09/09/2018 (Brève 1201) Le chef de l’ONU salue l’accord conclu à Djibouti entre l’Erythrée, l’Ethiopie et la Somalie (Xinhuanet)

01/10/2017 (Brève 1073) IL Y A DÉSORMAIS UNE BASE MILITAIRE CHINOISE OPÉRATIONNELLE À DJIBOUTI (Boulevard Voltaire)

Lien avec l’article original : http://www.bvoltaire.fr/y-a-desormais-base-militaire-chinoise-operationnelle-a-djibouti/

Cette base devrait comprendre 10.000 soldats chinois jusqu’en 2026.

Selon la presse russe, la Chine vient de procéder à une série d’exercices militaires comprenant des tirs réels à Djibouti. Cette base devrait comprendre 10.000 soldats chinois jusqu’en 2026. La base se situe à Obock, une ville portuaire du nord de Djibouti.

Le mois dernier, la Chine avait déjà organisé une opération humanitaire, lors d’une mission contre la piraterie dans le golfe d’Aden, en faisant évacuer par sa Marine des Yéménites qui furent débarqués à Djibouti.

La Chine a signé un bail de dix ans dont le coût est de vingt millions de dollars par an. Les Chinois devraient aussi investir douze milliards de dollars dans de grosses infrastructures pour faire de Djibouti la zone franche la plus importante d’Afrique.

Djibouti abrite également la base militaire américaine du camp Lemonnier, une petite base japonaise et une base française. Le coût de la location de la base américaine est de soixante-trois millions de dollars, soit trois fois le coût de la base chinoise.

Djibouti représente la pointe occidentale du « collier de perles » des bases portuaires chinoises déjà implantées également en Birmanie, à Ceylan et au Pakistan. Ce nouveau marchepied en Afrique accompagne l’expansion de l’économie de la Chine et la croissance de son influence militaire dans le monde. L’Afrique intéresse la Chine en raison de ses débouchés et de ses matières premières. L’empire du Milieu souhaite protéger ses voies maritimes pour acheminer le pétrole d’Afrique et du Moyen-Orient.

Il fut un temps où les Européens régnaient en maîtres en Afrique. Nous avons cédé la place en partie à l’Amérique, et maintenant c’est au tour de la Chine de se faire une place sous le soleil africain.

L’erreur de l’Occident aura été, suite au désir de profit des entreprises occidentales, oublieuses du chômage qu’elles créaient en Europe et aux États-Unis, oublieuses du transfert de technologie que représentaient toutes ces implantations en Chine, d’avoir vendu à la Chine la corde pour mieux les pendre, si l’on en croit Lénine. Dans un État, le politique doit toujours primer sur l’économique. L’économie doit toujours être subordonnée à la volonté politique. Il se trouve qu’il n’y en avait aucune en Occident pour la Chine.

Après le transfert de richesses et de technologie effectué par le libre-échange mondialiste, la Chine manifeste maintenant une volonté de puissance économique, militaire, spatiale, scientifique tous azimuts.

Seule une Confédération carolingienne à l’ouest de l’Europe et un axe Paris-Berlin-Moscou pourront faire face, au XXIe siècle, à la montée en puissance de la Chine, nonobstant les États-Unis et de nouvelles puissances émergentes telles que l’Inde, le Brésil… sans oublier l’Afrique avec son explosion démographique lourde de menaces, et le risque d’invasion migratoire par le Sud selon les mises en garde prémonitoires du président algérien Boumédiène aux Nations-unies en 1974.

27/07/2017 (Brève 1044) La base chinoise en Afrique possède des niveaux secrets (Sputiknews)

Lien avec l’article : https://fr.sputniknews.com/international/201707271032411529-chine-djibouti-base/

La superficie de la première base navale chinoise à l’étranger, située à Djibouti, est beaucoup plus importante qu’on ne le croyait, selon Stratfor.

La base de Djibouti, première base chinoise à l’étranger, possède des niveaux souterrains et sa superficie est en réalité beaucoup plus importante qu’il n’y paraît, selon des données de la plateforme de renseignement privée américaine Stratfor.

Des locaux cachés ont été découverts à l’aide de satellites espions américains. Selon les services de renseignement, la superficie des locaux cachés sous terre est d’environ 23.000 mètres carrés, avec trois niveaux sécurisés.

Les constructions souterraines permettent de mener des activités inobservables et offrent une protection aux véhicules ou aux installations critiques pour la mission chinoise à Djibouti, souligne Stratfor.

La première base navale chinoise à l’étranger occupe une position stratégique à la sortie de la mer Rouge. La largeur du détroit de Bab-el-Mandeb n’atteint ici que 20 km. 3,8 millions de barils de pétrole brut y transitent quotidiennement. De plus, la moitié des importations de pétrole chinoises et 20 % du commerce mondial s’effectuent via le golfe d’Aden, situé à proximité.

Djibouti abrite des bases navales américaines et françaises. Les militaires chinois y sont arrivés en février dernier. Les premières constructions ont été implantées au mois de mai.

14/07/2017 (Brève 1030) Djibouti : la Chine tombe le masque sur sa base navale à Djibouti (Extrait de LOI)

Selon un article (payant) de LOI, le débarquement de l’Armée chinoise à Djibouti devient une réalité, ce qui avait été confirmé par les agences de presse chinoises, mais en termes très « langue de bois » et sans précision. Les soldats chinois ont embarqué dans un port du Sud de la Chine pour être transportés à Djibouti et pour y occuper la première base militaire chinoise à l’étranger avec le soutien de Guelleh.

Pour le moment, nous n’avons aucune information ni sur le nombre de militaires impliqués, ni sur le nombre de bateaux impliqués dans cette mission de prise de position dans un pays déjà fortement militarisé …. De même que sur les objectifs véritables, qui sont officiellement présentés comme une démarche pour la paix dans une région secouée par des conflits (Somalie, Yémen) et des attaques de pirate. Mais tout laisse penser que la véritable mission cache d’autres objectifs …

Et cela n’est certainement pas pour faire plaisir aux autres forces, en particulier, les USA, le Japon, la France, l’Italie et la Grande-Bretagne, pour ne citer que ceux-là…

12/07/2017 (Brève 1027) L’Armée chinoise débarque massivement à Djibouti.

Selon différents media dont les agences de presse chinoises, un contingent important de l’armée a embarqué à bord de plusieurs navires pour débarquer à Djibouti. Le nombre de militaires concernés par cette première vague est tenu secret, mais on parle de plusieurs navires… c’est tout dire !!!

Officiellement le but est de participer à différentes missions de paix en Somalie, au Yémen ou contre les pirates… Mais quelle est la réalité ? Elle est certainement bien différente des affirmations officielles et rassurantes … !!!

ATTENTION ! Djiboutiens soyez vigilants, le dernier piège que vous a tendu Guelleh, pourrait bientôt se refermer et il serait de plus en plus difficile d’espérer un changement démocratique.

++ La Chine envoie des soldats à Djibouti pour y établir une base (Challenges avec Reuters)

Lien avec l’article : https://www.challenges.fr/monde/la-chine-envoie-des-soldats-a-djibouti-pour-y-etablir-une-base_486704

PEKIN (Reuters) – Des navires transportant des soldats chinois ont appareillé à destination de Djibouti où Pékin construit sa première base militaire à l’étranger, rapporte l’agence Chine nouvelle.

La Chine a entamé l’an dernier la construction dans le petit pays de la corne de l’Afrique de ce qu’elle présente comme une « base logistique » qui pourra accueillir les navires chinois participant à des missions de maintien de la paix ou humanitaires, notamment au Yémen et en Somalie.

Il s’agit dans les faits de la première base navale chinoise à l’étranger, soulignent les médias locaux. La France, les Etats-Unis et le Japon disposent déjà de bases à Djibouti.

Selon Chine nouvelle, les navires ont appareillé mardi du port de Zhanjiang, dans le sud du pays.

Le quotidien de l’Armée populaire de libération présente la future base comme une contribution de la Chine à la paix dans le monde à travers les missions de maintien de la paix en Afrique et la lutte contre la piraterie dans l’Océan indien.

Pékin n’a pas d’ambition expansionniste ni l’intention de se lancer dans une course aux armements, assure le journal.

La création de la base à Djibouti inquiète cependant l’Inde, qui soupçonne la Chine de vouloir compléter un « collier de perles » déjà constitué d’alliances ou de moyens militaires positionnés en Birmanie, au Bangladesh ou au Sri Lanka.

(Ben Blanchard; Tangi Salaün pour le service français)

15/05/2017 (Brève 986) La base chinoise à Djibouti: un peu plus qu’une simple installation de soutien logistique (Blog Ouest-France)

Lien avec l’article original : http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/05/15/chine-a-djibouti-18080.html

La Chine a lancé en grande pompe, dimanche, son premier sommet international sur les Nouvelles routes de la soie, un rendez-vous qui dure jusqu’à ce lundi et qui rassemble une trentaine de dirigeants mondiaux. Le président chinois Xi Jinping a promis une enveloppe de 124 milliards de dollars pour accélérer ce projet.

Les Routes de la soie s’articulent autour d’une « ceinture » terrestre qui se double d’une « route » maritime, englobant l’Asie centrale, l’Europe centrale, le Moyen-Orient et l’Afrique.

En Afrique, la Chine renforce sa présence à Djibouti, ce dont se félicite le chef de l’Etat djiboutien puisque, selon lui, « personne d’autre que les Chinois n’offre un partenariat à long terme à Djibouti ».

Pékin finance et construit un immense complexe multimodal et une zone franche (une Free Trade Zone de 4 800 ha), de l’autre côté de la baie, à Doraleh, là où se trouvent déjà le terminal à conteneurs ainsi que le poste pétrolier.

Djibouti et Doraleh, c’est là aussi que Pékin construit sa première base militaire du continent (voir la carte ci-dessous parue en mars dans un article de The Trumpetet la photo ci-dessous qui montre la base en construction au-sud-ouest de la zone multimodale).

La décision annoncée en 2015 est motivée, officiellement, par le désir de la Chine de mieux appuyer les opérations de maintien de la paix, la lutte anti-piraterie et les efforts humanitaires. 2015, c’est aussi l’année du 10e Livre blanc chinois sur la Défense où il est bien précisé que le pays doit devenir une super-puissance navale et disposer de bases de soutien à l’étranger (dont Gwadar au Pakistan et Djibouti).

Le chantier a été lancé en mars 2016. Il s’agit d’un « site logistique », selon la terminologie officielle chinoise (ce sont les termes du porte-parole du mindef chinois, lors du point presse mensuel du 30 mars dernier). Selon le président Guelleh (dans un entretien à Jeune Afrique, début avril. Voir ici): « la base chinoise en construction à Doraleh, qui jouxte le nouveau quai et la nouvelle zone franche, n’abritera pas plus de quatre cents hommes ». 

Des photos récentes témoignent toutefois de l’ampleur des travaux actuellement en cours et suggèrent que la simple « base de soutien logistique » annoncée par les Chinois disposera des capacités d’accueil d’un « Joint Forward Group ».

Un analyste indien, le colonel Bhat, estime dans un article du 14 mai dans Outlook India (lire ici) que cette base a tout d’une « forteresse ». Et il cite le professeur Jin Yinan, un ancien général de l’armée chinoise (PLA), qui a récemment confirmé la construction de cette « base militaire pour protéger les intérêts maritimes lointains de la Chine ».

Des photos, dans l’article du colonel Bhat, montrent des sites de stockage (une quinzaine d’entrepôts de 15mx45m en construction), un mur de sécurité long de 2775 m, des bâtiments résidentiels etc. On est effectivement loin de la simple « installation de soutien » décrite à l’origine par Pékin.

Pour sa part, Zhou Chenming, un analyste du Knowfar Institute for Strategic and Defence Studies, de Jiangyin, tout en estimant que ce n’est pas encore « une base militaire au vrai sens du terme », prédit que le site sera développé pour permettre le MCO des navires chinois en patrouille et pour accueillir des avions » (lire un article du South China Morning Post ici).

Verra-ton bientôt des soldats du corps de marine chinois (le « People’s Liberation Army Navy Marine Corps », six brigades et 100 000 hommes à terme) déployés à Djibouti? Pékin reste discret sur un tel renfort mais ses ambitions africaines, tant navales que terrestres, sont à suivre. Washington s’en inquiète même. L’Africom estime que la base chinoise sera opérationnelle cet été.