16/10/2012 (Brève 038) Nouvelles arrestations arbitraires d’opposants politiques qui étaient en campagne, en prévision des élections législatives. (Correspondant)

Je viens d’être alerté par un appel téléphonique.

Mon interlocuteur, président d’un parti d’opposition m’a informé de l’arrestation hier après midi à Tadjourah de :

  • Hassin Amin Ahmed
  • Abdo Houssein Ahmed
  • Youssouf Omar (President de l’annexe de Tadjourah )
  • Mohamed Daoud Mohamed ( membre Fondateur)
  • Ali Ibrahim Houmed .

Ces 5 personnes ont été arrêtés par la police politique, alors qu’ils revenaient du nord de Tadjourah dans le cadre des prochaines législatives.

28/05/11 (B606) Le journal de la Flibuste (Deux articles à lire/relire parus respectivement sur CyberPress en Janvier 2009 (Canada) et sur le site Bruxelles 2 en décembre 2010)

_______________________________ 1 – CyberPress

http://www.cyberpresse.ca/international/afrique/200901/27/01-821230-juger-les-pirates-un-casse-tete-legal-pour-ceux-qui-les-capturent.php

Juger les pirates, un casse-tête légal pour ceux qui les capturent

Traduire en justice les pirates qui s’attaquent aux navires au large de la Somalie se révèle être un casse-tête légal pour les Etats qui les capturent, nuisant jusque présent à l’efficacité des opérations internationales contre les bandits des mers.

Pour juger les pirates, «la solution expéditive d’antan du « pendu haut et court », ou du passage à « la planche » vers l’eau profonde et les requins n’est plus applicable», ironise Bruno Pardigon, directeur général des Services de sécurité maritime de Djibouti, en marge d’une conférence de l’Organisation maritime internationale (OMI) qui réunit cette semaine à Djibouti 22 pays riverains de l’océan Indien, du golfe d’Aden et de la mer Rouge pour renforcer l’arsenal judiciaire contre les pirates.

Selon un document djiboutien présenté à la conférence «en 2008 près de 150 personnes ont été arrêtées par les navires de guerre croisant dans le golfe d’Aden» dans le cadre de la lutte anti-piraterie.

«Sur ce nombre, une centaine ont été remises aux autorités étatiques: 19 ont été rapatriées en Europe, 85 transférées aux autorités judiciaires des pays riverains», à savoir la région somalienne autoproclamée autonome du Puntland et le Yémen, indique ce document.

Les Britanniques qui disposent d’un accord particulier avec le Kenya ont remis huit pirates à cet Etat, faute de pouvoir les livrer à la Somalie, pays livré au chaos depuis bientôt 20 ans.

La France a elle envoyé à deux reprises ses forces spéciales arrêté des pirates somaliens et a décidé d’en juger certains sur son sol.

Mais ce cas est rarissime. Onze autres présumés pirates ont été relâchés rapidement, précise le rapport djiboutien.

Le texte ajoute qu’«une quarantaine de pirates présumés ont par ailleurs été relâchés par les navires de guerre qui les avaient interpellés» et qui ne savaient qu’en faire, ignorant quel est leur statut juridique lorsqu’ils sont détenus à bord, quel tribunal, ou quel pays devait les juger.

En effet, «la question de la loi pénale applicable aux pirates, de leur possible procès et des procédures à appliquer» ne sont pas définies précisément jusque présent, explique M. Pardigon. Et les pirates bénéficient de ce vide juridique.

Certes explique un diplomate européen participant aux travaux, «le corpus juridique concernant la piraterie est assez bien fourni (…) pour tout ce qui touche aux attaques en haute mer. Le problème c’est la mise en oeuvre de ce texte dans les législations nationales».

Jusque présent, les Etats sont réticents à adopter certaines dispositions. Ainsi le Yémen, concerné au premier chef par le fléau de la piraterie, est opposé au droit de poursuite par des navires de guerre étrangers des pirates dans ses eaux territoriales.

Pour éviter que les pirates ne soient immédiatement relâchés après leur arrestation et ne recommencent à sévir au large de la Somalie, l’OMI tente de convaincre les 22 Etats réunis à Djibouti de signer un accord d’harmonisation législative permettant de «faciliter l’arrestation et les poursuites judiciaires contre les suspects de piraterie».

Sur le dossier de «la piraterie, les problèmes légaux rejoignent la diplomatie», estime Chantal Poiret, ambassadeur française chargée de la coordination de la lutte internationale contre la piraterie: «les pays riverains voient leur intérêt dans une coopération entre eux et avec les pays dont les marines viennent lutter contre ce fléau», estime-t-elle.

——————————————————– 2 – Bruxelles 2

Quand le McArthur de Blackwater s’introduisait dans la lutte anti-piraterie

http://www.bruxelles2.eu/piraterie-golfe-daden-ocean-indien/quand-le-mcarthur-de-blackwater-sintroduit-dans-la-lutte-anti-piraterie.html

Publié le 2 décembre 2010 par Nicolas Gros-Verheyde

Blackwater avait prévu de se reposer pour le soutien médical sur l’hôpital Bouffard des FFDJ (crédit : 13dble)

Cela fait partie du lot de révélations amenée par Wikileaks et analysée par le New York Times. Le gouvernement djiboutien a autorisé en 2009 la société privée américaine Blackwater Worldwide (BW), a reçu l’autorisation d’opérer à partir du port de Djibouti, un navire armé contre les pirates, pour protéger les navires commerciaux.

Ce n’est un secret pour personne que la lutte anti-piraterie est un vaste marché pour les sociétés militaires privées, en voie de reconversion après l’ère plutôt fastueuse de l’Irak. Et que Blackwater l’investit espérant un débouché. Un investissement qui n’a pas eu le résultat espéré. En revanche, ce qui me semble intéressant ce sont les détails donnés par le télégramme, le soutien américain à cette initiative qui reste très prudent (nous attendons des instructions du Département d’Etat est-il mentionné à la fin du télégramme), et surtout la motivation qui repose sur une approche assez pragmatique (il y a un marché, les sociétés américaines se doivent d’être présents, faut-il les soutenir) ainsi que le partage d’informations (Blackwater communiquera son SOP – procédure opérationnelle – aux ambassades de Nairobi et Djibouti), partage qui n’est pas illogique (et se pratique couramment).

Une équipe robuste d’US boys, l’hôpital militaire français en assistance et un intermédiaire franco-djiboutien

Blackwater a ainsi obtenu l’autorisation pour le « McArthur, » un ancien navire de 183 pieds de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) battant pavillon américain, servi par un équipage de 33 hommes (tous citoyens américains) 15 marins et 3 équipes de 6 gardes, armés. Blackwater n’a pas l’intention de procéder à l’arrestation des pirates mais usera de la force lethale contre les pirates. Le navire est ainsi équipé de «mitrailleuses de calibre 50 ». Il a une plateforme pour hélicoptères mais n’en sera pas doté ; en revanche, un UAV sera à bord. Un « système vidéo permettra d’enregistrer l’activité des pirates ».

Précision intéressante : la société a négocié via un intermédiaire Inchcape, un accès pour ses hommes à l’hôpital militaire français Bouffard. Et son agent local sur place sera un franco-djiboutien, « favorablement connu de l’ambassade » est-il précisé, Bruno Pardigon, qui possède plusieurs sociétés, dont une nouvelle consacrée à la sécurité maritime « Djibouti Maritime Security Services » (DMSS).

Quelques interrogations : que faire des pirates surtout s’ils sont blessés ?

Si les privés américains ne veulent pas procéder à des gardes-vues de pirates, il est difficile de ne pas se poser la question de l’arrestation de suspects. « Même si les Français ont remis des suspects au Puntland, Downey (le directeur du développement pour l’Afrique, un ancien officier des forces spéciales) n’a pas l’intention de le faire, ni avec la Somalie ni avec le Kenya ». Le diplomate – dont on sent qu’il est très prudent sur cet engagement – précise que Blackwater ne peut bénéficier de l’accord signé avec le Kenya, qui est un accord de gouvernement à gouvernement ».

Cette implication reste pleine d’inconnue. « Il n’y a pas de précédent d’une opération paramilitaire d’un environnement purement commerciale ». Et de nombreuses questions se posent. Si le droit international maritime permet l’usage de la force contre les pirates (2), Downey « reconnait également la nécessité de respecter le droit international humanitaire ». Mais dans la pratique : que faire des pirates blessés ? « sans nuire à la capacité de protection du client », on voit bien comment la problématique est posée, et où se situent la balance des priorités …

« BW has no intention of taking any pirates into custody. While the French have previously put pirates ashore in Puntland, Downey said BW had no plans to do so, either in Somalia or Kenya (noting that Kenya’s bilateral PUC agreements with the USG and HMG were government-to-government). (…) While asserting that international maritime law allows the use of lethal force against pirates, BW also recognizes the need to respect international humanitarian obligations. Of concern, for example, is whether BW would be responsible for assisting injured pirates, if doing so endangered BW’s ability to protect its client(s). »

Dilemne : soutenir une entreprise US or not

Au moment de l’écriture du télégramme : « Blackwater n’a pas de client aujourd’hui (février 2009) mais elle compte développer un marché avec le lancement en mars (2009) avec la présence d’officiels. Coût de l’escorte : moins de 200.000 $.» Le diplomateexplique son dilemme. Il demande donc des « lignes directrices » sur « l’engagement approprié avec Blackwater », en respectant également le « rôle du gouvernement de défense commerciale et de soutien aux entreprises américaines ».

« Post would appreciate Department’s guidance on the appropriate level of engagement with Blackwater, while also fulfilling the USG’s commercial advocacy responsibilities to support U.S. firms. »
Epilogue : peut-on préciser qu’après un démarrage en fanfare, XE (le nouveau nom de Blackwater) a décidé de vendre son navire phare, le McArthur, comme nous l’apprend un journal américain (1).

(1) Le Virginian Pilot parle d’un prix réduit de 3,7 millions $

(2) Selon moi, l’exclusivité de l’usage de la force en haute mer est cependant réservé à la force publique ou habilitée (sauf cas de légitime défense). Et la société « Blackwater » ne peut se réintroduire dans aucune des deux, sauf à réintroduire les « lettres de marques » qui habilitaient de joyeux drilles à aller courser (piller et couler au besoin) des navires « ennemis »

25/05/11 (B605) Yémen Express – Le président du Yémen exclut de démissionner et de laisser son pays «en déroute» – Fusillades entre forces gouvernementales et opposants tribaux à Sanaa – un missile tiré sur la maison d’un chef tribal à Sanaa – Sanaa rejette toute ingérence – Violences au Yémen entre police et opposition – heurts entre police et éléments tribaux, des blessés – L’ambassadeur des USA encerclé au Yémen « se porte bien », selon la diplomatie US – Saleh refuse de signer l’accord, menace d’une guerre civile – la médiation suspendue (10 articles)

_____________ Note de l’ARDHD : la politique de la terre brûlée !

Après avoir fait semblant d’accepter de signer l’accord qui prévoyait son départ, Saleh a louvoyé, allant même jusqu’à demander au dernier moment, à ses partisans, d’encercler les diplomates dans l’Ambassade des émirats pour éviter la cérémonie de signature..

Maintenant, il déclenche la guerre civile, préférant détruire son pays, dont il a asséché les finances alors qu’il est l’un des plus pauvres de la planète. La situation est alarmante et catastrophique à plus d’un titre. Espérons que la CPI va s’occuper de lui en diligentant une enquête, au cas où la justice yéménite serait empêchée de le faire.

_________________________ 10 – AP

Le président du Yémen exclut de démissionner et de laisser son pays «en déroute»

De Ahmed Al-Haj et Ben Hubbard,

Le président contesté du Yémen, Ali Abdullah Saleh, a promis mercredi de ne pas démissionner ni de laisser son pays devenir un «État en déroute», alors même que des combats entre des troupes gouvernementales et des membres de l’une des plus puissantes tribus du pays ont éclaté dans certaines parties de la capitale.

Les deux camps ont chacun évoqué le spectre d’une guerre civile, alors que le bilan des victimes des trois derniers jours a atteint au moins 63 morts. Les derniers sursauts de violence surviennent quelques jours seulement après qu’une tentative de médiation arabe visant à mettre fin au règne du président Saleh et à trois mois de révolte eut échoué.

La déclaration présidentielle de mercredi, lue par le porte-parole Ahmed al-Soufi lors d’une rencontre avec des alliés tribaux, exclut l’idée d’un départ volontaire du président et critique vertement les efforts appuyés par les États-Unis pour négocier son départ après 32 ans de règne autoritaire.

«Je ne quitterai pas le pouvoir et je ne quitterai pas le Yémen», affirme la déclaration. «Je n’accepte pas d’ordres de l’étranger.»

M. Saleh a également soutenu que son renversement pourrait transformer le Yémen en havre d’Al-Qaïda, touchant ainsi directement aux craintes des États-Unis, qui redoutent que le chaos au Yémen ne permette aux terroristes de se bâtir davantage de bases.

La branche yéménite d’Al-Qaïda a été liée à l’attentat raté à bord d’un avion à destination de Detroit, le jour de Noël 2009, et à des colis explosifs découverts l’an dernier à Dubaï et au Royaume-Uni.

«Le Yémen ne sera pas un État en déroute. Il ne deviendra pas un refuge pour Al-Qaïda», affirme le président Saleh dans la déclaration. Il a également soutenu qu’il travaillerait pour éviter que les violences récentes ne «plongent le pays dans un état de guerre civile».

Le président américain Barack Obama a demandé à son homologue yéménite de céder le pouvoir, un changement de position pour une administration qui a déjà considéré le dictateur comme un allié nécessaire contre le terrorisme.

Mercredi, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé l’arrêt immédiat des combats au Yémen, s’inquiétant du fait que les affrontements «pourraient déstabiliser davantage la situation», a indiqué le porte-parole Martin Nesirky au siège de l’organisation à New York.

Les combats ont débuté lundi après que des soldats pro-Saleh eurent tenté d’attaqué le complexe du cheikh Sadeq al-Ahmar, chef de la puissante tribu des Hached. Des centaines de combattants tribaux se sont dirigés vers le quartier de Hassaba, dans le nord de la capitale Sanaa, où des escarmouches ont eu lieu avec les soldats gouvernementaux.

Ces derniers ont bombardé mercredi la zone autour de la maison d’Al-Ahmar, tandis que des tireurs en tenue civile échangeaient des coups de feu et des roquettes avec des membres de la tribu.

Les batailles ont dévasté le quartier, où sont situés plusieurs bureaux ministériels et le quartier général du parti au pouvoir. Les combattants tribaux ont occupé 16 ministères et d’autres institutions gouvernementales, tandis que les forces pro-Saleh ont utilisé le ministère de l’Intérieur comme base principale.

Un groupe de partis d’opposition qui voulait négocier avec le président Saleh a qualifié l’attaque de «crime planifié» et de «violence étatique pour se venger» d’Al-Ahmar, qui a appuyé les manifestants anti-gouvernementaux.

________________________ 9 – 20 minutes.fr

Yémen: Fusillades entre forces gouvernementales et opposants tribaux à Sanaa

Les fusillades entre les forces gouvernementales yéménites et les opposants de la fédération tribale Hached ont repris ce mercredi à Sanaa, ont déclaré plusieurs habitants.

Le président Ali Abdallah Saleh a déclaré dans la matinée à quelques journalistes qu’il ne ferait pas de nouvelle concession aux rebelles et qu’il continuerait de combattre ceux qui menacent, selon lui, la sécurité et la stabilité du Yémen.

21 morts mardi

Il s’est redit prêt à parapher un accord de transition du pouvoir qu’il a déjà failli signer à trois reprises.

Les membres des forces de sécurité du président Ali Abdallah Saleh sont opposés à la garde de Sadik al Ahmar, chef de la fédération tribale Hached, qui s’est ralliée à l’opposition. Les affrontements ont fait au moins 21 morts mardi.

________________________ 8 – AFP

Yémen : 38 morts dans d’intenses combats entre la police et une tribu à Sanaa

De Hammoud MOUNASSAR

D’intenses combats ayant fait mardi 38 morts se sont poursuivis tard dans la nuit à Sanaa entre les partisans du chef tribal le plus influent du Yémen aux forces du président contesté Ali Abdallah Saleh, les premiers du genre depuis le début du mouvement de contestation fin janvier.

Vingt-quatre partisans du chef de la puissante tribu des Hached, cheikh Sadek al-Ahmar, ont été tués, dont trois dignitaires tribaux, et des dizaines d’autres ont été blessés, a indiqué à l’AFP une source médicale.

En outre, 14 soldats ont été tués et deux autres sont portés disparus, a rapporté le ministère de la Défense sur son site internet 26sep.net, citant le ministère de l’Intérieur.

Un précédent bilan faisait état de six morts -cinq éléments tribaux et un policier- mardi dans les combats, qui se poursuivaient tard dans la nuit dans le quartier al-Hasaba, dans le nord de Sanaa, selon un correspondant de l’AFP.

Les combats avec des armes de tous calibres se concentraient aux alentours de la résidence de cheikh Ahmar, tenue par des combattants de ce dignitaire, rallié à l’opposition, et des bâtiments du ministère de l’Intérieur notamment, a-t-il ajouté.

Peu après minuit, le crépitement des armes automatiques résonnait dans le quartier, ont indiqué des habitants, terrés chez eux.

En milieu de soirée, quatre obus se sont abattus sur le périmètre du ministère de l’Intérieur, selon des témoins.

Peu auparavant, la résidence de cheikh al-Ahmar avait été touchée par un missile, ce qui avait fait plusieurs morts et blessés, avait indiqué une source tribale.

"Parmi les blessés figure le général Ghaleb Gamach, chef d’une mission de médiation" entre le pouvoir et cheikh Sadek al-Ahmar, avait-elle ajouté.

Les affrontements, qui avaient déjà fait six morts lundi, ont éclaté au lendemain du refus du président Ali Abdallah Saleh de signer un accord sur une transition pacifique du pouvoir, malgré les fortes pressions locales et internationales.

Face à ces violences, le médiateur du Golfe a appelé à un "arrêt immédiat" des combats sanglants à Sanaa. Abdellatif Zayani, secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), a exprimé, dans des déclarations à la presse, la crainte de voir les combats qui se déroulent depuis deux jours à Sanaa s’"étendre" et appelé les parties impliquées à la retenue.

Il a estimé que l’initiative du CCG continuait d’offrir "une occasion de parvenir à une solution pacifique" au Yémen.

En dépit de plusieurs missions à Sanaa, il n’a pas réussi à convaincre le président Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, de signer un plan de sortie de la crise et le CCG a annoncé dimanche "la suspension" de sa médiation.

Le plan prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard du président en échange de l’immunité pour le chef de l’Etat et ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

Selon des sources officielles, le ministère de l’Intérieur a été atteint dans la journée par une dizaine de roquettes antichars tirées par les partisans du chef tribal.

Pendant les violents affrontements de lundi, les partisans de cheikh Ahmar avaient pris le contrôle de plusieurs bâtiments publics, dont le ministère de l’Industrie.

La télévision d’Etat a affirmé pour sa part que le ministère du Tourisme, ainsi que l’agence de presse Saba, étaient la cible de tirs de la part des partisans du dignitaire tribal.

Chef de la puissante confédération tribale des Hached, dont fait partie M. Saleh, cheikh Ahmar s’est rallié en mars aux protestataires réclamant la chute du chef de l’Etat, qui a perdu aussi le soutien d’une partie de l’armée.

________________________ 7 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: un missile tiré sur la maison d’un chef tribal à Sanaa

La maison à Sanaa du chef tribal le plus influent du Yémen, cheikh Sadek al-Ahmar, a été touchée mardi en début de soirée par un missile, faisant plusieurs tués et blessés, a affirmé une source tribale.

La maison de cheikh Sadek Al-Ahmar (rallié à l’opposition du président Ali Abdallah) a été touchée par un missile et il y a eu plusieurs morts et blessés, dont des chefs de tribus et des médiateurs, a déclaré cette source.

Parmi les blessés figurent le général Ghaleb Gamach, chef d’une mission de médiation entre le pouvoir et cheikh Sadek al-Ahmar, a-t-elle ajouté, sans être en mesure de donner un bilan plus précis.

Cette source n’a également pas précisé le type de l’engin utilisé dans l’attaque et sa provenance.

De violents combats, ayant fait au moins six morts mardi, se sont déroulés durant la journée dans le périmètre de la résidence du chef des tribus Hached dans le nord de la capitale.

Ces combats, les premiers du genre depuis le début de la contestation du régime fin janvier, ont opposé les hommes du chef tribal aux forces de l’ordre.

Les affrontements, qui avaient déjà fait six morts lundi, ont éclaté au lendemain du refus du président Ali Abdallah Saleh de signer un accord sur une transition pacifique du pouvoir, malgré les fortes pressions locales et internationales.

________________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Yémen: Sanaa rejette toute ingérence

Le Yémen a rejeté aujourd’hui toute ingérence dans ses affaires internes, après les déclarations de Paris qui a jugé "irresponsable" le refus du président Ali Abdallah Saleh de signer un accord sur la transition.

Cité par les médias officiels, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a "regretté" la réaction de la France au refus de Saleh, fondée selon lui sur "des informations erronées". "Un règlement de la crise politique au Yémen est une affaire interne, et la République yéménite n’accepte les ordres d’aucune partie, respecte la souveraineté des Etats et refuse toute ingérence dans ses affaires internes", a ajouté le porte-parole. Il réagissait au porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero, qui a dénoncé hier comme "irresponsable et inacceptable" le refus du président contesté de signer un accord sur une transition du pouvoir, proposé par les monarchies du Golfe.

"Si le président Saleh persiste dans son refus de respecter ses engagements, la France est prête à en tirer toutes les conséquences, en lien avec l’Union européenne et ses partenaires européens", a averti Bernard Valero. Le président yéménite a mis en garde dimanche soir l’opposition contre une "guerre civile", en refusant de signer l’accord sur la transition.

La France est l’un des principaux partenaires économiques du Yémen, un pays pauvre de la Péninsule arabique, secoué depuis fin janvier par un large mouvement de protestation réclamant le départ du président Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans.

________________________ 5 – AP (Presse canadienne)

Violences au Yémen entre police et opposition

Les forces de sécurité ont affronté lundi à Sanaa des membres d’une des plus importantes tribus du pays, qui a rejoint l’opposition au président Ali Abdallah Saleh, face au refus de ce dernier de signer un accord de transition prévoyant son départ du pouvoir.

Au moins six personnes ont été tuées et 25 blessées dans les combats, les plus violents à ce jour entre pro et anti-Saleh.

Les violences se sont déclenchées devant le domicile de Sadeq al-Ahmar, chef de la principale tribu du Yémen, les Hachid, à laquelle appartient Saleh. En mars dernier, il a rejoint l’opposition au président au pouvoir depuis 32 ans.

On ignore ce qui a provoqué les violences, certains témoins évoquant l’installation de barrages par la police autour de la résidence d’Al-Ahmar, située près du ministère de l’Intérieur à Sanaa.

Les dirigeants du parti au pouvoir ont signé dimanche un accord prévoyant la démission du président Saleh dans les 30 jours, mais Saleh a refusé de le parapher.

________________________ 4 – Romandie News avec AFP

Yémen: heurts entre police et éléments tribaux, des blessés

Plusieurs personnes ont été blessées dans de violents affrontements entre la police et des partisans d’un chef tribal rallié à la contestation lundi à Sanaa, selon des sources de sécurité et des témoins.

De violents échanges de tirs opposaient par intermittence les deux parties autour de la résidence de cheikh Sadek al-Ahmar, le plus important chef tribal du Yémen, dans un quartier du nord de Sanaa, ont rapporté des témoins.

Les heurts ont commencé dans l’après-midi lorsque les forces de sécurité ont tenté de se déployer autour de la résidence de cheikh Ahmar, suscitant la réaction des hommes armés du chef tribal qui les en ont empêchés, ont indiqué des sources proches de cheikh Ahmar.

Une source policière a avancé une autre version, affirmant que les hommes de cheikh Ahmar ont pris d’assaut une école du quartier et les forces de sécurité sont intervenues.

Toutes les rues menant au quartier où se déroulaient les heurts ont été fermées, a constaté un correspondant de l’AFP

Ces violences sont intervenues au lendemain de l’échec d’une médiation du Golfe dans la crise politique au Yémen après le refus du président contesté Ali Abdallah Saleh de parapher un accord sur une transition du pouvoir prévoyant son départ.

________________________ 3 – AtlasInfo

L’ambassadeur des USA encerclé au Yémen "se porte bien", selon la diplomatie US

L’ambassadeur des Etats-Unis encerclé en compagnie d’autres diplomates dans une ambassade au Yemen "se porte bien", a indiqué, dimanche un responsable du Département d’Etat américain, cité par la chaine CNN.

L’ambassadeur américain Gerald Feierstein "a contacté ses supérieurs pour leur dire qu’il se porte bien", a déclaré à CNN la même source.

"Les ambassadeurs américain, britannique et de l’Union Européenne au Yémen sont encerclés dans une ambassade par des hommes armés en colère contre les efforts de médiateurs arabes visant à faciliter un transfert du pouvoir", a confirmé ce responsable.

D’après lui, les ambassadeurs d’Arabie saoudite, du Koweït, d’Oman et des Emirats arabes unis "sont également empêchés de quitter l’ambassade".

Le responsable américain estime que le gouvernement yéménite est derrière cet incident.

A rappeler que le président Saleh refusait dimanche de signer un accord sur la transition alors que ses partisans assiégeaient l’ambassade des Emirats arabes Unis à Sanaa où étaient réunis les diplomates et un médiateur pour tenter de trouver une issue à la crise politique au Yemen.

Des centaines de partisans du régime, armés, ont encerclé dans l’après-midi l’ambassade.

Samedi, le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton a appelé, Ali Abdallah Saleh à "donner suite à son engagement de transférer le pouvoir", estimant que le gouvernement du Yémen "doit répondre à la volonté légitime du peuple".

_______________________________ 2 – Le Point

Yémen: Saleh refuse de signer l’accord, menace d’une guerre civile

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a refusé dimanche de signer un accord sur la transition et menacé d’une guerre civile, amenant les monarchies du Golfe à suspendre leur médiation.

Un manifestant a été tué et un autre blessé sur la route de l’aéroport par des tirs de partisans du président Saleh, qui se sont déployés par centaines dans la capitale, bloquant les principales artères de la ville et faisant craindre le pire aux habitants.

M. Saleh a mis en garde l’opposition contre une "guerre civile", multipliant les conditions pour signer l’accord de sortie de crise élaboré par le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et prévoyant son départ dans un mois.

Réunis en soirée à Ryad, les ministres des Affaires étrangères du CCG ont annoncé avoir "décidé de suspendre leur initiative en l’absence des conditions propices" pour la réussite de leur médiation.

Cette mesure survient alors que le président Saleh a refusé dimanche de signer un accord sur une transition du pouvoir au Yémen, paraphé la veille par l’opposition et dimanche par le parti présidentiel et ses alliés en présence du secrétaire général du CCG, Abdellatif Zayani.

M. Zayani a quitté en début de soirée Sanaa pour Ryad sans avoir obtenu la signature par le chef de l’Etat de l’accord.

Le médiateur a été évacué par hélicoptère, avec l’ambassadeur des Etats-Unis à Sanaa Gerald Michael Feierstein, de l’ambassade des Emirats arabes unis où ils avaient été encerclés par des centaines de partisans armés du régime yéménite.

Les deux hommes ont assisté au palais présidentiel à la signature par des responsables du parti au pouvoir et de ses alliés -n’engageant pas le président Saleh- de l’accord sur la transition.

L’ambassadeur américain a ensuite regagné, par hélicoptère, l’ambassade des Emirats d’où il avait pu sortir en milieu de soirée avec ses homologues de Grande-Bretagne, de l’Union européenne et de pays du Golfe, après une intervention des autorités, selon un diplomate du Golfe.

Le chef de la diplomatie émiratie, cheikh Abdallah Ben Zayed Al-Nahayane, avait demandé instamment à Sanaa d’assurer la sécurité de l’ambassade et des diplomates qui s’y trouvent.

Pour protester contre cet incident, un haut responsable du Congrès populaire général (CPG), le parti de M. Saleh, Ahmed Soufane, a annoncé dimanche à l’AFP sa démission du bureau politique du parti.

Les rues de la capitale étaient vides dimanche soir à l’exception des partisans du régime armés. "Nous avons peur, la situation peut tourner à l’anarchie avec les hommes de tribus armés acheminés par le président" à Sanaa, a affirmé un habitant, Nabil Sadek.

L’opposition, qui avait signé samedi soir l’accord sur la transition, a averti M. Saleh qu’il serait "chassé du pouvoir" sous la pression de la rue s’il ne signait pas l’accord.

Les opposants à M. Saleh ont organisé sur la place du "Changement" la plus grande manifestation qu’ait connue la capitale depuis janvier pour réclamer le départ immédiat du président, selon le correspondant de l’AFP.

Quelque 1,5 million de personnes ont pris part à ce rassemblement, selon des estimations concordantes dans les milieux de l’opposition. Les manifestants ont maintenu leur sit-in en soirée, protégés par les hommes du général Ali Mohsen al-Ahmar, qui a fait défection en mars et s’est rallié aux contestataires.

Le Yémen est secoué par une contestation populaire contre le régime de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, accusé de népotisme et de corruption. La révolte a coûté la vie à 181 personnes, selon un décompte de l’AFP.

Le plan de sortie de crise, élaboré avec l’aide des Etats-Unis et de l’UE, prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange d’une immunité pour lui-même et pour ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

_______________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Yémen: la médiation suspendue

Les monarchies du Golfe ont annoncé ce soir "la suspension" de leur médiation dans la crise au Yémen, après le refus du président Ali Abdallah Saleh de signer leur plan de sortie de crise.

Dans un communiqué publié à Ryad au terme d’une réunion consacrée au Yémen, les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe ont annoncé avoir "décidé de suspendre leur initiative en l’absence des conditions propices" pour la réussite de leur médiation.

Cette mesure survient alors que le président Saleh a refusé dimanche de signer un accord sur une transition du pouvoir au Yémen, paraphé la veille par l’opposition en présence du secrétaire général du CCG, Abdellatif Zayani.

Le Yémen est secoué par une contestation populaire contre le régime de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, accusé de népotisme et de corruption. La révolte a coûté la vie à 181 personnes, selon un décompte de l’AFP.

Le plan de sortie de crise, élaboré avec l’aide des Etats-Unis et de l’Union euroépenne, prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange d’une immunité pour lui-même et pour ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

23/05/11 (B605) Yémen Express – des diplomates évacués de l’ambassade assiégée, Saleh n’a pas signé l’accord – des partisans du régime encerclent médiateur et ambassadeurs à Sanaa – Saleh refuse de signer l’accord, menace d’une guerre civile – le président Saleh serait prêt à signer l’accord de sortie de crise – Saleh évoque un « complot » – Bouteflika continue de soutenir le pouvoir au Yémen (6 articles)

___________________________ ARDHD

Comme on pouvait s’y attendre, en fonction de toutes les manoeuvres dilatoires dont il est coutumier, Saleh a trouvé une nouvelle raison pour ne pas signer au dernier moment, l’accord avec l’opposition.

Cette fois, il a fait encercler les négociateurs, dont certains ont du quitter l’Ambassade en hélicoptère.

Saleh préfère garder le pouvoir et continuer à tuer systèmatiquement ses concitoyens. Espérons que l’immunité pour lui et ses proches, qui faisait partie des termes de l’accord, ne lui sera plus accordée et qu’il sera jugé pour tous les crimes qui ont été commis sous ses ordres.

_________________________ 6 – RTL (Belgique) avec Belga

Yémen: des diplomates évacués de l’ambassade assiégée, Saleh n’a pas signé l’accord

Le médiateur du Golfe dans la crise yéménite et l’ambassadeur des Etats-Unis à Sanaa, encerclés par des centaines de partisans armés du régime yéménite, ont été évacués dimanche soir par hélicoptère, a indiqué un diplomate du Golfe.

Des témoins avaient indiqué auparavant que le médiateur du Golfe et des diplomates occidentaux avaient été évacués par deux hélicoptères. Mais selon le diplomate, les ambassadeurs de Grande-Bretagne, de l’Union européenne et de monarchies du Golfe se trouvaient toujours encerclés à l’ambassade des Emirats arabes unis.

Seuls le médiateur du Golfe, Abdellatif Zayani, et l’ambassadeur américain ont été évacués par hélicoptère de l’ambassade émiratie vers le palais présidentiel.

Les deux hommes ont assisté au Palais à la signature par des représentants du régime de l’accord sur la transition du pouvoir, proposé par les monarchies du Golfe et cautionné par les Etats-Unis et l’Union européenne, selon le diplomate.

M. Zayani a été ensuite héliporté jusqu’à l’aéroport de Sanaa, quittant le Yémen sans avoir obtenu la signature par le président Ali Abdallah Saleh de l’accord, a annoncé le porte-parole du parti de M. Saleh, Tarek Chami. (DGO)


_________________________ 5 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: des partisans du régime encerclent médiateur et ambassadeurs à Sanaa

Des centaines de partisans du régime yéménite, armés, encerclaient dimanche après-midi l’ambassade des Emirats Arabes Unis à Sanaa, où étaient réunis des ambassadeurs occidentaux et un médiateur du Golfe dépêchés pour tenter de dénouer la crise, a indiqué un diplomate à l’AFP.

Les ambassadeurs des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, de l’Union européenne ainsi que le secrétaire général du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), Abdellatif Zayani, se trouvent dans l’ambassade assiégée, selon la même source.

Les diplomates étaient réunis dans l’attente d’une décision du président Ali Abdallah Saleh de signer un accord sur la transition au Yémen, élaboré par le CCG.

Ils avaient assisté samedi soir à la signature par l’opposition parlementaire de ce document.

Un haut responsable du parti au pouvoir a affirmé que le chef de l’Etat refusait de signer l’accord avant d’en définir le mécanisme d’application.

Des centaines de partisans du chef de l’Etat avaient bloqué dès le matin les principales artères de Sanaa.

_________________________ 4 – AFP

Yémen: Saleh refuse de signer l’accord, menace d’une guerre civile

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a refusé dimanche de signer un accord sur la transition et menacé d’une guerre civile, amenant les monarchies du Golfe à suspendre leur médiation.

Un manifestant a été tué et un autre blessé sur la route de l’aéroport par des tirs de partisans du président Saleh, qui se sont déployés par centaines dans la capitale, bloquant les principales artères de la ville et faisant craindre le pire aux habitants.

M. Saleh a mis en garde l’opposition contre une "guerre civile", multipliant les conditions pour signer l’accord de sortie de crise élaboré par le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et prévoyant son départ dans un mois.

Réunis en soirée à Ryad, les ministres des Affaires étrangères du CCG ont annoncé avoir "décidé de suspendre leur initiative en l’absence des conditions propices" pour la réussite de leur médiation.

Cette mesure survient alors que le président Saleh a refusé dimanche de signer un accord sur une transition du pouvoir au Yémen, paraphé la veille par l’opposition et dimanche par le parti présidentiel et ses alliés en présence du secrétaire général du CCG, Abdellatif Zayani.

M. Zayani a quitté en début de soirée Sanaa pour Ryad sans avoir obtenu la signature par le chef de l’Etat de l’accord.

Le médiateur a été évacué par hélicoptère, avec l’ambassadeur des Etats-Unis à Sanaa Gerald Michael Feierstein, de l’ambassade des Emirats arabes unis où ils avaient été encerclés par des centaines de partisans armés du régime yéménite.

Les deux hommes ont assisté au palais présidentiel à la signature par des responsables du parti au pouvoir et de ses alliés -n’engageant pas le président Saleh- de l’accord sur la transition.

L’ambassadeur américain a ensuite regagné, par hélicoptère, l’ambassade des Emirats d’où il avait pu sortir en milieu de soirée avec ses homologues de Grande-Bretagne, de l’Union européenne et de pays du Golfe, après une intervention des autorités, selon un diplomate du Golfe.

Le chef de la diplomatie émiratie, cheikh Abdallah Ben Zayed Al-Nahayane, avait demandé instamment à Sanaa d’assurer la sécurité de l’ambassade et des diplomates qui s’y trouvent.

Pour protester contre cet incident, un haut responsable du Congrès populaire général (CPG), le parti de M. Saleh, Ahmed Soufane, a annoncé dimanche à l’AFP sa démission du bureau politique du parti.

Les rues de la capitale étaient vides dimanche soir à l’exception des partisans du régime armés. "Nous avons peur, la situation peut tourner à l’anarchie avec les hommes de tribus armés acheminés par le président" à Sanaa, a affirmé un habitant, Nabil Sadek.

L’opposition, qui avait signé samedi soir l’accord sur la transition, a averti M. Saleh qu’il serait "chassé du pouvoir" sous la pression de la rue s’il ne signait pas l’accord.

Les opposants à M. Saleh ont organisé sur la place du "Changement" la plus grande manifestation qu’ait connue la capitale depuis janvier pour réclamer le départ immédiat du président, selon le correspondant de l’AFP.

Quelque 1,5 million de personnes ont pris part à ce rassemblement, selon des estimations concordantes dans les milieux de l’opposition. Les manifestants ont maintenu leur sit-in en soirée, protégés par les hommes du général Ali Mohsen al-Ahmar, qui a fait défection en mars et s’est rallié aux contestataires.

Le Yémen est secoué par une contestation populaire contre le régime de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, accusé de népotisme et de corruption. La révolte a coûté la vie à 181 personnes, selon un décompte de l’AFP.

Le plan de sortie de crise, élaboré avec l’aide des Etats-Unis et de l’UE, prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange d’une immunité pour lui-même et pour ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

_________________________ 3 – RFI

Au Yémen, le président Saleh serait prêt à signer l’accord de sortie de crise

L’opposition a signé ce samedi soir 21 mai 2011 le plan de sortie de crise au Yémen présenté par les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et prévoyant le départ d’Ali Abdallah Saleh dans un mois. Le président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, doit le signer dimanche à Sanaa, selon son parti. Ali Abdallah Saleh a confirmé ce samedi qu’il le signerait, tout en parlant de « complot ». Il faut savoir que la signature de ce plan de sortie de crise avait déjà été maintes fois annoncée.

David Baché

Cela fait environ un mois et demi que le plan de sortie de crise est « sur le point d’être signé ». Proposé par le Conseil de coopération des pays du Golfe (CCG), il prévoit notamment la formation d’un gouvernement de réconciliation, le départ, un mois plus tard, du président Ali Abdallah Saleh, et l’organisation d’une élection présidentielle 60 jours plus tard. Et cela en échange d’une immunité totale pour le président sortant et pour ses proches.

Mais Ali Abdallah Saleh pariant sur un pourrissement du mouvement, fait traîner les choses : le parti au pouvoir, son propre parti donc, annonce régulièrement qu’un accord a bien été trouvé avec l’opposition sans que jamais le président ne le signe.

Ce samedi, Ali Abdallah Saleh a lui-même pris la parole pour dire qu’il acceptait le plan de sortie, une prise de position inédite. Aussitôt équilibrée par des accusations de « complot » ourdi à son encontre par les monarchies du Golfe, et par la menace, s’il venait à quitter le pouvoir, d’un nouvel essor d’al-Qaïda dans le pays.

Ce dimanche, le Yémen célèbre le 21e anniversaire de son unification. Reste à voir s’il pourra aussi célébrer la fin d’un régime qui dure depuis plus de 32 ans.

_________________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Yémen: Saleh évoque un "complot"

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a qualifié aujourd’hui de "complot" le plan du Golfe sur une transition du pouvoir qui prévoit son départ, réclamé par un large mouvement de protestations populaires.

Cette attaque surprise survient à la veille de la signature du plan du Conseil de coopération du Golfe (CCG), confirmée pour demain par le porte-parole du parti de M. Saleh et par un responsable du CCG. "Cette initiative (du Golfe), que nous traitons positivement dans l’intérêt de la patrie, n’est en fait qu’un pur complot. Mais nous l’avons acceptée", a déclaré M. Saleh lors d’une intervention diffusée par la télévision d’Etat.

Ali Abdallah Saleh Saleh, qui s’exprimait lors d’un défilé militaire organisé dans une caserne de la police à Sanaa à l’occasion du 21e anniversaire de l’unification du Yémen, à célébrer demain, s’en est pris aux Etats-Unis et à l’Occident, sans les nommer. La révolte populaire au Yémen, lancée fin janvier dans la foulée des soulèvements populaires en Tunisie et en Egypte, répond "à un agenda de grandes puissances qui exportent leurs problèmes et entendent imposer leur tutelle à des peuples démunis en raison de leurs problèmes économiques et politiques", a-t-il dit.

Il semble répondre au président américain Barack Obama qui, dans un discours jeudi sur la future stratégie américaine au Moyen-Orient, a placé fermement son administration du côté des manifestants arabes pour la démocratie, et enjoint au président Saleh de respecter ses engagements sur une transition du pouvoir. M. Saleh a par ailleurs accusé les monarchies du CCG de financer les protestataires qui réclament son départ. "L’argent afflue de l’étranger, dont une partie par les canaux officiels" et "le reste provient d’organisations caritatives des Frères musulmans, notamment dans les pays CCG", a-t-il accusé à propos des protestataires, dans une rare attaque publique contre ses voisins des riches monarchies pétrolières du Golfe.

Selon un bilan établi à partir de sources médicales et de sécurité, 180 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations anti-régime.

_________________________ 1 – @-Marrakech

Bouteflika continue de soutenir le pouvoir au Yémen

eMarrakech: «Je tiens à vous exprimer ma détermination à continuer à œuvrer avec vous pour le développement des relations de fraternité et de coopération qui lient nos deux pays dans l’intérêt des deux peuples frères»

Ainsi, s’est adressé le présient algérien Bouteflika à son homologue yéménite Ali Abdallah Saleh à l’occasion des 21 ans de réunification du Yémen. Bouteflika continue de soutenir Saleh qui se trouve mêlé à un bain de sang puisque, selon des sources médicales et sécuritaires, 180 personnes ont été tuées depuis fin janvier dans la répression des manifestations appelant au départ de Saleh.

«Il m’est agréable, au moment où la République du Yémen s’apprête à célébrer le 21e anniversaire de sa fête nationale de vous présenter au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel mes sincères félicitations ainsi que mes meilleurs vœux de santé et de bonheur pour vous-même, Bouteflika, rapporté par la presse.

Un message bien fraternel à un président qui refuse de quitter le pouvoir malgré les grandes manifestations qui secouent son pays.

21/05/11 (B605) Yémen Express (Saleh continue toujours à donner des informations contradictoires .. pour gagner du temps. Signera-t-il enfin ce week end ? et que signera-t-il finalement ? ARDHD) – le médiateur du Golfe se rend samedi à Sanaa – accord proche pour le départ de Saleh qui réclame un scrutin anticipé – le président Saleh pour une élection présidentielle anticipée

______________ 3 – Romandie News avec AFP

Yémen: le médiateur du Golfe se rend samedi à Sanaa

Le médiateur du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif Zayani, va se rendre samedi à Sanaa pour assister à la signature dimanche de son plan de sortie de crise au Yémen, maintes fois reportée, a indiqué à l’AFP un responsable du CCG.

Le secrétaire général du CCG se rend samedi à Sanaa et la signature du plan aura lieu dimanche en sa présence, a déclaré le responsable qui a requis l’anonymat.

Il retournera ensuite à Ryad avec le document signé qu’il doit soumettre à la réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères du CCG, prévue dimanche soir dans la capitale saoudienne, a-t-il ajouté.

Le plan prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard du président en échange de l’immunité pour le chef de l’Etat et ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

Mais M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, a refusé jusqu’ici de signer le document, pourtant formellement accepté en avril par son régime et par l’opposition.

Au terme de sa dernière mission infructueuse de cinq jours, M. Zayani avait quitté mercredi soir Sanaa sans avoir obtenu la signature du plan, le président Saleh ayant refusé à la dernière minute d’apposer sa signature, selon l’opposition.

Un porte-parole du parti de M. Saleh, le Congrès populaire général (CPG), Tarek Chami, a confirmé dans la matinée à l’AFP que la signature du plan aura lieu dimanche à Sanaa.

Le CCG réunit l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar, mais ce dernier a annoncé le 13 maii son retrait de la médiation au Yémen.

_____________________________ 2 – AFP

Yémen: accord proche pour le départ de Saleh qui réclame un scrutin anticipé

De Hammoud MOUNASSAR

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a plaidé vendredi pour une élection présidentielle anticipée alors que son parti et l’opposition affirment qu’un plan des monarchies du Golfe prévoyant son départ dans un délai de 30 jours sera signé dimanche.

Parallèlement, des manifestations appelant à la chute du régime Saleh ont de nouveau rassemblé des centaines de milliers de personnes à travers le pays.

S’exprimant devant des milliers de ses partisans à Sanaa, M. Saleh a lancé que son peuple allait résister aux instigateurs d’un "coup d’Etat", en référence à ses détracteurs qui réclament depuis fin janvier son départ après plus de trois décennies au pouvoir.

Son intervention semble être une nouvelle manoeuvre face aux pressions croissantes de ses voisins du Golfe et des Etats-Unis, alors que la signature de l’accord, proposé par les monarchies du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (CCG), a été annoncée plusieurs fois et toujours reportée.

Jeudi, des responsables du parti du président et de l’opposition ont annoncé la signature dimanche de ce plan de sortie de crise qui prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange d’une immunité pour lui et ses proches.

Mais ce dernier a jusque-là refusé de signer le document, pourtant formellement accepté par son parti et l’opposition parlementaire, laquelle l’accuse d’invoquer à chaque fois de nouveaux prétextes.

"Le président envoie des messages contradictoires et insensés", a déclaré à l’AFP le porte-parole du Forum commun, l’opposition parlementaire, Mohamed al-Qahtan, assurant cependant que M. Saleh signerait dimanche le plan.

Tarek Chami, chef de l’information au Congrès populaire général (CPG), le parti présidentiel, a aussi confirmé que M. Saleh le signerait. "Le CPG a déjà choisi ses candidats aux postes de président et de vice-président".

Les ministres des Affaires étrangères du CCG se réuniront dimanche à Ryad pour discuter du Yémen, a annoncé le CCG sans évoquer la signature de l’accord.

Entre-temps, M. Saleh a présidé une réunion du Conseil de défense nationale, en présence de son fils et de ses neveux qui dirigent des corps de l’armée et de la sécurité.

"Le Conseil a salué la réponse positive et responsable à l’initative du Golfe, témoignant du souci du président de ne pas laisser le pays sombrer dans le chaos", a rapporté l’agence officielle Saba.

Alors que M. Saleh s’adressait à ses partisans, des centaines de milliers de manifestants contre son régime étaient rassemblés sur l’une des grandes avenues de Sanaa pour réclamer son départ immédiat. Un rassemblement similaire a eu lieu à Taëz, deuxième ville du pays.

Des dizaines de milliers de manifestants ont aussi défilé dans les villes du Sud en appelant les pays du Golfe à accentuer leur pression sur le président, même si les contestataires refusent l’immunité proposée au président par le CCG.

Jeudi, le président américain Barack Obama a appelé M. Saleh, un allié de Washington dans la lutte antiterroriste, à respecter ses engagements sur une transition du pouvoir.

Selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité, 180 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations anti-régime.

_____________________________ 1 – Le Monde avec AFP

Yémen : le président Saleh pour une élection présidentielle anticipée

Depuis janvier, la répression des manifestations qui agitent le Yémen ont fait près de 180 morts. AP/Hani Mohammed

Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, s’est prononcé, vendredi, en faveur de la tenue d’une élection présidentielle anticipée. Devant des milliers de partisans, le président a fait part de sa volonté de mettre un terme à la crise politique qui secoue le pays depuis près de quatre mois, et "d’éviter une effusion de sang".

Des hauts dirigeants de son parti avaient annoncé, jeudi, qu’un accord préparé par l’opposition, avec la médiation des pays du Golfe devrait être paraphé dimanche. Selon ce plan, le président Saleh doit se retirer d’ici trente jours. Aucune précision n’a été donnée sur la date et le cadre dans lequel le scrutin anticipé pourrait se tenir.

Depuis le mois de janvier, des manifestations sans précédent agitent le Yémen. Selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité, cent quatre-vingts personnes ont été tuées dans la répression des manifestations.

20/05/11 (B604) Yémen Express – le médiateur du Golfe quitte Sanaa sans résultat – un accord de sortie de crise signé – Nouvel échec d’un accord de sortie de crise au Yémen – Les Etats-Unis exhortent le président à signer l’accord de sortie de crise – accord imminent entre le pouvoir et l’opposition – vers la démission du président Saleh – le président rencontre le chef du CCG pour discuter de l’impasse politique – de nouvelles manifestations réprimées – le médiateur du Golfe en mission de la dernière chance

_____________________ 9 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: le médiateur du Golfe quitte Sanaa sans résultat

Le médiateur du Golfe, Abdellatif Zayani, a quitté mercredi soir Sanaa sans obtenir la signature du plan de sortie de crise qu’il a proposé aux deux protagonistes de la crise, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon l’agence officielle Saba, M. Zayani, arrivé samedi soir dans l’espoir de relancer son plan pour une transition de pouvoir au Yémen, est reparti dans la soirée.

Il a n’a pas réussi à obtenir de ses interlocuteurs la signature du plan, pourtant annoncée comme imminente dans l’après-midi, selon des sources concordantes proches des négociateurs.

Le plan du Golfe prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard du président Ali Abdallah Saleh en échange de l’immunité pour le chef de l’Etat et ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

Selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité, 180 personnes ont été tuées depuis fin janvier dans la répression des manifestations appelant au départ de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans.

_____________________ 8 – 20 Minutes (Fr)

19/05 un accord de sortie de crise signé

Faustine Vincent

Après cinq mois de crise politique au Yémen, l’opposition et le président Ali Abdallah Saleh ont accepté hier de signer le plan de transition élaboré par les pays du Golfe. Cette cinquième version du texte légèrement modifié après l’intervention de diplomates américains et européens prévoit le départ de Saleh de la présidence dans un délai d’un mois. Il lui accorde aussi l’immunité ainsi qu’à ses proches collaborateurs.

Saleh pourrait revenir

« C’est un pas dans la bonne direction. On s’achemine vers un gouvernement de transition. Ce sera ensuite aux partis politiques et aux jeunes de la révolution de préparer les prochaines élections, dont la date n’est pas encore fixée », préccise Hasni Abibi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à Genève. Le président Saleh, au pouvoir depuis 1978, est confronté depuis janvier à de violentes manifestations d’opposants exigeant son départ. Ses propositions pour sauver sa tête avaient été refusées par l’opposition.

Inquiets de voir que la sécurité du pays échappait de plus en plus à son contrôle, au risque de laisser le champ libre à la branche yéménite d’Al-Qaida, les Américains ont donc mis la main à la pâte pour trouver une sortie de crise. Reste à voir si Saleh, qui garde le soutien de certaines tribus, quittera définitivement la scène politique. « Son immunité pourrait lui permettre de revenir, ce qui serait une menace pour le futur gouvernement », relève Hasni Abibi.

_____________________ 7 – L’Express avec Reuters

18/05 Nouvel échec d’un accord de sortie de crise au Yémen

Bertrand Boucey, Eric Faye, Nicole Dupont et Jean-Stéphane Brosse pour le service français

L’accord prévoyant le départ du président du Yémen, Ali Abdalah Saleh, a de nouveau échoué mercredi sur des obstacles de dernière minute, le représentant mandaté par le Conseil de coopération du Golfe ayant quitté le pays sans la signature du chef de l’Etat.

Un accord de sortie de crise au Yémen a une nouvelle fois capoté mercredi malgré les pressions exercées par Washington pour convaincre le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, d’accepter un transfert du pouvoir.

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), venu au Yémen pour relancer un accord sur le départ du chef de l’Etat, confronté depuis trois mois à un vaste mouvement de contestation, a quitté Sanaa mercredi sans avoir obtenu sa signature, a rapporté un responsable yéménite.

Le départ d’Abdoullatif al Zaïani est intervenu alors que, après avoir annoncé dans la matinée qu’un accord de principe était conclu, des sources proches des négociations ont fait état d’obstacles de dernière minute.

Le plan de transition élaboré par les pays du Golfe prévoit le départ de Saleh de la présidence dans un délai d’un mois.

L’accord qui selon l’opposition aurait dû être paraphé ce mercredi stipulait aussi que Saleh bénéficie d’une immunité, tout comme ses proches collaborateurs.

Un responsable du gouvernement a déclaré qu’un accord restait possible. "Il y a toujours une lueur d’espoir", a-t-il dit.

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, qui ont été la cible de tentatives d’attentats de la part de la branche yéménite d’Al Qaïda, ont à coeur de voir se terminer l’impasse politique au Yémen, car ils craignent que la poursuite du chaos ne donne toute latitude au réseau islamiste pour mener d’autres attaques.

La Maison blanche a exhorté mercredi Saleh à signer et à mettre en oeuvre un accord de transition afin que le Yémen progresse immédiatement vers des réformes politiques. Elle a précisé que John Brennan, un conseiller du président Barack Obama, avait téléphoné dans la journée au président yéménite pour lui transmettre le message.

Certains politologues doutaient toutefois que l’accord serait effectivement mis en oeuvre. Deux précédents projets ont échoué à la dernière minute.

Saleh avait laissé entendre en avril qu’il signerait un accord élaboré par les pays du Golfe, mais il avait refusé à la dernière minute en disant qu’il ne signerait pas en tant que président mais en tant que chef du parti au pouvoir.

__________________________ 6 – 20 Minutes (Fr)

18/05 Yémen: Les Etats-Unis exhortent le président à signer l’accord de sortie de crise

La Maison Blanche a exhorté ce mercredi le président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, à signer un accord avec l’opposition sur un plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Golfe et destiné à engager une transition du pouvoir dans ce pays.

Le principal conseiller du président Barack Obama pour l’antiterrorisme, John Brennan, a fait passer ce message à M. Saleh lors d’une conversation téléphonique mercredi matin, a indiqué la présidence américaine dans un communiqué.

John Brennan «a pressé M. Saleh de signer et d’appliquer l’accord proposé par le Conseil de coopération du Golfe pour que le Yémen puisse immédiatement progresser vers une transition politique», selon la même source.

Plus tôt mercredi, un conseiller de Ali Abdallah Saleh a assuré que le président et l’opposition devaient signer cet accord dès mercredi, mais l’opposition s’est montrée plus circonspecte. Et un médiateur dépêché par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), a quitté mercredi Sanaa sans résultat après avoir tenté depuis samedi d’obtenir l’accord des deux protagonistes, selon des sources concordantes.

Le président Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, refusait jusqu’à présent de signer le plan prévoyant la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard du président en échange de l’immunité pour le chef de l’Etat et ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

Selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité, 180 personnes ont été tuées depuis fin janvier dans la répression des manifestations appelant au départ d’Ali Abdallah Saleh.

Selon la Maison Blanche, John Brennan a signifié à Ali Abdallah Saleh que «ce transfert (de pouvoir) représente la meilleure voie pour que le Yémen devienne un pays plus sûr, unifié et prospère», tout en exprimant le soutien des Etats-Unis aux Yéménites et à leur futur gouvernement.

Le conseiller de M. Obama a aussi évoqué la nécessité de «stimuler le développement économique et de combattre la menace pour la sécurité (que représente) Al-Qaïda dans la Péninsule arabique», et souhaité que «toutes les parties évitent toute violence et engagent la transition de manière pacifique et ordonnée», selon la Maison Blanche.

__________________________ 5 – AFP

18/05 Yémen: accord imminent entre le pouvoir et l’opposition

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh et l’opposition doivent signer mercredi un accord sur un plan de sortie de crise, a déclaré un conseiller du chef de l’Etat, alors que l’opposition se montrait plus circonspecte.

La signature de l’accord, sur la base du plan proposé par les monarchies arabes du Golfe, "aura lieu aujourd’hui", a déclaré Ahmad al-Soufi à la chaîne satellitaire Al-Arabiya.

Il a fait état d’une "percée positive" et d’un "important progrès" dans les négociations entre les deux parties.

Un médiateur dépêché par le Conseil de Coopération du Golfe, Abdellatif Zayani, tente depuis samedi d’obtenir l’accord des deux protagonistes pour une transition du pouvoir.

Pour sa part, Ahmad Qahtan, porte-parole du Front commun (coalition de l’opposition parlementaire), a affirmé que les deux parties "étaient sur le point de signer l’accord mardi soir", mais que le président Saleh s’est rétracté à la dernière minute.

Les partis de l’opposition devaient tenir une nouvelle réunion mercredi après-midi avec M. Zayani, a ajouté M. Qahtan dans une déclaration à l’AFP.

Le président Ali Abdallah Saleh refusait jusqu’à présent de signer le plan prévoyant la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard du président en échange de l’immunité pour le chef de l’Etat et ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

M. Qahtan a souligné que l’opposition voulait signer une mouture initiale du plan présentée le 21 avril, alors que ce document a été modifié par la suite pour prendre en compte des réserves de M. Saleh.

Les jeunes protestataires qui campent à Sanaa depuis le 21 février pour réclamer le départ de M. Saleh avaient samedi averti qu’ils auraient recours "à l’escalade" si M. Zayani échouait dans sa mission.

Selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité, 180 personnes ont été tuées depuis fin janvier dans la répression des manifestations appelant au départ de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans.

Sur le terrain, une grève générale était observée mercredi dans plusieurs villes du sud et de l’est du Yémen pour réclamer le départ immédiat du chef de l’Etat, selon les correspondants de l’AFP.


_____________ 4 – L’Humanité

18/05 Yémen : vers la démission du président Saleh

Un accord a été signé ce mercredi entre l’opposition et le président du Yémen Ali Abdallah Saleh. Ce dernier devrait donc démissionner, ainsi que l’exigent les nombreuses manifestations d’opposants depuis plusieurs mois.

Le plan de transition a été élaboré par les pays du Golfe, après une médiation de diplomates américains et européens, qui a entraîné de légères modifications du texte original. Le président Saleh, qui avait dans un premier temps refusé en bloc de signer l’accord, a donc aujourd’hui cédé, sous la pression internationale et surtout après les nombreuses et violentes manifestations, preuves de la farouche détermination des opposants. Et ce malgré la mort de 180 d’entre eux du fait de la répression.

Le président devrait ainsi démissionner dans un mois maximum, après 33 ans de pouvoir. L’accord prévoit également la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation, en échange de l’immunité pour le chef de l’Etat et ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

_____________ 3 – Quotiden du Peuple (Chine)

17/05 Yémen: le président rencontre le chef du CCG pour discuter de l’impasse politique

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a rencontré lundi le secrétaire général du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) Abdullatif al-Zayani à Sanaa, pour discuter de l’initiative arbitrée par le CCG pour venir à bout de l’impasse dans laquelle se trouve la transition du pouvoir, a déclaré un responsable du bureau de M. Saleh à Xinhua.

M. Al-Zayani a informé M. Saleh des résultats de ses négociations avec les dirigeants du parti au pouvoir du Yémen et de la coalition de l’opposition ces deux derniers jours, a indiqué le responsable sous le couvert d’anonymat.

Le responsable a rapporté que M. al-Zayani, qui est arrivé samedi à Sanaa, a ajouté à l’accord du CCG un nouveau point: le président Saleh devrait d’abord signer l’accord en tant que président du parti au pouvoir et ensuite le signer en tant que président.

"Les leaders de l’opposition ont refusé ce point et ont insisté pour que M. Saleh signe l’accord en tant que président uniquement, car la crise est plus avec Saleh qu’avec le parti au pouvoir", a expliqué le responsable, citant M. al-Zayani.

Le responsable yéménite a expliqué que l’opposition tente de dissoudre le parti au pouvoir depuis la démission de M. Saleh.

Le porte-parole de l’opposition, Mohamed Qahtan, n’a pas pu être contacté, alors qu’un responsable de l’opposition a refusé tout commentaire sur les remarques de l’officiel présidentiel, mais a indiqué que l’opposition refusait entièrement le nouveau point de l’accord.

"Quels progrès allons-nous faire si le parti au pouvoir demeure notre partenaire à l’avenir?", s’est demandé le leader de l’opposition, avant d’ajouter: "Saleh devrait signer l’accord dans sa capacité de président, sinon nous n’approuverons pas cet accord ".

Cependant, le parti au pouvoir de M. Saleh s’accroche au pouvoir, malgré les manifestations qui durent depuis trois mois et qui demandent la fin immédiate du règne de M. Saleh depuis 33 ans.

__________________________ 2 – Euronews

15/05 Yémen : de nouvelles manifestations réprimées

Des violences quotidiennes. Vendredi, à Ibb, dans les mêmes circonstances, trois manifestants avaient été tués et 15 autres, blessés. En trois mois et demi de contestation contre le régime et en particulier contre le chef de l’Etat en place depuis 33 ans, le bilan de la répression approche les 180 morts.

Et pour ajouter à la confusion, six soldats ont été tués samedi lors de l’attaque d’un barrage militaire.

Une attaque tribale. Illustration d’un pays qui a basculé dans le chaos. Une instabilité qui inquiète les monarchies membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont le médiateur est dans la capitale, Sanaa. Dans l’espoir de relancer un plan de sortie de crise actuellement dans l’impasse. Mais sans réel espoir d’y parvenir.

__________________________ 1 – Le Point avec AFP

15/05 Yémen: le médiateur du Golfe en mission de la dernière chance

Entretemps, le médiateur du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif Zayani, est arrivé à Sanaa dans une nouvelle tentative de raviver son plan de sortie de crise, actuellement dans l’impasse.

Un médiateur des monarchies du Golfe menait dimanche une mission de la dernière chance au Yémen, boudée par l’opposition, alors que la répression du mouvement de protestation réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh a fait 180 morts depuis janvier.

Le secrétaire général du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) Abdallah Zayani, qui s’est dit déterminé à "parvenir à un règlement capable de satisfaire toutes les parties", devait s’entretenir avec M. Saleh dans l’espoir de faire progresser sa médiation, selon une source proche des négociateurs.

Mais l’opposition parlementaire, qui avait cautionné le plan de sortie de crise du CCG, est désormais méfiante à l’égard de la médiation des monarchies arabes du Golfe.

"Cette médiation ne nous concerne plus. Ses promoteurs se soucient du président Saleh et non pas du peuple yéménite qui résiste pacifiquement à la répression sanglante", a déclaré à l’AFP Soltane Al-Atwani, un dirigeant du Front commun, coalition des partis de l’opposition parlementaire.

Un manifestant a été tué samedi à Taëz, au sud de Sanaa, par des tirs de la Garde républicaine, corps d’élite de l’armée fidèle au président Saleh, portant à 180 le bilan des victimes de la répression du mouvement de contestation depuis fin janvier, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité.

M. Atwani a assuré que l’opposition n’avait pas été informée officiellement de la nouvelle mission de M. Zayani, qui serait porteur de "nouvelles idées" pour convaincre M. Saleh de son initiative.

"Les frères du Golfe ne pensent qu’à satisfaire M. Saleh, qui cherche à gagner du temps pour sauver son régime", a déploré M. Atwani.

Le négociateur en chef de l’opposition, Mohamed Salem Bassandaoua, pourrait rencontrer M. Zayani "s’il a du nouveau" mais aussi pour "l’informer de notre position", a expliqué M. Atwani.

Les monarchies du CCG, qui redoutent une situation chaotique au Yémen, parent pauvre de la Péninsule arabique, ont proposé un plan prévoyant la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange de son immunité, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

Mais M. Saleh a refusé de signer ce plan en sa qualité de président de la République, et le Qatar, l’un des six membres du CCG, a annoncé jeudi son retrait de cette médiation en raison de la position du chef de l’Etat.

A la veille de la nouvelle mission de M. Zayani, le chef de l’Etat a réuni les membres de son gouvernement, de son bloc parlementaire et de son parti, le Congrès populaire général (CPG).

Il a réclamé "un mécanisme d’application" de l’initiative du CCG "qui engagerait toutes les parties" et dont se porteraient "garants" les monarchies du Golfe, les Etats-Unis et l’Union européenne.

Pour leur part, les jeunes protestataires qui campent à Sanaa depuis le 21 février pour réclamer le départ de M. Saleh ont averti qu’ils auraient recours "à l’escalade" si la mission de M. Zayani échouait.

"S’il obtient le départ du président, nous l’appuierons, mais s’il vient négocier pour obtenir l’application du plan initial (accordant l’immunité à M. Saleh), nous refuserons cela et aurons recours à l’escalade", a prévenu un porte-parle des jeunes, Walid al-Ammari.

Sur le terrain, la tension est demeurée vive à Taëz, l’un des principaux foyers de la contestation hostile au régime, où un manifestant a été tué samedi et 34 autres blessés par des tirs de la police et des partisans armés du régime.

Selon des habitants, des partisans du régime armés et encagoulés ont patrouillé dans des quartiers résidentiels de la ville dans la nuit en tirant dans l’air, semant la panique parmi la population.

15/05/11 (B604) Yémen Express – Violence et tentative de médiation au Yémen – Paris condamne les violences – 6 soldats tués et 16 manifestants blessés durant de nouvelles violences – Le président continue de défier les manifestants – le président Saleh réplique à l’appel américain pour une transition

___________________________ ARDHD

Arrêtez les massacres !

Après avoir ordonné à ses troupes de tuer et de blesser chaque jour des manifestants qui lui sont désormais totalement hostiles, Saleh est complètement disqualifié maintenant et, à notre avis, il n’a plus guère de chance de se maintenir à la Présidence.

Pour lui (probablement contrairement à ce qu’il croit) ce ne serait plus qu’une question de semaines ou même de jours ! Il faut souhaiter que la communauté internationale (Groupe des monarchies du Golfe, USA et U.E.) prenne (enfin et véritablement) la mesure du drame humain qui se déroule au Yémen et qu’elle impose, en urgence absolue, à Saleh de rendre le pouvoir à la démocratie. (La question de son immunité sera-t-elle encore de mise, après les nouveaux crimes odieux dont il s’est rendu coupable ?)

Il faut saluer le courage des manifestants qui risquent chaque jour leur vie, dans les principales villes du pays, pour dire « Va-t-en ! » à leur président-dictateur.

__________________ 5 – Radio Canada avec Reuters et AFP

Violence et tentative de médiation au Yémen

Au moins une trentaine de manifestants opposés au régime d’Ali Abdallah Saleh ont été blessés par balle samedi à Taëz, au sud de Sanaa, au Yémen.

Des civils armés ont ouvert le feu sur un premier groupe de manifestants, blessant 15 personnes. Plus tard, des policiers et des membres de la garde républicaine ont tiré sur un second groupe de protestataires, faisant 16 blessés, dont un atteint grièvement.

Selon l’Agence France-Presse, des manifestants ont capturé trois des civils qui les avaient attaqués. L’Agence cite aussi un responsable de la sécurité qui a affirmé qu’un motocycliste armé avait tué un policier dans la province d’Abyane.

Près de Radaa, dans la province de Baïda, dans le sud-ouest du pays, six soldats ont été tués dans ce qui a été décrit par des sources des services de sécurité tantôt comme une attaque tribale, tantôt comme une attaque terroriste.

Le mouvement de contestation avait lancé un appel à la grève générale qui a été entendu à Taëz ainsi que dans les provinces d’Aden, de Lahej et d’Abyane, dans le sud du pays. La grève a toutefois été partielle à Sanaa et dans la province de Chabwa, dans le sud-est du Yémen.

Arrivée du médiateur du CCG

Le médiateur du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif Zayani, arrivé samedi à Sanaa, doit tenter de sortir le plan de sortie de crise de l’organisation de l’impasse dans laquelle il est plongé.

Le CCG a proposé un plan prévoyant la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation, la démission d’Ali Abdallah Saleh un mois plus tard, suivie d’une élection présidentielle dans les 60 jours.

Le président Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, a refusé de signer le plan, puis le Qatar a annoncé qu’il se retirait de la table de médiation en raison de cette position.

_____________________________ 4 – Le Figaro avec AFP

Yémen : Paris condamne les violences

La France « déplore et condamne l’usage excessif de la force contre les manifestants qui a fait de nombreuses victimes et blessés tant à Sanaa que dans les principales grandes villes » du Yémen, a déclaré aujourd’hui le ministère français des Affaires étrangères.

« Elle appelle les autorités yéménites à tenir les engagements maintes fois réitérés au plus haut niveau de protéger les manifestants », a ajouté lors d’un point-presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero.

Seize manifestants hostiles au président Ali Abdallah Saleh ont été tués en 24 heures par les forces de l’ordre au Yémen, l’opposition appelant aujourd’hui la communauté internationale à « arrêter le massacre ». »Nous réaffirmons notre soutien aux efforts du Conseil de coopération des États arabes du Golfe et au plan de transition qu’il a proposé » qui constitue « la meilleure voie permettant une solution pacifique et ordonnée à la crise yéménite, préservant l’unité, la sécurité et la stabilité du pays », a rappelé le porte-parole français.

La France appelle « le président de la République yéménite et toutes les parties yéménites à mettre en oeuvre sans délai cette transition », a-t-il ajouté. Le président yéménite, au pouvoir depuis près de 33 ans, a refusé de signer ce plan de transition qui prévoit sa démission en échange de l’immunité pour lui et ses proches.

______________________________ 3 – AP

Yémen: 6 soldats tués et 16 manifestants blessés durant de nouvelles violences

Ahmed Al-Haj,

Des hommes armés ont tué six soldats à un poste de contrôle du centre du Yémen alors que des manifestants et les forces de sécurité s’affrontaient au sud du pays, ont annoncé samedi les autorités yéménites.

Depuis trois mois, le Yémen est aux prises avec un soulèvement populaire exigeant la démission du président Ali Abdallah Saleh, qui est au pouvoir depuis 32 ans. Ce dernier a récemment refusé de signer une entente présentée par le Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui lui assurait l’immunité en échange de son départ. Il a plutôt continué à réprimer violemment la contestation, faisant plus de 150 morts.

Samedi, un représentant du CCG, qui comprend six pays du golfe Persique, est arrivé à Sanaa, la capitale yéménite, dans le but de sauver l’accord. Mais l’opposition a rejeté la dernière version du texte.

Selon le militant Ghazi al-Samai, les policiers de la ville de Taez, dans le sud du Yémen, ont utilisé des balles en caoutchouc et réelles ainsi que des grenades lacrymogènes contre des protestataires qui bloquaient l’accès de trois édifices gouvernementaux avec des chaînes.

Le médecin Sadeq al-Shujah a indiqué que 16 personnes avaient été blessées, dont deux grièvement. L’une d’entre elle a reçu une balle dans le cou, a-t-il précisé. Les forces de sécurité ont tenté de chasser les manifestants de la rue Principale qu’ils occupaient en leur lançant des pierres et en ouvrant le feu à quelques reprises.

De nombreuses boutiques sont demeurées fermées à Taez et dans 11 autres villes du Yémen dans le cadre d’une campagne de désobéissance civile.

Par ailleurs, un représentant des forces de sécurité yéménites a révélé sous le couvert de l’anonymat que des attaquants armés avaient abattu six soldats et en avaient blessé un septième dans la province de Bayda, au centre du Yémen. Les assaillants ont attaqué les militaires à un poste de contrôle de la ville de Radda avant de prendre la fuite.

Vendredi, sept soldats yéménites avaient perdu la vie dans deux embuscades.

______________________________ 2 – 20 Minutes (Fr)

Yémen: Le président continue de défier les manifestants

Des manifestants hostiles au président du Yémen sont descendus en masse vendredi dans les rues de plusieurs villes du pays pour l’exhorter à quitter le pouvoir après des mois de protestations qui ont conduit le pays au bord de la faillite.

Trois personnes ont été tuées et 15 autres blessées lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants à Ibb, une ville du Sud, selon des témoins et des médecins. Des coups de feu ont éclaté dans la troisième ville du pays, Taïz.

Malgré les défections enregistrées au sein de son parti, de l’armée et de tribus, le président Ali Abdallah Saleh continue de défier la vague de ses opposants et s’est adressé à des milliers de partisans rassemblés à Sanaa, la capitale.

Les manifestants «ne font pas preuve de la même retenue que nous. Nous ne bloquons pas les routes, nous ne coupons pas les conduits de gaz à Maarib, le gaz appartient au peuple», a-t-il dit. «Il s’agit de la santé du peuple. Le peuple utilise le gaz pour se nourrir et pour boire. Arrêtez de jouer avec le feu».

Tensions depuis la mort de Ben Laden

«Si le problème persiste, le gouvernement ne sera plus en mesure de répondre aux besoins des citoyens», a-t-il prévenu.

Selon l’agence de presse officielle Saba, qui cite le ministre du Commerce et du Tourisme, les manifestations ont coûté au pays cinq milliards de dollars (3,5 milliards d’euros), soit 17% du PIB de 2009.

Des véhicules blindés, des soldats et des étudiants de l’école militaire armés de bâtons ont été déployés dans les rues de Sanaa pour contenir la marée de manifestants. Des processions funéraires pour les 13 manifestants tués mercredi ont eu lieu à Sanaa, Ibb, Taïz et Hudaida. Au total, plus de 170 personnes ont été tuées depuis le début des troubles fin janvier, selon un décompte établi par Reuters.

La tension est montée d’un cran avec la mort d’Oussama ben Laden au Pakistan. Le responsable d’Al Qaïda pour la péninsule arabique (Aqpa) a promis de venger la mort du leader d’Al-Qaida.

Saleh a offert d’ouvrir «un dialogue constructif» avec les partis d’opposition mais a refusé de signer un plan de transfert du pouvoir soumis par le Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Le plan du CCG, alliance régionale de six pays dont l’Arabie saoudite, prévoit que le chef de l’Etat quitte le pouvoir 30 jours après avoir signé l’accord en échange de son immunité et de celle de son entourage

______________________________ 1 – Libération avec AFP

Yémen: le président Saleh réplique à l’appel américain pour une transition

Dix-neuf manifestants hostiles au pouvoir ont été tués depuis mercredi à Sanaa, Taëz et d’autres villes du pays. Des violences «fermement» condamnées par les Etats-Unis.

«Nous ne demeurerons pas les bras croisés face aux hors-la-loi.» Le président yéménite Ali Abdallah Saleh compte «se défendre de toutes ses forces» face aux opposants qui réclament son départ, et après l’appel américain à une transition dans le pays.

Saleh haranguait,ce vendredi, des dizaines de milliers de ses partisans massés à Sanaa. «Le peuple yéménite et ses forces armées seront acculés à défendre leurs institutions, leurs quartiers et leurs villages», prévient-il.

Dix-neuf manifestants hostiles au président ont été tués depuis mercredi à Sanaa, Taëz et d’autres villes du pays. Des violences «fermement» condamnées par les Etats-Unis qui ont appelé à une transition «immédiate» du pouvoir.

Le discours présidentiel est intervenu dans un climat d’extrême tension dans la capitale yéménite, où l’opposition rassemblait également ses partisans, alors que des unités rivales de l’armée se partagent le contrôle de la ville.

13/05/11 (B603) La participation contestée d’un dictateur recherché par la CPI et sous le coup d’un mandat d’arrêt, à la cérémonie d’investiture du dictateur de Djibouti. La CPI monte au créneau … // Béchir à Djibouti : la CPI alerte – La CPI informe le Conseil de sécurité de l’ONU de la visite de Omar el-Bashir à Djibouti (2 articles)

____________________________ 2 – Le Figaro

Béchir à Djibouti : la CPI alerte

La Cour pénale internationale a fait savoir jeudi au Conseil de Sécurité de l’ONU que le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d’un mandat d’arrêt, avait visité Djibouti, un état qui a obligation de l’appréhender. Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont "informé" le Conseil de sécurité de cette visite, les 7 et 8 mai, du président Béchir, afin que "toute mesure appropriée" puisse être prise.

"Djibouti, étant un Etat partie au Statut de Rome, a l’obligation de coopérer avec la Cour pour l’exécution des mandats d’arrêt", ont rappelé les juges de la chambre préliminaire I chargés du dossier d’Omar el-Béchir. Le 27 août 2010, ces juges avaient déjà informé le Conseil de sécurité des Nations unies et l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome des visites d’Omar Omar el-Béchir au Kenya et au Tchad.

M. Béchir, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) depuis 2009, s’était rendu le 7 mai à Djibouti pour assister le 8 à la nouvelle cérémonie d’investiture du président Ismail Omar Guelleh, réélu en avril. Premier chef d’Etat en exercice visé par un mandat d’arrêt de la CPI, M. Béchir est poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide au Darfour, vaste région de l’ouest du Soudan en proie à la guerre civile.

____________________________ 1 – African Manager avec PANA

La CPI informe le Conseil de sécurité de l’ONU de la visite de Omar el-Bashir à Djibouti

La Cour pénale internationale (CPI) a informé jeudi le Conseil de sécurité de l’ONU et l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la visite du président du Soudan Omar el-Bashir à Djibouti.

Dans un communiqué obtenu par la PANA à New York, la CPI indique que le président el-Bashir était à Djibouti pour assister à la cérémonie d’investiture du président du pays, le 8 mai.

La CPI souligne que sa décision d’informer le conseil et les parties était "dans le but qu’ils prennent les mesures qu’ils jugent appropriées".

La juridiction rappelle que Djibouti, en tant qu’Etat partie au Statut de Rome, "a l’obligation de coopérer avec la Cour concernant l’application de ses mandats d’arrêt lancés contre le dirigeant soudanais".

Des mandats d’arrêt émis le 4 mars 2009 et le 12 juillet 2010 contre le président Omar el-Bashir, ont été transmis à tous les Etats parties au Statut de Rome, y compris Djibouti.

En dépit de ces deux mandats d’arrêt, le président el-Bashir s’est déjà rendu au Kenya et au Tchad.

13/05/11 (B603) Yémen Express – le Qatar annonce son retrait du plan du CCG – 19 morts en 24 heures, l’opposition appelle à arrêter « le massacre » – Les attaques meurtrières contre les manifestants sapent les projets de réforme au Yémen – le CCG exhorte M. Saleh à signer son plan de sortie de crise – Le Yémen suspend sa production de pétrole en raison des contestations – L’opposition se fait plus pressante au Yémen – deux élèves tués par balles – La police yéménite ouvre le feu sur des manifestants: un mort et onze blessés – L’imam Al-Aulaqi ciblé par un drone américain au Yémen (9 articles)

_____________________________ Note de l’ARDHD

Comme nous l’avions anticipé, Saleh, en dépit de ses promesses officielles de signer un accord avec l’opposition et de protéger les populations civiles, continue à massacrer sans aucune retenue les manifestants et à ne signer aucun accord. Ce sont de véritables carnages auxquels nous assistons … et les élèves ne sont pas épargnés

Il est probable que Saleh espère gagner du temps et qu’il pense que les Yéménites vont se lasser …

A priori, il se trompe car cela n’en prend pas le chemin et les Yéménites courageux ne désarment pas, malgré leurs « héros martyrs » dont le nombre augmente sans cesse.

____________________ 9 – Radio Chine avec XINHUA

Yemen : le Qatar annonce son retrait du plan du CCG

Le Qatar a annoncé jeudi son retrait du plan du Conseil de coopération du Golfe (CCG) concernant la crise yéménite en raison du repport de sa signature, rapporte l’Agence de presse officielle qatarie.

Le Qatar « est obligé de prendre cette décision à cause des atermoiements dans la signature de l’accord proposé », ont affirmé des sources sitées par l’agence.

Le Premier ministre qatari Sheikh Hamad bin Jassim bin Jabor Al- Thani avait informé le secrétaire général du CCG Abdullatif Al- Zayani de cette décision.

Selon le plan avanéc par le CCG, le président yéménite Ali Abdullah Saleh devrait quitter le pouvoir dans un délai de 30 jours après la signature de l’accord en échange de l’immunité, et un nouveau gouvernement formé par l’opposition devrait préparer les élections présidentiellle et législative dans 60 jours.

Mais le président Saleh refuse de signer l’accord.

Le chef du CCG, Abdullatif Al-Zayani est attendu ce samedi à Sanna, capitale yéménite, pour tenter de relancer les négociations entre Saleh et l’opposition.

____________________ 8 – Le Point avec AFP

Yémen: 19 morts en 24 heures, l’opposition appelle à arrêter « le massacre »

Partis de la place du Changement, épicentre de la contestation anti-régime à Sanaa, les protestataires voulaient manifester devant le siège de la présidence du gouvernement, mais des militaires et des civils ont tiré à balles réelles sur la foule, a indiqué à l’AFP un des organisateurs, Taoufik al-Himyari.
Dix-neuf manifestants hostiles au président Ali Abdallah Saleh ont été tués en 24 heures par les forces de l’ordre au Yémen, l’opposition appelant jeudi la communauté internationale à « arrêter le massacre ».

Les affrontements les plus violents se sont déroulés à Sanaa, où les forces de sécurité et des partisans du régime en civil ont ouvert le feu mercredi sur des milliers de manifestants, tuant 12 d’entre eux et blessant près de 230, selon des sources médicales.

Les manifestants avaient marché de la Place du Changement où ils campent depuis le 21 février, en direction du siège de la présidence du gouvernement. Les forces ont tiré sur eux alors qu’ils se trouvaient à 200 mètres du bâtiment jouxtant les locaux de la radio nationale, selon des témoins.

« Le peuple veut marcher sur le palais du président », ont-ils répété. Le siège de la présidence est situé à une courte distance du siège de la présidence du gouvernement.

Un témoin a affirmé que « des tireurs embusqués avaient participé à l’attaque contre les manifestants » dans l’après-midi. Les heurts ont eu lieu jusque tard le soir dans le secteur.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a affirmé que les contestataires avaient tenté de « prendre d’assaut les sièges de la radio et du gouvernement », accusant des hommes armés relevant de l’opposition d’avoir ouvert le feu.

Le 18 mars, des tirs sur une manifestation également partie de la place du Changement avaient fait 52 morts et provoqué un mouvement de défection de responsables, d’officiers de l’armée et de diplomates.

La situation était extrêmement tendue jeudi aux abords de la place du Changement, épicentre de la contestation contre le régime, selon des témoins.

Le général Ali Mohsen al-Ahmar, commandant de la région nord-est qui comprend Sanaa, rallié depuis mars aux contestataires, a déployé des renforts en armes et en véhicules blindés autour de la place, d’après ces sources.

Les forces du général al-Ahmar contrôlent le nord et l’ouest de la capitale alors que les forces fidèles au président Saleh tiennent le reste de la ville.

A Bayda (210 km au sud-est de Sanaa), trois contestataires qui déchiraient des portraits du président Saleh ont été tués par des tireurs postés sur le toit du siège du Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir), selon des témoins et l’opposition.

A Taëz (250 km au sud de Sanaa), les forces de sécurité ont ouvert le feu pour disperser des manifestants jeudi, faisant des dizaines de blessés, selon des témoins et des sources médicales.

La répression du mouvement de protestation réclamant le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, a fait au moins 176 morts depuis fin janvier, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité yéménites.

L’opposition parlementaire a appelé « les pays du Golfe, la Ligue arabe et nos amis en Europe et en Amérique à intervenir pour arrêter les massacres commis par les forces de Saleh contre les manifestants pacifiques à Sanaa, Taëz et Hodeida ».

« Ce sang versé ne fera que renforcer la détermination des jeunes yéménites à réaliser leur revendication première, qui est la chute du régime », a-t-elle ajouté.

Le ministère français des Affaires étrangères a « déploré et condamné l’usage excessif de la force contre les manifestants », et appelé « les autorités yéménites à tenir les engagements maintes fois réitérés au plus haut niveau de protéger les manifestants ».

M. Saleh s’apprêtait à masser vendredi, comme chaque semaine depuis le début de la crise, ses partisans à Sanaa pour une « Journée de l’Unité » alors que les contestataires ont appelé à une « Journée de la Détermination ».

____________________ 7 – Amnesty International

Les attaques meurtrières contre les manifestants sapent les projets de réforme au Yémen

Amnesty International a demandé qu’une enquête indépendante soit menée de toute urgence sur l’attaque à laquelle se sont livrés mercredi 27 avril dans la capitale du Yémen des hommes armés soupçonnés d’être liés aux forces de sécurité, attaque qui a fait au moins 12 morts parmi les manifestants.

Des hommes en civil auraient ouvert le feu sur des manifestants alors qu’ils passaient devant le Stade du 22 mai de Sanaa. Des hommes décrits comme des « casseurs » ont également attaqué les manifestants à coups de bâton.

Un garçon de 14 ans, Abdulrahman Muhammad al Okairi, se trouvait parmi les personnes tuées. De très nombreux manifestants ont également été blessés.

« Pour qu’une véritable réforme puisse avoir lieu au Yémen il faut mettre fin à l’escalade de la violence et déférer à la justice les personnes soupçonnées d’être responsables d’homicides comme ceux qui ont été commis mercredi, a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« Cette attaque, qui est l’une des plus meurtrières qu’ait vues le Yémen depuis un mois, est troublante parce qu’elle semble destinée à saborder la conclusion d’un accord politique prévoyant le désistement du président Saleh et donc la fin des homicides dans la rue. »

Des hommes en civil ont ouvert le feu sur les manifestants qui étaient partis de la place située devant l’Université de Sanaa, où de nombreuses personnes se sont installées depuis février.

Soupçonnés d’être des membres des forces de sécurité ou des militants pro-gouvernementaux, ils ont tiré depuis le toit de bâtiments et depuis l’intérieur du stade.

Lorsque la manifestation a atteint la station de télévision près du stade, des hommes armés se sont alignés derrière les manifestants et ont commencé à tirer sur eux.

« Il y avait des balles qui fusaient de partout, a déclaré à Amnesty International un témoin de la scène, Alaa Jarban. Ils tiraient sur tout le monde, même sur les hommes âgés et les personnes qui ne participaient pas à la manifestation. »

« Un homme a reçu une balle dans la tête juste devant moi. »

Selon certaines informations, les membres des forces de sécurité en poste devant le stade et la station de télévision n’ont pas bougé pendant que les hommes tiraient.

« Qu’ils n’aient rien fait pour empêcher cette tuerie ou arrêter ceux qui tiraient suggère fortement que les forces de sécurité étaient complices ou à tout le moins qu’elles étaient d’accord avec cette attaque, a commenté Malcolm Smart. Leur non-intervention doit faire l’objet de toute urgence d’une enquête impartiale et exhaustive. »

Les affrontements ont débuté lorsque des sympathisants du gouvernement ont jeté des pierres sur des manifestants au moment où la manifestation atteignait le Stade du 22 mai, où des manifestants pro-gouvernementaux ont pris leurs quartiers.

Des manifestants anti-gouvernementaux auraient riposté en envoyant des pierres à leur tour. Après les premiers tirs, certains d’entre eux auraient brûlé des pneus pour qu’il soit plus difficile pour les snippers de viser les manifestants à travers la fumée.

Selon les sources d’Amnesty International, les onze personnes suivantes figurent parmi les victimes de mercredi 27 avril : Abdulrahman Muhammad al Okairi ; Muhammad Ali Rashed al Ansi ; Abdullah Ali al Samri ; Azmi Khaled Muhammad Shamsan al Makramy ; Abdulrahman Muhammad Ahmed Amran ; Assim Abdulhamid al Hammady ; Abdulwahid Abdulrahman al Mansoob ; Murad Abdulhaq al Ariqi ; Aziz Khaled al-Qirshi ; Ali Ahmed Hussein al Ahqwal et Abdullatif Miqdam.

Un autre homme, Nasser Mohammed Nasser Fadaq, serait mort après qu’une voiture lui eut roulé dessus, selon les bénévoles d’un dispensaire.

Une ambulance qui tentait de venir en aide aux manifestants blessés aurait également essuyé des tirs.

Ces nouvelles victimes portent à plus de 130 le nombre de personnes tuées depuis le début du mouvement de protestation contre le gouvernement en janvier.

Les manifestants demandent que le président Ali Abdullah Saleh, à la tête du pays depuis 1978, quitte le pouvoir immédiatement et que les membres de son gouvernement soient jugés pour les meurtres de manifestants de ces dernières semaines.

Un accord politique proposé par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui a joué le rôle de médiateur entre le président et l’opposition, prévoit la démission du président dans un délai de 30 jours en lui accordant néanmoins, à lui et ses alliés, une immunité totale de poursuites.

« Le prix à payer pour la fin de la crise des droits humains dans le pays ne doit pas être l’immunité de poursuites pour le président et ses alliés politiques », a conclu Malcolm Smart.

____________________ 6 – Romandie News avec AFP

10/05 – Yémen: le CCG exhorte M. Saleh à signer son plan de sortie de crise

Les dirigeants des monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont exhorté mardi le président yéménite Ali Abdallah Saleh à signer leur plan de sortie de crise, au terme d’un sommet à Ryad.

Les dirigeants du CCG ont exhorté les parties yéménites concernées à signer l’accord, a déclaré le secrétaire général du CCG, Abdellatif Zayani, dans une déclaration à la presse.

Cet accord, accepté par l’opposition et le régime yéménite mais que le président Saleh refuse de signer, est l’unique et le meilleur moyen de sortir de la crise et d’épargner au Yémen davantage d’insécurité et de divisions politiques, a-t-il ajouté.

Dimanche, l’opposition yéménite avait menacé de durcir sa position si M. Saleh n’acceptait pas rapidement de signer le plan destiné à mettre fin à la crise au Yémen, où la répression d’un mouvement de protestations populaires réclamant son départ a fait près de 160 morts depuis fin janvier.

Le plan prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, en échange de son immunité, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

____________________ 5 – AP

10/05 – Le Yémen suspend sa production de pétrole en raison des contestations

Le Yémen a suspendu sa production de pétrole en raison du mouvement de contestation qui agite le pays, a déclaré un responsable du gouvernement mardi. Cet arrêt amplifie le déclin économique du pays le plus pauvre du monde arabe, à l’heure où la pression populaire s’accentue pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh.

Le Yémen produit environ 290 000 barils de brut par jour, une faible quantité à l’échelle mondiale, mais les revenus issus de la vente de pétrole représentent au moins les trois quarts du budget de l’État.

Les opposants au régime, dont de puissantes tribus, semblent user de l’arme pétrolière pour tenter d’obtenir la démission du chef de l’État.

Des représentants des services de sécurité ont déclaré que des tribus avaient empêché des camions-citernes de traverser leur territoire et que des lignes à haute tension avaient été attaquées.

Un haut responsable a déclaré sous couvert de l’anonymat que l’instabilité, les mouvements de grève et des attaques contre des oléoducs avaient provoqué un arrêt de la production pétrolière.

La majeure partie des champs pétrolifères yéménites sont situés dans les provinces de Shabwa, Marib et Hadramawt, qui font l’objet de préoccupations accrues en matière de sécurité après des informations faisant état de l’arrivée de militants liés à Al-Qaïda.

____________________ 4 – EuroNews

09/05 – L’opposition se fait plus pressante au Yémen

Des rassemblements ont eu lieu en divers endroits du Yémen hier, notamment à Taïz, dans le sud, où 2.000 personnes, dont nombre d’enseignants et d‘étudiants, ont encerclé un bâtiment du ministère de l’Education en réclamant le report des examens.

A Sanaa, la capitale, les manifestants ont demandé le retrait de l’initiative du Golfe, du nom de ce plan présenté par les pays du Conseil de coopération du Golfe, qui propose que le président Ali Abdallah Saleh quitte le pouvoir sous trente jours, en échange de son immunité et de celle de son entourage.

Mais c’est le départ immédiat de celui qu’ils traitent de criminel et de meurtrier que veulent les protestataires.

Au moins 150 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations.

____________________ 3 – AFP

07/05 – Manifestation au Yémen: deux élèves tués par balles

Deux élèves qui participaient samedi à une manifestation appelant au report des examens de fin d’année ont été tués par balles par les forces de sécurité au Yémen, à al-Maafer, au sud de Sanaa, ont annoncé les organisateurs.

Les forces de sécurité ont tenté de disperser à coups de matraques les manifestants qui leur jetaient des pierres, puis elles ont tiré à balles réelles, « tuant deux élèves et blessant 15 autres personnes, dont 9 élèves », ont expliqué les organisateurs à l’AFP, sans préciser l’âge des victimes.

Des centaines d’élèves, qui manifestaient dans les rues de al-Maafer, un village de la province de Taëz, avaient été rejoints par des milliers de manifestants anti-régime, selon la même source.

Le Centre des informations et de formation en matière de droits de l’Homme a confirmé ce bilan et dénoncé dans un communiqué « la répression par les forces de sécurité d’une marche pacifique d’élèves ».

Les jeunes élèves réclamaient un report des examens de fin d’année, les cours ayant été perturbés par les grèves qui ont accompagné le mouvement de révolte populaire au Yémen.

Les protestataires réclament depuis fin janvier le départ du président Ali Abdallah Saleh. Plus de 150 personnes sont mortes dans la répression de ce mouvement de contestation.


____________________ 2 – AP

07/05 – La police yéménite ouvre le feu sur des manifestants: un mort et onze blessés

Un manifestant a été tué et onze autres blessés samedi dans une localité du sud du Yémen, où la police a ouvert le feu pour disperser plusieurs milliers de personnes qui réclamaient le départ du président Ali Abdallah Saleh, a rapporté un militant.

Nouh al-Wafi a précisé que les forces de l’ordre avaient fait usage de gaz lacrymogène et tiré à balles réelles pour disperser le rassemblement à Al-Maafir, dans la province de Taez.

Samedi, bureaux et commerces étaient fermés dans plusieurs villes du pays -dont Aden, Saada et Hodeida- dans le cadre d’une campagne de désobéissance civile à l’appel de l’opposition afin d’accentuer la pression sur le chef de l’Etat, après pratiquement trois mois de manifestations quasi quotidiennes. Au pouvoir depuis 32 ans, le président Saleh refuse de céder les rênes du pays.

Le mouvement de la jeunesse à la tête de la contestation a diffusé samedi un communiqué réclamant à nouveau le départ immédiat du dirigeant.

____________________ 1 – CyberPress (Canada) avec AFP

07/05 – L’imam Al-Aulaqi ciblé par un drone américain au Yémen

Un missile tiré hier par un drone américain ciblait Anwar Al-Aulaqi au Yémen, ont confirmé des responsables américains, tout en précisant que l’attaque n’avait vraisemblablement pas tué l’imam radical, un ressortissant américain soupçonné d’activités terroristes.

L’administration Obama a pris la décision exceptionnelle en 2010 de donner son feu vert à l’élimination d’Al-Aulaqi.

Réfugié depuis 2002 au Yémen, Al-Aulaqi est connu pour avoir entretenu une correspondance avec le commandant américain Nidal Hassan, accusé de la fusillade qui a fait 13 morts en novembre 2009 à la base de Fort Hood (Texas). Il a également été mis en cause dans l’attentat raté commis par un Nigérian dans un avion américain reliant Detroit à Amsterdam le jour de Noël 2009, revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA).

06/05/11 (B602) Nouvelles de Somalie – 38 morts dans des affrontements intercommunautaires – l’ONU appelle à assister le pays frappé par la violence et la sécheresse – combats meurtriers

_______________________ 3 – Romandie News (Ch) avec AFP

Kenya/Ethiopie: 38 morts dans des affrontements intercommunautaires

Trente-huit personnes ont été tuées mardi dans le nord du Kenya lors d’une attaque menée par des membres armés d’une communauté rivale vivant de l’autre côté de la frontière avec l’Ethiopie, selon un nouveau bilan annoncé mercredi par l’administration locale kényane.

La police locale kényane avait fait état mardi d’un bilan de 18 morts, dans cette attaque survenue dans les environs de Todonyang, près du lac Turkana, à l’extrême nord du Kenya.

L’endroit où se sont produits les faits est très éloigné et en grande partie inaccessible, les forces de sécurité ont ratissé les environs depuis hier (mardi) soir et le nombre de personnes tuées par les hommes armés de la communauté Merile d’Ethiopie se monte désormais à 38, a commenté le chef de l’administration locale de la province kényane de la Rift Valley, Osman Warfa.

Les victimes sont pour l’essentiel des pêcheurs et des gardiens de troupeaux de la communauté Turkana, selon ce responsable.

Les communautés Turkana, au Kenya, et Merile, en Ethiopie voisine, se disputent depuis des années des terres de pâturage dans cette région quasi-désertique, et les vols de bétail et les attaques en représailles sont fréquentes dans cette zone où les armes abondent et où les forces de l’ordre sont largement absentes.

Les circonstances et les motifs exacts de l’attaque de mardi, une des plus meurtrières des dernières années, demeuraient cependant encore imprécis mercredi matin.

_______________________ 2 – Centre Info de l’ONU

Somalie : l’ONU appelle à assister le pays frappé par la violence et la sécheresse

Un soldat de la paix de l’Union africaine surveillant un quartier de Mogadiscio.
4 mai 2011 – Malgré les progrès accomplis par le Gouvernement fédéral de transition somalien, le pays a besoin « de toute urgence d’une aide supplémentaire de ses partenaires internationaux », déclare le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans son dernier rapport sur la Somalie, en proie à la violence et à une sécheresse sans précédent.

La Somalie est « confrontée à un niveau de violence, à des aléas climatiques et à une insécurité qui ébranleraient jusqu’aux pays les plus stables », écrit Ban Ki-moon dans ce rapport publié mercredi.

« La Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) et le Gouvernement fédéral de transition ont obtenu quelques bons résultats mais ils ont besoin d’appuis renforcés. La communauté internationale doit tenir sa part d’engagements. Le Gouvernement de transition a besoin de toute urgence d’une assistance pour stabiliser, relever et reconstruire Mogadiscio », ajoute-t-il.

« Si nous accentuons les gains militaires, apportons une aide humanitaire et obtenons des progrès politiques, nous pouvons mettre la Somalie sur la voie de la stabilité et de la paix. Si nous échouons dans cette tâche, nous risquons de nous retrouver face à une crise humanitaire de plus en plus dramatique, à des conditions de sécurité dégradées et à une aggravation des menaces contre la paix et la stabilité régionales », prévient le Chef de l’ONU.

Il plaide aussi pour l’accélération du déploiement de contingents supplémentaires destinés à renforcer l’AMISOM. Avec une mission plus forte, Ban Ki-moon estime que le Gouvernement fédéral de transition pourra gagner des territoires, en conserver le contrôle et commencer à mettre en place des services publics pour les Somaliens.

« De trop nombreux civils ont été pris dans des échanges de tirs, car la plupart des combats ont eu lieu dans des centres urbains. J’appelle toutes les parties à assurer la protection des civils, à respecter les principes humanitaires et à garantir l’accès sans restriction aux personnes ayant besoin d’aide. Je condamne les agissements des milices Al-Shabaab, qui utilisent délibérément des civils comme boucliers humains et lancent des attaques depuis des zones habitées », indique le Secrétaire général ajoutant que l’AMISOM devrait disposer des ressources nécessaires pour augmenter ses capacités.

Sur le plan politique, Ban Ki-moon déplore les querelles actuelles au sein des institutions fédérales de transition sur l’extension de la période de transition. Il estime que cette prorogation du statut de transition retarderait encore la mise en place « des services de base, du relèvement et de la reconstruction » du pays.

Le Chef de l’ONU appelle les institutions fédérales de transition « à œuvrer de concert pour lancer un processus propre à encourager la réconciliation nationale et qui soit crédible, consensuel et accepté par la majorité des Somaliens ».

Enfin, le Secrétaire général rappelle que la sécheresse qui frappe la Somalie est « préoccupante ». « La poursuite des hostilités ne fait qu’aggraver la situation.

Les habitants n’ont souvent d’autre choix que de quitter leur ville ou leur village pour échapper à la famine et à la mort. L’appel humanitaire de cette année pour la Somalie demande 529 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents.

En avril 2011, un quart seulement de cette somme avait été réuni », explique Ban Ki-moon.

____________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie/sud-ouest: combats meurtriers

Au moins 26 personnes, pour la plupart des combattants, ont été tuées hier dans de violents combats entre forces pro-gouvernementales somaliennes et insurgés shebab pour le contrôle de la ville de Garbaharey (sud-ouest), a-t-on appris aujourd’hui de sources concordantes.

Les combats ont éclaté hier lorsque les insurgés islamistes radicaux shebab ont tenté de reprendre le contrôle de cette localité située dans la région de Gedo, frontalière de l’Ethiopie et du Kenya. Le 28 avril, les insurgés avaient abandonné la ville devant l’avancée des forces pro-gouvernementales. "Les terroristes ont attaqué Garbaharey hier (lundi) et ils ont perdu la bataille. Leurs cadavres jonchent les rues de la ville et de sa périphérie. Les forces gouvernementales et les combattants alliés contrôlent complètement la zone à présent", a déclaré le colonel Mohamed Adan, responsable sécuritaire au sein du gouvernement fédéral de transition.

Plusieurs habitants et responsables locaux ont donné à l’AFP un bilan avoisinant les 30 morts, en grande majorité des combattants, tandis que le calme était revenu ce matin. "Jusqu’à présent, on a recensé 26 cadavres et je pense qu’il y en a plus dans les faubourgs. Les combats ont été les pires jamais enregistrés dans cette zone", a rapporté un notable local, Hussein Abdulle.

Les forces pro-gouvernementales ont pris le contrôle de quatre localités importantes du sud-ouest de la Somalie depuis le lancement il y a deux mois d’une vaste offensive contre les insurgés islamistes radicaux qui se réclament d’Al-Qaida et tiennent toute cette partie du pays. Les forces pro-TFG (gouvernement) bénéficient par endroits dans les zones frontalières du soutien des armées éthiopiennes et kényanes, selon des témoignages concordants.