17/03/10 (B542) AFFAIRE BORREL – L’assassinat de la Justice inspire une telle horreur au fond des consciences, que l’on en est venu à inventer la « Raison d’Etat » et le « diplomatiquement correct » pour tenter de le cacher. (Bouh Warsama)


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AFFAIRE BORREL – L’assassinat de la Justice inspire une telle horreur au fond des consciences, que l’on en est venu à inventer la « Raison d’Etat » et le « diplomatiquement correct » pour tenter de le cacher.

Mais cet odieux crime perce lentement à travers tous les silences complices, émerge malgré tous les voiles et se trahit en toute rencontre.

Prétendre « avoir confiance dans la Justice de son pays » c’est une expression coutumière hélas trop souvent rendue vulgaire dès lors qu’elle est prononcée à la sortie d’une cour de justice par celles et ceux qui sont mis en accusation à justes raisons ou par leurs avocats qui ne savent pas se dépatouiller d’une « affaire tordue ».

Une sorte de phrase rituelle passée dans les habitudes et qui est lancée, dans ce cas, sous un masque de « guignol de service » au sourire béat ou avec une « tronche » de circonstances aux fins de tenter d’abuser la presse et de préserver ce qu’il reste de dignité face à l’opinion publique.

« Avoir confiance en la Justice », c’est par évidence une noble phrase qui ne devrait retentir que telle une profession de foi, sincère par excellence pour la démocratie ; l’expression d’un réel attachement à la liberté et aux limites que lui octroie la loi.

Pouvoir dire, fort et haut, « j’ai confiance en la justice », c’est un infini privilège octroyé à une bien trop petite minorité de peuples en ce monde en plein bouleversements que de pouvoir ainsi s’exprimer avec certitude sans être inquiété par une Police Politique omniprésente, prête à intervenir avec sauvagerie comme c’est le cas à Djibouti sous le régime d’IOG.

Pouvoir dire, fort et haut, « j’ai confiance en la justice », c’est avoir le bon droit de manifester librement ce que l’on a à dire sans état d’âme et sans être contraint de regarder derrière soi avec une frayeur certaine en direction de Nagad ou de Gabode.

Grande est notre chance pour nous qui vivons dans des pays occidentaux et qui ne mesurons pas assez cette richesse inestimable qu’est la Justice, quand bien même ne serait-elle pas parfaite car étant rendue par des hommes, pour des hommes.

L’homme libre peut ne pas comprendre parfois la Justice par ce qu’il est lui-même trop peu capable de Justice vis-à-vis de l’autre.

Force est d’admettre que la Justice qui ne subit pas, qui reste debout au sens littéral du terme et n’est pas aux ordres du pouvoir politique dominant est une richesse inestimable qu’il convient, pour chacune et chacun, de protéger avec détermination par ce qu’elle est l’un des fondements essentiels de la République, de cette République certes imparfaite mais qui garantit toutes nos libertés ; pour le moins l’essentiel.

Elle est le ciment du pacte passé par toutes les composantes d’une société respectueuse des droits, de toutes et de tous.

– Dans l’affaire de l’assassinat du juge Bernard Borrel, bien des vertus se sont noyées dans les intérêts d’ordre privé ; comme l’eau pure de la source s’est perdue un soir d’octobre 1995 dans le Goubet-Al-Kharab !

Les tergiversations, les obstructions les plus infâmes, les obstacles opposés par le supposé et bien artificiel « diplomatiquement correct » à la Justice française dans l’affaire de l’assassinat du juge Bernard Borrel est le bien triste révélateur d’une forme de pouvoir discrétionnaire qui occulte la victime (en l’espèce, la « Justice assassinée ») et sa famille au profit de collusions d’intérêts majoritairement privés.

Quelle qu’en sera l’issue, qui n’est pas pour demain, cette affaire restera dans les mémoires comme étant un désastre judiciaire.

Une faillite non point par la volonté de la Justice française actuellement chargée du dossier mais par la seule détermination de quelques puissants et de leurs complices, se pensant au dessus des lois de leur République respective ; bien plus préoccupés à masquer – ici, là bas …et dans l’urgence – les méandres d’un affairisme mafieux commun et complice plutôt que de respecter la Justice des pays concernés.

Les obstructions les plus infâmes et les obstacles qui lui sont opposés depuis bien des années constituent une terrible rançon que paie la Justice française actuellement alors que la « logique diplomatique » – celle des intérêts privés de quelques-uns – impose l’injustice la plus flagrante.

A Djibouti comme en France, les citoyennes et les citoyens entendent que leur Justice soit libre, à hauteur de l’idéal qu’elles et ils se sont faits dans une nation adulte respectant les Droits de l’Humain.

20/02/10 (B539) Niger – Un coup d’Etat bien à propos et qui, sur le fond, arrange quasi parfaitement les « Affaires des Occidentaux ». (Bouh Warsama)


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Selon les géopoliticiens, l’éviction du président du Niger, Mamadou Tandja, lors du coup d’Etat militaire effectué jeudi dernier était prévisible ; osons le dire « il était même très souhaitable » car offrant une solution alternative au marasme politico-mafieux local.

Si certains condamnent, par principe et du bout des lèvres, une telle méthode car étant par évidence anticonstitutionnelle, donc officiellement inacceptable (officiellement seulement…), cet événement est surtout salué dans les milieux diplomatiques de premier plan pour leur avoir ôté, aux uns comme aux autres, une belle « épine du pied » en mettant fin à une dérive autarcique qui fonçait droit dans le mur.

Il était clair qu’en un moment ou à un autre allait avoir lieu une intervention militaire interne écartant d’abord en son sein les quelques vieux caciques galonnés et richissimes qui étaient au service du président Tandja pour déposer, aussitôt et sans quasi effusion de sang, le Tyran local.

En effet, la situation provoquée par le président nigérien, avec la mise en place d’une sixième république en août 2009, avait pour origine la création d’un régime présidentialiste et dictatorial où il détenait et contrôlait tous les pouvoirs, alors que ses mandats …devenaient quasi éternels car sans limite aucune.

Ceci avait immanquablement entrainé de vives réactions de refus – y compris dans ses propres rangs – alors que des fissures importantes apparaissaient dans la vie politique locale et venaient renforcer d’autant l’opposition politique.

L’ancienne colonie française de plus de 15 millions d’habitants a commencé a véritablement dériver lentement vers une grande crise politique il y a de cela un an quand le président Tandja, dont le deuxième et normalement dernier quinquennat devait s’achever en décembre 2009, a décidé arbitrairement de prolonger son mandat par un coup de force « à la Guelleh… » pour l’adoption d’une nouvelle Constitution nationale dès le mois d’août de la même année.

-En préalable à cela il a dissout, écarté voire « effacé » tout ce qui faisait obstacle à ses seules ambitions.

L’opposition s’est alors unie pour s’adresser d’une seule voix à la communauté internationale aux fins de dénoncer cette nouvelle mystification la qualifiant de véritable « Coup d’Etat » anticonstitutionnel.

Elle a multiplié les actes de mobilisation des populations dans tout le pays ainsi que ses condamnations tout en attirant l’attention de l’opinion internationale sur le fait qu’elle était « enchainée » par le pouvoir discrétionnaire de Mamadou Tandja et que dans l’impossibilité qu’elle était de s’exprimer démocratiquement une prise en mains du pays par les militaires était bien plus qu’envisagée pour prendre le relai de la contestation politique en vue d’instaurer au Niger une amorce de démocratie à partir d’élections libres et contrôlées.

-Face à l’ignorance et à la désinvolture dont fit démonstration le président nigérien et afin d’éviter une véritable explosion des mécontentements, on peut considérer que l’armée a fait « ce qu’elle devait faire » en évitant le bain de sang.

Certes ce coup d’Etat était plus que prévisible car Tandja avait emboité le pas de Mugabé en devenant, lui aussi et de facto, un paria vis-à-vis de la communauté internationale.

En effet, en modifiant la Constitution nationale pour s’autoproclamer « Président à vie » en faisant usage d’un tel subterfuge, le président nigérien s’était marginalisé vis-à-vis de l’Union européenne qui avait aussitôt interrompu son aide financière au développement alors que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait suspendu le Niger de ses instances décisionnaires.

On peut considérer que la « bouffonnerie égocentrique » dont Mamadou Tandja a fait preuve alors, ainsi que la démonstration de son absence totale de respect pour les institutions naissantes, tant démocratiques que républicaines, ont créé toutes les conditions propices pour l’émergence de ce coup d’Etat réalisé en quelques heures par les militaires.

Tandja voulait « faire danser les autres », en fait il danse maintenant « tout seul, dans sa cellule » et ce, espérons-le, pour longtemps.

Trop souvent les tyrans malhonnêtes ne comprennent pas que l’on peut être autrement qu’ils ne sont.

-En chaque chose de la politique « il y a une bonne raison et la vraie raison que l’on avoue pas »

Par évidence, la Communauté internationale doit être soulagée même si des institutions tels que la France, l’Union Africaine, l’Afrique du Sud et la CEDEAO ont officiellement condamné du bout des lèvres – et seulement du bout des lèvres – le coup d’Etat de l’Armée nigérienne en considérant un tel acte comme étant une prise de pouvoir anticonstitutionnelle………….

Le « diplomatiquement correct » dont ils font usage dans les circonstances présentes n’est-il pas le fils de la diplomatie et de « l’escroquerie courtoise et bienséante » ? alors que la raison d’Etat que l’on nous oppose si souvent et par habitude est une raison mystérieuse pour autoriser ce qu’il se fait, par ailleurs, sans raisons.

Chacun a pleine conscience que ce n’est qu’une condamnation, officielle et de principe, qui sera bien vite oubliée alors que le pays était dans une situation explosive depuis plus d’une année.

Qu’on l’admette ou pas, ce coup d’Etat militaire était la seule porte de sortie honorable pour le pouvoir autarcique en place tout en évitant des affrontements et les inéluctables bains de sang desquels nul n’en serait sorti les mains propres et grandi pour demain.

En effet, l’accumulation de tous les mécontentements avait atteint un tel niveau que l’opposition politique à Mamadou Tandja n’aurait eu aucune peine à faire sortir des centaines de milliers de gens dans les rues de Niamey et des autres villes du pays ; mais c’est ce qu’il fallait éviter impérativement.

Le sang des populations meurtries se lave avec des pleurs et certes pas avec du sang. L’opposition nigérienne a eu une attitude responsable en n’utilisant pas « l’arme » que constitue le flot des populations opprimées déferlant dans les rues.

-Des élections libres !

Débarrassés d’un président dictateur, aujourd’hui les nigériennes et les nigériens reprennent confiance en l’avenir. Elles et ils attendent mais surtout espèrent que le Conseil militaire qui vient de prendre le pouvoir remettra rapidement le pays sur la voie d’institutions libres et qu’il tiendra ses engagements.
Reste à savoir quand et comment se tiendront les prochaines élections au Niger ?

– Mamadou Tandja et Ismaïl Omar Guelleh, similitudes entre les deux méthodes de gouvernance.

Le « monarque bananier» djiboutien devrait s’inspirer de ce qu’il se passe actuellement au Niger pour en tirer les leçons nécessaires et ne pas persister dans l’erreur.

Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle qu’il exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de SA justice ; ce faisant il a créé ainsi et depuis 1999 toutes les conditions à une explosion sociale imminente à Djibouti.

Comme le fit Mamadou Tandja chez lui, en quelques dix années le pouvoir d’IOG a tout politisé, a acheté financièrement bien des consciences chez « l’étranger » afin d’obtenir épisodiquement des « coups de brosse à reluire » et du « léchage de c.. » quasi permanent.

Le monarque djiboutien s’est ainsi habillé d’une false image de respectabilité pour faire diversion et tenter de faire oublier au peuple djiboutien la baisse de niveau de vie qui frappe plus particulièrement les milieux populaires et moyens, le creusement des inégalités, les retraites de misère des « vieux » (ndlr : quand elles sont payées autrement que par des coups de bâtons lors de manifestations) et la misère tout court.

En finançant ça et là quelques dirigeants de façade, obséquieux et serviles, responsables d’associations créées pour la circonstance, servant exclusivement de « pompes à pognon » et financées sur des aides internationales, le tyran djiboutien a engendré une imaginaire force sociale.

Une force que le pouvoir active et utilise ponctuellement en compensation de la distribution de sacs de riz, de boîtes de lait et d’autres produits de première nécessitée ; mobilisant ainsi les plus miséreux dans ses « Opérations bidonnées » et particulièrement une partie de la jeunesse émigrée.

Hommes et femmes originaires du Somaliland et de la région de Dire Dawa en Ethiopie qui sont épisodiquement « djiboutianisés » lors des élections sous de fausses cartes d’électeurs où utilisés comme « agitateurs » de petits drapeaux et lanceuses de « you you » pour accueillir les rares visiteurs de marque, chefs d’Etats étrangers, qui osent encore « fréquenter l’infréquentable »

-Je ne sais ce que peut être la conscience d’une canaille qui veut paraître bienfaiteur, mais je sais ce qu’est la conscience d’Ismaïl Omar ; c’est effrayant !

Les conditions de vie des Djiboutiennes et des Djiboutiens qui luttent, au jour le jour, durement pour leur survie se dégradent.

Les signes de détresse sociale s’accumulent, les grèves se succèdent aux autres à un rythme qui s’est accéléré depuis plus d’un an alors que grévistes sont traumatisés voire profondément blessés par les gestes brutaux des Forces de répression policière qui agissent suivant « l’ordre fondé sur la force ».

Femmes et hommes, ce sont des dizaines de responsables syndicaux sont soit décédés (es), soit ont été sanctionnés puis licenciés (es) sans raison valable depuis 1999 alors qu’une certaine justice, exclusivement au service du Palais de l’Escale, est toujours muette et détourne son regard.

Les mouvements de révolte, surtout parmi la jeunesse djiboutienne abandonnée avec ou sans diplôme mais toujours sans emploi, surviennent à intervalles de plus en plus rapprochés.

Le pouvoir d’Ismaïl Omar Guelleh incarne, plus que jamais, la brutalité de la répression aveugle et sanguinaire exercée par quelques « barbares » qui contrôlent les manifestations dès le moindre développement.

– Est-ce que le monde du travail, les fonctionnaires et les assimilés comme tels peuvent vivre, non survivre avec les salaires versés ?.

La répartition des richesses générées et des revenus est devenue si inégale qu’elle viole les normes nominales et élémentaires de justice.

Rétrograde sur le plan social, le « gouvernement des fossiles et de l’incompétence », dirigé par IOG, mène une politique de plus en plus antisociale.

Constat est fait que plus de 80% des familles djiboutiennes vivent dans l’extrême pauvreté, stagne dans la misère, est expulsée manu militari des quartiers de la capitale alors que le pouvoir, qui n’a que faire de leur détresse et de leur souffrance, détourne allégrement les aides financières au développement, les aides en nature et les finances publiques en octroyant encore plus à ceux qui, parmi eux, en avaient déjà trop ; ce qui, admettons le, est le comble de l’injustice.

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens ne croient pas à la fiabilité et à l’objectivité des « statistiques mascarades » qui émanent du gouvernement actuel sur l’inflation, le pouvoir d’achat, le nombre de logements réalisés, manipulées à des fins politiques…. Quant aux statistiques sur le chômage elles sont « SECRET D’ETAT » et ne paraissent plus depuis bien des années tant le seuil de la catastrophe est dépassé dans ce domaine.

Ismaïl Omar Guelleh, Kadra Haïd et leurs « serviteurs » qui étaient pourtant censés, dès 1999, préparer l’avenir des citoyennes et des citoyens – particulièrement de la jeunesse car c’est avec elle et pour elle que devrait se préparer l’avenir de Djibouti – ce sont seulement préoccupés de leur propre bien-être, de leur seul avenir, du contenu de leurs comptes bancaires et de leur pléthore patrimoine immobilier – surtout à l’étranger – de leur devenir et ne songent qu’à s’enrichir d’une manière effrénée au vu et au su de tout le monde.

-Quelle pourrait-être la réaction de l’UE et de l’Elysée si Ismaïl Omar Guelleh concrétisait son troisième hold-up électoral ?

Souvenons-nous qu’en modifiant la Constitution nationale pour s’autoproclamer« Président à vie » par un subterfuge, l’ex président nigérien Mamadou Tandja s’était marginalisé vis-à-vis de l’Union européenne qui avait aussitôt interrompu son aide au développement alors que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait suspendu le Niger de ses instances décisionnaires.

La question qui se pose est celle de savoir :

« Quelle pourrait-être la réaction de l’Elysée et de l’UE, si Ismaïl Omar Guelleh concrétisait son troisième hold-up électoral et prenait ainsi par provocation et fanfaronnade le même chemin…que l’ex président nigérien Mamadou Tandja » ?

Quoi qu’il en soit, l’avenir de Djibouti et tout d’abord l’affaire des Djiboutiennes et des Djiboutiens.

Elles et ils auront le gouvernement qu’ils souhaitent et méritent.

17/02/10 (B538) « Dans un tel pays où il n’y a plus de maître suffisamment sage, tout le monde est maître ; où tout le monde est maître, tout le monde est dans la m…. » (Bouh Warsama)


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On ne le dira jamais assez ; être Djiboutienne ou Djiboutien à part entière est un droit reconnu autant pour les Afars qu’il l’est pour les Issas attachés au pays.

Ancrés dans leurs manœuvres vulgairement politicardes et d’un autre temps, apeurés à l’idée que leur trône et leurs prérogatives pourraient soudainement leur échapper et disparaître, les « squatters opportunistes et de circonstances » qui se sont autoproclamés à la tête du pays et qui occupent l’actuel Palais de l’Escale ne devraient même pas calculer ou contester ce droit à la citoyenneté djiboutienne ;

et en aucun cas user de tous les moyens les plus condamnables pour manipuler les uns, fomenter des haines, les lancer contre les autres et vice et versa.

Depuis l’autoproclamation d’Ismaïl Omar Guelleh en 1999 les choses ont bien changé. Changé ? Certes car Djibouti est devenu l’un des rares pays d’Afrique où, si l’on ajoute dix citoyens à vingt autres, on ne fait pas une addition, mais trente divisions.

C’est grâce à ces divisions entretenues financièrement à coups de millions d’euros ou de dollars US que le tyran a survécu derrière une fallacieuse image qui n’a abusé que lui.

Certes, entretenir des conflits y compris au-delà des frontières cela coûte quelques argents, on peut même affirmer que cela coûte « beaucoup et de plus en plus d’argent » mais les sommes offertes furent et sont encore de nos jours exclusivement escroquées sur les pléthores enveloppes financières des « Aides Publiques au Développement – APD » (ndlr : toujours en augmentation) affectées à Djibouti par « l’étranger » et ancien colonisateur.

Du fait que cela coûte très cher à Djibouti et pénalise les populations, son Excellentissime Sérénité Bobard 1er n’en a cure car ce n’est pas lui qui paie… mais c’est lui qui encaisse et ponctionne au passage !

Ceci étant dit, Issas et Afars ont nul besoin de condescendances émanant du Palais de l’Escale et ayant valeur de « léchage de c.. » et du reste, pas besoin de fausse et obséquieuse charité, et par contrepartie pas besoin de globalisation négative qui pourraient avoir le redoutable effet pervers d’en faire des « populations à part » en les opposant fictivement les uns contre les autres aux yeux du monde.

Des populations que l’on tente de monter sans cesse les unes contre les autres, que l’on désigne du doigt et qui risqueraient d’être mises, insidieusement et avec le temps, au banc de l’infamie. Pourtant nombreux et heureux furent et sont encore les mariages célébrés et les unions durables entre Afars et Issas.

L’histoire de ce monde a toujours démontré que la haine n’a jamais rien créé, n’a jamais rien construit de pérenne. Si la haine est une réaction des uns en réponse à la haine des autres, comment cette haine finira-t-elle si nul n’a le courage de tendre la main et de faire taire ainsi les corbeaux et autres corvidés ainsi que les rapaces de bas étage ; enfin toutes celles et ceux qui tirent profit des conflits entretenus ?

– Crever l’abcès, s’expliquer dans le calme :

La déloyauté par la traitrise étant, hélas, la seconde nature de certains « politiques », à Djibouti comme chez …l’étranger car ne nous trompons pas nul n’échappe à cette forme de règle universelle de l’imbécilité humaine ; c’est un moyen d’entretenir les conflits, de les fomenter et de les pérenniser.

C’est ainsi que de manière persistante reviennent deux grandes questions qui trop souvent tentent de diviser Issas et Afars et soulèvent des polémiques.

-« Tous les Mamassans pourraient-ils être responsables de tous les malheurs dont souffre le pays et particulièrement des crimes commis sur ordre d’Ismaïl Omar Guelleh ? »

De même ……..

-« Tous les Afars seraient-ils responsables des crimes perpétrés par quelques Afars – collabos de nature – qui ont fait allégeance à Ismaïl Omar Guelleh, ont déserté ainsi les valeurs de leur peuple et sont devenus insensibles à ses souffrances pour quelques deniers de Judas ? »

Dans ces deux cas, la réponse est incontestablement « NON ! » et prétendre rendre responsables tous les Issas et tous les Afars des crimes perpétrés par Ismaïl Omar et par quelques-uns de ses « Collabos cupides » et adeptes de la position politique couchée devant le Maître ce serait faire ouvertement démonstration de racisme et de rejet.

Constat est fait que ledit racisme comme l’exclusion commencent toujours par la généralisation, c’est-à-dire par la bêtise.

Penser c’est lire en soit pour oublier les différences ; si l’on veut enfin construire un autre Djibouti c’est par là que les « bâtisseurs » devront convenir de passer et certainement pas en entretenant les clivages et les désunions tout comme les seuls intérêts personnels de quelques-uns.

Pourtant, le reproche qui est fait aux « puissants » parmi les Mamassans, sur lequel à notre sens ils pourraient s’expliquer dans le calme et en toute sérénité afin d’apporter un éclairage sur ce délicat sujet, est de ne pas avoir TOUT mis en œuvre pour contraindre IOG afin qu’il respecte l’honneur et la dignité de la parole donnée au nom de tous les Mamassans ; ceci, en conformité avec les engagements pris par Hassan Gouled dans les quelques mois qui précédèrent l’indépendance de Djibouti en 1977.

Critique aussi à leur égard pour ne pas voir TOUT mis en œuvre pour faire pression sur le petit clan mené par IOG afin qu’il change ses pratiques sanguinaires….qui ont décimé, entre autres, les rangs de la classe politique issue d’avant et d’après l’indépendance du pays.

Pourquoi les dignitaires Mamassans n’ont-ils pas fait plein usage de leurs pouvoirs à haut niveau pour qu’Ismaïl Omar soit contraint de mener une politique du « Clean his stables, hold and manage the administration, build Djibouti with the people and for the people » (nettoyer ses écuries, tenir et diriger l’administration, construire Djibouti avec le peuple et pour le peuple…….) ?

Alors que les Mamassans sont très majoritairement victimes, tout autant que les autres, des crimes commis par le pouvoir actuel, ce qu’il est demandé à ceux qui détiennent la puissance c’est donc de contraindre aujourd’hui IOG à adopter une stratégie qui changerait des mauvaises habitudes instaurées et par trop faciles de la répression tous azimuts qui ne s’appuie pourtant que sur une minorité de « serviteurs » dans l’administration, au sein des Armées et de la Police.

-Il convient d’oser appeler un chat, un chat et de dénoncer ouvertement ce qui doit l’être !

Enfin la triste vérité.

Ce qu’il se passe à Djibouti, au Nord comme au Sud Ouest et jusque dans la capitale sont les signes évidents d’une guerre subversive émergeante consécutive à un « ras le bol quasi général » qui devrait s’ouvrir plus largement ; une véritable guerre qui risquerait bien d’enflammer les pays voisins.

Mais la guerre contre qui ?

Contre ce gouvernement lessivé par toutes les corruptions, qui est à bout de souffle, dirigé par Ismaïl Omar Guelleh, avec la marionnette Dileïta et le fantoche Fathi Beliki.

Ce dernier étant accessoirement Chef d’Etat Major Général des Armées (CEMGA), mais assurément bien plus apte à faire commerce de tout notamment pour la revente des armes et des équipements militaires octroyés par de généreux donateurs étrangers qu’à faire respecter l’intégrité du territoire national et les hommes et les femmes placés sous ses ordres.

Nombreux sont ceux qui s’en plaignent ouvertement au sein de « la grande muette ».

En s’accaparant à titre personnel partie des matériels militaires pour les revendre et en faire commerce à son profit ;

-En participant à toutes les odieuses tromperies
sur les effets désastreux du conflit contre l’Erythrée, notamment sur le nombre de morts alors que nombreuses sont les familles totalement ignorées et rejetées par l’Etat Major et sans nouvelle du père, du frère, du mari ;

-En cautionnant l’expulsion de leur modeste logis des familles, parents âgés, femmes et enfants, des militaires qui eux ont le mérite et le courage de se battre pour leur pays et dont beaucoup, hélas, sont invalides ou décédés ;

-En abandonnant les Forces Armées Djiboutiennes engagées à Ras Doumeïra à leur triste sort avec peu de moyens et d’assistance, hormis ceux fournis par les « forces étrangères »…

Pour et par toutes ces raisons Fathi Beliki contribue à la lente destruction des Armées Djiboutiennes et applique ainsi, à la lettre, les directives d’Ismaïl Omar Guelleh qui veut réduire les Forces Armées Djiboutiennes et les Forces Nationales de Police à leur plus simple expression ; pour placer le moment venu, le peu qu’il en restera, sous l’autorité d’une Garde de mercenaires, triée sur le volet, surarmée et surpayée.

On voit en cela une volonté de préparation à une nouvelle transgression masquée, d’une part, à la Convention de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) pour l’élimination des mercenaires en Afrique qui date de 1972 et, d’autre part, à la Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires établie en1989.

Ceux qui, parmi les Tyrans imbéciles et sanguinaires, ont une foi exclusive que dans leurs idées ne sont pas bien armés pour construire un Etat et faire des découvertes. En temps de paix, le mercenaire dérobe et s’enrichit, en temps de guerre il sera le premier à déserter, avec arme et bagages pour se réfugier à l’étranger.

-A qui incombe la responsabilité d’une telle situation ?

Ismaïl Omar Guelleh est porteur de l’entière responsabilité dans la situation actuelle, comme dans la persistance de conflits et de soulèvements au Nord comme au Sud Ouest du pays.

Cette situation est très préoccupante pour lui car elle met, indubitablement et à court terme, en danger son régime. C’est la raison pour laquelle il désire, voir implore le président Sarkozy pour que soient réétudiés et surtout appliqués, dans l’urgence, de nouveaux « Accords de Défense » entre Djibouti et la France ; plaçant les FFDJ en « première ligne »……….

Ce faisant il espère ainsi rééditer ce qui se fit lors du conflit des années 90 contre les Afars et se protéger d’autant mieux, aujourd’hui et demain, derrière les forces occidentales installées à Djibouti, principalement les FFDJ et les forces US.

Ce qu’il tente de résoudre c’est le fait que l’actuel contexte est bien différent car il est confronté non point à un mais à deux soulèvements d’importance, l’un entrainant l’autre et non plus l’un dressé contre l’autre.

Rien d’étonnant à ce, qu’une fois encore, il tente d’acheter çà et là quelques consciences.

Les atermoiements et les temporisations de l’Etat français confirment bien que le Tyran djiboutien se trompe lourdement sur sa stratégie d’un autre temps car en ce qui concerne la France, l’Elysée d’aujourd’hui n’est certes pas celui d’hier. Alors que le président Barak Obama semblerait, quant à lui, ne pas avoir une quelconque considération pour les « petits roitelets de pacotilles » qui usent et abusent de la tyrannie depuis si longtemps sous une false image de respectabilité.

Il est un fait que le malheur d’Ismaïl Omar et la cause de presque toutes ses calamités c’est sa capacité prodigieuse à ne croire qu’en lui, à s’admirer sans cesse dans son miroir virtuel et à persister ainsi dans une opiniâtre volonté à ignorer que le « coup fatal » à son régime viendra de l’intérieur.

Telle une dague ce coup jaillira de ses propres rangs ce qui devrait l’inciter à réfléchir sur ce vieux diction qui précise que « L’histoire de la tyrannie se répète éternellement en ce sens qu’il y a rarement de flatteries outrancières et de flagorneries sans coup de poignard ultime le moment venu ».

« Dans un tel pays où il n’y a plus de maître suffisamment sage, tout le monde est maître ; où tout le monde est maître, tout le monde est dans la m…. »

12/02/10 (B537) Le tyran Ismaïl Omar Guelleh n’aura jamais de plus mortels ennemis que celles et ceux qu’il a forcés à l’exil. (par Bouh Warsama)


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En ce 20e anniversaire de la libération du héros de la lutte anti-apartheid Nelson Mandela, les membres de l’ARDHD et leurs amis mesurent pleinement la haute signification que revêt pour les familles Afars le fait d’être accueillies en France après toutes les difficultés vécues et en souvenir des évènements dramatiques de 1994.

L’exil forcé de ces familles vers l’Ethiopie, en abandonnant leur terre et le peu qu’elles avaient pour fuir la tyrannie, et les conditions indignes avec lesquelles elles furent traitées dans ce pays, comme toutes les difficultés pour obtenir le respect de leurs droits ont imprimé depuis un cours nouveau à l’histoire de Djibouti à laquelle les Afars sont intimement liés.

Fières de leur esprit de résistance à toutes les formes d’oppression, ces familles Afars ont gagné notre soutien mais aussi notre considération et le droit de rejoindre la « grande famille de la liberté et du respect de l’humain » au sein de laquelle nous souhaitions si ardemment et depuis si longtemps les accueillir.

Chacune et chacun d’entre nous a vite compris qu’il fallait une grande mobilisation pour apporter toute l’aide nécessaire à l’action qui s’engageait pour manifester notre solidarité aux femmes et aux hommes qui, justement, avaient choisi l’exil plutôt que la soumission à la tyrannie tout en continuant le combat et en conservant leurs convictions profondes et leur dignité.

Sans les membres de SURVIE et de l’ARDHD, rien de tout cela n’eût été possible. Quel que soit le niveau de l’aide apportés, que chacune et chacun en soient remerciés (es).

Ensemble, notre combat continue !
Ensemble, nous faisons vaciller les waraabe repus.

03/02/10 (B536) Inutile de resservir la sempiternelle image du « verre à moitié vide ou à moitié plein » pour imager les résultats de la visite éclair du président Nicolas Sarkozy, ces jours derniers à Djibouti. ( par Bouh Warsama)

Nul n’est besoin de tordre la langue de bois d’Ismaïl Omar Guelleh, squatter du Palais de l’Escale se grattant le ventre bien rebondi, pour parler de la « meilleure entente possible » entre Nicolas Sarkozy et lui ou d’encenser le supposé bien fondé d’une escale déterminante à Djibouti lors du voyage du président français.

– Mieux vaut admettre l’amère réalité !

Le contenu de l’entretien lors de cette escale de nuit…….. (45 minutes, de l’atterrissage à Ambouli au redécollage, donc tout au plus 25 minutes de discussions) a été d’une banalité désarmante ; platitude diplomatique à considérer comme un quasi fiasco complet.

Imaginez, ne serait-ce qu’un instant, que le président français ait fait une escale technique à Djibouti sans sortir de son avion, sans aller à la rencontre d’IOG et qu’il n’ait pas fait de déclaration officielle de quelques mots sur quatre points essentiels que sont :

1°) un projet de nouvel accord de partenariat de défense, destiné à remplacer l’accord conclu en 1977 mais jamais signé par Djibouti (sur le fond, cela fait plus de 20 ans que le sujet est sur la table) ;

2°) la nécessité de soutenir le gouvernement fédéral de transition somalien.
(Une guerre qui enrichit de manière exponentielle quelques-uns au détriment de tous les autres. Les populations somaliennes étant les otages et victimes innocentes de l’odieuse mascarade dans laquelle IOG a une grande part de responsabilités car, moyennant finances, il approvisionne en armes lourdes et légères mais aussi en munitions, alternativement l’une et l’autre des factions qui s’opposent ) ;

3°) la lutte contre la piraterie au large de la Corne Est de l’Afrique.
(Ismaïl Omar Guelleh et son entourage sont « parties prenantes » financières et grassement payées car jouant les supposés intermédiaires dans le processus de libération des otages…
Observons que dans cette hypocrisie, certains pirates et faux religieux extrémistes tentent d’investir financièrement partie du montant des rançons payées dans l’immobilier et autre à Djibouti avec l’aval du Palais de l’Escale) ;

4°) le soutien au gouvernement du Yémen dans sa lutte contre le terrorisme
(Souvenons-nous d’une époque pas si lointaine où, dans un camp militaire djiboutien, étaient discrètement formés des « agitateurs et des poseurs de bombes » missionnés ensuite pour aller commettre des attentats faisant d’innocentes victimes au Yémen, en Ethiopie, en Somalie…voire jusqu’au Kenya……)

Ceci revient à dire que pour le Président Sarkozy, ne pas rappeler le soutien global de la France ceci aurait été considéré par le « diplomatiquement correct et bien pensant » comme un acte délibéré de provocation et de discrédit vis-à-vis de l’actuel pouvoir djiboutien, fusse t-il autoproclamé et tyrannique !

Une négligence, un manquement symbolique consistant à jeter officiellement une pierre dans la « mare déjà fort nauséabonde » du tyran djiboutien alors que l’on sait qu’il est de plus en plus contesté tant sur le plan national qu’international ; ne serait qu’en raison d’une corruption galopante et entretenue, du détournement sans limite des aides internationales au développement et qu’il a déjà été condamné officieusement moult fois pour ses méthodes et pratiques pour le moins expéditives et sanguinaires…à Djibouti comme dans toute la région de la Corne Est de l’Afrique.

– ABORKU WUXUU QORIGA KA XAGTAA GUDAHA

Si l’opposition politique djiboutienne en exil avait pleinement joué son rôle et désigné son leader, homme rassembleur et de bon sens (CALLOL-ADAG) pour affronter politiquement et ouvertement Ismaïl Omar Guelleh, les soutiens occidentaux apportés au Tyran auraient été bien différents et nous n’en serions pas là.

Faute de cela, au sein de l’opposition les uns et les autres ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes et se donner enfin les moyens de leurs ambitions pour l’Union ; car dans ce CALOOLWEYNAD (Marasme) la France et tous les Occidentaux ne veulent et ne voudront demain qu’un seul interlocuteur crédible pour succéder à IOG, comme nous l’avons sans cesse répété.

– Le « grand Génie » au bord du gouffre !

Lors de cette escale technique de l’avion présidentiel français, l’occasion était inespérée pour un Ismaïl Omar Guelleh qui avait l’impératif besoin d’une grande déclaration de soutien de la France et de sa caution pour une troisième autoproclamation.

Caution qui, si elle était officialisée lors d’une visite officielle, serait une atteinte grave aux Droits de l’Homme émanant du président conduisant aux destinées de la France, « Pays des Droits de l’Homme », et qui se ferait au grand dam d’une opposition politique djiboutienne qu’IOG veut contraindre, asservir et mettre, comme à son habitude, devant le fait accompli.

Des hommes et des femmes d’opposition traités le plus souvent en parias par le Tyran djiboutien, en résidence surveillée à Djibouti ou justes bons à ramasser les miettes du statut de « réfugié politique » car indirectement pris en otages….dans des pays occidentaux qui ne sont pas le leur.

En fait de génie… « Ismaïl Bobard » a toujours eu celui de plonger Djibouti et ses populations dans une tyrannie déguisée, sans fin et doublée de pénuries sans fond dans un Etat policier.

Sous son règne, il y est quasi impossible de parler ouvertement de politique, exception faite dans les mabrazes et entre vrais amis…, impossible de monter un quelconque projet industriel ou commercial qui n’ait pas reçu le sceau du pouvoir et qui contraint chaque mois, et bien plus souvent que cela, à mettre la main au porte-monnaie pour soutenir les, paraît-il, « œuvres sociales » de son Excellentissime Sérénité ou de Kadra Haïd.

Alors que les 2 premières années de règne étaient faites de grandes déclarations tonitruantes à faire rêver bien des crédules qui depuis sont revenus sur terre…, d’année en année IOG est allé de régression en régression politique, économique et sociale pour en arriver à une situation catastrophique de laquelle il ne peut plus se dépêtrer…

L’homme qui donne un bon exemple, construit d’une main, celui qui conseille utilement et donne le bon exemple construit à deux mains ; mais qui s’instaure en donneur de bonnes leçons mais agit en mauvais exemple, construit d’une main et détruit de l’autre.

C’est ainsi qu’Ismaïl Omar Guelleh a façonné le Djibouti ; son mauvais comportement a été contagieux, il est aujourd’hui dépassé par ses « élèves » WARAABE….et par Kadra………

– « WARAABUHU WUXUU KU NOOLYAHAY XAYAWAANAADKA BAKHTIYA … »

L’hyène se nourrissant d’animaux …morts, lentement et dans le cas présent elle détruit de l’intérieur le tyran djiboutien comme elle a détruit, un à un, tous les hommes de sa vie ou qui se sont opposés à elle.

Guelleh semble ne rien voir ni rien comprendre de cette stratégie, passant son temps à se regarder le nombril en continuant de s’admirer dans son artificiel miroir, faisant entretenir un culte ubuesque de sa « petite personnalité ». Lorsque la colère domine, il n’hésite pas à lancer des répressions diverses et aveugles confiées à la police politique composée pour partie de « Barbares sans foi ni loi ».

Le Djibouti d’Ismaïl Omar vit sous le népotisme, le clientélisme s’appuyant sur le détournement des aides financières internationales pour le Développement, avec les incendies criminels de masures, l’expulsion de la capitale par l’emploi des armes à l’encontre de populations pauvres afin de tenter de masquer les incuries du régime politique en matière de lutte contre la pauvreté et d’aménagement cohérent de la capitale.

Le but de ces opérations étant un soit disant combat mené contre l’insécurité ; en fait pour obtenir ainsi des aides extérieures à fonds perdus et pour faciliter grandement les spéculations immobilières locales.

A ceci s’ajoute un infâme génocide par déplacement avec emploi des armes perpétré sur les populations, occupants légitimes du nord du pays, aux fins de les repousser bien au-delà de la frontière pour les remplacer ensuite, famille par famille puis clan par clan, par des populations étrangères « importées » et surtout plus complaisantes avec le pouvoir actuel du Palais de l’Escale………

Toute Femme, tout Homme épris (e) de liberté ne peut éprouver qu’un profond dégoût et une infinie tristesse quand il est le spectateur impuissant d’une telle parodie de gouvernement djiboutien actuel.

Profond dégoût à l’égard des Afars qui participent, directement ou indirectement, au génocide lancé contre leur propre peuple.

Quant au sort de l’opposition politique djiboutienne il est d’autant plus poignant que cette opposition – hormis celle de façade – n’est pas seulement l’otage d’Ismaïl Omar Guelleh mais aussi la prisonnière d’un labyrinthe diplomatique occidental, en apparence inextricable.

Le cynisme absolu dont fait usage sans vergogne Ismaïl Omar Guelleh et qui caractérise ses relations internationales devrait savoir s’imposer quelques frontières – fussent-elles de pures formes – et pas seulement répondre à des impératifs « moraux ». C’est une question de bon sens et d’efficacité.

-JIRJIRROOLAYAASHU WAXAY AWOODAAN INAY MIDABKA BEDELAAN

Si le président Nicolas Sarkozy venait à cautionner, d’une manière ou d’une autre, une falsification de la Constitution djiboutienne octroyant une troisième autoproclamation au Tyran Ismaïl Omar Guelleh à la tête du pays, voire un mandat à vie, que vaudrait alors la sacro sainte parole de la France – déjà fort limitée, voire même en piteux état, dans bien des dossiers en Afrique et au Moyen Orient ?

Aussi longtemps qu’IOG règnera de manière tyrannique sur les populations de ce « petit pays du bout du monde » qu’il a prises en otage, en n’effectuant que des « escales techniques » à Djibouti et non point des visites officielles ayant valeur d’outrancières scènes théâtrales, avec distribution gratuite de chaussures et de sacs de riz pour inciter les populations à se déplacer sur ordre du palais de l’Escale, ou par l’emploi de la force et des armes, le président français n’aura pas à renier les Droits de l’Homme, tout comme les conditions de bonne gouvernance qui devraient prévaloir à Djibouti.

14/01/10 (B533) Cruauté du hasard géologique en Haïti ?. Il a suffi d’une forte secousse tellurique de courte durée pour faire trembler et basculer certains égoïsmes occidentaux. (Bouh Warsama)

Mardi 12 janvier 2010, à 16h53 (heure locale) et tout au plus en une seule minute, la capitale d’Haïti, Port au Prince, a été frappée par un terrible séisme de magnitude 7 détruisant une grande partie de la ville et faisant probablement des dizaines de milliers de morts et de nombreux blessés.

La tragédie qui vient de frapper et la cruauté du hasard géologique nous dépouillent, les uns comme les autres, de toute discrimination – ethnique, de couleur ou religieuse.

Ségrégation qui n’avait déjà plus de sens et qui est devenue soudainement bien dérisoire car faisant ainsi tomber des frontières que l’on pensait être bien plus infranchissables.

– Soudain, « l’étranger » devient un frère, la femme est notre soeur et l’enfant devient notre propre enfant.

Ils et elles sont devenus les compagnons et les compagnes d’une humanité fragile qui relativise ce que peut être l’humain et sa force, sa puissance dérisoire et ses possibilités de survie face aux éléments déchainés.

Femmes et hommes dont on mesure la détresse et avec qui nous partageons, en conscience et pleinement aujourd’hui, la même vulnérabilité du destin et que l’on voudrait serrer dans nos bras pour les réconforter et les aider.

Ces inconnus du bout du monde, à la peau dorée par le soleil et pourtant si lointains hier, semblent frapper à la porte des consciences occidentales.

Gouvernants, radios, télés et médias, associations comme simples particuliers sans distinction d’origine…, ce monde occidental qui se regarde bien trop souvent le nombril se lève avec la même compassion ; chacun et chacune tourne son regard vers Haïti avec la même émotion, la même volonté réparatrice, les mêmes mots, la même question :

« Que pouvons-nous faire faire pour les aider ?».

Dans cet Occident en quête de rachat, ce malheur qui frappe soudainement Haïti est un désastre qui efface les différences avec cette force contradictoire de déclencher des solidarités spontanées pourtant bien trop difficile à mettre en mouvement dans d’autres situations dites « habituelles » ; ne serait-ce qu’à leur faire ouvrir les yeux quelques instants, dans la vie de tous les jours.

– « Pour une fois on ne parle que de nous » faisait remarquer un rescapé interviewé par une grande radio.

Depuis deux jours, l’un des pays les plus pauvres du monde et que d’aucuns n’auraient pu situer avec précision sur un planisphère il y a de cela encore quelques 48 heures……sans se tromper– là bas peut-être en Amérique du sud, centrale ? Bref, là bas au loin ! – s’est imposé résolument au cœur de la planète.

Une catastrophe dans ce petit pays qui relègue en arrière plan toute autre pensée notamment sur les effets dévastateurs de la crise financière internationale, sur les décentralisations, sur l’emploi et sur bien d’autres préoccupations de bien moindre importance que cela, entre autres, consistant à savoir qui de la Turquie ou de la France sortira vainqueur dans la symbolique course à l’organisation de l’Euro 2016…de foot-ball.

C’est en ces instants dramatiques que l’on peut mesurer combien toute fuite vers le déraisonnable peut être futile.

Nous sommes tous prisonniers, au milieu d’un cercle, quelle que soit notre vie ; quelle que soit notre richesse du moment ou notre rang social l’anéantissement ultime nous attend et la mort n’oublie personne.

Ce désastre – avec toutes ses victimes innocentes – contribue hélas à la sinistre notoriété pour un peuple haïtien qui a déjà eu largement sa part de catastrophes, de sang versé et de misères ; une population qui aurait vraisemblablement préféré une autre reconnaissance sur le plan international.

Dans ces premières images qui de Port au Prince viennent frapper notre subconscient, toutes nos pensées de l’instant s’attachent à ce dénuement le plus absolu qu’affrontent avec une dignité forçant le respect, des dizaines de milliers de rescapés, souvent de blessés parfois assis à même le sol ; seuls et perdus dans leurs songes, souvent dans leur désarroi.

Ce dénuement nous touche car il est fait de la dignité d’une grande pauvreté qui interroge cette bien trop tranquille condescendance occidentale, trop souvent faite d’arrogance et de suffisance.

Pleurer sur le sort qui s’acharne sur des populations ravagées par la dictature, la misère et la maladie, les épidémies ; crier sa rage contre une hypothétique malédiction, contre ces forces tectoniques qui se sont heurtées, déchaînées et qui ont fait, en une seule seconde, tant de morts, tant de blessés, tant de veufs et de veuves, tant d’enfants orphelins ne sert à rien.

Mieux vaut affronter en face la réalité dérangeante de l’injustice fondamentale de la nature que ce tremblement de terre nous jette à la figure et que l’on n’aura jamais fini de corriger.

La nature rend chacun de nous capable de supporter ce qui lui arrive.

A cet instant si nos pensées vont avec grande compassion vers les populations de Port au Prince, on ne peut s’empêcher de penser aussi à Djibouti et à ce que seraient les conséquences d’un tel séisme sur l’humain.

Une pensée qui va vers celles et ceux qui sont sous la menace quasi permanente d’une même situation de catastrophe car dans le contexte géotectonique de la capitale de Djibouti, les risques sismiques sont relativement importants ; tout le moins aussi importants qu’à Port au Prince.

Un Djibouti sous IOG qui est une forme de « fuite en avant dans la précipitation » et qui a certes construit mais souvent après d’injustes expropriations.
Urbanisation non point à vocation sociale mais qu’au profit de quelques-uns et …d’une ; avec des constructions de bel aspect extérieur certes mais trop souvent en dépit du bon sens, de manière anarchique et surtout en dehors des normes anti sismiques.

Il s’avère que, selon les experts en géologie et parasismique, l’effondrement des constructions étant la cause principale de 90% des pertes en vies humaines lors d’un séisme, le meilleur moyen de se prémunir contre les nombreux effets dévastateurs des tremblements de terre est d’élaborer des mesures préventives pertinentes, notamment des règles d’aménagement, de construction et d’exploitation parasismiques se rapportant à tout projet de bâtiments, d’équipements et d’installations mais aussi de les faire appliquer.

Ces risques sont d’autant plus importants que la capitale Djibouti étant construite sur d’anciens alluvions de l’oued Ambouli (zone à partir du Palais de la Présidence et allant bien au-delà de l’aéroport) et sur des remblais rapportés (de la zone allant du Héron jusqu’au Palais de la Présidence), ceux-ci amplifient les vibrations provoquées par les séismes.

Les alluvions peuvent subir des phénomènes de solifluxion (1) en cas de fortes vibrations sismiques alors que les remblais trop récents et immergés peuvent être sujets à des tassements.

Contrairement à d’autres types de glissements de terrain tels que les coulées de boues après des pluies torrentielles ou les coulées de débris, le processus de solifluxion est graduel, voire imperceptible.

– Haïti, un Etat devenu faible et très vulnérable

Le pays est doté d’une administration dramatiquement faible, il est régulièrement confisqué depuis 200 ans par des dictateurs prédateurs et sanguinaires à la sauce Papa et Baby Doc ; les Duvalier et leur Police Politique, les Tontons Macoutes !

Après 30 années de dictature sanguinaire imposée par le clan de la « famille Duvalier », Haïti est entré en 1986 dans une période de fortes turbulences.

Les crises politiques à répétition, avec l’émergence d’ambitions des uns et des autres entrecoupées de coups d’Etat militaires sanglants ponctués par des sanctions internationales imposées aux régimes politiques qui se sont succédés à la tête de ce petit pays situé à quelques 80 km de Cuba.

La corruption gangrénant toutes les institutions, le pays s’est enfoncé plus encore dans la pauvreté avec une population qui a toujours eu comme première préoccupation le matin de réussir à avoir au moins un repas, un seul repas par jour.

Alors que les solutions existent depuis plus de 20 années avec les appareils de cuisson solaire – à financer pour majeure partie sur des fonds internationaux – on a laissé se produire une véritable catastrophe écologique dans le pays en laissant raser, un à un, tous les arbres et les arbustes des collines et des montagnes pour en faire du charbon de bois, indispensable à la cuisson des aliments de base.

Cette déforestation a accru la vulnérabilité du pays, souvent en première ligne en période de pluies, d’ouragans voire de cyclones qui se créent en ces régions de l’Atlantique entre les mois de juin et de novembre.

Comme nous le constations hélas à Djibouti, lorsque la pluie tombe en Haïti rien ne l’arrête et dans un paysage peu vallonné le flot meurtrier des inondations envahit certains quartiers de la capitale en balayant tout sur son passage.

– Sous l’action d’un séisme ou de fortes pluies, les masures sont prêtes à s’effondrer.

La capitale, Port au Prince, s’est étendue au fil des années avec des bidonvilles de plus en plus grands, faits de petites masures en pierres, cailloux, ou formées par un assemblage de matériaux hétéroclites surmontés de tôles ondulées récupérés çà et là pour s’abriter de la pluie comme du soleil.

Ne résistant pas aux fortes précipitations et encore bien moins aux inondations et aux cyclones, ces masures s’effondrent, une à une, tel un château de cartes alors qu’un tremblement de terre, comme celui de mardi, produit les mêmes effets.

-Haïti aujourd’hui !

L’armée ayant été dissoute et remplacée par 2000 policiers suite à l’insurrection de 2004, Haïti reste aujourd’hui sous assistance internationale avec la présence de 9000 casques bleus et policiers qui tentent de stabiliser le pays, dirigé par un gouvernement de transition.

L’absence d’un Etat fort sur le plan international place le pays sous assistance internationale (financière, politique et diplomatique).

La corruption étant omniprésente, Haïti est au fond d’un trou sans fin de pauvreté ; un puits sans fond pour les aides internationales.

Tout ceci profite à bien des malversations mais aussi au trafic de drogue, servant de plaque tournante entre l’Amérique latine et ses champs de coca et les Etats-Unis, premier acheteur et marché consommateur…

Plus de 80 % de la population haïtienne vit sous le seuil de pauvreté de 2 USD/jour, plus de 60 % a moins de 1 USD/jour.

Le chômage est estimé bien au-delà de 80 % alors que le PIB par habitant était de ….1300 USD en 2008, ce qui laisse à penser que « l’argent comme le pouvoir » sont exclusivement dans quelques mains.

Ceci nous rappelle étrangement la situation actuelle de Djibouti……mais « dormez en paix ! » car chacun sait que « Rien d’important ne s’y passe là bas » sous le régime d’Ismaïl Bobard !!!

L’âme déréglée de certains supposés humains qui n’ont point de limites est comme un tonneau percé à cause de leur nature insatiable !

Alors ayons cet ineffable courage d’agir en humain responsable si l’on ne veut pas un jour nous tourner vers ce que fut la capitale de Djibouti pour faire le constat d’une catastrophe similaire, voire bien pire comparativement à celle que subissent les populations haïtiennes.

(1)La solifluxion est le glissement de matériaux boueux ramollis par l’augmentation de leur teneur en eau liquide.

10/01/09 (B533) Monsieur Philippe Seguin s’en est allé. Décès de l’homme de courage, profondément républicain et «empêcheur de tourner en rond ». (Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

Le décès de Monsieur Philippe Seguin, le 07 janvier 2010 au matin, a semé le trouble et souvent la tristesse dans toute la classe politique française comme dans bien des milieux.

Ce fut la journée des beaux hommages rendus à un homme, à un grand serviteur du pays parfois lointains. Il est dit que dans le milieu de l’intelligentsia parisienne on entendait presque parfois quelques murmures du genre « l’emmerdeur flamboyant s’en est allé », propos ponctués par une forme de « ouf ! » de presque soulagement.

Pourtant l’immense majorité des louanges ont salué en lui un homme de caractère dont la seule ambition fut de servir le pays mais aussi cette Afrique qu’il aimait tant.

Monsieur Philippe Seguin ce fut aussi une grande liberté de parole, des colères mémorables et une originalité ouvertement délaissés par les acteurs et actrices (surtout les…comédiens…) de la scène politique française.

S’il restera longtemps dans les mémoires c’est qu’il prit bien soin de ne jamais faire comme tout le monde, de ne pas suivre tel un mouton. Avec sa mort, le Premier Ministre François Fillon perd son père spirituel en politique, mais aussi son mentor avec lequel il a partagé de nombreux combats au nom du « gaullisme social ».

C’est avec une grande émotion qu’il lui a rendu un vibrant hommage jeudi matin, les yeux rougis et un sanglot dans la voix, déplorant la disparition soudaine de « l’un des plus grands serviteurs de la France », mais aussi d’un « ami » qui avait une telle « passion de la France » qu’elle le conduisit parfois « à agir de façon frondeuse ».

Il fut le seul véritable rival que Jacques Chirac eut au sein du RPR mais n’eut jamais d’ambition présidentielle ; on ose dire « dommage » !.

Aux nouvelles générations encombrées par le « politiquement correct » et bâillonnées par des techniques de communication préformatées par les …conseillers, il n’a cessé d’opposer un verbe haut et hors du temps qui relevait bien plus de Jean Jaurès que des nouveaux oracles du management élyséen.

Depuis son retrait de la vie politique, le « gaulliste social » n’avait plus vraiment sa place sur un échiquier où toutes les valeurs qui fondaient son engagement sont négligées et dévalorisées.

L’impartialité de l’Etat et le soucis du respect des lois comme de la justice qu’il incarnait et sa conception ouverte et dynamique de la nation qu’il défendait s’accommodaient de moins en moins avec la pratique du pouvoir de l’Elysée.

A titre personnel je conserverai de ce grand serviteur de l’Etat français et défenseur de l’Afrique, entre autres souvenirs, la mémoire du contenu de l’entretien particulier qu’il eut en un temps avec Mohamed Djama Elabeh (AMIN).

Entretien cordial et d’une grande simplicité au cours duquel il n’hésita pas à lui apporter officiellement son soutien avec sincérité et formula tous ses encouragements quant aux grandes réformes que comptait lancer le président du PRD d’alors et chef de l’opposition s’il avait accédé aux plus hautes responsabilités de l’Etat djiboutien…par la voie démocratique.

Après le décès de Mohamed Djama Elabeh, constat sera fait à la lecture des analyses médicales faites à Paris sur sa dépouille que les ruses et les machinations ténébreuses qui ont été imaginées par Ismaïl Omar Guelleh et la QABYO, l’ont été pour venir en aide à leur lâcheté.

Chronologie.

– 21 avril 1943: Philippe Seguin naît à Tunis. Son père, « Soldat d’Afrique » tombe en Italie sous les balles allemandes. Il devient pupille de la nation française.

– 1965: Il s’inscrit à l’UNR pour soutenir la candidature du Général Charles de Gaulle à l’élection présidentielle

– 1970: Auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA

– 1971-77: Maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris

– 1973-74: Chargé de mission au secrétariat général de M Georges Pompidou à la présidence de la République

– 1977: Conseiller référendaire

– 1977-78: Chargé de mission au cabinet de Raymond Barre à Matignon. C’est l’homme des dossiers difficiles, notamment sur l’Afrique.

– 1978: Il est élu député RPR de la 1ère circonscription des Vosges où il « écrase » littéralement le candidat de gauche. Par la suite nombre de se opposants oseront l’affronter ouvertement sur le plan politique.

– 1979-83 : Il est élu Conseiller Régional et devient Vice-président du conseil régional de Lorraine

– 1981: Il est réélu député des Vosges. Co-fondateur avec Michel Noir, Charles Millon et François d’Aubert d’un club, le Centre d’études et de recherches constitutionnelles, législatives et sociales (CERCLES). Le quatuor se donne pour mission de réveiller « l’apathie des appareils de leurs partis »

– 1981-86: Vice-président de l’Assemblée nationale

– 1983: Il est élu maire d’Epinal au premier tour des élections municipales et sera réélu en 1989 et 1995 dans les mêmes conditions. Homme affable et d’une grande simplicité, M Philippe Seguin aime les contacts permanents avec ses administrés. Il va profondément réformer et transformer la ville, les Spinaliens lui conserveront toute leur estime qu’ils exprimeront lors des élections.

– 1984-86: Secrétaire national du RPR chargé de la décentralisation

– 1986-88: Il devient Ministre des Affaires sociales et de l’Emploi dans le gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac

– 1988-89: Vice-président du groupe RPR à l’Assemblée nationale

– 1990: Il réclame avec Charles Pasqua la fondation d’un nouveau rassemblement pour « régénérer le RPR » en s’inspirant « du message du général de Gaulle »

– 1991 : Création avec Charles Pasqua de l’association « Demain la France », qui se veut « un lieu où l’on puisse développer ses idées en dehors de tout enjeu de pouvoir »

– mai 1992: Il prend la tête de la campagne pour le « non » au traité de Maastricht, après un important discours à l’Assemblée nationale

– 3 septembre 1992 : Débat à la télévision avec le président François Mitterrand sur le traité de Maastricht

– 1993: Il est élu à la présidence de l’Assemblée nationale

– juin 1993 : Il appelle à une révolution culturelle » pour lutter contre le chômage, dénonçant un véritable « Munich social »

– 1995: Il anime avec Alain Juppé et Alain Madelin la campagne présidentielle de Jacques Chirac

– janvier 1996: A Aix-la-Chapelle (Allemagne), il appelle la France et l’Allemagne à une « relance politique » de l’Europe pour « sauver le projet de monnaie unique »

– mars 1996: Il prononce un important discours-programme d’Epinal (Vosges) : l’Europe doit se construire autour d' »un projet-politique » et une monnaie unique au service d' »une priorité absolue, l’emploi »

– juin 1997: Il est réélu député des Vosges. Remplacé à la présidence de l’Assemblée nationale par Laurent Fabius (PS)

– 6 juillet 1997: Il est élu président du RPR sans pour cela avoir d’ambition présidentielle. Pourtant le chemin lui est ouvert.

– novembre 1997: Il démissionne de ses fonctions de maire d’Epinal pour se consacrer à la direction du mouvement gaulliste

– mai 1998: Il est élu président de l’Alliance pour la France, créée avec l’UDF et Démocratie libérale

– 13 décembre 1998: Il est seul candidat réélu à la tête du RPR avec 95,07% des voix, première fois qu’un président du RPR est élu au suffrage direct des militants

– 13 février 1999: est investi par le RPR pour conduire la liste RPR-DL aux élections européennes du 13 juin

– 16 avril 1999: L’homme de convictions démissionne de la présidence du RPR, décide de ne plus siéger au conseil politique du parti gaulliste, et renonce à être tête de liste RPR-DL aux européennes de juin. Il estime que le RPR ne représente pas le gaullisme tel qu’il l’entend.

– octobre 1999: Il devient « chercheur-invité et professeur-visiteur » au département de sciences politiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

– mai 2000: Il est investi officiellement candidat du RPR pour les élections municipales à Paris

– 18 mars 2001: Il est candidat de la droite RPR-UDF-DL. Philippe Seguin en butte à la candidature « dissidente » du maire sortant Jean Tibéri, « politiquement trahi de l’intérieur du RPR », il est battu au second tour des municipales à Paris par le socialiste Bertrand Delanoë, au terme d’une difficile campagne électorale. Il est élu conseiller (RPR) de Paris ET devient président du groupe RPR au Conseil de Paris le 21 mars

– 16 avril 2002: Il renonce à se représenter aux législatives de juin

– 6 septembre 2002: Il réintègre la Cour des Comptes. Promu conseiller maître six mois plus tard

– 30 septembre 2002: Il est nommé représentant de la France au conseil d’administration du Bureau international du travail (BIT) à Genève

– 11 octobre 2002: En démissionnant du Conseil de Paris, il abandonne son dernier mandat électif

– 18 juin 2004: Il est élu pour un an président du Conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail (OIT), structure qui chapeaute le BIT.

– juillet 2004: Il devient premier président de la Cour des comptes

– octobre 2005: Commissaire aux comptes de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la Science et la culture (UNESCO)

– janvier 2007 : Il devient Président du Comité des commissaires aux comptes de l’ONU

– juillet 2007: Commissaire aux comptes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI)

– Janvier 2008: Commissaire aux comptes de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC)

– février 2008: Il est élu Président de la commission « Grands Stades Euro 2016 »

– février 2008: Président de l’association de préfiguration de la Fondation du Football.

– 07 janvier 2010 : Monsieur Philippe Seguin décède.

09/01/09 (B533) Plaidoirie pour l’Enfant soldat. La guerre, « jeu tragique » imposé aux Enfants d’Afrique et d’ailleurs. (Bouh Warsama)


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de Bouh Warsama : lien

« Ce n’est pas la révolte en elle-même qui est noble, mais ce qu’elle exige ». Albert Camus.

Ce n’est pas la souffrance qui est révoltante en elle-même, mais le fait que cette souffrance ne soit pas justifiée et imposée par certains « animaux » qui ne sont pas « Hommes » et qui n’ont que faire de l’Enfant comme de la Femme.

Dans un monde dominé par toutes les dictatures, toutes les souffrances en Afrique usent l’espoir avec le temps et la foi en l’avenir. Il y a en cela un crime de l’Occident que de cautionner en fermant les yeux face à toutes les tyrannies.

Ces Enfants de la guerre ont parfois à peine huit ans.

Ils fuient la grande pauvreté dans des régions pourtant pleines de ressources naturelles souvent victimes de l’exclusion tribale ou ethnique et se sont enrôlés dans des milices pour tenter d’éviter la mort.

Ces petits hommes en devenir, souvent au regard candide voire perdu face aux caméras d’un monde occidental qui trop souvent ne sont là que pour faire du sensationnel dans l’événement, ces jeunes soldats perdus dans un monde qui les exploite ont été hier au cœur des débats de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui juge l’ancien milicien congolais et criminel Thomas Lubanga.

« La guerre dans laquelle la folie des hommes les jette n’est souvent qu’un jeu pour ces Enfants perdus » est venue expliquer, aux Juges de La Haye, Madame Coomaraswamy, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les Enfants et les conflits armés.

Le concept de la mort est difficile à appréhender pour ces Enfants là car leurs souffrances accumulées et leur désœuvrement social – souvent sans structure familiale – les rend moins craintifs face aux balles et à la mort pendant les conflits.


Illustration Roger Picon
Celui qui n’a plus rien à perdre, qui n’attend plus rien de la vie devient alors le plus dangereux des combattants.

La psychologie explique que l’absence de prise de conscience de la mort chez l’humain lui procure presque un plaisir à se laisser couler dans ce désastre qu’est le jeu de la guerre.

Alors quand un Enfant n’a presque plus rien à perdre, son subconscient peut lui imposer « autant tout perdre et m’endormir à jamais ! ».

Dans le procès qui se déroule actuellement devant la Cour de La Haye (CPI) Thomas Lubanga est accusé de crimes de guerre.

Il est poursuivi pour avoir enrôlé et conscrit des centaines d’enfants de moins de 15 ans (certains avaient moins de 8 ans …) les intégrant dans l’aile militaire de sa milice l’UPC (Union des Patriotes Congolais) et pour les avoir contraints à participer à des hostilités.

Antagonismes tribaux qui se traduisirent par des massacres entre septembre 2002 et août 2003 pendant la guerre civile en Ituri qui ravagea l’Est de la République Démocratique du Congo.

L’accusation a achevé le 14 juillet 2009 la présentation de toutes ses charges retenues contre Thomas Lubanga, 49 ans, qui a toujours plaidé non coupable. Plusieurs témoins se sont fait connaître depuis et viennent se rajouter à la longue liste des accusateurs dont seuls quelques-uns, la liste étant fort longue, vont être cités par la Cour avant la présentation des arguments de la défense.

Madame Coomaraswamy, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les Enfants et les conflits armés, a expliqué que «…… l’Enfant accepte plus facilement d’obéir à un ordre qu’il n’a pas de discernement pour savoir si l’ordre est bon ou pas…. ».

Nombre d’entre eux sont enlevés au Soudan, en République Démocratique du Congo, en Sierra Leone mais aussi en Somalie !!!

En Kivu (RDC) ils ont parfois moins de 8 ans.

D’autres Enfants rejoignent des groupes armés pour « échapper à la grande pauvreté » ou par ce qu’ils sont les plus vulnérables de la société ; ce sont souvent des orphelins jetés sur les routes et ayant perdu tout repère ou autre point de chute auquel se rattacher.

Nombreux sont ces jeunes Enfants qui déclarent qu’ils ont rejoint les milices car c’était, pour eux,……. « fantastique de côtoyer ces hommes portant des lunettes de soleil qui avaient tous les pouvoirs……….. »

Du fond de leur profonde solitude affective et de leur détresse sociale, ils ont le sentiment que ce sont les seuls modèles glorieux qu’il faut imiter si l’on veut devenir un …homme.

Le manque d’éducation, l’absence de structure familiale et sociale les ont conduit à rejoindre les groupes de miliciens sans véritablement comprendre ce que cela signifiait et quelles conséquences pouvaient avoir leurs actes.

Quant à ceux qui fuient, lorsqu’ils sont ramenés ils sont ensuite battus et tués devant les autres Enfants pour servir d’exemple et susciter chez eux un sentiment de grande peur.

Pour conclure, on sait que plus de 250 000 Enfants sont recrutés dans le monde par des groupes rebelles ou des armées militairement en déclin face à une opposition armée.

Fasse le ciel qu’aucun « Enfant combattant » ne soit jamais enrôlé à Djibouti par le pouvoir en place ou par l’opposition.

Pour être un adulte responsable de ses actes, il faut avoir été un enfant solidement éduqué et formé à « L’Ecole de la vie », sans tricherie ni mensonge et en même temps un enfant heureux au sein de SA famille et dans SON pays.

Un Etat qui sait prendre ses Enfants par la main est un Etat qui triomphera de tout et vivra longtemps.