13/05/2012 (B656) Vivre sans espoir c’est cesser de vivre. (Par Bouh Warsama)


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Vivre sans espoir c’est cesser de vivre.

Lueur d’espoir pour vaincre le SIDA.

Par Bouh Warsama

Dans le cadre de la lutte contre le SIDA on ne peut que souhaiter que la récente mise sur le marché du traitement préventif TRUVADA soit une lueur d’espoir fondé et non une nouvelle illusion pour tous les malades atteints de cette destructive maladie de l’humain, ainsi que pour leurs familles.

Par évidence et compte tenu des résultats obtenus lors des études effectuées, on peut considérer que cette découverte constituerait l’une des grandes victoires de la médecine de ces cinquante dernières années.

Certes, ne nous emballons tout de même pas car nous n’en sommes pas encore au stade du vaccin. Ce vaccin tant espéré dont la recherche et la mise au point mobilisent, depuis plus de 30 années, quelques dizaines de milliers de médecins et de chercheurs de par le monde.

-La recherche médicale est une science des pannes de l’organisme humain.

Comme le médecin, le chercheur est un dépanneur – rien de plus, rien de moins – il veut trouver le moyen de faire fonctionner une machine dont il n’a pas tous les plans…

Il est donc compréhensible que l’on n’en soit pas encore au remède miracle ; mais il s’agirait incontestablement, d’après les dernières études, d’une victoire majeure dans cette dévastatrice guerre de tranchées qui en plus de trente années a fait bien plus de 30 millions de victimes de par le monde.

D’actions à vocation humanitaire en mobilisations des bonnes volontés en Occident pour financer la recherche, de petit pas en petits pas, de progrès scientifiques  en avancées sociales, d’ouverture d’esprit en prises de consciences que l’Afrique subsaharienne est la plus grande victime de cette pandémie qui frappe le monde, le SIDA semblerait se stabiliser ; voire même régresser dans certaines régions.

Constat est fait que depuis l’arrivée sur le marché des trithérapies et des antiviraux, en 1995, la maladie aurait tendance à reculer dans certaines régions de la planète mais si les nouveaux médicaments permettent aux malades de mieux vivre leur séropositivité dans les pays dits évolués, ils ne la guérissent toujours pas ici comme ailleurs.

– En matière de lutte contre le SIDA, rien ne pourra remplacer la prévention et l’éducation 

S’il est vrai que la maladie fait moins peur qu’avant, il faut être prudent quant aux chiffres encourageants qui sont publiés sur le plan international car rien ne pourra remplacer la prévention et l’éducation de chacun : hommes, femmes et enfants.

Le relâchement serait criminel. Il est absolument interdit car c’est toujours une question de vie ou de mort, surtout pour les familles les plus pauvres qui n’ont souvent pour seule richesse que les vêtements qu’elles portent, le plus souvent usés par le temps.

– La réalité de 2012, c’est cela !

Comment voulez-vous que les familles pauvres, voire même miséreuses à Djibouti comme ailleurs en Afrique subsaharienne, puissent disposer de l’argent nécessaire pour acheter ces fameux antirétroviraux qui nécessitent, de plus et le plus souvent, un traitement à vie ?

Aujourd’hui 60 % des gens qui ont besoin d’un tel traitement n’y ont pas accès alors qu’à Djibouti le chiffrage est bien pire que cela car estimé à plus de 95 % des malades touchés par cette maladie et qui ne peuvent pas payer leurs traitements.

Si l’on y ajoute tous les détournements des Aides médicales internationales qui leurs sont destinées, comme ce fut encore le cas récemment à Djibouti et par centaines de millions de FD, alors on mesure l’ampleur du désastre et pourquoi les bilans ne sont jamais publiés officiellement sur la pandémie dans le pays dit « des braves » alors que le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) touche sévèrement l’Afrique subsaharienne ; plus sévèrement qu’ailleurs et Djibouti en particulier.

Cette année encore, ce seront donc plus de deux millions de personnes qui vont mourir des infections liées au VIH dans le monde alors que 33 millions d’autres personnes vont continuer à vivre avec le virus avec l’espoir de guérir demain, après demain. Inch’Allah !

– Lutter contre la corruption et les détournements d’aides médicales internationales c’est aussi lutter contre le SIDA ; c’est sauver des vies humaines, sans distinction de couleur ou d’appartenance ethnique, tribale ou religieuse

Sous le règne de l’autocratie, imposée par Leurs Majestueuses Majestés Ismaïl Omar Guelleh et Kadra QABYO QAYLO, Djibouti se trouve dans une situation extrêmement paradoxale.

C’est en effet le pays qui perçoit le plus d’aides internationales par habitant et dont la corruption est l’une des plus vivaces en Afrique, repoussant ainsi le pays dans le peloton peu enviable des plus pauvres de la planète et des plus touchés par toutes les corruptions.

La pauvreté qui sévit dans le pays s’explique en grande partie par le manque de main d’œuvre qualifiée, par la fuite des cadres vers l’exil car ils savent ne rien pouvoir attendre d’un odieux clanisme-tribaliste de type mafieux qui règne sur le pays et qui impose sa dictature par l’emploi de la force, la torture et les assassinats.

Tout ceci étant complété par une mauvaise gestion des ressources existantes qui conduit à l’absence quasi totale de redistribution des richesses : exception faite pour 3 à 5 % de la population.

Mais les spécialistes du développement s’accordent à dire que le plus grand mal qui ronge Djibouti et qui freine sa croissance c’est la corruption ; véritable sport national. Une corruption de grande ampleur car présente à tous les niveaux de la société, qui empêche l’établissement d’un environnement économique stable et ruine les effets positifs des aides internationales qui affluent pourtant mais qui s’évaporent aussitôt.

Les conditions climatiques n’y sont pour rien dans toutes ces évaporations, les petites « souris » non plus. Seuls certains gros rapaces humains, mâles et femelle, sont à mettre au banc des accusés de la république.

– Est-il possible de lutter contre la corruption lorsque celle-ci est profondément ancrée dans les mœurs ?

Plus que jamais, la question est toujours d’actualité mais rien n’est fait pour y remédier bien que l’on connaisse les grands responsables et les deux donneurs d’ordres.

Le prédateurParmi ces responsables, Abdallah Abdillahi Miguil, alias « Monsieur kleptoman », alias « Le prédateur du Ministère de la Santé publique », alias « Warabe Koraya » est en bonne place dans la course aux détournements. On peut même le mettre en première place pour tout ce qui concerne la dilapidation de tout ce qui a pour noms : « Santé publique et les Aides internationales attribuées à ce ministère »

Passant de l’Office National d’Aide aux Réfugiés et Apatrides, où il a détient le record absolu et incontesté malgré la forte concurrence des détournements en tous genres, il a ensuite sévi au Ministère de la Santé où « la volatilisation » de 117 millions, entre autres, que l’USAID destinait à la lutte contre le SIDA a suscité et suscite encore de vives réactions ; y compris chez certains ministres.

Si la pratique quasi généralisée de la corruption à Djibouti entraîne la perte de crédibilité des appareils étatiques djiboutiens sur le plan international et de bon nombre de hauts fonctionnaires, un manque à gagner phénoménal (recettes fiscales et douanières manquantes, etc.) pour l’Etat, les conséquences les plus graves concernent la santé publique donc toutes les atteintes dont sont victimes les familles djiboutiennes, sans soins par manque de moyens financiers et par ce que les aides médicales, nationales comme internationales, sont détournées de leur but.

Les détournements de fonds nationaux et internationaux sont légion et les aides internationales octroyées par les bailleurs de fonds (pays donateurs, FM, Banque Mondiale, BAD…etc) tombent le plus souvent sur les comptes bancaires et les poches de dirigeants véreux. Des dirigeants ou ministres tels qu’Abdallah Abdillahi Miguil et ses comparses qui se sont enrichis de manière éhontée et phénoménale en quelques années de « rapines cautionnées » par Haramous.

Hommes et femme sans scrupule, qui n’en ont que faire de la pauvreté comme de toutes les maladies dont souffre le peuple mais passés maitre dans la démagogie outrancière et toutes les falsifications.

Dans de telles conditions, il n’est donc pas étonnant que la jeune république de Djibouti, qui avait et a encore tous les atouts pour s’en sortir, n’ait jamais pu s’extraire du marasme économique, social et politique dans lequel l’a plongé le clanisme au lendemain de la décolonisation : aggravé depuis 1999.

En conséquence de quoi, depuis 2010 certains pays dits riches, comme la France et les USA, n’ont pas pu (ou voulu et en se justifiant) tenir leurs engagements en ce qui concerne les milliards d’aide au développement promis 5 ans plus tôt à l’Afrique.

L’Afrique n’aurait donc reçu que 12 milliards de dollars sur les 25 milliards supplémentaires, c’est-à-dire une baisse de 13 milliards de dollars, soit environ 7 000 milliards de francs CFA, promis par les pays riches.

Selon une étude de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE) cette baisse se justifierait par des contributions insuffisantes de certains donneurs européens dont la part de l’aide publique au développement (APD) à l’Afrique est importante alors que le niveau des corruptions constatées, qui se situerait jusqu’à 90 % des sommes initialement affectées, aurait eu une influence déterminante sur le considérable ralentissement du versement des aides : aides qui arrivent dès lors au compte goutte.

L’Indice de Perception de la Corruption (IPC) publié annuellement par Transparency International ne ment pas, pour Djibouti il est de 3 sur 10 : bon nombre de pays africains et tout particulièrement Djibouti sont encore loin d’atteindre l’idéal d’intégrité auquel ils aspirent alors que d’autres ont montré le bon chemin à suivre et montrent « l’exemple à suivre » à certains grands pays occidentaux…

L’amélioration de l’éducation de la population est aujourd’hui considérée comme la meilleure piste pour éradiquer le fléau de la corruption mais éduquer c’est aussi faire de la prévention maladie et soigner.

– L’opposition politique à Ismaïl Omar Guelleh doit se donner les moyens de ses ambitions, ne rien attendre de l’Occident et à sa capacité de changer « l’ordre des choses imposées »

Selon nous, afin de lutter efficacement contre les corruptions, il conviendrait de prendre exemple sur certains pays d’Afrique qui ont pris, avec détermination, des mesures drastiques en créant, entre autres, des bureaux anti-corruption.

Ces bureaux sont une forme de cours indépendantes de justice dévolues à la traque et à la poursuite, sans faiblesse, des corrupteurs devant les tribunaux compétents.

De nouvelles procédures ont été créées pour accompagner l’action de ces bureaux abondant dans le sens de la transparence totale des affaires publiques qui ont été instaurées alors que la répression de la corruption en général s’est voulue plus sévère.

Les parlementaires et les titulaires de mandats électifs de nombreux pays africains ont été astreints à présenter publiquement le bilan de leurs avoirs personnels, donnant ainsi au peuple l’occasion de contrôler indirectement ses élus.

Il est beaucoup plus important de sanctionner avec grande fermeté un responsable de corruption et son donneur d’ordres, que de sanctionner un fonctionnaire qui tente de faire survivre sa famille : un fonctionnaire mal payé, mal considéré et qui a donc moins de raison d’être exemplaire lorsqu’il observe ce qui se fait au plus haut niveau de l’Etat.

13/05/2012 (B656) Vivre sans espoir c’est cesser de vivre. (Par Bouh Warsama)


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Vivre sans espoir c’est cesser de vivre.

Lueur d’espoir pour vaincre le SIDA.

Par Bouh Warsama

Dans le cadre de la lutte contre le SIDA on ne peut que souhaiter que la récente mise sur le marché du traitement préventif TRUVADA soit une lueur d’espoir fondé et non une nouvelle illusion pour tous les malades atteints de cette destructive maladie de l’humain, ainsi que pour leurs familles.

Par évidence et compte tenu des résultats obtenus lors des études effectuées, on peut considérer que cette découverte constituerait l’une des grandes victoires de la médecine de ces cinquante dernières années.

Certes, ne nous emballons tout de même pas car nous n’en sommes pas encore au stade du vaccin. Ce vaccin tant espéré dont la recherche et la mise au point mobilisent, depuis plus de 30 années, quelques dizaines de milliers de médecins et de chercheurs de par le monde.

-La recherche médicale est une science des pannes de l’organisme humain.

Comme le médecin, le chercheur est un dépanneur – rien de plus, rien de moins – il veut trouver le moyen de faire fonctionner une machine dont il n’a pas tous les plans…

Il est donc compréhensible que l’on n’en soit pas encore au remède miracle ; mais il s’agirait incontestablement, d’après les dernières études, d’une victoire majeure dans cette dévastatrice guerre de tranchées qui en plus de trente années a fait bien plus de 30 millions de victimes de par le monde.

D’actions à vocation humanitaire en mobilisations des bonnes volontés en Occident pour financer la recherche, de petit pas en petits pas, de progrès scientifiques  en avancées sociales, d’ouverture d’esprit en prises de consciences que l’Afrique subsaharienne est la plus grande victime de cette pandémie qui frappe le monde, le SIDA semblerait se stabiliser ; voire même régresser dans certaines régions.

Constat est fait que depuis l’arrivée sur le marché des trithérapies et des antiviraux, en 1995, la maladie aurait tendance à reculer dans certaines régions de la planète mais si les nouveaux médicaments permettent aux malades de mieux vivre leur séropositivité dans les pays dits évolués, ils ne la guérissent toujours pas ici comme ailleurs.

– En matière de lutte contre le SIDA, rien ne pourra remplacer la prévention et l’éducation 

S’il est vrai que la maladie fait moins peur qu’avant, il faut être prudent quant aux chiffres encourageants qui sont publiés sur le plan international car rien ne pourra remplacer la prévention et l’éducation de chacun : hommes, femmes et enfants.

Le relâchement serait criminel. Il est absolument interdit car c’est toujours une question de vie ou de mort, surtout pour les familles les plus pauvres qui n’ont souvent pour seule richesse que les vêtements qu’elles portent, le plus souvent usés par le temps.

– La réalité de 2012, c’est cela !

Comment voulez-vous que les familles pauvres, voire même miséreuses à Djibouti comme ailleurs en Afrique subsaharienne, puissent disposer de l’argent nécessaire pour acheter ces fameux antirétroviraux qui nécessitent, de plus et le plus souvent, un traitement à vie ?

Aujourd’hui 60 % des gens qui ont besoin d’un tel traitement n’y ont pas accès alors qu’à Djibouti le chiffrage est bien pire que cela car estimé à plus de 95 % des malades touchés par cette maladie et qui ne peuvent pas payer leurs traitements.

Si l’on y ajoute tous les détournements des Aides médicales internationales qui leurs sont destinées, comme ce fut encore le cas récemment à Djibouti et par centaines de millions de FD, alors on mesure l’ampleur du désastre et pourquoi les bilans ne sont jamais publiés officiellement sur la pandémie dans le pays dit « des braves » alors que le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) touche sévèrement l’Afrique subsaharienne ; plus sévèrement qu’ailleurs et Djibouti en particulier.

Cette année encore, ce seront donc plus de deux millions de personnes qui vont mourir des infections liées au VIH dans le monde alors que 33 millions d’autres personnes vont continuer à vivre avec le virus avec l’espoir de guérir demain, après demain. Inch’Allah !

– Lutter contre la corruption et les détournements d’aides médicales internationales c’est aussi lutter contre le SIDA ; c’est sauver des vies humaines, sans distinction de couleur ou d’appartenance ethnique, tribale ou religieuse

Sous le règne de l’autocratie, imposée par Leurs Majestueuses Majestés Ismaïl Omar Guelleh et Kadra QABYO QAYLO, Djibouti se trouve dans une situation extrêmement paradoxale.

C’est en effet le pays qui perçoit le plus d’aides internationales par habitant et dont la corruption est l’une des plus vivaces en Afrique, repoussant ainsi le pays dans le peloton peu enviable des plus pauvres de la planète et des plus touchés par toutes les corruptions.

La pauvreté qui sévit dans le pays s’explique en grande partie par le manque de main d’œuvre qualifiée, par la fuite des cadres vers l’exil car ils savent ne rien pouvoir attendre d’un odieux clanisme-tribaliste de type mafieux qui règne sur le pays et qui impose sa dictature par l’emploi de la force, la torture et les assassinats.

Tout ceci étant complété par une mauvaise gestion des ressources existantes qui conduit à l’absence quasi totale de redistribution des richesses : exception faite pour 3 à 5 % de la population.

Mais les spécialistes du développement s’accordent à dire que le plus grand mal qui ronge Djibouti et qui freine sa croissance c’est la corruption ; véritable sport national. Une corruption de grande ampleur car présente à tous les niveaux de la société, qui empêche l’établissement d’un environnement économique stable et ruine les effets positifs des aides internationales qui affluent pourtant mais qui s’évaporent aussitôt.

Les conditions climatiques n’y sont pour rien dans toutes ces évaporations, les petites « souris » non plus. Seuls certains gros rapaces humains, mâles et femelle, sont à mettre au banc des accusés de la république.

– Est-il possible de lutter contre la corruption lorsque celle-ci est profondément ancrée dans les mœurs ?

Plus que jamais, la question est toujours d’actualité mais rien n’est fait pour y remédier bien que l’on connaisse les grands responsables et les deux donneurs d’ordres.

Le prédateurParmi ces responsables, Abdallah Abdillahi Miguil, alias « Monsieur kleptoman », alias « Le prédateur du Ministère de la Santé publique », alias « Warabe Koraya » est en bonne place dans la course aux détournements. On peut même le mettre en première place pour tout ce qui concerne la dilapidation de tout ce qui a pour noms : « Santé publique et les Aides internationales attribuées à ce ministère »

Passant de l’Office National d’Aide aux Réfugiés et Apatrides, où il a détient le record absolu et incontesté malgré la forte concurrence des détournements en tous genres, il a ensuite sévi au Ministère de la Santé où « la volatilisation » de 117 millions, entre autres, que l’USAID destinait à la lutte contre le SIDA a suscité et suscite encore de vives réactions ; y compris chez certains ministres.

Si la pratique quasi généralisée de la corruption à Djibouti entraîne la perte de crédibilité des appareils étatiques djiboutiens sur le plan international et de bon nombre de hauts fonctionnaires, un manque à gagner phénoménal (recettes fiscales et douanières manquantes, etc.) pour l’Etat, les conséquences les plus graves concernent la santé publique donc toutes les atteintes dont sont victimes les familles djiboutiennes, sans soins par manque de moyens financiers et par ce que les aides médicales, nationales comme internationales, sont détournées de leur but.

Les détournements de fonds nationaux et internationaux sont légion et les aides internationales octroyées par les bailleurs de fonds (pays donateurs, FM, Banque Mondiale, BAD…etc) tombent le plus souvent sur les comptes bancaires et les poches de dirigeants véreux. Des dirigeants ou ministres tels qu’Abdallah Abdillahi Miguil et ses comparses qui se sont enrichis de manière éhontée et phénoménale en quelques années de « rapines cautionnées » par Haramous.

Hommes et femme sans scrupule, qui n’en ont que faire de la pauvreté comme de toutes les maladies dont souffre le peuple mais passés maitre dans la démagogie outrancière et toutes les falsifications.

Dans de telles conditions, il n’est donc pas étonnant que la jeune république de Djibouti, qui avait et a encore tous les atouts pour s’en sortir, n’ait jamais pu s’extraire du marasme économique, social et politique dans lequel l’a plongé le clanisme au lendemain de la décolonisation : aggravé depuis 1999.

En conséquence de quoi, depuis 2010 certains pays dits riches, comme la France et les USA, n’ont pas pu (ou voulu et en se justifiant) tenir leurs engagements en ce qui concerne les milliards d’aide au développement promis 5 ans plus tôt à l’Afrique.

L’Afrique n’aurait donc reçu que 12 milliards de dollars sur les 25 milliards supplémentaires, c’est-à-dire une baisse de 13 milliards de dollars, soit environ 7 000 milliards de francs CFA, promis par les pays riches.

Selon une étude de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE) cette baisse se justifierait par des contributions insuffisantes de certains donneurs européens dont la part de l’aide publique au développement (APD) à l’Afrique est importante alors que le niveau des corruptions constatées, qui se situerait jusqu’à 90 % des sommes initialement affectées, aurait eu une influence déterminante sur le considérable ralentissement du versement des aides : aides qui arrivent dès lors au compte goutte.

L’Indice de Perception de la Corruption (IPC) publié annuellement par Transparency International ne ment pas, pour Djibouti il est de 3 sur 10 : bon nombre de pays africains et tout particulièrement Djibouti sont encore loin d’atteindre l’idéal d’intégrité auquel ils aspirent alors que d’autres ont montré le bon chemin à suivre et montrent « l’exemple à suivre » à certains grands pays occidentaux…

L’amélioration de l’éducation de la population est aujourd’hui considérée comme la meilleure piste pour éradiquer le fléau de la corruption mais éduquer c’est aussi faire de la prévention maladie et soigner.

– L’opposition politique à Ismaïl Omar Guelleh doit se donner les moyens de ses ambitions, ne rien attendre de l’Occident et à sa capacité de changer « l’ordre des choses imposées »

Selon nous, afin de lutter efficacement contre les corruptions, il conviendrait de prendre exemple sur certains pays d’Afrique qui ont pris, avec détermination, des mesures drastiques en créant, entre autres, des bureaux anti-corruption.

Ces bureaux sont une forme de cours indépendantes de justice dévolues à la traque et à la poursuite, sans faiblesse, des corrupteurs devant les tribunaux compétents.

De nouvelles procédures ont été créées pour accompagner l’action de ces bureaux abondant dans le sens de la transparence totale des affaires publiques qui ont été instaurées alors que la répression de la corruption en général s’est voulue plus sévère.

Les parlementaires et les titulaires de mandats électifs de nombreux pays africains ont été astreints à présenter publiquement le bilan de leurs avoirs personnels, donnant ainsi au peuple l’occasion de contrôler indirectement ses élus.

Il est beaucoup plus important de sanctionner avec grande fermeté un responsable de corruption et son donneur d’ordres, que de sanctionner un fonctionnaire qui tente de faire survivre sa famille : un fonctionnaire mal payé, mal considéré et qui a donc moins de raison d’être exemplaire lorsqu’il observe ce qui se fait au plus haut niveau de l’Etat.

28/04/2012 (B654) La patience est le courage de la vertu. (Par Bouh Warsama)


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La patience est le courage de la vertu.

Charles Taylor,

ex président déchu du Libéria a été reconnu coupable de crimes contre l’Humanité et de Crimes de Guerre par le Tribunal Spécial pour la Sierra Leone.


Par Bouh Warsama

On peut affirmer bien haut que ce verdict est historique et qu’il a, de plus, une valeur de « message fort » à l’encontre des petits roitelets et pharaons de pacotille qui, de par le monde, asservissent les populations de leur pays respectif, font torturer voire même assassiner ceux qui les dérangent, politiquement parlant.

– Pour la Tyrannie supposée éclairée et de par le monde, les « carottes sont presque cuites »

Cette sentence a été accueillie par des cris de joie dans un pays soudainement en liesse et bien plus encore dans la capitale de la Sierra Leone, Freetown, où l’audience du Tribunal Spécial était retransmise en direct à la télévision.

Le procès du tyran, Charles Taylor, arrêté au Nigéria en 2006 et qui avait toujours plaidé « non coupable » malgré toutes les preuves irréfutables accumulées contre lui par le ministère public, s’était ouvert le 4 juin 2007 et achevé presque 4 années plus tard ; soit le 11 mars 2011.

Ceux qui furent parmi les « exécuteurs des basses œuvres » et tortionnaires aux ordres de Charles Taylor, qui se pensaient être blanchis ou tout le moins être en mesure de passer à côté d’une sentence, se sont vus être condamnés à des peines relativement lourdes.

C’est ainsi qu’une première « charrette constituée de 8 accusés » a été condamnée par le Tribunal Spécial  pour la Sierra Leone (TSSL) à des peines allant de 15 à 52 années de prison.

Années d’emprisonnement à effectuer en Sierra Leone ou en Grande-Bretagne (sur décision du TSSL le 30 mai prochain) sans possibilité d’une quelconque réduction de peine et, on ose l’imaginer et l’espérer, sous la garde de quelques anciennes victimes du régime Taylor.

Nul doute que dans ce cas Charles Taylor ne pourrait pas espérer acheter quelques consciences, comme il le fit par le passé.

Ajoutons à cela qu’une unité de recherche des anciens criminels, constituée en 2004, continue son long travail à partir de Freetown afin d’appréhender sur le plan international et de faire passer devant le TSSL, sans exception d’aucune sorte, les responsables de la guerre civile et les tortionnaires : guerre civile qui a fait plus de 120 000 morts entre 1991 et 2001.

Quant à Charles Taylor, il sera fixé sur sa peine le 30 mai de cette année qui, d’ors et déjà, devrait être bien supérieure à celles infligées à ses subordonnés.

Selon les ONG, qui œuvrent en Sierra Leone, cette décision historique est un pas très important qui vient d’être franchi dans la lutte contre toutes les impunités outrancières derrière lesquelles tentaient de se protéger, jusqu’à ce jour, certains tyrans.

De même, l’Union européenne voit dans ce verdict du TSSL une « décision historique dans la lutte contre l’impunité » dont l’impact « dépasse largement la Sierra Leone ».

Selon Mme Elise Keppler, responsable pour l’association Human Rights Watch (HWR) des questions de justice internationale, la condamnation de Charles Taylor envoie un « puissant message selon lequel même ceux qui occupent les postes les plus élevés peuvent être tenus de Rendre des Comptes pour les crimes graves » qu’ils auront commis ou fait commettre…

Somalie– Démonstration est faite qu’à Djibouti comme ailleurs, la patience est la clé de la délivrance et de l’avènement à une amorce de démocratie.

Ce jugement exemplaire du Tribunal Spécial pour la Sierra Leone apporte une certaine justice et reconnaissance internationale de ce qu’ont subi toutes les victimes et leurs familles qui par milliers ont payé un prix terrible pour les crimes commis par la folie inhumaine de quelques-uns.

Vient inévitablement la question posée à l’opposition politique :

« à quand un Tribunal Spécial de Djibouti ? »

16/04/2012 (B652) Lutte contre toutes les corruptions. La Géorgie donne l’exemple avec la notice d’emploi et la marche à suivre.










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Qu’en est-il à Djibouti sous l’ère Bobard /

Qabyo-Qaylo ?






Par Bouh Warsama

La révolution des roses et la lutte anti-corruption en Géorgie et ailleurs.



Depuis la « Révolution des roses » du mois de novembre 2003, sur laquelle beaucoup a été dit et surtout écrit dans la presse occidentale, la Géorgie est entrée dans une nouvelle ère essentiellement caractérisée par une démocratisation effective du régime et certes pas dans celle des promesses emportées par le vent de Russie.



A ceci s’est ajouté un changement de méthode de ses nouveaux et jeunes dirigeants  s’appuyant  notamment sur ce qui fut  l’un des ferments de ladite révolution, à savoir : « la lutte contre la corruption ». Alors que depuis 2008, on observe une nécessaire clarification des objectifs de l’Etat géorgien en terme de politique étrangère avec la recherche de partenaires ainsi que la diversification et l’élargissement des relations entre Etats ; tout en se rapprochant de l’Europe de Bruxelles.



Le premier grand chantier, non des moindres, sur lequel s’était engagée la révolution géorgienne fut et demeure encore de nos jours  la lutte contre la corruption et le crime organisé.



Lutte pour laquelle bon nombre de pays occidentaux ont désigné moult commissions ad hoc qui passent par des procédures préliminaires d’auto-évaluation qui le plus souvent restent dans les tiroirs bien que monopolisant une multitude de hauts fonctionnaires flânant de réunion en réunion, au cours de séances de réflexions dont le but prioritaire est, avant tout, de déterminer l’objet de la prochaine réunion, les lieux et les horaires…



Remarquons tout de même, qu’au royaume bananier de Qabyo-Qaylo et de Bobard the first, nous n’en sommes pas encore là car nul n’aurait l’outrecuidance d’oser parler, écrire ou débattre dans les mabrazes sur la corruption et ses désastreux effets sur l’économie et le social.



Encore bien moins sur la lutte à mener dans ce domaine.



Il est des sujets tabous pour lesquels il n’existe pas de définition dans le dictionnaire du royaume bananier, si ce n’est juste un synonyme qui est : « Ferme-la ! »



– Mystifier, jouer, trahir ; tels sont les secrets d’une bonne « tyrannie éclairée »



Djibouti est devenu un pays sous la coupe réglée de familles politico-mafieuses plus ou moins organisées et dirigées par les Guelleh-Haïd.



Familles auxquelles chacun et chacune doit payer un tribut plus ou moins lourd compte tenu de l’appétit gargantuesque et toujours autant insatiable de leurs majestueuses Majestés ; tout particulièrement celui de la reine Qabyo-Qaylo.



Quoi que vous fassiez ou souhaitiez faire, il vous faudra mettre la main à la poche.



C’est ainsi qu’au fil du temps, la monnaie d’échange à Djibouti est passée du Franc local à la corruption dans n’importe quelle monnaie.



Corruption devenue véritable discipline sportive de haut niveau dans laquelle certains excellent au point que l’on devrait, peut être, se poser la question de savoir s’il ne serait pas judicieux de créer un diplôme universitaire dans ce domaine, intitulé « Corruption of State », avec cérémonie de remise officielle des titres et insignes de docteurs honoris causa à leurs majestueuses Majestés Bobard the first et Qabyo-Qaylo : tant leurs compétences sont grandes dans ce domaine.



– Géorgie ! L’ère du changement !



Selon le Géorgien de la rue qui a connu la période d’avant 2003, le pays était très vraisemblablement l’un des pays les plus corrompus du monde. Chacun semble s’en souvenir et ne pas hésiter à en parler comme si c’était hier, par ce que c’était effectivement hier et que depuis les « choses ont bien changé. »



Selon nos interlocuteurs, il y a dix ans encore, nul ne pouvait faire deux pas dans la rue sans qu’un policier ne vienne l’aborder pour lui réclamer son tribut quotidien.



Bakchich sans contrepartie d’aucune sorte qu’il fallait immédiatement payer puis se taire sinon on pouvait se faire « tabasser ou pire que cela encore. »



« Toute la journée il fallait passer à la caisse car nos policiers n’étaient plus des policiers chargés de faire respecter l’ordre public mais des bandits qui agissaient le plus souvent en toute impunité.»



Aujourd’hui, toujours selon mes interlocuteurs : « On ne se fait plus rançonner et l’on peut circuler en toute liberté. Pour vous c’est normal, mais pour nous c’est quelque chose de nouveau et d’incroyable. »



« Du policier de base qui trouvait dans ces rackets de quoi survivre jusqu’au chef à qui il reversait partie de l’argent jusqu’aux mafieux qui brassaient des millions et avaient leurs entrées dans tous les ministères, tout le monde en croquait. »



Il y a encore huit années, selon les statistiques de l’Union européenne, la Géorgie était le pays de l’ex-URSS le plus touché par la criminalité et toutes les corruptions.



Un Etat parallèle s’était mis en place et la corruption était la seule norme en vigueur. Être un criminel était devenu, au fil du temps, un mode de vie très tendance tout en inspirant la crainte car les armes sortaient facilement de leurs étuis, le plus souvent en toute impunité.



Selon la vice-ministre de l’intérieur, madame Eka Zguladze, qui a géré dès 2004 la radicale réforme de la police, réforme qui, selon le dernier rapport de la Banque mondiale, pourrait être montrée en exemple dans tous les pays confrontés au même problème, après la « révolution des roses » le grand dilemme fut de savoir par quoi commencer.



Les frontières de la Géorgie n’étaient pas clairement définies, une partie des régions étaient sous la coupe directe de caïds locaux ou de milices surarmées.



L’économie était dirigée par des bandes criminelles alors que l’Etat de droit n’existait pas.



A l’époque les policiers étaient pour la plupart des quasi-bandits de grands chemins et, de plus, ils en avaient l’apparence.



Les citoyens et les touristes de passage avaient autant à craindre d’eux que des criminels, sans foi ni loi.



– Pour réussir, il fallait frapper vite et fort !



Frapper vite et fort de manière spectaculaire afin de rassurer la population et qu’elle se rende compte du changement qui s’opérait.



C’est ainsi qu’en quelques jours les effectifs de la police sont passés de 95 000 policiers à 25 000.



70 000 policiers étant licenciés avec deux mois de salaire en poche.



Des centaines de policiers, juges, procureurs, fonctionnaires voire même vice-ministres corrompus se sont retrouvés en prison en quelques jours alors que la nouvelle police sortait les « dossiers nauséabonds » qu’elle posait sur les bureaux d’une justice intègre qui n’avait pas été en mesure de faire son travail par le passé en respectant les lois de la République.



Cette grande réforme fit l’effet d’une bombe car c’était la preuve que le nouvel Etat respectait ses engagements : très vite, il s’est attaqué aux grandes familles mafieuses qui régnaient en maitre absolu sur la Géorgie et qui opéraient en toute impunité.



Compte tenu du fait que la nouvelle police était en pleine réorganisation, le nouvel Etat géorgien considéra être dans l’impossibilité d’affronter directement les grandes familles mafieuses et leurs ramifications.



Il a donc décidé et fait voter des lois, applicables immédiatement dés parution, comme cela se fait en Italie, aux USA et en Angleterre, permettant de confisquer les biens des chefs mafieux et des corrupteurs les plus influents.



Ce fut une véritable hécatombe, le “chasseur étant devenu le gibier” en quelques heures pour se trouver au final dépouillé de tout.



Une partie de la mafia locale, qui courait vite, déménagea illico presto et trouva refuge en Russie.



Le fait d’appartenir à un gang a été criminalisé, avec de lourdes peines de prison.



Le nouvel Etat a frappé très fort, tout à la fois sur leur portefeuille et sur leurs réseaux avec une tolérance zéro.



De même, en transformant les palais des mafieux, saisis par la Justice, en Tribunaux et Commissariats de police pour le symbole, les autorités géorgiennes ont confirmé auprès du peuple leur crédibilité.



Les résultats ne se sont pas fait attendre.



En 6 années, la délinquance violente à été réduite de 64 %, celle dite de rue et « hooliganisme » a diminué de 95 %. Les vols de véhicules sont passés de 25 par jour à Tbilissi à 3 dans tout le pays pour l’année.



Aujourd’hui, la capitale Tbilissi affiche un taux de criminalité comparable en tous points à celui de la capitale de la Norvège, Oslo.



L’un des plus bas de l’Union européenne !!!



Le tyran ne peut comprendre l’intégrité de la Justice de la république par ce qu’il est lui-même bien trop peu capable de justice républicaine.

Taux de corruption



Taux de corruption

26/11/11 (B632) France – Réforme du Droit d’Asile. Les « pays d’origine sûrs » et ceux qui ne le sont pas…. (Par Bouh Warsama)


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France – Réforme du Droit d’Asile. Les « pays d’origine sûrs » et ceux qui ne le sont pas….



Par Bouh Warsama

« Le durcissement des conditions de séjour sur le territoire français tout comme celui de l’acquisition de la nationalité française semblerait bien être la conséquence d’un « détournement à des fins économiques » générant une recrudescence importante de l’immigration clandestine »

C’est tout le moins ce qu’a déclaré hier le ministre français de l’Intérieur, M Claude Guéant. Le système d’asile serait en danger tout en ajoutant que le dispositif (ndlr : sous entendu tel qu’il est prévu actuellement) serait détourné par des abus et par des demandes formulées à des fins d’immigration économique.

Selon les études statistiques et les chiffrages obtenus lors des années précédentes, la demande augmenterait de 60 000 dossiers en 2011 contre 52 762 en 2010 et 47 686 en 2009.

Une hausse qui aurait comme conséquence un allongement des délais de traitement des demandes et une saturation du dispositif d’hébergement.

Pour tenter de remédier à cette situation, le ministre français veut notamment durcir les conditions d’accès à la procédure en imposant un délai pour le dépôt de la demande d’asile, élargir la liste des « pays d’origine sûrs » et réduire l’enveloppe budgétaire qui, rappelons-le, est de 523 millions d’euros pour l’année 2011.

Selon le Droit européen en vigueur, une personne qui souhaite bénéficier du Droit d’Asile, donc d’un statut de réfugié, doit en faire la demande « dans les meilleurs délais raisonnables » après sont entrée sur le territoire du pays où elle veut demeurer.

Le ministre de l’Intérieur français semble retenir le délai de 90 jours alors qu’en Grande Bretagne il est seulement de 3 jours. D’autre part, il a précisé qu’il allait proposer au Parlement une suspension des prestations sociales accordées aux « demandeurs qui fraudent ou ne coopèrent loyalement avec l’administration ».
Une autre piste semble s’ouvrir avec une extension aux « pays d’origine sûrs »…à l’Arménie, la Moldavie, au Monténégro et au Bengadlesh…

– Les pays « sûrs » et les autres, dont le Djibouti actuel !!!

Selon les textes internationaux en vigueur, un pays est considéré comme « sûr » s’il veille au « Respect des principes de la Liberté fondamentale, de la démocratie et de l’Etat de droit. Ainsi que des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales » ce qui, en apparence et selon l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides, n’est pas le cas de Djibouti sous la gouverne d’Ismaïl Omar Guelleh/ Kadra Mahamoud Haïd.

L’OFPRA est un établissement public doté de l’autonomie administrative et financière, chargé de l’application des textes français et des conventions européennes et internationales relatifs à la reconnaissance de la qualité de réfugié, d’apatride et à l’admission à la protection subsidiaire.

Il exerce la protection juridique et administrative des réfugiés et apatrides ainsi que celle de certains des bénéficiaires de la protection subsidiaire.

Cela se traduit notamment par l’établissement d’actes ou de documents que les personnes protégées par l’OFPRA ne peuvent pas obtenir auprès des autorités de leur pays d’origine.

– La liste de l’OFPRA compte à ce jour 16 « pays sûrs »

L’Albanie, le Bénin, Le Cap-Vert, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, le Ghana, le Kosovo, l’Inde, le Mali (uniquement pour les hommes), la Macédoine, l’Ile Maurice, la Mongolie, le Sénégal, la Serbie, la Tanzanie et l’Ukraine.

Alors que l’Elysée a fermé trop longtemps les yeux sur la Tyrannie qui s’exerçait et s’exerce encore sur les populations djiboutiennes tout en restant sourde aux cris lancés par les victimes innocentes, femmes, enfants, vieillards des massacres perpétrés impunément en pays Afar dans les années 90 (alors que certains de ses « envoyés spéciaux » se prélassaient sur les bords de la piscine du Sheraton ou sur l’île de Musha… , l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides reconnait, quant à lui, que les populations en provenance de Djibouti ont été contraintes de s’exiler car sous la menace et les tortures imposés par la police politique – dont les SDS – du régime tyrannique et sanguinaire d’Ismaïl Omar Guelleh/Kadra Mahamoud Haïd.

France, réveille-toi !
Ceux qui furent tes enfants se meurent à Djibouti.

23/11/11 (B631) « Un enfant qui meure de faim c’est un meurtre prémédité passible des Tribunaux internationaux » (Par Bouh Warsama)


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« Un enfant qui meure de faim c’est un meurtre prémédité passible des Tribunaux internationaux »


Par Bouh Warsama

– Qui sait que 817 millions de personnes souffraient de la faim en 2007 et seraient plus d’un milliard en 2011 et ce malgré les chiffres « aménagés », publiés officiellement ?

– Qui sait que de par le monde, toutes les quatre secondes un enfant de moins de 10 ans meurt, victime de la faim ?

– Qui sait que des centaines de millions d’autres enfants, et leurs familles (estimation de plus d’un milliard d’êtres humains victimes de la faim dans le monde selon les données statistiques de 2011), souffrent d’une grave sous-alimentation ; dont plus de cent vingt mille personnes à Djibouti ?



La majorité étant en situation de famine avec peu de chances de les sauver tant cette malnutrition est avancée.

– Qui sait que 23,7 % de la population djiboutienne est en danger – chiffrage minimisé pour ne pas « indisposer » les autorités locales et leurs falsifications – et pour beaucoup de familles en situation de famine, particulièrement dans l’Ouest et le Nord du pays ?

Comme l’explique fort bien le sociologue suisse Jean Ziegler, vice-président du Comité consultatif des Droits de l’Homme, dans son dernier livre « Destruction massive, Géopolitique de la faim » (paru aux éditions du Seuil), la situation est catastrophique car l’ETAT D’URGENCE est largement dépassé dans la Corne Est de l’Afrique.

– A chaque enfant qui naît dans une famille, c’est un monde qui recommence. Un nouvel univers qui apparaît !

La plus importante conséquence de la crise financière gravissime qui frappe le monde a été, dans un premier temps, de réduire de manière très importante les moyens d’action de lutte contre la faim qui étaient mis précédemment à la disposition des organisations internationales.

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) qui est en charge de l’action d’urgence a vu ainsi son enveloppe budgétaire être divisée par 2 depuis l’année 2008.

Cet état de faits est la conséquence d’une importante réduction des contributions versées par les pays dits industrialisés, une nouvelle orientation, un nouveau choix pour tenter de sauver les pays et les organismes publics/privés au bord du gouffre économique et financier tels que la Grèce, l’Italie …et les banques.

A cette faim dite structurelle s’est ajoutée une faim « conjoncturelle » liée à des catastrophes naturelles dans la Corne Est de l’Afrique, à des guerres comme celle du Darfour. Certes à des guerres mais aussi à l’attitude de bon nombre d’Etats – dont celui dirigé par les Tyrans Ismaïl Omar Guelleh/Kadra Mahamoud Haïd – qui n’ont, en aucun moment ou de quelque manière que ce soit, anticipé la crise en provisionnant des ressources capables de jouer un indispensable « Tampon alimentaire ».

Tampon alimentaire stocké et distribué le moment venu afin de tenter de limiter au mieux les conséquences désastreuses de la famine auxquelles sont confrontées les familles djiboutiennes, celles originaires des pays limitrophes – pour ne prendre qu’elles – qui résident sur le sol djiboutien.

A ceci s’ajoute le fait incontestable que les spéculateurs boursiers et les marchés ont ruiné les économies locales – dont celle de Djibouti – par leur folle avidité et qui ont surchargé la gravité d’une crise entretenue, il est vrai et depuis des dizaines d’années, par toutes les incompétences et les corruptions de haut niveau dans le pays…. des « braves »…

Et comme s’il y avait collusion entre spéculateurs boursiers, marchés et système politique corrompu, c’est une seconde ruine qui a fait son apparition avec toutes les spéculations, constatées au jour le jour, de manière légale sur les prix des matières premières agricoles.

Le résultat en est que les coûts de l’alimentation de base – denrées essentielles de première nécessitée – explosent tels des pétards sans limite alors que la nourriture au quotidien est de plus en plus inaccessible pour les familles les plus pauvres.

La paupérisation des classes dites moyennes, militaires et policiers, fonctionnaires…est évidente avec, de surcroît, des retards importants dans les versements des soldes et salaires.

S’il est vrai que les corruptions de certains gouvernements sont notoires et aggravent la situation, on peut affirmer que la faim est bien plus un problème politique, économique et de bonne gouvernance d’un pays, qu’une question de saturation de la planète.

En effet, selon le Rapport annuel de la FAO – Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation humaine – dans les conditions de production, l’agriculture mondiale serait en mesure de nourrir pas moins de 12 milliards d’êtres humains ; soit presque le double de la population mondiale actuelle.

Constat est fait qu’au début de ce nouveau millénaire il n’y a plus aucune fatalité. La planète Terre regorge de richesses, certes parfois mal exploitées mais elles existent.

– Un enfant qui meurt de faim est victime d’un crime avec préméditation ; il n’est pas la victime d’une loi de la nature.

La voie de la révolte est tracée car c’est la seule alternative que les dictatures et tyrannie ont laissé aux peuples, elle a ouvert des portes pourtant cadenassées, réputées infranchissables.

Ismaïl Bobard et ses « charognards » qui vivent de la misère qu’ils entretiennent à Djibouti et indirectement en Somalie devraient être bientôt traduits devant une forme de Tribunal de Nuremberg sous le motif de « Crimes contre l’humanité ».

13/04/11 (B599) Mystification, troisième mascarade de scrutin d’Election présidentielle chez Ismaïl Bobard 1er. (Par Bouh Warsama)


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Mystification, troisième mascarade de scrutin d’Election présidentielle
chez Ismaïl Bobard 1er.

Pour les « observateurs étrangers » était-ce nécessaire à ce point de jouer les « innocents », sous couvert d’une supposée …neutralité ?


Par Bouh Warsama

Il est une règle immuable depuis 1999 qui veut qu’il y ait trois sortes de mensonges dans le Royaume bananier d’IOG et de Kadra.

Il y a le mensonge courant, celui auquel l’ADI nous a habitué quant elle joue à « l’amuseur public », le sacré mensonge dans lequel on tente de nous faire prendre « les vessies pour des lanternes » et, en troisième lieu, les résultats des « scrutins bidonnés à outrance » d’Ismaïl Omar ayant valeur locale d’élections.

Journalistes spécialisés et experts en géopolitique ont du largement sourire au lendemain du scrutin, à la publication officielle des résultats. Peut être même ont-ils du rire aux éclats en se tapant sur les cuisses, à l’écoute des langues de bois « en okoumé, voire même en teck massif ou en bois de chêne » félicitant son Excellentissime Sérénité Ismaïl Bobard 1er pour sa « Victoire éclatante ». Donc sa troisième autoproclamation à la présidence de Djibouti.

Une langue de bois si énorme qu’elle cache toutes les vérités de la fausseté d’un tel scrutin.

Le pire étant que l’on y est habitué.

Certes, ce n’est pas une spécificité djiboutienne ou occidentale, le mensonge et demain le retournement d’alliances font partie de la panoplie de la diplomatie. Encore faudrait-il que cette diplomatie djiboutienne là soit un tant soit peu crédible dans ses falsifications et ses farces et que ceux qui participent à son élaboration ne fassent pas semblant d’y croire.

Quant aux « observateurs » étrangers chargés de la transparence de cette mascarade supposée être des élections présidentielles – permettez-moi d’en sourire à mon tour – ce fut une fois encore un grand repas ; celui de toutes les hypocrisies et …du reste.

Il est vrai que nul n’aurait eu l’outrecuidance et surtout pas consigne de soulever l’assiette de ce plantureux festin, parfumé aux liasses de billets de 100 USD, aux fins de dénoncer la réalité de toutes les tricheries et les malversations mises en place, dont les importations en masse de populations somalilandaises pour en faire momentanément des électeurs…djiboutiens, et encore moins d’aller rendre visite aux incarcérés politiques et torturés dans la sinistre prison de Gabode ; afin d’y vérifier ce qu’il s’y passe et tout ce que nous affirmons.

En haut lieu, pour les complices de la fausse opposition, acteurs clownesques qui ont servi la mystification donc les intérêts d’Ismaïl Omar mais aussi les leurs car ils vont être grassement récompensés, pour les personnes impliquées jusqu’au cou et frappées de cécités, chacun et chacune devrait avoir honte de son immoralité.

Immoralité à cautionner la tyrannie et sa barbarie masquées car c’est un premier barreau sur l’échelle de la « lâcheté politicarde ».

Arrivé en haut de l’échelle, aura t-on honte alors de son propre cynisme face aux centaines de torturés, de morts et de disparus de ces derniers mois à Djibouti ?

Face aux femmes violées dans les cellules, face aux enfants emprisonnés avec des adultes et pris en otage par l’actuel gouvernement djiboutien.

– Honte de cette « lâcheté politicarde » me direz-vous ?

Point du tout, on s’arrange avec sa propre conscience !

Opprobre que l’on effacera bien vite par des mots et à l’aide d’une « pirouette », d’un discours dans lequel nul n’y comprendra quoi que ce soit, ou si peu, et dont la diplomatie s’est faite une spécialité.

Tout ceci pour en arriver à balayer sans vergogne la honte qui colle à la peau, d’un revers de manche ou, mieux encore, en changeant carrément de veste ou de peau pour laisser croire que dans le monde occidental « …On ne traite qu’avec les Etats et non avec les peuples qui élisent… ».

En se retranchant derrière de tels arguments c’est, par évidence, occulter sciemment les gros intérêts particuliers et cachés des uns, des unes et des autres.

Je ne parle pas des intérêts des Etats et de leurs populations, qui sont une sorte de hochet musical que l’on ressort et que l’on agite épisodiquement, un colifichet fait d’artifices pour fixer l’attention du peuple ; mais des intérêts privés, de la corruption en cols blancs qui puise à pleines mains notamment dans les Aides Publiques au Développement (ADP) et qui se partage le butin, versé ensuite sur des comptes bancaires dans un paradis fiscal à l’abri des regards indiscrets, selon des règles bien établies, classifiées du « SECRET DEFENSE ».

C’est-à-dire celles du : « Circulez ! Il n’y a rien à voir ! »

Souvenons-nous, les « fouineurs » ne sont pas les bienvenus pour mener des investigations dans ce domaine et tenter de mettre à jour la vérité.

Cela peut même coûter la vie d’un juge ; dans la quasi indifférence, démonstration fut faite que l’on peut « suicider » impunément la Justice puis se voir remettre la « Légion d’ Honneur ».

Ismaïl Omar Guelleh avait à choisir entre l’indispensable évolution du pays et le déshonneur ; il a choisi tout à la fois la honte et le déshonneur mais il pourrait fort bien être confronté à la Révolution, la véritable, celle avec un grand R.

L’insurrection, l’explosion populaire dont nul ne peut par avance en mesurer les conséquences qui pourraient être désastreuses.

– Le point de non retour est largement dépassé !

En cette année 2011, qui a pour loi universelle de voir l’émergence de la « Révolution humaine » – aujourd’hui en Afrique, demain ailleurs – ce ne sont pas les partis politiques (dont on mesure les limites et parfois l’absence de courage, de bravoure pour désigner un leader et un seul) qui mènent tous les actes de révoltes, c’est la Révolution de la pauvreté et surtout celle de la paupérisation sans cesse grandissante des classes moyennes qui emploient les Djiboutiens et les mobilisent dans la rue.

– La pauvreté est devenue une grande lumière au fond du cœur de la jeunesse djiboutienne.

Jeunes hommes et jeunes filles ne veulent pas vivre à leur tour tout ce qu’ont subi leurs parents et leurs grands parents depuis 1999. Ne pas avoir le courage de changer l’ordre des désordres établi par la tyrannie ce serait, pour eux, avoir honte d’être humain.

Et puis il y a tous ceux, toutes celles qui subissent les effets pervers dont la solitude dans l’exil au Canada, au Royaume uni, en France, en Belgique ou ailleurs ; l’exil qui est devenu cette longue insomnie à laquelle Ismaïl Omar Guelleh et Kadra Mahamoud Haïd les ont contraints (es).

Le couple infernal, IOG/Kadra, n’auront jamais de pires ennemis, d’hommes et de femmes décidés à les chasser du pouvoir que les Djiboutiens et les Djiboutiennes exilés (es).

Alors l’ordre des choses changera très bientôt ; ni IOG, ni Kadra, ni quiconque ne pourra s’y opposer. Quant aux « collabos », y compris …étrangers, une fois encore ils retourneront leur veste.

Les gesticulations auxquelles on assiste dans l’entourage d’IOG ne sont que des postures d’amateurs alors que le bateau en perdition prend l’eau de toutes parts et que, l’un après l’autre, les rats quittent le navire avec familles et bagages pour se réfugier en Occident, parfois sous le motif qu’ils seraient …des « réfugiés politiques ».

Il est des signes qui ne trompent pas ! La fin est proche !

Espérons que, le moment venu, la France prendra ses responsabilités en mettant les mains dans le cambouis et qu’elle ait la même logique qui a prévalu à la chute de Laurent Gbagbo.

L’éviction de la tyrannie à Djibouti ne pourrait qu’enchanter les femmes et les hommes libres du monde occidental et d’ailleurs.

19/03/11 (B596) Libye – Le bédouin de Tripoli plonge les pays de la coalition dans un labyrinthe du bluff politique presque inextricable. (Par Bouh Warsama)


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Libye – Le bédouin de Tripoli plonge les pays de la coalition dans un labyrinthe du bluff politique presque inextricable

Par Bouh Warsama

C’est à une véritable guerre de l’esbroufe à laquelle nous assistons depuis quelques jours avec un Mouammar Kadhafi, dirigeant de facto la Libye depuis 42 ans et qui se refuse à accepter que puisse pousser sur le sol de son pays le moindre bourgeon du changement ; la moindre fleur de Liberté du printemps arabe.

Un Kadhafi qui n’a de cesse de jouer les « derviches tourneurs », façon libyenne et dont il a le secret, au point de donner le vertige aux membres de la coalition arabo-occidentale qui tentent de lui faire « entendre raison ».

Ne cherchez pas une voie d’élévation psycho-spirituelle d’origine soufie chez « le bédouin de Tripoli », à la personnalité très particulière et aux multiples facettes. Le tyran local est aux antipodes de ce que peut être un érudit en conscience humaine tel que le fut, en son temps, le grand maître Djâlal-od-Dîn Rûmi.

A l’inverse de ce que l’opinion internationale attend de lui, l’homme de Tripoli n’a de cesse d’attirer les pays membres de la coalition dans son propre désert, sur son sol miné ; dans son propre échiquier constitué de dunes derrière lesquelles pourraient se cacher tant et tant de pièges et de mauvaises surprises.

Un damier constitué des pions correspondant à chacune de ses propres incohérences dans un jeu sans règles établies, où il se permet tout et dans lequel il peut tout promettre en faisant simultanément l’inverse.

Admettons-le, au lieu de contribuer à faire l’unanimité contre lui certains grands pays – surtout occidentaux – l’ont bien aidé à alimenter une grande confusion qui a dominé durant toute la journée d’hier et qui perdure encore à ce jour.

Celle-ci a mis en évidence bien des incohérences mais aussi et surtout toutes les limites et les bouleversements des visées occidentales ; démontrant ainsi les frontières du pouvoir surestimé d’une ONU incapable de peser sur l’avenir immédiat de la Libye comme le fut en son temps la bien inutile et artificielle Société des Nations (SDN) face à la montée et aux velléités d’un nazisme qui aura fait par la suite plusieurs dizaines de millions de morts .

Alors que la coalition dominée par Paris, Londres et Washington tente d’avancer, la Russie, la Chine, l’Allemagne et quelques autres font la sourde oreille comme si toutes les douleurs et les milliers de morts victimes des barbares à la solde de Kadhafi n’avaient aucune espèce d’importance.

Quelle que pourrait être notre couleur de peau et l’attachement à une religion, la couleur de nos larmes et notre douleur de perdre un être sont les mêmes.

On ne peut s’empêcher d’avoir une pensée, une grande compassion pour ces enfants orphelins, pour ces veuves et ces veufs qui ont perdu un père, une mère, un être cher.

– Money is money !

Il est vrai aussi qu’un changement radical de régime politique à Tripoli aurait comme conséquence immédiate un basculement des alliances et surtout la perte de milliards d’euros et de dollars de contrats mirobolants pour les grands pays sourds, voire ancien colonisateurs devenus brusquement aveugles et muets face aux massacres perpétrés contre la Liberté en Libye.

Si l’on voulait mettre un peu d’humour dans toutes ces incohérences et ces fuites face aux responsabilités on pourrait dire « tutti alla baionetta, ma sono saliti nella camionnetta » (camioncino) pour s’échapper encore plus vite et bien plus loin.

Pour preuve, le groupe pétrolier italien ENI, largement implanté en Libye et totalement muet sur les massacres qui s’y produisent – tout comme l’est « Il Signore Comandante Berlusconi » – a appelé l’Europe mercredi à lever les sanctions imposées à la Libye.

Si l’on peut plus remplir les cuves de ses pétroliers en toute tranquillité ; mais où va-t-on ? Je vous le demande !

Dans le même temps, réfugié dans un bunker résistant à toutes les bombes susceptibles de l’atteindre l’homme de Tripoli compte les heures sur l’horloge des évènements ; horloge qui joue, quoi que l’on pense, contre les démocraties occidentales et les pays arabes concernés. Pays qui doivent surmonter bien des obstacles de forme avant d’arriver ensemble à la porte du désert libyen.

Pourtant hier au soir, Paris, Londres, Washington ainsi que des pays arabes ont clairement lancé un ultimatum à Kadhafi exigeant qu’il respecte la résolution de l’ONU.

Changeant aussitôt de registre le bédouin libyen passait alors à la danse du ventre et à ses habituelles fariboles.

Toute la journée de ce vendredi crucial nous avons vécu avec le vain espoir que la menace suffirait à faire plier le camp du dirigeant libyen alors que de l’autre le grand bluff de Kadhafi qui a oscillé – sautant sur un pied, puis sur l’autre avec une pirouette au passage – entre son intention de se plier à la résolution imposée par l’ONU, et ses tentatives d’avancer par lentes glissades successives sa babouche armée et dorée à l’or fin sur le terrain jusqu’aux limites de la duperie et de la mystification diplomatique. Manœuvre dilatoire tout en affirmant, y compris dans un décret, qu’il mettait tout en œuvre pour faire taire les armes…

Les pays Occidentaux se sont piégés eux-mêmes et de bien belle manière. On observera que le contenu de la résolution N° 1973 adoptée par le Conseil de Sécurité de l’ONU est très ambigüe car basée sur la défensive, avec une maitrise aérienne et destinée exclusivement à protéger les populations civiles.

Votée à New York, cette résolution n’a pas vocation à permettre de mettre fin au régime de Kadhafi.

– D’un homme de bien, il est aisé d’en faire un méchant ; mais nul ne peut d’un tyran sanguinaire, en faire un homme vertueux et un bédouin digne de ce nom.

Le pire serait que Mouammar Kadhafi entre dans la ville de Benghazi, qu’il y fasse procéder, là encore, en urgence et le plus discrètement possible à une véritable épuration des opposants comme il le fait ouvertement à Tripoli depuis mi février de cette année (vraisemblablement depuis des années).

Qu’en remplacement des insurgés il y implante en urgence une population, constituée pour partie de repentis, en provenance de Tripoli ou d’ailleurs qu’il encadrerait fermement et financerait pour lui manifester son artificiel soutien devant les caméras des médias locaux et étrangers comme le fait Ismaïl Omar Guelleh à Djibouti en expulsant les populations Afars.

Rien n’interdirait qu’une forme de statu quo s’instaure de la part des pays de la coalition car bien embarrassés par une telle situation.

Ce serait alors et vraisemblablement la porte ouverte à une guerre civile dans laquelle chacun ressortirait de vieilles, voire d’antiques, querelles et rivalités tribales entre la Tripolitaine – outrageusement privilégiée par Kadhafi durant plus de 40 années – et la Cyrénaïque oubliée par le bédouin libyen.

Un conflit interminable en perspective, dont on serait bien loin d’en voir le bout.