12/12/2015 (Brève 540) Flash Special : Une nouvelle promotion dans le prestigieux Ordre des Bourreaux de la République de Djibouti. (ARDHD)

Abdillahi Abdi FarahNous avons appris, il y a quelques minutes, que M. Abdillahi Abdi Farah, Directeur général de la Police, avait été élevé au grade de Commandeur de l’Ordre des Bourreaux de la République, par ses pairs réunis en Assemblée générale extraordinaire, sur convocation de la Présidence de la République.

Il s’agit d’une démarche rarissime, décidée uniquement pour récompenser l’impétrant, glorieux organisateur victorieux d’un fait d’arme remarquable.

C’est en personne qu’il a d’abord localisé, puis qu’il a, lourdement armé, réussi à maîtriser le Secrétaire Général de la LDDH, Said Houssein Robleh qui a pourtant résisté farouchement à mains nues. Ce dangereux personnage était recherché depuis qu’un juge irresponsable avait prononcé à son encontre une peine de 8 mois de prison avec sursis en décembre 2013 et qu’il avait profité de l’occasion pour échapper aux forces de Police qu’il narguait depuis régulièrement dans ses communiqués de presse.

Ce même forcené qui participe aux destinées d’une organisation jugée terroriste par le Président Guelleh en personne, prétend agir au nom d’une cause interdite par la nouvelle constitution de la République : les Droits humains ! C’est tout dire.

Non satisfait par ce succès sans précédent, le Directeur de la Police a réussi aussi à mettre hors d’état de nuire M. Houssein Robleh Dabar, le père de Said ainsi que M. Faisal Mohamed Ibrahim, Contrôleur Général adjoint de la LDDH.

Rappelons que M Abdillahi Abdi Farah avait été coopté et intronisé dans l’ordre prestigieux des Bourrreaux de la République en avril 2010 au grade de Chevalier, pour récompenser des actes flagrants de torture commis sur un jeune citoyen djiboutien, extrêmement dangereux. (Lien).

Toute l’équipe de l’ARDHD tient à féliciter M. Abdillahi Abdi Farah, pour ces hauts faits d’arme et elle est persuadée que le Président de la République, en connaisseur et en personne tiendra à lui rendre un hommage appuyé, car il participe concrètement au sauvetage d’un régime en péril et en désarroi, qui n’a plus d’autres solutions que de développer et d’encourager ce type d’intervention et de les multiplier à travers tout le pays.

Nous espérons que toutes les associations internationales prendront connaissance de cette nouvelle promotion et qu’elles compléteront leurs dossiers concernant cette personne zélée et remarquable et tellement représentative de la terreur que le régime fait régner sur le peuple, afin de la traduire devant les juridictions pénales compétentes.

Ordre des Bourreaux

30/10/2015 (Brève 498) Nouvelle nomination dans l’Ordre prestigieux des Bourreaux de la République de Djibouti : Mohamed Abdourham Askar le chef de la brigade de la gendarmerie de Tadjourah.

Se référant à plusieurs sources concordantes (témoins et victimes), un lecteur de Tadjourah nous a soumis en la recommandant chaudement, la candidature de Mohamed Abdourham Askar le chef de la brigade de la gendarmerie de Tadjourah.

Mohamed Abdourham Askar
Dites-le avec des fleurs !!!!

Qu’en pensent ses victimes ???
Après une analyse minutieuse et une étude approfondie de son dossier de candidature, le comité de cooptation a décidé d’accueillir favorablement l’intégration au grade de Chevalier de Mohamed Abdourham Askar dans l’ordre prestigieux et immortel des bourreaux de la République.

L’équipe de l’ARDHD tient à la féliciter officiellement.

Nul doute que la Présidence et IOG, son chef tyrannique sauront, mieux que nous, compléter cet hommage flatteur et apprécier, avec l’expertise des connaisseurs, ses talents reconnus dans l’application des tortures les plus raffinées sur des victimes civiles, innocentes et sans défense.

Selon nos informateurs, Mohamed Abdourham Askar aurait sauvagement torturé, en particulier, Ouma Deberkaleh, Omar Abdoulkader Daoud mais aussi beaucoup d’autres lors des arrestations du 3 octobre de cette année.

Arrogant, imbus de son grade et de son pouvoir, notre nouveau nominé ne cacherait jamais le soutien direct qu’il reçoit de la Présidence de la République. Sûr de son fait et d’une impunité totale, garantie par Guelleh, il continuerait à semer la terreur à Tadjourah et dans sa région : arrestations arbitraires, tortures. Même si des crimes de viol ne sont pas évoqués explicitement, de forts soupçons pèseraient sur lui aussi à ce propos.

En bref, le comité de cooptation de l’Ordre prestigieux de la République ne pouvait pas passer à côté d’un cas aussi intéressant et emblématique de l’acharnement criminel du régime contre les populations civiles. Avec cette nomination, il reconnait son talent, héritage fructueux d’une tradition hautement reconnue dans le pays. Désormais, notre impétrant pourra sièger aux côtés de ses pairs, dont (pour ne citer qu’eux) le commandant Omar Hassan Mattan, le p’tit Zakaria (Colonel Hassan Zakaria), le Colonel Ladieh (décédé) et sans oublier l’un des farouches artisans et défenseur de la torture, le Grand Hassan Saïd Madobeh.

Le comité complétera le dossier de ce brave patriote, pour le transmettre, le jour venu à un tribunal pénal, qui lui demandera certainement des explications, voire des comptes.

En attendant son nom sera ajouté à la liste « éternel » des personnalités, membres de l’Ordre des Bourreaux de la République

Ordre des Bourreaux

13/12/2013 (B338) Jean-Loup Schaal s’exprimait au micro de Deutsche Welle (journal de 12h – 13h)

http://www.dw.de/popups/mediaplayer/contentId_15644422_mediaId_4129230

pour dénoncer la radicalisation du régime, l’arrestation et la torture des opposants et la terreur qu’il fait régner sur la population. Il a fait état des différentes affaires qui ébranlent le régime, comme l’affaire Borrel, la séquestration d’Alhoumékani, …

A son avis, le régime est toujours soutenu par les puissances militaires prépositionnées à Djibouti, mais les parlements européens et belges ont émis des motions condamnant les dérives dictatoriales et les violations de Droits de l’Homme.

Enfin, il pense que Guelleh n’aura pas d’autre choix que de se représenter à l’échéance du mandat actuel, s’il veut conserver son immunité pénale.


1°) A écouter en WMA

2°) A télécharger en MP3
Lien de téléchargement

12/10/2013 (Brève 285) Rachad Farah se fait ramasser à la candidature de directeur général de l’Unesco. Même certains pays sur lesquels il comptait, avec la prétention qui le caractèrise, ne lui ont pas donné leurs suffrages … Une belle culotte, bien méritée à notre avis, quand on considère son soutien à une dictature qui asservit un peuple et qui ruine l’éducation et la culture !

Selon un article payant publié par LOI, Rachad Farah n’a obtenu que 13 votes sur 58 suffrages contre 39 à la Présidente sortante Irina Bokova, réélue dès le premier tour. Il semble que les consignes de vote des organisations arabes et africaines, n’aient pas été suivies par un grand nombre de pays associés, dont (entre autres) l’Arabie saoudite, l’Egypte, le Congo ou le Gabon.

La France, les USA, l’Egypte ont voté en faveur de la candidate sortante.

26/01/2013 (Brève 102) DJIBOUTI : le port de l’angoisse. Article publié par La Libre Belgique (Info lecteur)

Un article publié le 17.01.2013 par le quotidien La libre Belgique.

La veille des élections législatives qui auront lieu en février 2013, la FIDH publie un article écrit conjointement avec ACP asbl sur la situation des droits de l’Homme à Djibouti. 

Dans un silence assourdissant, Djibouti vit une oppression qui vient de faire une nouvelle victime, Hafez Mohamed Hassan, collégien de 14 ans, mort sous les balles des services du régime d’Ismail Omar Guelleh alors qu’il manifestait pour dénoncer le manque d’infrastructures sportives dans sa région d’Obock.

C’est ce qui se passe à Djibouti quand des élections approchent et que l’on ose faire valoir ses droits ou réclamer des élections libres, transparentes et équitables. Depuis plus de dix ans, les opposants, les syndicalistes, les défenseurs des droits humains et les citoyens subissent une répression brutale qui s’intensifie à l’approche de chaque élection.

Lors de la présidentielle d’avril 2011, le bilan de cette répression a été le plus lourd de toute l’histoire du pays : plusieurs dizaines de jeunes manifestants tués, des centaines d’autres arrêtés et détenus durant des mois. L’ancien Commissaire européen au Développement et à la Coopération, M. Louis Michel, sur place au moment des faits avait lui-même déclaré à l’époque que « ce qui s’est passé récemment à Djibouti n’est évidemment pas tolérable. L’UE doit exprimer sa désapprobation avec force ». [1]

L’UE est le premier bailleur de fonds à destination de Djibouti où elle a décidé de renforcer sa présence. En contrepartie d’un loyer annuel de 30 millions de dollars chacune, la France, le Japon et les États-Unis y disposent d’une importante base militaire pour lutter contre le terrorisme et la piraterie notamment. Il n’est plus possible d’accepter qu’un tel régime continue de tuer, de torturer, d’arrêter, de bâillonner la presse, d’empêcher la liberté syndicale et de réprimer les manifestations pacifiques sans réagir et en poursuivant la coopération au nom de la défense de nos intérêts stratégiques et commerciaux.

Face à une situation sociale désastreuse et l’intensification du harcèlement, les partis politiques d’opposition ont décidé pour la première fois depuis dix ans de participer aux élections législatives de février 2013 plutôt que de les boycotter.

Mr Daher Ahmed Farah, président du principal parti d’opposition, le Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (MRD), a d’ailleurs décidé de clore sa décennie d’exil en Belgique pour rentrer au pays et mobiliser les électeurs. Pari courageux quand on sait qu’aucune des dix revendications adressées par l’opposition au président Guelleh n’a été acceptée et qu’aucune avancée n’a été enregistrée en matière de respect des droits civils et politiques depuis plus d’une décennie au moins.

Par principe et sous peine de voir progressivement la situation dégénérer dans une région déjà particulièrement instable, la communauté internationale ne peut pas laisser se dérouler une énième élection tronquée à Djibouti et laisser se poursuivre les exécutions extra-judiciaires, le recours systématique à la torture dans les prisons, les arrestations et les détentions arbitraires, l’absence de liberté de la presse et une justice entièrement dépendante du pouvoir exécutif.

Aidons les Djiboutiens à prendre la parole et veillons à faire arrêter les violations des droits de l’Homme. En plus des deux experts techniques dépêchés sur place par l’UE, soutenons l’envoi sur place d’une mission civile et indépendante d’observation électorale. Rappelons enfin aux autorités djiboutiennes que le renforcement de notre présence exige un renforcement de nos exigences à l’égard de Djibouti sur le plan du respect des droits de l’Homme.

Cette exigence qui plaide actuellement en défaveur de la candidature de l’ambassadeur djiboutien Rachad Farah à la présidence de l’UNESCO
.

Cette même exigence qui fait que l’on ne tue pas un collégien de 14 ans, que l’on ne viole pas sa mère, que l’on ne torture pas son père, que l’on n’exécute pas son frère et qu’on laisse voter librement sa sœur. Pourquoi cette exigence serait-elle trop élevée pour Djibouti ?

 

[1] in La situation des droits de l’Homme à Djibouti à la veille des élections présidentielles de 2011, ACP asbl Éditions.

07/01/2013 (Brève 087) Abdi Omar Guedi dit AOG. Une première nomination dans l’ordre de Bourreaux de la République de Djibouti, en relation avec la tuerie d’Obock du 30 décembre 2012

Ordre national des Bourreaux de DjiboutiA la suite de l’avis de recherche que nous avions lancé au lendemain des crimes commis à Obock le 30 décembre 2012, des correspondants nous ont signalé la présence d’un responsable du GIGN du nom d’Abdi Omar Guedi dit AOG.

En conséquence, le comité de cooptation a été réuni de toute urgence pour l’admettre sans délai dans l’Ordre national des Bourreaux de la République, et ce, par intérim, en attendant la confirmation des crimes dont il aurait pu se rendre coupable en tirant ou en faisant tirer sur des lycéennes et des lycéens de seize ans et moins, qui manifestaient pacifiquement contre le manque de moyens affectés à la jeunesse du nord du pays.

Abdi Omar Guedi du GIGN a donc été coopté à la majorité absolue (et à titre temporaire) dans l’Ordre national des Bourreaux de la République et son nom va être ajouté à la liste de toutes celles et de tous ceux qui se sont rendus coupables de crimes contre leurs concitoyens, d’actes de torture, de viols et de violences.

Dès que nous aurons plus d’information à son sujet, nous les publierons afin qu’il soit confirmé comme membre actif de l’Ordre des Bourreaux et surtout qu’une justice pénale indépendante puisse le poursuivre sur la base d’un dossier concret.

Grâce à cette promotion, il va pouvoir côtoyer d’égal à égal des criminels et des tortionnaires reconnus, comme par exemple Hassan Saïd, le P’tit Zak (Colonel dans la Gendarmerie), Mohamed Djama (de la Garde républicaine), ou Omar Hassan Mattan et bien d’autres comme Abdillahi Abdi Farah, de la police …

PS : nous remercions tous les internautes qui pourront nous confirmer sa participation à la tuerie d’Obock, son grade dans le GIGN et qui nous enverraient si possible, une photo de lui

28/12/2012 (Bréve 070) Les créations les plus récentes de Roger Picon qui utilise les caricatures pour dénoncer tous les abus commis par Guelleh et ses obligés.

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