26/11/10 (B579) Contrairement aux usages feutrés de la « carrière », les diplomates djiboutiens s’emportent parfois avec une rare violence (cf le 15/10/10). C’était avant le piège tendu à IOG lors de son déplacement au Yémen, qui l’avait, lui aussi, beaucoup irrité !!! (Info lecteur)

Le coup de gueule de Mohamoud Ali Yousouf

D’habitude calme et posé, le ministre des affaires étrangères, Mohamoud Ali Yousouf s’est laissé emporter face à l’émissaire du Qatar le 15 octobre dernier.

Officiellement, durant sa visite, l’émissaire de l’émir du Qatar, qui est aussi ministre délégué aux affaires étrangères a transmis un message verbal au président Guelleh. Ce message portait sur la médiation du Qatar entre Djibouti et l’Erythrée.

Apparemment, c’est la teneur du message qui a énervé Mohamoud Ali Youssouf. En effet, il parait que l’émissaire du Qatar est venu informer les autorités djiboutiennes sur deux points :

1- Que l’Erythrée n’a pas les 9 prisonniers que Djibouti réclamaient sans cesse dont le colonel Ali Aden, un proche du général Zakaria.

2 – Que Djibouti doit dorénavant prendre un avocat, au même titre que l’Erythrée, pour plaider sa cause devant les tribunaux internationaux. Comme si l’Erythrée reconnaissait et respectait quiconque.

Alors, en quoi consistait la médiation du Qatar ?

Rien n’a changé sur le front. Les deux armées ont certes reculé, mais elles sont toujours massées des deux côtés de la frontière, à environ cinq kilomètres.

Les efforts du Qatar ne se limitent pas seulement à s’interposer entre les 2 parties sur le front, mais à trouver une issue diplomatique aussi. On parle même d’un projet de tracé de la frontière que le Qatar souhaiterait proposer au conseil de sécurité de l’ONU ; le même tracé que Google Earth.

En tout cas, ce n’est pas la première fois qu’un pays fait appel à Internet. On se rappelle de la prestation d’un certain Colin Powel, secrétaire d’état américain, devant le conseil de sécurité de l’ONU en février 2003.

25/11/10 (B579) Le P’tit Zak a-t-il échappé à un guet-apens ? Oui si l’on se réfère à un article publié par Djibouti 24, que nous reprenons en intégralité. En tout cas, on a la gâchette de plus en plus facile dans les milieux de la Police, de la Gendarmerie et du SDS à Djibouti. Ca flingue de tous les côtés. Et on monte dans la hiérarchie. A qui le tour ? (Info lecteur)

Le colonel Zakaria échappe à une tentative d’assassinat

Le chef de la gendarmerie, le colonel Zakaria a échappé de justesse tôt ce matin à une tentative de liquidation par balles.

Le colonel Zakaria a été nommé récemment à la tête de la gendarmerie nationale en remplacement du feu le colonel Abdi bogoreh qui s’était suicidé à son domicile un matin d’avril 2010.

Selon des sources de la gendarmerie, tout laisse à penser que les 3 individus qui ont tentés d’exécuter leur colonel par balles sont aussi ceux qui ont tentés de liquider le chef de la sécurité nationale en pénétrant dans son domicile à 2h du matin à la fin de l’été dernier.

Il n’est pas à exclure que des proches très rancuniers de la famille du feu colonel Abdi Bogoreh qui ont toujours reprochés la mort de leur colonel à Zakaria, soient derrière cette tentative. Ces derniers reprochaient notamment au colonel Zakaria d’avoir toujours voulu convoité sa place.

Ce matin, le colonel Zakaria circulait en ville sous escorte.

24/11/10 (B579) Le piège ? Invité par le Président Yéménite Ali Abdallah Salah, IOG se retrouve face à face avec Issayas Aferworki, qu’il ne s’attendait pas à rencontrer. Sa mauvaise humeur est flagrante (Djibouti 24 – 2 articles – Info lecteur)


Image télévision yéménite

_______________ 1 – Que fait IOG à Adan ?

Dimanche matin, le président Guelleh quitte la capitale pour le Yémen afin d’y assister officiellement à la cérémonie d’ouverture du championnat de football des pays du golf. IOG et Aferworki étaient les seuls invités.

Cette visite s’inscrit, selon l’ADI (agence djiboutienne d’information), dans le cadre du renforcement des relations bilatérales des deux pays. Mais la vérité est tout autre.

Selon l’agence SabaNews, notre président, le président érythréen et le président Ali Abdallah Salah se sont rencontrés et ont eu des discussions dans la même journée. Ils ont parlé des relations qu’entretient le Yémen avec Djibouti et l’Erythrée, tout en évoquant ensemble la question somalienne et ses répercussions. Toujours officiellement.

Cependant, la chaine de télévision yéménite n’a pas cessé de diffuser en boucle les images de cette rencontre "historique" au risque d’oublier de couvrir l’arrivée des équipes nationales de football à Aden. La T.V yéménite n’a pas arrêté de couvrir d’éloges le président yéménite pour son rôle de pacificateur de la sous-région au service de la paix.

On comprend mieux maintenant le but de la visite récente d’Ali Abdallah Salah à Djibouti ; Convaincre IOG de venir lui rendre visite au Yémen pour y rencontrer Aferworki, ce dictateur imprévisible qui tantôt est votre allié et ami, tantôt, votre pire ennemi.

Ali Abdallah Salah et Issayas Aferworki ont grandement besoin de sortir leurs pays de l’isolement.

Contrairement au Qatar, le Yémen a réussi à réunir les deux protagonistes dans la même salle. Mais est-ce suffisant ?

IOG ne semble pas apprécier la présence d’Aferworki dans la salle et continuera même à l’ignorer.

_______________ 2 –
Coup de théâtre au Yémen

En se déplaçant au Yémen, le président Guelleh ne savait pas qu’il allait croiser Asseyas Aferworki. Un coup monté du président Ali Abdallah Salah, au pouvoir depuis 1990 à la faveur d’un coup d’état militaire, et qui veut aujourd’hui endosser le costume d’homme d’état au service de la paix. Il n’ira pas chercher loin. Ses deux voisins feront l’affaire.

Ce sera peut être l’événement politique qui marquera en cette fin d’année 2010.

Le coup que vient de porter le président yéménite Ali Abdallah Salah au président Guelleh restera peut être dans les annales.

IOG avait quitté Djibouti dimanche matin en croyant assister à la cérémonie d’inauguration des 20ème championnat de football des pays du golfe. Mais cette visite prend rapidement une autre tournure.

A l’aéroport, il fut accueilli par Ali Abdallah Salah, comme le veut le protocole. Les deux hommes s’installent quelques minutes dans le salon vip de l’aéroport d’Adan avant de partir vers un des palais de ce gouvernorat du Sud Yémen.

Dans le salon d’honneur du palais, il y a 3 fauteuils officiels. Ali abdallah Salah et Ismail Omar Guelleh prennent place. Mais qui est le mystérieux invité du troisième fauteuil ?

A peine les deux présidents installés, surgit de nul part le président érythréen Issayas Aferworki. Il prend directement place lui aussi. Stupéfaction, dans la délégation djiboutienne. Personne ne les avait prévenu qu’un certain Aferworki sera là. IOG a du mal à contenir son gêne. Pourtant, la presse yéménite parlait ces derniers jours d’une rencontre au sommet entre Djibouti et l’Erythrée sous la médiation du Yémen. Ce fameux dimanche, les érythréens étaient arrivés quelques heures plutôt avant les djiboutiens.

IOG est pris dans le piège bien préparé du président yéménite. Toute la presse y est invité. Les caméras sont là.

Cependant, on ne verra pas un seul instant IOG et Aferworki se serrer les mains. Les deux hommes ne se croisent même pas du regard, malgré le montage de la télévision yéménite. Mais l’essentiel a été fait ; réunir les deux hommes dans la même salle en présence des journalistes.

D’après une source du service protocole, IOG a même failli quitter Adan précipitamment dans l’après midi. Il décide de rester seulement après un long entretien avec le président Ali Abdallah Salah.