26/04/2016 (Brève 769) Comité des femmes djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité. Une nouvelle grève de la faime a commencé en Belgique.

Comité des Femmes Djiboutiennes Contre les Viols et l’Impunitédjiboutiennes-contrelimpunite@hotmail.fr
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COMMUNIQUE

Contre les viols par l’armée djiboutienne et l’impunité
Grève de la faim de 10  femmes Djiboutiennes
Dix femmes de Djibouti, résidant en Belgique entament une grève de la faim, le 25 avril 2016, dans la continuité des actions menées à Arcueil  (France)

Pour dénoncer les viols des Femmes  Afar  par des soldats djiboutiens  qui continuent dans l’impunité totale depuis septembre 1993, dans le Nord et le Sud-Ouest du pays.   

Elles entendent protester  contre ces violences et briser le mur de silence érigé  autour des viols. Ces crimes se déroulent à quelques encablures des bases militaires française, américaine, nipponne et chinoise.  

A Djibouti comme dans d’autres régions d’Afrique et du monde, le viol est utilisé comme une arme de guerre, visant à détruire l’identité des communautés.

L’impunité érigée en système en République de Djibouti rend impossible toute reconstruction pour ces femmes.  

Depuis le début de la guerre civile en 1991, des centaines de femmes Afars ont été violées par l’armée gouvernementale à Djibouti. Ces femmes gardent pour beaucoup d’entre elles des séquelles physiques. Elles sont toutes marquées à vie dans leur corps, leur dignité, leur conscience.   

Malgré la répression et la honte qu’elles éprouvent, certaines victimes ont eu le courage de porter plainte. Aucune plainte n’a pu aboutir jusqu’à ce jour.  

L’actuel Chef de l’Etat, Ismael Omar Guelleh, qui vient d’être « élu » pour  un 4ème mandat, commanditaire des pires massacres à Djibouti (Arhiba, Yoboki, Barislé, Bulduko) a une responsabilité toute particulière dans les viols et l’impunité des soldats violeurs.

Cette grève de faim se déroule dans un contexte postélectoral, très tendu, avec une terrible répression et de nombreux accrochages entre le FRUD et l’armée : deux personnes sont décédées sous la torture des gendarmes en février 2016,  (arrestations, tortures, exécutions extrajudiciaires, et toujours les viols des femmes).

Le Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité lancent un appel à la communauté internationale pour qu’elle condamne les viols des femmes djiboutiennes et l’impunité de ces crimes.  

Nous exigeons :   

  • La reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre
  • L’ouverture d’une enquête internationale sur toutes les exactions à l’encontre des femmes en République de Djibouti
  • Le jugement des soldats coupables des viols
  • Le respect des conventions régionales et internationales ratifié par Djibouti dont le CEDAW   

Fait à Bruxelles,
Le 24 Avril 2015

21/03/07 (B387-B) Communiqué du COMITE DES FEMMES DJIBOUTIENNES CONTRE LES VIOLS ET L’IMPUNITE

Courriel : djiboutiennes-contrelimpunite@hotmail.com

Le Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité
est scandalisé par l’arrestation et la condamnation de Jean Paul
Noël, Président de la Ligue djiboutienne des Droits Humains à
6 mois de prison ferme le 18 Mars 2007 par le régime de Djibouti.

Cette condamnation est directement liée à la dénonciation
par la LDDH du viol de Fatouma Abdallah Ali : Une jeune femme sourde et muette
par 3 membres de la Garde Présidentielle au Day, le 28 février
dernier et de la découverte d’un charnier des civils tués
par l’armée djiboutienne à Eger Eleyta.

Le Comité lance un appel pressant aux organisations Internationales
de défense des Droits Humains pour :

  • Obtenir
    la libération immédiate de J.P Noël, dont l’état
    de santé est préoccupante. Jean Paul reste une des rares
    personnes à dénoncer les violations quotidiennes des Droits
    Humains en République de Djibouti

  • Pour obtenir les jugements des auteurs des massacres des civils et des
    viols massifs des femmes Afars qui restent jusqu’à ce jour
    impunis.

19
mars 2007

19/03/07 (B387-A) Reprise d’un communiqué paru sur le site Arhotabba – du COMITE DES FEMMES DJIBOUTIENNES CONTRE LES VIOLS ET L’IMPUNITE

Viol
d’une jeune fille handicapée par les soldats de la garde présidentielle
au Nord de Djibouti

Le 25 fevrier 2007 une jeune femme handicapée : sourde-muette a été
violée par les soldats de la Garde Présidentielle au Day à
55 km de Tadjourah, deux semaines après la découverte macabre
du charnier de 7 civils Afars tués par l’Armée le 1er
Janvier 1994.

3 soldats l’ont arrêtée chez elle et l’ont emmené
près de la résidence secondaire du Président Ismael Omar
Guelleh pour la violer.

Il s’agit de Mademoiselle Fatouma Abdallah Ali, née en 1981 dont
le père a été torturé en janvier 1991 et emprisonnée
de 1991 à 1993 pour des raisons politiques.

Deux violeurs ont pu être identifiés : Il s’agit du sergent
de la Garde Présidentielle Abdillahi Darig et de Liban Ahmed.

Assurés d’une impunité totale et de promotion, les soldats
continuent leurs crimes contre les civils et plus particulièrement
contre les femmes dans ces régions martyres.

Le Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l’impunité

– condamne énergiquement cet acte inqualifiable visant de surcroît
une jeune femme handicapée

– exige la fin de l’impunité des soldats coupables des crimes
et des viols

– demande justice pour toutes les femmes violées par l’armée
djiboutienne dont certaines restent marquées à vie.

Fait
à Paris,
Le 3 Mars 2007
Courriel: djiboutiennes-contrelimpunite@hotmail.com