26/03/11 (B597) CODED / Djibouti : libérer les prisonniers politiques

Fait à Reims, le 23 mars 2011

Le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CODED) se mobilise pour la libération des prisonniers politiques détenus dans les locaux de la police et de la gendarmerie, sans aucun jugement, depuis janvier 2011.

Selon l’OMCT (Organisation mondiale contre la torture), des défenseurs des droits de l’homme et des civils, dont MM. Heldid, Mohamed Ahmed dit Jabha et Mohamed Abdallah Satta, ont été sauvagement torturés.

Liste non exhaustive des prisonniers politiques
1) Fahmi Mohamed Adaweh
2) Farhan Daher Gan
3) Elmi Omar Houssein
4) Adaweh Robleh dit Bouh
5) Ali Saleh Barreh
6) Idriss Abdi Aouled
7) Sadam Houssein Robleh
8) Liban Daoud Soubaneh
9) Mohamed Ahmed Djama dit Nasto
10) Fahmi Abdi Obsieh
11) Mohamed Rirache Miguil
12) Hassan Mohamed Hassan
13) Abdoulfatah Hassan Ibrahim
14) Hassan Amin Ahmed
15) Abdi Elmi Omar dit Germany
16) Omar Ali Ahmed
17) Abdi Osman dit Indhabuur
18) Bogoreh Robleh
19) Abdi Samireh
20) Hawa Waïss
21) Abdo Dabaleh Mohamed
22) Mohamed Kabo Idriss
23) Abdo Houssein Ahmed 24) Kadir Abdillahi Yassin
25) Yacin Houssein
26) Saïd Houssein Robleh
27) Idriss Ali
28) Fayçal Djama
29) Omar Daher
30) Aboucheh Abmoule
31) Omar Mahamoud Okieh
32) Ismaël Abdillahi
33) Mohamed Kamil
34) Ali Nouho Houmed
35) Hadi Mohamed Moussa
36) Abdi Saïd : athlète national et international
37) Farah Abadid Hildid
38) Houssein Ahmed Farah
39) Houssein Robleh Dabar
40) Abdillahi Aden Ali
41) Moustapha Abdourahman Houssein
42) Mohamed Ibrahim Waïs
43) Mohamed Ahmed dit Jabha
44) Mohamed Ahmed Ibrahim (frère de Mahdi Ahmed décédé en prison)
etc.

Plus de 1 000 personnes ont été interpellés depuis début janvier 2011

« Quelques 200 personnes sont portées disparues » ! (Cf. Libération, Afrique, 22 mars 2011). La liberté d’expression interdite.

150 civils, collégiens, lycéens, sont en prison.

La presse internationale est interdite depuis le 18 février 2011.

26/03/11 (B597) Mobilisation en soutien du peuple djiboutien devant les locaux de France 3 – Avenue docteur Jankel SEGAL – REIMS Samedi le 26 mars 2011 de 15h30– 17h30 (Reçu à 13h30)

Depuis le 18 février 2011, à la censure intérieure s’est ajoutée la censure extérieure. La liberté d’informer est déclarée hors la loi par la dictature djiboutienne qui ne délivre plus de visa d’entrée aux journalistes de la presse internationale.

La dernière manifestation du 18 février 2011 a failli emporter la dictature qui, effrayée par l’ampleur de la protestation populaire ayant réunie 30.000 manifestants exigeant « Le départ immédiat d’Ismail Omar Guelleh », a décrété l’état de siège dans le pays. Cet état de siège s’est traduit par deux tendances lourdes.

La première est la répression sauvage à l’encontre des membres de l’opposition afin de les empêcher d’organiser toute contestation sociale dans le pays avant le scrutin présidentiel du 8 avril 2011, censé validé le 3ème mandat illégal du président sortant. La deuxième est dirigée contre les journalistes et la presse internationale.

La fondation américaine, Democracy International, qui tentait de favoriser le dialogue entre le pouvoir et la société civile a été la première victime de la radicalisation du régime. D’après les autorités djiboutiennes, la presse internationale et les Américains sont coupables de soutenir la démocratie et l’opposition.

Le Collectif pour la Démocratie à Djibouti demande à la presse internationale et en particulier aux journalistes français de :
– Faire écho des évènements de Djibouti (la censure de la presse mondiale) ;
– donner la parole à l’opposition de l’extérieur (CODED, FRUD, etc.) ;
– chercher l’information auprès de la diaspora djiboutienne présente en Europe, au Canada et aux Etats-Unis.

Fait à Reims le 23 mars 2011
Responsable de la coordination du
« Collectif pour la Démocratie à Djibouti »

10/03/11 (B594) CODED / Communiqué du 09 mars 2011 pour appeler le peuple à continuer à manifester son opposition au régime et au 3ème mandat.

Collectif pour

la Démocratie à Djibouti

CODED : Communiqué du 09 mars 2011

Le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CODED) appelle le peuple djiboutien à descendre dans la rue tous les jours. Il ne faut pas attendre la prière générale de vendredi midi pour réclamer ses droits.

L’injustice ne nous donne pas de répit, pourquoi le lui donner ?

Cette accalmie conforte la dictature dans l’illusion qu’elle peut briser la révolte populaire. Sous prétexte qu’il peut encore sauver son régime, Ismail Omar Guelleh risque de commettre de nouveaux massacres et assassinats contre nos frères et sœurs.

Les manifestations du 18 février 2011, mobilisant 30 000 personnes, ont « touché mais pas coulé » la dictature djiboutienne. La réaction prévisible, naturelle, du dictateur n’a pas tardé ! Au lieu de dialoguer avec les représentants de l’opposition et de la société civile, Ismail Omar Guelleh, a choisi la manière forte. Des centaines de manifestants et de membres de l’opposition ont été arrêtées et torturées dans les locaux de la gendarmerie.

Le 4 mars 2011, l’appel à manifester lancé par les partis légaux a avorté à cause d’un cordon de sécurité qui a verrouillé les quartiers populaires et les grandes artères de la capitale. La police, la gendarmerie et l’armé lourdement outillés, ont empêché la foule de rejoindre l’esplanade du Stade Hassan Gouled.

L’opposition a perdu une bataille mais pas la guerre.

Le Collectif encourage les populations de Dikhil, Ali-Sabieh, Obock et Tadjoura, à prendre part à la contestation populaire. Tant que Ismail Omar sera là, votre condition de vie ne s’améliorera pas. Vous continuerez à souffrir du chômage, de la pauvreté extrême, du mal-logement et du manque d’accès aux soins, à l’éducation et à l’eau potable.

Etudiants, lycéens, chômeurs et fonctionnaires de l’Etat, en tant que la partie la plus éclairée de la société, assumez votre part de responsabilité dans la lutte contre l’injustice.

Le dictateur pourra neutraliser les cadres de l’opposition de l’intérieur, mais comment fera-t-il pour ériger un barrage contre une marée humaine de 10 000 à 30 000 manifestants ?

Comment fera-t-il pour rester au pouvoir contre la volonté du peuple djiboutien ?

Au moment où je vous parle, comme si de rien n’était, le candidat du parti unique prépare le scrutin présidentiel du 8 avril 2011. Il prend vraiment ses rêves pour la réalité. Les Djiboutiens ne croient plus au mythe d’une « révolution par les urnes.

Les Djiboutiens ont pris collectivement la décision de s’affranchir d’un despote soutenu par les démocraties occidentales. Aucune réforme politique ou économique ne pourra sauver un régime qui étouffe notre pays depuis trente trois ans.

Le Collectif exige :
– La libération de tous les prisonniers politiques ;
– le départ d’Ismail Omar Guelleh ;
– la mise en place d’un gouvernement de transition qui va rédiger une nouvelle constitution nationale.

Fait à Reims (France) , le 08 mars 2011
Ali Coubba,
Responsable de la coordination