15/04/2019 (Brève 1371) Un constat alarmant sur le respect du Droit des employés dans les sociétés portuaires

13/04/2019 (Brève 1370) Les dockers, qui ont manifesté pour être payé de leur travail, reçoivent une invitation pour un bon de séjour à Gabode.

12/11/2011 (B630) Les Dockers djiboutiens sont au désespoir. Témoin cette lettre qui a été déposée au siège de la LDDH par l’un d’entre eux.

_______________________________ Note de l’ARDHD

Le texte original de cette lettre est disponible en format PdF
en cliquant ici.

L’équipe de l’ARDHD a fait un travail d’interprétation pour faciliter la lecture. Elle espère surtout n’avoir commis aucun contresens … C’est pourquoi, elle met l’original à disposition des lectrices et des lecteurs qui souhaiteraient le consulter. Seul cet original ferait foi en cas d’erreur d’interprétaion commise par l’équipe de l’ARDHD.
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Dockers Djiboutien (plaignants)
Contre le régime dictatorial en place de M. Guelleh
République de Djibouti

Les
Dockers djiboutiens sollicitent de l’aide ! Ils lancent des appels

  • à la communauté internationale, pour un secours immédiat
  • aux différents corps diplomatique résidant à Djibouti, pour qu’ils informent leurs gouvernements respectifs
  • au président de la LDDH, chargé aux droits de l’homme à Djibouti.

Plus de 3.800 dockers djiboutiens travaillent comme
journaliers au sein du port:

Certains y travaillent deplus plus de 13 ans.

Malgré cela, leurs droits ne sont pas respectés. Les indemnités qui leur sont dues ne sont pas comptabilisées ni versées. Ni leur
avancement ni les conditions d’embauche ne sont respectées.

Pourtant les dockers effectuent des taches pénibles et ils prennent des risques pour leur vie : de nombreux accidents du travail et parfois même des accidents mortels, qui sont dus souvent à un manque d’organisation ou à une carence de dispositifs de sécurité.

Et pourtant les dockers victimes d’accident ne sont pas indemnisés.

Les dockers tiennent à faire savoir à la population Djiboutienne qu’il n’existe pas un
etat de droit dans notre pays.

La justice est absente. Il n’y a pas de gouvernement légal, ni de syndicats libres et indépendants, ayant les moyens de défendre les intérêts et les droits des travailleurs.

Deux hommes d’affaires Mohamed Houssein Al Amoudi et Tamal Ali
sont venus proposer d’embaucher
l’ensemble des dockers et de verser les droits d’un fond
pour construire un logement. Ces fonds ont été détournés par le régime actuel.

C’est pourquoi, n’ayant plus d’autre recours, nous lançons cet appel à la communauté internationale pour qu’elle intervienne.

La situation est très tendu entre le régime dicatorial et les dockers et elle se dégrade de jour en jour.

Vive la communauté internationale.

Vive le président des droits de l’homme résidant à Djibouti.

______________________________ Note de la LDDH

Monsieur Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH, Vice-président de l’UIDH et membre de la FIDH, nous a demandé de préciser qu’il avait reçu cette lettre en main propre et qu’il avait conseillé aux dockers de soumettre leurs doléances à la justice.

Si c’est le cas, la LDDH et son président seront à côté des Dockers pour les soutenir dans leur combat devant la Justice.