14/05/2018 (Brève 1148) Manifestations à Tadjourah pour dénoncer la discrimination à l’embauche dans le nouveau port (Correspondants)

Selon les messages reçus par plusieurs correspondant sune grande manifestation s’est déroulée à Tadjourah et les forces de représsion seraient intervenues, faisant plusieurs blessés et opérant des arrestations.

Les jeunes de la Ville entendent dénoncer les discriminations à l’embauche par les autorités du nouveau port. Ces dernières privilégieraient des étrangers – souvent récemment naturalisés –
pour leur donner les emplois.

Ces décisions apparaissent comme une décision tibale (ordonnée par le dictateur tribaliste ?).

Nous n’avons aucune précision, à l’heure actuelle, concernant le bilan. Certains font état d’une maison brûlée et de blessés par des tirs de gaz lacrymogène.

Des arrestations seraient en cours dans la ville.

27/02/2018 (Brève 1129) ALERTE ROUGE – BOLOCK MOHAMED ABDOU a été conduit à Gabode où il est incarcéré arbitrairement sans qu’aucun motif sérieux ni crédible ne soit relevé à son encontre (Correspondants)

Bolock Mohamed Abdou incarcé illégalement à la prison de Gabode -DjiboutiNos correspondants nous confirment que Bolovk Mohamed Abdou, après avoir séjourné au SDS où il avait été convoqué dimanche, est désormais incarcéré à la sinistre prison de Gabode.

Selon les informations fournies par différentes sources, que nous essayons de vérifier, aucune charge sérieuse ni crédible n’aurait été reproché à cette figure de l’opposition au régime dictatorial du Président Guelleh, qui asservit la population pour satisfaire sa soif de pouvoir et d’enrichissement personnel.

Il faut savoir que Bolovk Mohamed Abdou, est un opposant qui entend utiliser de son droit légitime et imprescriptible d’émettre et de diffuser ses propres opinions et analyses, tout en restant digne dans ses propos et surtout en évitant les paroles qui pourraient être jugées inopportunes : menaces, insultes, …

Le régime lui répond en utilisant de façon illégale et arbitraire, la force des unités spéciales dévouées à son service et encore une fois, nous constatons qu’il a accaparé le pays pour son propre compte et qu’il n’hésite pas à recourrir à la violence pour faire taire ceux ou celles qui osent élever la voix pour dénoncer des faits d’une grande gravité

27/02/2018 (Brève 1131) Alerte rouge. Bolock Mohamed a été présenté ce matin à un juge qui aurait prononcé la relaxe (Attendons pour voir !) (Correspondants)

Selon une information qui nous a été transmise par des correspondants généralement bien informés, Bolock Mohamed aurait comparu ce mardi matin devant un juge d’instruction qui aurait prononcé la relaxe.

Sachant qu’à Djibouti, l’application d’une décision de justice peut être entravée par un Ministre ou par le Président (Cas de Jabha, par exemple), nous attendons de savoir s’il sera relaché dans la journée.
Nos prochaines informations vers 18h (Heure de Paris)

27/02/2018 (Brève 1132) (16h00 Paris) L’alerte rouge est levée. Bolock Mohamed est ressorti libre (Correspondants)

Dans une information très courte, nos correspondants nous confirment que Bolock Mohamed a été libéré ce jour en application de la décision du juge qui avait prononcé la relaxe. Dès que nous recevrons plus de détails, nous les mettrons en ligne.

30/10/2017 (Brève 1096) Tadjoura quadrillée par des forces de Police impressionnantes et super équipées. Point de la situation (Correspondants)

Ce lundi, nos correspondants nous signalent que Tadjourah est quadrillée par des forces de répression, super équipées. Certains parlent même de véhicules blindées qui patrouillent dans la ville.

Pour tenter d’intimider les jeunes de la ville et leur faire bien comprendre qu’ils n’avaient aucun emploi à espérer dans le nouveau port, le régime dictatorial n’hésite pas à déployer les grands moyens …..

Cela suffira-t-il ? Pas si sûr !

Dernièrement la Ministre de la Promotion de la femme, originaire pourtant de la région, a fait le déplacement pour faire des fausses promesses, auxquelles les femmes de la Ville blanche n’ont pas cru une seule seconde. Ces femmes sont totalement solidaires avec les jeunes, avec leurs enfants et ne céderont pas un pouce tant qu’il n’y aura pas d’embauches massives de travailleurs locaux par les autorités portuaires.

En bref, ce lundi soir la situation reste très tendue, en dépit du déploiement impressionnant des moyens de répressions : tant en homme qu’en matériel. Et l’on signale que la solidarité des Obockois(es) ne faiblit pas et qu’ils pourraient ouvrir un deuxième front pour dénoncer l’embargo qui frappe le nord du pays depuis tant d’années.

28/10/2017 (Brève 1093) Alerte à Tadjourah. Les dernières informations que nous recevons de nos correspondants confirment que la situation sur place reste très tendue

Tout d’abord le jeune Hebano Ahmed qui avait été arrêté hier vient d’être libéré, mais il a perdu ses dents sous les coups que la Police lui a assénés. Nous lui adressons tous nos voeux de guérison en espérant qu’il puisse être soigné dans des conditions décentes.

Ce sont 300 emplois qui vont être créés au nouveau port de Tadjourah. Obéissant à la volonté de ruiner totalement les populations du Nord en les étranglant économiquement, Saad Omar Guelleh a choisi de n’employer aucun ressortissant de ces régions, où le taux de chômage dépasserait les 90%.

Pour cela il fait venir des travailleurs issus d’autres régions et d’autres ethnies qui devront s’intégrer sur place et se loger. Les emplois promis par Guelleh en échange de la tranquillité pendant les travaux de construction du nouveau Port, sonnent aujourd’hui comme un mensonge supplémentaire….

La situation semble calme aujourd’hui à Tadjourah, en dépit d’une certaine tension. Deux contingents de Police ont été dépêchés en renfort et une compagnie serait venue d’Obock.

On nous signale une manifestation importante à Obock pour protester contre la discrimination à l’embauche au Port et la répression violente de la manifestation de Tadjourah. Nous publierons les informations que nous recevrons à ce propos.

09/10/2017 (Brève 1084) Nouveau massacre à Bouldouqho. Nos correspondants parlent d’un bilan de 3 à 6 morts et d’une trentaine de blessés. Mais comme toujours la dictature occultera les vrais chiffres.

Comme nous l’avions craint dès hier soir, le bilan de ce nouveau massacre à Bouldouqho serait beaucoup plus lourd que ce qui avait été écrit dans les premières heures.

Nos correspondants évoquent un bilan dramatique de 3 à 6 morts et d’une trentaine de blessés. Comme toujours il sera difficile de connaître la vérité, car les sbires à la solde du dictateur vont tout faire pour l’occulter, afin de diminuer leur responsabilité qui est pourtant directement engagée dans ce massacre commis contre des populations innocentes et sans défense.

Les photos qui circulent sur les média sociaux sont éloquentes
et témoignent de la cruauté des forces armées aux ordres de Guelleh. Femmes, enfants, rien ne les arrête.

08/10/2017 (Brève 1083) Les Force armées de la dictature tirent à nouveau sur les habitants de Bouldouqho. Bilan à l’heure actuelle : 1 blessé grave et un plus légèrement.

Ce matin, les forces de Guelleh lourdement armées ont investi le quartier de Bouldouqho, avec l’ordre de déloger les habitants les plus pauvres qui habitent des maisons disparates.

Cela a créé une réaction de la population et aussitôt la Police (qui ne fait jamais le détail ni la part des choses puisqu’elle est au service exclusif de la dictature et non de la Nation toute entière) a ouvert le feu.

Nos correspondants nous signalent un blessé grave et un blessé plus léger, mais le bilan pourrait s’alourdir.