06/03/2018 (Brève 1135) Bolock Mohamed aurait été relaxé des faits de diffamation sur plainte du Premier ministre. (Correspondant)

Un correspondant, dont les informations sont toujours fiables, nous informe que Bolock Mohamed a été relaxé ce jour lors de l’audience qui devait rendre un délibéré, suite à sa comparution immédiate la semaine dernière, après un interrogatoire dans les locaux du SDS et un petit séjour à Gabode.

Hélas, nous n’avons que trop rarement l’occasion de louer l’indépendance et le courage des juges djiboutiens, surtout lorsque le plaignant est le premier Ministre, mais nous sommes heureux de pouvoir le faire en cette occasion ….

Il faut quand même reconnaître que les écrits de Bolock ne représentait pas un cas de diffamation à l’encontre de la personne du premier Ministre, mais simplement des critiques sur sa politique, expression libre, qui n’est en rien punissable aux yeux des différentes justices internationales.

28/12/2017 (Brève 1113) La liste des victimes civiles du régime de Guelleh se complète progressivement, grâce au travail minutieux d’un correspondant. Cette semaine, il nous adresse une liste complémentaire pour compléter ce devoir de mémoire

Toutes les personnes, citées ci-dessous, étaient des civils sans défense, qui ont été exécutés en raison de leurs origines ethniques. Les auteurs de ces massacres ciruculent toujours librement en ville.

++ Arhiba 1994
24 mai et 5 juin 1994.

1. Herma Guedda Hamad 18 ans .
2. Souleiman Mohamed 20 ans.
3. Nasser Mohamed Youssouf.
4. Fatouma Mohamed Ali.

++ Région d’Obock
1. Mohamed Bourhan Ahmed 30 ans execute en 1994 a Lahassa.
2. Omar Houmed Ali 58 ans 
3. Ali Angado Ali 
4. Kako Omar Moyaleh .
5. Hassan Mohamed Ali dit Hassan 
6. Mohamed Angado Hassan 
7. Abdallah Ahmed Mohamed Reebe
8. Moussa Abdallah Youssouf 
9. Ali Mohamed Ali dit Derbi 
10. Ahmed Yagouri.

++ Région de Tadjoura 93-94
1. Ali Abdallah  
2. Ali Dimbio 
3. Kamil Houmed 
4. Abakari Gadito 
5. Hamadou Daoud Ali mineur de 14 ans execute a Benna non loin de Bolli 
6. Moussa Ali Hamadou 
7. Mohamed Chehem 
8. Adlao Awal 
9. Moussa Ibrahim 
10. Ali Ahmed Ali 
11. Mohamed Ibrahim Ali 
12. Ahmed Abdallah Mohamed 
13. Mohamed Dimbio 
14. Ahmed Abdallah Otban 
15. Mohamed Ali Mohamed 
16. Abdo Mohamed Bolock 
17. Ali Hamadou Ali Hida 
18. Houmed Ibrahim Ali (execute a Lac Assal )
19. Otban Aiira Moussa 
20. Mohamed Cheik Bori 
21. Ali Mohamed Hamadou 
22. Ali Kamil Horoodo 
23. Hamad Mohamed Ali 
24. Daoud Ibrahim Afada 
25. Mohamed Hamid Hamadou 
26. Hawi Rouffa 
27. Mohamed Ahmed Sanalasse
28. Kamil Mohamed Ali 
29. Aden Ambassa Ali 
30. Amina Houmed Saiido 
31. Bouha Ahmed Ali (Der Bouha )
32. Ahmed Nouho Ali 
33. Ali Houmed Med 
34. Louback Ali Mohamed 
35. Youssouf Deberkaled Adabo 
36. Hanafare Aydahis Ibrahim 
37. Abdo Youssouf Otban 
38. Ahmed Baragoita Hassan 
39. Ali Aras Said 
40. Abdo Yousouf Hassan 
41. Ali Houmed Ali 
42. Cheiko Bourhan 
43. Dini Hassan Abro 
44. Elehate Hassan Ibrahim 
45. Fatouma Dileyta Said 
46. Hassan Mohamed Ali 
47. Houmed Gueda Ali 
48. Hassan Ali Deberkaleh 
49. Ismael Abdallah 
50. Abakari Hassan Mohamed 
51. Youssouf Hamid Youssouf 
52. Tayiba Hassan Ismael 
53. Mohamed Meeko 
54. Chehem Daoud Mohamed 
55. Hassan Douba Aramis .

Que Dieu les accueille dans son Paradis éternel.

03/08/2017 (Brève 1049) De nouvelles exactions policières dans le quartier d’Arhiba : plusieurs blessés civils dont certains par balles. (Info correspondant)

Non content d’avoir utilisé la torture contre un jeune docker qu’il avait pris pour cible et dont il a causé la mort, le sergent Ibrahim Ali Ibrahim, promu par la dictature au grade de Chevalier dans l’Ordre prestigieux des Bourreaux de la République, a-t-il décidé de poursuivre ses exactions à l’encontre des populations civiles innocentes et sans défense ?

La réponse est OUI. Fier de son impunité garantie par le pouvoir, il a décidé de faire arrêter un cousin proche de la victime
Mohamed Hamadou et de le garder à vue au poste de Police du quartier.

Dans la soirée du 1er août, les proches de cette nouvelle victime, soutenus par la population du quartier, se sont massés devant le poste de Police pour empêcher qu’il ne soit transféré vers un centre de torture et qu’il ne subisse le même sort que feu son cousin.

Dans un premier temps, les policiers ont du renoncer à affronter la foule en colère et ils se sont réfugiés dans leur commissariat d’où ils ont appelé des renforts. Arrivés sur place, les renforts n’ont pas hésité à arroser les manifestants de dizaines de tirs de gaz lacrymogène puis à faire feu avec leurs armes de service chargées avec des vraies balles. Des témoins citent les noms de 16 blessés par balles, qui auraient été pris en charge par les hôpitaux de la ville.

Aux dernières nouvelles, le nouveau Chevalier de
l’Ordre des Bourreaux aurait été exfiltré avec sa famille et positionné dans un lieu secret pour échapper à la vindicte populaire et légitime. Il bénéficie toujours d’une immunité complète puisqu’en dépit des lourdes présomptions qui pèsent sur lui, aucune enquête n’a été diligentée à son encontre et le Procureur n’a pas ouvert une instruction préalable.

Espére-t-il gravir un nouvel échelon en étant promu Officier dans l’Ordre des Bourreaux en reconnaissance de sa cruauté à l’égard des civils sans défense ?

17/07/2017 (Brève 1034) Libération d’Omar Zohra (Info lecteur)

Omar Zohra, ce jeune, qui avait été arrêté brutalement en pleine nuit, au domicile de ses parents, a été libéré et il en a fait part sur son compte Facebook.

16/07/2017 (Brève 1033) Nouvelle arrestation et détention d’un jeune : Omar Zohra à Djibouti. (Info correspondant)

Selon les informations qui nous ont été transmises par un correspondant, un jeune dénommé Omar Zohra a été arrêté vers minuit, en dehors des heureus légales et sans mandat par les gendarmes de Djibouti. Les témoins pensent que c’est une réaction commandée par les plus hautes autorités du pays en représaille à une interview que ce jeune aurait donné à un ami réfugié au Canada.

Nous attendons d’avoir des informations complémentaires que nous ne manquerons pas de mettre aussitôt en ligne.

13/04/2016 (Brève 763) Selon nos correspondants, la situation des femmes victimes de viols et leurs demandes légitimes ont été évoquées au Vatican … (Info correspondant)

La solidarité avec les femmes Djiboutiennes dépasse les frontières nationales françaises (#Stop Viols Djibouti).

Au Vatican,
Mariam Escaisch, qui était l’une des responsables de Femmes Solidaires en 1999, lors de la 1ère grève de faim des djiboutiens/nes pour dénoncer les conditions des prisonniers politiques à la prison de Gabode à Djibouti, au cours d’une visite à Rome, a pu faire passer un message le 12 avril au pape par l’intermédiaire de la Garde Suisse.

L’objet de ce message était d’informer le Souverain Pontife
des viols commis sur des Femmes Afar par l’armée de Djibouti.

Elle attend actuellement la réponse du pape ou de son secrétariat.

Mariam Escaisch s’était illustrée en 1999 en occupant l’ambassade de Djibouti avec d’autres démocrates, pour dénoncer les violations des droits humains et les viols des femmes à Djibouti
.

10/04/2016 (Brève 752) La route est fermée entre Tadjourah et Obock… (Info correspondants)

Depuis la dernière élection présidentielle, la route entre Obock et Tadjourah est interdite à la circulation des voitures, à partir de 16h.

Il s’agit probablement d’un nouvel acte de répression, à cause des accrochages qui se sont déroulés le 7 avril entre le FRUD et l’Armée et qui ont été évoqués dans un précédent article

07/02/2016 (Brève 662) Des affrontements dans le Nord, à la suite d’agressions provoquées par le Gendarmes (Source plusieurs correspondants) et aussi une offensive en préparation avec des blindés …

1°) Confirmée par plusieurs correspondants,
il y a eu un affrontement dans la nuit du 6 au 7 février 2016 au Lac Assal, ( à 55 km de la capitale) entre le FRUD et la Gendarmerie : le bilan s’établirait à 2 morts et 4 blessés, et 2 gendarmes kindnappés du côté de la gendarmerie et un blessé du côté FRUD.

Cela fait suite à un affrontement qui a eu lieu le 25 janvier entre 8h et 16 h à Harka à côté de Adaylou, (à 52 km de Tadjourah) où se déroulaient des festivités pour soutenir le 4ème mandat de Guelleh. Ces affrontements ont opposé le FRUD et l’armée djiboutienne qui a déploré 7 blessés.

La radio d’état djiboutienne a attribué ces affrontements à des éléments venus d’Erythrée !!

2°) Un lecteur nous signale (mais ce point reste à vérifier) que des engins blindés sous l’autorité du Chef d’Etat-major Zakaria
seraient en route pour le Nord du Pays. A suivre