19/08/10 (B565) Puntland – un journaliste emprisonné pour diffusion de propos d’un islamiste (1 article)

__________________ 1 – Challenge

Somalie: un journaliste emprisonné pour diffusion de propos d’un islamiste

Le directeur d’une radio du Puntland, terriroire semi-autonome du nord-est de la Somalie, a été condamné samedi à six ans de prison pour avoir diffusé un entretien avec un chef rebelle lié à Al- Qaida, a-t-on appris de source officielle.

Le directeur de "Horsed Media", Abdifatah Jama Mire, a été arrêté vendredi soir après la diffusion des propos du commandant islamiste Mohamed Said Atom dont les hommes combattent les autorités du Puntland dans la région de Galgala.

"Le journaliste a été condamné à six ans de prison, et à une amende de 500 dollars pour avoir violé nos lois anti-terroristes", a indiqué par téléphone à l’AFP le vice ministre de l’Information du Puntland, Abdiqani Salad Gurey.

Les forces du Puntland combattent la milice d’Atom, qui figure sur la liste noire de l’ONU des personnes liées à Al-Qaida, dans la région montagneuse de Galgala.

Selon les autorités, ces montagnes éloignées pourraient devenir un refuge idéal pour les Shebab, les combattants islamistes somaliens dont l’emprise s’étend sur la Somalie.

24/01/08 (B431-B) CHALLENGE : Paris s’engage en force dans le golfe

En ouvrant une base militaire française à Abou Dhabi, la France donne un signal fort. C’est une façon de consolider ses positions commerciales et de muscler son partenariat politique.

Pascal Boniface, directeur de l’institut des études internationales et stratégiques

La France et les Emirats arabes unis ont décidé de créer une base militaire française permanente à Abu Dhabi. Il existait déjà un accord de défense entre les deux pays, mais la coopération stratégique prend aujourd’hui une tout autre dimension. Ce sera la première création d’une base militaire française à l’étranger depuis plus de cinquante ans.

Et la France le fait de façon encore plus surprenante dans un pays où elle n’a pas de passé colonial.

La base sera interarmées et disposera donc de trois composantes : aérienne, terrestre et navale.

Elle devrait comprendre au minimum 500 hommes et être opérationnelle assez vite, d’ici à 2009. Une partie des hommes qui seront affectés à Abu Dhabi étaient auparavant basés à Djibouti. Leur mission sera de participer au soutien général de la coopération militaire française et des forces françaises de passage dans le Golfe.

Cela ne modifiera certes pas en profondeur les équilibres militaires de la région, mais il s’agit d’un signal politique et stratégique fort. La création d’une base par Paris est d’autant plus significative que la France réduit depuis quelque temps son dispositif militaire à l’étranger. Une décision prise à la fois par souci d’économies budgétaires, mais également parce que la projection plus facile des forces, aujourd’hui, rend moins nécessaire le fait d’avoir des troupes prépositionnées à l’extérieur de façon permanente.

Pour la France, le développement de contacts et de relations, tant économiques que stratégiques, avec les pays du Golfe a l’avantage d’élargir sa marge de manoeuvre stratégique au niveau mondial en développant des partenariats fructueux.

Pour ces Etats, il permettrait d’éviter un face-à-face bilatéral étouffant avec Washington, sans pour autant faire le choix impossible d’un de ses ennemis.

La France est un allié difficile et indépendant des Etats-Unis, mais c’est un allié.

Les Emirats montrent leur volonté de diversifier leurs relations stratégiques; la France, celle d’être présente, y compris de façon permanente avec un dispositif militaire prépositionné. C’est une façon de consolider ses positions commerciales et de donner du muscle au partenariat politique.

La création d une base était une demande ancienne des Emirats, qui expriment le besoin d’une protection extérieure. La France accentue ainsi sa contribution à la sécurité régionale. C’est en même temps un signal envoyé à l’Iran, qui a un contentieux territorial avec les Emirats arabes unis.

Cela n’augure pas pour autant une participation française à d’éventuelles opérations militaires américaines contre Téhéran. Nicolas Sarkozy, l’ami d’Israël, entend aussi montrer qu’il ne veut pas de rupture de la coopération entre la France et les pays arabes, contrairement à ce que certains souhaitaient et à ce que d’autres craignaient. Cet engagement stratégique significatif constitue une très forte accentuation de cette coopération.

19/07/07 (B404) CHALLENGE.FR (Extrait ) : Parmi les six dossiers où le nom de Jacques Chirac, président de la République de 1995 à 2007, est cité:

(…) Affaire Borrel :
la justice pourrait chercher à éclaircir le rôle exact du chef de l’Etat dans l’enquête sur la mort du juge Bernard Borrel, à Djibouti, en 1995. Certains témoins avancent en effet la responsabilité de hauts dignitaires djiboutiens dans l’affaire, que Paris aurait cherché à étouffer.

Comme pour l’affaire Clearstream, Jacques Chirac n’est en la matière pas tenu de répondre aux convocations des juges. (…)