10/11/10 (B577) “It’s time to stand up and start fighting against these stupid unwanted” // Il est temps de se lever et commencer à se battre contre ces stupides indésirables ( Par Bouh Warsama)

Au fil des ans, l’information libre est devenue une arme et constitue même le code de la vie, elle est bien plus forte que toutes les puissances de ce monde et il n’y a que la tyrannie doublée de l’imbécilité humaine et bestiale qui pourrait s’en plaindre.

Le Djibouti actuel sous cette tyrannie, cautionnée à tort par l’Occident, bloque épisodiquement toutes les informations qui dérangent le pouvoir en place : confirmant hélas ce que nous affirmons depuis bien des années.

La Santé publique est en situation de catastrophe.

La corruption et le pillage des aides internationales par le pouvoir politique en place sont « choses connues » et l’on oserait dire « admises » au niveau des instances internationales.

Ce silence coupable pénalise grandement les familles djiboutiennes pour lesquelles se soigner est devenu un « luxe impossible ».

La politique menée par les occidentaux à Djibouti est de ne « pas faire de vagues » aux fins d’éviter toute réaction…épidermique d’IOG.

Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce que cette « razzia officialisée » effectuée sur les aides internationales ait pris une dimension d’institution nationale alors que rien n’est fait au niveau des bailleurs de fonds pour y mettre un terme.

Lorsque vint le jour de l’indépendance, les Djiboutiennes et les Djiboutiens se mirent à chanter et à danser ; à justes raisons car elles et ils croyaient en la Liberté recouvrée.

Cette Liberté dont Jean Jaurès disait :
« Le premier des droits de l’homme c’est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail »

Après 20 ans de règne d’Hassan Gouled, les uns, les unes et les autres commencèrent à baisser la voix.

De fait, on savait que le « vieux chef » ne dirigeait pas le pays mais avait quasi exclusivement un rôle de « patriarche et d’ultime décisionnaire »…en certaines circonstances.

Seulement en « certaines circonstances » car pour le reste Ismaïl Bobard régnait sur le pays tout en préparant sa prise de TOUS les pouvoirs de l’Etat ; éliminant au passage ceux qui le gênaient et les « fouineurs », y compris « étrangers ».

Après la première année d’autoproclamation d’IOG à la tête du pays tout
fut mis en chiffres. Le réveil fut dramatique pour les Djiboutiennes et les Djiboutiens qui se turent.

Depuis ce temps là, elles et ils baissent la tête.

Les échecs successifs d’Ismaïl Omar Guelleh, dont la liste est loin d’être exhaustive, ce malgré les centaines de millions d’aides internationales et d’emprunts à fonds perdus qui arrivent mais qui « s’évaporent » systématiquement chaque année, ne sont pas le champ de l’intelligence, du talent et de l’imagination créatrice mis à mal par une volonté d’opposition politique mais tout bêtement celui de la pure logique mathématique.

Les chiffres fournissent un éclairage blafard sur les vérités, aussi déplaisantes soient-elles pour le pouvoir en place.

Selon les études effectuées sur le plan Santé à Djibouti, par l’Université de SHERBROOKE qui est reconnue à l’échelle internationale pour ses innovations en recherche et en enseignement, le nombre de lits d’hôpitaux a chuté de manière vertigineuse ; soit de 79 % en 40 ans…

Il s’agit des lits que l’on retrouve dans les hôpitaux publics, privés et généraux, ainsi que les hôpitaux spécialisés et les centres de réhabilitation. Dans la plupart des cas, les lits pour les soins intensifs et chroniques sont inclus.

L’indicateur nous donne un ratio par tranche de 1000 habitants.

C’est en 1960 qu’on enregistrait le plus haut niveau : il y avait alors 7,8 lits par 1000 habitants et c’est en 2000 qu’on avait enregistré le plus bas niveau (1,6/1000).

Sur la base des informations obtenues par les experts sur place, on peut estimer qu’en 2010 ces données après analyses en fin d’année devraient être de l’ordre de moins 0,5 par rapport à l’année 2000, soit un résultat de 1,1 lit pour 1000 habitants.

A l’allure où va la catastrophe on comptera bientôt plus qu’un oreiller d’hôpital pour 1000 habitants.

Santé publique, bien tristes records !

Quant au nombre de médecins, il a considérablement baissé proportionnellement à la population ; les diplômés préférant s’expatrier car dans l’impossibilité qu’ils sont d’exercer dans de bonnes conditions et, phénomène aggravant, n’étant pas de la « famille » de la caste au pouvoir.

L’emploi dans le secteur de Santé publique en Occident est marqué aujourd’hui par la perspective de profondes mutations.

D’où un  » marché  » de l’emploi public qui est amené à évoluer alors qu’à Djibouti il régresse proportionnellement à la population.

Certains savoir-faire se révèlent être nécessaires aussi bien dans le public que dans le privé. Il en est ainsi des compétences managériales, des capacités à gérer un projet ou encore de la capacité à conduire le changement. De même, il existe des besoins communs en termes de savoir-être, comme les qualités relationnelles, le sens du travail en équipe et la rigueur.

Nous avions dit et écrit depuis des années qu’une rumeur grondait à Djibouti sur le plan Santé mais nous ne nous attendions pas à être autant dans le vrai.

L’ARDHD n’a pas changé de ton, elle se fait l’écho de l’angoisse des Djiboutiennes et des Djiboutiens – sans distinctions d’appartenance tribale, sociale ou religieuse – à Djibouti comme ailleurs dans le monde.

Pour chacune et chacun, la tristesse est devenue un pays ; Djibouti.

Quand on survit sous le joug de la tyrannie, la juste colère devient souvent angoisse voire l’accablement.

Lorsque l’on survit à Djibouti et que l’on est de santé précaire, comment pourrait-on se soigner en cas de maladie grave ou d’opération ?

Toujours selon les études effectuées, sur le plan Santé à Djibouti, par l’Université de SHERBROOKE, en matière de VIH/SIDA il apparaît que pour certaines statistiques concernant Djibouti, ladite Université ne disposerait pas des informations nécessaires en chiffres permettant la « construction dynamique des graphiques et des tableaux »…….

C’est la méthode IOG « CIRCULEZ, IL N’Y A RIEN A VOIR SUR LE SUJET »

Plusieurs raisons expliquent l’absence de données. Parfois les informations ne sont pas disponibles, parfois elles ne sont pas recueillies.

Dans d’autres cas, elles ne sont pas pertinentes.

Les experts ne disposant des informations que pour une seule année, il est alors impossible d’envisager la tendance ou l’évolution du phénomène.

Pour les pays ayant un petit nombre d’habitants, comme c’est le cas pour Djibouti ou les pays qui se retrouvent en marge de la communauté internationale, l’absence d’information fiables devient systématique.

Certains pays rejettent aussi la pertinence de certains indicateurs économiques. L’accès aux données est également problématique dans le cas de pays qui se trouvent dans une phase de reconstruction.

Pour des raisons de qualité (validité et fidélité) de données, il est aussi possible que l’information n’ait pas été retenue.

Il devient URGENT de changer les choses en virant la clique mafieuse qui s’est accaparée tous les pouvoirs.

“It’s time to stand up and start fighting against these stupid unwanted”

Il est temps de se lever et commencer à se battre contre ces stupides indésirables.

07/11/10 (B577) KADRA est revenue (Par Bouh Warsama)

Inspiré de Mathilde est revenue de Jacques Brel

Ma mère, voici le temps enfin venu
D’aller prier Allah pour mon salut
Kadra, la kabyo est revenue
Mohamed Djama, tu peux planquer ton venin
Ce soir je boirai seul tout mon chagrin
Car Kadra, la kabyo est revenue
Toi la servante, toi l’esclave de Balbala
Vaudrait p’t-être mieux changer mes draps
Kadra, la kabyo est revenue
Mes amis, ne me laissez pas seul,
Ce soir, contre elle je repars au combat
Maudite Kadra, puisque la v’là

Mon cœur, mon cœur ne t’emballe pas
Fais comme si tu ne savais pas
Que Kadra, la kabyo est revenue
Ma tête arrête de répéter
Qu’elle est plus cupide et stupide qu’avant l’été
La kabyo qui est revenue
Mon cœur, arrête de bringuebaler
Souviens-toi qu’elle t’a déchiré
La kabyo qui est revenue
Mes amis, seul ne me laissez pas
Dites-moi, que croire en ses mensonges il ne faut pas
Maudite Kadra puisque la v’là

Et vous mes mains, restez tranquilles
C’est un chien errant qui nous revient de la grande ville
Kadra, la kabyo qui est revenue
Et vous mes mains, ne la frappez pas
Ses déviances et ses folies ne me regardent pas
La kabyo qui est revenue
Et vous mes mains, ne tremblez plus
Souvenez-vous quand je lui tapais d’ssus
La kabyo qui est revenue
Vous mes mains, ne vous ouvrez pas
Vous mes bras, ne vous tendez pas
Sacrée Kadra puisque la v’là

Ma mère, arrête toutes tes prières
Ton Ismaïl retourne maintenant en enfer
Celui de Kadra, la Kabyo qui m’est revenue
Mohamed Djama, apporte-nous le meilleur des vins
Celui des grandes noces et des somptueux festins
Car la Kabyo m’est revenue
Toi la servante, toi l’esclave de Balbala
Va tendre mon grand lit des plus beaux draps
Car ma douce Kabyo m’est revenue
Amis, ne comptez plus jamais sur moi
Je crache sur vous encore une fois
Ma belle Kadra puisque te v’là, te v’là !

19/10/10 (B574) L’argent facilement gagné justifie tous les actes les plus abjects. « The easily gained money justifies the most despicable acts» (Par Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

« Face à la Tyrannie d’Ismaïl Bobard, mieux vaut commettre quelques erreurs en agissant
et en restant DEBOUT ENSEMBLE que de refuser d’agir.

Pour l’opposition politique la stagnation comme les sempiternelles palabres
et les tergiversations devant une botte de khât sont bien pire que la mort
car chaque instant, chaque heure, chaque journée, chaque semaine voit des Djiboutiennes et des Djiboutiens souffrir un peu plus.

Le temps que l’on perd
ne reviendra pas ! »

Bouh Warsama

A Djibouti, comme ailleurs, rien de surprenant lorsque l’on affirme, haut et fort, que « le crime organisé rapporte gros ».

En faisant abstraction des autres trafics, tels que les armes sous toutes leurs formes, les matières nucléaires, les déchets et autres… les résultats des études menées par l’Office des Nations Unies de lutte contre le trafic de drogues et le crime organisé dans le monde (ONUDC) ont confirmé récemment qu’ils génèrent plus de 85 milliards d’euros par an.

Vient en tête de ce bien triste palmarès des records de crimes, le trafic d’héroïne et de cocaïne qui est le plus lucratif : 75 milliards d’euros par année.

Dès lors on comprend le pourquoi de toutes les précautions prises par la « Police Politique » (les tristement célèbres SDS d’IOG) pour protéger 24 h/24 H les laboratoires de transformation de drogues « MUTI » situés dans une zone « ultra sensible » du Port Autonome et International de Djibouti (PAID).

Tout y est étroitement surveillé et protégé, notamment contre les « éventuels fouineurs ».

Juge étranger ou pas..peu importe.

On « efface » ou on « suicide » les gêneurs et les autres curieux !!!

Vient ensuite le trafic d’êtres humains, migrants, « travailleurs du sexe », mais aussi personnes et surtout jeunes enfants enlevés de par le monde pour être dirigés ensuite vers les pays occidentaux et qui rapporterait aux organisations criminelles plus de 7 milliards d’euros par an.

La transplantation d’organes humains ayant pris une place très importante dans le traitement des affections, en conséquence de quoi un fossé a commencé à se creuser ces quinze dernières années entre la demande et l’offre d’organes.

Un manque d’organes peut être le terreau de pratiques bien plus que contestables.

Le problème peut se poser tant au niveau national qu’international et engendrer un  » tourisme médical  » comme cela se fait en Asie et en Afrique.

Le commerce et le trafic d’organe sont des marchés qui s’organisent soit de gré par l’achat d’organes vendus  » volontairement « , soit de force par le rapt, le crime ou la fausse adoption.

Le plus dramatique, c’est que de telles sombres transactions ont lieu dans diverses parties du monde et tout particulièrement dans les pays les plus pauvres. Ce sont les populations les plus miséreuses qui en sont les victimes de ces odieux trafics.

L’absence de réglementation stricte dans certains pays a permis le développement de réseaux de trafic d’organes.

C’est le cas aux Etats-Unis, en Amérique latine et dans toute une série de pays du tiers monde.

Nous n’avons eu de cesse de dénoncer et d’intervenir à tous niveaux pour tenter de faire cesser l’ignoble trafic d’enfants (pour d’obscures et diverses raisons), à partir de Djibouti et vers les pays occidentaux, qui s’effectuait sous couvert de « passeports diplomatiques » avec encadrement d’accompagnatrices appartenant à la « cour de Kadra Mahamoud Haïd » et jouant le rôle de mère de famille pour la circonstance.

Une fois débarqués, lesdits enfants étaient pris en charge par un réseau puis disparaissaient.

Si l’on se réfère aux diverses mesures récentes prises au niveau des renforcements des contrôles effectués par la Police de l’Air et des Frontières tout comme sur les limites d’emplois des passeports diplomatiques djiboutiens, sur les aérodromes et aéroports français, il semblerait que nos démarches aient été prises en compte.

Ajoutons à cela que constat est fait que de nouveaux trafics se développent, tel le commerce illégal de ressources naturelles (2,5 milliards d’euros).

La contrefaçon de médicaments utilise des emballages et des formes de faux médicaments presque indécelables. Quant au contenu desdits médicaments, si beaucoup d’entre eux sont sans effet d’aucune sorte sur le plan thérapeutique d’autres peuvent être mortels pour les patients.

Ce trafic là génère 1,15 milliards d’euros par an.

Quant à la cybercriminalité, qui n’en est qu’à ses préliminaires depuis quelques années, elle rapporte plus de 700 millions d’euros chaque année. Elle est en forte progression.

– La Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (UNTOC)

La Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (UNTOC) constitue le premier instrument de droit pénal destiné à lutter contre les phénomènes de criminalité organisée transnationaux.

Elle amorce un rapprochement des législations pénales nationales en établissant les incriminations à caractère universel de participation au groupe criminel organisé, blanchiment des produits du crime, corruption et entrave au bon fonctionnement de la justice et définit pour la première fois les concepts essentiels d’infraction grave et de transnationalité de l’infraction. Elle établit un cadre universel pour la mise en œuvre d’une coopération policière et judiciaire internationale permettant d’améliorer la prévention et la répression des phénomènes de criminalité organisée.

Ladite Convention a été négociée à Palerme puis adoptée par l’Assemblé Générale des Nations unies le 15 novembre 2000.

Elle est entrée en vigueur le 29 Septembre 2003.

Au 6 octobre 2008, elle comptait, 147 Etats Parties et parmi ces pays on trouve Djibouti..

Un Djibouti qui, sous la houlette d’un Ismaïl Omar Guelleh toujours aussi falsificateur, est prête à signer tous les protocoles sans les respecter….

La Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (UNTOC) est complétée par 3 protocoles additionnels : l’un relatif à la traite des personnes, le second au trafic illicite de migrants, et le dernier au trafic des armes à feu.

-Lutte contre la corruption

La corruption, qui entre dans la criminalité transnationale organisée, est un frein au développement politique, social et économique d’un pays.

Entendue comme étant « le mauvais usage du pouvoir, de l’autorité ou de fonctions publiques en vue de l’obtention d’avantages privés », elle est un dysfonctionnement endémique qui touche aussi bien les fonctions régaliennes de l’État que les activités économiques, sociales, culturelles.

Elle affecte l’accès aux services publics (éducation, santé, énergie, eau), voire l’aide alimentaire dans les pays les plus démunis.

L’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) estime que les États qui luttent efficacement contre la corruption peuvent escompter une augmentation de leur revenu de l’ordre de 400%.

Négation des valeurs de l’État de droit et de la démocratie, la corruption entraîne l’érosion des valeurs civiques, l’affaiblissement des institutions par une perte de confiance des citoyens et le développement de l’insécurité comme le subisse actuellement les familles djiboutiennes vivant dans le pays.

Enfin, la corruption nuit à l’efficacité du service public, réduit les ressources disponibles pour les dépenses d’infrastructures, crée un environnement peu propice aux affaires, contribuant à la criminalisation des circuits financiers.
On en constate les pires effets à Djibouti où la situation est bien plus qu’explosive.

« Face à la Tyrannie d’Ismaïl Bobard, mieux vaut commettre quelques erreurs en agissant et en restant DEBOUT ENSEMBLE que de refuser d’agir.

Pour l’opposition politique la stagnation comme les sempiternelles palabres et les tergiversations devant une botte de khât sont bien pire que la mort car chaque instant, chaque heure, chaque journée, chaque semaine voit des Djiboutiennes et des Djiboutiens souffrir un peu plus.

Le temps que l’on perd ne reviendra pas ! »

28/09/10 (B571) Point de vue : la lâcheté du tyran Isamïl Bobard (Bouh Warsama)


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La lâcheté du tyran, Ismaïl Bobard, tend à projeter sur les autres pays, et notamment sur le « grand frère », toutes ses propres erreurs et les responsabilités qu’il a toujours refusées d’assumer.

Bouh Warsama


Les faits sont là, force est de constater que la mauvaise copie de Chef d’Etat qui règne en maître absolu sur Djibouti depuis bien plus de 11 années ne manque pas une occasion de faire démonstration de lâcheté voire de veulerie mais aussi d’outrecuidance sans nulle bravoure lorsque l’opportunité se présente.

Autoproclamé président par la falsification des élections lors de deux mascarades de scrutins cautionnées dans une « négligence complice et coupable » par certains pays occidentaux, le moins que l’on puisse dire c’est que le « monarque bananier Bobard premier » n’a aucune reconnaissance et encore moins un quelconque embryon de considération vis-à-vis de ceux qui approvisionnent indirectement ses comptes bancaires personnels à hauteur de plusieurs dizaines de millions par mois, ce au détriment des populations djiboutiennes, tout en cautionnant ses magouilles et sa tyrannie que l’on peut qualifier de barbare car trop souvent sanguinaire.

– « Toute âme est otage de ses actions » Al Kürran.

De sa position de maître chanteur à l’encontre de certains gouvernements occidentaux et tout particulièrement de la France quant au maintien de sa présence militaire à Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh qui n’en a usé et abusé que trop ces dernières années est aujourd’hui confronté à une situation bien plus que délicate.

En effet, les orientations géopolitiques de l’Elysée ayant évolué en apparence, le tyran djiboutien a une peur panique à l’idée qu’il pourrait fort bien être lâché par ses « protecteurs occidentaux» ; agacés qu’ils sont, autant les uns que les autres, par toutes ses facéties et les bouffonneries de son épouse.

Ismaïl Omar Guelleh alterne le chaud puis le froid mais risquerait bien de se brûler l’arrière train à ce jeu lorsqu’il affirme, haut et fort, qu’il souhaiterait se « débarrasser » de la présence française dans le pays et faire « copain-copain » avec Washington.

Pour cela il lui faudrait par évidence se résigner à bien des concessions et imposer au population djiboutienne une domination américaine déjà bien plus pesante que ne l’est la présence de la France dans le pays et de surcroît accepter de réels réformes démocratiques qu’il est incapable d’en comprendre l’absolue nécessitée donc de faire tant sa peur est grande, et non des simulacres de changements pour « amuser la galerie » comme c’est le cas actuellement.

Dès lors, il serait contraint par Barak Obama à des mutations profondes permettant l’instauration d’un régime démocratique, donc politiquement pluraliste, afin d’accéder à la liberté d’expression, au progrès économique et social ; enfin ouvrir Djibouti et ses jeunes cadres à la modernité dans tous les circuits d’échanges internationaux.

Observons que le marasme « politico-économico-mafieux » dans lequel survit Djibouti n’est pas un secret pour les Chefs d’Etats occidentaux.

Ces derniers en connaissent parfaitement les raisons et évitent la fréquentation d’IOG, alors que comme le fait le Groupe Bolloré les hommes d’affaires vont investir ailleurs, car ils sont exaspérés au plus haut point par toutes les atteintes constatées aux Droits de l’Homme, de la Femme et de l’Enfant.

La conséquence la plus directe est que le couple infernal « IOG/la reine Paulette », honni par l’opinion publique tant locale qu’internationale, est effrayé à l’idée que le trône commun ne s’écroule et que l’un et l’autre puisse perdre ainsi d’un seul coup …les gains énormes que leur rapportent quotidiennement toutes leurs escroqueries, leurs odieux chantages, leurs tromperies et comédies politicardes.

Rien d’étonnant alors que le baratin du duo ne soit plus entendu, plus écouté au-delà des frontières du pays et qu’il prête à dérision, voire même à caricature.

Un baratin fait de bluffs et de fadaises répétitives ayant valeur de discours qui ne résonne plus que faiblement dans le palais de l’Escale bien que ressassé au plus haut niveau de l’Etat par un entourage fait de chèvres bêlantes et retranscrit mot à mot par quelques « journaleux de la gamelle » et serviteurs zélés du Palais.
Un bluff qui frappe par l’inversion permanente et perverse des vérités dont il procède.

– Ismaïl Omar commet des erreurs effroyables, simplement par peur de paraître bête et faible…mais personne n’a le courage de le lui dire….

Le seul enjeu pour IOG semble être, au fond, de paraître bien plus que d’être mais aussi de tenter de tenter maladroitement de se déresponsabiliser ensuite de ses erreurs et de ses excès à l’égard des observateurs étrangers.

C’est là le plus profond des dangers, pour Djibouti et ses populations, comme pour le pouvoir à venir lui-même car les mauvaises habitudes de la facilité de faire dans le « n’importe quoi » puis d’appeler… « AU SECOURS l’étranger » à la rescousse sont prises et, on oserait dire, bien ancrées dans les mœurs depuis des lustres.

– Du haut du Palais de l’Escale on a oublié qui l’on est et surtout d’où l’on vient.

On occulte le fait qu’un peuple qui survit est un peuple qui meurt lentement, jour après jour. Avec lui et non contre lui, il faut patiemment et sans relâche construire, organiser et gérer, ordonner ; édifier pour la jeunesse, pour le court terme et pour demain.

Sous IOG on ne construit pas pour durer…

Il promet de construire des ponts là où il n’y a ni fleuve, ni rivière…., récupère les aides internationales et fait bâtir ailleurs pour son profit.

Son but est de faire le maximum de fric en un minimum de temps en pillant tout ce qui peut l’être, puis en transférant toutes ses richesses indues vers des paradis fiscaux suivant la méthode bien connue du : « après moi le déluge !».

Rien de surprenant en cela car l’actuelle autorité en place n’a qu’une légitimité artificielle, fabriquée de toutes pièces, dans un Djibouti qui n’est pas un Etat de droit et dans la mesure où elle ne prend pas, justement, ses responsabilités mais les fuit systématiquement.

L’opposition politique assiste aujourd’hui, impuissante car muselée qu’elle est, à une déliquescence inquiétante de cette illégitimité, pour ainsi dire transcendante, de l’autorité de l’Etat qui a atteint des niveaux jamais égalés.

La raison de cette décadence politique, à laquelle s’ajoute une faillite économique et sociale sans précédent dans l’histoire du pays, n’engage pas la responsabilité des opposants politiques, assimilés par le pouvoir à des ennemis à abattre car parait-il fomentateurs de troubles à l’intérieur et à l’extérieur du pays, mais parce que l’Etat se présente lui-même chaque jour de plus en plus, tant sur le plan local qu’international, comme étant indubitablement indigne de confiance.

L’égoïsme et les excès du couple infernal qui règne de concert en « maîtres absolus » sur Djibouti inspirent une telle horreur que les démocraties occidentales qui ont des intérêts géopolitiques dans la région ont réinventé une forme de politesse diplomatique pour ne pas voir ni entendre ce qu’il se passe dans le pays.

Mais à travers de tous les voiles, de tous les masques artificiels, les cris des suppliciés dans les prisons, Hommes, Femmes, Enfants et la vérité percent alors que les mascarades se trahissent d’elle-même en toute rencontre.

Chaque Djiboutienne, chaque Djiboutien en vient à se poser bien des questions consistant à savoir :

– « Pourquoi devrait-on se soumettre volontairement à une autorité locale autoproclamée et qui, de son propre aveu, décline toute responsabilité face aux problèmes gravissimes qui s’imposent à elle mais qui ne sait qu’utiliser le bâton, le fusil, les balles, la prison et la torture, y compris contre les Femmes et les Enfants, comme seules réponses ? »

– « Pourquoi le pays des Droits de l’Homme et la patrie d’Abraham Lincoln acceptent-ils une telle situation et financent-ils un gouvernement qui n’a aucun respect pour l’humain, la Femme et l’Enfant ? »

– La citation d’Abraham Lincoln « En donnant la liberté aux esclaves, nous assurons celle des hommes libres » a-t-elle véritablement un sens lorsque l’on vit à Djibouti et que l’on subit les effets désastreux de la tyrannie cautionnée ?

De par sa nature, Ismaïl Omar Guelleh a toujours exprimé le besoin de rendre quelqu’un responsable de ses propres erreurs commises et des conséquences désastreuses de ses inconstances qui, jour après jour, émergent maintenant.

Certes on peut aussi affirmer que ce tyran là n’est qu’une fiction et qu’en fait son pouvoir, pour le moins ce qu’il en reste, se dissémine en réalité entre de nombreux petits sous-tyrans qui se veulent être anonymes et irresponsables car se cachant derrière lui ; mais soutenir cela ce serait oublier, un peu trop vite à notre sens, que le « donneur d’ordres » et « le Chef » c’est lui, comme il se plait à le rappeler à sa manière si souvent.

Incapable d’assumer ses propres responsabilités ce simili Chef d’Etat considère, sur le plan international, que l’on doit être pleinement et en permanence « à son service » et tente même de faire assumer par tous les autres la responsabilité intégrale de ses propres errements et échecs.

Cette lâcheté, mise clairement en évidence dès les premiers jours du conflit avec l’Erythrée, pour la possession de la zone de Ras Doumeïra et de son île, confirme bien ce que nous affirmons depuis bien longtemps : à savoir que le tyran djiboutien est au bord du gouffre car il commence à récolter ce qu’il a semé en se voyant opposer, notamment par le « grand frère », une fin de non recevoir à toutes ses frasques financières, ambitions utopiques et à ses extravagances pharaoniques.

IOG serait-il devenu un « associé insupportable » pour les pays occidentaux ? Derrière une image du « diplomatiquement correct » qui se veut rassurante il semblerait bien que le tyran soit à la limite de la disgrâce ; ce qui est certain c’est qu’il dérange de plus en plus les diplomaties occidentales.

Posez-vous la question de savoir pourquoi aucun chef d’Etat français, ou d’un grand pays occidental, n’a rendu de visite officielle à Djibouti…depuis 1988…. ?

Le dernier en date était le président Mitterrand.

Loin est l’époque où la représentation diplomatique française à Djibouti se précipitait en courant au Palais de l’Escale, toute affaire cessante avec « l’infirmerie de secours » sous le bras et quelques dizaines de millions dans la poche, au moindre éternuement de son Excellentissime Sérénité le Tyran et « grand Maître du pays ».

IOG pouvait alors librement insulter, imposer, exiger voire même faire brûler le drapeau tricolore sous les fenêtres de l’Ambassade de France par quelques hommes des SDS ou de sa Garde Présidentielle, menacer d’expulser tous les Français vivant à Djibouti sous huitaine si le Palais de l’Elysée d’alors ne cédait pas à ses exigences…et caprices.

– C’est la pire des lassitudes lorsque l’on ne veut plus vouloir céder …

Oui mais voilà, la lassitude s’est installée, cette forme de fatigue d’un moment donné qui, telle l’ombre d’une faille est venue assombrir avec le temps les relations entre les deux actuels chefs d’Etats.

Si l’immunité diplomatique a prix le pas et mis momentanément sous l’étouffoir la Justice dans l’affaire de l’assassinat du juge Bernard Borrel, nul citoyen républicain ne pourrait comprendre que le président français
ait oublié qu’en un moment c’est la justice qui fut assassinée un soir d’octobre 1995 à Djibouti.

Il est des blessures à l’âme qui ne guérissent pas.

Bien plus que cela ne pourrait paraître à première vue, diplomatiquement parlant les temps ont changé.

L’Ambassadeur de France ne court plus, il marche et ne se déplace que pour de la distribution de distinctions honorifiques et de médailles françaises destinées à l’entourage du président djiboutien.

– Pour IOG, à force de traîner un sac de mystifications perfides on finit forcément par l’user.

Ismaïl Bobard a terminé de vivre dans un infini illusoire, de cela nous pensons qu’il en a pris conscience.

Ses illusions ne cessent de tomber l’une après l’autre, comme les écorces d’un fruit mûr.

Et le fruit c’est l’expérience, sa saveur est très amère !

10/09/10 (B568) « La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf » (Par Bouh Warsama)

Inspiré de la fable
de Monsieur Jean de LA FONTAINE (1621-1695)

Sortie du ruisseau, une grenouille aperçut un mammifère ruminant
Bien que mariée, le bœuf lui sembla être plaisant, un bon parti
Car occupant une position que bon nombre, à l’époque, lui envient
Elle estime donc, pour son propre intérêt, qu’il serait fort attrayant
De faire un bout de chemin avec lui et fut pour elle sa priorité

Se pensant choisie, par le ciel, pour une vie faite de somptuosité

Or, la présomptueuse grenouille n’avait pas, c’était affligeant
Le manichéisme du bœuf ; ce futur autoproclamé président,
Ne disposant, quant à elle, que de l’envie de tout démesurée
La grenouille qui était, de par ses origines, encore presque inconnue,
N’avait jamais connue la pauvreté, la faim car toujours bien repue
Malgré un passé bien plus que tourmenté, elle va donc l’épouser

Dés lors elle s’installe puis s’enfle de l’argent de l’Etat détourné

Des biens des êtres injustement expropriés de par sa seule volonté
Profitant, jouissant de tout ; en un mot tout s’accaparant
Usant et abusant des décisions ubuesques d’un ersatz de justice
Etre en disgrâce par son seul désir devint vite un ignoble supplice
Pillant ça est là les aides internationales à chaque instant
Pour enfin, se croire ainsi être respectée, voire « reine adulée »

Alors qu’en vérité méprisée plus que jamais par toutes les femmes
Qui lui font reproche d’absence de cœur et la noirceur de son âme

Mais attisée, excitée telle une diva, par les caméras et les micros,
La grenouille y va de ses fadaises, de ses niaiseries en trémolos,
En rajoutant à cela ses esclandres, colères furieuses dans le mélo.
Au Palais des artifices, le spectacle tragi-comique est ainsi permanent,
Chaises et objets projetés, accompagnés de volées de coups de poing
Insultes, outrages, vilénies voire infamies se succèdent, tout le moins

L’arrogante grenouille se croit parvenue au zénith, au firmament.
" Une grande étoile est née, voulu par le ciel pense-t-elle,
Comme la vie, pour moi, sera bientôt bien plus belle

Quand je ferai la loi en ce pays, toute MA loi,
Car ce peuple d’ignares et ma famille n’attendent que Moi …"
Alors des lèche-bottes surgissent du néant et se jettent à ses pieds,
Venant de n’importe où, voire du même ruisseau débarqués,
N’ayant nulle cesse, de l’encenser, de l’implorer, de la glorifier
Passant leur temps à vanter artificiels mérites et pseudos dignités
De chacun de ses mots, de ses cris et braillements les célébrer

En ces moments, l’intrigante Grenouille ainsi tant magnifiée
Se dit qu’elle a enfin atteint son but ; croit de tout, avoir triomphé
Enterrant par la pensée, son époux et autoproclamé Président
Grâce à ses compétences manifestes et ses nombreux talents !!

La tête fortement enflée par son ambition démesurée et ses projets,
L’oubli devenant pour elle seul moyen de détruire son passé

La Grenouille en est venue, avec les ans, à négliger l’élémentaire vérité
Celle que le peuple asservi depuis si longtemps va bientôt lui rappeler !

Et, comme il est dit dans la moralité de la fable,
Dont je trouve la fin décente et bien plus que convenable :

La chétive pécore
S’enfla si bien qu’elle en creva !

15/07/10 (B560) La force de la vox populi est un véritable ouragan lorsqu’elle frappe ; quelque chose de sublime qui a toujours précipité le désastre de la tyrannie, de ses « soudards » et de ses complices. (Par Bouh Warsama)

Sous la double gouvernance d’Ismaïl Bobard 1er et de Paulette la prédatrice opportuniste, dans l’actuel royaume bananier de Djibouti on torture davantage pour faire taire, pour faire peur, que pour faire parler les victimes du régime.

La torture qui y est pratiquée s’entoure de secrets qui n’en sont pas car malgré toutes les précautions prises tout se sait et tout se dit à Djibouti.

Pour les tortionnaires aux ordres du pouvoir politique dominant, la plus grande difficulté ce n’est pas de conserver un secret mais de garder secret le fait qu’ils gardent un secret…..

Le Palais de l’Escale, devenu celui des artifices, tente vainement d’imposer des silences autour de l’acte, des lieux, des personnes qui pratiquent la torture tout en leur assurant une immunité qu’ils savent ne pas pouvoir bénéficier car les noms des tortionnaires sont écrits en lettres de sang dans les mémoires collectives…alors que chacun sait que viendra bientôt le jour du jugement ; avant celui de Dieu !

Quant à la tyrannie au pouvoir, qui tente vainement de sauver la face en se donnant une théâtrale image de respectabilité à la « bousbir » qui prête à dérision et à railleries jusque dans son entourage, elle impose le silence à une société djiboutienne prise en otage car placée sous une terreur vécue au quotidien ; une société sous surveillance permanente et muselée par diverses censures.

Les familles des victimes et des disparus dans les prisons du pouvoir, tout le moins celles qui n’ont pas pu fuir vers l’exil, sont terrorisées par l’horreur qu’elles pressentent. Elles subissent toutes les pressions les plus odieuses – dont les viols sur les femmes, les licenciements – pour se taire et oublier ; comme si l’on pouvait effacer de leur mémoire et d’un seul coup d’éponge toutes les horreurs commises sur ordre du Palais de l’Escale.

En Occident, on préfère hélas trop souvent ne pas savoir, ne pas entendre, ne pas voir – et c’est, là encore, le silence ; parfois le silence complice.

« Après tout ce n’est pas notre affaire, c’est celle des Djiboutiens !»

La tyrannie imposée par le couple infernal à Djibouti n’a jamais rien fini elle-même.

Si elle agit ainsi c’est pour tenter de minimiser toutes ses responsabilités dans les crimes commis pourtant sur son ordre.

Percevant parfaitement l’odeur de la révolte qui balaie chaque jour un peu plus le pays, cette tyrannie là a pris le parti d’attendre que ses « soudards » et ses complices terminent le travail de barbarie perpétré sur les populations sans défense, notamment celles du Nord et du Sud-ouest.

Face à ces évènements d’une extrême gravité nous observons, hélas, que bien peu – parmi les leaders de l’opposition – osent écrire et dénoncer ouvertement sur le plan international de tels actes ignobles alors qu’il conviendrait de mieux informer et de tenter ainsi de faire « bouger les choses » en sortant de son endormissement le monde occidental.

Pour les « employés aux basses œuvres » du régime Guelleh, il n’est question que de détruire. Alors et par ce qu’elles en détiennent les armes et l’autorité nécessaires pour le faire, toutes les cupidités s’allient aisément au tyran ; mais qu’en sera-t-il demain lorsque la vox populi exigera que justice soit faite ?

Tous les excès, commis par et au nom du couple infernal qui s’est accaparé tous les pouvoirs à Djibouti, élèveront alors des tribunaux bien plus hauts, bien plus implacables à l’égard des donneurs d’ordres comme des exécutants des basses œuvres et bien plus redoutables dans leurs attendus et jugements que ceux des lois de la république.

Comment pourrait-on justifier que l’on ait reçu l’ordre d’agir en barbare et que l’on ait exécuté cet ordre contre ses frères et ses sœurs ?

« La pratique de la torture est une violation des droits de l’homme particulièrement grave, et, en tant que telle, strictement réprouvée par le droit international et, en particulier, par la Déclaration universelle des droits de l’homme qui proclame, en son article 5, que :

"nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants".

Selon la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradant de 1984, la torture implique qu’une « douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales », aient été infligées « intentionnellement » dans un but précis ou « pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit (…) par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite ».

Mais la torture va bien au-delà du fait d’infliger des douleurs physiques, des coups ou des mutilations.

De plus en plus se développe une forme de torture basée sur l’isolement sensoriel, la privation de sommeil, les pressions psychologiques, les humiliations.

Les dégâts causés par cette torture « blanche », sans agression directe du corps, sont souvent aussi terribles que les sévices physiques.

La force de la vox populi est un ouragan, quelque chose de sublime qui précipite le désastre. C’est une histoire qui se termine toujours mal pour la tyrannie en place et pour ses soudards et ses complices.

29/03/10 (B544) Le régime imposé par IOG étant celui de l’arbitraire, celles et ceux qui se placent, … (Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

Le régime imposé par IOG étant celui de l’arbitraire, celles et ceux qui se placent, aujourd’hui et ouvertement, dans l’illégalité sont les courageux dénonciateurs de l’oppression étatique imposée par le Tyran.
Bouh Warsama

« Si le Parti venait à l’exiger, un vrai bolchevik serait prêt à croire que le noir est blanc et le blanc est noir », déclara un jour un compagnon de Lénine.

Un tel précepte dépassant le ridicule pourrait être une merveille de dérision à traduire par un dessin caricatural à publier sur l’ARDHD.

Une raillerie amère si elle ne décrivait pas, hélas et quasi parfaitement, l’exaltation révolutionnaire qui était censée caractériser le « bon soviétique » dans un système politique artificieux, doctrinal à outrance et faussement collectiviste.

Une tyrannie de parti politique dont s’est largement inspiré le RPP avec tous les sacrifices imposés aux populations djiboutiennes asservies pour conforter autant les intérêts de la haute hiérarchie de l’appareil que pour imposer par la force un culte de la personnalité dévolu au service d’un homme.

Formé à la tristement célèbre « Ecole communiste des apparatchiks », qu’il fréquenta en un temps dans les pays du bloc communiste d’alors (ndlr : c’est de là que vient son surnom de Carlos) et bien avant son autoproclamation à la tête de la république de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh savait exactement quel régime politique, économique et social il imposerait dès le lendemain de son premier hold-up électoral pour la présidence du pays et comment il se maintiendrait ensuite en place par l’utilisation de tous les moyens ; surtout les plus illégaux, voire même les plus barbares.

Il a largement profité du rang qu’il s’est octroyé par la tromperie et de sa supposée situation privilégiée pour renforcer son « illégitimité…légitimée » par toutes les falsifications.

Il a ainsi assis son ascendant sur une population djiboutienne, prise en otage, pour s’enrichir à partir de toutes les corruptions qu’il a imposées à sa hiérarchie et dont il tire largement profit.

Dès lors les similitudes entre les méthodes du stalinisme et les pratiques d’Ismail Omar Guelleh, véritable « Machine politique à broyer le peuple asservi », n’ont rien d’étrange si l’on veut y regarder de plus près.

– Réduire à néant l’opposition politique, la culpabiliser vis-à-vis du peuple.

Comme cela se faisait sous Staline, hommes et femmes Djiboutiens furent bien vite confrontés, et le sont encore de nos jours, à des vagues épisodiques d’arrestations politiques arbitraires mettant en scène les SDS (Services Djiboutiens de Sécurité), bras séculier du Palais de l’Escale.

Des arrestations présentées telles des « médications » qui sont censées consolider …l’Etat en démasquant les « ennemis cachés » de Djibouti.

– « Médications contre les ennemis cachés de Djibouti ».

Tout est dit dans ces quelques mots et justifiera TOUT, surtout l’injustifiable d’actes d’éliminations dépassant l’ignominieux et le méprisable.

Eliminations par suicide…accident de la circulation, empoisonnement provoquant rupture d’anévrisme, crise cardiaque ou incarcération à Gabode sous de fallacieux prétextes suivie d’un « accidentel décès » sans enquête, les purges se succédèrent et dégagèrent bien vite le chemin menant à tous les pouvoirs.

 

– Liste non exhaustive de quelques victimes du régime

  • Mohamed Djama Elabeh. Leader de l’opposition après sa démission de tous ses mandats suite au massacre d’Arhiba. Déclaré décédé par rupture d’anévrisme dans un hôpital militaire…à Paris où il fut transporté en urgence, les analyses du sang démontrèrent qu’il fut empoisonné.
  • Idriss Farah Abanneh,
  • Youssouf Ali Chirdon,
  • Ahmed Issa dit Cheiko. Il fut retrouvé mort (on suppose par empoisonnement, selon des témoins) dans les bras d’une femme qui va subitement s’enrichir dans les jours qui vont succéder le décès de Cheiko.
    Cette femme fut en apparence largement récompensée par le pouvoir mais va à son tour être  » effacée  » à Hargeisa (Somaliland) où elle vivait en grande aisance.
  • Général Yacin Yabeh. Victime d’une non assistance volontaire d’IOG sur personne en danger,
  • Colonel Hoche Robleh Idleh. Empoisonné sur ordre d’Ismaïl Omar par l’aspirant Zakaria de l’époque (aujourd’hui lieutenant colonel de la Gendarmerie),
  • Ibrahim Harbi Farah (frère de Mahmoud Harbi),
  • Abdi Dagoleh,
  • Djigua Bigua
  • et tant d’autres……………………….
– « Ennemi caché de Djibouti » une trouvaille fort à propos !

La formule « d’ennemi caché » fut, là encore, empruntée aux méthodes staliniennes et constitua pour le pouvoir en place à Djibouti une fructueuse trouvaille rhétorique.

Elle permit et permet encore de nos jours, sans jugement d’aucune sorte donc sans loi, d’incarcérer puis de torturer quiconque dérange le pouvoir en place ; ceci en écartant fictivement toute idée d’injustice par un panel de fausses accusations ubuesques. Subterfuges soumis à l’appréciation l’opinion publique locale, mais qui ne trompent que le Palais de l’Escale, alias Palais des mystifications patentées.

Le procès intenté contre Mohamed Saleh Alhoumékani est l’un des exemples de ce que nous affirmons pour ce qui concerne les mascarades locales de justice en matière de procès publics et de faux témoignages.

Le courage c’est de chercher la vérité et d’oser la dire.

Souvenons-nous aussi de l’arrestation, du jugement ubuesque suivi de l’incarcération de la diva djiboutienne, Neïma Djama Miguil. Cette affaire que l’on doit à l’irascible et combien cruelle Kadra Haïd souleva une véritable levée de boucliers à Djibouti. L’épouse du tyran s’attira toutes les foudres de la communauté en exil et de vives réactions, en urgence, au sein de l’ARDHD qui multiplia ses interventions à haut niveau en France pour contribuer, autant qu’elle pouvait le faire, à la libération de Neïma.

Plus la femme ou l’homme dérange IOG ou Kadra Haïd, plus elle/il est incontestablement coupable des faits reprochés et « forcément un ennemi caché… » qui agit contre leurs intérêts … ; donc contre ceux du peuple.

Neïma Djama Miguil comme tant d’autres femmes et hommes de courage ne sont pas des ennemis du peuple. Comment pourraient-ils/elles l’être alors qu’ils/elles sont issus du peuple, en sont l’incarnation et l’expression de ses aspirations.

A ceci s’ajoute l’outil putride qu’est la délation, là encore d’émanation stalinienne, qui est devenue un véritable sport national à Djibouti sous IOG comme l’est la corruption à haut niveau de responsabilités.

Cet acte de dénonciation le plus souvent diffamatoire car sans fondement à l’encontre de l’accusé est considéré telle une vertu imposée par une Police Politique qui s’enorgueillie encore de nos jours de récompenser celles et ceux qui surveillent et dénoncent leurs voisins afin de s’assurer de leur ardeur au service de son Excellentissime Sérénité Ismaïl Bobard et de Kadra Haïd.

– Selon la formule des SDS, le fils doit dénoncer le père qui, lui-même, dénonce l’oncle ou le voisin….
Je dénonce, tu dénonces, on se dénonce tous !

Totalement inaccessibles, les archives des organes de la répression politique et judiciaire à Djibouti restent closes.

Des archives exceptionnelles qui éclaireront, un jour prochain, la réalité du régime IOG au quotidien et tous ses méandres si ces archives et fiches individuelles de renseignements ne sont pas détruites avant …par un grand feu et, par évidence…, « accidentel » sinistre…

Depuis le début des années 80 et la mainmise d’Ismaïl Omar sur l’Etat et ses rouages, s’est instauré dans le pays le régime de la terreur entretenue, donc celui du silence imposé.

Durant bien des années, chacun s’est mis à chuchoter avec la crainte qu’un mot saisi au vol ou placé hors de son contexte ne parvienne aux « oreilles » des SDS.

La simple contestation de l’autorité dont se pare le couple infernal IOG/KADRA étant à considérer comme un « crime d’Etat », nombreux auront été celles et ceux qui furent incarcérés à Gabode sans jugement et qui n’en sont jamais ressortis vivants.

– La machine iogienne fut et demeure encore de nos jours une énorme machine à broyer les Djiboutiens opposants politiques et défenseurs des droits de l’homme.

Cet outil puise allègrement tous ses financements dans la corruption et les détournements des fonds internationaux d’aide au développement ; le pire étant que les pays bailleurs de fonds en sont parfaitement informés mais détournent leur regard de ce qu’ils ne veulent pas voir…pour l’instant.

Comme cela se faisait en URSS, bon nombre d’hommes, dont Jean Paul Noël Abdi, se couchent chaque nuit encore presque tout habillés, un sac bouclé et posé au pied de leur lit.

Ils sont convaincus que leur arrestation nocturne peut être différée mais certes pas suspendue.

Ils savent par expérience vécue qu’à chaque instant, de jour comme de nuit, la porte de leur habitation peut soudainement voler en éclat et que des hommes de la Police Politique peuvent ensuite se saisir d’eux, sans commission rogatoire et surtout sans ménagement mais avec quelques coups de matraques en prime, puis les emmener illico presto à Nagad, Gabode ou ailleurs pour d’incessants interrogatoires.

Les tortionnaires aux ordres d’IOG et autres psychopathes pervers qui constituent le petit noyau dur de sa Police Politique sont en général des hommes qui doutent d’eux mêmes, dévalués et qui n’ont pas « réussi » à leurs propres yeux.

Ils ont inconsciemment besoin de se valoriser vis-à-vis du « chef », de se sentir « grands » au moins avec une personne.

Alors quoi de plus facile que de le faire avec un opposant politique et défenseur des droits de l’humain en le torturant psychologiquement et physiquement ?.

Avec la menace qui pèse sur ces quelques psychopathes pervers des SDS d’être traduits un jour prochain devant les tribunaux compétents, rares sont les jeunes Djiboutiens sans emploi qui rêvent encore d’être admis au sein de la Police Politique bien que ce soit une façon d’acquérir une position sociale et la possibilité de manger à sa faim.

Au sein des SDS s’y côtoient les pires lâchetés certes mais aussi parfois les plus émouvantes histoires de solidarité à l’égard du peuple opprimé.


Il semblerait que, là encore, les « choses » évolueraient positivement ; nous aurons vraisemblablement, un jour prochain, le loisir d’aborder dans le détail et bien plus longuement un tel sujet d’importance.

– Le régime imposé par IOG étant celui de l’arbitraire, celles et ceux qui se placent, aujourd’hui et ouvertement, dans l’illégalité sont les courageux dénonciateurs de l’oppression étatique.

L’une des plus grandes erreurs fut et demeure la forte propension d’IOG à ne récompenser que celles et ceux qui, par intérêt, se couchaient devant lui, le louaient et l’encensaient pour des qualités qu’il ne possédait pas et ne possède toujours pas.

Ce qu’IOG et KADRA ne comprennent pas aujourd’hui c’est que leur « basse-cour » jacassante d’hier est devenue presque silencieuse, elle s’éloigne discrètement du couple infernal, commence à quitter le navire en perdition et n’hésite plus à les accuser quasi ouvertement de leurs erreurs et de leurs vices que le couple voulait ignorer totalement.

L’un et l’autre se sont trop longtemps adjugé, en vertu d’une factice supériorité, l’immense part de toutes les corruptions et des finances publiques de Djibouti pour perdre le droit de maudire qui, aux époques de la barbarie d’antan, asservissait le faible en vertu de sa supériorité physique.

Toutes les tendances égoïstes du tyran, le culte de lui-même et le mépris des autres, y compris de celles et ceux qui le servent, prennent leur source dans l’organisation de ses relations avec quelques tribus qu’il ne réussit qu’à maitriser que par et pour l’argent et non point pour le respect de ce qu’il est. Ce n’est au final qu’un vaste miroir aux alouettes qui se fissure un peu plus chaque jour montrant ainsi ses limites pour manipuler, exploiter et asservir en douceur son prochain.

Discrète puis vive, la contestation populaire qui gagne chaque jour du terrain et risque d’enflammer le pays s’est manifestée depuis bien des années au sein de la communauté des Djiboutiennes et des Djiboutiens en exil.

Ce n’est pas un outil de répression du peuple à l’égard de la Nomenklatura d’IOG ou un moyen pour certains d’assouvir une vengeance ou de manifester leur haine ; c’est l’expression d’un ras le bol quasi général.

Cette contestation est pour le peuple djiboutien, interdit d’expression, de grève et d’opposition depuis bien plus de dix années, un moyen d’exprimer son mal-être et toutes ses frustrations.

– Djiboutienne, Djiboutien il est temps de te lever et d’agir !

Pour chacune et chacun, quel que puisse être son origine ethnique et son rang social, sa couleur et son appartenance religieuse, c’est le moment de vaincre ses propres peurs, précisément par ce qu’elles passent à l’offensive et, au bout du compte, avaient fini par le passé par encercler la liberté de penser, d’être, d’entendre et de voir.

  • Il vous faut vaincre la peur de l’inconnu qui empêche de grandir.
  • Il vous faut vaincre la peur de la différence qui contraint trop souvent au repli et à l’isolement politique.
  • Il vous faut vaincre la peur de l’autre qui prive de l’extraordinaire richesse de la fraternité, de cette fraternité qui permettra de construire ENSEMBLE Djibouti.

Ceci n’a rien d’un engagement moral ou un prêche de circonstance, c’est une force qui est en chacune et chacun pour maîtriser le monde qui vient, avec les yeux grands ouverts contre toutes les formes de tyrannie et, par évidence, sans Ismaïl Omar Guelleh.

Voilà qui devrait aussi inviter les dirigeants politiques de tous bords au sein de l’opposition à plus d’humilité et à moins de ridicule.

Auront-ils enfin la volonté d’être résolus ENSEMBLE et définitivement lucides sur leurs limites en dehors des longues palabres sans lendemain ?.

Inch’Allah !

29/03/10 (B544) Le régime imposé par IOG étant celui de l’arbitraire, celles et ceux qui se placent, … (Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

Le régime imposé par IOG étant celui de l’arbitraire, celles et ceux qui se placent, aujourd’hui et ouvertement, dans l’illégalité sont les courageux dénonciateurs de l’oppression étatique imposée par le Tyran.
Bouh Warsama

« Si le Parti venait à l’exiger, un vrai bolchevik serait prêt à croire que le noir est blanc et le blanc est noir », déclara un jour un compagnon de Lénine.

Un tel précepte dépassant le ridicule pourrait être une merveille de dérision à traduire par un dessin caricatural à publier sur l’ARDHD.

Une raillerie amère si elle ne décrivait pas, hélas et quasi parfaitement, l’exaltation révolutionnaire qui était censée caractériser le « bon soviétique » dans un système politique artificieux, doctrinal à outrance et faussement collectiviste.

Une tyrannie de parti politique dont s’est largement inspiré le RPP avec tous les sacrifices imposés aux populations djiboutiennes asservies pour conforter autant les intérêts de la haute hiérarchie de l’appareil que pour imposer par la force un culte de la personnalité dévolu au service d’un homme.

Formé à la tristement célèbre « Ecole communiste des apparatchiks », qu’il fréquenta en un temps dans les pays du bloc communiste d’alors (ndlr : c’est de là que vient son surnom de Carlos) et bien avant son autoproclamation à la tête de la république de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh savait exactement quel régime politique, économique et social il imposerait dès le lendemain de son premier hold-up électoral pour la présidence du pays et comment il se maintiendrait ensuite en place par l’utilisation de tous les moyens ; surtout les plus illégaux, voire même les plus barbares.

Il a largement profité du rang qu’il s’est octroyé par la tromperie et de sa supposée situation privilégiée pour renforcer son « illégitimité…légitimée » par toutes les falsifications.

Il a ainsi assis son ascendant sur une population djiboutienne, prise en otage, pour s’enrichir à partir de toutes les corruptions qu’il a imposées à sa hiérarchie et dont il tire largement profit.

Dès lors les similitudes entre les méthodes du stalinisme et les pratiques d’Ismail Omar Guelleh, véritable « Machine politique à broyer le peuple asservi », n’ont rien d’étrange si l’on veut y regarder de plus près.

– Réduire à néant l’opposition politique, la culpabiliser vis-à-vis du peuple.

Comme cela se faisait sous Staline, hommes et femmes Djiboutiens furent bien vite confrontés, et le sont encore de nos jours, à des vagues épisodiques d’arrestations politiques arbitraires mettant en scène les SDS (Services Djiboutiens de Sécurité), bras séculier du Palais de l’Escale.

Des arrestations présentées telles des « médications » qui sont censées consolider …l’Etat en démasquant les « ennemis cachés » de Djibouti.

– « Médications contre les ennemis cachés de Djibouti ».

Tout est dit dans ces quelques mots et justifiera TOUT, surtout l’injustifiable d’actes d’éliminations dépassant l’ignominieux et le méprisable.

Eliminations par suicide…accident de la circulation, empoisonnement provoquant rupture d’anévrisme, crise cardiaque ou incarcération à Gabode sous de fallacieux prétextes suivie d’un « accidentel décès » sans enquête, les purges se succédèrent et dégagèrent bien vite le chemin menant à tous les pouvoirs.

 

– Liste non exhaustive de quelques victimes du régime

  • Mohamed Djama Elabeh. Leader de l’opposition après sa démission de tous ses mandats suite au massacre d’Arhiba. Déclaré décédé par rupture d’anévrisme dans un hôpital militaire…à Paris où il fut transporté en urgence, les analyses du sang démontrèrent qu’il fut empoisonné.
  • Idriss Farah Abanneh,
  • Youssouf Ali Chirdon,
  • Ahmed Issa dit Cheiko. Il fut retrouvé mort (on suppose par empoisonnement, selon des témoins) dans les bras d’une femme qui va subitement s’enrichir dans les jours qui vont succéder le décès de Cheiko.
    Cette femme fut en apparence largement récompensée par le pouvoir mais va à son tour être  » effacée  » à Hargeisa (Somaliland) où elle vivait en grande aisance.
  • Général Yacin Yabeh. Victime d’une non assistance volontaire d’IOG sur personne en danger,
  • Colonel Hoche Robleh Idleh. Empoisonné sur ordre d’Ismaïl Omar par l’aspirant Zakaria de l’époque (aujourd’hui lieutenant colonel de la Gendarmerie),
  • Ibrahim Harbi Farah (frère de Mahmoud Harbi),
  • Abdi Dagoleh,
  • Djigua Bigua
  • et tant d’autres……………………….
– « Ennemi caché de Djibouti » une trouvaille fort à propos !

La formule « d’ennemi caché » fut, là encore, empruntée aux méthodes staliniennes et constitua pour le pouvoir en place à Djibouti une fructueuse trouvaille rhétorique.

Elle permit et permet encore de nos jours, sans jugement d’aucune sorte donc sans loi, d’incarcérer puis de torturer quiconque dérange le pouvoir en place ; ceci en écartant fictivement toute idée d’injustice par un panel de fausses accusations ubuesques. Subterfuges soumis à l’appréciation l’opinion publique locale, mais qui ne trompent que le Palais de l’Escale, alias Palais des mystifications patentées.

Le procès intenté contre Mohamed Saleh Alhoumékani est l’un des exemples de ce que nous affirmons pour ce qui concerne les mascarades locales de justice en matière de procès publics et de faux témoignages.

Le courage c’est de chercher la vérité et d’oser la dire.

Souvenons-nous aussi de l’arrestation, du jugement ubuesque suivi de l’incarcération de la diva djiboutienne, Neïma Djama Miguil. Cette affaire que l’on doit à l’irascible et combien cruelle Kadra Haïd souleva une véritable levée de boucliers à Djibouti. L’épouse du tyran s’attira toutes les foudres de la communauté en exil et de vives réactions, en urgence, au sein de l’ARDHD qui multiplia ses interventions à haut niveau en France pour contribuer, autant qu’elle pouvait le faire, à la libération de Neïma.

Plus la femme ou l’homme dérange IOG ou Kadra Haïd, plus elle/il est incontestablement coupable des faits reprochés et « forcément un ennemi caché… » qui agit contre leurs intérêts … ; donc contre ceux du peuple.

Neïma Djama Miguil comme tant d’autres femmes et hommes de courage ne sont pas des ennemis du peuple. Comment pourraient-ils/elles l’être alors qu’ils/elles sont issus du peuple, en sont l’incarnation et l’expression de ses aspirations.

A ceci s’ajoute l’outil putride qu’est la délation, là encore d’émanation stalinienne, qui est devenue un véritable sport national à Djibouti sous IOG comme l’est la corruption à haut niveau de responsabilités.

Cet acte de dénonciation le plus souvent diffamatoire car sans fondement à l’encontre de l’accusé est considéré telle une vertu imposée par une Police Politique qui s’enorgueillie encore de nos jours de récompenser celles et ceux qui surveillent et dénoncent leurs voisins afin de s’assurer de leur ardeur au service de son Excellentissime Sérénité Ismaïl Bobard et de Kadra Haïd.

– Selon la formule des SDS, le fils doit dénoncer le père qui, lui-même, dénonce l’oncle ou le voisin….
Je dénonce, tu dénonces, on se dénonce tous !

Totalement inaccessibles, les archives des organes de la répression politique et judiciaire à Djibouti restent closes.

Des archives exceptionnelles qui éclaireront, un jour prochain, la réalité du régime IOG au quotidien et tous ses méandres si ces archives et fiches individuelles de renseignements ne sont pas détruites avant …par un grand feu et, par évidence…, « accidentel » sinistre…

Depuis le début des années 80 et la mainmise d’Ismaïl Omar sur l’Etat et ses rouages, s’est instauré dans le pays le régime de la terreur entretenue, donc celui du silence imposé.

Durant bien des années, chacun s’est mis à chuchoter avec la crainte qu’un mot saisi au vol ou placé hors de son contexte ne parvienne aux « oreilles » des SDS.

La simple contestation de l’autorité dont se pare le couple infernal IOG/KADRA étant à considérer comme un « crime d’Etat », nombreux auront été celles et ceux qui furent incarcérés à Gabode sans jugement et qui n’en sont jamais ressortis vivants.

– La machine iogienne fut et demeure encore de nos jours une énorme machine à broyer les Djiboutiens opposants politiques et défenseurs des droits de l’homme.

Cet outil puise allègrement tous ses financements dans la corruption et les détournements des fonds internationaux d’aide au développement ; le pire étant que les pays bailleurs de fonds en sont parfaitement informés mais détournent leur regard de ce qu’ils ne veulent pas voir…pour l’instant.

Comme cela se faisait en URSS, bon nombre d’hommes, dont Jean Paul Noël Abdi, se couchent chaque nuit encore presque tout habillés, un sac bouclé et posé au pied de leur lit.

Ils sont convaincus que leur arrestation nocturne peut être différée mais certes pas suspendue.

Ils savent par expérience vécue qu’à chaque instant, de jour comme de nuit, la porte de leur habitation peut soudainement voler en éclat et que des hommes de la Police Politique peuvent ensuite se saisir d’eux, sans commission rogatoire et surtout sans ménagement mais avec quelques coups de matraques en prime, puis les emmener illico presto à Nagad, Gabode ou ailleurs pour d’incessants interrogatoires.

Les tortionnaires aux ordres d’IOG et autres psychopathes pervers qui constituent le petit noyau dur de sa Police Politique sont en général des hommes qui doutent d’eux mêmes, dévalués et qui n’ont pas « réussi » à leurs propres yeux.

Ils ont inconsciemment besoin de se valoriser vis-à-vis du « chef », de se sentir « grands » au moins avec une personne.

Alors quoi de plus facile que de le faire avec un opposant politique et défenseur des droits de l’humain en le torturant psychologiquement et physiquement ?.

Avec la menace qui pèse sur ces quelques psychopathes pervers des SDS d’être traduits un jour prochain devant les tribunaux compétents, rares sont les jeunes Djiboutiens sans emploi qui rêvent encore d’être admis au sein de la Police Politique bien que ce soit une façon d’acquérir une position sociale et la possibilité de manger à sa faim.

Au sein des SDS s’y côtoient les pires lâchetés certes mais aussi parfois les plus émouvantes histoires de solidarité à l’égard du peuple opprimé.


Il semblerait que, là encore, les « choses » évolueraient positivement ; nous aurons vraisemblablement, un jour prochain, le loisir d’aborder dans le détail et bien plus longuement un tel sujet d’importance.

– Le régime imposé par IOG étant celui de l’arbitraire, celles et ceux qui se placent, aujourd’hui et ouvertement, dans l’illégalité sont les courageux dénonciateurs de l’oppression étatique.

L’une des plus grandes erreurs fut et demeure la forte propension d’IOG à ne récompenser que celles et ceux qui, par intérêt, se couchaient devant lui, le louaient et l’encensaient pour des qualités qu’il ne possédait pas et ne possède toujours pas.

Ce qu’IOG et KADRA ne comprennent pas aujourd’hui c’est que leur « basse-cour » jacassante d’hier est devenue presque silencieuse, elle s’éloigne discrètement du couple infernal, commence à quitter le navire en perdition et n’hésite plus à les accuser quasi ouvertement de leurs erreurs et de leurs vices que le couple voulait ignorer totalement.

L’un et l’autre se sont trop longtemps adjugé, en vertu d’une factice supériorité, l’immense part de toutes les corruptions et des finances publiques de Djibouti pour perdre le droit de maudire qui, aux époques de la barbarie d’antan, asservissait le faible en vertu de sa supériorité physique.

Toutes les tendances égoïstes du tyran, le culte de lui-même et le mépris des autres, y compris de celles et ceux qui le servent, prennent leur source dans l’organisation de ses relations avec quelques tribus qu’il ne réussit qu’à maitriser que par et pour l’argent et non point pour le respect de ce qu’il est. Ce n’est au final qu’un vaste miroir aux alouettes qui se fissure un peu plus chaque jour montrant ainsi ses limites pour manipuler, exploiter et asservir en douceur son prochain.

Discrète puis vive, la contestation populaire qui gagne chaque jour du terrain et risque d’enflammer le pays s’est manifestée depuis bien des années au sein de la communauté des Djiboutiennes et des Djiboutiens en exil.

Ce n’est pas un outil de répression du peuple à l’égard de la Nomenklatura d’IOG ou un moyen pour certains d’assouvir une vengeance ou de manifester leur haine ; c’est l’expression d’un ras le bol quasi général.

Cette contestation est pour le peuple djiboutien, interdit d’expression, de grève et d’opposition depuis bien plus de dix années, un moyen d’exprimer son mal-être et toutes ses frustrations.

– Djiboutienne, Djiboutien il est temps de te lever et d’agir !

Pour chacune et chacun, quel que puisse être son origine ethnique et son rang social, sa couleur et son appartenance religieuse, c’est le moment de vaincre ses propres peurs, précisément par ce qu’elles passent à l’offensive et, au bout du compte, avaient fini par le passé par encercler la liberté de penser, d’être, d’entendre et de voir.

  • Il vous faut vaincre la peur de l’inconnu qui empêche de grandir.
  • Il vous faut vaincre la peur de la différence qui contraint trop souvent au repli et à l’isolement politique.
  • Il vous faut vaincre la peur de l’autre qui prive de l’extraordinaire richesse de la fraternité, de cette fraternité qui permettra de construire ENSEMBLE Djibouti.

Ceci n’a rien d’un engagement moral ou un prêche de circonstance, c’est une force qui est en chacune et chacun pour maîtriser le monde qui vient, avec les yeux grands ouverts contre toutes les formes de tyrannie et, par évidence, sans Ismaïl Omar Guelleh.

Voilà qui devrait aussi inviter les dirigeants politiques de tous bords au sein de l’opposition à plus d’humilité et à moins de ridicule.

Auront-ils enfin la volonté d’être résolus ENSEMBLE et définitivement lucides sur leurs limites en dehors des longues palabres sans lendemain ?.

Inch’Allah !