12/04/2013 (Brève 131) A la veille du premier anniversaire de la disparition de Jean-Paul Noël Abdi, les habitants d’Arhiba, via leurs représentent réaffirment leur volonté de déposer des plaintes contre les auteurs du massacre d’Arhiba et rappellent qu’ils ont déjà fourni, sans sucdes listes aux responsables politiques


Témoignage sur le massacre d’Arhiba

Transcription proposée par Cassim Ahmed Dini

1°) Le premier intervenant est secrétaire général de l’annexe ARD d’Arhiba.
Il rappelle qu’une association des parents des victimes du massacre d’Arhiba a été créée dès 2007 à l’initiative de Jean-Paul Abdi Noel, président-fondateur de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH).

Lequel Jean-Paul a toujours encouragé les parents des victimes à porter plainte pour juger et punir les auteurs et commanditaires de ce massacre du 18 décembre 1991 d’une part, indemniser les ayant-droits d’autre part. Il confirme également d’une liste de plaignants avait été dressée mais qu’elle a mystérieusement disparu.

En venant au but de la réunion, il remet à M. Cassim Ahmed Dini une nouvelle liste de parents portant plainte dans le cadre de la tragédie du 18 décembre 1991 et le charge de la remettre à M. Jean-Loup Schaal, chargé de défendre et représenter leurs intérêts auprès des juridictions compétentes.

La liste comporte le nom des victimes, celui des ayant-droits ainsi que les empreintes digitales de ces derniers et, photocopie d’une pièce d’identité le cas échéant.

2°) Enfin, il cède la parole au président de l’association des parents des victimes d’Arhiba.
Ce dernier rappelle pour sa part qu’une telle liste de plaignants avait à plusieurs reprises été remise aux responsables du Parti mais qu’aucune suite n’y avait été donnée.
Cependant, dit-il, les parents des victimes d’Arhiba sont plus que jamais déterminés à porter plainte afin que le massacre des leurs ne soit plus impuni.

Enfin, il réitère son entière disponibilité à œuvrer dans ce sens avec toutes les personnes compétentes qui voudront bien les aider. »

30/05/2012 (Brèves 001) Démission de Cassim Ahmed Dini de ses fonctions de conseiller politique du Président de l’ARD – Grande confusion entre les partisans de l’immobilisime et ceux qui se battent pour le changement.

Selon des sources concordantes et dignes de foi, nous apprenons que Cassim Ahmed Dini aurait démissionné de son poste de conseiller politique du président de l’ARD pour cause de divergence grave.

Il attendrait la tenue d’un congrès extraordinaire afin que les militantes et militants tranchent en toute sérénité entre deux voies : celle d’une partie de la Direction optant pour un immobilisme confinant à la compromission avec la dictature et la sienne préconisant une résistance multiforme. Il n’excluerait pas un éventuel recours à des actions armées, lorsque tous les autres moyens pacifiques auront été épuisés.(*).

Les rumeurs vont bon train à Djibouti et sur la Place Ménélik, lieu des accolades entre opposants impuissants.

On raconte même que Cassim Ahmed Dini aurait pu avoir conclu secrètement un pacte pour rejoindre son ennemi juré IOG.

Quand le dénigrement et la confusion (conséquence d’une certaine bienveillance de certains opposants face au pouvoir dictatorial) arrivent à un tel niveau, les Djiboutiens ne peuvent qu’espérer une clarification rapide !

(*) L’ARDHD ne soutient pas le recours à la lutte armée.