18/09/10 (B570) Hommage à Ahmed Dini et Chehem Daoud (J-L Schaal)

A la demande d’Ali Coubba, Président d’Uguta-Tossa, Jean-Loup Schaal avait réservé au site Uguta l’exclusivité (pendant quelques jours) de son message. En effet, Uguta avait pris l’initiative d’éditer un numéro spécial en hommage à Ahmed Dini.

Nous publions aujourd’hui ce message qui est daté du 11 septembre.

_______________________________________

(Paris, 11 septembre 2010)


Nous avons fondé l’ARDHD en 1992. Depuis cette période et jusqu’à son retour à Djibouti, j’ai eu l’occasion de rencontrer Ahmed Dini à plusieurs reprises à son domicile, où il m’a toujours accueilli avec la plus grande amabilité.

Très souvent, ce que j’ai beaucoup apprécié, il prenait le temps nécessaire pour m’expliquer la culture du pays, le combat des Afar pour rétablir la Justice et la Démocratie.

Jamais je n’ai senti ni regrets ni amertume. Il était toujours tourné vers l’avenir. C’était un stratège et un sage.

Il ne prenait pas de décisions précipitées et il analysait avec soin, les risques et les conséquences. C’est lui qui m’avait confié la copie des photos prises après le massacre d’Arrhiba et nous les conservons dans les archives de l’ARDHD.


Au cours d’un dîner qu’il m’avait invité à partager avec Chehem Daoud, nous avions évoqué les moyens d’action, car le FRUD manquait d’armes lourdes à cette époque. Je leur avais suggéré de s’attacher un conseiller en « relations presse », leur affirmant que le FRUD souffrait d’un déficit de communication vis à vis de l’opinion française et internationale et qu’il devait œuvrer aussi pour que les européens comprennent mieux les objectifs du mouvement. Je conserve toujours le regret de n’avoir pas été assez convaincant ce soir là, car je suis certain que cela aurait été bénéfique pour le FRUD.



La dernière fois que j’ai parlé avec Ahmed Dini c’était à la conférence de Paris pour la signature des accords. Cette signature devrait apporter l’espoir, la paix et la réconciliation.

Pour être honnête, les discours et les mots qui ont été échangés par les différents orateurs m’ont semblé « peu convaincants ». Comme il n’appartenait pas à l’ARDHD d’interférer, nous avions décidé de suspendre nos publications. Quelques semaines plus tard, en comprenant que Guelleh ne respecterait jamais les termes des accords, nous avions repris les publications.



Pour l’équipe de l’ARDHD, Ahmed Dini et Chehem Daoud sont sur la plus haute marche, de la pyramide dédiée aux héros et aux grands hommes qui ont marqué et influencé la vie djiboutienne. L’annonce de leurs disparitions à quelques jours d’intervalle a été ressentie par toute l’équipe comme un choc profond et un perte immense pour tous ceux qui combattent la dictature.



L’ARDHD s’associe pleinement à toutes les manifestations pour commémorer leur mémoire.



Paix à leurs âmes.

14/09/10 (B569) Hommage d’Abdallah Deberkalleh à la mémoire d’Ahmed Dini

Dubai, le 13 Septembre 2010

Inaa lilaahi waa inaa ilaahi raajicuun .
Allah ha u naxariistee mujahahid kii waynaa ee AHMED DINI !!!

« Heures après heures, jours après jours, les mois s’écoulent, les années passent. Six ans aujourd’hui se sont écoulés depuis la disparition de notre héros national AHMED DINI « DINI IYO DINTA « le père de la nation Djiboutienne qui a consacré toute sa vie pour le peuple de Djibouti .

Certes notre héros national Ahmed DINI est mort physiquement mais son esprit reste toujours vivant dans nos cœurs. « Ahmed DINI restera toujours un modèle pour le peuple Djiboutien », Je vais essayer de résumer ici certains de ses principes pour transformer l’homme Djiboutien :

A)- Notre père Ahmed DINI, était habité par le souci de former humainement l’homme djiboutien, afin d’en faire le moteur de son propre développement et du développement autocentré de tout le pays.

B)- Il envisageait en outre d’inculquer l’amour vrai de la patrie à tout Djiboutien, et de lui apprendre que le respect de l’intérêt général devait passer avant le sien.

C)- Enfin, son souhait était de faire changer la mentalité du Djiboutien et de lui faire assimiler les valeurs d’amour du travail, d’honnêteté, de probité morale, de discipline, de solidarité et de fraternité nationale entre tous les composantes ethniques de Djibouti .

Quoique disparu, le père de la Nation Djiboutienne Ahmed DINI est bien vivant parmi nous, vivant dans les idées, vivant dans les enseignements qu’il a légués au Peuple djiboutien, et encore vivant dans la lutte qu’il a menée en vue de l’édification d’une République, démocratique, unie, forte et prospère ».

Notre Héros National fût un Moudjahid pour la Justice, un défenseur éprouvé des intérêts de ses concitoyens et combattant acharné de la liberté comme Mahamoud Harbi, un modèle pour toutes les générations présentes et futures du pays .

« Son rêve ardent était de voir le peuple djiboutien se prendre en charge, devenir maître de son destin pour bâtir une Nation Djiboutienne , nouveau politiquement stable, économiquement prospère, une République Djiboutienne épris de justice sociale distributive, un pays attrayant pour les investisseurs étrangers et vivant pleinement sa vocation régionale » .

« C’est pourquoi, je voudrais saisir cette opportunité qui m’est offerte pour lancer encore une fois de plus un vibrant appel en ce jour de commémoration nationale à tous les opposants politiques de notre pays de se dépasser pour ne privilégier que les intérêts supérieurs de la Nation » afin de contrecarrer les ambitions machiavéliques d’Ismaël Omar Guelleh pour son 3em mandats en 2011

Notre père Ahmed Dini était un grand héros de la politique Djiboutienne et tous les enfants du pays lui doivent un hommage mérité et inoubliable .

Que ton âme de Héros national repose en paix et que la terre de nos ancêtres pour laquelle tu as donné ta vie puisse être douce et légère.

Waxaan ilaah uga baryeeynaa in uu naxariistii janno ka waraabiyo samir iyo imaana ka siiyo dhamaan caruurtiisii iyo ehelkiisaba iyo Shaabka reer Djabuti .
Wa bilahhi towfiq … Amiin ya Rabii ya kariim !!!Votre frère de lutte :

Abdallah DEBERKALEH AHMED

12/09/10 (B569) Hommage à Ahmed Dini par Farah Abdillahi Miguil

C’était le 12 septembre 2004 qu’Ahmed Dini nous quittait pour toujours. Cet homme de foi qui ne s’était prosterné que devant Allah, avait un seul souci être
au service de l’Homme en servant sa patrie. La grande majorité du peuple de Djibouti admirait le courage, l’intégrité, l’intelligence, le verbe et l’humour de cet homme contrairement à ceux qui étaient au pouvoir pour se servir et à qui il rappelait par sa présence leurs médiocrités, leurs gouts prononcés pour la corruption et leurs calculs bassement primaires.

Lorsque le 27 juin 1977, il prononça cette phrase pour laquelle tant d’héros connus ou anonymes, de fils,de filles, de mères et de pères étaient morts à savoir « … la République de Djibouti, une, indivisible et souveraine est née… », du perchoir de l’assemblée nationale, j’avais 10 ans. Et lorsqu’au lycée la conscience citoyenne commençait à être un camarade de tous les jours et nos héros s’appelaient Malcom X, Amilcar Cabral, Lumumba, … nous étions tombés sur un vide abyssal lorsqu’on avait cherché à connaître un peu plus ceux qui dans notre patrie, ont incarné le combat contre le colonialisme. Comme si tout était fait pour gommer les histoires dérangeantes des héros nationaux d’une république voulue « sans mémoire ».

C’était à son retour au pays pour la signature de l’Accord de réforme et de concorde civile en 2001 que j’avais eu la chance de m’entretenir durant une heure pour la première et la dernière fois avec Monsieur Ahmed Dini.

J’avais été impressionné par sa lucidité et sa mémoire pour un homme de son âge et surtout j’avais été ému par tant de sacrifices consentis dans une vie d’homme. A la fin il m’avait dit « tu sais le paradoxe des Djiboutiens c’est qu’ils
attendent tout du pouvoir, la démocratie, la liberté d’expression, la liberté syndicale… alors que rien se donne car tout pouvoir est accaparateur.

Et surtout on connaît la valeur d’une chose pour laquelle on s’est battu et ce sera très difficile pour un pouvoir de revenir sur une conquête citoyenne obtenu au prix des sacrifices sociaux. »

Il avait rêvé d’une nation où l’ostracisme communautaire serait cloué au pilori mais malheureusement il est mort avant d’avoir atteint l’objet de son sacrifice.

J’ai écrit ces quelques mots pour que la mémoire d’un homme exceptionnel ne tombe pas dans les oubliettes de l’histoire. Je finirai mon hommage par ses quelques mots, extraits d’un texte écrit par Omar Osman Rabeh, compagnon de lutte d’Ahmed Dini contre le parti unique et le monolithisme politique, pour honorer la mémoire de ce dernier juste après sa mort :« La mort de Dini est une perte pour les Djiboutiens. Ils l’auront finalement laissé « partir » sans faire usage de son génie… (…) En Afrique, voir «autrement», vouloir dire «autre chose» est un crime… Ici, le «qui est différent de moi m’enrichit» (Saint-Exupéry) n’existe pas. La différence d`opinion est perçue, non plus comme un apport, un enrichissement mais comme opposition ; et tout opposant est un «ennemi» à éliminer; un homme à mater et à faire taire; à détruire et réduire à zéro…

(…). Par deux fois, et comme par inadvertance, Dini avait été Premier ministre.

Avant et après l`indépendance; et chaque fois, seulement pour quelques mois…

Je le rencontrais pour la première fois à l`occasion des événements marquant la visite du Général De Gaulle a Djibouti, en Août 1966. Il devait alors approcher la quarantaine étant de vingt ans mon aîné. Sa forte personnalité, son courage et sa noblesse de caractère, sa grande et brillante intelligence, comme sa culture, étaient impressionnants. Mais il avait aussi d’autres qualités, non moins remarquables, qui ajoutaient à mon admiration. Tout d`abord sa vie n’était entachée d`aucune de ces détestables habitudes qui flétrissent l’être humain en provoquant une déperdition de sens et de substance, de dignité et d’honneur.

Il est des vies qui s’usent dans l`inutile avant l’heure, prématurément défraîchies, et qui vont décroissant comme a vue d`œil… Dépérissant dans la conscience obscure de l’agonie et de l’auto-annihilation : le khat, l`alcool, les femmes, etc.

Mais Dini menait une existence stable, saine et sereine. Il était, pour ainsi dire, entier, toujours éveillé et d`une présence totale. La peur, la mesquinerie, la frivolité et moins encore la servilité ne s’accordaient guère avec sa nature, chevaleresque. Il était digne, jaloux de sa liberté d’esprit et de son indépendance… »

12/09/10 (B569) Hommage à Ahmed Dini. Témoignage de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH

TEMOIGNAGE ET HOMMAGE AU REGRETTE AHMED DINI AHMED
Père de la République de Djibouti

Djibouti, le 12 SEPTEMBRE 2010

« Dans le cas de Djibouti, le FMI a prescrit le programme d’ajustement structurel,à l’instar des autres pays qui ont recours à lui, alors qu’il suffisait pour
Djibouti,


d’une part, de cesser la captation par la classe dirigeante des ressources de l’Etat par la classe dirigeante des ressources de l’Etat à leur propre profit et à celui de leurs proches,

– et d’autre part, de cesser à la politique et les opérations de guerre civiles.

Sinon, ce serait comme (pincer la corne d’un taureau) ».Ahmed Dini et la Politique à Djibouti par Ali Coubba.

Aux éditions « Points de vue concrets » dans l’Harmattan.

Bref Rappel Historique sur la volonté d’éliminer nos frères Afars.

Le 12 septembre 2004, AHMED DINI AHMED nous a quitté.

Sept ans après, nous prions Dieu Tout-Puissant de guider nos pas et de faire naître en nous, son courage à toute épreuve, sa détermination et sa technique à combattre l’exclusion raciale, ethnique et tribale, de suivre le chemin qu’il a tracé pour libérer notre pays Djibouti, puis ensuite, combattre le néocolonialisme et les actes d’extermination raciale contre nos Populations Afares du Nord au Sud-Ouest de la République de Djibouti, le Regretté AHMED avait libéré notre Pays avec courage et abnégation, mais son compagnon de lutte feu Hassan Gouled Aptidon a trahi avec une inattendue effronterie décevante.

Oui le Regretté AHMED DINI AHMED avait mis personnellement tout son poids politique pour permettre à son compagnon de prendre les rênes du pouvoir et ce malgré les réticences de bon nombre de dirigeants de la LPAI et du FLCS et d’autres hommes politiques de l’époque.

Mais, hélas, feu Hassan Gouled, ancien ami de Messmer et des Colonels du 2ème Bureau a immédiatement instauré, au lendemain de l’Indépendance en s’appuyant sur la signature des Accords de Défense avec la France et de l’afflux des réfugiés essentiellement Issas, la clique de feu Gouled a rapidement instauré une l’Administration néocoloniale.

Oui, une Administration néocoloniale basée sur le clanisme tribal, sur l’élimination des Afars par le biais d’une Somalisation « version Issa » après la fuite des populations Issas autour du Chemin de fer de Biki à Aicha’a en Somalie Occidentale encore occupée par les Forces Ethiopiennes.

Voilà l’une des résultantes, doublée de la naissance d’une fausse politique Somalienne après la défaite de la guerre d’Ogaden et l’extermination, qui continue encore, avec les massacres intolérables des populations de l’Ogaden.

Six mois après l’Indépendance de Djibouti, l’Administration coloniale de Gouled et de son Equipe ont opté pour l’élimination des Afars, non seulement sur le plan Politique, Civil et Socioéconomique, mais aussi et surtout par des opérations d’Exterminations Physiques par les Forces Djiboutiennes aux Commandements politiques et militaires à prédominance d’origine Somalie d’Ethiopie.

Ces Forces au préalable en majorité Djiboutiennes se sont rapidement transformées en milice clanique au service d’un Groupe d’hommes politiques, administratifs et militaires directement sous les ordres du Chef de l’Etat, Feu Hassan Gouled Aptidon.

Cette transformation au sein de nos Forces Armées s’est effectuée en toute discrétion durant les trois premières années, mais aujourd’hui elle est à l’apogée de sa vulgarité et de ses méfaits, apogée en chute libre, signes précurseurs d’une inéluctable décadence d’un Régime foncièrement dictatorial et corrompu à tous les échelons.

Simple Témoignage et Hommage à notre Regretté Ahmed DINI AHMED

Permettez-moi de vous présenter mon simple Témoignage, à l’attention de nom grand frère le Regretté Ahmed Dini Ahmed, qui m’a très souvent tenu la main, afin de mieux me responsabiliser lors du Combat populaire pour l’Indépendance dont il menait de front, avec tact, humaniste et à l’écoute de tous ces compatriotes.

– C’est lui, qui m’avait choisi comme responsable de la partie Administrative de la LPAI,

– c’est lui qui m’avait demandé d’assurer le recueil, le contrôle (il me rappelait souvent, en riant, que contrôle et proche de la censure sans l’être réellement) des articles à publier dans le Journal le Populaire Organe de presse de la LPAI dont il était le Directeur de publication,

– c’est lui qui souvent m’amenait dans les négociations secrètes d’une très grande importance en France avec Joseph Franchesci, et Alain Vivien tous deux Délégués par le Groupe Parlementaire du Parti Socialiste de France ;

– c’est lui qui m’avait choisi à participer aux premières négociations en mars 1996 à Paris avec l’Administration Coloniale de Paris, première négociation qui a permis au Parti de la LPAI d’être l’interlocuteur principal pour l’Indépendance de notre pays ;

– c’est lui qui m’a proposé comme Secrétaire du Bureau dès son élection à la Présidence de l’Assemblée Nationale après le Référendum pour l’Indépendance le 8 mai 1977,

– c’est encore lui qui m’avait désigné comme membre de la Commission Mixte Djibouti-France à Djibouti, Commission Ad Hoc chargée de la rédaction des Accords de Coopération et des deux Lois dite Constitutionnelles qui devraient ouvrir la voie à une prochaine Constitution Nationale bien préparée et concertée.

– c’est toujours lui qui m’encourageait constamment à dire la Vérité, même si je n’avais pas eu le courage de le suivre dans le juste combat qu’il menait au sein de l’Assemblée après sa démission du Poste de Premier Ministre, poste, qu’il avait, six mois après sa nomination, rejetée car il ne voulait pas cautionner la nouvelle politique en gestation, politique foncièrement sournoise d’élimination du Peuple Afar dans notre pays Djibouti.

Après tant d’années, je suis persuadé que si un groupe de parlementaires Somalis (dont je faisais partie) avaient soutenu AHMED DINI rien qu’au sein de l’Assemblée, alors la situation désastreuse que nous connaissons aujourd’hui
aurait pu être évitée.

AHMED DINI AHMED était le combattant de première ligne.

  • Présent et à chaque fois à la tête des Manifestations Populaires ;
  • présent à la tête de la Coordination des actions menées sur le Terrain, ainsi que de la Médiatisation des actions de la Ligue Populaire Africaine pour l’Indépendance (LPAI) ;
  • doctrinaire de la philosophie des programmes politiques à mener pour mieux sensibiliser l’Opinion Internationale et accélérer, par là, la victoire pour acquérir l’Autodétermination et la Souveraineté Nationale ;
  • la Stature internationale du Regretté AHMED DINI a permis d’asseoir notre République en lui ouvrant la porte de la Souveraineté Nationale, en offrant au Peuple de Djibouti la chance d’œuvrer à son développement et lui permettre d’être admise par toutes les Organisations Internationales et participer efficacement a à l’épanouissement de sa personnalité ;
  • mais hélas aujourd’hui, tout est bafoué, comme notre Souveraineté, notre volonté d’unir nos Populations, de conduire notre Peuple sur les rails de la Démocratie dont les lignes directrices, ont été tracées par le Père de notre Indépendance, le Regretté AHMED DINI AHMED ;
  • tout est bafoué, même la Constitution Référendaire du 4 septembre 1992 ;
  • toutes les dispositions juridiques et Constitutionnelles ainsi que les Institutions Républicaines sont bafouées ;
  • tout est bafoué, même les Principes Républicains par la modification de l’article 23 de la Constitution Référendaire base même d’une Politique d’Alternance afin d’éviter l’aggravation de la paralysie des Institutions Républicaines, comme la Justice, le Conseil Constitutionnel, la Cour des Comptes

    etc, etc.

  • tout l’Espoir d’un Peuple, qui n’aspirait qu’à l’harmonie de Doumeira à Loyada, de Bouya à Kabaxkabax, tout cet espoir est constamment piétiné ;
  • tous ces espoirs ont été bafoués par feu Hassan Gouled et s’empirent de jour en jour et demain aboutir à désintégration de notre Intégrité nationale ;
  • pénible constat de voir encore un minable Individu usurpateur, qui continue de s’imposer par la Force, la Terreur, tout en bafouant la Constitution du 4 septembre 1992.

Reste à savoir si le Peuple Djiboutien va continuer à subir, à plier l’échine ou va-t-il se révolter ?

Le proche avenir nous le dira.

Un appel pressant est lancé aux Dirigeants de tous les Partis Politiques réunis dans l’UAD, à tous les mouvements de l’Opposition armés ou non armés, de tout faire pour se concerter unir leurs efforts afin de trouver une issue rapide et efficace.

Que Dieu Tout-Puissant aide le Peuple Djiboutien à s’affranchir de l’Equipe Dictatoriale soutenue par les Forces Etrangères pré positionnées dans notre Pays

NOEL ABDI Jean-Paul

09/09/10 (B568) Communiqué de l’ARD : hommage à Ahmed Dini

Hommage à Ahmed Dini Ahmed

AHMED IBRAHIM

(12 septembre 2004). C’était une journée chaude telle que la connaissent la plupart des Djiboutiens durant la canicule du mois de juillet. La foule se pressait devant une estrade érigée à l’annexe du LPAI sis à l’avenue Gamal Abdel Nasser.

Tout d’un coup, le brouhaha de la foule s’éleva en clameur, dans ce chamboulement total, sont arrivées à mes oreilles de petit gamin, des phrases en rime. La foule répétait de façon lancinante « Waa Dini iyo dinta » : littéralement « Dini c’est l’homme de la religion ». J’essayais tant bien que mal de me faufiler dans la foule afin de percevoir ce « Dini ». Arrivé devant l’estrade, la vision de cet homme longiligne à la peau très foncée et au verbe magique parlant somali avec aise ne me quittera jamais. Ainsi je venais, avec la rétrospective, de rencontrer un des plus grands héros de notre pays : feu Ahmed Dini.

Cet homme, fils du pays Afar, visionnaire précoce, homme de principe, homme d’honneur, homme de courage, reste le symbole d’une république, et d’un pays que je partage avec lui.

Il est minuit en ce jour du 27 juin ; les projecteurs des journalistes, n’aveuglent pas cet homme, fraîchement élu président de la première assemble d’une république nommée Djibouti. Il se lève avec des pas qui semblent poser l’historique du moment et se dirige vers le perchoir de l’assemblée nationale. Dans un ton calme qui ne trahit pas la solennité du moment, le premier fils de cette terre que, d’après certains adages, le chacal lui-même ne traverse pas sans avoir fait sa prière auparavant, prononce la phrase pour laquelle tant d’héros sont morts : « … la République de Djibouti, une, indivisible et souveraine est née… ». Ainsi, est sortie la république de la bouche de Ahmed Dini.

Dini, a été trahi par son honnêteté, son intégrité et sa piété. Dans un monde où les intrigues, les trahisons et les volte-face sont de règle, Dini lui, n’a voulu compromettre aucune de ses qualités, soudé par sa piété.

Dini fut doublement victime : les Afars ne lui avaient jamais pardonné d’avoir apporté crédibilité à un Gouled dont ils se méfiaient à juste titre ; les Somalis n’ont pas su reconnaître et exprimer leur gratitude à un homme sans sa caution duquel la république de Gouled aurait été livrée à la Comorienne avec un bout de désert grand comme la partie sud du territoire, comme pays et république.

Dini, fidèle à ses principes, n’a pas voulu cautionner la tournure dictatoriale que Gouled a donnée à la nouvelle république. C’est avec mépris qu’il a claqué la porte au sieur de «Beit al Wali» autographeur de décrets à la chaîne. Ainsi, Dini Premier ministre ne pouvait supporter le rôle de figurine à la Barkad Gourad qu’on lui réservait. Ce départ fulgurant fut suivi d’une longue traversée de désert qui l’amènera de l’exil à son passage vers l’au-delà aujourd’hui.

Ahmed avec Ahmed Hassan Cheiko fait partie de ces grands hommes Afar à qui notre pays doit ériger des panthéons « … A la nation reconnaissante, ces illustres héros… ».

Au revoir, Ahmed, que Dieu te réserve son Paradis éternel. A défaut d’une reconnaissance officielle d’une république que tu nous as offerte, sortie droit de ta bouche et fruit de tes sueurs, tu resteras pour nous autres Djiboutiens et enfants de l’indépendance, un des plus grands de notre histoire, au même titre que Harbi et Gashanleh.

09/09/10 (B568) Communiqué d’Ali Coubba, Président d’Uguta-Toosa pour recommander la participation à la mémoire d’Ahmed Dini.

Je vous demande de prendre part, à compter du 12 septembre, à la célébration de la mémoire d’Ahmed Dini (Que Dieu ait on âme). A cette occasion, UGUTA-TOOSA envisage de consacrer un numéro spécial dédié à Ahmed Dini, à sa carrière, à ses engagements, à ses réussites et à ses échecs politiques.

L’homme fut un érudit et une personnalité dont la renommée dépassait largement le cadre du monde afar.

Si chacun de vous envoie un modeste témoignage écrit en anglais, en français, en afar ou en somali, nous pourrons réaliser un bon travail qui, nous l’espérons, prendre une autre envergure l’année prochaine.

07/11/09 (B524) Communiqué et appel URGENT de l’OMCT à propos en particulier de l’incarcération de Mohamed Ahmed Abdillahi dans les geôles de Guelleh à Gabode (Information lecteur)

Cas DJI 050809.2
Suivi du cas DJI 050809 et DJI 050809.1

Arrestation et détention arbitraire/ Crainte pour l’intégrité physique et psychologique

Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations concernant la situation suivante à Djibouti.

Nouvelles informations
Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna Internationale,
une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, que M. Mohamed Ahmed Abdillahi
(né le 23/10/1967), arrêté le 22 mars 2009 par les forces du Service des Documents et de la Sécurité,
reste détenu à la prison centrale dite « Gabode », dont les conditions seraient déplorables, sans
qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui jusqu’à ce jour. Il n’aurait également toujours pas eu
accès à un avocat.

Par ailleurs, selon les mêmes informations, les visites accordées à M. Mohamed Ahmed Abdillahi sont
toujours limitées aux seuls membres de sa famille proche.

Bien qu’il puisse à nouveau participer à la
promenade dans la cour de la prison, ses déplacements sont limités à 2 heures, 3 jours par semaine (au lieu de 2 heures par jour pour les autres prisonniers) (voir Rappel des faits).

Le Secrétariat International de l’OMCT réitère ses vives préoccupations quant à la détention de M. Mohamed Ahmed Abdillahi et prie les autorités du Djibouti de garantir en toutes circonstances son intégrité physique et psychologique, conformément au droit régional et international pertinent et notamment aux dispositions de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies.

L’OMCT rappelle que nul ne peut faire l’objet d’une arrestation ou d’une détention arbitraire et demande également instamment aux autorités du Djibouti de respecter les garanties concernant la liberté de la personne conformément aux dispositions des traités régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par le Djibouti.

L’OMCT est particulièrement préoccupée par le fait
que M. Mohamed Ahmed Abdillahi n’a aucun moyen de contester son maintien en détention
et n’à
accès à un aucun recours utile. C’est pourquoi l’OMCT demande instamment aux autorités
compétentes du Djibouti de le libérer immédiatement en l’absence de charges légales valables ou, le
cas échéant, le traduire promptement devant un tribunal civil, impartial et compétent tout en
garantissant ses droits procéduraux en tout temps.

Enfin, l’OMCT est également préoccupée quant aux circonstances du décès de M. Mahdi Ahmed Abdillahi, le frère de M. Mohamed Ahmed Abdillahi (voir Rappel des faits), et rappelle qu’en lien avec leurs obligations au regard des traités mentionnés, les autorités du Djibouti doivent veiller à ce qu’une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale soit conduite à chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture et autres formes de mauvais traitements aient été commis sur tout territoire sous sa juridiction.

Rappel des faits
L’OMCT avait été informée de la détention arbitraire de M. Mohamed Ahmed Abdillahi à la prison
centrale dite « Gabode ».

Selon les informations reçues, M. Mohamed Ahmed Abdillahi a été arrêté, le 22 mars 2009, à son domicile au quartier 6 bis par les forces du Service des Documents et de la Sécurité et détenu à la prison centrale dite « Gabode ». Il serait détenu avec des criminels de droit commun. Par ailleurs, les forces de sécurité de la prison (sous l’autorité du ministère de l’Intérieur) ont reçu l’ordre, fin août, de limiter les visites qui lui sont accordées et de le priver de promenade dans la cour de la prison.

M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait été présenté deux fois devant un juge d’instruction mais aucune charge ne lui aurait été signifiée. Toutefois, les raisons de son arrestation et sa détention seraient liées à l’arrestation et au décès de son frère, M. Mahdi Ahmed Abdillahi, ancien membre fondateur et dirigeant du Parti national démocratique (PND), survenu le 14 avril 2009 à la prison dite « Gabode ».

En effet, selon ces mêmes informations, M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait, dans un premier temps, soutenu son frère lors de son arrestation et aurait ensuite, conjointement avec sa belle-soeur, diffusé un communiqué, le 16 avril 2009, mentionnant les noms des auteurs présumés de la mort de son frère après le refus des autorités de pratiquer une autopsie afin de clarifier les causes du décès. M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait depuis été exhorté à réfuter les allégations du communiqué.

Actions requises
Merci d’écrire aux autorités du Djibouti, afin de leur demander de:

  1. Garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de M. Mohamed Ahmed Abdillahi;
  2. Garantir l’accès immédiat et inconditionnel à un avocat de son choix ainsi qu’à un examen médical par un médecin de son choix et à un traitement médical approprié et se conformer, entre autres, à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies (en particulier quant à la promenade et les visites);
  3. Ordonner sa libération immédiate en l’absence de charges légales valables ou, le cas échéant, le traduire promptement devant un tribunal civil, impartial et compétent tout en garantissant ses droits procéduraux en tout temps;
  4. Garantir une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale sur ces évènements, dont les conclusions seront rendues publiques, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi ;
  5. Garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à travers le pays selon les lois nationales et les instruments internationaux des droits de l’homme.

Adresses
· Son Excellence Ismail Omar Guelleh,
Président de la République, Palais Présidentiel, BP 6,
Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 50 49.

· Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi,
Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires etmusulmanes,
chargé des droits de l’Homme, BP 12,
Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax :
00 253 35 40 21 / 54 20.

· Monsieur Maki Omar Abdoulkader,
Procureur de la République,
Tel / Fax : 00 253 35 69 90. Email :likmik@caramail.com.

· Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations Unies à Genève,
19 chemin Louis Dunant,
1202 Genève, Suisse, Fax : + 41 22 749 10 91.
Email : mission.djibouti@djibouti.ch

· Ambassade de Djibouti à Bruxelles,
204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles,
Belgique, Tel : + 322 347 69 67, Fax : + 32 2 347 69 63 ;
Email : amb_djib@yahoo.fr

Prière d’écrire aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.
***
Genève, le 6 novembre 2009.
Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.

25/02/00 (LIB 23) DJIBOUTI : AHMED DINI NE RENTRERA PAS TOUT DE SUITE A DJIBOUTI

Extrait de la LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°893 – 26/02/2000

Le président du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD, ex-rébellion Afar) qui a récemment signé à Paris un accord de réconciliation avec le gouvernement de Djibouti, ne rentrera pas tout de suite dans son pays. Auparavant, Ahmed Dini devait s’envoler le 24 février pour le Yémen où il a de la famille. Il prévoit de revenir à Paris le 4 mars avant d’envisager son retour à Djibouti.

La lettre de l’Océan Indien : Vous pouvez créer vos propres alertes :
http://www.africaintelligence.fr