06/03/2018 (Brève 1135) Bolock Mohamed aurait été relaxé des faits de diffamation sur plainte du Premier ministre. (Correspondant)

Un correspondant, dont les informations sont toujours fiables, nous informe que Bolock Mohamed a été relaxé ce jour lors de l’audience qui devait rendre un délibéré, suite à sa comparution immédiate la semaine dernière, après un interrogatoire dans les locaux du SDS et un petit séjour à Gabode.

Hélas, nous n’avons que trop rarement l’occasion de louer l’indépendance et le courage des juges djiboutiens, surtout lorsque le plaignant est le premier Ministre, mais nous sommes heureux de pouvoir le faire en cette occasion ….

Il faut quand même reconnaître que les écrits de Bolock ne représentait pas un cas de diffamation à l’encontre de la personne du premier Ministre, mais simplement des critiques sur sa politique, expression libre, qui n’est en rien punissable aux yeux des différentes justices internationales.

28/12/2017 (Brève 1113) La liste des victimes civiles du régime de Guelleh se complète progressivement, grâce au travail minutieux d’un correspondant. Cette semaine, il nous adresse une liste complémentaire pour compléter ce devoir de mémoire

Toutes les personnes, citées ci-dessous, étaient des civils sans défense, qui ont été exécutés en raison de leurs origines ethniques. Les auteurs de ces massacres ciruculent toujours librement en ville.

++ Arhiba 1994
24 mai et 5 juin 1994.

1. Herma Guedda Hamad 18 ans .
2. Souleiman Mohamed 20 ans.
3. Nasser Mohamed Youssouf.
4. Fatouma Mohamed Ali.

++ Région d’Obock
1. Mohamed Bourhan Ahmed 30 ans execute en 1994 a Lahassa.
2. Omar Houmed Ali 58 ans 
3. Ali Angado Ali 
4. Kako Omar Moyaleh .
5. Hassan Mohamed Ali dit Hassan 
6. Mohamed Angado Hassan 
7. Abdallah Ahmed Mohamed Reebe
8. Moussa Abdallah Youssouf 
9. Ali Mohamed Ali dit Derbi 
10. Ahmed Yagouri.

++ Région de Tadjoura 93-94
1. Ali Abdallah  
2. Ali Dimbio 
3. Kamil Houmed 
4. Abakari Gadito 
5. Hamadou Daoud Ali mineur de 14 ans execute a Benna non loin de Bolli 
6. Moussa Ali Hamadou 
7. Mohamed Chehem 
8. Adlao Awal 
9. Moussa Ibrahim 
10. Ali Ahmed Ali 
11. Mohamed Ibrahim Ali 
12. Ahmed Abdallah Mohamed 
13. Mohamed Dimbio 
14. Ahmed Abdallah Otban 
15. Mohamed Ali Mohamed 
16. Abdo Mohamed Bolock 
17. Ali Hamadou Ali Hida 
18. Houmed Ibrahim Ali (execute a Lac Assal )
19. Otban Aiira Moussa 
20. Mohamed Cheik Bori 
21. Ali Mohamed Hamadou 
22. Ali Kamil Horoodo 
23. Hamad Mohamed Ali 
24. Daoud Ibrahim Afada 
25. Mohamed Hamid Hamadou 
26. Hawi Rouffa 
27. Mohamed Ahmed Sanalasse
28. Kamil Mohamed Ali 
29. Aden Ambassa Ali 
30. Amina Houmed Saiido 
31. Bouha Ahmed Ali (Der Bouha )
32. Ahmed Nouho Ali 
33. Ali Houmed Med 
34. Louback Ali Mohamed 
35. Youssouf Deberkaled Adabo 
36. Hanafare Aydahis Ibrahim 
37. Abdo Youssouf Otban 
38. Ahmed Baragoita Hassan 
39. Ali Aras Said 
40. Abdo Yousouf Hassan 
41. Ali Houmed Ali 
42. Cheiko Bourhan 
43. Dini Hassan Abro 
44. Elehate Hassan Ibrahim 
45. Fatouma Dileyta Said 
46. Hassan Mohamed Ali 
47. Houmed Gueda Ali 
48. Hassan Ali Deberkaleh 
49. Ismael Abdallah 
50. Abakari Hassan Mohamed 
51. Youssouf Hamid Youssouf 
52. Tayiba Hassan Ismael 
53. Mohamed Meeko 
54. Chehem Daoud Mohamed 
55. Hassan Douba Aramis .

Que Dieu les accueille dans son Paradis éternel.

03/08/2017 (Brève 1049) De nouvelles exactions policières dans le quartier d’Arhiba : plusieurs blessés civils dont certains par balles. (Info correspondant)

Non content d’avoir utilisé la torture contre un jeune docker qu’il avait pris pour cible et dont il a causé la mort, le sergent Ibrahim Ali Ibrahim, promu par la dictature au grade de Chevalier dans l’Ordre prestigieux des Bourreaux de la République, a-t-il décidé de poursuivre ses exactions à l’encontre des populations civiles innocentes et sans défense ?

La réponse est OUI. Fier de son impunité garantie par le pouvoir, il a décidé de faire arrêter un cousin proche de la victime
Mohamed Hamadou et de le garder à vue au poste de Police du quartier.

Dans la soirée du 1er août, les proches de cette nouvelle victime, soutenus par la population du quartier, se sont massés devant le poste de Police pour empêcher qu’il ne soit transféré vers un centre de torture et qu’il ne subisse le même sort que feu son cousin.

Dans un premier temps, les policiers ont du renoncer à affronter la foule en colère et ils se sont réfugiés dans leur commissariat d’où ils ont appelé des renforts. Arrivés sur place, les renforts n’ont pas hésité à arroser les manifestants de dizaines de tirs de gaz lacrymogène puis à faire feu avec leurs armes de service chargées avec des vraies balles. Des témoins citent les noms de 16 blessés par balles, qui auraient été pris en charge par les hôpitaux de la ville.

Aux dernières nouvelles, le nouveau Chevalier de
l’Ordre des Bourreaux aurait été exfiltré avec sa famille et positionné dans un lieu secret pour échapper à la vindicte populaire et légitime. Il bénéficie toujours d’une immunité complète puisqu’en dépit des lourdes présomptions qui pèsent sur lui, aucune enquête n’a été diligentée à son encontre et le Procureur n’a pas ouvert une instruction préalable.

Espére-t-il gravir un nouvel échelon en étant promu Officier dans l’Ordre des Bourreaux en reconnaissance de sa cruauté à l’égard des civils sans défense ?

17/07/2017 (Brève 1034) Libération d’Omar Zohra (Info lecteur)

Omar Zohra, ce jeune, qui avait été arrêté brutalement en pleine nuit, au domicile de ses parents, a été libéré et il en a fait part sur son compte Facebook.

16/07/2017 (Brève 1033) Nouvelle arrestation et détention d’un jeune : Omar Zohra à Djibouti. (Info correspondant)

Selon les informations qui nous ont été transmises par un correspondant, un jeune dénommé Omar Zohra a été arrêté vers minuit, en dehors des heureus légales et sans mandat par les gendarmes de Djibouti. Les témoins pensent que c’est une réaction commandée par les plus hautes autorités du pays en représaille à une interview que ce jeune aurait donné à un ami réfugié au Canada.

Nous attendons d’avoir des informations complémentaires que nous ne manquerons pas de mettre aussitôt en ligne.

13/04/2016 (Brève 763) Selon nos correspondants, la situation des femmes victimes de viols et leurs demandes légitimes ont été évoquées au Vatican … (Info correspondant)

La solidarité avec les femmes Djiboutiennes dépasse les frontières nationales françaises (#Stop Viols Djibouti).

Au Vatican,
Mariam Escaisch, qui était l’une des responsables de Femmes Solidaires en 1999, lors de la 1ère grève de faim des djiboutiens/nes pour dénoncer les conditions des prisonniers politiques à la prison de Gabode à Djibouti, au cours d’une visite à Rome, a pu faire passer un message le 12 avril au pape par l’intermédiaire de la Garde Suisse.

L’objet de ce message était d’informer le Souverain Pontife
des viols commis sur des Femmes Afar par l’armée de Djibouti.

Elle attend actuellement la réponse du pape ou de son secrétariat.

Mariam Escaisch s’était illustrée en 1999 en occupant l’ambassade de Djibouti avec d’autres démocrates, pour dénoncer les violations des droits humains et les viols des femmes à Djibouti
.

10/04/2016 (Brève 752) La route est fermée entre Tadjourah et Obock… (Info correspondants)

Depuis la dernière élection présidentielle, la route entre Obock et Tadjourah est interdite à la circulation des voitures, à partir de 16h.

Il s’agit probablement d’un nouvel acte de répression, à cause des accrochages qui se sont déroulés le 7 avril entre le FRUD et l’Armée et qui ont été évoqués dans un précédent article

07/02/2016 (Brève 662) Des affrontements dans le Nord, à la suite d’agressions provoquées par le Gendarmes (Source plusieurs correspondants) et aussi une offensive en préparation avec des blindés …

1°) Confirmée par plusieurs correspondants,
il y a eu un affrontement dans la nuit du 6 au 7 février 2016 au Lac Assal, ( à 55 km de la capitale) entre le FRUD et la Gendarmerie : le bilan s’établirait à 2 morts et 4 blessés, et 2 gendarmes kindnappés du côté de la gendarmerie et un blessé du côté FRUD.

Cela fait suite à un affrontement qui a eu lieu le 25 janvier entre 8h et 16 h à Harka à côté de Adaylou, (à 52 km de Tadjourah) où se déroulaient des festivités pour soutenir le 4ème mandat de Guelleh. Ces affrontements ont opposé le FRUD et l’armée djiboutienne qui a déploré 7 blessés.

La radio d’état djiboutienne a attribué ces affrontements à des éléments venus d’Erythrée !!

2°) Un lecteur nous signale (mais ce point reste à vérifier) que des engins blindés sous l’autorité du Chef d’Etat-major Zakaria
seraient en route pour le Nord du Pays. A suivre

24/01/2016 (Brève 650) VERITE : le tyran perd ses repères,  voici des morts innocents et des leaders de l’USN blessés et violentés devant leur propre maison. (Par notre correspondant)

Au pays des sages, le peuple est sous le choc, la situation est dramatique, la population se demande pourquoi ?  Ce massacre clanique envers des innocents issus d’une noble ethnie. Le régime, pour provoquer, suscite des tensions raciales entre les communautés pour les seuls motifs
1 – de gagner du temps,
2 – de créer la violence entre les quartiers,
3 – de mettre sur le dos des leaders d’USN, la responsabilité des troubles.

Voilà, la situation est tendue dans l’ensemble du pays, et le clan refuse de céder en utilisant la violence, les arrestations, mais le peuple est prêt à réagir, voir à se soulever pur retrouver l’air libre et la démocratie.

Voilà la provocation du régime a coûté la vie à des concitoyens, à des jeunes sans défense, qui ont été massacrés avec des chars d’assaut conduits par des proches du régime triés sur le volet pour effectuer cette mission, sans état d’âme ni la moindre compassion pour leurs victimes pacifiques et sans défense.

Voilà le clan au pouvoir qui utilise les armements lourds pour anéantir  un peuple pacifique qui demande le départ du tyran..

Voilà, le chef de l’armée du clan a ordonné au régiment des blindés stationnés à la caserne Cheik Moussa de se mettre en branle pour effectuer la mission spéciale qui consistait à  massacrer des citoyens résidents à Balballa.

Voilà les forces de sécurité agissant sans réserve ni retenue, ni  respect de la dignité humaine  en utilisant leurs armes contre des citoyens modestes, qu’ils sont censés défendre.

Voilà les méthodes barbares et les actions ciblées du clan pour maîtriser le peuple et ses leaders qui sont conçues, préparées et concoctées pendant les réunions d’Haramous et auxquelles assistent les participants habituels et en particulier :
–          le chef de l’Armée
–          le chef de la police
–          le chef de la gendarmerie
–          le chef de la garde républicaine
–          le chef de la SDS
–          tous les directeurs et commerçants  proches du fils de  l’oued

L’objectif général est :
–         de créer un climat de tension dans le pays
–          de détruire les moyens d’expression du peuple
–          de violenter, arrêter et humilier les leaders de l’USN
–          d’empêcher par la force, la tenue de toutes les manifestations et les réunions publiques et privées de l’opposition
–          de priver les leaders de leur véhicule, pour limiter leurs déplacements
–          d’espionner par tout moyen tous les citoyens susceptibles d’avoir un avis contraire aux principes du tyran et des obligés
–          de commettre des massacres ciblés contre des ethnies comme les Odahgobs aujourd’hui, les Gadabourcis ou les Afar dans le passé, pour ne citer qu’elles
–          de susciter des affrontements ethniques dans le pays
–          de tuer le plus possible de citoyens pour mieux conserver le trône.
–     de recruter des étranges pour former des milices spécialement dressées pour exécuter  des actions sanglantes et criminelles

Voilà le fils d’Anjero et la Qabyo qui élaborent les décisions et signent des arrêtés pour entraver la liberté, ignorant les réalités que traversent le pays, en utilisant sans mesure ni réserve la force armée.

Voilà, la population entière de Djibouti unie et soudée qui  demande à haute voix le départ sans délai  du tyran et de ses acolytes corrompus qui asservissent la Nation.

Voilà le clan semble être désorienté et sa seule réponse et d’agir avec violence, brutalité, d’envoyer des armements lourds et disproportionnés : les chars, les blindés, les batteries et les fusils sont bien entretenus et prêt à être utilisés. Tous les moyens sont bons pour le clan quand il s’agit d’étouffer le peuple :  les engins sont  prêt à partir des casernes. C’est une démonstration sans faille et une intimidation sans limite pour détruire la liberté des citoyens.

Mais le monde suit de près l’hostilité du régime.

Voilà, le fils du train et son clan après tant d’années  de mensonges qui voudraient anéantir la conscience du peuple en détruisant la jeunesse, les familles, les personnes expérimentées en politique, les cadres et au final l’harmonie entre les communautés.

Voilà, les temps évoluent, le moment propice est arrivé, le clan a mesuré la détermination  du peuple qui se mobilise pour retrouver sa vie. Le dictateur doit quitter impérativement son trône avant de commettre d’autres massacres.

Voilà des familles entières qui pleurent leurs morts, victimes de ce massacre. La donne a changé, les citoyens s’organisent et ils devraient opter pour une solution radicale afin de mettre un terme à ce régime.

Voilà, les amis, les occidentaux, les ONG, les Ambassadeurs accrédités  à Djibouti qui surveillent de près la situation chaotique du pays et ils seront les témoins des massacres envers les citoyens.

IOG, le tribaliste chevronné est dans un état de déperdition avancée. Il se plonge dans l’obscurantisme le plus total, il commit des actes criminels, il crée un climat d’insécurité et  il attaque ouvertement des familles nobles, il a tellement de sang sur les mains,

Chers frères et chères sœurs, surtout restez unis et soudés car le tyran cherche une faille pour diviser les citoyens. Ensembles, avec un soulèvement généralisé et organisé par un peuple décidé, vous pourrez gagner votre liberté et une vie saine.

Vive Djibouti libre, vive le peuple  de Djibouti,  vive les leaders d’USN

21/01/2016 (Brève 647) Vérité : portrait d’un criminel fameux : le pervers chef de la police Abdillahi Abdi Farah (Par notre correspondant)

Abdillahi FarahAbdillahi Abdi Farah, dit Grandes oreilles est né à Djibouti. Durant son enfance, il est allé à l’école du quartier 6 puis à l’école primaire arabique (Nijahiya située au Q 1). Enfant, il était déjà perturbé et le plus souvent, il rodait autour des marchés avant d’aller les cours car il n’aimait pas étudier. Heureusement pour lui, son père déjà âgé, qui exerçait le métier de boucher au marché central, l’a poussé et l’a encouragé à suivre et à poursuivre ses études. Le petit Abdillahi, qui n’avait pas de volonté, est allé suivre l’enseignement secondaire au Lycée de Djibouti.

Apres avoir quitté l’école sans aucun diplôme, le petit se retrouva dans la rue où il fréquentait les délinquants et les cancres qui pulullent. C’est à cette époque qu’il commença « à brouter » du mauvais Khat (KARABA). Toujours mal habillé, le plus souvent en fouta avec une paire de samara abimée, il rodait autour des majliss pour mendier quelques branches à des amis plus aisés.

Il faut reconnaître que le jeune Abdillahi n’a pas eu une enfance facile car ses parents étaient modestes et ils n’avaient pas les moyens financiers suffisants pour satisfaire leurs progénitures. Alors le jeune garçon se tourna vers la famille de sa mère où il a trouvé aide et assistance. Vu que son père était devenu malade et n’avait plus emploi ce garçon solitaire et (encore !) naïf n’avait pas le sens ni le savoir-faire pour décrocher un petit emploi afin d’aider la famille. Il était lent, timide et surtout paresseux. Il aimait assister aux matchs de football des plus grands dans les terrains vague des alentours.

Si Abdillahi est aujourd’hui à la tête de la police, c’est grâce à un officier de police qui était à l’époque le chef du cabinet et qui l’a pistonné auprès du General YacinYABEH, l’ami d’enfance du fils de l’Oued dont vous connaissez l’histoire et la fin tragique.

Devenu Lieutenant il a dirigé une compagnie d’intervention stationnée à l’état-major, mais il n’avait aucune expérience du commandement d’une unité. Il continua de brouter nuit et jour et surtout à imaginer le moyen d’approcher le chef. Agissant comme un serpent, il se faufilait pour espionner les vieux officiers expérimentés et pour rapporter leurs propos à la hiérarchie supérieure (le général Y Y).

Durant 10 années consécutives, il sera le chouchou du Général. Ce qui lui permettra d’obtenir du galon. Nommé à différents postes à responsabilité tels que le commandement du Détachement de la sécurité publique, le corps urbain et surtout la sécurité du quartier commerçant. C’est à cette période qu’il a commencé à « apprivoiser » les riches Arabes et les commerçants somaliens de la place. Cette étape marque le début de son enrichissement personnel : il détournait à son profit les services payants, les dons, les Hakoulas, la caisse de contravention. Il fournit à chaque commerçant un garde du corps et un chauffeur policier.
Petit à petit il « monta » une petite entreprise dont il était le patron et son compte bancaire se gonfla de jour en jour. Il pu investir dans l’achat de bus, de terrains, des propriétés de luxe, et s’offrir de voyages dans le monde financés avec de l’argent sale.

Ayant le sentiment d’avoir réussi, « grandes oreilles » qui était toujours aussi naïf et qui ne prenait aucune précaution pour masquer ses activités illégales, s’est endormi sur son bonheur passager, goûtant aux plaisirs de l’argent facile.
Toujours dominé par une ambition sans limite et un égo sur-dimensionné, il manoeuvra pour se rapprocher de la cour du dictateur viant plus particulièrement la famille du tyran avec l’objectif de déboulonner le général YY qui l’avait tant soutenu pour gravir les échelons. Ingrat il a été puni, comme vous allez le voir.

Dès qu’il a compris le manège infâme de celui qu’il avait tant protégé, le Général lui donna un bon coup de matraque en lui retirant sur le champ toutes ses responsabilités pendant une année et en l’assignant à résidence pour trahison.

Abdillahi, n’a pas ménagé aucun effort pour accéder au sommet de l’institution et à des postes qui auraient dû être confiés à des personnes compétentes et dévouées au service du peuple et non du dictateur.

Mais, comme vous le savez, sous le règne de ce tyran, nul besoin de justifier d’une expérience ou de compétence, il suffit d’avoir le soutien de la dame de fer pour accéder au sommet d’un service et de s’engager à accomplit avec zèle et sans état d’âme toutes les missions spéciales qui sont demandées, surtout si elles sont illégales et inhumaines, en contradiction avec les valeurs morales et les principes de notre République, de notre Religion et de notre Culture.

Peu à peu il finit par prendre conscience que son enfance passée dans la précarité n’a jamais cessé de le ronger.

Devenu l’un des protégés de la dame de fer, assidu, nettoyeur, informateur et profiteur, Abdillahi a dû en échange des faveurs qu’il recevait tremper ses mains dans le sang et accepter toutes les compromissions, les complicités. En plus :
– il participe à des réunions avec la famille royale
– il remplit des missions immorales, criminelles et pire encore
– il concocte des plans pour détruire les opposants
– il coordonne de nombreux « coups tordus » à accomplir dans le pays pour assurer la domination du clan
– il assiste de près ou de loin à des assassinats ciblés,
– il a apporté sa contribution personnelle aux opérations visant la destruction du peuple Afar,
– il a recruté, formé et équipé une milice spécialisée, composée de jeunes délinquants dont les missions sont directement en rapport avec la violence, les menaces, et les intimidations des leaders d’USN.

Les casernes de police sont devenues des centres d’hébergement où les nouvelles recrues, sans formation en provenance des pays voisins, attendent leur affection dans les milices de répression.

Abdillahi a outrepassé la loi et les règlements qui régissent le rôle et la mission du patron de l’institution policière et il a commis des actes contre les citoyens de la nation :

– C’est l’homme qui a vendu 500.000 passeports Djiboutiens aux étrangers résidants (Hargeisa- Jijiga)
– C’est l’homme qui a délivré 100.000 cartes d’identités Djiboutiens aux proches du clan au pouvoir. Il a falsifié ou créé des nouveaux dossiers dans les fichiers de la Police pour intégrer en masse des étrangers. (Sur injonction de la Qabyo)
– Il a détourné des sommes très importantes du budget de fonctionnement de la police

Abdillahi est maintenant un élément du clan à part entière et il en partage toutes les dérives. Corrompu, éloigné du peuple, il n’a plus la conscience de la réalité et n’ayant pas grandi dans le respect d’autrui et de la bienfaisance et des valeurs traditionnelles de notre société, il ne sait pas agir autrement qu’avec violence.

A l’image du dictateur et de son épouse, il divise du sein du personnel du corps pour mieux régner, il n’accorde ni aide ni assistance aux policiers et à leurs familles :

– Révocations ethniques de masse (Fourlaba, Afars, Walaldon, Wardik, Horonee)
– Licenciements abusifs des policiers dès qu’ils expriment l’idée de respecter les Lois,
– Mises à la retraite anticipée d’ officiers expérimentés
– Mesure d’éloignement ou mutations à titre de sanction,dans les cercles de l’intérieur sans motif
– Expulsion des familles de policier de leurs logements dans les casernes en détruisant leur bien et en redistribuent les logements à des proches, serviles et obéissants
– Refus des droits à la pension pour les policiers
– Mise à l’écart de toutes responsabilités des hommes compétents.

Grandes oreilles a mis sur pied une milice composée de jeunes voyous et de délinquants constitués en groupe d’intervention sous l’autorité d’officiers promus au choix tels que :

– Commandant Elmi Jesse
– Capitaine Cher Chee
– Lieutenant Abdo
– Capitaine mohamed Miguel
– Sous-lieutenant Hassan
– Lieutenant Ali
– Adjudant Guedi
– Adjudant Osman

Les noms de ces mercenaires à la solde du régime seront ajoutés à la liste déjà longue et tenue à l’étranger, des criminels (Officiers militaire, gendarmerie, police, garde républicaine).

Abdillahi n’est pas un officier supérieur. Parce qu’il est incapable d’assumer et d’encadrer un travail juste et honnête. Il n’est pas non plus un responsable qui mesure ses actes et sa façon d’agir, car dès que la Qabyo ronronne, il se déchaine, il perd le contrôle, il devient agressif et il commet des actes odieux envers le peuple.

Il y a longtemps que le peuple a constaté que cet officier zélé est une personne perverse et brutale, car il donne des ordres ciblés pour museler les opposants.

On murmure ici que Grandes oreilles, mais cela reste à confirmer, que cet officier paranoïaque aurait plusieurs problèmes inscrits sur son carnet de santé,
– Diabète, cholestérol, trouble du sommeil, problèmes rénaux, problème de vision, problème de communication. Sans ne pouvoir valider ces rumeurs, j’y vois la rancune qui le ronge, l’ingratitude qui le hante, l’agressivité qui l’affaiblit.

Son patrimoine

Il est un patron en parallèle et il manipule des montagnes d’argent
Il est associé avec des grands commerçants de la place
Il dirige d’une grande société de construction
Il participe au partage des appels d’offre pour des projets colossaux,
Il convoque les directeurs des banques de la place pour leur imposer de valider des actes de prêts en faveur de ses proches.
Il fait produire des parpaings et des briques dans la caserne de police pour les revendre
sur le marché, à son seul profit.

Le chef Abdillahi à un dossier très complet :

– disparitions inexpliquées
– assassinats ciblés
– exécution extrajudiciaire
– harcèlement des journalistes et de la presse
– harcèlement des défenseurs des droits humains
– arrestations arbitraires
– détentions illégales
– violation et destruction des domiciles des opposants
– humiliation des citoyens modestes

Voilà le portrait du chef de la police, l’un des bras armés du régime. C’est un homme qui adore le pouvoir et l’argent sale mais qui oublie que la belle vie ne dure qu’un instant très court qu’il devra rendre des comptes au peuple le jour J et ensuite éternellement au très Haut……..