27/08/03 (B209) Message de remerciements (Lecteur)

 

Suite à
la disparition de Mohamed Ahmed Hoche, la famille Djama Sed qui se
trouve à Ottawa, Paris, Bruxelles et Djibouti remercie toutes
les personnes qui ont apporté leur réconfort dans ce
moment difficile.

Pour rappel, Mohamed Ahmed
Hoche est mort le samedi 09 août 2003, dans un accident de la circulation
près du lieu dit « Farahaad ».

La famille Djama Sed adresse
ses condoléances à la famille du défunt, en particulier
sa mère, sa femme Saada Djama Sed, ses enfants ainsi que tous ses amis
et personnes endeuillés par la disparition de Mohamed Ahmed Hoche.

Que Dieu accueille Mohamed
Ahmed Hoche et ses amis morts dans le même accident, dans son paradis.
Amiin

11/05/03 (B197) Une grande compétition pour la réhabilitation et l’amélioration des écoles à Djibouti a vu une arrivée au coude à coude entre les forces américaines et les françaises (Cf ces deux dépêches de l’ADI). La concurrence a été sévère, mais le jeu a été correct et il bénéficie directement aux populations qui en ont le plus besoin !

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ADI du 10 mai 2003

Les Marsouins du 5e
RIAOM et la société COMAD réhabilitent l’école
primaire de quartier 6 bis

DJIBOUTI (ADI) – 10 mai – Une cérémonie marquant la fin
des travaux de réhabilitation de l’école du quartier 6
bis s’est déroulée ce matin au sein de cette école
primaire.

 

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ADI du 10 mai 2003

Les forces américaines
réalisent un projet d’adduction d’eau à l’école
primaire de Doraleh

DJIBOUTI (ADI)- 10 mai
– Une cérémonie d’inauguration d’un projet d’adduction
d’eau s’est tenue ce matin dans le village de Doraleh, à
8 kilomètres de la capitale.

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Note de l’ARDHD

Nous ne pouvons que nous
réjouir de cette nouvelle compétiton pacifique entre les deux
forces militaires, d’autant plus que l’objectif est d’apporter du confort
aux populations et aux enfants qui ont besoin.

Mais nous restons très
vigilants, car Guelleh pourrait s’aviser de l’intérêt de faire
courir les deux nations occidentales sur un autre terrain de jeu : celui du
montant de son argent de poche et nous ne serions plus du tout favorables
à ces nouvelles règles.

Merci en tout cas aux
militaires des deux pays qui ont travaillé pour améliorer des
écoles. Nous souhaitons profondément qu’ils poursuivent ces
actions humanitaires dont le bénéfice va (pour une fois) directement
au profit de la population locale sans passer par la poche de Guelleh qui
a la fâcheuse habitude d’en conserver un pourcentage important, pour
couvrir, dit-il, les frais de transfert ….

10/05/03 (B197) Ca y est ! IOG change de style et il se prend maintenant pour le « Petit père du Peuple ». Regardez ce nouveau chef d’oeuvre plublié par l’ADI. Une bande dessinée : une journée près de Guelleh, d’après les archives photographiques de l’ADI.

 

IOG
: l’entêtement
jusqu’à l’absurde ?

Guelleh :

« OUI,
mon bilan pour Djibouti est globalement positif
et je le prouve ! »

« NON,
je ne libèrerai pas DAF,
même si vous me le demandez ! »

« ET
TOUS CEUX qui me contrediront, iront désormais le réjoindre
dans les WC de Gabode »

Désormais, Guelleh
lève le poing vers le Ciel !
Est-ce un geste signifiant qui ne tromperait pas un psychologue, Docteur
Freud ?

Ce qui est certain, c’est
qu’IOG se renferme dans ses certitudes, dans ses aberrations et dans ses erreurs.
Il se croit investi de l’autorité absolue et l’unique dépositaire
de la vérité : mais c’est toujours la sienne et son propre intérêt,
malheureusement pour les Djiboutiens, qui ne se sentent plus du tout concernés
par son discours victorieux.

Une simple analyse de
la situation à Djibouti montre le gouffre entre les propos triomphalistes
du génie et la réalité au quotidien.

Pour un observateur averti,
cela pourrait-il sentir le début de la chute !

En tout cas, nous adressons
un grand merci à l’ADI qui (imprudente quant à la qualité des photos qu’elle laisse diffuser) nous permet, au fil des jours,
de constituer une remarquable phototèque inédite et de vous
offrir une rétrospective sur les différentes facettes du dictateur.

Le thème
de cette semaine :
une journée avec IOG
(réalisée uniquement avec les documents qui ont été publiés
par l’ADI)

ou l’homme éternellement stressé, souvent épuisé et toujours très inquiet pour sa sécurité personnelle !


Exceptionnellement
la journée commence bien ! Pour une fois, il n’a pas fait de cauchemar.
Le ventre généreux, pointé vers l’avant, il accueille, de façon chaleureuse,
son premier interlocuteur.
Mais
IOG, redevient vite le dictateur qu’il n’a jamais cessé d’être ! Il
commence à menacer tous azimuths en levant le poing, à la manière de … ?.

IOG,
tout à coup, est inquiet. Il a entendu du bruit derrière lui. Mais
que fait son service de protection rapprochée ?

Il vit dans la terreur qu’un opposant puisse vouloir l’assassiner
par derrière et par surprise ?

Et sur les
assassinats par surprise, il en connaît un rayon …. !

Tout
cela l’a épuisé. Dans un dernier geste, plein de lassitude, il croit bénir
une foule nombreuse. Mais il est seul. S’en rend-il encore compte ? Il
y a bien longtemps que le Peuple ne s’attarde plus à l’écouter !

Son
entourage est désormais réduit à quelques proches dont il finance généreusement
la loyauté relative !

Maintenant
IOG s’ennuie et il va s’endormir en pleine réunion électorale.

Tout cela le
barbe, au fond.

Il préfère le
confort douillet de sa résidence d’Haramous, le seul endroit où il se
sente vraiment en sécurité.

Dans un
dernier effort, il essaye encore de garder les yeux ouverts, mais il
est épuisé. Sa tête est vide.

Il vous
regarde encore, mais il ne vous voit plus vraiment.

Bonne nuit
les petits et à demain pour de nouvelles menaces contre le Peuple…
et de nouvelles violations des Droits de l’Homme

09/05/03 (B197) Nostalgie ? Certains avaient voulu y croire ce jour-là ! Qu’en est-il aujourd’hui ?

Fac-similé
de l’invitation à assister, le 5 février 2000 à
l’hôtel Méridien de Paris,à la cérémonie
de signature du premier accord de principe, entre le FRUD et le Gouvernement.
Il aura fallu attendre près de quinze mois pour qu’un texte définitif
soit enfin signé entre les deux parties, le 12 mai 2002. Très
perplexes, des représentants de l’ARDHD étaient présents
et ils n’avaient reçu que des réponses évasives
à des questions précises.

Cet
accord-cadre avait été très critiqué par
de nombreux observateurs. A juste titre ? En tout cas, il n’y a pas
grand chose de changé depuis et le FRUD y a-t-il perdu se surcroît,
une partie de son âme, qu’il ne semble pas avoir retrouvé
ni sous l’étiquette FRUD-Armée ni sous celle de l’ARD.

11/02/03 (B184) Une bonne fête de l’Aïd el Adha à tous ….. (Sgt Ariko)

J’adresse à
toute la jeunesse djiboutienne (à l’interieur et à l’exterieur
du pays) tous mes voeux pour une tres bonne fête de l’Aïd el Adha.
Que cette Aïd apporte le réconfort dans tous les esprits
et que la paix et le décollage économique tant attendus
par notre peuple arrivent enfin.

Inch Allah.

Je souhaite à
tous mes frères d’armes de la Gendarmerie nationale, dont Ali
Abdillahi IFTIN et Mohamed Saleh ALHOUMEKANI, une très bonne
fête.

Vive la Gendarmerie
nationale,
Vive le Peuple djiboutien.

Sergent
ARIKO
Hollande

03/02/03 (B183) FORT ET JUSTE : réponse du Sergent Ariko aux propos de Mohamed Qayaad.

Lettre
ouverte adressée à Monsieur Mohamed Qayaad.

par
le Sergent Ariko de la Gendarmerie nationale.

Cher Monsieur,

Je vous adresse
cette lettre à la suite de la mise au point que vous avez fait publier
sous le titre « DAF et l’obsession d’Ariko »,

Vous trouverez les commentaires
et les remarques critiques que les affirmations contenues dans votre introduction
m’ont inspirés.

Comme le disait, le fameux
poète somalien, Mohamed Ibrahim Warsama dit Hadrawi.

« adigoon ogeyn
baan uurkaaga baadho ula dheero arrintaadu dafow af gobaadsi weeyee ».

Si votre amour propre
s’est évertué à répliquer au point de vue que
j’ai exprimé, sachez tout d’abord que j’admets tout à fait que
votre argumentaire puisse être légitime. Mais il n’en demeure
pas moins que votre réaction, allant au-delà d’une simple prise de
position sur le contenu de mes écrits, visaient à jeter effectivement
le discrédit sur ma personne. Quelle est la logique ? Quelles sont vos motivations ? Quel est le but masqué ? N’y aurait-il pas un aspect blaphématoire ?

Le plus souvent, nous
sommes conduits à faire des choix dans notre vie et nous essayons de nous rassurer en nous persuadant
que nos décisions sont le fruit exclusif de notre volonté omnipotente.

La réalité,
est bien différente et quand nous nous rendons à l’évidence, nous arrivons toujours à cette conclusion
: les voies d’Allah, qui nous guident à chaque instant, sont et demeurent impénétrables.

C’est la raison pour laquelle,
nous devons nous protéger des fausses affirmations. Même lorsqu’elles
semblent bien construites sur le plan de l’expression, les injures à l’encontre de la personne humaine sont autant d’injures à la nature même, qui appartient exclusivement au domaine d’Allah.
Il ne faut pas placer la Raison au dessus de la Foi, car les Lois de la passion
compromettraient la Raison qui devrait conduire lucidement et objectivement
nos propres actions.

Il ne faut pas que votre
discours d’opposant, (et je ne suis pas assuré que vous en soyez vraiment
un) ne détruise le sens traditionnellement religieux de notre éducation.

Lorsque j’affirme que
DAF a été acheté et que Dini n’est que l’instrument du
pouvoir, Cher Monsieur, je me fonde non seulement sur leurs déclarations
mais aussi sur des témoignages dont je n’ai pas à communiquer
ni les sources ni la teneur, pour me justifier.

Si vous étiez un
vrai politicien, vous comprendriez le sens profond de mon message, mais cela
ne semble pas être le cas, car vous ne supportez pas le fait que je ne maquille pas la
réalité mais que je dise simplement la vérité.

Je n’ai aucune rancune
à votre égard, car pour un opposant comme moi et dans le contexte
que nous traversons, dire la vérité est, en quelque sorte, un
acte de bravoure militaire.

Je n’ai pas l’ambition
de fasciner qui que ce soit, mais sachez simplement que je risque ma vie
pour dire des choses, pour dénoncer des faits et pour informer sur
des événements souvent mal connus et peu glorieux, que le régime voudrait bien
étouffer à jamais en l’effaçant de la mémoire collective.

Me considérer comme une
prison à ciel ouvert et prétendre de plus que tous les internautes vont
mourir s’ils ne lisent pas mes articles, est une conception digne d’un fanatique
qui n’écoute plus que ses propres pulsions.

Je ne nourris absolument
pas l’ambition de me faire passer pour un messie qui voudrait guider les aveugles
(en êtes-vous un, Cher Monsieur ?) mais je vous demande
simplement de regarder les choses sous leur vrai visage parce que la vanité
pourrait fausser votre jugement et égarer votre esprit.

Je respecte votre choix
et votre liberté, en particulier, celle de me dire ce qui ne vous convient pas
dans mes propos, mais vous devriez faire la différence entre d’honnêtes
critiques sur le fond et des propos sur ma personne, que vous voudriez assassins et définitifs.
Ne dépassez-vous pas les limites lorsque vous cherchez à faire passer pour des affreux tous les gendarmes qui ont fui le régime,
effrayés et paniqués par ce qu’ils ont vu, entendu et constaté.

Depuis quelque temps,
vous avez choisi d’être un homme au service exclusif de la critique et vous avez perdu toute vision prospective et stratégique : c’est votre droit le plus absolu. Mais la cohérence
commande que que vous proposiez alors des alternatives réalistes à
la gestion de la politique et des débats d’idée, au lieu de
vous acharner maladroitement contre l’ensemble des opposants (mamassan ou autres), qui n’acceptent pas les mensonges des dirigeants.

Ce n’est pas en injuriant
ni en dénigrant tout le monde, toutes les idées ou toutes les
propositions, que vous allez contribuer à vous forger un destin glorieux.

L’engagement personnel
pour des idées ou pour des systèmes (dictatoriaux ou autres
?) ne doit pas forcément s’exprimer en termes puérils, en mots injurieux accolés à la suite les uns des autres et en outrage (punissable, dit-on à Djibouti par les Lois
internationales sur le Respect de la personne humaine et sur la liberté
d’expression)

Déteste pour
ta personne, ce que tu détestes chez les autres.
Accepte des gens ce que tu voudrais qu’ils acceptent de toi et ne dis pas
ce que tu n’aimerais pas que l’on te dise.

Espérant secrètement
au fond de moi, que vous ferez quand même une petite grimace en prenant
connaissance de cette lettre ouverte, je n’en pense pas moins que vous avez
suffisamment d’intelligence pour trouver la place qui vous convient dans les
coulisses d’un pouvoir que vous ne cessez de convoiter.

Au revoir, Cher Ami.

Sergent
Hassan Moussa dit Ariko
Tilbrug, Hollande

28/01/03 (B182) FORT ET JUSTE : la chronique du Sergent Ariko – Guelleh n’est pas un homme à accepter la démocratie et il sait utiliser la menace physique pour faire taire les opposants.


Je savais bien que Guelleh n’était pas un homme qui se laisserait facilement
abattre.

Maitenant, il fait courir
des rumeurs à Djibouti sur le sort (disparition physique) qui serait
réservé à ceux qui s’opposeraient à son pouvoir
et à ses malversations de tous ordres.

Ceux qui parlent, ceux
qui s’opposent, risquent la mort !

Face à cela Jean-Paul
Noël Abdi et bien d’autres ont fait la bêtise ultime : celle de
se rapprocher de Guelleh. Et ils n’y ont rien gagné !

Cette semaine, Guelleh
va constituer une nouvelle équipe
gouvernementale. Aden Roblé et les autres opposants repentis conservent
toute leur chance d’intégrer ce nouveau Cabinet ministériel.

Guelleh concentre ses
ardeurs vengeresses, non pas sur Dini, ni su Daf mais sur le Ged et sur des
dirigeants, en particulier sur Iftin et Alhoumekani, que j’ai informé
des risques sérieux qu’ils encourent et qui doivent assurer leur sécurité.

Fort du nouveau soutien
de Bush, Guelleh a obtenu tout ce qu’il
demandait à l’Administration américaine. Maintenant, il peut
lancer la chasse aux opposants … et il ne devrait pas s’en priver.

J’avais dit que Daf, Ismail
Guedi et les autres étaient achetés.

Personne à Djibouti
n’a envie de devenir un cadavre comme l’est devenu le Capitaine Daheiyié.
Personne ne parlera …

Mes contacts dans les
milieux de la Police et de la Gendarmerie m’ont confirmé que Guelleh
avait bien passé des accords avec DAF aux termes desquels, il a retrouvé
son passeport. Guelleh l’aurait aussi autorisé à conduire sa
famille en Belgique pour la mettre à l’abri du chantage.

Quand à Ismail
Guedi ou Dini, ce se ne sont, dans le fond que des creatures manipulées
par le pouvoir djiboutien avec pour mission de nous jouer la comédie
"de l’opposant".

Ils continuent à
percevoir régulièrement les chèques que la Présidence
leur fait établir …

Dileita est serein, car
l’UAD ne représente pas un danger pour son gouvernement. L’UAD est
une invention de Guelleh pour tenter de nous faire croire que l’opposition
a bénéficié de la liberté d’expression …

Et pourtant IOG a été
impressionné par leur nouvelle détermination et par leur sérieux.
Cela l’a inquiété, alors il a mis en oeuvre les grands moyens
de fraude pour les battre sur le terrain et pour remporter une victoire qu’il
voulait éclatante.

Aujourd’hui, même
les femmes s’y mettent : elles ont apporté leur renfort à la
SDS et elles veillent à la tranquillité du dictateur …En tête
Kadra controlle les femmes tandis qu’IOG controlle les hommes.

Jean-Paul Noël Abdi
joue un jeu trouble dans tout cela, ce qui motive la lettre ouverte que je
lui adresse.

Sergent
Ariko

de la Gendarmerie natrionale
Montréal – Québec

28/01/03 (B182) FORT ET JUSTE : lettre ouverte à Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH (Par le Sergent Ariko)

à
Monsieur Jean-Paul Noël ABDI
Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains

par le Sergent-Chef
Hassan Moussa dit Ariko

de Montréal Quebec

ma
run ba ma riya

(selon vos mots)

Cher Monsieur,

Je me permet de vous adresser
cette lettre ouverte puisque votre silence entre le 8 ocotobre 2002 et le
17 janvier 2003 ne nous a pas convaincu.

Pendant toute cette période,
vous êtes resté silencieux, face à des évenements
qui ont mobilisé la vie politique djiboutienne.

Je ne vous accuserai de
rien, mais je me permet de tenter de faire la lumière sur votre curieux
silence pendant ces 3 mois et demi et je vous pose quelques questions :

Avez-vous eu des contacts
avec le Chef du régime à Djibouti ?

Pourquoi avez-vous cesser
de nous informer sur la sitiuation à Djibouti ?

Saviez-vous, Cher Monsieur,
que le Major Daheiyié avait été tué par les sbrires
du régime ?

Saviez-vous que bon nombre
d’opposants se sont rendus à la dictature ?

Saviez-vous que Djibouti
et son régime ont été montrés clairement du doigt
dans le cadre de l’enquête sur l’assasinat du juge Bernad Borrel et
pourtant, vous n’avez rien dit ?

Est-il exact, comme le
dit une rumeur qui circule à Djibouti, que Monsieur Moumin Bahdon,
dont une des filles collabore avec vous au sein de la LDDH, vous aurait conseillé
(demandé) de ne rien dévoiler sur les violations des Droits
de l’Homme qui sont commises par le régime ?

Cher Monsieur, nous savons
bien que Guelleh n’est pas un homme à accepter facilement ni l’instauration
de la Démocratie ni le respect des Droits de l’Homme et qu’il ne laissera
jamais aucun opposant, résident à Djibouti, dire la vérité,
au risque de subir ce qui est arrivé à MM. Elabé, Cheiko,
au Major Daheiyié, etc..

Cher Monsieur, je suis
très inquiet, parce que votre retraite temporaire a cassé un
lien dont les Djiboutiens avaient besoin pour mieux suivre et comprendre la
situation à Djibouti. Et c’est dommage, parce que vous nous disiez
la vérité.

Je ne comprend pas les
raisons pour lesquelles vous ne vous expliquez pas sur votre silence, qui
nous semble avoir été de nature à aider la dictature.

Rien dans votre communiqué
du 17 janvier n’évoque la mort du Major Daheiyié, alors même
que la devise de la LDDH nous rappelle la lumière. Moi, je ne vois
rien que de l’ombre. La situation à Djibouti est trop floue dans le
domaine de la politique pour connaitre le vrai visage de l’homme fort de Djibouti.

Je ne vous accuse pas,
mais j’aimerais connaitre les véritables raisons de ce silence.

Le GED est mal vu par
ce régime qui sait que ses heures sont comptées comme celle
de Sadam Hussain et ses animateurs font tout ce qu’ils peuvent pour nous informer
de la situation.

Je suis étonné
de constater que des hommes comme Daf ou Aden Roblé aient pu adherer
à la dictature et se jeter dans les bras de Guelleh.

Certes, la vérité
blesse mais elle ne tue pas !

Auriez-vous égaré
le don que les Etats-Unis vous avait fait parvenir, il y a quelque temps sur
decision (recommandation) venant du Palais de l’Escale ?

Est-ce aussi parce que
vous espériez obtenir un poste à l’Assemblée nationale,
qui vous a finalement été refusé par Guelleh ?

Eclairez-vous et dites-nous
simplement la vérité dans tout cela.

Décidement, j’ai
bien du mal à vous comprendre et à suivre vos motivations.

Des gens risquent leur
vie et pendant ce temps vous, vous dînez avec le Chef de la dictature
(c’est une rumeur qui a été vérifiée, Cher Ami).

Vraiement, je ne vous
comprend plus, Cher Monsieur.

Les défenseurs
des Droits de l’Homme, l’opinion internationale, les Associations et surtout
le peuple attendent vos explications.

Merci à l’avance
de nous répondre avec clarté.

Sergent
Ariko