11/04/2016 (Brève 760) Deutsch Welle / Observation électorale en Afrique, l’UA fortement critiquée

Lien avec l’article : http://www.dw.com/fr/observation-%C3%A9lectorale-en-afrique-lua-fortement-critiqu%C3%A9e/a-19179424

A Djibouti, le président sortant a donc été réélu, dès le 1er tour de l’élection présidentielle du 8 avril dernier. Hier, la mission d’observation de l’Union africaine a jugé que le scrutin était « libre et credible ».

Cependant, la mission d’observation dépêchée par l’Union africaine aura relevé plusieurs irrégularités : certains procès verbaux n‘ont pas été signés, absence des délégués des candidats de l’opposition dans certains bureaux de vote. Ou encore, la non sécurisation des urnes. Pourtant dans son rapport, elle mentionne que le scrutin est crédible.

Ce n’est pas uniquement à Djibouti, que l’Union africaine a adopté de telles positions jugées ambigües, voire partisanes. Les exemples en la matière sont légion. Quasiment après chacune de ses missions d’observation électorale, l’UA tient les mêmes discours, même lorsque des irrégularités sont notées.

22/12/2015 (Brève 561) Deutsche Welle / Interview de Jean-Loup Schaal par frejus Quenum.

Lien avec l’article original et le son : http://www.dw.com/fr/djibouti-de-nouveau-dans-la-tourmente/a-18934562

Djibouti de nouveau dans la tourmente

Les bilans divergent au lendemain des échauffourées qui ont agité Djibouti lundi. D’après l’opposition, plusieurs de ses membres ont été blessés et le bilan officiel est d’au moins sept morts.

Lors de sa réunion, l’opposition devait discuter d’une autre intervention de la police survenue plus tôt dans la journée. Là, une vingtaine de personnes auraient été tuées selon l’opposition tandis que les autorités parlent d’au moins sept civils tués et vingt-trois blessés.

Quoi qu’il en soit, le petit pays de la corne de l’Afrique connaît une nouvelle vague de tensions. Alors qu’une élection présidentielle est prévue l’année prochaine en avril. Le président Ismaël Omar Guelleh devrait se présenter pour briguer un quatrième mandat.

La Constitution, amendée en 2010, ne limite plus le nombre de mandats présidentiels. Que cachent toutes ces violences et pourquoi cette réaction toujours musclée de la police ?

13/12/2013 (B338) Jean-Loup Schaal s’exprimait au micro de Deutsche Welle (journal de 12h – 13h)

http://www.dw.de/popups/mediaplayer/contentId_15644422_mediaId_4129230

pour dénoncer la radicalisation du régime, l’arrestation et la torture des opposants et la terreur qu’il fait régner sur la population. Il a fait état des différentes affaires qui ébranlent le régime, comme l’affaire Borrel, la séquestration d’Alhoumékani, …

A son avis, le régime est toujours soutenu par les puissances militaires prépositionnées à Djibouti, mais les parlements européens et belges ont émis des motions condamnant les dérives dictatoriales et les violations de Droits de l’Homme.

Enfin, il pense que Guelleh n’aura pas d’autre choix que de se représenter à l’échéance du mandat actuel, s’il veut conserver son immunité pénale.


1°) A écouter en WMA

2°) A télécharger en MP3
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21/11/08 (B475) Deutsche Welle / La Somalie toujours sans gouvernement.

Réunion d’urgence de l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD) ce mardi à Addis-Abeba, en Ethiopie. Le blocage sur la formation du nouveau gouvernement somalien au centre des débats.

Les dirigeants de l’Afrique de l’est avaient donné jusqu’au 12 novembre dernier au président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed et à son premier ministre Nur Hassan Hussein pour parvenir à un accord sur la composition d’un nouveau gouvernement mais, samedi, à Addis Abeba, au cours d’une ultime rencontre, les deux hommes ont échoué à se mettre d’accord sur la composition de ce gouvernement. Le premier ministre Nur Hassan Hussein accuse le président Abdullahi de saboter les éfforts entrepris ça et là en vue de la formation du nouveau cabinet ministériel. Pourquoi les deux hommes peinent ils à s’entendre? Robert Wiren , spécialiste de la Somalie.

« C’est essentiellement lié aux loyalités claniques. On a pas l’impression qu’il y a une ligne politique qui est en jeu dans tout cela. C’est un gouvernement de bric et de broc. Il n’y a pas de logique politique ».

Ce blocage institutionnel préoccupe les Nations unies. L’envoyé spécial de l’Onu pour la Somalie, Ahmed Ould Abdallah, dans un message rendu public hier, demande au gouvernement, à l’opposition, à la diaspora et à toutes les autres parties de mettre fin à leurs divergences pour offrir un avenir plus radieux à leur pays. Et ce message devrait être également celui des ministres des affaires étrangères de l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement au cours de leur rencontre d’Addis Abeba. Sur le plan militaire, les troupes de l’Union africaine ont commencé à s’installer à Mogasdicio en relais aux soldats éthiopiens appelés à quitter le pays. Pour Robert Wiren spécialiste de la Somalie, seule une intervention de L’Onu pourrait stabiliser ce pays.

« La communauté internationale va devoir réaliser qu’elle a laissé pourrir une région qui est devenue un trou noir. Quand on voit qu’on va capturer des pétroliers à 800 km au sud -est de Mombassa ,il ya vraiment un problème majeur .Il va falloir une intervention de l’Onu ».

Quant aux actes de piraterie, ils se poursuivent. Les pirates se sont emparés hier d’un super pétrolier saoudien chargé de 2 millions de barils de brut.

Georges Ibrahim Tounkara