer «les commanditaires» et «chercher le mobile» de l’assassinat du père de ses deux fils, Pierre-Alexandre, 29 ans, et François-Xavier, 27 ans. Mi-juillet, le parquet de Paris et les juges d’instruction Cyril Paquaux et Aïda Traoré ont confirmé «l’origine criminelle du décès» du magistrat Bernard Borrel. Engagée dans un long combat judiciaire semé d’embûches politiques sur fond de diplomatie militaire, Elisabeth Borrel, soutenue par ses avocats, Mes Olivier Morice et Laurent de Caunes, se bat «par amour» et «non pas par haine». Entretien.

++ Comment avez-vous vécu ce dernier rebondissement ?
Élisabeth Borrel.
 Je suis contente. Mais d’un autre côté, je regrette que cela ait mis vingt-deux ans à sortir. Car les éléments sur lesquels reposent les conclusions des experts existaient déjà il y a vingt-deux ans. Mais ils ont été systématiquement écartés par deux juges d’instruction dont la seule mission était de verrouiller la seule version du suicide. Ils ont d’ailleurs été dessaisis du dossier en juin 2000 et ont définitivement perdu leur procès en diffamation contre mes avocats… On avait missionné mon mari dans l’enquête sur l’attentat du Café de Paris à Djibouti en octobre 1990, où l’enfant d’un militaire français avait été tué. Malgré cela, certains ont trahi les rapports qu’ils avaient avec mon mari. C’est impardonnable.

++ Qui pouvait avoir intérêt à faire croire au suicide de votre mari ?
Je pense qu’il faut chercher au niveau des plus hautes autorités des deux États. On dispose aujourd’hui d’un compte rendu d’un entretien très détaillé de mai 2005, où l’un des protagonistes conseille noir sur blanc à son interlocuteur de Djibouti de saisir la Cour internationale de justice de La Haye contre la France ! Et ce dans l’unique but que les autorités djiboutiennes obtiennent la copie du dossier criminel français. Tout cela avait pour objectif de faire condamner à Djibouti de petits délinquants, des lampistes, sans lien avec le meurtre de mon mari. Une fois l’affaire jugée là-bas, cela aurait eu pour conséquence directe de faire clôturer ce dossier en France par le juge qui instruisait le dossier.

++ VIDEO. Assassinat du juge Borrel : «On a besoin de la vérité pour survivre»

++ En voulez-vous aussi à la magistrature ?
Je n’ai pas compris au début de l’affaire que j’avais contre moi certains magistrats. Mon mari étant procureur, moi-même étant magistrate, je n’ai jamais imaginé que des magistrats de mon pays soient soumis à des instructions dans ce dossier. On évoque souvent le corporatisme dans notre métier, il a joué contre moi. Et dans ce petit monde de 8 000 magistrats, on y a fait courir les pires insanités sur mon mari pour l’accuser d’être pédophile et affirmer qu’il s’était suicidé en se mettant à genoux dans une position expiatoire. Il y a eu une coalition de magistrats contre moi qui dénigraient Bernard. C’est une blessure profonde. On m’avait déjà enlevé mon mari, mais là on m’enlevait aussi mes illusions sur la profession en laquelle je croyais.

++ Comment cette affaire a-t-elle impacté votre vie familiale ?
Heureusement que j’avais la famille de mon mari, et notamment ma belle-mère, sans oublier mes parents, qui m’ont toujours aidée. Ils ont toujours été présents. Grâce à eux, j’ai pu faire face. Personne n’a cru au suicide de Bernard dans la famille. Mes fils ont pu surmonter tout cela, car ils avaient une totale confiance en nous. Cela leur a permis de survivre à toutes les attaques. Ils avaient 5 et 8 ans au moment de la disparition de leur père. Et leur confiance dure encore. (Sa voix se trouble.) J’avais aussi des amis sûrs. Je ne me suis pas trompée sur mes choix. Ils ont été d’un grand soutien quand j’ai affronté deux cancers successifs.

++ Plus de vingt ans après, quel est votre état d’esprit ?
Je n’ai pas de sentiments de vengeance. J’ai dépassé ce stade. Mais mes fils ont soif de justice. Ils ont cette énergie et cette espérance. Il nous faut la vérité, pas une vérité judiciaire arrangée. Aujourd’hui, on cherche le mobile et les auteurs de l’assassinat de mon mari. Les commanditaires, je sais que cela sera très difficile. Trop de personnes savent. Et l’un d’eux finira bien par parler. On le saura.

14/07/2017 (Brève 1032) Suite de la revue de presse sur les nouvelles révélations dans l’enquête pour assassinat du Juge Bernard Borrel. (RFI, LCI, France 24, …)

++ RFI
Lien avec la page : http://www.rfi.fr/afrique/20170714-mort-juge-borrel-djibouti-rapport-accredite-these-assassinat

Retour à la Une de l’affaire Borrel, du nom de ce magistrat français retrouvé mort à Djibouti en 1995. Le parquet de Paris fait état d’un nouveau rapport d’expert qui confirme la thèse de l’assassinat. Selon eux, le magistrat a été frappé et son corps incendié.
(…)

++ LCI
Lien avec la page : http://www.lci.fr/faits-divers/deces-du-juge-borrel-a-djibouti-des-expertises-confirment-la-these-de-l-assassinat-2058529.html

ENQUÊTE – De nouvelles expertises confirment l’origine criminelle de la mort demeurée mystérieuse du juge français Bernard Borrel, a annoncé jeudi le parquet de Paris. Le corps du magistrat avait été retrouvé à Djibouti en 1995. (…)

++ France 24

Lien avec la page : http://www.france24.com/fr/20170713-france-affaire-juge-borrel-investigation-origine-criminelle-confirme-djibouti

Affaire Borrel à Djibouti : un collège d’experts confirme « l’origine criminelle » de la mort

Le 19 octobre 1995, le corps du magistrat français Bernard Borrel était retrouvé à Djibouti. Dix ans après une première expertise qui avait mis en lumière la nature criminelle de son décès, un collège d’experts confirme aujourd’hui cette thèse. (…)