08/04/2019 (Brève 1368) Une nouvelle cooptation dans le prestigieux Ordre des Brosses à Reluire. François Soudan, journaliste à Jeune Afrique.

16/08/2014 (Brève 426) Guerre de l’information à Djibouti. En service commandé, le commandant Rachid Hachi Youssouf, qui affirme être le Porte parole des Forces Armées Djiboutiennes et chargé de presse, monte au créneau et se ridiculise, par ses incohérences, en attaquant le site Alwhida …

Lien avec l’article original sur Alwhida

_________________________ Note de l’ARDHD<
Le Commandant Rachid Hachi Youssouf a-t-il déposé un dossier de cooptation dans « l’ordre des Brosses à Reluire » de la République, où il espère probablement cotoyer des personnages haut en couleur, comme Ali Mohamed Abdou dit « Le grand ZOZO », commandeur dans l’ordre ? C’est ce que l’ARDHD a cru apprendre, mais elle attend de recevoir le dossier officiel pour proposer sa candidature au Comité.

Il est vrai qu’oser comparer les résistants du FRUD à « une dizaine de malfaiteurs affamés et sous équipés » c’était déjà osé, mais il se permet d’ajouter sans rire dans le même article « qu’ils posent des bombes sur les routes pour blesser les populations civile ». Chacun est en droit de se demander comment et pourquoi des individus affamés et sous-équipés posent-ils des bombes. C’est déjà un matériel qui n’est pas à la portée du premier venue. Alors incohérence grave de votre part, Monsieur le Commandant ?

Mais ce n’est pas la seule. Au début vous affirmez « Les Forces Armées Djiboutiennes poursuivent des éléments malfaiteurs au nombre d’une dizaine à la solde de l’Erythrée ». Le régime érythréen n’est certainement pas un régime de tendresse, mais en matière militaire avec une armée que certains considèrent comme la plus nombreuse en effectif de toute l’Afrique, il a fait ses preuves. Et ce ne serait pas en enovyant des individus affamés et sous-équipés, qu’il agirait. Nouvelle incohérence, Monsieur le Commandant ?

N’étant pas à une incohérence près pour soutenir un régime dictatorial qui asservit son peuple, ce que vous savez, vous servez loyalement Guelleh. C’est votre droit, mais le jour venu, le nôtre sera de signaler vos agissements et votre participation à des crimes contre des populations sans défense. Vous figurerez désormais en bonne place sur notre liste prioritaire des suppots du p’tit pharaon, ayant pris une part active aux atteintes contre les Droits de l’Homme commis à Djibouti.
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______________________ Article signé du Commandant en question
qui s’adresse au site Alwhida

Je vous écirs à propos d’un article publié par votre site. L’article en question c’est « La bataille de Goda entre le FRUD et l’armée de Djibouti, (Alwihda Info) Rédigé par Adil Abou – 14 Août 2014 modifié le 14 Août 2014 – 11:11 ». 
  
J’aimerais vous informer qu’une bataille de ce genre n’a pas eu lieu à Djibouti, cette information est totalement fausse. Les Forces Armées Djiboutiennes poursuivent des éléments malfaiteurs au nombre d’une dizaine à la solde de l’Erythrée. Ces éléments subversifs raquettent la population civile et pose des mines sur les routes, causant des nombreux blessés toujours parmi la population civile. 
  
Ces opérations de ratissage sont permanent et font partie de la mission des troupes stationnés au Nord du pays. Il est étonnant que vous parlez d’une « emprise sur les régions de Tadjourah et Obock », régions qui font une superficie de 12 000 Km2 environ. Une dizaine de malfaiteurs affamés et sous équipés peuvent-ils contrôler une telle superficie ? 
  
Vous avez pris la mauvaise habitude de publier des informations erronées à propos de Djibouti. Ces informations que vous prenez pour de l’argent comptant ne sont ni plus ni moins que de la propagande visant à semer la zizanie. 
  
Je vous prie dorénavant de vérifier les informations qui vous parviennent, de recouper les données, bref de faire un vrai travail de journalisme au lieu de vous précipiter comme des amateurs sur les ragots.

Commandant Rachid Hachi Youssouf 
Porte parole des Forces Armées Djiboutiennes et chargé de presse 
B.P: 1905 
Tel : 21351743
 

13/10/2013 (Brève 286) Ordre des Brosses à Reluire. Après la démission de Dileita en sa qualité de Président, une refonte du bureau de l’ordre prestigieux et la promotion au grade d’officier du célèbre Mahmoud Ali Youssouf, ministre djiboutien des Affaires étrangères (2ème nomination) en conservant son titre de « Bonimenteur de cour »

Selon les statuts de l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire (OBR), la présidence revient de droit au premier ministre en exercice. Mais Dileita, bien que renvoyé dans ses foyers, le 31 mars 2013, par la décision incontestable du Grand Maître, le prince Ismaël Omar Guelleh, avait toujours refusé de laisser son fauteuil à son successeur.

Finalement, raison lui est revenue et il a accepté qu’Abdoulkader Kamil Mohamed
occupe le poste de Président, à la condition d’être nommé Président d’Honneur de l’ordre.

Les chevaliers réunis en assemblée plénière extraordinaire ont entériné la proposition et ils ont voté pour le bureau exécutif, désignant :
– Vice-Président, chargé de la mission de cooptation : Djama Ali Guelleh, (EDD)
– Vice-Président, chargé des finances et de la sécurité : Hassan Saïd (SDS)
– Vice-Président, chargé du protocole : Rachad Farah
(Candidat malheureux au poste de directeur de l’Unesco)

Membres du bureau :
– Aden Robleh Awalleh et sa fameuse veste réversible,
– Ali Mohamed Abdou, (CNDH)

Le président a demandé la parole pour présenter la demande de promotion, déposée en urgence par le sieur Mahmoud Ali Youssouf, ministre djiboutien des Affaires étrangères.

Djama Ali Guelleh, dont c’est le rôle, a présenté rapidement les pièces qui avaient été annexées à la demande de promotion et il s’est longuement arrêté sur la dernière en date : l’interview que Mahmoud Ali Youssouf a donné au micro de RFI, concernant l’affaire Alholumékani et il a repris à haute voix quelques passages : »« Ça n’a pas de sens, ce Monsieur utilise cela pour pouvoir réapparaitre dans les médias. Il poursuit certainement un dessein que l’on ne connait pas. De notre côté, nous sommes très sereins, je crois que la justice le rattrapera un jour. »

C’est une standing ovation qui a salué ces propos et c’est à mains levées et à l’unanimité des chevaliers présents ou représentés que la demande de promotion a été entérinée.

Mahmoud Ali Youssouf, qui faisait antichambre pour l’occasion, a été invité à rejoindre la salle des délibérations et c’est le président en personne qui l’a nommé en prononçant la phrase rituelle et en lui donnant son nouveau grade.

Mon cher Mahmoud, je suis très heureux de t’élever pour cette deuxième nomination au sein de notre ordre prestigieux, entièrement dévoué au succés et à la virginité pénale de notre chef bien-aimé, sa sublime excellence, Ismaël Omar Guelleh. Ta contribution magnifique s’inscrit parfatiement dans ce cadre et nous te recevons en qualité d’officier au grade de « Bonimenteur de cour ». Voici les insignes de ta nouvelle qualité que tu porteras désormais en toute circonstance.*

La cooptation de Mahmoud Ali Youssouf, quand il n’était encore que ministre délégué remonte au 30/01/2014. Lire l’article de l’époque

02/04/2013 (Brève 128) Fidèle à ses engagements, le Grand Maître de l’Ordre des Brosses à Reluire tire sa réverence, sur une dernière flagornerie.

Ordre des brosses à reluireAu moment de quitter la Présidence de l’Ordre des Brosses à Reluire, la « Vache qui rit, mais qui ne rit plus » a souhaité effectuer une dernière pirouette. Prenons quelques extraits du discours qu’il a prononcé devant le Haut Conseil de l’Ordre

A noter que peu de membres avaient fait l’effort de venir l’écouter : pour de nombreux chevaliers de l’Ordre, le départ du Grand Maître était considéré généralement comme un non-évennement.

Il est vrai que le Grand Maître limitait ses interventions à l’ouverture des débats, puis il s’éclipsait discrètement pour aller sucrer ses fraises et autres activités personnelles … Nous n’en dirons pas plus …

« Il s’agit en premier lieu, de ma reconnaissance particulière envers le Président de la République, qui par sa constante sollicitude à mon égard, m’a donné pendant douze ans, à l’occasion de nos entretiens quotidiens, la meilleure formation politique qu’il soit possible d’imaginer à Djibouti. 

C’est à ses cotés que j’ai acquis les valeurs fondamentales politiques, dont il faut se doter pour le bien de notre pays. C’est à ses cotés que j’ai pris la mesure des difficultés des choix gouvernementaux. 

Et c’est encore à ses cotés que j’ai pris pleinement conscience de l’absolue nécessité de privilégier en priorité la nation Djiboutienne, en veillant au renforcement de notre unité, de la paix et de la solidarité. »

24/11/2011 (B631) Ordre des Brosses à Reluire. Une première mondiale. Nomination du premier commandeur dans l’ordre prestigieux.(ARDHD)

Sur invitation du Président de l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire, tous les membres étaient conviés à une session extraordinaire pour se prononcer sur la demande d’avancement déposée par Ali Mohamed Abdou.

Entourés des deux vice-présidents Djama Haid et Ali Guelleh, nommés le 29 juillet de cette année, après l’exclusion du bureau pour raisons disciplinaires de Yacin Elmi Bouh (lire l’article), le Président Dileita a pris la parole pour ouvrir la réunion.

Après avoir rappelé les informations courantes, il a exposé la demande de Monsieur Ali Mohamed Abdou, pour obtenir la reconnaissance du grade de commandeur dans l’ordre. Dileita a rappelé que l’impétrant avait été nommé « Chevalier » le 13 décembre 2008 au grade de ‘Baratineur intarissable » (article). Un an plus tard, le 11 décembre 2009 il était promu « Officier » avec le grade de « commandeur des négationnistes de la détresse humaine » (article).

Aujourd’hui, deux ans plus tard, il sollicite l’élévation à la qualité de « Commandeur », ce qui est une première dans l’histoire de l’Ordre. Dileita a conclu rapidement en disant que si les membres votaient favorablement, Ali Mohamed Abdou serait le premier commandeur élu de l’Ordre prestigieux et que sa peine et son dévouement total au régime sanguinaire, justifiaient largement une telle récompense.

Avant d’annoncer qu’il était contraint de partir rapidement pour aller cueillir ses fraises préférées au PK20, Dileita, qui commençait déjà à somnoler, a passé le micro à Djama Haid qui a été chargé d’expliquer les motivations de cette demande.

Djama Haid a été rapide. Il a simplement cité deux phrases de la nouvelle déclaration d’Ali Mohamed Abdou, reprise par l’ADI :

« La République de Djibouti est une nation qui respecte scrupuleusement les droits de ses citoyens et son gouvernement œuvre toujours dans ce sens »,

Avant de pouvoir citer la seconde phrase, Djama Haid, saisi d’un énorme fou rire communicatif, a du attendre le retour au calme dans les rangs des membres, qui ont tous reconnu à la sortie, n’avoir jamais tant rigolé de leur vie.

L’un d’entre eux, qui a souhaité garder l’anonymat, a confié « Off the record », qu’Ali Mohamed Abdou ne manquait ni de culot ni d’audace et qu’il fallait oser faire ce genre de déclaration. Même IOG n’aurait jamais osé aller si loin dans le mensonge, a-t-il ajouté …

Dans la seconde phrase, Ali Mohamed Abdou a fustigé « ce qu’il considère comme « des allégations sans fondement mettant en cause l’action et les engagements du gouvernement djiboutien sur la question des Droits de l’Homme ».

L’un des membres saisi par le rire, lui aussi, n’a pas pu s’empêcher de demander si quelqu’un avait sollicité, sur ce point les avis de MM Farah Abadid, Houssein Robleh et Mohamed Cheick Souleiman. Mais Ali Guelleh l’a vite rappelé à l’ordre en le menaçant d’exclusion s’il se livrait encore à ce genre de plaisanteries grossières…

Mise au voix, c’est à l’unanimité que l’élévation de Mohamed Abdou à la dignité de Commandeur a été adoptée. Djama Haid a proposé qu’il soit reconnu désormais sous l’appellation flatteuse de « Grand couillon de service ».

29/07/2011 (B614) Ordre prestigieux des Brosses à Reluire (OBR) : réunion disciplinaire extraordinaire pour juger du cas de Yacin Elmi Bouh.

Sur convocation du Président Dileita, les membres du comité directeur de l’Ordre des Brosses à Reluire se sont réunis hier pour statuer sur le cas disciplinaire de Yacin Elmi Bouh, co vice-président de l’ordre avec Ali Guelleh.

Le Président Dileita a rappelé les statuts et les règles de l’Ordre. Il a martelé ses mots : « Les Chevaliers, membres de l’Ordre, n’ont pas le droit de mentir, sauf pour glorifier l’être unique : Ismaël Omar Guelleh et pour masquer toutes ses décisions et actes inavouables. Sauf dans ce cas, l’honneur des Chevaliers est fondé sur le respect absolu de la vérité et la transparence sans faille », a-t-il précisé

Aujourd’hui nous avons à statuer du cas de Yacin Elmi Bouh, qui a été pris en flagrant délit de mensonge. Le problème qui est posé à la noble assemblée est de savoir s’il a menti pour glorifier son excellentissime excellence IOG ou s’il a menti pour servir des intérêts personnels ? La question devra être débattue et une décision sera mise aux voix, a-t-il conclu.
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Pour l’accusation, c’est Djama Haid qui a pris la parole en déclarant que Yacin Elmi Bouh avait agi pour son propre compte et que son mensonge éhonté jetait le discrédit non seulement sur la noble assemblée, mais aussi sur IOG et plus grave encore sur la Reine Paulette de Pacotille, ce qui était insupportable. Il a conclu en disant qu’il était tout à fait ridicule de nier les écoutes téléphoniques, vu que tous les états les pratiquent et que cela est admis par la communauté internationale.

Le problème posé aujourd’hui n’étant pas de savoir comment elles sont utilisées ensuite : à des fins sécuritaires ou à des fins de concurrence commerciale déloyale.
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Ali Guelleh
a pris la parole pour défendre son cher collègue, en rappelant que si Yacin Elmi Bouh avait reconnu les écoutes, cela aurait nui incontestablement à l’image du Président à vie. Il ne pouvait donc pas faire autrement.
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Yacin Elmi Bouh est-il coupable ?

Après le dépouillement du scrutin : 65 % des membres avaient voté la culpabilité de Yacin Elmi Bouh.

Paulette ayant été immédiatement informée du résultat de ce vote disciplinaire extraordinaire (le premier depuis que l’Ordre a été fondé) a aussitôt fait passer un message de satisfaction à Dileita, l’encourageant à prendre les sanctions les plus sévères à l’encontre de YEB.

Dileita a proposé que YEB reste membre de l’ordre en sursis mais que lui soient retirées toutes ses fonctions et prérogatives.

Cette fois, c’est à mains levées que tous les membres du comité, qui avaient été informés auparavant de la teneur du message de Paulette, ont approuvé la sanction.

A cet instant, Yacin Elmi Bouh n’était plus vice-président de l’Ordre prestigieux, lâché par ses pairs …

Le comité directeur à été réorganisé de la façon suivante : Dileita Président, Ali Guelleh et Djama Haid, vice-présidents.

_________________________ Note de l’ARDHD

La chute ? Nul doute que Yacin Elmi Bouh qui avait déjà perdu beaucoup d’influence en perdant son fauteuil de ministre, perd aujourd’hui partiellement son autorité et son prestige.

On retiendra qu’il faut mentir en royaume de Pacotilles mais qu’il ne faut pas le faire n’importe comment, car la Paulette surveille tout …

27/11/10 (B580) Réunis sur convocation de Dileita, les Chevaliers de l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire, se sont réunis pour statuer sur la demande de cooptation déposée conjointement par « Democracy International » et par ses trois experts délégués à Djibouti.

Pour la première fois, une organisation d’origine américaine sollicitait sa cooptation dans l’ordre djiboutien prestigieux des Brosses à Reluire. Sa demande était soutenue par les trois experts qui viennent de terminer une première mission à Djibouti et qui ont déjà programmé un nouveau séjour de rêve dés janvier 2011, aussitôt les fêtes de fin d’année passées.

La grande majorité des chevaliers avaient tenu à répondre « présent » à cette convocation exceptionnelle.

Rares sont ceux qui avaient été contraints de se faire excuser pour cause de déplacement à l’étranger. Même des Chevaliers français comme Francis Gillery, Chris Lafaille, Jean-Marie Angelier ou Mme Mouline avaient tenu à faire spécialement le voyage pour apporter leur soutien personnel à leurs collègues américains, collègues de pensée, collègues d’opportunité et collègues d’intérêt.

Devant une salle de scéance comble, Dileita a pris solennellement la parole pour déclarer ouverte la session extraordinaire. Avec son savoir-faire sans concurrence, il a expédié rapidement les affaires courantes. Il est arrivé très vite au point majeur de l’ordre du jour, qui concernait la demande de cooptation déposée conjointement par « democracy International » et par ses trois experts : MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne.

Conformément au code de procédure, il a passé la parole à Yacin Elmi Bouh en lui demandant de présenter à la fois « Democracy International » et ses trois experts qui ont émis des recommandations pour les prochaines élections.

Aussitôt dit, aussitôt fait, Dileita a informé ses collégues, que ses fraises du PK 20 ne pouvaient pas se passer de ses soins attentifs et il s’est éclipsé discrètement … Sieste ou démon de minuit ?

Sans perdre une seconde, Yacin Elmi Bouh s’est emparé du micro. Il a expliqué que le monde était en profonde mutation et qu’il fallait désormais prendre en considération un phénomène en pleine évolution : l’Amérique-Afrique (l’Amérique-à-fric) pour paraphraser une formule célèbre, souvent attribuée à F.X. Verschave, Fondateur de Survie.

Il a tenu à rappeler combien la mission des experts de Democracy international avait été extrêmement difficile. D’abord, l’organisation avait du affronter une descente nocturne mais très amicale de la Police djiboutienne qui s’inquiétait de ses prises de contact avec différents milieux sélectionnés sur le volet : mouvances proches du pouvoir (RPP), mais aussi des groupuscules représentant l’opposition dure, acharnée, intransigeante et incorruptible. Citons surtout la direction du PND ou celle du PDD, qui auraient pu s’illustrer depuis des lustres dans la lutte contre le pouvoir … mais qui ont préféré transiger … !

Après clarification, l’organisation avait du affronter ensuite des hostilités sournoises, perverses et redoutables, en particulier celles de la LDDH et des représentants locaux du MRD. Cette hostilité incompréhensible de leur part, avait justifié pleinement de les écarter à jamais de tous les entretiens officiels, en totale conformité avec les directives imposées par la dictature en place.

Yacin Elmi Bouh a tenu à lire quelques passages du rapport des trois experts, qui démontrent leurs meilleures intentions à l’égard de la dictature et surtout leur volonté affirmée de ne surtout pas imposer de recommandations contrignantes à S.E. Ismaël Omar Guelleh.

« En prévision des élections présidentielles de 2011, le gouvernement pourrait instaurer une plus grande confiance dans le système électoral à travers la rapide promulgation d’un décret précisant les détails chronologiques relatifs au scrutin à venir. Il devrait contenir, mais sans s’y limiter, les dates de:

• L’élection ; • La publication de la liste électorale ; • La délivrance des cartes d’électeurs ; • La définition des protocoles permettant l’accès des partis politiques à la liste électorale générale ; • L’installation de la CENI ; • Début et la fin de la période de campagne électorale ; • Du dépouillement et la totalisation des votes et annonce des résultats ;

Admirez le style, a ajouté Yacin Elmi Bouh. « Le Gouvernement pourrait … et non « Le Gouvernement doit. »

Tout est dans la nuance ! Et cela justifie à mes yeux la cooptation immédiate de cette organisation qui renforce la puissance et la crédibilité de notre organisation sous-terraine et tellement efficace. Je propose que l’on vote.

C’est à mains levées et à l’unanimité que tous les chevaliers présents ont approuvé la cooptation de Democracy International dans l’ordre des Brosses à Reluire.

En sa qualité de Vice-Président, en charge du protocole, Djama Ali Guelleh est allé informer les trois experts de la décision. MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne ont été invités à entrer, pour la première fois de leur vie, dans la grande salle des conférences de l’Ordre. Ils ont été accueillis par une standing ovation.

Djama Mahamoud Haid a pris la parole pour décorer l’organisation américaine et ses trois serviteurs zélés.

En vertu des pouvoirs qui m’ont été conférés par notre Guide,
S.E. Ismaël Omar Guelleh et ma soeur Paulette
j’ai la joie et le plaisir de vous recevoir au sein
de notre Ordre prestigieux et de vous remettre
les insignes de Chevalier, que vous devrez porter
en toutes circonstances.

Désormais l’organisation sera reconnue sous le nom
de « Cache Misère« 
.

Quand à vous MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, fidèles parmi les fidèles, vous êtes élevés à la dignité de
« serviteurs irremplaçables du cache misère« .


Christian Hennemeyer
Je n’entends rien
El Obaid Ahmed El Obaid
Je ne dis rien
Kevin Colbourne
Je ne vois rien

Revenez à Djibouti, dès que vous en aurez envie et aussi souvent que vous le souhaitez. Nous serons toujours heureux de vous y accueillir avec les honneurs dus au service inestimable que vous avez rendu à la dictature et à sa pérennité au travers du 3ème mandat. Guelleh veillera personnellement à ce que vous soyez bien installés dans le meilleur hôtel et que tous vos souhaits, même les plus légitimes (?)*, soient exaucés.

(*) En vain, l’équipe de l’ARDHD a essayé de comprendre ce qui se cachait derrière ce non-dit : services particuliers à la personne, prestations locales spécifiques,… ? Les lecteurs pourront peut-être nous aider à l’interprétrer.

14/11/10 (B578) Une nouvelle nomination dans l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire qui est pourtant passée inaperçue. Farhat Rachad a été coopté par les chevaliers présents !

En application des statuts, Dileita, en sa qualité de Président de l’Ordre, avait convoqué une assemblée générale très ordinaire pour statuer sur la demande de cooptation déposée par Farhat Rachad, représentant personnel de Guelleh auprès de la France.

Il faut croire que l’ordre du jour, cette fois, n’avait pas attiré la foule des grands jours, puisque de nombreux chevaliers s’étaient excusés ou fait représenter. Un moment, on a même craint de ne pas pouvoir délibérer valablement, car le quorum n’était pas atteint. Heureusement l’arrivée tardive de Djama Haïd et Ali Guelleh, bras dessous, bras dessus, à sauvé la situation.

Après avoir ouvert la session et donné lecture de l’ordre du jour, Dileita a du insister à plusieurs reprises pour qu’Aref accepte finalement de prononcer l’éloge de l’impétrant, qui avait annexé à son dossier de candidature, son interview à Africa 24.

Très embarrassé cette fois, l’homme qui vous fait habituellement prendre des vessies pour des lanternes et qui a le talent de transformer les mirages en chimères, ne trouvait pas ses mots. Sagement il a choisi de se concentrer sur l’interview vidéo pour souligner les meilleurs moments et pour effectuer son hommage à contre-pied, en privlégiant non pas les avantages pour l’ordre, mais les inconvénients à prévoir, s’il n’était pas coopté. La capacité de nuisance de l’impétrant étant bien connue.

« Mes chers compagnons, l’ordre ferait une grave erreur en se privant d’un homme qui est capable, la main sur le coeur :

  • d’affirmer que Djibouti est un Etat de Droit et un modèle du genre,
  • de préciser que la croissance du PIB est supérieure à celui de la majorité des autres pays,
  • de confirmer que tous les citoyens, sans exception, ont accès à des services publics de qualité : santé, emploi pour toutes et pour tous, éducation, etc..

Ce que j’ai le plus aimé, a poursuivi Aref, c’est le final. Quand il a affirmé que Guelleh ne souhaitait pas un troisième mandat, mais que lui, Farhat, faisait partie de ceux qui l’avaient supplié d’accepter de se représenter. (Il ne semble pas que Farhat Rachad ait précisé que, sans Guelleh, il n’aurait plus de place dans la diplomatie djiboutienne … ni dans aucun emploi sérieux – NDLR)

Aref a tenu à souligner la capacité de cet homme, hors du commun, à se boucher le nez quand on lui parle de détournement d’argent, de harcèlement des opposants et des syndicalistes, de détournement de fonds publics, d’allégation de torture et d’éxécution extra-judiciaire….

Comme il l’a dit, Aref a beaucoup apprécié les talents de comédien, d’un homme qui, placé le dos contre le mur, par une question qui le dérange, comme par exemple l’affaire Borrel ou les accusations de Boreh, regarde ailleurs, comme s’il n’avait rien entendu … technique redoutable pour esquiver les attaques de face et pour répondre à autre chose.

Venant au secours d’Aref, qui n’avait visiblement, rien de plus à dire pour faire l’éloge de l’impétrant, Dileita a mis sa cooptation aux voix. Farhat Rachad a été coopté à une faible majorité des Chevaliers présents et/ou représentés.

C’est Moussa Chehem, en sa qualité de collègue, qui est allé dans la salle d’attente pour informer Farhat Rachad de l’heureux dénouement. Admis dans la salle des délibérations, Farhat a été accueilli par un froid glacial.

Pour détendre l’atmosphère Moussa Chehem a déclaré sa joie d’accueillir un collègue aussi éminent. Un manager professionnel qui sait respecter son personnel et qui se garde bien de passer trop de temps dans l’Ambassade afin de ne pas en perturber le fonctionnement. Un homme heureux et plein de gaité, qui ne dédaigne ni une bonne bouteille ni un jupon qui passe par là, souvent en quête d’un visa ou d’une faveur. Voilà un nouveau chevalier qui nous fera honneur.

Farhat Rachad, en vertu des pouvoirs que j’ai reçus
de notre chef vénéré, le Grand Ismaël, souverain incontesté
de notre Ordre et du pays, je te nomme
Chevalier dans l’Ordre prestigieux des Brossses
à Reluire.

Désormais tu porteras le titre envié de « Joueur de
fifre à grelots »
et tu te prosterneras aux pièds
des deux éminences qui dirigent ce pays avec sagesse.

On a enfin entendu quelques applaudissements, mais c’était pour les deux éminences, car un agent du SDS, venait de rentrer dans la salle …