13/04/2018 (Brève 1144) Toujours des violences contre les populations opprimées du nord et des méthodes assimilables à des empoisonnements. (LOI)

Selon un article (payant LOI N°1472) le régime dictatorial poursuit sans relâche le harcèlement et les intimidations contre les populations opprimées du nord du pays, populations ignorées par le monde entier, totalement vulnérables et victimes d’une sécheresse redoutable.

L’article révèle par exemple que le gendre de Guelleh Djama Elmi Okieh dit Djama Speed, aurait été distribué des médicaments aux population de la région d’Adgeno, pour lutter contre une épidémie de fièvre.
Or ces médicaments étaient périmés et plusieurs enfants en sont morts.

++ Peut-on parler d’empoisonnement ?

Seule une enquête judiciaire indépendante pourrait le déterminer. Mais IOG s’y opposerait au nom, certainement, de la souveraineté de l’Etat. Elle a bon dos la souveraineté, quand on sait par exemple, que Guelleh et ses complices bradent le pays à des acteurs étrangers, uniquement pour se remplir les poches.

++ Le coiffeur et sa tondeuse en action (sic !)
Les ratissages commis par les différentes formations policières et militaires de la famille de Guelleh aboutissent à de nombreuses arrestations de civiles, hommes et femmes, soupçonnés d’aider le Frud armé ou de donner des informations sur les viols à l’association Femmes Solidaires, dont Aïcha Daballeh est un membre actif.

Les punitions sont exemplaires : la tonte ! Comme cela s’était fait en France, à la Libération. Et c’est la honte totale qui s’abat sur ces pauvres victimes du régime.

Selon LOI, Femmes Solidaires réclame l’ouverture d’une enquête internationale pour identifier les coupables de viols, de maltraitance et de harcèlement
de ces populations et en particulier des femmes.

26/03/2018 (Brève 1140) Reprise des arrestations dans le Nord et des incarcérations arbitraires, selon la LDDH

Dans un communiqué daté du 26 mars et signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce des nouvelles arrestations dans le nord. Il cite le cas de M. Mohamed Ahmed Ali, arrêté il y a une semaine dans le district d’Obock.

Après son arrestation, Mohamed Ahmed Ali a été interrogé d’abord à Obock, puis au SRD de la Gendarmerie à Djibouti-ville, avant d’être placé en détention, sans jugement à Gabode. La LDDH craint que les différents interrogatoires n’aient été réalisés sous la contrainte avec de possibles traitements musclés, inhumains et/ou dégradants.

L’ARDHD se joint aux appels de la LDDH qui :

  • dénonce et condamne sans réserve les arrestations dont les victimes ne sont qu’autres des civils sans défense par un régime sans scrupules,
  • qui demande l’arrêt immédiat des violences contre les civils et lance un appel solennel à tous les bailleurs des fonds à faire pression sur le régime en place a Djibouti.

07/03/2018 (Brève 1137) "A mon tour de vous remercier". Message signé par Bolock Mohamed Abdou pour toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés en sa faveur.

A mon tour de vous remercier !

Hier, mardi 06 mars 2018, le tribunal correctionnel de Djibouti a estimé que la plainte déposée contre moi en diffamation par le premier ministre, n’était pas fondée et m’a relaxé.

C’est la fin d’un long calvaire judiciaire qui avait débuté le dimanche 25 février 2018 par ma garde à vue dans les locaux de la SDS, suivi d’un déferrement au parquet et par ma mise en détention à la prison centrale de Gabode.

Tout au long de ce parcours judiciaire j’ai bénéficié d’un élan de sympathie, de solidarité et de soutien extraordinaire. C’est pourquoi je tenais à vous rendre hommage et à vous faire part de toute ma reconnaissance et de toute ma gratitude. Je vous remercie infiniment et de tout mon cœur.

J’adresse un remerciement particulier à ma famille, à mes amis, à mes connaissances, à mes amis de Facebook et à toutes les organisations de défense des droits humains et notamment à l’ARDHD, la LDDH et à L’ODDH.

J’adresse également un remerciement particulier à Degmo Ali Abdi, notre icône nationale, pour sa prise de position courageuse et remarquée pour ma libération et pour la defense de la liberté d’expression et pour son groupe GVO qu’elle anime.

Je tiens vraiment à préciser, que je n’ai jamais diffamé ou mise en cause une personne privée. J’ai tout simplement dénoncé une situation d’injustice et malgré ma relaxe si une personne s’est senti visée par mes propos à titre personnel, j’en suis vraiment désolé. Ce n’était pas mon intention.

Cela étant dit, il y a quelques choses que je n’accepterai pas. Je n’accepterai pas l’intimidation, je n’accepterai pas qu’on veuille me réduire au silence et qu’on me prive de ma liberté d’expression. Autant je veille scrupuleusement à ne pas diffamer ni offenser les personnes privées, tout autant je veille scrupuleusement à bénéficier de ma liberté d’expression.

Enfin le militant des droits humains que je suis, ne saurait passer sous silence les difficiles conditions de détention de la prison centrale de Gabode. L’état de délabrement avancé des bâtiments, la surpopulation carcérale. Le tout maintes fois dénoncés et jamais résolus. Les conditions de détention sont tellement difficiles que les détenus y perdent un peu de leur dignité. Le manque de formation et de professionnalisme des gardiens de prison sont criantes.

On y confond allègrement les criminels et les délinquants multirécidivistes et les délinquants primaires et les prisonniers politiques, au point de mettre leur sécurité en jeu.

Enfin ultime humiliation, les détenus sont assis par terre au tribunal avant d’être cités à la barre. Il est urgent de remettre les bancs, qui existaient auparavant pour que les détenus retrouvent un peu de leur dignité.

BOLOCK MOHAMED ABDOU.

25/12/2017 (Brève 1112) LDDH : nouvelles répressions sauvages contre des femmes et des enfants. S’agit-il de récupérer des terrains à Bulduqho ??

Dans un communqiué daté de ce jour, 25 décembre 201, la LDDH, sous la signature de son Président, Omar Ali Ewado, dénonce la destruction des habitations et des mosquées de Bulduqho.

S’agirait-il pour le régime de récupérer des terrains pour les louer ou les vendre à des acheteurs qui pourront payer Guelleh et sa famille ?

++ ____________ Communiqué de la LDDH

Fidèle à lui-même le régime en place à Djibouti utilise depuis plusieurs jours des moyens barbares, inhumains et sauvages à l’encontre des personnes les plus vulnérables à savoir les femmes avec des enfants en bas âges et parfois avec des nourrissons.
Sous prétexte d’un décasement à BULJOUQO en périphérie de BALBALA la police a usé d’une force inouïe pour détruire les habitations de fortune de ces pauvres personnes qui furent
transférées au Centre de Rétention de NAGAD.

Selon nos informations ces personnes en majorité des femmes et des enfants ont été molestées
lors de leur arrestation par la police. Au nombre de 280, ces femmes et enfants ont été parqués au Centre de Rétention de NAGAD et furent privés de toute nourriture durant leur détention.

Que peut-on reprocher aux enfants et aux nourrissons pour leur interdire l’alimentation en eau et en vivres, si ce n’est l’inhumanité ?

Quant aux 2 mosquées (lieux de culte musulman) l’une a été totalement détruite et l’autre transformée en siège de la Police !

En outre, la LDDH a appris ce matin que plusieurs jeunes diplômés puis formés en Chine pour servir au sein du chemin de fer reliant Djibouti à l’Ethiopie, ont fait l’objet d’arrestations musclées par la Police puis conduits au Centre de Rétention de NAGAD. Parmi ces jeunes, il y’aurait eu des blessés.

Il nous a été rapporté que le Ministère des Transports leur avait fixé la date du 25 Décembre 2017 pour la signature de leur contrat de travail. Mais sous nos cieux, le dialogue et la persuasion n’ayant pas cours, seules la répression et la dérive policières sont les méthodes privilégiées par les autorités face à ces jeunes qui attendent leur embauche depuis plus de 3 années.

La LDDH dénonce et condamne énergiquement l’usage de la force à l’encontre des civils sans défense et appelle la Communauté nationale et Internationale à faire pression par tous les moyens appropriés sur les autorités djiboutiennes afin de tempérer le caractère répressif durégime en place à Djibouti.

Le Président de LDDH
Omar Ali Ewado

++ ______________ Fin du communiqué

04/12/2017 (Brève 1100) Encore un opposant en garde à vue prolongée (détention illégale ?) pour un motif incroyable ! (Lecteur)

Depuis le 28 novembre Omar Bouh Indhayareh est détenu dans les locaux de la police, place Mennilik, unité qui est commandée par un certatin Salah.

Tout ce qu’on lui reproche c’était d’avoir sur lui une photo de Daher Ahmed Farah, Président du parti d’opposition, le MRD.

Nous condamnons cet détention sans motif et nous exigeons la libération de cet opposant, sympatisant de MRD.

Un lecteur.

19/11/2017 (Brève 1098) Alerte : le régime délègue ses sbires les plus féroces pour torturer un malheureux artiste engagé. (Info lecteur)

Selon des sources sures et concordantes, dans la nuit du 18 novembre 2017, l’artiste Djiboutien Chehem Abdoulkader plus connu sous le surnom de Chehem Renard qui critique les dérives du régime en publiant des sketchs sur Facebook a ete kidnappé par un groupe d’inconnus qui l’on sequestré et torturé.

Soulignons que ses publications sur Facebook sont suivis par des milliers de Djiboutiens.

Tout laisse penser que ce groupe etait composé de policiers en civil.

Est-ce la nouvelle methode imaginée par Guelleh pour faire taire les voix discidentes ?
La victime a été affreusement torturée et laissée pour morte. Il semble malgré tout que son pronostic vital ne soit pas engagé.

Avec l’ensemble des opposants, la communauté des artistes et les fans de ses publications sur Internet, nous adressons à Chehem tous nos voeux pour qu’il se rétablisse rapidement. Et nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte lâche et inhumain perpétré par des policiers.

Nous demandons  justice pour Chehem Renard et nous demandons qu’une enquête soit diligentée pour connaître les coupables de ce crime.

Un lecteur de Djibouti .

 

15/10/2017 (Brève 1085) Un nouveau rapport accablant qui dénonce les pratiques illégales de l’administration Guelleh contre l’opposition et les Défenseurs des D.H. présenté à l’ONU, Groupe de Travail de l’EPU. Il est rédigé et soumis par des ONG qui sont incontestables.

Lien pour télécharger le rapport : https://www.defenddefenders.org/wp-content/uploads/2017/10/Djibouti-UPR_FR-2017.pdf

Ce rapport a été soumis le 5 octobre 2017 par DEFENDTHEDEFENDERS, CIVICUS et la FIDH à la 30ème session du Groupe de Travail de l’EPU sous le titre

Djibouti – Rapport conjoint sur l’Examen Périodique Universel de l’ONU

Ce rapport rappelle de façon quasi-exhaustive toutes les violations des Droits de l’homme commises à Djibouti, le harcèlement systèmatique de l’opposition, les incarcérations arbitraires des membres de l’opposition et des Défenseurs des Droits de l’Homme, les tortures et les morts inexpliquées survenues à Gabode ou dans des locaux de la Police, de la Gendarmerie ou des unités spécialisées au service du Pouvoir.

Ce rapport rappelle les recommandations qui avaient été faites et qui n’ont jamais été suivies d’effet.

Il termine par une série de nouvelles recommandations, qui, en fonction du passé, ont probablement peu de chances, d’être mis en oeuvre par ce régime dictatorial qui pense toujours que tout est permis et qu’il est assuré de l’impunité. Mais pour combien de temps ? Car les preuves à son encontre s’accumulent et pourraient être confiées à la Justice internationale.

21/09/2017 (Brève 1071) Djibouti : La généralisation d’une machine répressive (Al Wihda)

Lien avec l’article : http://www.alwihdainfo.com/Djibouti-La-generalisation-d-une-machine-repressive_a57863.html

Le 12 septembre 2017, le MRD ancien PRD fêtait son 25ème anniversaire d’existence dans son siège de la capitale à Maka Moukarama. Vers 21h, heure locale, selon les informations dont nous disposons, il y a eu une descente de la gendarmerie au  siège central du MRD. 
  
Lors de cette descente musclée de la gendarmerie, il y aurait eu plusieurs blessés dont le député Doualeh Igueh Ofleh et la militante Oubah Wais, enceinte de 7 mois ainsi que des multiples arrestations. 
  
Cette descente n’avait qu’un seul objectif, celui d’empêcher la tenue de cet événement et la commémoration de cet anniversaire. Et pourtant, le pouvoir en place devait permettre l’éclosion d’une forme d’expression utile à toute de forme de démocratie et de partage du pouvoir. Sachant que le fait d’ étouffer toute forme de manifestation et de revendication est un risque pour la paix sociale. 
  
D’ailleurs, nous assistons de plus en plus à une radicalisation du pouvoir politique devenu allergique à toute forme d’opposition ou de proposition autre que celles émanant d’un clonage politique ou associatif. 
  
Cependant, l’obstacle majeur pour un développement harmonieux de notre pays réside dans l’absence totale d’institutions fortes et indépendantes mais surtout dans l’absence d’hommes et de femmes libres et indépendants intellectuellement et citoyennement. Ne rien faire c’est courir à un suicide collectif.  
  
L’ODDH est profondément préoccupé par la multiplication des arrestations arbitraires des simples citoyens,  des défenseurs des droits humains, des acteurs sociaux et des opposants.   
  
L’ODDH dénonce et condamne comme à son habitude les violations répétées des droits fondamentaux et la mise entre parenthèses du respect de la constitution, des textes de la république, des droits humains et de la démocratie. 
  
 L’ODDH appelle le pouvoir a respecté et honoré l’esprit et la lettre de l’accord-cadre signé avec l’opposition le 30 décembre 2014. 
  
L’ODDH réitère son  appel à l’ouverture avec l’opposition d’un dialogue politique respectueux et équitable pour harmoniser la vie politique. 
  
L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. 

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice  
Farah Abdillahi Miguil 
Président de l’ODDH 

13/09/2017 (Brève 1066) Barbarie à Djibouti. La LDDH dénonce les récentes agressions violentes à l’encontre des militants du MRD. Un député gravement blessé

Dans un communiqué du 13 septembre, signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce l’agression des militants du MRD, au siège de leur parti alors qu’ils fêtaient les 25 années d’existence du parti dans la soirée du 12 au 13 septembre 2017.

Ce sont les Gendarmes djiboutiens qui ont utilisé, sans sommation, des grenades lacrymogènes pour disperser les militants qui étaient réunis dans un lieu privé. Le député Doualeh Offleh a été grièvement blessé et nous ignorons la gravité de ses blessures, sachant que certains observateurs auraient affirmé que son pronostic vital pourrait être engagé (Ce dernier point n’a pas encore pu être vérifié par l’équipe de l’ARDHD)

Toujours selon le communiqué de la LDDH, plusieurs militants auraient été arrêtés, mais ils auraient été libérés à l’heure où nous publions ce texte.

L’équipe de l’ARDHD se joint aux appels de la LDDH :
– qui dénonce et condamne la force excessive utilisée lors d’un rassemblement dans un domicile privé et appelle tout un chacun à la retenue.

– sollicite le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, l’Union Africaine, l’IGAD, la Commission Africaine des droits de l’homme et des Peuples, l’Union Européenne pour qu’ils fassent pression sur les autorités Djiboutiennes afin qu’elles respectent les droits fondamentaux des citoyens et cessent les violences dont sont victimes des civils innocents.

08/09/2017 (Brève 1063) Guelleh ferait-il « la manche » devant les Chinois pour qu’ils financent le paiement des conséquences des procès contre Boreh et DP World. Que va-t-il donner en contrepartie : le pays ????

Selon plusieurs articles publiés par LOI, la justice Britannique a condamné Guelleh et/ou le Gouvernement djiboutien à verser des sommes très importantes à Borreh, en réparation des injustices commises à son encontre.

Mais Djibouti ne disposerait pas de montants aussi importants. Est-ce parce qu’ils seraient passer dans les poches de Guelleh, famille et obligés ??? Probablement. Le problème c’est que les poches de ces gens là sont équipées d’un clapet anti-retour (terme utilisé en plomberie), qui signifie que le dispositif accepte des flux dans un sens (trèsor public vers leurs actifs personnels), mais qu’il empêche le flux inverse : (actifs personnels vers le trésor public)
.

Alors il faut trouver de l’argent, d’autant plus que dans le cadre d’une autre action judiciaire qui l’oppose à DP World, la justice a prononcé le gel des avoirs djiboutiens à l’étranger.

Alors il faut trouver quelqu’un qui paiera. Les chinois, pardi ! Ils ne sont pas hostiles à apporter les fonds qui permettront de régler ces additions dont le montant dépasserait les 100 millions de US$. Mais les Chinois, s’ils savent être compréhensifs, sont des gens pragmatiques et ils demandent des valeurs en échange.

La question qui se pose : qu’est-ce qu’IOG va brader pour garantir un nouveau prêt chinois ? Il reste le pays. Et tout laisse à penser qu’il n’a aucun état d’âme (puisqu’il l’a déjà prouvé depuis qu’il est à la Présidence, d’abord comme second de son oncle, puis comme patron…) et cette possibilité ne devrait pas le déranger. Après moi le déluge, comme aurait dit un monarque français sous l’ancien régime.

Et puis seuls sont concernés, les citoyennes et les citoyens djiboutiens, leurs enfants et leurs petits-enfants et même au-delà. Que voulez-vous que cela fasse à la Paulette et à son Prince de Pacotilles ???